mercredi 30 septembre 2015

l'Avis du prieur de Lille sur notre rapport au synode


l'avis du prieur de Lille : l'abbé Gaudray par Folgoët 2015-09-29 16:53:52
site Forum catholique
L'abbé gaudray a fait une analyse autrement plus percutante que celle de Mgr Fellay dont la voix ressemble désormais à celle des évêques "conservateurs" . Il remet en cause la nécessité même du synode et remonte à la racine du mal qu'est l'esprit du concile et sa faculté de remettre en cause la stabilité des lois divines ... et surtout le danger qui menace les fidèles de la Tradition..
Du bien vu !

Bien chers Fidèles,
Dieu seul connaît l'avenir. Pourtant l'étymologie même du mot « prudence » (pro-videre ou « savoir à l'avance ») indique que la pratique de la vertu oblige tout homme à anticiper le cours des événements à venir. Le pasteur d'âmes n'échappe pas à ce devoir.
Il ne lui suffit pas de résoudre les problèmes mais il est de son devoir de fournir les armes adéquates qui permettront à ceux qui lui sont confiés de grandir dans les tempêtes qui s'annoncent.

Le nouvel événement qui ébranle l'Église est le deuxième synode sur la famille qui se tiendra à Rome en octobre. On peut craindre que, devant la pression conjuguée du monde et des progressistes, le pape accorde la permission explicite de donner la communion aux adultères moyennant des conditions qui importent peu, puisque la chose est intrinsèquement immorale. Un autre cas de figure, malheureusement le plus vraisemblable, serait que le synode aboutisse à une conclusion vague qui laisserait à la conscience de chaque prêtre la possibilité de choisir. Mais imaginons que tout cela n'arrive pas, et, qu'au contraire, la doctrine traditionnelle soit proclamée. Les effets d'un tel dénouement seraient-ils tous positifs ? Il ne semble pas. Voici deux dangers qui guetteraient alors les catholiques.
Les âmes perdraient encore un peu plus le sens de l'immutabilité de la loi de Dieu. Dans nos démocraties modernes, nous sommes malheureusement habitués à ces coups de bélier qui ébranlent progressivement les consciences. Tant que les esprits ne se sont pas prêts, les projets de lois se multiplient jusqu'au jour où l'opinion publique est emportée. Il semblerait qu'il en est de même dans l'Église. Le vrai scandale ne serait pas provoqué par les théories fumeuses des progressistes. Ce qui lais¬serait une impression désastreuse dans la conscience des fidèles, c'est que la chose ait pu être objet de discussions. Ce qui resterait dans les mémoires, c'est que pendant plus d'un an, les hommes d'Église aient pu débattre de questions qui trouvent leurs réponses dans l'Évangile et la pratique constante de l'Église.

Le deuxième effet fâcheux atteindrait plus particulièrement les « traditionalistes ». La victoire de la morale catholique engendrerait, chez ceux-là, un mouvement de reconnaissance à l'égard des prélats que l'on qualifie aujourd'hui de conservateurs. De même que les Européens ont volontiers accueilli la culture d'outre-Atlantique après la seconde guerre mondiale, ainsi les fidèles seraient enclins à embrasser l'idéal de l'aile droite du clergé conciliaire. Une interprétation stricte des textes du nouveau magistère jointe à une forte action au sein de l'Église conciliaire apparaîtrait comme la seule attitude raisonnable. La position de la Fraternité Saint-Pie-X serait volontiers jugée abusive, irresponsable et stérile. Il semblerait que la ligne de crête à garder se situe-rait désormais entre les progressistes et les intégristes. Ce serait celle de « l'herméneutique de la continuité » qui, répéterait-t-on, « silencieusement mais de manière toujours plus visible, a porté et porte des fruits » (Benoît XVI, le 22 décembre 2005). On prétendrait rejeter « l'herméneutique de la discontinuité et de la rupture », mais on aurait abandonné l'attachement intégral au magistère de toujours.
Fort de ces conjectures, quelle attitude les catholiques doivent adopter devant ces débats dont toute la presse se fait l'écho ? Il ne s'agit certainement pas de prendre parti en se contentant d'espérer que les moins modernistes l'emportent. C'est contre l'existence même d'une telle discussion dans l'Église qu'il faut s'insurger. Que l'affaisse-ment général des mœurs contraignent les pasteurs à se pencher sur des situations inouïes, c'est une chose. Mais qu'ils osent se demander si l'adultère ne pourrait pas être accepté dans l'Église est une impiété qui sera certainement punie par Dieu. Que si, parmi ces évêques, certains s'arrêtent en deçà des conclusions auxquelles leurs principes devraient les conduire, c'est probable-ment un effet de la miséricorde de Dieu. Mais ils ne sont pas pour cela de bons pasteurs. La sincérité ne suffit pas. ♦
Je vous bénis.
Votre tout dévoué
Abbé Thierry GAUDRAY

mardi 29 septembre 2015

Savoir affirmer les vérités qui choquent

Par Hilaire Belloc
« La confirmation par l’expérience d’une vérité que l’on avait affirmée avec insistance, mais que personne, d’abord, n’avait crue, exerce une puissante influence sur les esprits.

J’irais jusqu’à croire que, de tous les moyens de convaincre, c’est là le plus puissant. C’est une illustration de la doctrine fondamentale, qui veut que la vérité confirme la vérité.

Si vous racontez à un homme une chose qui lui paraît stupide, impossible, simple cliquetis de paroles, alors que vous, personnellement, vous savez fort bien, par expérience que cette chose est réelle et conforme à la vie, alors la vérité sera corroborée dans son esprit : elle s’imposera avec beaucoup plus de force que s’il n’avait jamais douté.

C’est la raison pour laquelle il vaut toujours la peine, à mon avis, de travailler d’arrache-pied à propager des vérités que l’on sait importantes, même celles qui paraissent aux autres complètement absurdes lorsqu’ils les entendent pour la première fois. Car, bien que vous puissiez fort bien mourir avec la réputation d’un homme extravagant et même celle d’un fou, la réalité, néanmoins, viendra couronner vos efforts en son temps. Et quand bien même ce couronnement de vos efforts, le triomphe de la vérité, ne devrait jamais être associé à votre propre nom, il vaudrait encore la peine de l’entreprendre, par égard pour la vérité, à laquelle, c’est ma conviction, nous devons une sorte d’allégeance : non parce qu’elle est la vérité – on ne peut rendre aucune allégeance à une abstraction – mais parce que chaque fois que nous maintenons instamment une vérité nous rendons témoignage au Dieu tout puissant.

