lundi 16 février 2026

La stratégie de la main tendue ou du petit chaperon rouge

Nous avons eu quelques réactions suite à cette caricature. Il est sans doute opportun de l'expliquer car la plupart des catholiques ne comprennent pas le danger du dialogue ou de la main tendue. Il s'agit d'une stratégie communiste en vue de neutraliser l'adversaire. Cette stratégie est aussi celle des modernistes : elle a été celle du Pape François, et elle est maintenant celle de Léon XIV et de ses agents. Explications.

La stratégie néo-communiste de « la main tendue » - avec Gramsci, Togliatti et Berlinguer – a attrapé les chrétiens naïfs qui ont été le cheval de Troie introduit dans le Sanctuaire et ont commencé le phénomène des « chrétiens pour le socialisme ». Ces chrétiens naïfs ont mordu à l’hameçon, en s’appuyant sur la fausse présomption selon laquelle chaque doctrine, bien qu’erronée à l’origine, peut évoluer vers le « bien », mais non nécessairement vers la vérité, laquelle n’intéresse plus les chrétiens pragmatiques du néo modernisme, comme pour les marxistes.

En bref, du domaine des principes modernistes kantiens immanentistes (Benoît XVI, 2005-2013), nous sommes passés au domaine marxiste de la théologie de la libération et de la primauté absolue de la pratique et de la rencontre personnelle (François Ier). Pour cette raison, depuis 2013, on ne parle plus de la continuité de Vatican II avec la Tradition (herméneutique de la continuité), de la pleine orthodoxie de la messe de Paul VI, mais on se rencontre, on se parle, on fraternise et à la fin, on finit par penser comme on agit (« agere sequitur esse »).

Malheureusement, les plus fragiles et vulnérables sont les catholiques fidèles puisque, contrairement aux modernistes, ils sont honnêtes, droits et peut-être un peu naïfs, alors que le modernisme, comme le marxisme, ne s’occupe pas du bien et du vrai, de la métaphysique et de la morale, mais seulement du résultat pratique.

Il ne faut donc pas s’étonner qu’il arrive aux fidèles naïfs ce qui est écrit dans l’histoire du Chaperon rouge qui répond naïvement au loup (comme Eve répondit naïvement au serpent) qui l’invite à entrer dans sa tanière : « Que vous avez de beaux yeux ! - C’est pour mieux te voir. – Que vous avez une belle bouche ! – C’est pour mieux te manger… » C’est dans la nature des choses que le grand poisson mange le petit, que le loup dévore l’agneau, que le chien haït le chat, que le modernisme édulcore et transforme tout doucement, insensiblement, le christianisme de l’intérieur, en laissant seulement les apparences (la belle liturgie) sans plus la substance (la philosophie, la théologie, l’ascétique et la mystique). Pourtant, au temps d’Arius, pour un seul iota (homousios/homoiusios), les catholiques ont été excommuniés et même martyrisés, mais aujourd’hui nous ne voyons pas de Saint Athanase dans la hiérarchie.

En 1945, Palmiro Togliatti (Discours au Comité central du Parti Communiste Italien, 12 avril) relança avec grand style l’idée léniniste/gramscienne de la rencontre, dans les pays à majorité chrétienne, des masses communistes et catholiques, au-dessus des dissensions théoriques, dans les actions syndicales, sociales et pacifistes. Sachant bien que le marxisme ou pratique pure n’avait rien à perdre, alors que le christianisme, dans lequel la primauté est à la théorie, aurait perdu de son sel et serait devenu insipide. « Quand le sel perd sa saveur, il n’est plus bon qu’à être jeté à terre et foulé aux pieds. » (Mt, V, 13)

Togliatti a proposé la rencontre entre communistes et catholiques (comme François Ier le propose entre modernistes et traditionalistes) uniquement sur le plan de l’action, sans aucune référence à l’idéologie (de même François Ier ne fait aucune référence à la théologie). Togliatti disait clairement : « Si on ouvre une discussion théologique, moi je ne veux pas y entrer. » Il en va de même pour François Ier. Togliatti n’a rien cédé de la doctrine communiste, comme François Ier ne cède rien de la théologie ultra-moderniste. Initialement, l’important est d’agir ensemble pour arriver finalement au leadership du mouvement marxiste sur les chrétiens et du modernisme pratique sur le catholicisme romain. A titre d’exemple, lorsque le Pô se jette dans la mer Adriatique, les eaux du fleuve restent bien distinctes sur les premiers mètres bien qu’ « édulcorées », mais après, la mer l’a annexé. Donc si les traditionalistes entrent ou se jettent dans les bras du mondialisme moderniste, au début, ils pourront maintenir leur identité bien qu’un peu édulcorée, mais après ils seront engloutis dans la globalisation du modernisme mondialiste.

L’imprudence, la confiance, l’optimisme exagéré, la présomption de soi-même, l’utopisme malsain ont amené les chrétiens dans la gueule du marxisme, comme cela arriva au Petit Chaperon Rouge qui finit dans la gueule du loup. Espérons que cela puisse servir d’exemple aux traditionalistes.

