lundi 25 mai 2020

Bien profiter du dimanche de Pentecôte. Comment faire ?

Cette fête de la Pentecôte sera un peu particulière cette année... mais malgré les obstacles (persécution "sanitaire" ) Dieu veut nous donner de grandes grâces en ce jour. 

La providence ne nous permet certes plus de nous rendre à un grand pèlerinage à caractère national et au fond ce n'est peut-être pas un mal puisque ces grands pèlerinages ont été  bien souvent l'occasion de manoeuvres de récupérations de la part de grandes structures avec tous les dangers que cela comporte pour le combat de la Foi. 

La providence nous indique donc de privilégier pour la Pentecôte les pèlerinages locaux à caractère familial à défaut d'être plus nombreux. 

Autre aspect providentiel, la Pentecôte tombe cette année le 31 mai, qui est normalement la fête de Marie-Reine. Nous savons combien la Vierge Marie est l'associée parfaite du Saint Esprit ! C'est alors une occasion unique de faire un pèlerinage sur un lieu marial (apparition, miracle etc..) qui se trouve non loin de chez vous. 

Pour vous aider à trouver le lieu idéal, un de nos fidèles a fait une magnifique carte qui va pouvoir vous aider à trouver près de chez vous (ou plus loin) un site marial où vous pourrez prier en famille la Bonne Vierge Marie, et vous consacrer à Elle individuellement ou en famille
  




Consécration à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée par les mains de Marie proposée par saint Louis-Marie Grignion de Montfort


Ô Sagesse éternelle et incarnée ! Ô très aimable et adorable Jésus, vrai Dieu et vrai homme, Fils unique du Père éternel et de Marie toujours vierge ! Je vous adore profondément dans le sein et les splendeurs de votre Père, pendant l’éternité et dans le sein virginal de Marie, votre très digne Mère, dans le temps de votre incarnation.

Je vous rends grâces de ce que vous vous êtes anéanti vous-même en prenant la forme d'un esclave, pour me tirer du cruel esclavage du démon ; je vous loue et glorifie de ce que vous avez bien voulu vous soumettre à Marie votre sainte Mère, en toutes choses, afin de me rendre par elle votre fidèle esclave.
Mais, hélas ! ingrat et infidèle que je suis, je ne vous ai pas gardé les vœux et les promesses que je vous ai si solennellement faits dans mon baptême : je n'ai point rempli mes obligations ; je ne mérite pas d'être appelé votre enfant ni votre esclave ; et, comme il n'y a rien en moi qui ne mérite vos rebuts et votre colère, je n'ose plus par moi-même approcher de votre sainte et auguste Majesté.

C'est pourquoi j'ai recours à l'intercession et à la miséricorde de votre très sainte Mère, que vous m'avez donnée pour médiatrice auprès de vous ; et c'est par son moyen que j'espère obtenir de vous la contrition et le pardon de mes péchés, l'acquisition et la conservation de la Sagesse.

Je vous salue donc, ô Marie immaculée, tabernacle vivant de la Divinité, où la Sagesse éternelle cachée veut être adorée des anges et des hommes.

Je vous salue, ô Reine du ciel et de la terre, à l'empire de qui tout est soumis, tout ce qui est au-dessous de Dieu.

Je vous salue, ô Refuge assuré des pécheurs, dont la miséricorde n'a manqué à personne ; exaucez les désirs que j'ai de la divine Sagesse, et recevez pour cela les vœux et les offres que ma bassesse vous présente.

Moi, N..., pécheur infidèle, je renouvelle et ratifie aujourd'hui entre vos mains les vœux de mon baptême : je renonce pour jamais à Satan à ses pompes et à ses œuvres, et je me donne tout entier à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, pour porter ma croix à sa suite tous les jours de ma vie, et afin que je lui sois plus fidèle que je n’ai été jusqu'ici.

Je vous choisis aujourd'hui, en présence de toute la cour céleste, pour ma Mère et Maîtresse. Je vous livre et consacre, en qualité d'esclave, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m'appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l'éternité.

Recevez, ô Vierge bénigne, cette petite offrande de mon esclavage, en l'honneur et union de la soumission que la Sagesse éternelle a bien voulu avoir à votre maternité ; en hommage de la puissance que vous avez tous deux sur ce petit vermisseau et ce misérable pécheur, et en action de grâce des privilèges dont la Sainte Trinité vous a favorisée.

Je proteste que je veux désormais, comme votre véritable esclave, chercher votre honneur et vous obéir en toutes choses.

Ô Mère admirable ! présentez-moi à votre cher Fils, en qualité d'esclave éternel, afin que, m'ayant racheté par vous, il me reçoive par vous.

Ô Mère de miséricorde ! faites-moi la grâce d’obtenir la vraie sagesse de Dieu et de me mettre pour cela au nombre de ceux que vous aimez, que vous enseignez, que vous conduisez, que vous nourrissez et protégez comme vos enfants et vos esclaves.

Ô Vierge fidèle, rendez-moi en toutes choses un si parfait disciple, imitateur et esclave de la Sagesse incarnée, Jésus-Christ votre Fils, que j’arrive, par votre intercession, à votre exemple, à la plénitude de son âge sur la terre et de sa gloire dans les cieux.

Ainsi soit-il.

dimanche 24 mai 2020

Terrorisme sanitaire et catacombes chrétiennes

Le catholique covid-19
La Bête avance sous le masque sanitaire...

La réplique catholique :

- ni filtrage à l'entrée des lieux de culte,
- ni seuil maximal de fréquentation,
- ni désinfection des mains au gel hydroalcoolique  pour le prêtre et les fidèles (*)
- ni distanciation sociale (*),
- ni gestes-barrière (*),
- ni masques-muselières (*),
- ni mascarade liturgique.

Mais les pratiques et conseils de la prudence chrétienne :

Porter la médaille ... pas le masque !
- prière et pénitence,
- signes de croix et eau bénite,
- Eucharistie,
- chapelet quotidien,
- port de la Médaille miraculeuse,
- imitation de Notre Dame (porterait-elle un masque ?)
- confiance en Dieu et charité fraternelle,

.... et s'il le faut : retour aux messes dans les catacombes (domestiques) !

Pour chasser la peur de la maladie un seul remède :

NOTRE PLEINE FIDÉLITÉ CATHOLIQUE !
_____________________________________________

(*) " On lui amena un homme sourd-bègue, et on Le pria de lui imposer les mains. Jésus le prit à part, à l'écart de la foule, Il lui mit ses doigts dans les oreilles et de la salive sur la langue (...) et lui dit "Ouvre-toi". Et ses oreilles se trouvèrent ouvertes, et sa langue déliée et il parlait comme il faut." (Évangile selon St Marc, VII 32-35)

« Et en passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance (…). Cela dit, ayant craché à terre, Il fit avec sa salive de la boue qu’Il lui appliqua sur les yeux. Après quoi, Il lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloë » (…). L’aveugle y alla, se lava et revint ayant recouvré la vue » (Évangile selon St Jean, IX, 1 et 6-7).




samedi 23 mai 2020

On manque d’hommes !

Kyrie eleison DCLXXI ( 23 mai 2020 )

Les hommes font penser à des poules mouillées ?
Ils pourront seulement trahir la vérité.


Lorsque les Autorités de l’Église catholique abandonnent la Vérité, comme elles le font depuis Vatican II, il est beaucoup plus facile de dire qu’on suit une prétendue ligne de crête entre « hérésie à gauche et schisme à droite » que d’accomplir réellement ce tour d’équilibriste. C’est pourquoi la remarque inhabituellement tranchante de Mgr Lefebvre citée dans les deux derniers numéros de ces « Commentaires » « Coupez les ponts ! » suscite, à bon droit, l’intérêt.

Un laïc a même mis en doute l’authenticité de la remarque : Notre doux Archevêque aurait-il vraiment pu dire cela ? Oh oui, il l’a dit. L’original des propos tenus est même un peu plus abrupt que la citation que nous en avons faite, mais en substance, c’est la même chose – « Avec ça, il ne reste plus qu’à tirer l’échelle. Il n’y a rien à faire avec ces gens-là (les Romains conciliaires). Qu’avons-nous de commun avec eux ? Rien ! Ce n’est pas possible. Ce n’est pas possible » (6 sept. 1990). Cf. la référence de la bande audio de 1990 : Audio – Retrec – PASCALE90 ou SACERDOTALE90. (Toutefois, celui qui souhaiterait vérifier par lui-même la citation devra se méfier des séries « révisées » des enregistrements de Mgr Lefebvre, car tous les propos qu’il a tenus s’opposant trop vigoureusement à la Rome conciliaire, tels ceux que nous venons de citer, peuvent très bien avoir été coupés par les « éditeurs » de la Néo-Fraternité qui favorise Rome).

