Ce 15 août vit la premiere messe officielle de l'abbé Andrew Kim, CMSPX. Une petite soixantaine de fideles fut au rendez-vous, certains venant de loin.
mardi 18 août 2026
Un nouveau prêtre pour l'apostolat en Asie
Ce 15 août vit la premiere messe officielle de l'abbé Andrew Kim, CMSPX. Une petite soixantaine de fideles fut au rendez-vous, certains venant de loin.
lundi 10 août 2026
Lettre de Broadstairs 15 (Août 2026)
Nova et Vetera
Monseigneur Louis-Gaston de Ségur (1820-1881) était un prélat et écrivain français de renom. Sa mère était la comtesse de Ségur, célèbre auteur de livres pour enfants. Ordonné prêtre en 1847, il devint aveugle en 1856, alors qu'il travaillait à Rome. Cette épreuve le conduisit à se consacrer à un important apostolat auprès des pauvres et des démunis à Paris, ainsi qu'à l'apostolat par l'écrit, composant de nombreux ouvrages de dévotion et d'apologétique. Connu comme l'apôtre aveugle, il a défendu la communion fréquente, le catéchisme et les œuvres de charité jusqu'à sa mort en 1881. Son ouvrage intitulé « Le bon combat de la foi », destiné à la conservation, à la préservation et à la défense de la foi par les catholiques de toutes conditions, a été loué par le souverain pontife Pie IX en 1871 et a reçu la bénédiction apostolique : « Dans votre dernier ouvrage, vous voulez prémunir contre les graves périls que la foi rencontre de nos jours. Vous présentez les motifs et les moyens par lesquels la foi peut se conserver pleine et entière, s’accroître et porter des fruits. Nous ne doutons pas que, dans ce nouvel ouvrage, vous ayez atteint cet objectif. »
Chapitre 1 – L’importance d’une
profonde estime pour le don sacré de la foi. Notre auteur présente ce court
ouvrage comme un moyen de consolider la foi dans l’âme du croyant, sachant qu’elle
est constamment mise à l’épreuve par l’enseignement, l’éducation, les habitudes
privées et publiques, les journaux, la politique et l’opinion publique. La foi
– ce don surnaturel qui permet à l’âme de croire en tout ce que Dieu a révélé –
est la substance et le fondement du salut. Toute la vie chrétienne repose sur
la foi. La vie éternelle n’est autre chose que le développement parfait et la
récompense divine de la vie chrétienne vécue sur terre. Apprécier et estimer sa
foi, c’est estimer son salut. Fortifier sa foi, c’est fortifier son salut et
consolider son bonheur éternel. De même que nous prenons soin de notre santé et
de nos biens, nous devons à plus forte raison prendre soin de notre bonheur
éternel, dans la pureté et la vitalité de notre foi. Si vous vous demandez
pourquoi il y a si peu de catholiques fervents, si peu d'âmes de prière, de
pénitence et de sacrifice, c'est parce que, même parmi les pratiquants et les
fervents, la foi n'est pas suffisamment vivante et fructueuse. Lorsque nous
jugeons l'arbre à ses fruits, et que nous mesurons la grâce de notre foi aux
fruits de notre vie chrétienne, intérieure et extérieure, nous devrions faire
preuve d'une profonde humilité.
« Je le répète, écrit Mgr de Ségur,
c’est la vigueur de la foi qui fait toute notre force spirituelle ; c’est la foi
qui engendre les pensées saintes et le dévouement religieux ; c’est la foi qui porte
et féconde la prière, le zèle de la gloire de Dieu et du salut des âmes, l’amour
de l’Église, l’énergie dans les combats de la vie et l’effusion de toutes les
vertus chrétiennes. C’est la foi qui conduit à la sainteté : la grandeur d’un
saint se mesure à la mesure de sa foi. » Le don de la foi est la première des
grâces reçues au baptême, au moment où l’homme devient enfant de Dieu et membre
de l’Église. Et c’est sur ce fondement que l’Église œuvrera sans relâche à
bâtir l’édifice vivant et immortel de la sanctification de chaque fidèle.
