mercredi 24 juillet 2013

Mgr Fellay est il redevenu crédible ?



conférence de M.l'abbé Olivier Rioult
source: La Sapinière

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Notre propos tiendra en deux parties de 30 minutes chacune. La 1ere partie sera une analyse de l’entretien scandaleux de Mgr Fellay au journal The Angelus[1]en avril 2013, et en 2e partie la déclaration des 3 évêques, pour les 25 ans des sacres le 27 juin 2013.
En bref nous verrons que Mgr Fellay n’a pas changé, il n’est toujours pas crédible, et si Mgr Fellay semble reculer, il reste dangereux. 

1ere partie

On demande à Mgr Fellay sa « réaction » quand il a « appris » qu’il était « choisis par Mgr Lefebvre pour le sacre épiscopal ? »
La réponse de Mgr Fellay nous manifeste son humilité: « Ma première réaction a été de penser qu’il devait exister de meilleurs candidats » ; son esprit surnaturel : « si possible, que ce calice s’éloigne de moi ! » et sa charité : « J’ai ensuite pensé à mes confrères, à mes frères prêtres, car c’est une croix lourde à porter : il s’agit de se dévouer aux autres. »
Bref Mgr Fellay est un saint homme, un homme providentiel !

Di Noia-Fellay : même combat !

On lui demande ensuite quel lien fait-il entre le rêve de Mgr Lefebvre dans la cathédrale de Dakar et les sacres de 1988 ? Réponse du Supérieur : pas de lien !
« Je ne pense pas que la consécration des évêques soit directement liée à l’œuvre même de Monseigneur. L’essentiel de l’œuvre de Mgr Lefebvre est de former des prêtres selon le Cœur de Jésus. Là est l’essentiel. »
La question est artificielle, car on n’explique pas ce qu’était le rêve de Dakar (un rêve où Mgr Lefebvre entrevoyait la restauration du sacerdoce) ; mais posée elle permet à Mgr Fellay de répéter ce que nous a écrit Mgr Di Noia, le romain chargé de nous faire rentrer dans la Rome actuelle :
« Il vous est demandé de raviver la flamme de son zèle ardent de Mgr Lefebvre  pour la formation des hommes au sacerdoce de Jésus-Christ. Le moment est sûrement venu d’abandonner la rhétorique âpre et contre-productive qui a surgi au cours des années passées. » « Retourner au charisme jadis confié à Monseigneur Lefebvre, le charisme de la formation des prêtres dans la plénitude de la Tradition catholique pour entreprendre auprès des fidèles un apostolat qui jaillisse de cette formation sacerdotale. Voilà le charisme que l’Église discerna lorsque la Fraternité sacerdotale saint Pie X fut approuvée en 1970. […] Le charisme authentique de la Fraternité consiste à former des prêtres pour le service du peuple de Dieu, non à se donner la mission de juger et de corriger la théologie ou la discipline d’autrui dans l’Église… »
Taisons-nous, laissons l’erreur tranquille, soyons des chiens muets… Discours qui nous rappelle la révélation de l’abbé Girouard sur le “branding” voulu par les supérieurs de la FSSPX : une opération qui consiste à modifier le comportement général d’une entreprise commerciale afin d’amé­liorer son “image de marque” et de paraître, aux yeux de ses clients plus crédible.

 

Père ou tyran ?

Vient ensuite une question sur la « juridiction épiscopale » et « le pouvoir d’ordre ».
« Pouvez-vous expliquer comment le rôle du supérieur général n’implique pas le pouvoir de juridiction pour l’évêque
Cette question anachronique va permettre à Mgr Fellay de placer cette remarque :
« Il faut distinguer deux types de juridiction… En tant qu’évêques, nous ne possédons pas de juridiction ordinaire actuellement, mais en tant que supérieur général, je possède bien l’autre type de juridiction. »
Autrement dit je suis le patron et j’entends bien le faire sentir ; il faut m’obéir, Gare à ceux qui se sont permis de me contredire dans mes volontés accordistes. L’abbé Beauvais en sait quelque chose ! Au nom de l’obéissance, Mgr Fellay peut écarter des postes clef de directions et mettre à leurs places des gens soumis à ses volontés ou des personnes serviles ou des jeunes prêtres qui n’auront ni l’expérience ni la force de s’opposer à sa nouvelle politique. Voilà comment des chefs libéraux peuvent détruire une société antilibérale sous l’apparence de la légalité : le gouvernement par mutations. C’est le coup de maître de Satan qui se reproduit : la perversion d’un corps par l’obéissance.