Il n’est guère fréquent, à notre époque, de rencontrer, dans l’espace d’une vie, des hommes décidés à proclamer des vérités non reçues, ou mal reçues, ou inconnues ; parce qu’il faut que des hommes pareils aient à souffrir. Et bien peu, aujourd’hui acceptent de souffrir sinon contre quelque rétribution. »
 
Hilaire Belloc (1870-1953), The Cruise of the Nona

jeudi 24 septembre 2015

Pélerinage à Knock Shrine en Irlande

 
Les fidèles d'Irlande ont commencée leur année avec un pèlerinage à Knock Shrine. Une grosse soixantaine de pèlerins, menés par les abbés MacDonald et Ballini, ont accompli ce pèlerinage ancien dans la FSSPX, sur ce lieu où la Sainte Vierge est apparue en 1879, terminé par le chemin de la croix et les 15 mystères du rosaire.
 




mercredi 23 septembre 2015

Comment comprendre surnaturellement la défaillance du pape ? (Sermon abbé Salenave)

XVIIe dimanche après la Pentecôte, 20 septembre 2015, Basse Normandie

Nous remercions l'abbé Salenave d'avoir bien voulu publier son sermon.
 

mardi 22 septembre 2015

le pape François à Cuba...

Source: Non Possumus

Le pape François et Fidel Castro (à l'arrière plan à droite, sa concubine): "rencontre très familière et informelle"


"Le pape François a exprimé sa gratitude à Cuba pour sa contribution à la paix et à la préservation de l'espèce humaine, dans un monde rempli de haine et d'agressions"

Messe du pape sur la "place de la Révolution", à côté de l'image du révolutionnaire communiste Che Gevara



imageRotate
Certains des invitéx: de droite à gauche: Cristina Fernandez Kirchner, président de l'Argentine, promotrice du "mariage gay" dans son pays, et Raul Castro, actuel président communiste de Cuba



lundi 21 septembre 2015

Ennemond: Issue inéluctable...






Note de France Fidèle : Jacques Régis Du Cray est le porte parole officieux de Menzingen sur le forum "catholique".  Pour lui (et Menzingen), l'union avec la Rome conciliaire est désormais inéluctable... et ce n'est pas ce qu'il nomme de façon méprisante le "microcosme de la résistance" qui l'en empêchera...


Cher cousin,
Je suis ravi de vous lire sur ces sujets. Quelques-uns continuent à donner leurs avis, voire apportent leur contestation sur ce sujet de la régularisation qui semble tout de même assez évidente. Les responsables auront beau s’appeler Karol, Josef ou Jorge-Maria d’un côté, Marcel, Franz ou Bernard de l’autre, l’issue est inéluctable. Un moment, il ne sera même plus permis de choisir. Depuis trente ans, à mesure que les générations disparaissent, Rome régularise progressivement, avec des conditions toujours plus allégées. Nous avons même dernièrement franchi une étape. Alors que la Fraternité formulait jadis des requêtes, le pape a cette fois donné ce qui n’était même pas demandé. Certains y verront un piège. C’est un drôle de piège qui a surtout rendu une inestimable renommée à une petite Fraternité qui a ainsi occupé pendant des décennies une actualité pontificale inespérée ! Il y a peu d’œuvres auxquelles les papes ont consacré des lettres et des paragraphes entiers.
Sans doute y aura-t-il quelques déchirures parmi les fidèles français attachés à la Fraternité (la situation est plus simple aux États-Unis où la loyauté n’est pas en souffrance ou en Allemagne où le microcosme résistant est quasi-inexistant. Il faut dire que ces dernières années, deux visions se sont fait face, même si ce n’est pas dans des proportions équivalentes. La Fraternité était vue par ses supérieurs et la plupart de ses fidèles comme une matrice (ce que le cardinal Ranjith a appelé un « aiguillon » pour l’Église). Toute annonce permettant aux âmes de retrouver ici ou là le chemin de la messe ancienne ou le sens du catéchisme traditionnel était espérée et même saluée. C’est ainsi que la Maison Générale et Mgr Lefebvre lui-même se sont réjouis de l’indult de 1984. Mgr Fellay n’a pas fait autrement en 2007. Cela ne les a pas empêchés de garder la tête froide sur ce qui se passait ailleurs dans l’Église. Quand nous faisons des mini-accords pratiques (par exemple pendant trois jours à Lourdes), la Fraternité y vend-elle ou perd-t-elle son latin et ses convictions ?
La contestation a forgé une vision diamétralement opposée. Elle tend à confondre, dans une conception écôno-centrée, les contours de l’Église avec ceux de la FSSPX. Dès lors, toute expérience traditionnelle extérieure à la Fraternité, même partielle, sera perçue comme une défaite, comme un risque de concurrence, voire comme un piège visant à étouffer les jalons posés par Mgr Lefebvre. Le summum de cette conception est celui qui, en suscitant quelques phrases du fondateur, a décidé de se débarrasser du problème en décrétant comme hors de l’Église (la véritable) toutes ces expériences ainsi que toute réalité étrangère à la Fraternité, qu’ils ont rassemblé sous le terme d’Église conciliaire. Il est bien évident que les supérieurs, même ceux qui faisaient montre de la plus grande fermeté n’ont jamais dénié aux dicastères romains leur qualité d’organe hiérarchique sous prétexte qu’ils auraient été une émanation de la fausse Église. De même ont-ils toujours reconnu les évêques, aussi scandaleux fussent-ils, comme successeurs des apôtres, avec pouvoir de juridiction.
Vous voyez dans cette opposition de l’orgueil. Il y a surtout une gigantesque peur. La crise de l’Église la rend bien compréhensible. Elle paralyse toute modification des habitudes, laquelle sera inévitablement taxée de présomptueuse et dangereuse. Pourtant, en partant pour la Chine hostile, saint François-Xavier aurait pu se dire orgueilleux, de même que les disciples lorsqu’ils ont quitté chacun de leur côté le Cénacle au jour de la Pentecôte auraient pu imaginer qu’ils se feraient contaminer par le monde mauvais. Ils n’ont pas agi ainsi.