Antoine Gramsci, en 1920, écrivait : « En Italie, à Rome, il y a le Vatican, le Pape ; l’Etat libéral a dû trouver un système d’équilibre avec l’Eglise ; de la même manière, l’Etat ouvrier doit trouver un équilibre avec le Vatican. » Bergoglio dit : aujourd’hui, dans le Nouvel Ordre Mondial, il reste encore une bonne partie de catholiques non modernistes et non globalisés, donc il faut trouver un système d’équilibre pour les neutraliser. Pour celui-ci, comme pour Hegel, « la ruse de la raison est l’unique principe qui justifie ou non l’action », et Bergoglio est très rusé et très autoritaire. Attention à ne pas le sous-évaluer !

Dans le livre d’interview écrit par Sergio Rubin et Francesca Ambrogetti, intitulé  Jorge Bergoglio- Pape François, le nouveau Pape se raconte (Florence/Milan, Edition Salani, 2013), on lit : « L’obsession de Bergoglio peut se résumer en deux mots : rencontre et unité » (p 7). En effet, Bergoglio se définit lui-même comme le théoricien de « la culture de la rencontre » (p 107). Selon lui, il est nécessaire de donner « la priorité aux rencontres entre les gens, de marcher ensemble. Ce faisant, il sera plus facile d’abandonner les différences » (p 76). En outre, selon Bergoglio, il est bon « de ne pas se perdre dans de vides réflexions théologiques » (p 39).

Le programme proposé par François Ier est de désidéologiser au début, de se rencontrer, de construire des ponts, d’abattre les palissades, d’éviter de stériles discussions doctrinales, mettant en avant le « dialogue, dialogue, dialogue… », agir ensemble pour arriver par la suite à penser accidentellement de la même manière. (« Cogitare sequitur esse »). Ainsi le modernisme, qui, désormais occupe les sommets du milieu catholique et ecclésiastique, demande aux catholiques fidèles à la tradition d’agir ensemble pour vaincre le matérialisme, l’athéisme et de faire partie de la globalisation, du mondialisme et du Nouvel Ordre Mondial. Quelques catholiques fidèles de bonne foi se laissent convaincre et, par le biais d’un transbordement idéologique inaperçu, agissent de concert avec les modernistes et ils finissent par être mangés par eux, comme « le plus petit poisson est mangé par le plus grand ».

Togliatti encore, dans un discours à la conférence de Bergame (20 mars 1963), disait : « Désormais l’Eglise accepte que l’ère constantinienne est terminée avec ses anathèmes, ses discriminations religieuses. »

Dans la proposition communiste et moderniste du « compromis historique », on rend publiques et concrètes des garanties pour l’exercice de la foi catholique, mais délibérément, on ne pense pas à la question qui surgit spontanément : « Et après ? » Ce fut la question précise que Saint Philippe Néri posa au jeune Vincent Zazzera qui lui avait dit qu’il voulait devenir prêtre, puis évêque, cardinal et aussi Pape. Alors Saint Philippe lui demanda  « - Et après ? ».  Le malheureux ne l’écouta pas ; il n’a pas dit comme Saint Philippe Néri  « Je préfère le Paradis ».  Il ne pensa pas à l’éternité, mais à la carrière ; il devint évêque mais ne trouva pas la paix avec le Seigneur. On voit donc la malhonnêteté de la promesse marxiste/moderniste et, au minimum, la naïveté de l’acceptation catholique en ne pensant pas au « et après ? » sur cette terre et dans l’au-delà.

La crise interne au milieu catholique post-conciliaire des années 60/70, qui était favorable à la collaboration pratique avec le marxisme, est similaire à celle que l’on voit aujourd’hui, de façon claire, dans le monde catholique anti-moderniste qui veut fusionner avec le super-modernisme.

En bref, comme on disait dans les années 60, le Christ et Marx ne peuvent aller ensemble, mais les chrétiens et les marxistes peuvent se retrouver ensemble pour collaborer à la conduite des affaires publiques ; ainsi, aujourd’hui, on dit que le modernisme et le catholicisme sont inconciliables, mais les catholiques et les modernistes peuvent marcher ensemble et collaborer dans la conduite de l’Église, l’aidant à surmonter cette longue période de crise et à jeter les fondements d’un Nouvel Ordre Mondial, dans lequel il y aura un seul temple religieux, dans une seule République universelle.

L’important c’est, comme le disait Lénine : « ne pas attaquer l’ennemi frontalement, mais l’engluer dans les compromis. »

En résumé et au sens du présent article, on peut appliquer à Léon tout ce qui est dit de Bergoglio-François.

jeudi 12 février 2026

Des évêques, OUI MAIS quels évêques ?

Le 11 février, l'abbé Salenave a proposé l'analyse ci-dessous, analyse de la situation telle qu'elle se présentait ce jour-là.

Source

L'annonce de sacres par l'abbé Pagliarani a sans doute rassuré ceux qui s'inquiétaient (seulement) de risquer ne plus recevoir les sacrements d'ordre et de confirmation.

Or la question d'un évêque ne soulève pas seulement la problématique des sacrements (qui peuvent être valides chez les modernistes), mais essentiellement de son pouvoir d'enseignement. C'est le propre de l'évêque d'enseigner.