Ainsi, le premier but de l'éducation catholique, de la prière, des sacrements,
de la sainte communion et, d'une manière générale, de la vie de piété, est, aux
yeux de l'Église, de consolider et d'accroître la foi de ses enfants, afin de
produire en eux les excellents fruits attendus par Notre Seigneur. « La
première fonction du sacerdoce, de l'épiscopat et de la papauté elle-même n'est
autre que de donner la lumière de la foi à ceux qui ne l'ont pas encore reçue,
et, pour ceux qui ont le bonheur de la posséder déjà, d'en conserver la pureté,
la vitalité, l'énergie et la ferveur. » La lumière qui brillera pour nous pendant
toute l'éternité, et que les théologiens appellent « la vision intuitive »,
sera la lumière de la foi, développée et perfectionnée, dépouillée de tout
voile. Les vérités divines que, par la miséricorde de Dieu, nous verrons un
jour révélées au ciel, sont les mêmes vérités que nous connaissons ici-bas,
sans les comprendre pleinement ni les voir. Ainsi, nous comprenons la
profondeur des paroles du Saint-Esprit qui déclare dans les écrits inspirés de
saint Paul que « la foi est la substance des réalités terrestres qui
constituent notre espérance, et l’essence de la vision céleste que nous ne
voyons pas encore ». Par conséquent, la vraie foi, la foi catholique, est la
vérité divine, infaillible et éternelle, qui illumine nos âmes. Elle est la
lumière de l’éternité qui brille pour nous dans le temps ; la lumière des anges
qui se reflète sur la terre pour éclairer notre pèlerinage terrestre. La foi
est le trésor des trésors, la grâce des grâces. Elle devrait nous être plus
précieuse que la vie elle-même. [À suivre dans le prochain article : la
nécessité de lutter pour conserver sa foi au temps présent.]
+ Mgr Paul Morgan
Rappel : Il est désormais possible de recevoir la version française des lettres et documents publiés sur Respice Stellam (Apostolat de la Maison de la Reine des Martyrs à Broadstairs) en en faisant la demande à lettredebroadstairsfrancais@gmail.com
vendredi 24 juillet 2026
Nouvelles du Nigéria
"Je fais de mon mieux, avec l’aide des fidèles d’ici.
Tout d’abord, je tiens à remercier sincèrement Dieu, d’une manière toute particulière, pour la sollicitude qu’Il nous témoigne. Ensuite, je vous remercie infiniment pour l’aide paternelle que vous avez apportée à notre chapelle lorsque j’ai lancé un appel à l’aide pour sécuriser notre propriété.
D’un point de vue humain, je peux dire que nous sommes désormais en sécurité, car des murs ont été érigés, des barbelés posés, deux portails installés,
ainsi que six caméras et des lampes solaires.
Des toilettes publiques, un poste de sécurité et un entrepôt ont ensuite été ajoutés au projet de mesures de sécurité par nécessité, bien qu’ils ne soient pas encore achevés.
Tout cela été rendu possible grâce à votre intervention paternelle. J’apprécie tout ce que vous avez fait pour moi à cet égard ; votre soutien concret et votre appel lancé en ma faveur auprès d’autres personnes ont porté leurs fruits. Que Dieu vous récompense abondamment en vous fortifiant dans vos ministères par l’intercession de notre Mère Marie. Qu’Il bénisse également tous ceux qui ont répondu à votre appel."
Ainsi que des photos de l'avancement des travaux pour le prieuré de l'abbé Joseph :
jeudi 23 juillet 2026
19 juillet en Belgique : jubilé d'argent de l'abbé Salenave
mercredi 22 juillet 2026
L'abbé Pagliarani laisse tomber le masque
L’abbé Girouard commente la lettre de l’abbé Pagliarani parue le 19 juillet 2026
Sources:
- Lettre de l'abbé Pagliarani du 19 juillet 2026
- Commentaire de l'abbé Girouard (Traduction par Reconquista)
Chers amis,
Hier, l’abbé Pagliarani, Supérieur général de la Néo-FSSPX, a publié une lettre d’«encouragement » et de « consolation » aux fidèles de la Néo-FSSPX, en particulier à ceux qui ont assisté à la cérémonie d'Écône le 1er juillet.
Sa lettre témoigne d'un manque de discernement consternant. Franchement, le fait qu'elle ait été publiée sur le site officiel de la Néo-FSSPX montre que l’abbé Pagliarani est entouré de courtisans et de flagorneurs. Personne n'était là pour lui dire qu'il aurait dû y réfléchir davantage.