vendredi 18 septembre 2015

Au sujet de la déclaration de l'abbé Brendan King: Précisions importantes


Circonstances:

  • A la fin du mois d'avril denier, est parue une déclaration de l'abbé Brendan King. Cette déclaration a d'abord été lue par l'abbé King, puis diffusée par écrit le dimanche suivant. Elle a alors été publiée en anglais sur les sites anglais The Recusant et Respice Stellam.
  • Les deux versions différant, par un paragraphe supplémentaire dans la version de Respice Stellam, des polémiques se sont alors élevées dans le monde anglophone au sujet de l'authenticité de ce dernier paragraphe, qui présentait en effet, certaines ambiguités et des termes au mieux imprécis.
  • Devant les polémiques, et grâce à la remarque faite par l'un de nos collègues anglais que nous remercions, nous avons décidé de nous adresser à l'abbé King pour obtenir des précisions.


Monsieur l'abbé King nous a répondu personnellement par deux emails, dont il a autorisé la publication et l'usage.
Voici les points essentiels de cette réponse:

  1. ce paragraphe ne fait en aucun cas partie de sa déclaration
  2. Ce texte, quoique rédigé par l'abbé King, ne reflète pas bien sa pensée, car purement privé, brouillon, et manquant de maturation (dont sans doute de relecture)
  3. La pensée de l'abbé King est clairement exprimée dans sa déclaration d'Avril, non dans ce paragraphe ajouté, qui n'a rien à faire avec le reste de la déclaration. 
Nous prions donc nos lecteurs de nous excuser pour cette erreur, et nous prions toutes les personnes ayant diffusé cette déclaration de bien vouloir corriger leur version le cas échéant. 

Nous reproduisons en Annexes le texte incriminé, nul et non avenu, et les emails de l'abbé Brendan King. 

Pour nous contacter: resistancecatholique2@gmail.com





Annexe 1: Textes incriminés (paragraphes ajoutés)

ÉTAT DE LA SITUATIONNous ne sommes pas contre un retour à un statut juridique normal dans l'Eglise pour  la Tradition catholique, mais les circonstances et le moment doivent être les bons.
À notre avis, nous pensons que la coopération étroite avec les autorités post-conciliaires à l'heure actuelle serait nuisible et même destructrice pour le but auquel nous travaillons et qui est la restauration complète dans l'église de la Tradition catholique et l'établissement du Règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ. Tel était le but et l'objectif de notre fondateur Mgr Marcel Lefebvre et celle de tous les papes modernes jusqu’à l'époque de Vatican II.
Rome a toujours été le centre de l'unité catholique et la papauté la gardienne de l'orthodoxie pendant deux mille ans. Tragiquement, la Rome catholique et les successeurs de Pierre ont, durant les quarante dernières années, succombé à la puissante influence du protestantisme libéral et du modernisme conduisant à l'affaiblissement de la foi de millions d'âmes et menant l'Église du Christ à l'apostasie. En conséquence de cela, de fervents catholiques ont été obligés de retirer leur obéissance et l'allégeance aux autorités post-conciliaires afin de préserver leur foi et leur mode de vie catholique. Nous devons obéir à Dieu et l'autorité de la Tradition catholique, plutôt qu’aux faux bergers modernistes de la Rome contemporaine. Cette situation et ce choix ont été rendus obligatoires pour les catholiques traditionnels par la Rome moderniste, car Vatican II est la cause de la crise.
Nous n’acceptons pas que Rome est maintenant plus sympathique envers la Tradition et est plus favorablement disposé à l'égard de la FSSPX. Plutôt et au contraire, il y a tellement de cas d'une attitude très agressive envers tout groupe ou individu se tournant vers la tradition  et tombant sous la censure ecclésiastique. Il est incontestable que Rome est aujourd'hui plus moderniste et libérale que sous le pontificat de Jean-Paul II, alors plutôt que de chercher un rapprochement avec Rome, nous avons besoin pour maintenir notre position de détachement prudent mais respectueux.Certes, notre ferme et constante adhésion au magistère perpétuel de l'Église est le meilleur témoignage que nous pouvons donner à la Rome moderniste. Nous n’avons pas le droit de mettre en péril les fruits durement gagnés de quarante ans de combat pour la foi simplement parce que les autorités romaines sont agréables et accessibles et de nous dire que nous pouvons leur faire confiance. Nous avons beaucoup trop à perdre et, à notre avis, un tel rapprochement serait un énorme pari. Nous ne devons pas et ne pouvons pas dilapider le glorieux legs et héritage de Mgr Lefebvre.
en Anglais (version trouvée sur Respice Stellam): 

STATEMENT OF POSITION
We are not against a return to a normal juridical status in the Church for Catholic Tradition, but the circumstances and timing have to be right.
In our opinion we think close co-operation with the post conciliar authorities at the present time would be harmful and even destructive for the goal that we are working towards which is the full restoration in the Church of Catholic tradition and the establishment of the Social Reign of Our Lord Jesus Christ. This was the aim and objective of our founder Archbishop Marcel Lefebvre and that of all the modern Popes up to the time of Vatican II.
Rome has always been the centre of Catholic unity and the Papacy the guardian of orthodoxy for two thousand years. Tragically, Catholic Rome and the successors of Peter have for the past forty years succumbed to the powerful influences of liberal protestantism and modernism leading to the weakening of the faith of millions of souls and drawing the Church of Christ towards apostacy. As a consequence of this, devout Catholics have been obliged to withdraw their obedience and allegiance from the post-conciliar authorities in order to preserve their faith and Catholic way of life. We must obey God and the authority of Catholic Tradition, rather than the false modernist shepherds of contemporary Rome. This situation and choice has been forced on traditional Catholics by modernist Rome because Vatican II is the cause of the crisis.
We do not accept that Rome is now more sympathetic towards Tradition and is more favourably disposed towards the Society. Rather and on the contrary, there are so many instances of a very aggressive attitude towards any group or individual turning to tradition coming under ecclesiastical censure. It is beyond dispute that Rome is now more modernist and liberal than during the Pontificate of John Paul II, so rather than seek a rapprochement with Rome, we need to maintain our position of prudent but respectful detachment.
Surely, our firm and constant adherence to the perennial magisterium of the Church is the best witness we can give to modernist Rome. We have no right to imperil the hard earned fruits of forty years of combat for the Faith simply because the Roman authorities are nice and approachable and tell us we can trust them. We have far too much to lose and in our opinion such a rapprochement would be an enormous gamble. We must not and cannot squander the glorious legacy and heritage of Archbishop Lefebvre.