Un autre lecteur ayant réagi à la citation est un prêtre du Novus Ordo, maintenant fermement établi dans un prieuré de la Néo-fraternité en Suisse (sans avoir été réordonné sous condition, pour autant qu’on sache). Il pense que « les choses semblent avoir vraiment pris un tour différent aujourd’hui » du fait que la génération actuelle d’ecclésiastiques à Rome est bien différente de celle des années 1980, devant laquelle l’Archevêque réagissait. Car aujourd’hui, les meilleurs d’entre eux veulent une véritable restauration de l’Église. Il en conclut qu’adopter de nos jours l’attitude qu’avait alors Mgr Lefebvre ne laisse que deux solutions : soit la « Résistance », soit le sédévacantisme.

Mais, Monsieur l’abbé, bien que les dirigeants actuels de l’Église soient différents des prêtres parjures du temps de l’Archevêque, lesquels ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour détruire la véritable Église, ont-ils pour autant compris (ou lu) Pascendi ? Et à quoi servent des autorités ecclésiastiques, aussi aimables et bienveillantes soient-elles vis-à-vis de la Foi, de l’Eglise, de la FSSPX ou même de la « Résistance », si elles n’ont pas compris que le problème actuel est de n’avoir devant soi que des hommes dotés d’esprits « élastiques » sans consistance qui ne peuvent même pas concevoir que la vérité condamne l’erreur ou que le dogme condamne l’hérésie ? En fait, un esprit élastique favorable à la Tradition n’est guère plus utile à l’Église qu’un esprit élastique condamnant la Tradition. Par ailleurs, il est inexact de dire que les choses sont « vraiment différentes » de l’époque de l’Archevêque. Aujourd’hui comme hier, on verrait qu’un prêtre a vraiment compris le problème s’il disait qu’il voudrait descendre à Rome avec une mitraillette (au moins au sens figuré !) pour envoyer à Dieu (comme le dirait Poutine) tous ces Conciliaires si doucereux. Bref, la « Résistance » doit absolument rester en travers de la route pour témoigner ; sinon on arracherait à la route les pierres elles-mêmes pour qu’elles crient la Vérité à la place des bergers frappés de mutisme avec leurs chiens muets (cf. Lc XIX, 40). La « Résistance » ne doit pas, ne peut pas, céder !

Enfin, un bon prêtre cherche à nous consoler en nous annonçant, qu’il tient d’un prieur de la Fraternité, que le Supérieur Général de la Fraternité a expliqué, lors d’une réunion en février dernier de tous les prieurs de la Fraternité en France, que les discussions entre la FSSPX et Rome restaient en suspens parce que la FSSPX insiste toujours sur la doctrine d’abord – bien joué, Monsieur le Supérieur – alors que Rome persiste à vouloir d’abord un accord pratique. Mais qu’importe tout cela à Rome ? Ne lui suffit-il pas d’attendre que le fruit mûr tombe de lui-même ? On dit que Mgr Tissier se porte si mal aujourd’hui qu’on médicalise une chambre à Ecône pour qu’il puisse y être hospitalisé. Il ne resterait donc plus que deux évêques à la FSSPX pour pourvoir à ses besoins dans le monde entier. Il est donc clair que le Supérieur Général a deux solutions : ou bien se soumettre aux conditions de Rome pour procéder à la consécration d’autres évêques, poursuivant ainsi la désastreuse conciliation de son prédécesseur avec les dirigeants de l’Église actuelle (qui, aussi bienveillants soient-ils, ont perdu la Foi, comme l’a dit Mgr Lefebvre) ; ou bien de faire consacrer d’autres évêques sans la permission du Pape, comme l’a fait Mgr Lefebvre. Mais la Néo-fraternité serait-elle prête à suivre la ligne héroïque de Mgr Lefebvre, qui consiste à défier les traîtres (au moins objectifs) de Rome ? Il est permis d’en douter.

Kyrie eleison.

lundi 18 mai 2020

Porter le masque et marquer la distance sociale sont-ils des signes de la Bête ?


Sous ce titre volontairement accrocheur, nous voulons inviter nos lecteurs à ne pas marcher
Culte catholique ? Ou soumission à la bête ? 

dans la combine du mondialisme sanitaire qui a non seulement réussi à  confiner comme de vulgaires bêtes toute l'humanité mais veut désormais imposer une sorte de muselière aux hommes sous prétexte de santé. La distanciation sociale fait aussi partie de ce plan et il est à craindre que les congrégations ralliées l'imposent dans leur lieux de culte. 

Puisse ce petit texte en faire réfléchir plus d'un

Le port du Tchador a été interdit dans certains pays "en pointes" du politiquement correct car cela était un signe de soumission intolérable pour les femmes vis à vis des hommes et vis à vis d’une religion : l’islam. Certes, se voiler la face et la bouche ( la bouche qui est l’organe de la parole et de la communication et qui nous différencie du règne animal) revient à renoncer à l’essentiel de sa dignité et de son humanité. Cela nous le savons tous.

Or, voici maintenant et sous le prétexte du coronavirus, que le masque, rebaptisé pour l’occasion en « masque de protection », est imposé non pas à une catégorie de la population, mais cette fois à tout le monde. Si les objectifs diffèrent, la démarche, elle, reste bien sûr la même. L’interdiction du voile islamique que nous avons connu ces dernières années (pour rendre à juste titre leur dignité aux femmes) dévoile, en creux, l’intention réelle du système quant à l’imposition actuelle de ce signe de consentement à la servitude.

C’est que le système est bien conscient que le masque est l’instrument, par excellence, de carpétisation les peuples, y compris et surtout de carpétisation morale, qui est la plus essentielle. Que le masque soit aussi obligatoire dans les lieux de cultes en est la preuve. Cela signifie clairement, que le premier culte, la première religion à respecter, est la philosophie maçonnique planétaire et ses lois d’infamies de déni du réel, c'est-à-dire le package «sémantico-juridique» de la culture de mort (légalisation du meurtre légal des enfants-à naître etc.).

 L’obligation du port du masque (et la distanciation sociale) à l’Église signifie « tu as le droit de prier ton petit dieu, mais surtout n’oublie pas que la première vénération, c’est à nous que tu la dois ».

Tel est le discours subliminal monstrueux de cette mystérieuse dictature qui écrase, chaque jour un peu plus, le genre humain.

JP Aussant 

Note de Reconquista : le signe d'une communauté catholique et d'un office non soumis à ces diktats maçonniques seront l'absence du port du masque et la proximité physique normale entre fidèles: preuve d'une réelle charité à l'égard de Dieu et du prochain. N'oublions que la communion Eucharistique est tout le contraire d'une distanciation sociale puisque c'est l'union la plus intime entre une âme et son Sauveur et que le fait de se serrer la main entre fidèles est un signe de  charité. 

mercredi 13 mai 2020

Appel à la prière de Mgr Thomas d'Aquin

En ce 13 mai, anniversaire de la première apparition de Notre-Dame à Fatima, écoutons Mgr Thomas d'Aquin  nous appelant urgemment à la prière, en rejoignant, par exemple, le Rosaire continu.  Dorénavant, vous trouverez tout ce qui se rapporte à la dévotion mariale sous cet onglet.  

Comme vous le savez certainement, Monsieur l'abbé Salenave prêche chaque jour en vue de la Consécration Mariale (selon la méthode de Saint Louis-Marie).  Vous retrouverez, sur cette même page, les différents textes, vidéos ou liens pour vous y joindre.  Cette préparation à la consécration remplace la Croisade de la Charité de ce mois de mai.


Je lance un appel à Notre-Dame pour la situation actuelle au Brésil et dans le monde


Les événements dans le monde et, en particulier, au Brésil provoquent des appréhensions croissantes. Il est trop tôt pour dire quoi que ce soit de précis, mais il est temps de commencer à prier avec l'intention que notre patrie ne soit pas victime d'attaques violentes contre l'Église et l'ordre social.

Le monde ne cesse de mériter ces punitions à cause de ses péchés. Un grand nombre d'hommes de l'Église, avec le Pape François devant eux, attirent encore plus la punition de Dieu. Le Concile Vatican II, la nouvelle messe et toutes les réformes inspirées par le concile et mises en œuvre par les prélats actuels aboutissent à l'apostasie d'une foule. Une mauvaise éducation religieuse laisse les fidèles perplexes, ne sachant pas où se trouve la vérité. Les communions objectivement sacrilèges se multiplient, en raison de l'abandon de la confession ou du manque de confessions bien faites.

En plus de tout cela, s'ajoutent les systèmes politiques condamnés par l'Église, qu'il s'agisse du communisme ou du libéralisme. Du premier, Pie XI a déclaré qu'il est intrinsèquement pervers et qu'il est nécessaire de ne pas collaborer du tout avec lui afin de sauver la civilisation chrétienne et l'ordre social de la destruction (Encyclique Divini Redemptoris). Le libéralisme, à son tour, est basé sur de faux principes de liberté et met la source de pouvoir dans le peuple, lorsque l'Église enseigne que tout pouvoir vient de Dieu, comme le dit Saint Paul.

Face à tous ces maux, nous invitons tous ceux qui aiment l'Église et notre patrie à se joindre à la Croisade du Rosaire perpétuel qui a été lancée par un séminariste du séminaire de Mgr Faure, via ce courriel: fatimaurgente@gmail.com .