 

Le joker : Mgr Lefebvre

On demande ensuite à Mgr Fellay « un souvenir particulier à faire partager » sur l’esprit de Mgr Lefebvre.Mgr Fellay loue alors Mgr Lefebvre dans « sa simplicité et son bon sens, sa très haute vision surnaturelle des choses : il se tournait toujours vers Dieu. »
Cela est vrai mais il est remarquable que Mgr Fellay n’ait pas pensé à louer son combat isolé et héroïque contre l’erreur. Et puis louer Mgr Lefebvre peut-il suffire à mériter notre confiance… Aux dires de Mgr Fellay, Benoît XVI lui-même tout moderniste qu’il est, a loué Mgr Lefebvre comme un grand missionnaire !

 

Tout va très bien Madame la Marquise

Le journal aborde ensuite « les changements positifs et négatifs les plus importants dans la Fraternité, depuis les sacres de 1988 ».
Là Mgr Fellay ne voit que des « changements superficiels » : « des prêtres âgés », « plus de maisons dans davantage de pays » bref un « développement normal » puis il continue avec cette phrase effarante : « Nous avions alors quatre évêques et nous en avons maintenant trois. C’est aussi un changement. Mais en soi il n’y a rien de fondamental, rien d’essentiel. » [Il a chassé un évêque et une vingtaine de prêtres en une année, mais tout va bien !]
Puis il enchaîne sur nos rapport avec Rome : « de toute évidence la situation n’est pas encore mûre » « Les changements dans l’Eglise que Mgr Lefebvre espérait – le retour à la Tradition – n’existent pas encore. » Là, Mgr Fellay se veut rassurant, mais il ajoute de suite :
« D’un autre côté, regardez ce qui s’est passé en quelques années : on a reconnu que la messe de toujours n’avait pas été abrogée, les  « excommunications » de 1988 ont été levées et nous avons acquis une influence dans l’Eglise que nous n’avions jamais eue auparavant. Sans parler de la critique toujours plus importante du Concile, même à Rome… »
Mgr Fellay persiste à présenter comme des victoires de la Tradition ce qui n’était que des manœuvres modernistes pour nous diviser et pour sauver le principe de l’herméneutique de la continuité de la révolution conciliaire.
Comme Mgr Fellay continue à se tromper ou à nous tromper, rappelons encore une fois qu’en 2007 on a reconnu que la messe tridentine n’avait jamais été abrogée seulement en tant que rite extraordinaire et on a proclamé son égalité de sainteté avec le rite bâtard qui lui est ordinaire. Voilà la réalité que refuse Mgr Fellay. En 2009, on a levé par un acte de miséricorde les « excommunications » ; En remerciant Benoît XVI de cela Mgr Fellay a cautionné publiquement le fait que les sacres étaient fautifs, peu importe les restrictions verbales qu’il a pu faire par la suite ; cela ne change rien à la réalité officielle.

 

Depuis quand la vie est-elle sans difficulté ?

Ensuite Mgr Fellay est invité à parler de la croissancede la Fraternité Saint-Pie X depuis les sacres de 1988. Sa réponse est prodigieuse :
« Sans les évêques, la Fraternité serait mourante : ses évêques sont indispensables à la continuation de l’œuvre. » « Il est vrai que sans évêques, il ne pourrait y avoir de prêtres, mais ce n’est pas l’élément essentiel de l’œuvre. C’est essentiel pour survivre, mais non pas pour la nature de l’œuvre ».
On fait alors l’objection des ralliés qui continuent à exister sans évêques propres et indépendants de la Rome moderniste.
Mgr Fellay observe que « actuellement, les fruits de leur apostolat sont totalement assujettis à la bonne volonté des évêques diocésains. Les communautés Ecclesia Dei sont obligées de se mêler aux nouveautés de Vatican II, du monde et du Novus Ordo. Là se trouve la grande différence entre la Fraternité et les communautés Ecclesia Dei. » Mais il y a un an notre supérieur laissait entendre le contraire à savoir qu’il ne serait pas impossible de coopérer avec les évêques modernes :
« Il reste vrai – comme c’est le droit de l’Eglise – que pour ouvrir une nouvelle chapelle ou fonder une œuvre, il serait nécessaire d’avoir la permission de l’ordinaire local. […] Ici ou là, cette difficulté sera réelle, mais depuis quand la vie est-elle sans difficulté ? » (Mgr Fellay, DICI n°256 du 8 juin 2012)
Mais que l’on se rassure Mgr Fellay n’a jamais cherché un accord !

Faut-il sacrer ?