Ci-dessous, le texte intégral, avec mes commentaires en gras
COMMENTAIRE : Jusqu'ici tout va bien. Au moins, la date est correcte.
(...) Chers fidèles,
Quelques jours après la cérémonie
du 1er juillet, je souhaite vous adresser ces quelques mots.
Tout d'abord, je tiens à vous remercier. Pendant plusieurs années, j'ai prié la
Très Sainte Vierge pour qu'elle prépare les cœurs à cet événement historique.
(...)
COMMENTAIRE : « Pendant plusieurs années ». Ah ! D'accord… Combien d'années cela représente-t-il ? Cinq ? Dix ? De toute évidence, c'était avant le décès prématuré de Mgr Tissier (2024). Était-ce après l'élection de l’abbé Pagliarani en juillet 2018 ? Je pose cette question car, en 2015, en réaction au sacre de Mgr Faure par Mgr Williamson, la Fraternité Saint-Pie X (Néo-FSSPX) a déclaré que cette consécration sans mandat papal était injustifiée, faute d'« état de nécessité ». Alors, combien de temps s'est-il écoulé entre cela et les débuts de l’abbé Pagliarani pour prier la Vierge Marie « afin de préparer les cœurs » aux sacres de la Fraternité sans mandat papal ? Je soupçonne que ce soit après son rejet des dernières propositions de Rome en décembre 2018 (souvenez-vous de la déclaration de Mgr Pozzo). Un exemple flagrant de deux poids, deux mesures. Et cela me rappelle une boutade de Chris Plante, animateur radio conservateur : « Si la gauche n’avait pas deux poids, deux mesures, elle n’aurait aucune norme ! » Et que signifie exactement : « elle préparerait les cœurs à cet événement historique » ? On ne peut certainement pas s’attendre à ce que les traditionalistes purs et durs s’y opposent. Il doit donc parler des prêtres et des fidèles libéraux de la Fraternité. Il sait que les vrais conservateurs ont été exclus ou ont quitté en 2012 et après. Il craint donc maintenant de perdre le soutien des libéraux.
(...) J’avoue avoir été profondément touché de voir comment vous avez tous accompagné les consécrations épiscopales par vos prières et votre gratitude envers la divine Providence. (...)
COMMENTAIRE : Que voulez-vous dire par « j’avoue avoir été profondément touché » ? Comme si c’était une réaction inappropriée. Comme si, normalement, vous n'étiez pas, et ne deviez pas être, touché par la foi de votre peuple ?
(...)Le 1er juillet, de nombreux fidèles du monde entier étaient présents à Écône, et ils vous représentaient tous. Ce fut une immense joie de les voir si nombreux et si fervents. Comme vous le savez certainement, un orage s’est produit pendant la cérémonie : « Devant l’éclat de sa présence, les nuées se sont élancées… Et le Seigneur a tonné du haut du Ciel, et le Très-Haut a fait entendre sa voix » (Ps. 17, 13-14). (...)
COMMENTAIRE : « Devant l’éclat de sa présence (etc.)...voix. » (Ps. 17, 13-14). C’est en effet une citation fort malheureuse ! Si l’abbé Pagliarani, avant de la choisir pour son message, avait pris la peine de consulter le commentaire à ce sujet, il ne l’aurait probablement pas choisie pour illustrer l’averse qui s’est abattue sur les consécrations. En effet, George Haydock affirme que le psaume a été écrit par le roi David, qui se souvenait comment Dieu était intervenu par les nuages, le tonnerre, les éclairs et la grêle pour disperser ses ennemis, les Moabites, qui harcelaient son camp et son armée. Le père Haydock ajoute que cet événement préfigurait la destruction future de Jérusalem après la crucifixion du Seigneur par les Juifs, ainsi que la destruction future des ennemis assiégeant l'Église. Le choix de cette citation est donc tout à fait inapproprié, car l'averse s'abattait sur les fidèles rassemblés autour de la tente de consécration, et son utilisation laisserait entendre que Dieu cherchait à disperser les ennemis de la Fraternité. Un choix de citation et une image assurément malheureux, monsieur l’abbé Pagliarani !
| Capture d'écran You Tube |
(...) À ce moment-là, ma joie a redoublé. D’un côté, j’étais le témoin privilégié d’une liturgie d’une beauté exceptionnelle ; de l’autre, j’avais sous les yeux une autre beauté, tout aussi touchante : celle d’une foule immense de fidèles demeurant à leur place durant tout l’orage et priant Notre-Dame pour les nouveaux évêques, pour l’Église et pour le Pape. (...)