ANNEXE  2: Traduction des emails en français 


Premier email: 
Cher Monsieur, 
Je voudrais apporter une clarification à la confusion portant sur un paragraphe qui a été ajouté à la Déclaration que j'ai écrit à la fin d'avril 2015. Ce texte n'a jamais fait partie de ma déclaration, et n'a jamais été destiné à la publication. Je l'ai certes rédigé au cours du mois de février 2015, à la suite des visites du cardinal Brandmuller et de Mgr Schneider dans les séminaires de la Fraternité, car j'étais scandalisé par ces évênements. Ce texte n'était rien d'autre que des réflexions personnelles et informelles à un moment donné. 
A la fin d'avril, j'ai atteint un point où ma position dans la FSSPX n'était plus tenable, et la déclaration fut l'expression authentique de mes pensées et sentiments alors que je me préparais à quitter la FSSPX. 
Vous pouvez utiliser le texte de cet email si vous pensez que cela est utile. 
Je vous souhaite toute bénédiction t toute grâce pour votre apostolat.
Sincèrement en Jésus et Marie, 
Abbé Brendan King

Email 2: 
Merci beaucoup pour prompte réponse. Ce court texte n'était que des pensées privées, et vraiment, très brouillon, prêt (sic: il est probable que l'abbé ait voulu dire "pas prêt") et pas mûr. Ce texte, d'une certaine façon, s'est retrouvé attaché à la déclaration officielle par une erreur.
Prières et bénédictions
Abbé King


ANNEXE 3 : TEXTES ANGLAIS:


Email 1:
Dear Sir,
I would like to clarity the confusion regarding a short text that was added to the 'statement of position' I wrote at the end of April 2015.  This text was never part of my statement nor intended for publication at any time.  I did indeed write it sometime in February 2015 in consequence of the visits of Cardinal Brandmuller and Bishop Schneider to the Society Seminaries as I was scandalised by these events.  The text was no more than my private and informal musings at that particular moment.
By the end of April , I had reached the point where my position in the Society had become untenable and the 'statement of position' was an authentic expression of my thoughts and sentiments as I prepared to leave the Society of St. Pius X.
Please use this email text if you think it will help.
I wish you every blessing and grace for your apostolate.
Sincerely in Jesus and Mary,
Father Brendan King.

Email 2:
Many thanks for your prompt reply.  The short text was private thoughts only and really very rough and ready [sic: we think that Father wanted to say: not ready] and not mature.  Somehow it got attached to the official public statement by an oversight. 
Prayers and blessings, 
Fr. King. 

jeudi 17 septembre 2015

"L'Eglise apparente" Père Roger Calmel O.P.


 source Dominicains d'Avrillé
 
    

Père Roger-Thomas Calmel

Depuis Paul VI il n’y a plus une Église mais deux. Obéissez à l’Église, obéissez à Rome, nous crient les hiérarques et les silencieux [1].
Ils peuvent s’époumoner à se rendre malades, ils ont bien fini de nous impressionner car nous savons désormais qu’il y a deux Romes comme il y a deux Églises. Obéir à Rome, obéir à l’Église nous ne voulons que cela ; nous sommes sûrs de ne pas faire autre chose. Mais justement, Rome, la seule Rome, la Rome qui est encore dans Rome, c’est celle des deux cent soixante-deux pontifes et qui ne se contredivisent pas à la Rome d’avant Paul VI et d’avant « le » concile.
L’Église, l’unique Église est celle qui n’oppose pas une Messe moderne à celle de quinze siècles de Messes ; qui ne substitue pas hypocritement le catéchisme batave au catéchisme de Trente ; qui transmet l’Écriture Sainte intégrale au lieu de la trafiquer ; qui garde ce qui demeure encore intact de vie religieuse contemplative ou active au lieu de le déliter et de le dissoudre au nom de l’obéissance. Nous obéissons à l’Église une, celle qui domine le monde moderne et la prétendue civilisation technique. Nous n’obéissons pas à une église moderniste, une église apparente qui est irrémédiablement engagée dans l’engrenage d’un monde qu’elle a prétendu épouser. Cette pseudo-église peut bien s’acharner à réduire en esclavage l’unique Église, nous ne sommes pas dupes. Nous ne sommes pas de la Rome qui n’est plus dans Rome ; nous ne sommes pas de l’église apparente et polyvalente. Nous sommes de l’Église de toujours, de la Rome de toujours. Telle est l’âme de notre résistance.
Itinéraires 190, Réclamation au Saint-Père,  p. 9-10.
Il nous faut avoir le courage de voir ce qui est : par un processus insensible une église apparente est en train de se substituer à l’Église véritable. Nous savons qu’elle ne réussira pas ; mais enfin la confusion et la corruption peuvent aller très loin et jusqu’à, séduire, s’il se pouvait, les élus eux-mêmes. C’est surtout, me semble-t-il, par l’extension de l’église apparente que se réalise la montée de l’apostasie.
(Itinéraires 106, Théologie de l’histoire, Annexe VII : Pseudo-Eglise,  p. 179.)
Comment en sommes-nous descendus à ce point et avec cette rapidité ? Ce serait, me semble-t-il, une explication insuffisante de tenir compte, uniquement, des théologiens hétérodoxes ou même du savoir-faire et de l’audace des novateurs forcenés. Il a fallu, en même temps, l’action ininterrompue de ces organismes occultes qui sont experts dans l’art redoutable d’orchestrer les mots d’ordre ambigus (sinon franchement hérétiques), qui les imposent peu à peu à des laïcs ou à des ecclésiastiques, qui font peser sans en avoir l’air une pression écrasante sur les autorités officielles. – Ainsi, prenons garde de ne pas oublier les Franc-Maçonneries de toute espèce et leur fonctionnement méthodique lorsque nous cherchons une explication suffisante de cette nouveauté apocalyptique des temps actuels : une Église apparente qui s’infiltre dans la véritable Église et tente de la supplanter. Nous parlons d’infiltration. Il s’agit en effet, de nos jours, d’une pénétration peu visible à un regard superficiel, peu apparente, insidieuse, plutôt que d’une persécution ouverte. A la suite des suggestions de Roca et de Saint-Yves d’Alveydre, les Franc-Maçonneries se préoccupent moins de combattre l’Église violemment que de lui enlever en douceur, et sous anesthésie préalable, ce qui la constitue en elle-même : la vie surnaturelle et la structure hiérarchique avec la primauté pontificale.
Itinéraires 105, Sociétés secrètes et victoire de Jésus-Christ,  p. 9-10.
[1] Les silencieux : allusion au mouvement des Silencieux de l’Eglise, lancé par Pierre Debray, et qui voulaient regrouper les catholiques conservateurs… dans la parfaite obéissance au Pape ! (NDLR.)