Vient ensuite une question cruciale : « Y a-t-il assez de trois évêques pour assumer le travail ? Faut-il en consacrer davantage ? »
La réponse est savoureuse : « Depuis 2009, en effet, nous travaillons avec trois évêques seulement. De toute évidence, cela marche. Il est donc clair que nous pouvons fonctionner avec trois. Il n’y a pas de raison urgente ou de grande nécessité pour en sacrer un autre… quand et si les circonstances qui ont amené Mgr Lefebvre à prendre une telle décision se présentent de nouveau, nous prendrons les mêmes moyens. »
Il n’y avait ni raison urgente ni grande nécessité pour sacrer un évêque à Campos dans les années 90. Or cela a été fait ! La réponse de Mgr Fellay n’est donc pas une réponse. De plus, si Assise I et les réponses romaines aux dubia sur la liberté religieuse ont motivé Mgr Lefebvre à sacrer, Assise III et les “discussions doctrinales” (2009 – 2011) qui ont révélé les positions romaines effrayantes  et inconciliables avec la foi, cela aurait du motiver Menzingen à sacrer plutôt que de chercher un accord pratique.
Ensuite le journal aborde ce qu’il appelle dans un sous-titre :

L’initiative romaine d’une normalisation canonique

Ce sous-titre appelle deux remarques
1ere remarque : initiative romaine : On trompe les gens ; le GREC fut une initiative Fraterno-romaine. Et si Mgr Fellay dit : « Je n’ai pas fait le premier pas. » il oublie de dire qu’il l’a emboîté au pas de course. « Si le pape m’appelle je cours !!! » disait-il.
2e remarque : normalisation canonique : c’est un mensonge par omission. Car c’est cacher la réalité : on a cherché un secondaire accord pratique en omettant le principal qui est le combat de la foi dans une solution doctrinale. Tous les capitulants peuvent en témoigner mais ils se taisent.
Mgr Fellay justifie ensuite sa politique par ces mots : « J’ai essayé de voir si la situation était telle que nous puissions aller de l’avant sans perdre notre identité. De toute évidence, cela n’est pas encore le cas. »
Mais Mgr Fellay ne dit pas cela à Benoît XVI 17 juin 2012. Il lui laisse comprendre qu’il ne pourra « malheureusement pas signer », en raison du « contexte actuel de la Fraternité » qui n’est pas prête à accepter « la nouvelle déclaration ». Et il affirme « malgré l’opposition et le trouble important dans la Fraternité » « faire tous ses efforts pour poursuivre sur ce chemin » de « l’union ».
Puis Mgr Fellay nous ressert le même numéro que sa conférence à Ecône de septembre 2012 où se demandant « qu’est-ce qui va se passer avec Rome ? Excommunication… statu quo… ou déblocage de la situation… ? », il répondait avec une clarté éblouissante : « je dirais : attendez-vous un peu à tout. » Ici, Toujours ce même flou faussement abandonné à la providence qui cache une volonté propre. il nous dit : « Je n’ai aucune idée du temps qu’il faudra, ou combien de tribulations nous devrons souffrir pour arriver à ce moment. Dix ans peut-être; peut-être moins, peut-être plus. Cela est dans les mains de Dieu. »
Le but est de ne pas donner prise à la critique pour avancer. Car à la question : « Restez-vous ouvert à de nouveaux contacts de la part de Rome et en particulier du nouveau pape ? » Mgr Fellay répond : « Bien sûr je demeure ouvert ! C’est l’Eglise de Dieu » !
C’est l’Eglise de Dieu ! qui béatifie des modernistes et des oecuménistes condamnés par l’Eglise de Dieu ? Tels Jean XXIII, Jean-Paul II ? Ces hommes ne pourront jamais être des saints de l’Eglise catholique. Une Eglise qui vénère ces monstres n’est pas catholique. Mais pour Mgr Fellay :
« Le Saint-Esprit est toujours là pour passer par dessus les obstacles semés dans l’Eglise après Vatican II. »
Cela ressemble encore à ce que nous écrivait Mgr Di Noia :
« Même si nous sommes convaincus que notre point de vue sur une question particulière disputée est le bon, nous ne pouvons pas usurper la mission du Souverain Pontife en nous arrogeant le droit de corriger publiquement les autres dans l’Église… Ce fut une erreur de faire de tout point difficile de l’interprétation théologique de Vatican II la matière d’une controverse publique, en cherchant à pousser ceux qui ne sont pas compétents en théologie à adopter notre point de vue au sujet de points théologiques délicats. »