Or, dans son communiqué, la SSPX ne rapporte absolument pas cette question. Le communiqué limite l'état de nécessité aux sacrements d'ordre et de confirmation.

Pourtant si Mgr Lefebvre a estimé être en état de nécessité, c'est essentiellement en raison des erreurs répandues par le concile Vatican II, la réforme liturgique n'étant que la partie émergée de l'iceberg.

Dans ces conditions, la SSPX va-t-elle pouvoir sacrer des évêques dans la ligne de Mgr Lefebvre ?

C'est chose quasiment impossible, car le(s) candidat(s) qui sera choisi ne pourra pas être choisi en dehors de la SSPX - ce sera sans doute un directeur de séminaire, un supérieur de district ou une personne importante - MAIS qui aura suivi et adhéré à la nouvelle orientation de la SSPX depuis 2012. Il aura forcément adhéré à l'esprit du chapitre révolutionnaire de juillet 2012, il aura aussi accepté les paliers sacramentels comme la juridiction pour les confessions, et le nouveau statut des mariages conclus dans la Fraternité. Il aura en outre accepté l'éjection de Mgr Williamson.

Dans ces conditions, on imagine mal un évêque de fer comme Mgr Lefebvre ou Mgr Williamson, mais davantage un évêque gentil et conciliant qui donnera les sacrements sans faire de vagues.

Voilà pourquoi Rome pourrait ne pas fulminer d'excommunication,  et voilà aussi pourquoi Mgr Fellay a donné son accord au principe de ce(s) sacre(s).

Il n'est pas besoin d'être grand prophète pour imaginer que ce(s) évêque(s) seront des Fellay (bis). 

Rome n'aura définivement plus rien à craindre d'une oeuvre qui aura cessé de se battre.

Une fois de plus, nous saisissons toujours mieux pourquoi Mgr Williamson avait bien fait de sacrer six évêques. Par ce fait, il continuait "l'opération-survie" spirituelle de Mgr Lefebvre.

mercredi 11 février 2026

Un prêtre de la Compagnie de Marie en garde à vue pour avoir béni une église

Voici ce qu'en rapporte un journal local :



Église de Saint-Gault (Mayenne) — chronique d’un scandale ordinaire

Depuis des mois, le sort de l’église millénaire de Saint-Gault empoisonne la vie locale.
Un édifice que certains veulent sauver.
Un bâtiment que d’autres ont déjà enterré.

Mercredi dernier, un incident oppose un prêtre au maire de la commune. En quelques heures, la presse locale tranche, titre, condamne :

« Un prêtre agresse le maire »
« Inadmissible »
« Deux personnes placées en garde à vue »Capture : https://france3-regions.franceinfo.fr/pays-de-la-loire/mayenne/on-a-franchi-une-etape-qui-est-inadmissible-a-quelaines-saint-gault-en-mayenne-le-maire-se-confie-apres-l-incident-avec-un-pretre-3295143.html

Rideau.

Chez Mayenne Aujourd’hui, nous n’entretenons pas l’illusion d’une neutralité hors-sol. Nous sommes un média engagé, enraciné, attaché au patrimoine, à la liberté de conscience et au droit de contester. Nous enquêtons. Nous écoutons. Nous confrontons les versions.

Et lorsque l’on prend le temps de replacer les faits dans leur chronologie, une autre histoire apparaît.

Plus dérangeante.
Plus politique.
Plus révélatrice.

Une église qu’on a laissé mourir


L’église Saint-Gault, fondée au XIᵉ siècle, n’est pas tombée en ruine par accident.

Elle a été fermée.
Clôturée.
Privée de toute perspective de restauration.

Et enfin désaffectée.

Quinze ans sans entretien sérieux.
Quinze ans sans volonté réelle de sauvegarde.
Quinze ans de dégradation parfaitement prévisible.

En septembre dernier, Mayenne Aujourd’hui assistait à la réunion publique organisée par la municipalité de Quelaines-Saint-Gault. Officiellement, il s’agissait « d’ouvrir la réflexion ». Dans les faits, la décision semblait déjà ficelée.

Le maire évoquait plusieurs pistes : salle de spectacle, jardin du souvenir, démolition partielle.
L’usage cultuel n’était même plus une hypothèse.

Les membres de l’Association pour la sauvegarde de l’église peinaient à se faire entendre. Certains habitants allaient jusqu’à leur reprocher de ne pas être originaires de la commune, comme si le patrimoine cessait d’être commun dès lors qu’il dérange.

Ce soir-là, un mot dominait les échanges : résignation.

Ou, pour être plus honnête : liquidation.

Mercredi : un incident, un mot, une mise en accusation


Mercredi dernier [Note de Reconquista : 4 février 2026], l’abbé Matthieu Salenave, prêtre non rattaché à l’évêque de la Mayenne, se rend près de l’église accompagné d’un fidèle.

Objectif : bénir l’édifice, prier pour sa sauvegarde, filmer quelques images afin de sensibiliser les catholiques et l’opinion publique à la disparition programmée de ce monument.

Quelques heures plus tard, la mécanique médiatique est enclenchée.

