samedi 9 novembre 2013

Nouvelles de Rome début Novembre 2013

Pour ceux qui ne seraient pas abonnés à ZENIT, ce que nous vous recommandons vivement, voici quelques nouvelles de Rome, telles qu'annoncées par ZENIT.

Birmanie: le pape reçoit Mme Aung San Suu Kyi [Le pape et le combat pour les droits de l'homme (sous titre par Reconquista)]

Une "grande syntonie" entre le pape et le Prix Nobel de la paix


Salvatore Cernuzio

ROME, 28 octobre 2013 (Zenit.org) - Le pape François a reçu Mme Aung San Suu Kyi, figure de l'opposition birmane, Prix Nobel de la paix, ce 28 octobre 2013, au Vatican.
Selon le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, la rencontre a souligné une « grande syntonie » entre le pape et « cette figure symbolique dans le monde asiatique ».
Les échanges ont abordé des thèmes chers au pape, tels que « la démocratie et la paix », la « culture de la rencontre » et le dialogue entre les religions.
Le pape a exprimé « toute son appréciation pour l’engagement d’Aung San Suu Kyi pour le développement de la démocratie dans le pays, en assurant de l’engagement de l’Eglise pour cette cause, sans aucun type de discrimination car l’Eglise est au service de tous par ses activités caritatives ».
Durant une conférence de presse au côté du ministre des affaires étrangères italien, Emma Bonino, Aung San Suu Kyi est revenue sur cette rencontre : « le pape m’a dit que les émotions comme la haine et la peur amoindrissent la vie et la valeur des personnes. Nous devons valoriser l'amour et la compréhension pour améliorer la vie des peuples ».
La visite d’Aung San Suu Kyi à Rome intervient dans cadre d’un tour de l’Europe. Icône des droits de l’homme et de la démocratie, Aung San Suu Kyi, a reçu le Nobel de la Paix en 1991 – Nobel qu’elle a pu recevoir seulement en 2012 – et le Prix Sakharov du Parlement européen en 2013.

Traduction d'Anne Kurian

Témoigner de l'unité des chrétiens, aussi dans les périphériesMessage au Conseil oecuménique des Eglises
Pape François
ROME, 30 octobre 2013 (Zenit.org) - « Le monde globalisé dans lequel nous vivons exige de nous un témoignage commun à la dignité donnée par Dieu de tous les êtres humains », rappelle le pape qui encourage les chrétiens des diverses Eglises à « tendre la main à ceux qui se trouvent dans les périphéries existentielles de nos sociétés et à manifester une solidarité particulière envers les plus vulnérables de nos frères et sœurs »
Le pape a fait parvenir un message de voeux à l’occasion de la Xe Assemblée générale du Conseil œcuménique des Églises (COE) qui ouvre ce jour à Busan, en Corée du sud, sur le thème : « Dieu de la vie, conduis-nous à la justice et à la paix » (30 octobre - 8 novembre 2013).
Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, présent à la séance inaugurale, a transmis aux participants le message du pape, qui souligne que « partout où le don de la vie est accueilli avec amour, et où la justice et la paix règnent, le Royaume de Dieu est présent et son pouvoir souverain est déjà à l’œuvre ».
Le pape François invite « tous les disciples du Christ à intensifier leur prière et leur coopération au service de l'Évangile et au bien intégral de notre famille humaine ». 