On demande ensuite à Mgr Fellay : « Quels signes doit-on attendre qui nous montreraient que le retour à la Tradition s’est accomplie ? » Voici sa réponse ; elle est stupéfiante :
« Il est très difficile de dire par où cela commencera. Nous avons eu avec le pape Benoît XVI tout d’abord le grand signe de la liturgie [ !!!], et peut-être aussi quelques autres efforts moins soutenus. »
Mgr Fellay devrait lire le livre « nos rapports avec Rome » de l’abbé Pivert. Là Mgr Lefebvre dit :
« Quand on nous pose la question de savoir quand il y aura un accord avec Rome, ma réponse est simple : quand Rome re-couronnera Notre Seigneur Jésus-Christ. Le jour où ils reconnaîtront de nouveau NS roi des peuples et des nations, ce n’est pas nous qu’ils auront rejoints, mais l’Eglise catholique dans la quelle nous demeurons. » (Flavigny, déc. 1988)
Et après cela on prétend que la Fraternité n’a pas changé de ligne. Mgr Fellay persiste et signe : il ne veut pas tenir compte du bilan fait par Mgr Lefebvre après les sacres.
« À ce moment-là, c’est moi qui poserai les conditions. Je n’accepterai plus d’être dans la situation où nous nous sommes trouvés lors des colloques. C’est fini ! Je poserai la question au plan doctrinal : « Est-ce que vous [François] êtes d’accord avec les grandes encycliques de tous les papes qui vous ont précédés ? Si vous [François] n’acceptez pas la doctrine de vos prédécesseurs, il est inutile de parler. Tant que vous [François] n’aurez pas accepté de réformer le concile, en considérant la doctrine de ces papes qui vous ont précédés, il n’y a pas de dialogue possible. C’est inutile ». (Fideliter sept. 1988)
« Ce n’est pas nous qui devons signer quelque chose. Ce sont eux qui doivent signer garantissant qu’ils acceptent la doctrine de l’Eglise. Ils veulent notre soumission mais ils ne nous donnent pas la doctrine. » (Nos rapport avec Rome, p. 296)
Mgr Fellay et certains supérieurs de la Fraternité avant même de s’être ralliés extérieurement se sont donc déjà ralliés mentalement et intérieurement. Le « branding  » de la Fraternité, l’image de marque, voulu par l’abbé Wegner et Mgr Fellay a conclu que depuis quinze ans on avait tout faux! Il fallait cesser de combattre cette Église conciliaire mourante. On devait se concentrer sur le côté positif, en montrant la beauté de la liturgie et de la théologie traditionnelle, et de cette façon se rendre sympathiques aux gens. Comme si louer la santé pouvait dispenser de combattre les microbes ! Comme si le rôle du bon médecin des âmes consistait à ne plus dire aux gens qu’ils sont malades pour leur faire plaisir !
Or telle était la pensée de Dom Gérard du Barroux :
« Nous voulons essayer, disait-il, de ne plus avoir cette attitude critique, stérile, négative. Nous allons nous efforcer d’ouvrir nos portes à tous ceux qui veulent profiter des bienfaits de la vie monastique. » Mgr Lefebvre fera ce commentaire : « dès cette époque, je m’étais inquiété de ce que je considérais comme une opération très dangereuse. C’était l’ouverture de l’Eglise au monde et l’on a bien constaté que c’est le monde qui a converti l’Eglise. » (Fideliter, n°66)
Donc, Dom Gérard, Di Noia, Fellay : même combat, même vision des choses ! Là réside le problème de la Fsspx ! Puis, pour brouiller les pistes, Mgr Fellay nous refait un petit coup de tout et son contraire sur les signes du retour de la Tradition à Rome :
« Le mouvement devra nécessairement venir de la tête. » ; « Cependant un mouvement peut aussi venir d’en bas… Je crois même que cette tendance est déjà en marche… c’est certainement un signe. » « Le changement profond devra venir d’en haut, du pape. » « Il pourrait venir de plusieurs côtés »
Mgr Fellay n’a pas osé aller jusqu’à dire que le retour de la Tradition pourrait aussi venir de nulle part ! Mais Mgr Fellay, malgré les impostures passées, a osé nous reparler d’une nouvelle croisade du rosaire : « Quant au chapelet : je ne suis pas opposé à une nouvelle croisade. » On n’a vraiment peur de rien à la Maison générale.

