mercredi 27 mai 2026
Des nouvelles des Philippines
mardi 26 mai 2026
«Quatre jours d'exception»
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samedi 23 mai 2026
Adresse urgente aux prêtres de la Fraternité Saint-Pie X
Déclaration de Fidélité Catholique
Fidèles à l’héritage de Mgr Marcel Lefebvre, et en particulier à sa mémorable «Déclaration » du 21 novembre 1974, nous adhérons de tout notre cœur, de toute notre âme, à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.
Selon l’exemple de ce grand prélat, intrépide défenseur de l’Église et du Siège apostolique, nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II, et après le Concile dans toutes les réformes et orientations qui en sont issues.
Ces réformes et orientations, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l’Église, à la perte de son esprit missionnaire, à la propagation de l’indifférentisme et du relativisme – par l’œcuménisme et le dialogue interreligieux –, à la ruine du sacerdoce, à l’anéantissement du sacrifice et des sacrements, à l’affaiblissement de l’autorité pontificale, à l’anarchie théologique, à la confusion de l’action pastorale, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les universités, les séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l’Église.
Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Église depuis vingt siècles, et à l’époque récente par les textes clés de sa doctrine anti-libérale et antimoderniste, à savoir :
- Mirari vos, de Grégoire XVI ;
- Quanta cura et le Syllabus, de Pie IX ;
- Immortale Dei et Libertas, de Léon XIII ;
- Pascendi, de Pie X (avec le serment antimoderniste) ;
- Quas primas et Mortalium animos, de Pie XI ;
- Humani generis, de Pie XII.
Si donc une contradiction vient à se manifester dans les paroles ou les actes du pape, ainsi que dans les actes des dicastères romains, par rapport à la doctrine traditionnelle, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église, et à toute «herméneutique» prétendant démontrer la continuité entre ces nouveautés et le magistère constant des siècles passés.
On ne peut modifier profondément la lex orandi (la liturgie) sans modifier la lex credendi (la règle de la foi). A messe nouvelle correspondent catéchisme nouveau, sacerdoce et séminaires nouveaux, « communautés » nouvelles, pastorale nouvelle (accès des divorcés remariés à l’eucharistie, bénédiction des duos d’homosexuels…), nouvelles formes de dévotion, nouveaux critères de sainteté, nouveau droit canon, Église charismatique, pentecôtiste, œcuméniste et désormais « synodale », poursuivant une chimérique fraternité humaine au détriment de sa mission d’évangélisation et d’annonce du salut, toutes choses opposées à l’orthodoxie, au magistère de toujours et à l’unité catholique.
Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’apostasie. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit.
La seule attitude de fidélité à l’Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme, même s’il faut recourir, pour survivre, à des solutions canoniques d’exception – car « le salut des âmes est la loi suprême » – ou subir éventuellement d’injustes condamnations.
C’est pourquoi, sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment, nous entendons maintenir la profession intégrale de la foi sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la sainte Église catholique, au souverain pontife et aux générations futures.
C’est pourquoi, aussi, nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Église, par l’Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du Concile, en attendant que la vraie lumière de la tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle.
En l’état, l’amour de l’Église et notre fidélité à la mémoire et au combat de Mgr Lefebvre requièrent, plus que jamais, une confession vigoureuse et publique de la foi face aux fauteurs d’erreurs quels qu’ils soient.