COMMENTAIRE : Eh bien, c'est formidable ! Sa joie redoubla lorsque l'orage éclata, car il vit une « immense foule de fidèles demeurant à leur place » ! Oui, on vous croit. On sait tous combien la Fraternité Saint-Pie X aime que les fidèles restent à leur place ! J'ai moi-même assisté à la cérémonie, allant d'une étape à l’autre (n'ayant pas six heures à disposition). J'ai vu l'averse et les fidèles vêtus d'imperméables et munis de parapluies ; heureusement, ils étaient venus préparés, grâce à des prévisions météorologiques précises. Puis l’abbé Pagliarani décida de chanter le Rosaire. La mélodie qu'il utilisa pour les « Je vous salue Marie » était inconnue de l'assemblée, et même du clergé. Seul le chœur la chantait sans difficulté. Cela dura 45 longues minutes. Peut-être sa joie était-elle d'autant plus grande que, contrairement aux pauvres gens trempés par la pluie, il avait un endroit chaud et sec où se réfugier (la grande tente). Au lieu de faire preuve d'originalité et d'ingéniosité, il aurait dû penser à eux. S'il fallait 45 minutes pour que l'averse se calme avant que la Sainte Communion puisse être distribuée en toute sécurité, pourquoi ne pas réciter un Rosaire complet avec une récitation normale ? Ou un chapelet normal, suivi d'une méditation sur la Passion du Seigneur (1er juillet : Fête du Saint-Sang), pendant laquelle les fidèles auraient au moins pu s'asseoir au lieu de s'agenouiller dans l'herbe détrempée ?
(...) Parmi eux se trouvaient des dames âgées, à genoux, ainsi que de jeunes mamans portant leurs nourrissons dans les bras. C’était la plus belle image que l’on puisse donner de la Fraternité : des fidèles animés d’une foi inébranlable, que rien ne saurait troubler ; des âmes pour lesquelles le saint sacrifice de la Messe est véritablement le centre de leur vie. Vous ne pouvez pas imaginer la consolation qui fut la mienne à cet instant. Cette scène s’est profondément gravée dans ma mémoire et je ne pourrai jamais l’oublier. (...)
COMMENTAIRE : Oui...
Cette image me rappelle comment la Fraternité Saint-Pie X (Neo-FSSPX) a traité
ses fidèles depuis 2012, lorsqu'ils ont osé remettre en question sa démarche
vers un accord pratique avec l'Église conciliaire : « Taisez-vous ; payez ;
priez ; et obéissez ! Ou préparez-vous à être mis à la porte ! » Et je pense
que cette image que vous aimez tant, cher abbé Pagliarani, cette image qui vous
fait dire : « Vous ne pouvez imaginer la consolation que j'ai
ressentie à cet instant. Cette scène est profondément gravée dans ma mémoire et
je ne l'oublierai jamais ». Oui, cette image aurait été bien
plus belle si vous, et les centaines de prêtres et de séminaristes sous la
tente, aviez, à votre exemple, pris la peine d'aller à la rencontre de ces
dames âgées et de ces mères portant leurs enfants dans leurs bras. Cela aurait
montré à quel point vous vous souciez réellement des fidèles. Je suis désolé
que vous trouviez beau et réconfortant de voir ces vieilles dames et ces jeunes
mères sous la pluie…
(…) Jusqu’au dernier jour, j’ai espéré un geste de bienveillance, ou du moins
de simple compréhension, de la part du Saint-Siège. (…)
COMMENTAIRE : Vraiment ?
Comment peut-il être aussi déconnecté de la réalité ? Comment peut-il
ignorer, à présent, qu’il a affaire à une Église contrefaite ? Comment
peut-il rester sourd aux déclarations claires et unanimes des papes
conciliaires et de la hiérarchie : ils ne reviendront pas à l’Église de
Pie XII, mais entendent poursuivre leurs projets ? Comment peut-il ne pas
comprendre qu’ils considèrent une FSSPX forte et fidèle comme l’épine ultime
dans le pied de leur synode ?