Message du pape François

À mon vénéré frère, le cardinal Kurt Koch, 
président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens,
À l'occasion de la Xe Assemblée générale du Conseil œcuménique des Églises, je vous prie de bien vouloir transmettre mes salutations cordiales et mes meilleurs vœux à toutes les personnes réunies à Busan et, plus particulièrement, au secrétaire général, le Dr Olav Fykse Tveit, ainsi qu’aux représentants des communautés chrétiennes présentes. En vous assurant de ma proximité et de mon intérêt pastoral pour les délibérations de l'Assemblée, je réitère volontiers l'engagement de l'Église catholique à poursuivre sa coopération de longue date avec le Conseil œcuménique des Églises.
Le thème de l'Assemblée, « Dieu de la vie, conduis-nous à la justice et à la paix », est avant tout une prière d’invocation au Dieu trinitaire qui mène toute la création à son accomplissement par la puissance rédemptrice de la croix de Jésus-Christ et par l'effusion des multiples dons de l'Esprit-Saint. En vérité, partout où le don de la vie est accueilli avec amour, et où la justice et la paix règnent, le Royaume de Dieu est présent et son pouvoir souverain est déjà à l’œuvre. C’est pourquoi j'espère que la présente Assemblée contribuera à consolider l'engagement de tous les disciples du Christ à intensifier leur prière et leur coopération au service de l'Évangile et au bien intégral de notre famille humaine.
Le monde globalisé dans lequel nous vivons exige de nous un témoignage commun à la dignité donnée par Dieu de tous les êtres humains et la promotion effective de conditions culturelles, sociales et juridiques qui permettent aux individus et aux communautés de se développer dans la liberté, qui soutiennent la mission de la famille comme le fondement même de la société, qui assurent une éducation saine et intégrale des jeunes et garantissent à tous le libre exercice de la liberté religieuse.
En étant fidèles à l'Évangile et en répondant aux besoins urgents de notre temps, nous sommes appelés à tendre la main à ceux qui se trouvent dans les périphéries existentielles de nos sociétés et à manifester une solidarité particulière envers les plus vulnérables de nos frères et sœurs : les pauvres, les personnes handicapées, les enfants à naître et les malades, les migrants et les réfugiés, les personnes âgées et les jeunes sans emploi. Conscient que l'âme de l'œcuménisme demeure la conversion authentique, la sainteté et la prière (cf. Unitatis redintegratio, 8), je prie pour que l'Assemblée générale contribue à imprimer un nouvel élan de vitalité et une nouvelle vision de la part de tous ceux qui sont engagés pour la cause sacrée de l'unité des chrétiens, dans la fidélité à la volonté du Seigneur pour son Église (cf. Jn 17,21) et dans l'ouverture aux inspirations de l'Esprit-Saint. Sur vous tous réunis à Pusan, j'invoque l’abondance des bénédictions du Dieu tout-puissant, source de toute vie et de tout don spirituel.
Fait au Vatican, le 4 octobre 2013, en la fête de saint François d’Assise.

Traduction de Zenit, Hélène Ginabat 

Irak: rencontre des différentes religions au Vatican

Initiative du dicastère pour le dialogue interreligieux

ROME, 29 octobre 2013 (Zenit.org) - Le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux organise actuellement une réunion avec les représentants de différentes religions reconnues par le ministère des Affaires religieuses de la République d’Irak: musulmans chiites et sunnites, chrétiens, yézides et sabéens (du royaume de Saba, ou Yémen).
Les participants seront reçus par le pape François mercredi, 30 octobre 2013, à l’issue des travaux.
Le but de cette initiative est de lancer une collaboration entre le dicastère et les communautés religieuses d’Irak, dans la perspective d’instituer un Comité permanent de dialogue.
Le cardinal Jean-Louis Tauran, président de ce conseil pontifical, a ouvert les travaux. Ils portent notamment sur la situation actuelle des communautés religieuses dans la République d’Irak et sur l’état du dialogue entre elles.
Il s'agit de la première réunion de ce type : elle offre l'occasion d'approfondir la connaissance mutuelle et d'évaluer les perspectives du dialogue.
Traduction d'Hélène Ginabat 

Chrétiens et hindous : favoriser les relations humaines par l'amitié et la solidarité: Message pour la fête de Diwali, dicastère pour le dialogue interreligieux
Rédaction
ROME, 28 octobre 2013 (Zenit.org) - « Les chrétiens et les hindous peuvent favoriser les relations humaines, pour le bien de l’humanité, à travers l’amitié et la solidarité », estime le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, qui encourage à promouvoir une « culture du respect » et « de la solidarité ».
Il écrit en effet aux hindous pour la fête de Diwali/Deepavali, célébrée le 3 novembre 2013, qui représente la victoire de la vérité sur le mensonge, de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort, du bien sur le mal.
Le message, intitulé "Chrétiens et Hindous : favoriser les relations humaines par l’amitié et la solidarité", est signé par le cardinal Jean-Louis Tauran, président  et le P. Miguel Ángel Ayuso Guixot, M.C.C.J., secrétaire.
Il invite notamment à réfléchir à la « qualité des interactions humaines » : « L’expérience enseigne que plus nos relations humaines sont profondes, plus nous sommes en mesure d’avancer dans la coopération, la construction de la paix, la solidarité et l’harmonie véritables ».