Nous proposons également la prière suivante à dire chaque jour:

Cœur immaculé de Marie, Cœur tendre et plein de miséricorde, dont vous avez dit dans les apparitions de La Salette que vous ne pouviez plus soutenir le bras de Justice de votre divin Fils, nous vous prions de détourner une fois de plus la juste colère de Dieu, en vous promettant notre conversion et notre réparation comme vous l'avez demandé à Fatima.

C'est avec confiance que nous attendons votre soutien et surtout les grâces de notre conversion, que nous voulons être entièrement pour votre honneur et votre gloire ainsi que celles du Sacré-Cœur de votre divin Fils.

Nous vous proposons également de prier ce chant: " Doux Cœur de Marie, sois mon salut, le salut du Brésil et du monde entier."

Ainsi que la prière enseignée par l'Ange aux enfants de Fatima:

«- Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je t'aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas , ne vous vénèrent pas, ne vous attendent pas et ne vous aiment pas.

- Très Sainte Trinité, Père, Fils, Saint-Esprit, je vous adore profondément et vous offre le corps, le sang, l'âme et la divinité les plus précieux de Jésus-Christ, présents dans tous les tabernacles de la Terre, en réparation des outrages, des sacrilèges et de l'indifférence avec lesquels Il est lui-même offensé. Et pour les mérites infinis de Son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Te demande la conversion des pauvres pécheurs. »

Nova Friburgo, 7 mai 2020

+ Tomás de Aquino, OSB


Voulez-vous le Bon Dieu ?


Nous sommes affligés de constater l'immobilisme des catholiques face aux interdits du culte catholique par les autorités actuelles.


Or il est une règle de base dans notre vie catholique : nul ne peut posséder Dieu s'il ne le VEUT pas vraiment. Et ce vouloir n'est pas une simple velléité, une nostalgie passagère mais une décision bien ancrée de Le posséder, quitte à PERDRE quelque chose.

Dieu met actuellement les catholiques à l'épreuve. Il leur dit : "Si vous m'aimez, alors cherchez Moi véritablement et alors vous Me trouverez".

Ce n'est pas le néo-clergé qui va pousser les catholiques à franchir le rubicond puisqu'ils ont même vidé les bénitiers et souvent même fermé à clé les églises avant le confinement légal. Les conciliaires ont toujours une longueur d'avance sur les anticléricaux par crainte de déplaire.

Le risque est actuellement de vouloir quémander une liberté de culte auprès des persécuteurs pour pouvoir posséder le Bon Dieu ? Mais le Bon Dieu va-t-Il Se donner à ceux qui se soumettent à ses persécuteurs ?? C'est comme si Joseph d'Arimatie avait demandé aux pharisiens déicides la possibilité de récupérer le corps du Messie.

On ne demande rien à ceux qui persécutent le Messie ... On use du droit divin de dire et d'assister au Saint Sacrifice de Notre-Seigneur dans les granges, les appartements et autres catacombes des temps modernes.

Voulez-vous Dieu ? Vous L'aurez en vous battant. Pas autrement.

Abbé Matthieu Salenave


Histoire :

Un jeune moine allait chercher les réponses à ses questions sur Dieu. Ici, dans ce cas, on demande où est le sage d'aller questionner.

Il part, il marche, on lui a dit de grimper la montagne. Mais ... un large fleuve l'arrête.

Un vieux moine sort alors, et l'héberge ; ils parlent. Le jeune reste, car bien des questions s'éclairent ainsi, mais il y a toujours ce refrain : comment trouver Dieu ?

Un matin, près du fleuve, le vieux moine lui prend la tête, fait courber son jeune frère et lui plonge et tient la tête sous l'eau. Se débattre ?  Il ne sait, la poigne est solide. Alors ?  Il écoute en lui, rien ne se dit dans son cœur. Il suffoque, il ne tient plus ... il réunit ses forces et s'échappe de la poigne ...

Un bol d'air, comme jamais de sa vie il n'a su le bonheur de respirer !

- Quand tu chercheras Dieu de la même manière, alors tu sauras où le trouver !

Avons-nous soif de Dieu et des sacrements ?  Sommes-nous dignes de nos ancêtres persécutés ?

Seigneur, je crois, mais augmente en moi la Foi !  Et la soif de Vous !

lundi 11 mai 2020

Coupez les ponts – II

Kyrie eleison DCLXIX (9 mai 2020 )

Tant qu’à Rome régnera la Pachamama
Nul besoin d’un dessin : à l’écart te tiendras !


La semaine dernière, nous rappelions dans ces « Commentaires » les propos de Mgr Lefebvre en 1990 décrivant l’état d’esprit des responsables de l’Église conciliaire à Rome. Il terminait par cette conclusion énergique –

« Il n’y a plus qu’à tirer l’échelle ! Nous n’avons rien à faire avec ces gens-là, car nous n’avons rien de commun avec eux ».

De tels propos peuvent sembler manquer de charité, à tout le moins être dépourvus du respect dû aux princes de l’Église de Notre-Seigneur. Mais il n’en est rien. En fait, ils ne manquent ni de charité ni de respect, car l’Église de Notre-Seigneur a toujours en vue 1/ la Foi sur laquelle 2/ doit reposer la charité et 3/ le respect des ecclésiastiques chargés de veiller sur l’Église.

1/ « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu. Car quiconque veut s’approcher de Dieu doit croire qu’Il existe et qu’Il récompense ceux qui le cherchent ». (Hébreux XI, 6). (Athées, si vous le souhaitez, vous pouvez croire en Dieu, car, notez-le bien : « Il récompense ceux qui Le cherchent », et si vous persévérez dans votre recherche, votre récompense sera très probablement que vous Le trouverez, comme en témoignent de nombreux passages de l’Ecriture ; mais c’est un sujet que nous verrons une autre fois). Toutes les âmes humaines, seul principe de vie des êtres humains, sont d’essence spirituelle. Elles viennent de Dieu. Mais, conformément au souhait du Très-haut, elles doivent profiter de leur bref passage sur terre pour choisir de retourner à Lui dans la béatitude éternelle du Ciel. Cependant si d’un côté ce choix est encouragé par toute la bonté de la création, il est toutefois découragé par les trois grands ennemis de l’âme, à savoir : le monde, la chair et le démon, avec en plus tout le mal que Dieu choisit de permettre dans sa création ; de sorte qu’il ne reste réellement qu’un seul choix à faire : celui de la vie vertueuse, hors de laquelle je m’éloignerais de Dieu et m’orienterais vers le mal.

Or, la bonté de la création de Dieu est si manifeste que ceux qui la voient, tout en refusant de croire en Dieu, sont qualifiés par saint Paul d’ « inexcusables » (Romains, I, 20). Toutefois, Dieu lui-même reste d’ordinaire invisible (par exemple, Col. I, 15), de sorte que la première des vertus nécessaires pour nous orienter vers Lui est la vertu de foi ; par la foi je décide de monter de ce que je vois de mes propres yeux à Celui dont mon esprit, éclairé par la Foi, sait qu’Il se tient derrière ce que je vois de mes yeux. C’est pourquoi le Concile de Trente (VI, 6) appelle la Foi « le fondement du Salut », et l’Église catholique, par ses Credos, ne fait qu’énoncer ce que je dois croire sur Dieu pour avoir la Foi véritable, et non croire à un tissu de mensonges.

2/ Or, aucun de désir ne peut exister dans la volonté humaine sans qu’il ne soit précédé d’une pensée formée dans l’esprit de la même personne. Un désir sans objet est un non-désir. C’est l’esprit humain qui présente cet objet à la volonté humaine.

Or, la Charité est un désir inscrit dans la volonté. Elle présuppose donc une pensée. Et si la charité doit être vraiment surnaturelle et non simplement humaniste ou sentimentale, elle présuppose dans l’esprit un objet surnaturel. On doit donc croire, de Foi surnaturelle, à cet objet surnaturel. Par conséquent, la vraie charité présuppose la vraie foi et, sans la vraie foi surnaturelle, il ne peut y avoir de vraie charité. Il s’ensuit que, si les responsables ecclésiastiques actuels à Rome ont une foi pour tout le moins moins gravement contaminée par Vatican II, alors les personnes qui souhaitent garder la vraie foi doivent être sérieusement incitées à se tenir à l’écart, de peur que leur propre foi ne finisse par être, elle aussi, contaminée. En d’autres termes, il faut leur dire « Coupons les ponts ! ».

3/ Et si pour ceux qui « siègent sur la chaire de Moïse » (Mt. XXIII, 2), on devait le respect dû à la chaire de Moïse, à plus forte raison en va-t-il de même du Siège de Rome. De plus, la charité due envers les supérieurs de l’Église sera d’autant plus grande que leurs âmes portent une énorme responsabilité dont ils devront rendre compte à leur Jugement particulier. N’empêche, par-dessus tout, la foi catholique vient toujours en premier, de sorte que ni le respect ni la charité ne peuvent m’obliger à exposer ni ma propre âme, dont je répondrai devant Dieu, ni l’âme de quelqu’un d’autre, à la contamination par des contacts imprudents risquant justement de provoquer une diminution de la foi. Or, Pachamama indique qu’en 2020 les Conciliaires ne sont toujours pas rentrés de leur croisade pour l’idole humaine. Mgr Lefebvre avait raison : Il n’y a plus qu’à tirer l’échelle. Les catholiques et les conciliaires sont dans une guerre de religion, une guerre à mort.