Le maire parle d’« agression ».
Les gendarmes évoquent une « violence avec arme ».
L’« arme » : une voiture.

Un mot suffit.https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/apres-lagression-dun-maire-en-mayenne-deux-personnes-dont-le-pretre-matthieu-salenave-placees-en-garde-a-vue-82a10914-0337-11f1-b297-4335c8ab3868?utm_content=link&utm_term=OuestFranceChateauGontier&utm_campaign=facebook&utm_source=nonli&utm_medium=Social

Agression.

Un mot qui transforme un désaccord patrimonial en fait criminel.
Un mot qui fabrique un coupable.
Un mot qui dispense de réfléchir au fond du dossier.

La version du prêtre


Nous avons longuement échangé avec l’abbé Matthieu Salenave.
Abbé Matthieu Salenave

Il se dit stupéfait de ce qui lui arrive.

Selon son récit, il arrive sur place calmement. Il bénit l’église. Il interpelle brièvement les ouvriers, sans agressivité, leur demandant simplement de réfléchir à ce qu’ils s’apprêtaient à faire.

Puis le maire arrive.

D’après l’abbé, le ton est immédiatement agressif. Le maire exige l’arrêt de la vidéo. Le fidèle refuse. Il est parfaitement légal de filmer sur la voie publique.

Le maire tente alors d’arracher le téléphone.

Des personnes s’attroupent.
La tension monte.

Le prêtre se sent agressé. Il décide de partir.

C’est à ce moment-là que, selon lui, le maire appelle les gendarmes et donne des ordres :

« Bloquez la voiture.
Mettez-vous devant.
Garez-vous en travers. »

Des ouvriers se placent devant le véhicule.
Certains tentent d’ouvrir les portières.

L’abbé démarre.

Très lentement.

Uniquement pour se dégager.

Personne n’est percuté.
Personne ne tombe.
Aucun choc.

Concernant le rétroviseur prétendument cassé, l’abbé nous le montre en visioconférence : il est intact. Pas une fissure. Pas une rayure.

Trente-six heures de garde à vue


Une heure après les faits, les gendarmes arrivent au prieuré.

Garde à vue.

Vingt-quatre heures sans audition.
Une prolongation, faute de procureur disponible.
Trente-six heures au total.

Le prêtre sera finalement entendu, sans avocat par choix personnel, puis relâché.

Il n’en revient toujours pas.

Il a depuis déposé plainte pour violences en réunion, tentative de vol de téléphone, tentative d’intrusion dans son véhicule et faux témoignage.

La vidéo, élément central du dossier, est désormais entre les mains de la justice.

Un récit officiel qui arrange


Dans cette affaire, la presse locale a choisi son camp très vite.

Un maire présenté comme victime.
Un prêtre présenté comme agresseur.
Un contexte patrimonial relégué au second plan.

Aucune mise en perspective.
Aucune prudence lexicale.
Aucun principe de précaution.

Pourtant, les faits matériels sont têtus : aucun blessé, aucun dégât constaté, un prêtre et un fidèle, face à plusieurs personnes, et une vidéo à visionner.

Mais dans notre époque, l’important n’est plus ce qui est vrai.

C’est ce qui est immédiatement exploitable.

Ce que révèle cette affaire


Ce n’est pas seulement l’histoire d’un prêtre et d’un maire (On a Don Camillo et Péponne pour ça, le respect en plus).

C’est celle d’une France où l’on préfère détruire que restaurer.

C’est celle d’un pouvoir local qui supporte de moins en moins la contestation symbolique.

C’est celle d’un pays où prier, bénir, filmer devient suspect.

Et c’est celle d’une presse qui se proclame neutre tout en relayant sans filtre la version institutionnelle.

Conclusion


L’abbé Matthieu Salenave nous a confié ces mots :

« J’aimerais que d’autres catholiques viennent prier devant cette église. Peut-être que tout cela est déjà une œuvre du Saint-Esprit. »

Peut-être.

Car ce qui devait se faire dans le silence se fait désormais au grand jour.

Et parfois, c’est ainsi que commencent les résistances.

Pierre d’Herbais.

À ce stade, l’enquête judiciaire est en cours. Mayenne Aujourd’hui rapporte les versions des différentes parties sans préjuger des conclusions de la justice.

mardi 10 février 2026

Lettre de Broadstairs 9 (Février 2026)

 Source


Nova et Vetera

La crise finale

1.Portons quelques instants notre regard sur les intrépides missionnaires de Dieu et sur l'occasion divine de leur apparition.

Selon saint Pierre, à la fin des temps viendront des séducteurs, des imposteurs, qui mettront en doute les promesses faites par Notre Seigneur, ainsi que Sa venue (II Pierre 3, 3-4).

Ces séducteurs, nous les voyons de nos propres yeux et nous les entendons de nos propres oreilles. Il s'agit des rationalistes, des matérialistes, des positivistes. Ils nient toute cause première et tout événement surnaturel, et ils ne se soucient pas de savoir d'où ils viennent ni où ils vont, tout comme les insensés décrits dans le livre de la Sagesse. Ainsi, à leurs yeux, l'homme doit profiter au maximum du moment présent, car tout le reste est incertain.