Message du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux pour Diwali
Chrétiens et Hindous : favoriser les relations humaines par l’amitié et la solidarité

Chers amis hindous,
1. C’est dans un esprit d’amitié que le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux vous adresse ses meilleurs vœux et ses cordiales félicitations alors que vous célébrez, le 3 novembre prochain, la fête de Deepavali. Puisse Dieu, source de toute lumière et de toute vie, illuminer vos vies et rendre encore plus profondes votre joie et votre paix.
2. Dans un monde sans cesse plus compétitif et marqué de tendances toujours plus individualistes et matérialistes qui affectent négativement les relations humaines et créent souvent des divisions au sein des familles et de la société tout entière, nous voudrions partager avec vous nos pensées sur la manière dont les chrétiens et les hindous peuvent favoriser les relations humaines, pour le bien de l’humanité, à travers l’amitié et la solidarité.
3. Ces relations sont fondamentales pour l’existence humaine. La sécurité et la paix dans les communautés, tant au niveau local, national ou international, sont largement déterminées par la qualité des interactions humaines. L’expérience enseigne que plus nos relations humaines sont profondes, plus nous sommes en mesure d’avancer dans la coopération, la construction de la paix, la solidarité et l’harmonie véritables. La capacité à favoriser des relations respectueuses est la mesure d’un authentique progrès humain, essentiel pour promouvoir la paix et le développement intégral.
4. De telles relations devraient jaillir spontanément de notre humanité partagée. En effet, les relations humaines sont au cœur de l’existence et du progrès humain qui, spontanément, engendrent un sens de solidarité envers les autres. Indépendamment de notre identité ethnique, culturelle, religieuse et idéologique, nous appartenons tous, de fait, à une seule famille humaine.
5. Malheureusement, dans une société matérialiste et méprisante à l’égard des plus profondes valeurs spirituelles et religieuses, la croissance s’accompagne d’une tendance pernicieuse à accorder une valeur identique aux choses matérielles et aux relations humaines. Le « quelqu’un » qu’est la personne humaine est alors réduit à un « quelque chose » que l’on peut mettre de côté à sa discrétion. En outre, les tendances individualistes engendrent un faux sentiment de sécurité qui favorise ce que Sa Sainteté le Pape François a décrit comme une « culture de l’exclusion », une « culture du déchet » dans « la mondialisation de l’indifférence ».
6. La promotion d’une « culture du respect » et d’une « culture de la solidarité » est donc un impératif pour tous les peuples. Elle nous invite à favoriser les relations fondées sur l’amitié et le respect mutuel au bénéfice de toute la famille humaine. Cela exige que la dignité inhérente à la personne humaine soit reconnue et encouragée. Il est évident que l’amitié et la solidarité sont étroitement liées. Enfin, « la culture de la solidarité c’est voir dans l’autre non un concurrent ou un numéro, mais un frère. Et nous sommes tous frères ! » (Pape François, Visite à la Communauté de Varginha (Manguinhos), Rio de Janeiro, le 25 Juillet 2013).
7. En conclusion, nous tenons à affirmer notre conviction que la culture de la solidarité n’aboutit que lorsqu’elle est « le résultat d’un effort concerté de tous pour le bien commun » (Pape François, Rencontre avec la classe dirigeante du Brésil, Rio de Janeiro, le 27 juillet, 2013). Soutenus par les enseignements de nos religions respectives et conscients de l’importance de construire des relations authentiques, puissions-nous, nous hindous et chrétiens, agir individuellement et collectivement avec toutes les traditions religieuses et les personnes de bonne volonté, pour encourager et renforcer la famille humaine à travers l’amitié et la solidarité.
Nous vous souhaitons une heureuse fête de Deepavali !
Cardinal Jean-Louis Tauran
Président
P. Miguel Ángel Ayuso Guixot, M.C.C.J.

Secrétaire