mercredi 16 septembre 2015

Campos: 62 raisons pour lesquelles nous ne pouvons pas en conscience assister à la nouvelle messe

 


Résumé : – Compilation par les prêtres du diocèse de Campos au Brésil –
Note : toutes les citations suivies d’une astérisque sont tirées de la lettre des cardinaux A. Ottaviani et A. Bacci au Pape Paul VI, datée du 25 septembre 1969, qui incluait « une étude critique du Nouvel Ordo Missæ ».



La messe traditionnelle

La messe nouvelle
2000 ans d’usage vénérable
Approuvée et fidèle
« Fabriquée » en 1969
Expérimentale
Clairement un sacrifice
Un autel, un prêtre
Clairement un repas
Une table
Centrée sur Dieu
Structurée pour la révérence
Centrée sur l’homme
Structure floue, invitation aux abus
Entièrement catholique
Une, sainte, catholique et apostolique
A moitié protestante
Privée de ces 4 notes
Codifiée au Concile de Trente
par un saint Pape (St Pie V)Une, sainte, catholique et apostolique
Arrangée artificiellement
avec l’approbation de 6 ministres protestants
Féconde (quantité de saints, martyrs, vocations religieuses)Stérile (séminaires vides, baisse de l’assistance à la messe, désertions en masse)
1. Parce que la nouvelle messe n’est pas une profession de foi catholique sans équivoque (ce qu’est la messe traditionnelle), elle est ambiguë et protestante. Donc puisque nous prions selon ce que nous croyons, il s’en suit que nous ne pouvons pas prier avec la nouvelle messe à la manière protestante et croire encore comme des catholiques !
2. Parce que les changements n’étaient pas de petits détails mais avaient en fait « trait à une rénovation fondamentale… un changement total… une nouvelle création ». (Mgr A. Bugnini, co-auteur de la nouvelle messe)
3. Parce que la nouvelle messe nous amène à croire « que les vérités… peuvent changer ou être traitées comme si elles n’existaient pas, sans qu’il y ait infidélité envers le dépôt sacré de la doctrine à laquelle la foi catholique est liée à jamais. »*
4. Parce que la nouvelle messe « s’éloigne de façon impressionnante de la théologie catholique de la Sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la XXIIème session du Concile de Trente » qui, en fixant les « canons », a fourni une « barrière insurmontable pour toute hérésie qui s’attaquerait à l’intégrité des Saints Mystères. »*
5. Parce que la différence entre les deux messes n’est pas purement de détail ou de simple modification de cérémonie, mais « tant de choses éternelles s’y trouvent reléguées à une place mineure (dans la nouvelle messe), – pour autant qu’elles y trouvent encore une place. »*
6. Parce que les « récentes réformes ont suffisamment démontré que de nouveaux changements dans la liturgie ne pourront pas se faire sans conduire au désarroi le plus total des fidèles qui déjà manifestent des signes de troubles et de diminution de la foi. » *
7. Parce qu’en des temps de confusion tels que les nôtres, nous sommes guidés par les paroles de Notre-Seigneur : « Vous les connaîtrez à leurs fruits ». Les fruits de la nouvelle messe sont : une baisse de 30% dans l’assistance à la messe du dimanche aux USA (NY Times 24/5/75), 43% de baisse en France (cardinal Marty), 50% de baisse en Hollande (NY Times 5/1/76).
8. Parce que « dans la meilleure art du clergé le résultat pratique (de la nouvelle messe) est une torturante crise de conscience… »*.
9. Parce que, moins de 7 ans après l’introduction de la nouvelle messe, les prêtres dans le monde sont passés de 413’438 à 243’307 … une baisse de près de 50% ! (Statistiques du Saint-Siège).
10. Parce que « les raisons pastorales avancées pour jstifier une telle rupture avec la tradition… ne nous semblent pas suffisantes. »*
11. Parce que la nouvelle messe ne manifeste pas la foi dans la présence réelle de Notre-Seigneur, la messe traditionnelle la manifeste sans équivoque.
12. Parce que la nouvelle messe établit une confusion entre la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie et sa présence MYSTIQUE parmi nous (se rapprochant de la doctrine protestante).
13. Parce que la nouvelle messe brouille ce qui devrait être une différence bien marquée entre le sacerdoce hiérarchique et le sacerdoce commun des fidèles (comme le fait le protestantisme).
14. Parce que la nouvelle messe favorise la théorie hérétique que c’est la FOI du peuple et non LES PAROLES DU PRÊTRE qui rend le Christ présent dans l’Eucharistie.
15. Parce que l’insertion de la « Prière des fidèles » luthérienne dans la nouvelle messe suit et met en avant l’erreur que tous les fidèles sont des prêtres.
16. Parce que la nouvelle messe supprime le Confiteor du prêtre – le rend collectif avec le peuple -, promouvant ainsi le refus de Luther d’accepter l’enseignement catholique selon lequel le prêtre est juge, témoin et intercesseur avec Dieu.
17. Parce que la nouvelle messe nous donne à entendre que le peuple concélèbre avec le prêtre, ce qui va à l’encontre de la théologie catholique !
18. Parce que six ministres protestants ont collaboré à l’élaboration de la nouvelle messe : George, Jasper, Shepher, Kunneth, Smith et Thurian.
19. Parce que de même que Luther a supprimé l’offertoire – parce qu’il exprimait très clairement le caractère sacrificiel et propitiatoire de la messe – de même les inventeurs de la nouvelle messe l’ont supprimé, le réduisant à une simple préparation des oblats.
20. Parce qu’on en a retiré suffisamment de théologie catholique que les protestants peuvent utiliser le texte de la nouvelle messe sans difficulté, tout en gardant leur antipathie pour la véritable Eglise Catholique romaine. Le ministre protestant Thurian (co-consulteur pour le projet de la nouvelle messe) a dit qu’un fruit de la nouvelle messe « sera peut-être que des communautés non-catholiques pourront célébrer la Cène du Seigneur en utilisant les mêmes prières que l’Eglise catholique. » (La Croix, 4/30/69)