(...) Mais les sacres ont été condamnés et la dureté des sanctions prises est
sans précédent. Elles visent d’abord les évêques, mais aussi les membres de la
Fraternité. Même les fidèles sont concernés. Cette condamnation, parfaitement
injuste, représente une humiliation immense pour des personnes qui n’ont
d’autre but que de défendre la vraie foi et de travailler au salut des âmes.
(...)
COMMENTAIRE : « Une immense humiliation ». Veuillez noter : « immense » signifie «ce qui ne peut être mesuré ». Je suis consterné ! C'est probablement le lapsus freudien le plus révélateur. En effet, cher abbé Pagliarani, votre subconscient s'est dévoilé. Vous avez ressenti une humiliation incommensurable lorsque le Pape a refusé de vous rencontrer et de vous écouter, et lorsqu'il a mis à exécution sa menace d'excommunication. Votre orgueil est incroyable ! Non seulement vous pensez que Mgr Lefebvre avait tort lorsqu'il a déclaré que nous ne devions plus avoir de contacts avec l'Église conciliaire (1989), mais vous croyez aussi pouvoir faire mieux que lui avec Rome ! Et vous dites : « Immense humiliation pour ceux qui n'ont d'autre but que de défendre la vraie Foi et d'œuvrer au salut des âmes ». Je vous en prie : si vous vous êtes sentis humiliés par la façon dont vous ont traités les hérétiques modernistes romains et les idolâtres de la Pachamama, n'étendez pas votre fierté blessée à tous ceux qui se soucient des âmes. Gardez-la pour vous et vos semblables !
(...) Mais je tiens à ce que vous sachiez que cette profonde humiliation, qui touche d’abord les membres de la Fraternité, a un sens aux yeux de Dieu qui ne doit pas vous échapper. En dernière analyse, ces sacres ont été accomplis pour chacun d’entre vous, chers fidèles. Vos âmes sont le véritable trésor confié à la Fraternité, ce qu’elle chérit le plus. Une seule âme possède une valeur infinie. Si, pour lui assurer l’enseignement de la vraie foi et l’administration des vrais sacrements, il faut payer le prix d’une telle humiliation, alors cela en vaut la peine, car une âme n’a pas de prix. La fête du Très Précieux Sang de Notre-Seigneur, prix de notre salut, nous le rappelait avec force le 1er juillet. (...)
COMMENTAIRE : Une fois encore, le mot « humiliation » est mentionné. Deux fois. Comme prix à payer pour offrir aux âmes la vraie Foi et les vrais sacrements. Ces âmes, qui sont le « véritable trésor confié à la Fraternité ». Magnifique ! À propos de trésor : aucune mention de Maximilien Krah, ni du don de 80 millions d'euros des Rothschild reçu après le transfert de la FSSPX à Rome, il y a des années. Si les fidèles sont le véritable trésor de la Néo-FSSPX, pourquoi ne pas les éloigner de l'Église conciliaire ? Pourquoi ne pas la voir pour ce qu'elle est : l'instrument du diable pour détruire la seule et unique vraie Église catholique ? Pourquoi demander la permission à ces gens pour faire le bien ? Au lieu de vous plaindre de votre humiliation, VOUS DEVRIEZ ÊTRE FIER D'AVOIR ÉTÉ EXPULSÉ DE L'ANTI-ÉGLISE CONCILIAIRE !
(...) Les sanctions entendent vous frapper vous aussi d’une manière assez cruelle. Cela est certainement douloureux, mais n’en soyez pas trop surpris. En définitive, c’est la Tradition elle-même, que nous chérissons plus que tout, qui est excommuniée dans tous ceux qui l’incarnent. Il est évident que, devant Dieu, une telle condamnation ne peut pas être valide, car elle condamnerait ce qui est au cœur de la vie même de l’Église. (...)