Kyrie eleison.

jeudi 7 mai 2020

Le covid-19, une conspiration ? Non pour la FSSPX. Oui pour Mgr Vigano et d'autres évêques

L'actuelle FSSPX à la remorque des médias dominants ?
Pourquoi l'actuelle FSSPX se refuse à dire publiquement que le COVID-19 est une conspiration à l'échelle mondiale alors que de nombreuses voix catholiques se lèvent pour dénoncer cette monstrueuse machination ? Psalm 129 analyse ce troublant et scandaleux silence. Mutisme d'autant plus grave compte tenu des enjeux pour la vie catholique dans le monde entier. Cette crise est l'occasion de mettre "bas les masques". 

Source : Psalm 129

Mgr Vigano, Schneider suggèrent que le COVID-19 est une conspiration.  Où est l'abbé Paul Robinson ?

Un groupe d'évêques et de cardinaux conciliaires - dont l'archevêque Carlo Vigano, le cardinal Robert Sarah, le cardinal Joseph Zen et l'évêque Athanasius Schneider - ont ajouté leur nom à un document (à lire ici) qui donne à l'abbé Paul Robinson et, par extension, à la FSSPX, un air vraiment stupide.

La lettre, publiée aujourd'hui sur le site www.VeritasLiberabitVos.info, avertit que le coronavirus est utilisé par les dirigeants mondiaux pour mettre en place des formes subtiles de dictature afin de contrôler les gens ordinaires et de les priver de leurs droits constitutionnels fondamentaux. Le virus est utilisé comme "le prélude inquiétant à la mise en place d'un gouvernement mondial échappant à tout contrôle", peut-on y lire (lire le texte intégral ci-dessous).

Des dizaines de professeurs, d'organisations et d'écrivains laïcs catholiques, dont Michael Matt de The Remnant et John-Henry Westen de Life Site News, y ont également ajouté leur nom.

Il y a plusieurs semaines, le site Psaume 129 a souligné comment le "Golden Boy" des médias de la FSSPX, le Père Paul Robinson, s'est moqué, lors d'une apparition sur un podcast de la FSSPX, de ceux qui croyaient qu'il y avait une "théorie de conspiration" entourant le virus.

Le site "Psaume 129" a également souligné comment l'abbé Yves Le Roux, recteur du séminaire américain de la FSSPX, a rabaissé ceux qui pensaient que quelque chose de sinistre se préparait. "Les théories du complot prolifèrent sur les réseaux sociaux", a-t-il écrit. "Certains sont convaincus que ce virus... est une arme biologique fabriquée par des hommes sans foi ni loi qui veulent exterminer la moitié de la planète."

Ce que cette lettre, et la position anti-"conspiration" de la SSPX me suggère, c'est que la Société est tellement désireuse de se débarrasser de la "puanteur" de l'évêque Williamson et d'apparaître comme un courant dominant et acceptable pour les autorités conciliaires qu'elle a totalement perdu le bon sens de base que même les soi-disant conservateurs et les catholiques traditionnels possèdent encore.

Ce qui s'est essentiellement passé au cours des dix dernières années, c'est que la Société a pratiqué une sorte de lobotomie autogérée afin de ne pas paraître trop "extrême" à la messe en latin à laquelle assistent les catholiques et les évêques diocésains novus ordo. Honnêtement, à quand remonte la dernière fois qu'un prêtre de la FSSPX en position de pouvoir (directeur, supérieur de district, etc.) a parlé de la franc-maçonnerie, du judaïsme mondial ou du totalitarisme des Nations Unies ?

Le problème avec cette FSSPX déformée et stérilisée est que même le clergé catholique "conservateur" et "traditionnel" que la FSSPX recherche pour son approbation (en particulier Schneider) les dépasse à leur droite, et s'exprime maintenant sur les choses que la FSSPX connaissait et voyait auparavant.

La déclaration que Vigano et ses amis ont signée (voir ci-dessous) est ce que la FSSPX d'autrefois, celle de l'évêque Williamson et de l'archevêque Lefebvre, aurait écrit la semaine même où la "pandémie" COVID-19 a éclaté. En l'état actuel des choses, la FSSPX d'aujourd'hui, qui s'est débarrassée de tout véritable penseur critique, est une version paralysée de son ancien moi. Elle est tellement paralysée que même les hommes d'église traditionnels voient maintenant les mensonges du monde - et les dénoncent - mieux qu'eux. Quel abandon complet et total de la mission que l'archevêque Lefebvre leur a confiée.

Lisez la lettre complète ci-dessous.