Dans cet esprit, et pour hâter, autant qu’il dépend de nous, le retour de l’Église à sa propre tradition bimillénaire, nous supplions instamment le souverain pontife d’accomplir dès que possible, comme vicaire de Jésus-Christ, successeur de Pierre et Docteur de la foi, trois gestes de la plus haute importance :
- déclarer qu’il tient fermement, et dans le même sens que ses prédécesseurs, la doctrine de Grégoire XVI, Pie IX, Léon XIII, Pie X, Pie XI et Pie XII, dénonçant les erreurs de la « culture libérale » : ainsi serait réaffirmée, contre la fallacieuse « liberté religieuse » et les « droits-de-l’homme-sans-Dieu », la royauté sociale de Jésus-Christ ;
- rétablir le serment antimoderniste, prescrit en 1910 et abrogé en 1967, pour l’accès aux ordres de la hiérarchie ecclésiastique : ainsi serait donné un coup d’arrêt au processus de corruption de la foi dans le clergé et parmi les fidèles, cause de « l’apostasie silencieuse » des masses catholiques ;
- faisant usage du privilège de l’infaillibilité pontificale, condamner solennellement les textes de Vatican II contraires aux définitions irréformables du magistère antérieur : ainsi serait révoquée la prétendue autorité d’un concile « pastoral », « nouvelle Pentecôte » de l’Église, qui s’avère avoir été, et reste à ce jour, le plus grand désastre de son histoire.
Ce faisant, avec la grâce de Dieu, le secours de la Vierge Marie, de saint Joseph, de saint Pie X, nous sommes convaincus de demeurer unis à l’Église, une, sainte, catholique, apostolique et romaine, ainsi qu’aux successeurs de Pierre, et d’être les «fidèles dispensateurs des mystères de Notre-Seigneur Jésus Christ in Spiritu Sancto ».
En ce 21 novembre 2024, cinquantième anniversaire de la Déclaration de Mgr Lefebvre.
Téléchargez la "Déclaration de Fidélité" ici
vendredi 22 mai 2026
La Fraternité Saint-Pie X, hier (1988) et aujourd’hui (2026)
L'abbé Dominique Rousseau poursuit son étude des sacres annoncés pour le 1er juillet. Il met en évidence les différences flagrantes entre la manière d'envisager les sacres en 1988 et aujourd'hui.
Voici quatre textes :
- Le premier, signé par les supérieurs majeurs de la Fraternité Saint-Pie X, au lendemain de la sentence portée par Jean-Paul II, au sujet des sacres du 30 juin 1988 ;
- Le second, du 7 mars 2026, par l’abbé Pagliarani, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, à la veille des sacres annoncés au 1er juillet 2026.
- Le troisième, du supérieur général actuel, l’abbé Pagliarani : un texte de février 2026
- Le quatrième, du supérieur général (1982 – 1994) qui succéda à Monseigneur Lefebvre, l’abbé Schmidberger : un texte d’octobre 1991.
Confrontation par les textes.
1 – Lettre ouverte des supérieurs de la FSSPX au cardinal Gantin, Préfet de la Congrégation des Évêques, du 6 juillet 1988
• M. l’abbé Franz Schmidberger, supérieur général,• MM. les abbés Paul Aulagnier, supérieur du district de France,• Franz-Joseph Maessen, supérieur du district d’Allemagne,• Edward Black, supérieur du district de Grande-Bretagne,• Anthony Esposito, supérieur du district d’Italie,• François Laisney, supérieur du district des États-Unis,• Jacques Emily, supérieur du district du Canada,• Jean-Michel Faure, supérieur du district du Mexique,• Gérard Hogan, supérieur du district d’Australie et Nouvelle-Zélande,• Alain Lorans, directeur du séminaire d’Écône,• Jean-Paul André, directeur du séminaire de Flavigny,• Paul Natterer, supérieur du séminaire de Zaitzkofen,• Andrés Morello, supérieur du séminaire de La Reja,• William Welsh, directeur du séminaire de la Sainte-Croix en Australie,• Michel Simoulin, recteur de l’institut Saint-Pie X à Paris,• Patrice Laroche, sous-directeur du séminaire d’Écône,• Philippe François, supérieur de la maison autonome de Belgique et du Luxembourg,• Roland de Mérode, supérieur de la maison autonome des Pays-Bas,• Georg Pfluger, supérieur de la maison autonome d’Autriche,• Guillaume Devillers, supérieur de la maison autonome d’Espagne,• Philippe Pazat, supérieur de la maison autonome du Portugal,• Daniel Couture, supérieur de la maison autonome d’Irlande,• Patrick Groche, supérieur de la maison autonome du Gabon,• Franck Peek, supérieur de la maison autonome d’Afrique australe.