21. Parce que le ton narratif de la consécration dans la nouvelle messe implique que c’est seulement un mémorial et non un vrai sacrifice (thèse protestante).
22. Parce que par de graves omissions, la nouvelle messe nous amène à croire que c’est seulement un repas (doctrine protestante) et non pas un sacrifice pour la rémission des péchés (doctrine catholique).
23. Parce que les changements tels que : la table au lieu de l’autel, l’orientation face au peuple au lieu du tabernacle ; la communion dans la main, etc. accentuent des doctrines protestantes (par ex. la messe n’est qu’un repas ; le prêtre n’est qu’un président de l’assemblée ; l’Eucharistie N’EST pas le Corps, le Sang, l’âme et la divinité de Jésus-Christ, mais simplement un morceau de pain, etc.)
24. Parce que les protestants eux-mêmes ont dit : « les nouvelles prières eucharistiques catholiques ont abandonné la fausse (sic) perspective d’un sacrifice offert à Dieu ». (La Croix, 10/12/69)
25. Parce que nous sommes confrontés avec le dilemme : soit nous devenons protestants en rendant un culte avec la nouvelle messe soit nous préservons la foi catholique en adhérant fidèlement à la messe traditionnelle, la messe de toujours.
26. Parce que la nouvelle messe a été faite selon la définition protestante de la messe : « La Cène du Seigneur ou messe est la synaxe sacrée ou assemblée du peuple de Dieu qui se rassemble sous la présidence du prêtre pour célébrer le mémorial du Seigneur. » (§7 de l’Instructio generalis, définissant la nouvelle messe 6/4/69).
27. Parce qu’au moyen d’ambiguïtés, la nouvelle messe prétend plaire aux catholiques tout en plaisant aux protestants ; ainsi elle parle un double langage et elle offense Dieu qui a en horreur cette sorte d’hypocrisie : « Maudits soient… les hommes au langage double car ils détruisent la paix d’un grand nombre. » (Sirach)
28. Parce que les beaux hymnes catholiques si familiers aux peuples qui les avaient inspiré pendant des siècles, ont été mis aux ordures et remplacé par de nouveaux hymnes de tendance fortement protestante, accentuant encore davantage l’impression que l’on n’assiste plus à un service catholique.
29. Parce que la nouvelle messe contient des ambiguïtés qui favorisent de façon subtile l’hérésie, ce qui est plus dangereux que si elle était clairement hérétique puisque une semi-hérésie ressemble à moitié à la Vérité !
30. Parce que le Christ n’a qu’une seule Epouse, l’Eglise catholique, et son culte ne peut pas servir également des religions qui lui sont hostile.
31. Parce que la nouvelle messe suit la forme de la messe anglicane hérétique de Cranmer, et que les méthodes utilisées pour la promouvoir calquent précisément les méthodes des hérétiques anglais.
32. Parce que notre Sainte Mère l’Eglise a canonisé les nombreux martyrs anglais qui furent tués pour avoir refusé de participer à une messe semblable à la nouvelle messe !
33. Parce que les protestants qui se sont convertis au catholicisme sont scandalisés de voir que la nouvelle messe est la même que celle à laquelle ils assistaient en tant que protestants. L’un d’eux, Julien Green, demande : « Pourquoi nous sommes-nous convertis ? »
34. Parce que les statistiques montrent une grande baisse des conversions au catholicisme à la suite de l’utilisation de la nouvelle messe. Les conversions qui atteignaient les 100’000 par an aux USA, ont diminué jusqu’à moins de 10’000 ! Et le nombre de gens qui quittent l’Eglise excède de beaucoup ceux qui y entrent.
35. Parce que la messe traditionnelle a forgé de nombreux saints. « Des saints innombrables ont été nourris abondamment avec la piété convenable envers Dieu par elle… » (Pape Paul VI, Const. Apost. Missale Romanum).
36. Parce que la nature de la nouvelle messe est telle qu’elle facilite les profanations de la sainte Eucharistie, qui se produisent avec une fréquence jamais connue avec la messe traditionnelle.
37. Parce que la nouvelle messe, en dépit des apparences, véhicule une foi nouvelle, et non la foi catholique. Elle véhicule le modernisme et suit exactement les tactiques du modernisme, utilisant une terminologie vague pour insinuer et faire avancer l’erreur.
38. Parce qu’en introduisant des variations à options, la nouvelle messe sape l’unité de la liturgie, chaque prêtre étant sujet à des déviations selon son gré sous prétexte de créativité. Le désordre résulte inévitablement, accompagné par un manque de respect et de l’irrévérence.
39. Parce que beaucoup de bons théologiens catholiques, de canonistes et de prêtres n’acceptent pas la nouvelle messe, et affirment qu’ils ne peuvent la célébrer en bonne conscience.
40. Parce que la nouvelle messe a éliminé des choses telles que : les génuflexions (il n’en reste que trois), la purification des doigts des prêtres dans le calice, la préservation de tout contact profane des doigts du prêtre après la consécration, les pierres d’autels consacrées et les reliques, les trois nappes d’autel (réduites à une), tout ce qui « sert seulement à accentuer à quel point la foi dans le dogme de la présence réelle est outrageusement et implicitement répudiée. »*
41. Parce que la messe traditionnelle, enrichie et mûrie par ces siècles de tradition sacrée, a été codifiée (non pas inventée) par un pape qui était un saint, Pie V; tandis que la nouvelle messe a été artificiellement fabriquée par six ministres protestants et un franc-maçon du 33ème degré, à savoir Mgr A. Bugnini qui fut plus tard exilé du Vatican à cause de ses liens avec la franc-maçonnerie.