COMMENTAIRE : Oh, mon Dieu ! Cher abbé Pagliarani, vous êtes si près de découvrir la Vérité ! Écoutez-vous parler et réfléchissez un instant ! Vous dites que le décret du 2 juillet de Rome a excommunié la Tradition ! La conclusion logique serait : l'Église conciliaire ne peut pas être l'Église catholique ! Mais au lieu de cela, vous arrivez à une conclusion illogique : le décret d'excommunication doit être, et est, invalide ! Et le 11 juillet, vous avez fait un appel officiel devant le tribunal de l'Église conciliaire ! Que vous faudra-t-il pour devenir LOGIQUE !
(...) Mais alors, au milieu de ce nouvel orage, une question se pose : qu’est-ce que Notre-Seigneur attend de vous maintenant ? C’est dans l’âme de chacun d’entre vous que la foi doit demeurer intègre et vivante. Si la Providence permet une crise telle que l’enseignement de la foi se trouve mystérieusement obscurci, cette même foi doit continuer de vivre dans les âmes, malgré tous les vents contraires qui cherchent à l’éteindre. Si l’éclat extérieur de la profession officielle de la foi vient à disparaître, la petite bougie que chacun d’entre vous a reçue le jour de son baptême doit rester allumée dans son cœur et dans son esprit jusqu’au dernier jour. C’est, en définitive, la seule chose qui compte. Cette petite flamme est la première chose que nous avons reçue au commencement de notre vie chrétienne, et c’est aussi la seule que nous conserverons jusqu’à la fin. (...)
COMMENTAIRE : Je ne savais pas que l’abbé Pagliarani était un tel poète ! Mais que dit-il ici : « Si la Providence permet une crise telle que l’enseignement de la foi se trouve mystérieusement obscurci... Si l’éclat extérieur de la profession officielle de la foi vient à disparaître » ? Quoi ? Nous savons pourquoi et comment la Foi a été obscurcie : les Modernistes, condamnés depuis saint Pie X, ont pris le contrôle des structures de l’Église lors du Concile Vatican II. Pourquoi tourner autour du pot ? Et pourquoi dire « vient à disparaître » ? Croit-il qu’elle n’a pas déjà disparu de l’Église conciliaire ? S’il pense que Rome enseigne encore la Foi, pourquoi a-t-il envoyé deux « déclarations de foi » à Rome avant le 1er juillet ? Si Rome et la Fraternité partagent la même Foi, pourquoi tant de problèmes entre elles ?
(...) Je vous confie tous à la très sainte Vierge Marie, à laquelle la Fraternité Saint-Pie X a été consacrée à un titre tout particulier. Qu’elle vous protège toujours au milieu de tous les orages et de toutes les difficultés, et qu’elle garde vivante cette petite flamme allumée dans vos âmes lorsque se déchaînent tous les vents contraires. Toutes les grâces nous viennent par ses mains. C’est elle que nous devons remercier pour la grâce des sacres, et c’est elle que nous devons prier afin que les nouveaux évêques soient des instruments toujours plus dociles à ses inspirations, et qu’ils persévèrent jusqu’à la fin dans cette fidélité. (...)
COMMENTAIRE : L’abbé Pagliarani dit : « et qu'elle garde vivante cette petite flamme allumée dans vos âmes lorsque se déchaînent tous les vents contraires ». J'ai d'autres mots en tête. Les paroles de Notre Seigneur (Matthieu 5, 14-15-16) : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. On n’allume pas une lampe pour la mettre sous un boisseau, mais on la met sur son support, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux. » Il ne suffit pas de maintenir vivante la petite flamme cachée de la Foi dans les âmes. La Fraternité doit être logique et audacieuse! Elle doit aider les âmes précieuses qui se tournent vers elle pour trouver lumière et guidance. Elle doit révéler, du haut des collines, la vérité sur l’Église conciliaire ! Alors, et alors seulement, le but de la Fraternité deviendra clair pour tous. Pour l’instant, elle ressemble seulement à une FSSP en proie à une crise de colère.
(…) La Fraternité ne vous abandonnera jamais. Jamais vos âmes ne perdront leur valeur et leur prix aux yeux de ses prêtres. (...)