2 – Extrait de la lettre de l’abbé Pagliarani aux membres de la FSSPX, du 7 mars 2026 :
Bref commentaire : ce n’est pas le même état d’esprit qui anime, à 38 ans de distance, la lettre des supérieurs majeurs de la FSSPX et celle du supérieur général actuel. Ceux-là se réjouissaient de la prétendue excommunication fulminée par la Rome conciliaire, celui-ci prône une charité qui n’est plus combattive.
3 – Un deuxième texte de l’abbé Pagliarani éclaire son écrit (7 février, à La Martinerie, Châteauroux) :
4 – En 1991, le supérieur général de la Fraternité, l’abbé Schmidberger, avait lancé une croisade de prières, dont voici quelles étaient les intentions :
- La conversion de Rome et des évêques ;
- Le retour du Christ Roi des nation jadis chrétiennes ;
- La prédication de la foi et la construction d’institutions du salut dans chaque pays où les âmes nous appellent.
- La solution de la crise actuelle gît surtout à Rome et chez les évêques, Imminemment chez le Pape même. Il faudrait donc convertir surtout ceux-ci, dans le sens d’un retour à la pleine tradition de l’Église, de la doctrine le culte et le gouvernement. (Cor unum, bulletin de liaison des membres de la FSSPX, n° 40, octobre 1991, éditorial)
Bref commentaire : deux supérieurs généraux, l’un en 1991, l’autre en 2026, ne disent pas la même chose, et même se contredisent. En effet : le premier fait prier pour la conversion du pape, le second n’envisage qu’une compréhension humaine de la nécessité des sacres épiscopaux.
Conclusion
mardi 19 mai 2026
A propos des sacres du 1er juillet : d'autres analyses
Il y a quelques jours, nous publiions l'analyse par l'abbé Girouard de la situation "pré-sacres" que nous vivons actuellemnt. Voici maintenant l'analyse de l'abbé Dominique Rousseau et une autre de l'abbé Salenave.
Abbé Dominique Rousseau :
Un marché de dupes : les sacres de juillet 2026
Des sacres dans la Fraternité Saint-Pie X
Question : « Sans faire ni prophétie ni science-fiction, pensez-vous que le pape Léon XIV puisse accepter cette demande ? Ou du moins s’abstenir d’intervenir, en tolérant que les choses se fassent sans les approuver explicitement ? Comment voyez-vous la situation ? »
Réponse : « Tout est possible. Oui, tout est possible. Je dirais ceci : de même que Benoît XVI a levé les décrets d’excommunication en 2009 — ce qui paraissait assez inespéré —, je pense qu’un pape peut comprendre que la Fraternité agit avec une intention droite. Cela me paraît évident. Nous avons une intention droite. Nous sommes assez directs, comme nous l’avons dit : nous disons ce que nous pensons.Le pape peut donc le comprendre, peut même l’apprécier, sans nécessairement partager notre position. Et, s’il a réellement le souci des âmes, alors, pour le bien de toutes ces âmes qui, d’une manière ou d’une autre, directement ou indirectement, ont recours à la Fraternité, ou voient en elle un point de référence, je pense qu’un pape peut théoriquement comprendre cette nécessité particulière de la part de la Fraternité.C’est possible. Oui, c’est possible. Mais, encore une fois, tout cela dépend de Dieu, de la Providence, et de la bonne volonté du pape.Je pense que le fait d’annoncer les sacres cinq ou six mois à l’avance nous permet, à nous, de nous préparer au pire ; mais cela permet aussi au pape de réfléchir, et, je l’espère, de recevoir encore de notre part des explications supplémentaires, afin de mieux comprendre notre bonne volonté.Tout cela est possible. En revanche, je ne pense pas que le pape adhérera intégralement à la Tradition d’ici le 1er juillet. Humainement parlant, ce n’est pas la perspective. Mais qu’il puisse comprendre, cela, oui, c’est possible. »
samedi 16 mai 2026
Appel du Père Joseph Onuorah
Le budget prévu pour la maison du prêtre comprend une chambre pour moi et quelques autres chambres pour les prêtres et l'évêque de passage, ainsi que pour les prêtres et séminaristes invités. Il inclut également un petit oratoire, un salon, une salle à manger et une cuisine. Un budget de 7 000 USD pourrait permettre de mener à bien les travaux.Nous avons commencé à creuser les fondations de la maison du Père samedi dernier, le 25 avril 2026. Nous avons poursuivi les travaux aujourd'hui, le 27 avril 2026, car nous n'avions pas pu les terminer samedi dernier. J'ai acheté quelques barres de fer, des sacs de ciment et du sable pour démarrer la construction.