Ces faux sages relèguent les écrits inspirés de Moïse au rang de fables et refusent d'accorder une quelconque valeur historique aux Saintes Écritures. Tous ces textes, affirment-ils, sont l'œuvre d'un certain Esdras, un Juif présomptueux qui voulait exalter sa propre nation. Quant à la seconde venue de Jésus-Christ, la résurrection générale, le jugement dernier et la récompense ou le châtiment éternels, ils les considèrent tous comme absurdes et fantaisistes. Ils sont convaincus que l'humanité est sur la voie d'un progrès indéfini et qu'elle trouvera un jour le paradis sur terre.

Afin de confondre ces imposteurs, Dieu Tout-Puissant suscitera Enoch, lui-même représentant de la période antérieure au Déluge, presque contemporain de l'origine du monde. Il suscitera également Élie, représentant l'Ancienne Loi, qui fait le lien entre d’un côté, Salomon et David, et de l’autre, Isaïe et Daniel.

Ces grandes figures viendront avec une autorité indiscutable, pour établir l'authenticité de la Bible, ainsi que le rapport du christianisme avec les prophètes et Moïse, comme avec les patriarches et Adam. En leurs personnes, tous les siècles se lèveront pour rendre témoignage à la véracité de la révélation divine. Jamais la divinité de l'Agneau de Dieu n'aura brillé d'un tel éclat.

En même temps, ils annonceront avec force l'approche du Jugement dernier, prêchant le repentir: Hénoch, avec une grande majesté, annoncera Notre Seigneur aux nations ; Élie manifestera aux Juifs, qui attendent sa venue, la divinité du Christ.

En dépit des menaces et des tourments, ces prédications seront suivies de conversions innombrables et éclatantes, notamment parmi les Juifs.

Les deux témoins prêcheront parfois ensemble, parfois séparément, à travers le monde, pendant une période de trois ans et demie. Malgré la conspiration du silence à laquelle ils seront confrontés de la part des médias (comme ce fut le cas à Lourdes), ils attireront l'attention du monde entier. L'Antéchrist tentera en vain de les faire arrêter, mais le feu détruira tous ceux qui oseront le faire, et ils passeront donc indemnes parmi les hommes, frappant les sensuels et les débauchés d'horribles plaies.

Néanmoins, tout comme pour Notre Seigneur lui-même, leur mission sera de durée limitée. À un moment donné, ils perdront leur assistance et leur protection surnaturelles, comme l'a prédit l'apôtre saint Jean.

2. Dans le chapitre onze de l'Apocalypse, saint Jean décrit la défaite apparente d'Hénoch et d'Élie :

« Quand ils auront achevé leur témoignage, la bête qui monte des profondeurs leur fera la guerre et les mettra à mort. Leurs corps resteront exposés pendant trois jours et demi, à la vue de tous, au centre de la grande ville, Jérusalem, tandis que les peuples du monde se réjouiront de leur disparition. »

« Mais après trois jours et demi, Dieu Tout-Puissant leur insufflera un souffle de vie et ils se relèveront, à la grande consternation de tous. Au son d'une grande voix venant du Ciel, ils seront enlevés dans une nuée, sous les yeux de leurs ennemis, et à ce moment-là, un grand tremblement de terre détruira un dixième de la ville, causant la mort de sept mille hommes, tandis que ceux qui seront épargnés, remplis de crainte, rendront gloire à Dieu ! »

Quelle conclusion bouleversante et quelle intervention surnaturelle en ce drame incroyable ! Après s'être réunis à Jérusalem, ils partageront les faiblesses divines de Notre Sauveur, étant arrêtés, condamnés, tourmentés et mis à mort, peut-être même crucifiés.

Tout semblera être fini, avec l'Antéchrist apparemment triomphant, mais que fera-t-il lorsque les deux témoins seront ramenés d'entre les morts ? Il sera furieux de savoir qu'il est vaincu et que l'heure de la justice approche.

Selon le prophète Daniel, il semble que le châtiment définitif du monstre sera retardé de trente jours après l'assomption triomphante des deux témoins. Pendant ce temps, l'Antéchrist tentera de regagner sa domination perdue, avant d'être tué par le souffle de la bouche même de Notre Seigneur, peut-être, comme le décrit sainte Hildegarde, au moment de sa propre pseudo-ascension.

C'est ainsi que son immense empire sera réduit à néant et que le monde sera délivré de son poids écrasant. Cela sera suivi d'une conversion massive, comme nous l'expliquerons dans le prochain article.

(à suivre)

vendredi 6 février 2026

Brève réaction de Mgr Stobnicki à l'annonce d'un sacre dans la FSSPX

 Source 



« Le groupe au pouvoir au sein de la FSSPX a décidé de monter une pièce de théâtre, malheureusement pas une bonne pièce de Shakespeare, mais une piètre pièce de Fernandez. Ils suivront deux récits : l'un pour les libéraux, l'autre pour les partisans de la ligne dure. Malheureusement, rien n'a changé depuis de nombreuses années : des réunions secrètes avec la hiérarchie romaine et la recherche d'un accord pratique sans accord doctrinal. Cela n'a aucun sens. Comme l'a dit Mgr Richard Williamson, c'est une trahison de la lutte de Mgr Marcel Lefebvre, une trahison de Notre Seigneur Jésus-Christ et de son Église. » - Mgr Michael Stobnicki. Un des évêque de la Résistance.

jeudi 29 janvier 2026

Il y a un an ...