APPEL POUR L'ÉGLISE ET LE MONDE

Aux catholiques et à toutes les personnes de bonne volonté

Veritas liberabit vos. Jn 8:32

En ce temps de grande crise, nous, Pasteurs de l'Église catholique, en vertu de notre mandat, considérons qu'il est de notre devoir sacré de faire un Appel à nos Frères dans l'Épiscopat, au Clergé, aux Religieux, au saint Peuple de Dieu et à tous les hommes et femmes de bonne volonté. Cet Appel a également été signé par des intellectuels, des médecins, des avocats, des journalistes et des professionnels qui sont d'accord avec son contenu, et peut être signé par ceux qui souhaitent le faire leur. 
Les faits ont montré que, sous le prétexte de l'épidémie de Covid-19, les droits inaliénables des citoyens ont été dans de nombreux cas violés et que leurs libertés fondamentales, y compris l'exercice de la liberté de culte, d'expression et de circulation, ont été restreintes de manière disproportionnée et injustifiée. [Note de Reconquista : dans le contexte, il s'agit bien sûr de la liberté catholique de culte et d'expression] La santé publique ne doit pas, et ne peut pas, devenir un alibi pour porter atteinte aux droits de millions de personnes dans le monde, et encore moins pour priver l'autorité civile de son devoir d'agir avec sagesse pour le bien commun. Cela est d'autant plus vrai que des doutes croissants se font jour de plusieurs côtés quant à la contagiosité, au danger et à la résistance réels du virus. De nombreuses voix autorisées dans le monde de la science et de la médecine confirment que l'alarmisme des médias au sujet de Covid-19 semble absolument injustifié. 
Nous avons des raisons de croire, sur la base des données officielles sur l'incidence de l'épidémie par rapport au nombre de décès, qu'il existe des puissances intéressées à créer la panique au sein de la population mondiale dans le seul but d'imposer en permanence des formes inacceptables de restriction des libertés, de contrôler les personnes et de suivre leurs mouvements. L'imposition de ces mesures illibérales est un prélude inquiétant à la réalisation d'un gouvernement mondial échappant à tout contrôle. 
Nous pensons également que dans certaines situations, les mesures d'endiguement qui ont été adoptées, notamment la fermeture de magasins et d'entreprises, ont précipité une crise qui a entraîné la chute de secteurs entiers de l'économie. Cette situation encourage l'ingérence de puissances étrangères et a de graves répercussions sociales et politiques. Les responsables gouvernementaux doivent mettre fin à ces formes d'ingénierie sociale en prenant des mesures pour protéger les citoyens qu'ils représentent et dans les intérêts desquels ils ont une obligation sérieuse d'agir. 
De même, qu'ils aident la famille, la cellule de la société, en ne pénalisant pas de façon déraisonnable les faibles et les personnes âgées, en les forçant à une séparation douloureuse de leurs proches. De même, la criminalisation des relations personnelles et sociales doit être jugée comme une partie inacceptable du plan de ceux qui préconisent d'isoler les individus afin de mieux les manipuler et les contrôler. 
Nous demandons à la communauté scientifique d'être vigilante, afin que des remèdes pour le Covid-19 soient proposés en toute honnêteté pour le bien commun. Tous les efforts doivent être faits pour que des intérêts commerciaux louches n'influencent pas les choix des dirigeants gouvernementaux et des organismes internationaux. Il n'est pas raisonnable de pénaliser les remèdes qui ont prouvé leur efficacité, et qui sont souvent peu coûteux, simplement parce que l'on souhaite donner la priorité à des traitements ou à des vaccins moins bons, mais qui garantissent aux entreprises pharmaceutiques des bénéfices bien plus importants, et qui exacerbent les dépenses de santé publique. Rappelons également, en tant que pasteurs, que pour les catholiques, il est moralement inacceptable de développer ou d'utiliser des vaccins dérivés de matériel provenant de fœtus avortés. 
Nous demandons également aux chefs de gouvernement de veiller à ce que toute forme de contrôle sur les personnes, que ce soit par des systèmes de suivi ou toute autre forme de localisation, soit rigoureusement évitée. La lutte contre Covid-19, aussi sérieuse soit-elle, ne doit pas être le prétexte pour soutenir les intentions cachées d'organismes supranationaux qui ont des intérêts commerciaux et politiques très forts dans ce plan. En particulier, les citoyens doivent avoir la possibilité de refuser ces restrictions à la liberté individuelle, sans qu'aucune sanction ne soit imposée à ceux qui ne souhaitent pas utiliser les vaccins, la localisation des contacts ou tout autre outil similaire. Considérons également la contradiction flagrante de ceux qui mènent des politiques de contrôle drastique de la population et se présentent en même temps comme le sauveur de l'humanité, sans aucune légitimité politique ou sociale. Enfin, la responsabilité politique de ceux qui représentent le peuple ne peut en aucun cas être laissée à des "experts" qui peuvent en effet prétendre à une sorte d'immunité contre les poursuites, ce qui est pour le moins inquiétant.
Nous demandons instamment aux médias de s'engager à fournir des informations exactes et à ne pas pénaliser la dissidence en recourant à des formes de censure, comme c'est largement le cas sur les médias sociaux, dans la presse et à la télévision. Pour fournir des informations exactes, il faut laisser la place aux voix qui ne sont pas alignées sur un mode de pensée unique. Cela permet aux citoyens d'évaluer consciemment les faits, sans être fortement influencés par des interventions partisanes. Un débat démocratique et honnête est le meilleur antidote au risque d'imposer des formes subtiles de dictature, sans doute pires que celles que notre société a connues dans un passé récent. 
Enfin, en tant que pasteurs responsables du troupeau du Christ, rappelons-nous que l'Église affirme fermement son autonomie pour gouverner, adorer et enseigner. Cette autonomie et cette liberté sont un droit inné que Notre Seigneur Jésus-Christ lui a donné pour la poursuite de ses propres fins. C'est pourquoi, en tant que Pasteurs, nous affirmons fermement le droit de décider de manière autonome de la célébration de la Messe et des Sacrements, tout comme nous revendiquons une autonomie absolue dans les matières relevant de notre juridiction immédiate, telles que les normes liturgiques et les modes d'administration de la Communion et des Sacrements. L'État n'a pas le droit d'interférer, pour quelque raison que ce soit, dans la souveraineté de l'Église. Les autorités ecclésiastiques n'ont jamais refusé de collaborer avec l'État, mais cette collaboration n'autorise pas les autorités civiles à imposer une quelconque interdiction ou restriction du culte public ou de l'exercice du ministère sacerdotal. Les droits de Dieu et des fidèles sont la loi suprême de l'Église, à laquelle elle n'entend ni ne peut abdiquer. Nous demandons que les restrictions sur la célébration des cérémonies publiques soient supprimées. 
Nous souhaitons inviter tous les hommes de bonne volonté à ne pas se soustraire à leur devoir de coopérer pour le bien commun, chacun selon son état et ses possibilités et dans un esprit de charité fraternelle. L'Église souhaite une telle coopération, mais celle-ci ne peut faire abstraction ni du respect du droit naturel ni de la garantie des libertés individuelles. Les devoirs civils auxquels les citoyens sont tenus impliquent la reconnaissance de leurs droits par l'État. 
Nous sommes tous appelés à évaluer la situation actuelle d'une manière cohérente avec l'enseignement de l'Évangile. Cela signifie prendre position : soit avec le Christ, soit contre le Christ. Ne soyons pas intimidés ou effrayés par ceux qui voudraient nous faire croire que nous sommes une minorité : Le bien est beaucoup plus répandu et puissant que ce que le monde voudrait nous faire croire. Nous luttons contre un ennemi invisible qui cherche à diviser les citoyens, à séparer les enfants de leurs parents, les petits-enfants de leurs grands-parents, les fidèles de leurs pasteurs, les étudiants des enseignants et les clients des vendeurs. Ne permettons pas que des siècles de civilisation chrétienne soient effacés sous le prétexte d'un virus, et qu'une odieuse tyrannie technologique s'installe, dans laquelle des personnes sans nom et sans visage peuvent décider du sort du monde en nous confinant dans une réalité virtuelle. Si tel est le plan auquel les puissances de cette terre entendent nous faire céder, sachez que Jésus Christ, Roi et Seigneur de l'Histoire, a promis que "les portes de l'enfer ne prévaudront pas" (Mt 16, 18). 
Confions les chefs de gouvernement et tous ceux qui dirigent le destin des nations à Dieu tout-puissant, afin qu'il les éclaire et les guide en cette période de grande crise. Qu'ils se souviennent que, tout comme le Seigneur nous jugera, nous les pasteurs, pour le troupeau qu'il nous a confié, de même il jugera les chefs de gouvernement pour les peuples qu'ils ont le devoir de défendre et de gouverner. 
Avec foi, implorons le Seigneur de protéger l'Église et le monde. Que la Sainte Vierge, Secours des chrétiens, écrase la tête de l'ancien Serpent et fasse échouer les plans des enfants des ténèbres.
Mise à jour du 8 mai (au sujet de la rétractation du Cardinal Sarah) 

COMMUNIQUÉ
8 mai 2020

Objet : Retrait de l’adhésion de S.E. Robert, Cardinal Sarah à l’« Appel pour l’Eglise et le monde » lancé hier, 7 mai.

En ce moment de crise très grave que traversent l’Église et le monde, je souhaite conserver une attitude de profonde charité envers mon frère dans le Christ, le Cardinal Robert Sarah, à qui j’ai immédiatement pardonné le grave tort qu’il a infligé à la vérité et à ma personne. La véritable charité ne peut cependant pas ignorer la vérité, car c’est en celle-ci qu’elle a son fondement. J’ai donc le devoir, y compris au titre de la correction fraternelle, de mettre au jour la succession des événements tels qu’ils se sont produits, en ce qui concerne la signature de l’Appel par le Cardinal Sarah.
 Lundi 4 mai, à 16 heures
J’ai eu une conversation téléphonique avec Son Éminence, le Cardinal Sarah. L’appel a été enregistré et a duré 6 minutes et 25 secondes.
Concernant le texte de l’appel, le cardinal déclare : « Il me semble que c’est une affaire très grave. Je pense que cet Appel pourra faire beaucoup de bien, car il fera réfléchir et prendre position : je suis d’accord pour qu’il soit publié dès que possible. » 
J’ai alors demandé à Son Éminence s’il avait l’intention de mettre sa signature. Le Cardinal a répondu : « Oui, je donne mon accord pour mettre mon nom, car c’est un combat que nous devons mener ensemble, non seulement pour l’Église catholique mais pour toute l’humanité. »
Jeudi 7 mai 
À 8 h 43, j’ai téléphoné à Son Éminence pour lui demander s’il avait le numéro de téléphone du Cardinal Gerhard Ludwig Mueller, qu’il m’a ensuite aimablement communiqué par SMS. Au cours de cet appel téléphonique, qui a duré 4 minutes, le cardinal Sarah n’a fait aucune mention de son souhait de retirer sa signature. 
À 15 heures, j’ai commencé à transmettre l’Appel aux agences de presse, aux blogs et aux différents journaux : le texte de l’Appel avec la liste des signataires, la signature du cardinal Sarah y comprise. 
À 17 h 48, j’ai reçu un SMS du cardinal, dont j’ai pris connaissance seulement une heure et demi plus tard. Au moment où ce message a été envoyé, j’étais totalement absorbé par les opérations de diffusion de l’Appel, je n’ai pas remarqué l’arrivée du message de Son Éminence, et n’ai donc pas pu prendre connaissance immédiatement de son contenu. 
À 19 h37, le Cardinal m’a téléphoné pour me demander si j’avais vu son message. Je lui ai répondu que non. 
Voici le texte du message que m’a envoyé le Cardinal :
« Très chère Excellence, comme je suis toujours en fonction à la Curie romaine, un de mes amis m’a conseillé de ne pas signer l’appel. Peut-être serait-il préférable de retirer mon nom pour cette fois. J’en suis vraiment désolé. Vous connaissez mon amitié et ma proximité avec vous. Merci pour votre compréhension. Robert Card. Sarah. » 
Le Cardinal m’a informé au cours de son appel téléphonique qu’il avait pour intention de retirer son nom de la liste des signataires. Confus et désolé, j’ai fait remarquer à Son Éminence que l’Appel et les signatures avaient déjà été diffusés « universellement » depuis plus de quatre heures. La conversation s’est terminée sans que Son Éminence ne demande ou ne suggère de solution. 
Nous aurions pu, par exemple, convenir d’un « communiqué commun » dans lequel serait rendue publique la décision du Cardinal de retirer son adhésion. Rien de tout cela n’a été fait. Nous avons pris congé de manière cordiale, en exprimant des sentiments d’estime et de soutien mutuel. Devant cette situation de fait, à laquelle ni lui ni moi n’avons pu trouver de solution, je me suis permis d’encourager Son Éminence, en lui faisant remarquer combien son adhésion à l’Appel serait un réconfort et un encouragement pour un très grand nombre de fidèles. 
Avec surprise et une profond déception, j’ai ensuite appris que Son Éminence avait utilisé son compte Twitter, sans me prévenir, avec des déclarations gravement préjudiciables à la vérité et à ma personne. Je suis profondément navré de ce que cette affaire, imputable à la faiblesse humaine, et pour laquelle je ne porte aucun ressentiment envers la personne qui l’a provoquée, ait détourné notre attention de ce qui doit nous inquiéter gravement en ce moment dramatique. 
Je confirme que le nom de Son Éminence le Cardinal Robert Sarah a été rapidement retiré du site officiel de l’Appel, comme on peut le voir à l’adresse veritasliberabitvos.info.
+ Carlo Maria Viganò, archevêque, nonce apostolique

mardi 5 mai 2020

Que doivent dénoncer les prêtres aujourd'hui ?