vendredi 15 mai 2026
Défense de la mémoire de Mgr Williamson
jeudi 14 mai 2026
Lettre de Broadstairs 12 (Mai 2026)
Lettre de Broadstairs 12 (Mai
2026)
Nova et vetera
Veillez et priez
Nous avons achevé notre étude sur
l'Église et la fin des temps. Pour envisager les événements futurs, nous nous
sommes fondés exclusivement sur les prophéties qui font partie intégrante des
Écritures divinement inspirées. Ainsi, notre travail s'appuie sur les sources
mêmes qui fondent la Foi, et il serait donc imprudent de nier ce qui a été dit
concernant la venue de l'Antéchrist, les apparitions d'Énoch et d'Élie, la
conversion des Juifs et les signes annonciateurs du Jugement dernier.
Là où nous avons pu nous tromper,
c'est dans les commentaires des différents passages de l'Apocalypse, ainsi que
dans le déroulement des événements cités plus haut. Mais si nous avons eu
raison, c'est bien en suivant les interprètes compétents, le plus souvent les
Pères de l'Église.
Nous pensons ne pas nous tromper
en voyant dans l'état actuel du monde les préludes à la crise finale décrite
dans les Écritures saintes. Nous ne pouvons rien imaginer de pire que
l'apostasie des nations chrétiennes, la perte de la foi chez tant d'âmes baptisées,
le plan satanique de la guerre menée contre l'Église et la position de pouvoir
des sectes maçonniques.
Cela dit, nous ne devons pas
faire preuve d'une rigidité excessive dans notre réflexion. Notre époque est
marquée par l'indécision et les tourments. L'humanité est anxieuse et
hésitante. La bonté existe encore, et face à la propagande révolutionnaire et satanique,
un mouvement de renaissance catholique se manifeste par de nombreux actes de
générosité et d’initiatives religieuses. Ces deux courants s'affirment de jour
en jour, et seul Dieu Tout-Puissant sait lequel l'emportera.
Il est certain également que la
mission terrestre de l'Église est loin d'être terminée. Notre Seigneur a fait
savoir que la fin des temps n'arriverait pas avant que l'Évangile n'ait été
prêché au monde entier, ce qui n'est pas le cas pour le cœur de l'Afrique, la
Chine ou le Tibet.
Comment l’Église portera-t-elle
l’Évangile aux nations qui l’ignorent encore ou qui ne l’ont que partiellement
reçu ? Sera-ce en temps de paix ou en temps de persécution ? Les deux
hypothèses sont envisageables, car la vie de l’Église dépasse les calculs
humains. On se souvient par exemple des victoires éclatantes remportées contre
les infidèles au plus fort de la révolte protestante.
En réalité, la confiance la plus
absolue dans le magnifique destin futur de l'Église n'est pas du tout
incompatible avec nos réflexions et considérations sur la gravité de la
situation actuelle.
Tout en pensant que nous
participons aux prémices de la crise qui mènera à la venue de l'Antéchrist,
nous devons nous garder de vouloir être précis quant au lieu et au moment
exacts. De même qu'un voyageur peut voir, mais ne peut estimer la distance jusqu'à
un horizon montagneux, il en va de même pour nous qui pouvons observer le
déploiement du plan satanique sans connaître l'échelle de temps ni le cours
exact des événements. Seul le Père céleste connaît le jour et l'heure…
En ces temps d'incertitude, mais
toujours sous la protection divine, il nous faut veiller et prier. Veiller et
prier car ces temps sont incontestablement périlleux (2 Timothée 3,1), parce
que le danger de perdre la foi, à cette époque de scandale, est très
grand.