Fidelis inveniatur - Qu'il soit trouvé fidèle !



Il y a un an, Mgr Richard Williamson ( 8 mars 1940 - 29 janvier 2025 ) rendait son âme à Dieu.  Il a tant travaillé pour nous transmettre la Foi, que ce soit par ses écrits hebdomadaires (que l'on peut maintenant relire puisqu'ils sont édités), mais surtout par les six évêques qu'il nous a laissés pour que nous ne soyons jamais privés d'une parole épiscopale, ni privés de prêtres. Par gratitude, ayons à coeur de prier pour lui!  

samedi 17 janvier 2026

Appel à l'aide pour la Résistance au Nigéria

Monseigneur Morgan a reçu un appel à l'aide de l'abbé Christopher Nduefuna, prêtre de la Résistance au Nigéria.  Nous répercutons bien volontiers cette demande. 

Excellence Monseigneur Paul Morgan,

Salutations de vos enfants du Prieuré Maria Virgo Fidelis d'Anaku. J'espère que vous vous portez bien. Comment se porte votre apostolat ?

Je vous prie tout d'abord d'accepter mes plus sincères remerciements pour votre sollicitude constante et sincère envers nos missions, ici, au Nigéria. Je me souviens encore très bien de la peine que vous avez déployée pour nous rendre une visite pastorale [Note de Reconquista : en novembre 2024], au cours de laquelle vous avez administré le sacrement de confirmation à nos fidèles et l'ordination conditionnelle à moi, votre indigne prêtre.

Monseigneur, je dois vous parler en toute franchise. Vers la fin de l'année dernière, le président des États-Unis, Donald Trump, a désigné le Nigéria comme un « pays particulièrement préoccupant » en raison de la montée en puissance du génocide des chrétiens. Malheureusement, il ne s'agit pas d'une exagération : c'est une réalité à laquelle nous sommes confrontés. Notre pays, le Nigéria, traverse l'une des périodes les plus périlleuses et douloureuses de son histoire. La situation a pris une dimension religieuse inquiétante, les chrétiens étant directement visés. C'est déchirant et profondément bouleversant.

Malgré ces difficultés, je reste résolu, surtout lorsque je vois le nombre croissant d'enfants, don de Dieu, dans mon prieuré. Ils sont notre espoir de perpétuer la messe traditionnelle en latin. J'ai besoin d'un environnement sûr pour leur éducation. Pourtant, je dois vous dire franchement que la violence est loin d'être maîtrisée.

Il règne une forte tension sécuritaire à Anaku, mon lieu d'apostolat. Anaku est une communauté rurale agricole de l'État d'Anambra, peuplée de paysans et possédant de vastes étendues de terres fertiles couvertes d'une végétation luxuriante. Malheureusement, cela en fait une cible de choix pour les éleveurs en quête de pâturages. Plus tôt l'année dernière, une attaque planifiée contre la communauté a été déjouée de justesse, mais la menace persiste. Ces groupes armés, souvent liés à des mouvements extrémistes plus importants, ont dévasté de nombreuses communautés à travers le Nigeria. Ils sont désormais campés autour d'Anaku, lourdement armés et prêts à déchaîner la violence à la moindre provocation. L'incertitude et la peur sont accablantes. De fait, la nuit du 24 au 25 décembre 2025 a été traumatisante pour moi. Monseigneur, je suis sûr que vous vous souvenez encore de la solitude qui règne dans mon prieuré. Des agents de sécurité sont venus à la recherche d'une jeune fille de 16 ans retenue en otage par des ravisseurs. Leur traceur indiquait qu'elle se trouvait dans notre prieuré. Je leur ai fait faire le tour de l'enceinte, mais n'ayant rien trouvé, ils sont repartis. J'ai pu célébrer la messe de minuit. Puis ils sont revenus avec un homme qui m'a montré sur son téléphone les informations du traceur. La police a exigé une fouille complète ; je les ai conduits dans chaque pièce de notre prieuré. La vérité est simple : notre prieuré a été repéré par le traceur comme point de repère car c'est la seule maison correctement numérotée dans les environs.

Cependant, face à ces menaces croissantes, j'ai décidé de prendre des mesures de sécurité afin de protéger les vies et les biens de notre Prieuré. À l'heure actuelle, la priorité absolue est de rehausser la clôture et d'installer de grands portails. C'est là que Monseigneur l'Évêque a administré le sacrement de confirmation à nos fidèles en novembre 2024. Cette mesure de protection est devenue essentielle pour dissuader les intrus et empêcher les intrusions par des bergers errants qui se déplacent de manière imprévisible et sans retenue. Sécuriser le Prieuré n'est plus une option : c'est une question de sécurité, de survie et de gestion responsable.