Le méchant Mgr Williamson …

On arrive à la fin de l’entretien qui est un chef d’œuvre de manipulation.
Question : Que diriez-vous à ceux qui vous accusent ou d’avoir voulu compromettre les principes de la Fraternité concernant le Concile et l’Eglise postconciliaire ?
Réponse : C’est de la propagande pure et simple répandue par ceux qui veulent diviser la Fraternité. Je ne sais pas d’où ils tirent ces idées-là.
a)                Un procès d’intention : notre but serait de diviser la Fraternité et non de sauver son honneur entachée par les compromissions du supérieur général !
b)                Un aveuglement malhonnête : il ne sait pas où « ils tirent ces idées-là. »
C’est pourtant simple qu’il relise sa déclaration doctrinale du 15 avril où il accepte implicitement les fondamentaux de la révolution dans l’Eglise (continuité de Vatican II, nouvelle messe et nouveau code), où il tait la condamnation de la révolution conciliaire…  Malgré ces faits, Mgr Fellay continue d’affirmer :
« Bien sûr, ils ont profité de la situation très délicate de l’année dernière pour accuser le Supérieur de choses qu’il n’a jamais faites et qu’il n’a jamais eu l’intention de faire. Je n’ai jamais eu l’intention de compromettre les principes de la Fraternité. »
De quoi parle-t-il ? De qui se moque-t-on ? Qui a écrit : « Pour le bien commun de la Fraternité, nous préférions de loin la solution actuelle du statu quo intermédiaire, mais manifestement, Rome ne le tolère plus. » (Mgr Fellay aux trois évêques, lettre du 14 avril 2012) ? Qui a confié à la presse américaine (CNS), le 11 mai 2012 : « Je ne peux pas exclure qu’il y ait une scission » de la FSSPX. Qui a déclaré à DICI (n°256), au sujet du refus de ses confrères d’un accord purement pratique : « Je pense que mes confrères pourront réajuster leur jugement avec le statut canonique en main et les faits sous les yeux. » Qui a prétendu que « Beaucoup sont ceux qui comprennent le Concile de travers. […] Après les discussions, nous nous sommes rendu compte que les erreurs que nous croyions comme issues du concile en fait ne sont pas issues de lui mais de la commune interprétation qu’on en a fait de lui ». (Mgr Fellay, YouTube, Traditionalist leader talks about his movement, Rome)
Personne n’a accusé le Supérieur d’avoir eu l’intention de compromettre les principes de la Fraternité mais par contre on l’a accusé et à juste titre d’avoir voulu faire un accord purement pratique sans un accord doctrinal en ignorant l’avis de Mgr Lefebvre, en désobéissant au Chapitre général de 2006, en méprisant l’avis éclairé des trois autres évêques de la Fraternité et en contredisant ses propres engagements passés et d’avoir, de facto, par sa déclaration du 15 avril 2012 détruit les fondamentaux du combat de la foi.
Mais de cela on ne veut pas parler. L’abbé de Caqueray lui-même y a renoncé dans un document au district de France disant « quoiqu’il en soit des difficultés et des inquiétudes passées de ces deux dernières années… » pour se contenter de la déclaration du 27 juin 2013.
Mgr Fellay dit ensuite au sujet d’une « division dans la Fraternité » :
« Ceux-là qui divisent la Fraternité par leur dialectique, devraient réfléchir aux motifs de leurs actions. Par ceux-là, je veux dire Mgr Williamson et les prêtres qui le suivent. »
Deux remarques :
a)                ce n’est pas nous qui divisons la Fraternité mais le supérieur général qui a assumé dans le cor unum sa déclaration scandaleuse et honteuse aux dires de l’abbé de Cacqueray et de Mgr Tissier : une déclaration qui entâche gravement l’honneur de la Fsspx et qui demande une rétractation. Comment pouvons-nous en conscience suivre un chef qui a pensé comme l’ennemi et qui refuse de reconnaître son erreur en matière de foi… c’est pour le bien commun de la Fraternité et l’honneur même de Mgr Fellay que nous voulons qu’il efface cette tâche à la confession pure de la foi.
b)                Qui a exclu Mgr Williamson et les prêtres ? Mgr Fellay ! Pourquoi l’a-t-il fait ? Il l’a fait parce qu’il ne supportait pas qu’on le manifeste la fausseté de sa politique conciliante et libérale. Alors une fois exclu pourquoi vouloir avoir encore une autorité sur eux. Comment peut-il exiger l’obéissance de ceux qu’il a exclus !
L’abbé de Caqueray lui-même dans le BO du juillet 2013 laisse entendre qu’au moins avant la déclaration du 27 juin, il était légitime de se séparer de Mgr Fellay et de Menzingen. En effet, il écrit qu’il « serait paradoxal de vouloir quitter la fraternité alors qu’une telle déclaration vient d’être produite » et que « désormais » il n’y a plus « d’état de nécessité dans l’état de nécessité » qui pourrait justifier des « franc-tireurs ». Donc avant cette déclaration, il y avait un état de nécessité dans la Fraternité ! à cause de qui et de quoi ? à cause de Mgr Fellay et de sa déclaration du 15 avril 2012. Or si Mgr Fellay l’a retiré, il l’a aussi justifié et assumé un an après dans le cor Unum n° 104. Donc le problème reste entier.

2e partie

Et la déclaration des trois évêques ?