COMMENTAIRE : Je suis désolé de le dire, mais la Fraternité a déjà abandonné et trahi les âmes que Dieu lui a confiées. Cela a commencé subrepticement par l'approbation des réunions du GREC par Mgr Fellay en 1997, et par la mise en œuvre subséquente de ses recommandations. Cela s'est poursuivi ouvertement avec l'expulsion de Mgr Williamson et de nombreux prêtres en raison de leur opposition à un accord avec l'Église conciliaire. Cela s'est manifesté à nouveau par la demande d'un mandat papal pour les consécrations et par l'appel du décret d'excommunication. Et cela se manifeste encore aujourd'hui, avec cette dernière lettre « poétique » aux fidèles de la Fraternité.
(...) Que Dieu vous bénisse !
Père Davide Pagliarani
COMMENTAIRE : Merci. Et que Dieu vous bénisse également, avec la grâce de la compréhension, de la logique, du courage et, surtout : de l'humilité. Peut-être devriez-vous vous souvenir (ou découvrir) de la signification de votre nom : PAGLIA : paille, et ceux qui fabriquent des choses avec de la paille. RANI : qui descend de qui ? Il n'y a rien de mal à ce que des ancêtres aient travaillé avec de la paille. Mais souvenez-vous de l'histoire des Trois Petits Cochons et bâtissez votre Fraternité non pas avec la paille du sentimentalisme et de l'illusion, mais avec les bonnes briques dont je parlais plus haut.
Père Girouard
mardi 14 juillet 2026
Lettre de Broadstairs 14 (juillet 2026)
Lettre de Broadstairs 14 (Juillet
2026)
Nova et Vetera
Rome et Écône
Suite aux consécrations
épiscopales d'Écône du 1er juillet 2026 et aux « sanctions », prononcées par la
Rome moderne, qui en découlent, quelques brèves observations s'imposent :
- Après les sacres de 1988, Mgr Lefebvre déclara que
s'il devait consacrer à nouveau, il ne demanderait pas la permission à
Rome car les autorités ecclésiastiques étaient allées trop loin dans leur
éloignement de l'enseignement catholique…
- L’appel lancé par la Fraternité à Léon XIV pour
qu’il autorise ces consécrations récentes témoigne d’une perception bien
différente de la profondeur de la
crise qui secoue l’Église… - La lettre du Supérieur général au Pape, datée du 3
juillet 2026, proclame sa détermination inébranlable à se mettre au
service du Souverain Pontife, comme s'il était véritablement catholique…
Initiative de Broadstairs.
À Broadstairs, nous venons
d'installer une modeste bibliothèque grâce à un don précieux d'un fidèle
défunt. Ce don est providentiel, car plusieurs jeunes hommes souhaitent suivre
une année d'études cléricales à la Maison Regina Martyrum. Nous entamerons donc
une première année expérimentale, inspirée du programme initial de l'Année de
Spiritualité élaboré par Mgr Lefebvre. Les matières principales seront la
théologie ascétique et mystique, les Actes du Magistère, la liturgie, le latin
et l'Écriture Sainte.
Nous vous demandons de prier pour
cette initiative modeste mais importante.
Le père Faber et l'enfer.
Parmi les auteurs spirituels de
notre bibliothèque, le père Frederick Faber (1814-1863), compositeur du
cantique « La Foi de nos pères », occupe une place de choix. Ses neuf
ouvrages comprennent : « Conférences spirituelles », « Progrèsde l’âme dans la vie spirituelle », « Le Créateur et la
Créature » et « Vies de saints modernes».
Dans son ouvrage « Tout pourJésus », le père Faber examine s'il est préférable de prier pour la
conversiones pécheurs ou pour les âmes du Purgatoire. En guise de prélude à ce
débat, il s'attarde sur la pensée salutaire de l'Enfer : « Il est un
lieu où la gloire de Dieu semble vaine, un lieu d'où ne s'élèvent ni plainte,
ni joie, ni remerciement, ni aspiration. C'est la demeure de ceux qui ont été
mis à l'épreuve et ont perdu leur cause, et avec elle, ont perdu Dieu à
jamais. » « Pourtant, il est de foi que la moisson de gloire de Dieu,
issue des ténèbres indicibles, est immense, car l'âme perdue est autant une
adoration involontaire de Sa justice que l'âme convertie est une adoration
volontaire de Son amour. » « Ce lieu horrible n'est pas non plus sans
un fruit béni pour le salut de nombreuses âmes, par la crainte sainte et
salutaire qu'il suscite en elles et par la conception erronée et vile de Dieu
qu'il corrige chez les insouciants. » « Il est vraiment bon pour nous de
penser parfois à cet endroit horrible ! Aussi réel que la belle France se
trouve de l'autre côté de la Manche [et qu'on l'aperçoit par beau temps
depuis Broadstairs], aussi réel que le soleil brille sur les murs blancs,
les ponts élégants, les jardins lumineux et les palais à plusieurs étages de sa
magnifique capitale, aussi réel que des milliers d'hommes et de femmes y mènent
une vie pleine de sens et accomplissent leurs destins, aussi réel est l'Enfer,
un lieu vibrant en ce moment même de souffrances innombrables et de désespoirs
aux degrés infinis. » « Il n'est pas impossible que nous y allions, nous aussi.