Nous avons appris que certains prêtres dénoncent la Franc-Maçonnerie, Vatican II, la Révolution française, l'interdiction publique du culte catholique.  Tout cela, bien sûr, est une bonne chose.  Mais ceci est très largement insuffisant pour faire comprendre aux fidèles ce qui se passe actuellement à l'échelle mondiale.  Il faut donc que les prêtres, les évêques (et même le Pape) dénoncent l'actuelle mise en place d'un nouvel ordre mondial sous de beaux prétextes sanitaires.  Tant que le clergé ne dénoncera pas clairement les manœuvres et leurs auteurs, les fidèles seront démunis pour réagir de façon forte et adaptée face aux subtiles actions de cette nouvelle subversion.  Monseigneur Lefebvre ne s'est pas contenté de blâmer la Franc-Maçonnerie et la Révolution française, il a surtout dénoncé la mafia moderniste qui manœuvrait au Vatican.  Nous espérons que d'autres prêtres rejoindront l'abbé Salenave dans ce combat qui semble ultime.




Nous vous invitons à écouter les extraits les plus significatifs du décryptage de Jean-Jacques Crèvecœur (www.youtube.com/watch)





Vous pouvez aussi trouver d'autres analyses très pertinentes sur la chaîne de Silvano Trotta( https://www.youtube.com/channel/UCgJsFMb8rF_aO1qZgvu_2AQ )

dimanche 3 mai 2020

Coupez les ponts ! – I

Kyrie eleison DCLXVIII ( 2 mai 2020 

Rome jette aux ordures la vertu de la Foi
Mais « la Frat’ » veut toujours le tampon de François.

Bien des gens devraient écouter Mgr Lefebvre, mais ils ne le font pas. Tout se passe comme s’ils savaient mieux que lui ce qu’il fallait faire, ou comme si Mgr Lefebvre, après avoir sacré quatre évêques pour assurer la survie de la Fraternité Saint-Pie X, n’avait eu plus rien à faire ni à dire d’important. Pourtant, en septembre 1990, la Providence lui permit de prêcher à Écône, avant de mourir, une retraite pour ses prêtres dans laquelle il put leur transmettre – ou du moins à ceux qui avaient des oreilles pour entendre – ses conseils pour l’avenir. Citons, une fois encore, l’un des passages les plus importants. Nous verrons alors avec tristesse comment il n’a pas été écouté, ou pas compris :—

Ce combat entre l’Église et les libéraux modernistes, c’est celui du concile Vatican Il. Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures. Et cela va très loin. Plus on analyse les documents de Vatican II et l’interprétation qu’en ont donnée les autorités de l’Eglise, plus on s’aperçoit qu’il s’agit non seulement de quelques erreurs, l’œcuménisme, la liberté religieuse, la collégialité, un certain libéralisme, mais encore d’une perversion de l’esprit. C’est toute une nouvelle philosophie, basée sur la philosophie moderne du subjectivisme. Le livre que vient de faire paraître un théologien allemand, et qui, j’espère sera traduit en français afin que vous puissiez l’avoir en mains, est très instructif de ce point de vue. Il commente la pensée du Pape, spécialement une retraite que, simple évêque, il prêcha au Vatican. Il montre bien que tout est subjectif chez le Pape. Quand on relit ensuite ses discours, on s’aperçoit bien que telle est sa pensée. Malgré les apparences, ce n’est pas catholique.

La pensée que le Pape a de Dieu, de Notre Seigneur, vient du tréfonds de sa conscience et non pas d’une Révélation objective à laquelle il adhère par son intelligence. Le Pape construit l’idée de Dieu. Il a dit dernièrement, dans un document invraisemblable, que l’idée de la Trinité n’a pu venir que très tard, parce qu’il fallait que la psychologie de l’homme intérieur puisse être capable d’arriver à la Trinité Sainte. C’est donc que l’idée de la Trinité n’est pas venue d’une révélation, mais du tréfonds de la conscience. C’est toute une autre conception de la Révélation, de la foi et de la philosophie, c’est une perversion totale. Comment sortir de là ? Je n’en sais rien. En tout cas, c’est un fait. Ce ne sont pas de petites erreurs. On se trouve devant tout un courant de philosophie qui remonte à Descartes, à Kant, à toute la lignée des philosophes modernes qui ont préparé la Révolution.

Mgr Lefebvre cite ensuite le pape Jean-Paul II lui-même, qui a déclaré que le mouvement œcuménique était sa « priorité dans l’action pastorale », mise en pratique comme nous le voyons, par l’accueil qu’il donne constamment aux délégations de toutes sortes de sectes et de religions. Et pourtant, dit l’Archevêque, tout cet œcuménisme n’a pas fait avancer l’Église d’un pas, et ne peut pas le faire – il n’a fait que confirmer les non-catholiques dans leurs erreurs sans essayer de les convertir. Enfin, Monseigneur cite le Secrétaire d’État du pape, le cardinal Casaroli, dans un discours qu’il venait de prononcer devant la Commission des droits de l’homme des Nations Unies ; le Cardinal y cite à son tour le pape selon lequel la liberté religieuse est comme la pierre angulaire de la construction des droits de l’homme. « Tout homme et tout l’homme, voilà la préoccupation du Saint-Siège, telle est sans doute aussi la vôtre », conclut le Cardinal. Et l’Archevêque de conclure, pour les prêtres de la Fraternité qui se trouvaient devant lui lors de cette retraite :—

« Il n’y a plus qu’à tirer l’échelle ! Nous n’avons rien à faire avec ces gens-là, car nous n’avons rien de commun avec eux. »

C’est bien la conclusion qu’on doit retenir, dès lors qu’on se trouve confronté à des personnes dont la pensée part d’un pur déni de la réalité extérieure, personnes qui refusent à l’esprit humain la capacité de connaître cette réalité objective extra-mentale. Ce sont des malades mentaux, assimilables à ces pourceaux devant lesquels il faut s’abstenir de jeter des perles, dit Notre Seigneur, « de peur qu’ils ne les piétinent et qu’ils ne se retournent pour vous déchirer » (Mt. VII, 6). Car, au cours des vingt dernières années, la Rome conciliaire a-t-elle fait autre chose que de se retourner contre la Fraternité qui a maintenu de vains contacts pour obtenir une reconnaissance officielle ?

Kyrie eleison.

samedi 2 mai 2020

Eglises confinées : Mgr Viganò appelle à mettre fin au délire de toute-puissance de l'autorité civile

Mgr Vigano frappe encore un nouveau coup. Et même plusieurs en un seul !  Et il frappe juste. En homme de droit, il souligne l'aspect illégitime de l'interdit civil qui pèse actuellement sur le culte  public de l'Eglise.  Il montre aussi (comme le fit Mgr Lefebvre) que les évêques doivent reprendre leurs droits épiscopaux sur les conférences dites "épiscopales".  Mgr Vigano perçoit également la persécution contre l'Eglise Catholique à travers l'interdiction du culte : il invite le clergé à ne pas s'y résigner et à subvenir héroïquement aux besoins spirituels de leurs fidèles. Il dénonce aussi le fameux tracking et la mise en place d'un régime tyrannique que ne dénonce pas le clergé actuel et qui invite les fidèles à s'y soumettre (cf directives de la fsspx). 




Marco Tosatti : Excellence, le dernier décret du Président Giuseppe Conte a déçu les espoirs de la Conférence des évêques d’Italie (CEI) et a prorogé le confinement des messes dans l’ensemble de l’Italie. Certains canonistes et des experts en droit concordataire ont émis de nombreuses réserves à propos du comportement du gouvernement. Qu’en pensez-vous ?

Mgr Carlo Maria Viganò : Le Concordat entre le Saint-Siège et l’État italien reconnaît à l’Église comme relevant de son droit « natif », la pleine liberté et autonomie dans le développement de son propre ministère, qui voit dans la célébration de la sainte messe et dans l’administration des sacrements l’expression sociale et publique qui lui est propre, dans laquelle aucune autorité ne peut interférer, fût-ce avec le consentement de l’Autorité ecclésiastique elle-même, qui n’est pas propriétaire mais administratrice de la grâce véhiculée par les sacrements.

La juridiction sur les lieux de culte appartient donc pleinement et exclusivement à l’Ordinaire du lieu, qui décide en toute autonomie, pour le bien des âmes confiées à ses soins pasteur, des offices qui y seront célébrés et par qui. Il n’appartient pas au Premier ministre d’autoriser l’accès aux églises, et encore moins de légiférer sur ce que les fidèles ou le ministre du culte peuvent ou ne peuvent pas faire.