42. Parce que les erreurs de la nouvelle messe qui se trouvent accentuées dans la version vernaculaire sont présentes même dans le texte latin de la nouvelle messe.
43. Parce que la nouvelle messe, avec ses ambiguïtés et son esprit permissif, nous expose à la colère de Dieu en facilitant le risque de consécrations invalides. « Les prêtres dans un avenir proche, qui n’auront pas reçu la formation traditionnelle, et qui comptent sur le Novus ordo Missæ avec l’intention de « faire ce que l’Eglise fait », consacreront-ils validement ? Il est permis d’en douter ! »*
44. Parce que l’abolition de la messe traditionnelle rappelle la prophétie de Daniel (8, 12) : « Et il lui fut donné pouvoir contre le sacrifice perpétuel à cause des péchés du peuple » et la remarque de St Alphonse de Liguori : parce que la messe est la meilleure et la plus belle des choses qui existe dans l’Eglise ici-bas, le diable a toujours cherché au moyen des hérétiques, à nous en priver.
45. Parce que dans les endroits où la messe traditionnelle est préservée, la foi et la ferveur des gens sont plus grandes. Tandis que l’opposé est vrai là où règne la nouvelle messe (Rapport sur la messe, diocèse de Campos, Roma, Buenos Aires n° 69, 8/81).
46. Parce qu’avec la nouvelle messe viennent aussi un nouveau catéchisme, une nouvelle morale, de nouvelles prières, un nouveau code de droit canon, un nouveau calendrier, – en un mot, une NOUVELLE EGLISE, une complète révolution par rapport à ce qui était. « La réforme liturgique… ne vous laissez pas tromper, c’est là que commence la révolution ». (Msgr Dwyer, archevêque de Birmingham, porte-parole du synode épiscopal).
47. Parce que la beauté intrinsèque de la messe traditionnelle attire les âmes par elle-même, tandis que la nouvelle messe dépourvue d’attirance en elle-même, doit inventer des nouveautés et des spectacles pour attirer les gens.
48. Parce que la nouvelle messe rassemble de nombreuses erreurs condamnées par le pape Pie XII (ex. : l’autel en forme de table. Voir Mediator Dei).
49. Parce que la nouvelle messe tente de transformer l’Eglise catholique en une nouvelle église œcuménique embrassant toutes les idéologies et toutes les religions – le bien et le mal, la vérité et l’erreur – un but dont ont longtemps rêvé les ennemis de l’Eglise catholique.
50. Parce que la nouvelle messe, en retirant les saluts et la bénédiction finale quand le prêtre célèbre seul, manifeste un refus et une absence de foi dans le dogme de la communion des saints.
51. Parce que l’autel et le tabernacle sont maintenant séparés, marquant ainsi une division entre le Christ dans son prêtre-et-sacrifice-sur-l’autel et sa présence réelle dans le tabernacle « deux choses qui par leur nature même doivent rester ensemble » (Pie XII).
52. Parce que la nouvelle messe ne constitue plus un culte vertical entre Dieu et l’homme, mais plutôt un culte horizontal entre l’homme et l’homme.
53. Parce que la nouvelle messe, bien que se conformant en apparence aux dispositions du Concile Vatican II, s’oppose en réalité à ses instructions, puisque le concile lui-même a déclaré son désir de conserver et de promouvoir le rite traditionnel.
54. Parce que la messe traditionnelle latine du pape St Pie V n’a jamais été légalement abrogée et en conséquence demeure un véritable rite de l’Eglise Catholique Romaine au moyen duquel les fidèles peuvent remplir leur obligation dominicale.
55. Parce que le pape St Pie V a accordé un indult à perpétuité, valide « pour toujours », pour célébrer la messe traditionnelle librement, licitement, sans scrupule de conscience, sans punition, sentence ou censure (Bulle papale « Quo primum« ).
56. Parce que le Pape Paul VI, en promulguant la nouvelle messe, a déclaré lui-même : « Le rite… en lui-même n’est pas une définition dogmatique. (19/11/69)
57. Parce que le pape Paul VI, quand le Cardinal Heenan d’Angleterre lui a demandé s’il abrogeait ou interdisait la messe tridentine, a répondu : « Ce n’est pas notre intention d’interdire absolument la messe tridentine. »
58. Parce que « dans le Libera nos de la nouvelle messe, la Sainte Vierge, les apôtres et tous les saints ne sont plus mentionnés, leur intercession n’étant ainsi plus demandée, même en temps de péril. »*
59. Parce que dans aucune des trois nouvelles prières eucharistiques (de la nouvelle messe) il n’y a de référence… à l’état de souffrance de ceux qui sont morts, dans aucune d’elles il n’y a la possibilité d’un Mémento particulier; on sape ainsi la foi dans la nature rédemptrice du Sacrifice. *
60. Parce que nous reconnaissons l’autorité suprême du Saint-Père dans son gouvernement universel de la Sainte Eglise, mais que nous savons que même cette autorité ne peut pas nous imposer une pratique qui est si CLAIREMENT contre la foi : une messe qui est équivoque et qui favorise l’hérésie et en conséquence qui déplaît à Dieu.
61. Parce que, comme l’a affirmé le concile Vatican I, « le Saint-Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre, pour qu’ils fassent connaître sous sa révélation une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la Révélation transmise par les apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi. » (DzH 3070)
62. Parce que l’hérésie, ou tout ce qui favorise clairement l’hérésie, ne peut pas être matière à obéissance. L’obéissance est au service de la foi et non la foi au service de l’obéissance ! Ainsi donc, dans le cas concerné, « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5, 29).