Il n'est pas impossible que nous y ayons déjà envoyé quelques-uns. » « Mais que
se passerait-il si tout cela était plus vrai encore ? Que se serait-il passé s'il
y avait eu un jour où nous y aurions dû y aller si nous étions morts ? » « Et
combien de temps persévérerions-nous à servir Dieu si nous avions la certitude
que l'Enfer n'existe pas ? Aurions-nous abandonné nos péchés si l'Enfer
n'existait pas ? » « Que nul ne détourne jamais le regard de l'Enfer, de peur
que, peu à peu, une bonne opinion de lui-même ne se développe en son âme et ne
le conduise finalement à cet horrible exil. Il est bon, il est même très bon,
de penser à l'Enfer et de s'étonner de ne pas y être déjà à cette heure. Il
nous suffit de savoir qu'un tel lieu existe, qu'à cette heure il est plein
d'âmes, et que de plus en plus d'âmes y affluent, et qu'il n'est pas un seul
d'entre nous qui ne coure aucun risque ou pour lequel il n'est pas impossible
que ce lieu soit son héritage et sa part pour l'éternité. Ceux qui servent
Jésus par amour n'oublient pas ces choses pour autant. Bien au contraire, ils
s'en souviennent d'autant plus qu'ils aiment tant. »
Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer et conduisez toutes les âmes au Ciel, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
vendredi 10 juillet 2026
Mgr Thomas d'Aquin à propos des sacres du 1er juillet
La main tendue de Mgr Thomas d'Aquin
Abbé Matthieu Salenave
Source
Les Sacres du 1er juillet 2026
+ Thomas d'Aquin OSB
mercredi 8 juillet 2026
Retour de la SSPX à 2012
"Ce décret est automatique et attendu. Il n’y a aucune surprise.Ce qui sera significatif, ce sera la suite: dans quel cadre seront accueillis les transfuges de la SSPX, quel sort sera réservé aux communautés en régularité canonique, est ce que Rome laisse la porte ouverte à une reprise ultérieure du dialogue avec la Fraternité, etc.Autrement dit, ces sacres sont un point de départ, pas un point d’arrivée. Tout commence…"
Jubilé d’argent de M. l’abbé Salenave
A l'occasion du jubilé sacerdotal de l'abbé Salenave, l'abbé Pivert, qui le connaît depuis de nombreuses années, apporte son témoignage. |
| M. l’abbé Salenave en 2015 pour l’inauguration du prieuré N. D. du Christ-Roi ― La Villeneuve |
| Matthieu Salenave, animateur de province, en août 1994 avec M. l’abbé Pivert après la première communion d’un jeune du MJCF durant un camp en Écosse |
4 juillet à Saint Aignan : jubilé d'argent de l'abbé Salenave
A l'occasion des 25 années de sacerdoce de l'abbé Salenave, Mgr Ballini est venu d'Irlande et nous a donné un très beau sermon inspiré de saint Jérôme sur le combat catholique. Les fidèles, venus de loin, ont été ravis de cette journée. Merci mon Dieu!
Journée de joie et de paix à l'occasion de ce jubilé sous le regard de Mgr Lefebvre. Du haut des Cieux... Fier de ses successeurs !
jeudi 18 juin 2026
Mgr Schneider n'est pas Mgr Lefebvre
RUPTURE THEOLOGIQUE
Mgr Schneider n'est pas Mgr Lefebvre
samedi 13 juin 2026
Lettre de Broadstairs 13 : Consécrations épiscopales à Écône
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