En outre, les déclarations sont nombreuses qui, faisant autorité et émanant d’éminents juristes et magistrats – mais aussi de la Cour suprême – soulèvent des doutes quant à la légitimité de légiférer par le biais de décrets du président du Conseil, en violation des droits supérieurs dont la prévalence est garantie par la Constitution de la République italienne. Sans même parler de la religion catholique, qui bénéficie d’une protection particulière en vertu de son statut spécial, la suspension du droit à la liberté de culte qu’impliquent les décrets du Premier ministre est clairement illégitime, et j’espère qu’il se trouvera quelqu’un pour bien vouloir le déclarer officiellement, mettant ainsi fin à ce délire inconvenant de toute-puissance de l’autorité civile non seulement devant Dieu et son Église, mais aussi devant les fidèles et les citoyens.


De nombreux fidèles et de prêtres se sont sentis abandonnés et bien peu protégés par la conférence épiscopale et les évêques.

Il faut préciser, pour éviter tout malentendu, que la Conférence des évêques n’a aucune autorité sur les évêques, qui ont pleine juridiction dans leur propre diocèse, en union avec le Siège Apostolique. Et cela est d’autant plus important que nous avons compris à quel point la CEI est trop conciliante, voire inféodée vis à vis du gouvernement italien.

Les évêques ne doivent pas attendre qu’un organisme sans juridiction leur dise quoi faire : c’est à eux qu’il appartient de décider comment se comporter, avec prudence et sagesse, afin de garantir aux fidèles les sacrements et la célébration des messes. Et ils peuvent le faire sans avoir à demander l’autorisation de la CEI et encore moins de l’État, dont l’autorité va jusqu’à la porte de nos églises, mais qui doit s’arrêter là.

Il est inouï que la Conférence épiscopale italienne continue de tolérer de tels abus, qui portent atteinte au droit divin de l’Église, violent une loi de l’État et créent un précédent très grave. Je crois aussi que le communiqué publié dimanche dernier représente la preuve du consentement du sommet de l’épiscopat, non seulement aux moyens mais aussi aux fins que ce gouvernement propose.

Le silence servile de la CEI et de la quasi totalité des Ordinaires, témoigne d’une situation de subordination à l’État qui est sans précédent ; elle a été perçue à juste titre par les fidèles et les prêtres comme une sorte d’abandon à eux-mêmes : elle se manifeste de manière emblématique à travers les cas d’incursions scandaleuses des forces de l’ordre dans les églises, pendant la célébration de la messe pour couronner le tout, avec une arrogance sacrilège qui aurait dû provoquer une protestation immédiate et très ferme de la part de la Secrétairerie d’État. L’ambassadeur d’Italie près le Saint-Siège aurait dû être convoqué, pour lui présenter une vive note de protestation en raison la très grave violation du Concordat par le gouvernement, tout en se réservant de rappeler le Nonce apostolique en Italie, au cas où la mesure illégitime ne serait pas retirée.

Le cardinal Parolin, en tant que « sponsor » du président Conté, se trouve dans l’embarras, et dans une situation de conflit d’intérêts. Il semble évident qu’au lieu de protéger la souveraineté et la liberté de l’Église, par fidélité à sa haute fonction institutionnelle de Secrétaire d’État, le cardinal Parolin a honteusement préféré se ranger du côté de son ami juriste. Même les intérêts de ce qu’on appelle le bénévolat catholique ne pouvaient justifier un tel choix.


De quels intérêts parlez-vous ? 

Je veux parler de la scandaleuse répartition des fonds publics destinés à l’accueil des immigrés clandestins, dont le pape Bergoglio et la CEI sont les principaux bénéficiaires et, en même temps, de vigoureux promoteurs. Il y a encore un autre conflit d’intérêts, qui fait de l’Église l’obligée de l’État ; il ne rend pas totalement illégitime le soupçon que les multiples silences de la CEI, y compris ceux dont nous avons été témoins durant ces mois de la supposée pandémie, sont motivés par la crainte de voir partir en fumée les revenus lucratifs de l’« hospitalité ». N’oublions pas que les fonds provenant du « 8 pour mille » se réduisent de plus en plus, ce qui confirme l’éloignement des fidèles italiens par rapport à une Église qui semble n’avoir d’autre objectif que de favoriser la substitution ethnique fortement souhaitée par l’élite mondialiste. Je crains que cette tendance ne se confirme dans les prochains mois, en réponse au silence des évêques.


Dans toute cette affaire, la position du pape François semble contradictoire : au départ, il a ordonné au cardinal-vicaire de fermer les églises de Rome avant que Conte ne publie le Décret ; puis il l’a mis dans l’embarras en le contredisant publiquement, et il les fait rouvrir. Il a encouragé les messes en ligne pour ensuite parler de gnose, incitant la CEI à prendre position contre le gouvernement ; mais pas plus tard qu’hier il a au contraire recommandé que les fidèles obéissent aux dispositions des décrets.

Bergoglio n’est pas étranger à ce genre de changement subit. Comme chacun se le rappellera, avant que n’éclate le scandale au sein de l’Ordre de Malte sur la distribution de préservatifs dans les hôpitaux, François avait écrit une lettre au cardinal patron, le cardinal Raymond Burke, dans laquelle il lui donnait des instructions très claires sur son devoir de veiller sur l’Ordre afin que la morale catholique y soit scrupuleusement respectée. Mais lorsque la nouvelle est devenue publique, il n’a pas hésité à désavouer Son Éminence. Il plaça l’Ordre sous commissaire et exigea la démission du Grand Maître et la réintégration du Conseiller qui avait été expulsé précisément parce qu’il était responsable de cette déplorable violation de la morale.

Dans le cas que vous avez rappelé, le cardinal-vicaire a cherché à défendre la justesse de son action, expliquant que l’ordre de fermer les églises avait été donné par Sa Sainteté. Dans l’affaire plus récente de la CEI, la déclaration publiée dimanche après-midi avait manifestement l’approbation de son président, le cardinal Bassetti, qui à son tour devait avoir consulté François. Il est déconcertant qu’en l’espace de quelques heures, la chaire de Sainte-Marthe désavoue la CEI en invitant les fidèles et les prêtres à obéir aux dispositions du gouvernement qui non seulement sont abusives, mais qui constituent une violation des consciences, au détriment du salut des âmes.

Personne n’a l’intention d’exposer les fidèles à une éventuelle contagion, en admettant sans pour autant le reconnaître qu’il s’agisse là une éventualité justifiant une telle crainte, mais la taille de nos églises et, malheureusement, le nombre si exigu des fidèles qui les fréquentent habituellement, permettent de respecter des distances de sécurité tant pour la prière individuelle que pour la célébration du saint sacrifice ou d’autres cérémonies. Il est évident que les législateurs zélés ne vont plus à l’église depuis longtemps...

N’oublions pas que les fidèles ont le droit, et pas seulement le devoir, d’assister à la messe, de se confesser, de recevoir les sacrements : c’est un droit qui leur vient du fait qu’ils sont des membres vivants du Corps mystique en vertu du baptême. Les pasteurs ont donc le devoir sacré – même au risque de leur santé et de leur vie même, si nécessaire – de respecter ce droit des fidèles, et pour cela ils doivent rendre compte à Dieu, et non au président de la conférence épiscopale italienne ni au président du Conseil.


Ces derniers jours, S.E. Mons. Giovanni d’Ercole a lancé un sévère avertissement à Conte et au « comité scientifique » dans lequel il a intimé : « Vous devez nous donner le droit de pratiquer le culte, sinon nous le reprendrons. » Des paroles fortes et courageuses qui semblent suggérer un certain réveil des consciences chez les pasteurs.

Monseigneur D’Ercole a parlé en vrai évêque, avec l’autorité qui vient du Christ. Comme lui, j’en suis sûr, il y a beaucoup d’autres pasteurs et prêtres qui se sentent responsables des âmes qui leur sont confiées. Mais ils sont si nombreux à rester silencieux, davantage pour ne pas provoquer un soulèvement des âmes que par peur. C’est précisément en ce temps de Pâques que la parabole évangélique du Bon Pasteur résonne dans la liturgie ; Jésus y évoque également les mercenaires qui ne se soucient pas du salut des brebis : ne rendons pas vain l’avertissement divin et l’exemple du Sauveur, qui donne sa vie pour les brebis !

Je me permets de m’adresser à mes confrères de l’épiscopat : croyez-vous que, lorsqu’au Mexique ou en Espagne on a fermé les églises, interdit les processions, interdit l’usage de l’habit religieux en public, les choses ont commencé autrement ? Ne permettez pas que la liberté de l’Église soit entravée sous prétexte d’une supposée épidémie ! Ne le permettez ni de la part de l’État, ni de la part de la CEI ! Le Seigneur vous demandera de rendre compte des âmes qui sont mortes sans les sacrements, des pécheurs qui n’ont pas pu se réconcilier avec Lui, d’avoir interdit aux fidèles, pour la première fois dans l’histoire depuis l’édit de Constantin, de célébrer dignement la Sainte fête de Pâques. Vos prêtres ne sont pas des timorés mais des témoins héroïques, et ils souffrent par les ordres arbitraires que vous leur donnez. Vos fidèles vous implorent : ne restez pas sourds à leur cri !