Elle ne suffit pas à réparer le mal commis par Mgr Fellay.
Mgr de Galarreta avant le chapitre avait dit que Mgr Fellay ne pouvait pas faire moins que de démissionner, qu’il était déconsidérer des deux côtés et n’arriverai plus à gouverner : les libéraux lui en voudront de ne pas être allé jusqu’au bout d’un accord avec Rome ; les antilibéraux lui en voudront d’avoir trahi la doctrine et d’être aller trop loin. Et avant le chapitre, il confia à un confrère : « on ne lâchera rien, il faut être prêt à recommencer à zéro. »
Malheureusement, les antilibéraux furent mis en minorité au chapitre, et plutôt que de partir pour ne pas cautionner les compromis qui allaient avoir lieu et d’avaliser l’exclusion injuste d’un de nos évêques, ils restèrent. Résultat sur les deux pas fait en avant [un accord pratique avec une déclaration scandaleuse], il n’y eu qu’un seul pas de fait en arrière [un accord pratique tel que nous sommes]. Le chapitre de 2012 a donc rendu légal l’abus de pouvoir de Mgr Fellay qui a changé motu proprio la ligne de la Fsspx adopté par le chapitre 2006 qui était : pas d’accord pratique avant une solution doctrinale. La majorité des capitulants a donc aidé Mgr Fellay à rendre légal ce qui était illégal !
Et malheureusement Mgr Tissier et de Galarreta viennent en partie de cautionner cet abus de pouvoir de Mgr Fellay dans leur Déclaration à l’occasion du 25e anniversaire des sacres épiscopaux (30 juin 1988 – 27 juin 2013)
11- Cet amour de l’Eglise explique la règle que Mgr Lefebvre a toujours observée : suivre la Providence en toutes circonstances, sans jamais se permettre de la devancer. Nous entendons faire de même, soit que Rome revienne bientôt à la Tradition et à la foi de toujours – ce qui rétablira l’ordre dans l’Eglise [chapitre de 2006] –, soit qu’elle nous reconnaisse explicitement … le droit et le devoir de nous opposer publiquement aux erreurs et aux fauteurs de ces erreurs, quels qu’ils soient – ce qui permettra un début de rétablissement de l’ordre [chapitre de 2012].
Illusion, ambiguïté grave et aveuglement !
L’Église conciliaire ne peut pas permettre de professer en son sein une doctrine contraire à la sienne. Le comportement de tous les ralliés le prouve : Campos, Fraternité Saint Pierre, Institut du Bon Pasteur, bénédictins de Flavigny, Barroux… Tous gardent un silence prudent sur toutes les hérésies du Concile au point de finir par les tenir pour vérités de la Tradition “vivante”. Bref ce paragraphe § 11 tente Dieu en acceptant l’hypothèse de la quadrature du cercle. Et de quelle Eglise parle-t-on ?
Si il s’agit de l’Eglise catholique, dans ce cas, on ne passe pas un « accord » sous condition avec elle soit on adhère à la doctrine de l’Eglise, soit on n’y adhère pas et Si il s’agit de l’Eglise conciliaire, Mgr Lefebvre l’a dit et répété :
« C’est une illusion totale ! Ce ne sont pas les inférieurs qui changent les supérieurs, mais les supérieurs qui changent les inférieurs. » (Fideliter No. 70 Juillet-août 1989)
« Ce transfert d’autorité, c’est ça qui est grave, c’est ça qui est excessivement grave. Il ne suffit pas de dire : on n’a rien changé dans la pratique… C’est ce transfert qui est très grave parce que l’intention de ces autorités, c’est de détruire la Tradition[2]
Mgr Fellay affirme exactement ce que condamne Mgr Lefebvre. À The angelus, Mgr Fellay dit : « quel que soit l’accord, il y aura toujours une condition sine qua non : pas de compromis ! Nous restons tels que nous sommes. » Et Mgr Lefebvre dit : « Il ne suffit pas de dire : on n’a rien changé dans la pratique… »
La Déclaration des évêques de la Fraternité accepte une réconciliation avec Rome dans deux cas (soit/soit) alors que Mgr Lefebvre, après les sacres, n’acceptait que la première de ces deux possibilités, précisant que la seconde était très dangereuse :
« C’est donc un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette Eglise conciliaire, tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l’Eglise et de la foi catholique. » (Itinéraire spirituel, 1990, p. 29)
« Nous disons, nous, que l’on ne peut pas être soumis à l’autorité ecclésiastique et garder la Tradition. Eux [les ralliés] affirment le contraire. C’est tromper les fidèles. »[3] [Et aujourd’hui 3 des 4 évêques sacrés par Mgr Lefebvre le disent ! Seul Mgr Williamson a refusé publiquement cette tromperie.]
« On ne rentre pas dans un cadre, et sous des supérieurs, en disant que l’on va tout bousculer lorsqu’on sera dedans, alors qu’ils ont tout en mains pour nous juguler ! Ils ont toute l’autorité. Ce qui nous intéresse d’abord, c’est de maintenir la foi catholique. La question canonique est secondaire. »[4]
Cette condition « que les autorités nous laissent la liberté de critique, de nous opposer publiquement aux erreurs et aux fauteurs de ces erreurs » est ridicule et insignifiant pour trois raisons.
1)                     Cela revient à promettre obéissance au pape avec liberté de lui désobéir.
2)                     quand des prêtres dénoncent publiquement les erreurs de la déclaration doctrinale de Mgr Fellay du 15 avril : ils sont exclus ou réduits au silence. Comment peut-on exiger de faire à l’extérieur de la Fraternité ce que l’on n’est pas capable de faire à l’intérieur. Mgr Fellay a été, dans sa déclaration du 15 avril, un fauteur d’erreur. Mais on n’a pas le droit de le dire. Pourquoi ?