Ce message, Seigneur, est donc un appel pressant et urgent à votre aide financière. Je ne demande pas à Monseigneur l'Évêque de collecter les fonds, mais, s'il le veut, il pourrait faire connaître notre situation aux membres de ses chapelles. Peut-être Dieu se servira-t-Il de certaines personnes pour nous secourir. J'accepte volontiers les dons volontaires et les offrandes pour les messes. Je vous transmettrai le devis, Monseigneur.

Certains de nos fidèles n'osent plus accéder à leurs terres agricoles à cause de ces groupes armés qui occupent les environs et se livrent à des enlèvements, des agressions et des meurtres de personnes innocentes. Notre peuple vit dans la peur, privé de toute sécurité et incapable de subvenir aux besoins de leurs familles. Cette situation est déchirante et exige une intervention immédiate.

Enfin, je vous remercie sincèrement une fois encore, Monseigneur l'Évêque, pour votre sollicitude, vos prières et votre aide. Vous êtes pour nous une grande source d'encouragement. Que Dieu continue de vous accorder sa miséricorde par le Christ notre Seigneur.

(NB : Je remercie Dieu pour la faveur qu’il m’a accordée jusqu’à présent par l’intermédiaire du Dr A. P., à qui j’ai initialement adressé cette demande. Il a réussi à obtenir 5 000 dollars australiens pour ce projet de mesures de sécurité préventives. J’ai commencé à l’utiliser.)

Sincèrement vôtre en Jésus et Marie,
Père Christopher Nduefuna.


PS : Conseil pratique : regroupez-vous à plusieurs pour envoyer les dons (par exemple, par centre de messe) ; cela évitera beaucoup de frais.

Lettre de Broadstairs 8 (Janvier 2026 )

 


Nova et Vetera

Hénoch et Élie

[Extrait de « Le drame de la fin des temps », par le Père Emmanuel André, 1885]

Les événements merveilleux que nous allons rappeler ne sont pas des scénarios imaginaires ; ce sont des vérités tirées de la Sainte Écriture et il serait téméraire de les nier.

Avant la fin des temps, et pendant la persécution de l'Antéchrist, deux personnages extraordinaires réapparaîtront, à savoir Enoch et Élie.

I.Le patriarche Enoch est l'un des descendants de Seth, fils d'Adam. Il est le chef de la sixième génération d'hommes. Le livre de la Genèse dit qu'il vécut 365 ans et marcha dans les voies du Seigneur, avant d'être emmené vivant par le Tout-Puissant dans un lieu connu de Dieu seul.


Quant à Élie, son histoire est mieux connue, car il a vécu à l'époque du royaume d'Israël, moins de mille ans avant Notre Seigneur. Il est le grand prophète de la nation juive. Sa vie dramatique, telle que racontée dans les troisième et quatrième livres des Rois, est une prophétie en action concernant l'état de l'Église à l'époque de la persécution par l'Antéchrist.

Il est constamment en mouvement, menacé de mort, mais toujours protégé par la main de Dieu. Tantôt caché dans le désert, où il est nourri par des corbeaux, tantôt se présentant devant le roi Achab qui tremble devant lui. Le Tout-Puissant lui donne le pouvoir d'ouvrir les cieux pour faire tomber la pluie ou la foudre, Il lui accorde une vision mystérieuse sur le mont Horeb, comme un autre Moïse, avec lequel il accompagnera Notre Seigneur sur le mont Thabor.

La disparition d'Élie correspond à sa vie singulière. Marchant avec son disciple Élisée, il ouvre un passage à travers le Jourdain en frappant les eaux avec son manteau, puis annonce qu'il va être emmené au ciel. Soudain, un char de feu, tiré par des chevaux ardents, sépare les deux hommes et Élie est emporté, par un tourbillon, vers une région mystérieuse dans les cieux où il rejoint son ancêtre Hénoch.

Personne ne peut dire où se trouve cette région cachée, si elle se trouve dans un endroit inaccessible sur terre ou dans les cieux. On peut seulement affirmer qu'ils sont pour l'instant hors des contraintes de la condition humaine, insensibles au passage du temps.

II.Leur réapparition sur la scène terrestre n'est pas moins certaine que leur disparition, comme le décrit le Livre de l'Ecclésiastique, conformément à toute la tradition juive : «Enoch plut à Dieu, et il fut transporté au paradis, pour prêcher la pénitence aux nations » (44, 16). Dans le Livre de Job, on peut lire : « Qui peut se glorifier à l’égal de toi, ô Élie ?  Toi qui as été enlevé par le tourbillon des flammes et par le char aux coursiers de feu, tu es inscrit dans les jugements des temps futurs afin d'apaiser la colère du Seigneur, afin de ramener le cœur du père vers le fils, et afin de rétablir les tribus d'Israël » (48, 1-11).


Ces paroles de l'Écriture Sainte indiquent clairement qu'Hénoch et Élie ont une dernière mission à accomplir. Hénoch doit prêcher la pénitence aux nations, afin de les amener à la repentance, tandis qu'Élie doit rétablir les tribus d'Israël à leur place légitime dans la véritable Église.

Les docteurs de l'Église comprennent unanimement que cette double mission sera réalisée vers la fin du monde. Élie en particulier est considéré comme le précurseur de Notre Seigneur, venant des cieux en tant que juge, comme l'affirment les Évangiles eux-mêmes (Mt 17, Mc 9).