mardi 15 septembre 2015

Pélerinage au Nord de l'Angleterre avec l'abbé King



Le week end dernier (6 septembre), l'abbé Brendan King a mené les fidèles du Nord de l'Angleterre, au nombre de 45 environ, en pèlerinage à Holywell. La journée a commencé avec la vénération des reliques de St Winifred, suivie du chapelet. La messe fut ensuite célébrée dans une salle non loin de là, et le pèlerinage s'est terminé avec le chemin de croix. La photo ci dessus montre quelques pèlerins au Calvaire, à l'issue du chemin de croix.

vendredi 11 septembre 2015

Aidez le séminaire à constituer sa chapelle....

Le cœur du séminaire, c'est l'autel et sa chapelle. C'est principalement en ce lieu saint que les séminaristes apprendront à aimer Notre Seigneur et à devenir de saints prêtres.  Aussi nous souhaitons que ce lieu soit le plus digne possible pour le culte divin.
Un donateur a offert l'autel qui sera restauré sous peu. D'autres objets nous ont été généreusement offerts.
Mais il nous faudrait assez rapidement : 
  • un banc de communion,
  • des prie-Dieu,
  • un ostensoir,
  • des rampes,
  • un petit chemin de croix,
  • des ciboires et des calices.
  • Nous ne refusons pas les ornements dans la mesure où il n'y aurait pas trop de travail de réparation.
  • Des tableaux religieux.
Nous vous remercions par avance de votre générosité et vous assurons des prières des séminaristes à vos intentions.
 
L'économe du séminaire
 
1, chemin de la petite Garde
49240 Avrillé
Tél fixe : 09 83 90 56 09
mail : seminaire.slm@gmail.com

jeudi 10 septembre 2015

Programme des messes en France et Belgique

Voir par région sur Reconquista

D 27 septembre: Messe à Paris, Bordeaux et à Jeu les Bois (Châteauroux)
D 4 octobre: messe à Rouen et Caen
S 10 octobre: Messe en Belgique (18h00)
D 11 octobre: Côtes d'Armor, Paris et Belgique
L 12 octobre: Belgique (8h30)
D 18 octobre: messe en Alsace, à Brest et Caen
D 25 octobre: Châteauroux (Jeu les Bois), Bordeaux et en Ile de France
D 8 novembre: Rouen
D 15 novembre: Alsace
22 novembre: Châteauroux (Jeu les Bois)
D 13 décembre : Alsace
D 20 décembre: Châteauroux (Jeu les Bois)

Messe quotidienne au Pays Basque, à Lourdes, et à Avrillé.
Messe chaque dimanche en Vendée et ces lieux.
Confessions avant chaque messe
Pour tous renseignements :


Toutes les infos sur France Fidèle

Gérard Leclerc: «Pour le pape, les membres de la Fraternité Saint-Pie-X font partie de l’église»





SOURCE - Bertille Perrin - Famille Chrétienne - 2 septembre 2015

NOTE DE FRANCE FIDELE :
Le Journal "Famille Chrétienne" est un organe de presse dans la mouvance libérale,  pseudo conservatrice et conciliaire. Mais l'analyse de ce journaliste n'en demeure pas moins intéressante. Il note en effet que le pape François considère que la FSSPX fait bien partie de l'église.  Mais il ne note pas de quelle église la FSSPX fait partie : la conciliaire ou la catholique ? Mgr Fellay se refusant à faire cette distinction et réclamant à corps et à cri d'être reconnu par cette église conciliaire qu'il considère comme catholique, le piège vient donc de se refermer sur lui et sur toute sa congrégation qui peut être désormais considérée comme une partie à part entière et juridique de l'église conciliaire.
Les fidèles catholiques qui ne veulent pas de communion avec cette église conciliaire n'ont plus qu'à tirer les conclusions pratiques et douloureuses qui s'imposent.... la valise...

À l’occasion de l’Année de la miséricorde, le pape François a assuré que les fidèles qui recevraient le sacrement de réconciliation auprès des prêtres de la Fraternité Saint-Pie-X recevront de manière exceptionnelle « une absolution valide et licite de leurs péchés ». Analyse de Gérard Leclerc, journaliste et auteur en 2009 de Rome et les lefebvristes.
Quelle est la portée de ce geste du pape François ?
C’est un geste prophétique et performatif au sens où cela fait bouger de facto les choses. Le pape prend une initiative qui montre que, pour lui, les membres de la Fraternité Saint-Pie-X font partie de l’Église. Je pense qu’il veut comme forcer les choses en instaurant cette communion en dépit des désaccords : il nous oblige ainsi à aller au-delà du juridisme, pour cheminer vers la communion réelle.
Pour moi, le pape prêche le dénouement de la crise doctrinale en posant un geste très significatif qui touche le cœur même de l’action sacramentelle de l’Église.
Est-ce étonnant de sa part ?
Certains le disaient indifférent à ces chrétiens. Pourtant, je sais que le cardinal Bergoglio à Buenos Aires avait déjà fait un geste à leur égard, en affirmant qu’ils relevaient de l’Église catholique pour les sortir d’un problème administratif avec l’État.

Je note d’autre part que Benoît XVI, qui avait pourtant fait de grands efforts pour aboutir à une réconciliation avec la fraternité Saint-Pie-X, n’a pas été jusque-là.
La Fraternité Saint-Pie X a accueilli cette nouvelle avec bienveillance, quels bénéfices peut-elle en tirer ?
À entendre les propos de certains responsables de la Fraternité, il est évident que la hache de guerre n’est pas enterrée. Mais on peut supputer que la situation actuelle est tout de même pour eux incommode et anormale.


Plus qu’un désaccord intellectuel, c’est la substance même du rapport ecclésial qui est faussé : la plupart d’entre eux ont une forte conscience ecclésiale, tout en étant séparés de la communion romaine. La possibilité d’envisager la communion parfaite dans l’acte sacramentel doit être importante pour eux.

Bertille Perrin