3)                     Le droit et le devoir de s’opposer publiquement aux erreurs et aux fauteurs de ces erreurs… Mais voilà que la Maison générale ne fait plus son devoir depuis des années !
Où sont les communiqués officiels de la Fsspx qui condamnent les ambiguïtés sacrilèges du motu proprio de 2007 faisant de la messe bâtarde un rite ordinaire aussi saint que la messe tridentine ? et les ambiguïtés sacrilèges du motu proprio de 2009 ? Où sont les communiqués qui condamnent Assise III ? À ce propos souvenons-nous de la note de l’abbé Thouvenot : « il nous faut demander réparation pour cette impiété. Mgr Fellay souhaite laisser à chaque supérieur […] une certaine latitude pour juger de ce qu’il convient de faire. […] on pourra par le moyen de sermon […] expliquer les raisons de notre condamnation […] en évitant « les anathèmes […] les polémiques stériles », comme nous le demandait notre fondateur, dés 1977 […] »[5]
Où sont les communiqués qui condamnent la scandaleuse béatification de Jean-Paul II ? Souvenons-nous de l’euphémisme troublant de l’abbé Pfluger parlant simplement de la « malheureuse béatification de Jean Paul II ».
Est-ce ainsi que l’on remplit son devoir face aux fauteurs d’erreurs ? Où sont les anathèmes qui protègent notre foi ?
Mes sœurs vous comprenez mieux ainsi je l’espère, que la déclaration des trois évêques ne suffit pas à rendre crédible Mgr Fellay. Car quand cela l’arrange il exprime sa « gratitude filiale au Saint Père pour l’acte » de la levée des excommunications (Menzingen, le 24 janvier 2009) mais quand cela l’arrange il réaffirme « l’injuste accusation de désobéissance. » (Déclaration du 27 juin 2013)
La déclaration ne suffit pas à rendre Mgr Fellay crédible. Car quand cela l’arrange : « La nouvelle messe est pénétrée d’un esprit œcuménique et protestant, démocratique et humaniste qui évacue le sacrifice de la Croix. » (Déclaration de juin 2013) mais quand cela l’arrange cette messe devient « légitiment promulguée » c’est-à-dire bonne. (Déclaration d’avril 2012).
La déclaration ne suffit pas à rendre Mgr Fellay crédible. Car quand cela l’arrange : « la cause des erreurs qui sont en train de démolir l’Église ne réside pas dans une mauvaise interprétation des textes conciliaires mais bien dans les textes mêmes » (Déclaration de juin 2013) mais quand cela l’arrange : « Après les discussions, nous nous sommes rendu compte que les erreurs que nous croyions comme issues du concile en fait ne sont pas issus de lui mais de la commune interprétation qu’on en a fait de lui ». (Mgr Fellay, YouTube, Traditionalist leader talks about his movement, Rome, 2012)
La déclaration ne suffit pas à rendre Mgr Fellay crédible. Car quand cela l’arrange : Vatican II a « inauguré un nouveau type de magistère, inconnu jusqu’alors dans l’Église, sans racines dans la tradition ; un magistère imbu des principes modernistes » (Déclaration de juin 2013) mais quand cela l’arrange : « le Concile Vatican II éclaire, approfondit et explicite ultérieurement certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Église, implicitement présents en elle ou non encore formulés » (Déclaration d’avril 2012).
Mgr Fellay a lui-même constaté qu’il avait une contestation radicale de son autorité en nov. 2012 :
« Je suis bien conscient que cela ne sert à rien de dire : ‘‘faites confiance’’. C’est après les faits, par les actes, que petit à petit cela pourra revenir. » (Ecône, 7-9-2012).
Mgr Fellay a trop parlé et s’est trop contredit en matière grave pour qu’on puisse le croire tant qu’il n’aura pas réparé le désastre qu’il a créé. Il faut des actes ! Ad Intra : une amnistie général ; ad extra la Béatification de Jean-Paul II sera un bon test. Mgr Lefebvre avait écrit à Jean-Paul II en 1985 : « si le Synode ne retourne pas au Magistère traditionnel de l’Eglise en matière de liberté religieuse, mais confirme cette grave erreur, source d’hérésies, nous serons en droit de penser que les membres du Synode ne professent plus la Foi catholique. […] Si le Synode, sous Votre autorité, persévère dans cette orientation, Vous ne serez plus le Bon Pasteur. » Mgr Fellay devrait donc écrire publiquement à François que si il canonise Jean-Paul II, un mauvais pasteur il sera lui même un « mauvais pasteur » puisque par là il se fait lui aussi l’apôtre de la liberté religieuse.
En 2012, il y a eu un tremblement de terre, un cataclysme dans la Fsspx : on s’est rendu compte que le sup. de la Fraternité Saint Pie X pensait et agissait comme le Sup. de la Fraternité Saint Pierre. Pire même, car le Sup. de la Fraternité Saint Pierre lui au moins ne se cache pas derrière des mensonges et des manipulations ; ses principes sont faux mais il les affirme simplement et au moins les assume. Si Mgr Fellay n’a pas pu aller jusqu’au bout c’est en raison d’une opposition, d’une pression et d’une contrainte interne seulement.
Il y a eu un changement SUBSTANTIEL de la tête de la FSSPX, à Menzingen. Avant même d’être rallié, Mgr Fellay et quelques uns pensent et agissent en rallié. Là est le problème. Arrêtons de nous focaliser sur un accord hypothétique avec Rome. Le danger ne vient pas des romains mais de nous-mêmes. Notre Supérieur général ne fait plus de distinction entre la Rome conciliaire et la Rome éternelle. Mgr Fellay est intellectuellement irrécupérable et a depuis longtemps inoculé un poison, un état d’esprit mortel dans la Fraternité.