Voilà des paroles qui semblent inviter à la désobéissance vis-à-vis de l’autorité ecclésiastique, avant même la désobéissance aux autorités civiles.

L’obéissance est ordonnée à la Vérité et au Bien, sans quoi c’est de la servilité. Nous sommes arrivés à un tel affadissement des consciences que nous ne réalisons plus ce que signifie « témoigner de la Vérité » : croyez-vous que Notre Seigneur nous jugera pour avoir été obéissants à César, alors que cela signifie désobéir à Dieu ? Le chrétien n’est-il pas tenu à l’objection de conscience, même au travail, lorsque ce qui lui est demandé viole la loi divine ? Si notre Foi n’était fondée que sur l’obéissance, les Martyrs n’auraient même pas eu à affronter les tourments auxquels la loi civile les condamnait : il aurait suffi d’obéir et de brûler un grain d’encens devant la statue de l’Empereur.

Nous ne sommes pas encore, du moins en Italie, confrontés au choix crucial entre la vie et la mort ; mais on nous demande de choisir entre le devoir d’honorer Dieu et de l’adorer, et l’obéissance aux diktats des soi-disant experts, mille fois contredits par l’évidence des faits.

Je trouve paradoxal que dans cette tromperie, qui est désormais manifeste même pour les observateurs les plus modérés de ce qui se passe autour de nous, on impose au peuple de Dieu la tâche ingrate de devoir témoigner de sa propre Foi devant les loups, sans pouvoir avoir ses bergers à ses côtés. C’est pourquoi j’exhorte mes frères à reprendre fièrement leur rôle de guides, sans invoquer le prétexte du respect de normes illégitimes et déraisonnables. Je fais miennes les paroles de Mgr D’Ercole : « Nous n’avons pas besoin de faveurs de votre part : nous avons le droit de réclamer et ce droit doit être reconnu » !


Certains pourraient penser que vos propos sont source de division à un moment où il est facile d’exaspérer les âmes déjà si éprouvées des citoyens.

L’unité dans la foi et la charité se fonde sur le salut des âmes, et ne se fait pas à leur détriment : ni les « entretiens » de la CEI, ni les réunions papales souriantes avec le Premier ministre, à qui l’on a accordé une collaboration indulgente, révélatrice de connivence et de collaboration, ne suffisent. Proclamer la vérité est nécessairement « diviseur », car la vérité s’oppose à l’erreur, tout comme la lumière s’oppose à l’obscurité. Ainsi a dit le Seigneur : « Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais la division. » Lc. XII, 51.

En admettant sans pour autant le reconnaître que le coronavirus soit si virulent et si mortel qu’il justifie la ségrégation d’un peuple entier, voire du monde entier, eh bien : les sacrements et la messe ne sont-ils pas justement refusés aujourd’hui qu’ils sont justement les plus nécessaires au salut éternel ?

D’après tout ce que vous avez dit, Excellence, je crois saisir certaines de vos perplexités quant à la nature du coronavirus : est-ce mon impression ou croyez-vous – comme le disent de nombreux médecins – que quelqu’un a voulu profiter de la pandémie à d’autres fins ?

Ce n’est pas ici le lieu pour exprimer mes réserves sur la soi-disant « pandémie » : je crois que des scientifiques faisant autorité ont pu démontrer ce qui se passe réellement, et ce que les masses croient, à l’inverse, grâce à un contrôle minutieux de l’information qui n’hésite pas à recourir à la censure pour faire taire les voix de la dissidence. Il me semble cependant évident que le COVID-19 a fourni une excellente occasion – voulue ou non, nous le saurons bientôt – d’imposer à la population une restriction de la liberté qui n’a rien de démocratique, ni encore moins de bon.

Ce sont des preuves techniques de la dictature, où l’on programme le  « tracking » des personnes sous prétexte de santé et d’une hypothétique future résurgence du virus. On pense pouvoir imposer un régime tyrannique dans lequel des personnes qui n’ont été élues par qui que ce soit prétendent déterminer ce qui est légal et ce qui ne l’est pas, le traitement à imposer et la punition à infliger à ceux qui veulent y échapper. Plus grave encore, tout cela se passe avec le soutien d’une partie de la Hiérarchie : s’ils nous avaient raconté il y a quelques années, nous ne l’aurions pas cru.


Une parole d’espoir, pour conclure ?

Il y a toujours une raison d’espérer, dès lors qu’on a un regard surnaturel. Tout d’abord, cette épidémie a fait tomber de nombreux masques : ceux des pouvoirs réels, des lobbies internationaux qui brevètent un virus et s’apprêtent également à breveter le vaccin, tout en faisant pression pour qu’il soit imposé à tous, dans un conflit d’intérêts criant. Au moins, nous savons maintenant qui ils sont et à quoi ils ressemblent.

Les masques de ceux qui se prêtent à cette farce sont également tombés, sonnant des alarmes injustifiées et semant la panique parmi la population, créant une crise non seulement sanitaire, mais aussi économique et politique aux dimensions mondiales. Ici aussi, nous savons qui ils sont et quel est leur plan.

Enfin est tombé le masque de l’anonymat de tant de bonnes gens. Nous avons pris conscience de ce que tant de générosité, d’abnégation, de bonté sont toujours là, malgré tout. Médecins, infirmières, prêtres et bénévoles, certainement ; mais aussi de nombreuses personnes sans visage et sans nom qui aident leurs voisins, qui apportent du réconfort à ceux qui souffrent, qui se réveillent de la torpeur et commencent à comprendre ce qui se passe autour d’eux. C’est un réveil du Bien, dont le Seigneur est sans aucun doute l’auteur. C’est Lui qui gouverne le destin de l’Église et du monde, et Il ne permettra pas au Mal de prévaloir.

N’oublions pas que – comme je l’ai rappelé récemment – Notre-Dame de Fatima a promis à Sœur Lucie qu’avant la fin des temps un Pape consacrerait la Russie à son Cœur Immaculé, et que ce geste d’obéissance serait suivi d’une période de paix. Remettons nous donc nous-mêmes, nos familles et notre chère Italie à la Très Sainte Vierge, sous son manteau, avec toute la confiance de notre foi en ses paroles.



mercredi 29 avril 2020

Dates à retenir : diaconat, retraites, camp chantier, Pélerinage au Puy etc ...

Nos lecteurs doivent sans doute commencer à (ré)organiser leurs activités familiales, professionnelles, spirituelles pour les prochains mois à venir.  Tout ce qui avait été prévu en mai, juin ne pourra sans doute pas être tenu au vu des événements révolutionnaires (terreur et confinement ) que nous connaissons et qui risquent probablement de durer.  Nous tenons donc à informer nos lecteurs de quelques événements ou activités (non exhaustives) qu'ils peuvent éventuellement programmer dans leurs agendas s'ils pensent que cela peut leur être un bénéfice spirituel. 

DIACONAT - RETRAITES - 
AIDE AUX TRAVAUX A SAINT AIGNAN - PÈLERINAGE AU PUY 


DIACONAT Le premier événement concerne le diaconat de M. l'abbé Chirico le 26 juin prochain au séminaire St Louis-Marie Grignion de Montfort comme l'annonce Mgr Faure dans son dernier message (Site du séminaire Saint Louis-Marie Grignion) . Nous vous informerons plus amplement de cet événement dès que possible.

RETRAITES - Certains pourront trouver exagéré de faire une retraite alors que nous sommes déjà confinés. C'est que le confinement peut être un danger spirituel pour les âmes. Beaucoup ont pu se laisser aller à la paresse spirituelle, certains ont même pu être infectés par la propagande incessante des médias aux ordres jusqu'à penser que le confinement était une bonne chose. Sans compter sur le fait que le confinement n'avait pas pour finalité de protéger les corps mais d'établir un nouveau régime de terreur bien propre à saper le moral des catholiques.    Retraites :  https://francefidele2.blogspot.com/p/retraites-sessions-de-formation.html

AIDE AUX TRAVAUX A SAINT AIGNAN-SUR-ROE- L'abbé Salenave aurait besoin de jeunes bonnes volontés (16 à 25 ans) en juillet  pour rénover une vieille grange afin de la transformer en chapelle. Travaux rythmés bien sûr par la Sainte  Messe et des instructions. Nous vous tiendrons au courant des modalités pratiques pour ce camp chantier. Vous pouvez déjà entrer en contact pour ce projet à l'adresse suivant : francefidele.org@gmail.com 

PÈLERINAGE AU PUY : M. l'abbé Rousseau vient de nous annoncer que le pèlerinage au Puy aura bien lieu. Mais il est reporté à la fin du mois d'août pour les raisons que nous savons.
Vous pourrez trouver des précisions sur le lien suivant : https://www.saintjoseph-tradition.org/pelerinage-du-puy-2020