Ainsi, le temps viendra où les hommes verront, non sans terreur, Énoch et Élie descendre parmi eux avec une splendeur extraordinaire afin de prêcher la repentance. Saint Jean les nomme les deux témoins de Dieu et les décrit dans le chapitre 11 de son Apocalypse :

 « Ils prophétiseront pendant 1 260 jours, vêtus de sacs. Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur. Si quelqu'un veut leur faire du mal, le feu sortira de leur bouche et dévorera leurs ennemis. Ils auront le pouvoir de fermer les cieux afin qu'il ne pleuve pas pendant qu'ils prêchent. De plus, ils auront le pouvoir de changer les eaux en sang et de frapper la terre de toutes sortes de fléaux aussi souvent qu'ils le voudront. »

Nous voyons dans cette description l'Élie de l'Ancien Testament qui avait fermé les cieux pendant environ trois ans et qui avait ensuite fait tomber la foudre sur les soldats venus l'arrêter.

Les 1 260 jours indiquent la durée de la persécution finale, donc la venue des deux témoins coïncidera avec la persécution de l'Antéchrist. Une fois encore, nous voyons comment l'aide promise à l'Église sera proportionnée à la grandeur du péril.

Vêtus comme des pénitents austères, les deux témoins iront partout en toute invulnérabilité, prêchant en toute liberté, même en présence de l'Antéchrist enragé lui-même.

(à suivre)

vendredi 26 décembre 2025

Les ténèbres ne l'ont point reçu

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PAX

Les ténèbres ne l'ont point reçu

24 décembre 2025


Depuis le commencement, une opposition à la vérité divine s'est manifestée, d'abord parmi les anges, puis parmi les hommes.

Les anges ne peuvent revenir sur leurs actes. Leur nature est trop parfaite pour qu'ils puissent faire marche arrière.

Les hommes, cependant, ne sont pas ainsi. Ils se sont révoltés contre Dieu par leur désobéissance, incités par Lucifer, et pourtant, il leur est possible de revenir en arrière, ou plutôt, il leur est possible d'être l'objet de la miséricorde de Dieu, qui les ramène à l'obéissance.

Dieu nous a en effet envoyé Celui dont il est écrit : « Il était la vraie lumière ». Cette lumière, Notre Dame et Saint Joseph l'ont reçue et accueillie avant et plus que tous les saints, fils de la Sainte Église. Mais l'Évangile nous dit que la Lumière a brillé dans les ténèbres et que les ténèbres ne l'ont pas reçue.

Parmi les refus que les hommes opposent à la Lumière qu'est Notre Seigneur, il en est un qui occupe une place à part, en raison de sa nocivité. Il s'agit de la franc-maçonnerie. Fondée, sous sa forme moderne, en 1717, en Angleterre, elle a été condamnée par Clément XII, quelques années plus tard, puis par plusieurs pontifes.

Beaucoup des maux dont nous souffrons aujourd'hui trouvent leur origine dans les activités de la franc-maçonnerie et de ses alliés.

La franc-maçonnerie cherche à détruire totalement les fondements de la société telle que Dieu l'a établie et sanctifiée par l'Église, et à la remplacer par une société entièrement contraire à Notre Seigneur et à sa loi.

Il est nécessaire de connaître et de combattre cette société, pour le bien de l'Église et de toutes les âmes.

Que ce soit dans les deux guerres mondiales, dans les lois civiles contraires à la loi de Dieu, dans le Concile Vatican II ou dans la Déclaration des droits de l'homme, l'influence de la franc-maçonnerie se fait terriblement sentir.

Il faut lire les meilleurs livres sur le sujet, auquel saint Pie X accordait tant d'importance, ainsi que Mgr Lefebvre qui, dans son livre C'est moi, l'accusé, qui devrais vous juger (édité par la Fraternité Saint-Pie X), traite longuement de l'enseignement des papes à ce sujet.

La fête de Noël nous rappelle la terrible opposition entre la Sainte Église et cette contre-Église qu'est la franc-maçonnerie qui, comme Hérode, cherche à tuer Notre Seigneur dans le cœur des enfants, des jeunes, des adultes et des nations, et ainsi à supprimer la Lumière qui brille dans les ténèbres.

Que saint Joseph, patron de l'Église universelle, nous protège de nos ennemis comme il a protégé la Sainte Famille et la vie de l'Enfant Jésus.

+ Thomas d'Aquin O.S.B

mercredi 24 décembre 2025

Saint et joyeux Noël à tous nos lecteurs et abonnés !

Les responsables du site Reconquista et les membres de la Compagnie de Marie - CMSPX souhaitent un très saint et joyeux Noël à tous leurs lecteurs et amis !



Que le Divin Enfant-Jésus  soutienne tous Ses fidèles, malgré la solitude et la haine d'un monde apostat !


Qu'Il leur assure consolations et grâces dans le combat pour la Fidélité !

Communiqué de l'abbé Chazal concernant un site mariancorpfsspx bidon



Brève mise au point de l'abbé Chazal, responsable de la Compagnie de Marie, à propos d'une tentative d'usurpation d'identité.