Déclaration de compromis

Le chapitre de 2012 et cette déclaration ne règlent pas ce problème. Ils sont des actes de compromis. On a préféré l’unité de la Fraternité au combat de la foi et la réputation du supérieur aux exigences de la vérité. Qu’on le veuille ou non, malgré ses affirmations doctrinales, la Déclaration du 27 juin est une opération de « recentrage » interne de la Fraternité avec une volonté de ménager la Rome de François. C’est une déclaration bâtarde ! Le poison de Mgr Fellay est dans cette Déclaration. Ce poison est une omission colossale, une absence mortelle qui nous détruira peu à peu.
Dans la déclaration de 1974, Mgr Lefebvre est explicite :
« Nous refusons de suivre la Rome de tendance néo­moderniste qui s’est manifestée clairement dans le Concile Vatican II… Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à diminuer notre foi catholique… » Mgr Lefebvre rappelait Saint Paul dans ce cas : « qu’il soit anathème. Gal. I-8. » Car « Cette réforme, disait-il, étant issue du Libéralisme, du Modernisme, est tout entière empoisonnée; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. »
Dans sa Lettre aux futurs Evêques, il est encore plus explicite :
« La chaire de Pierre et les postes d’autorité de Rome étant occupés par des antichrists… la Rome antichrist. Cette Rome moderniste et libérale, poursuivant son œuvre destructrice du Règne de Notre Seigneur comme le prouvent Assise et la confirmation des thèses libérales de Vatican II sur la liberté religieuse. »
Mgr Lefebvre parle ensuite d’un « successeur de Pierre parfaitement catholique en les mains duquel vous pourrez déposer la grâce de votre épiscopat pour qu’il la confirme. »
Or la Déclaration à l’occasion du 25e anniversaire des sacres épiscopaux (30 juin 1988 – 27 juin 2013) a omis tous ces points. En 25 ans, on est donc passé de l’explicite à l’implicite ou plus certainement du clair à l’ambigu. Cette évolution est préoccupante et manifeste une faiblesse mortelle dans notre Fraternité.
Cette Déclaration du 27 juin trompe les fidèles sur la gravité de la situation actuelle dans la Fraternité. Mgr Tissier et de Galarreta ont bien du voir le ton nouveau et les silences de cette déclaration. Ils l’ont signé comme un moindre mal pour sauver à tout prix l’union dans la Fraternité et rendre confiance aux fidèles et aux prêtres.
Mais la crise de la Fsspx cessera soit que Menzingen revienne au principe de 2006 et reconnaisse les erreurs de la Déclaration du 15 avril 2012 soit que Menzingen reconnaisse explicitement aux prêtres le droit et le devoir de s’opposer publiquement aux erreurs de cette déclaration et aux fauteurs de ces erreurs, quels qu’ils soient. Ce « quels qu’ils soient » inclus évidemment Mgr Fellay.
De même que Vatican II a péché par attirance du monde maudit par le Christ, de même nous avons péché par attirance de l’Eglise conciliaire excommuniée et virtuellement schismatique. De même que le Concile Vatican II fut une subversion par les « supérieurs » qui contamina les « inférieurs » de même dans « l’auto-démolition » de la FSSPX entreprise par Menzingen, mais bloqué pour l’instant, est une subversion par le haut.
Est-ce que les inférieurs de la Fsspx arriveront à faire changer les supérieurs ?
L’avenir le dira ; il est trop tôt pour conclure. Mgr Fellay a, certes, reculé sous la pression mais il n’a pas changé sur le fond et il reste le maître. Le danger demeure donc. Prions, espérons et restons vigilant. Adjutorium nostrum in nomine Domini






[1] Entretien réalisé par The Angelus, le 20 avril 2013 (FSSPX/MG/USA – Traduit de l’anglais – DICI du 07/06/13)
[2] Conférence à Ecône, La situation après les sacres, 126-A, le 8 octobre 1988.
[3] Conférence donnée à Flavigny, décembre 1988, Fideliter, n° 68, mars-avril 1989.
[4] Conférence aux séminaristes d’Ecône, 21 décembre 1984.
[5] Le secrétaire général, Lettre n°2011-10-SP, Menzingen, 13 octobre 2011.