Veillez et priez afin que
l'Église puisse poursuivre son œuvre d'illumination des âmes dans ce monde de
ténèbres.
Veillez et priez afin de ne pas
succomber à la tentation.
+ Paul Morgan
[Ceci achève le résumé de
l'œuvre du Père Emmanuel André : « Le drame de la fin des temps », écrite
en 1885]
——–
Postface de Mgr Jean-Joseph
Gaume (1860) :
Voyez ce qui se passe autour de
vous et discernez les signes des temps. La séduction est partout : dans les
lois, dans la morale, dans les livres et les discours, dans les comportements
publics et privés de la multitude. Le nombre et l'autorité des vérités
catholiques diminuent de jour en jour. Comprenez bien et soyez convaincus que jamais
votre position ne fut plus critique. Mais plutôt que de vous retirer du monde,
efforcez-vous de vous préserver du mal.
Plus qu’en aucun temps, le
chrétien doit être un soldat jusqu'à son dernier souffle. Si vous comprenez
cela, les grandes épreuves qui nous attendent vous rempliront d'un grand
courage et d'une sainte joie. En effet, ces événements sont la preuve
inébranlable de votre Foi et le fondement inébranlable de votre espérance, car
ils sont l'accomplissement tangible des prophéties de notre Divin Maître.
Tenez donc ferme, car le grand
combat antichrétien annonce l'aube du jour de la Justice, où tout sera rétabli
pour toujours. Ne vous contentez pas de voir, mais priez. Beaucoup ne surent
pas discerner les signes annonçant le Déluge, et nombreux furent ceux qui ne
reconnurent pas les signes précurseurs de la destruction de Jérusalem ; il
en sera de même à la fin des temps…
___________________________________
mercredi 13 mai 2026
Un miracle pour éviter les excommunications : est-ce souhaitable ?
« Je préfère ne pas jouer les prophètes, mais je suis presque certain qu'il y a une forte probabilité que vous tous, nous y compris, soyons excommuniés, déclarés schismatiques. Cette probabilité est très élevée car ils l'ont déjà annoncé publiquement. Ils se forcent donc, pour ainsi dire, à le faire. Mais quoi qu'il en soit, Dieu peut faire des miracles. Ce n'est pas la fin », a-t-il affirmé.
- La FSSPX prétend renouer avec la voie tracée par Mgr Lefebvre, quitte à s'exposer à l'excommunication et à une déclaration de schisme comme en 1988.
- Rome fait croire que tout est prêt. Il ne manque plus qu'une signature sur un parchemin.
mardi 14 avril 2026
Lettre de Broadstairs 11 (Avril 2026)
Nova et vetera
L’avènement du souverain Juge
Il est superflu de chercher l'heure
précise du retour de Notre Seigneur, car c'est un secret impénétrable, inconnu
de toute créature.
Toutefois, ce moment suprême, qui
mettra fin au monde actuel de péché sera précédé de signes frappants qui
captiveront l'attention des croyants comme des impies : la persécution de
l'Antéchrist et l'apparition d'Énoch et d'Élie. Saint Paul affirme que le Jésus-Christ
terrassera l'Antéchrist du souffle de Sa bouche, comme si le châtiment de
l'homme de péché coïncidait avec le Second Avènement. Cependant, cette
interprétation n'est pas partagée par tous, car les paroles de saint Paul
pourraient signifier que la destruction de l'Antéchrist ne serait consommée
qu'au jour du Jugement général, bien que sa mort soit déjà survenue quelque
temps auparavant.
De plus, les Évangiles laissent
clairement entendre qu'il y aura un certain laps de temps, quoique relativement
bref, entre le châtiment du monstre et la consommation de toutes choses. Saint
Thomas d'Aquin [Suppl. qu. 81, art. 1] répand une vive lumière sur le temps qui
s'écoulera entre la mort de l'Antéchrist et la venue du Seigneur :
« Avant l'apparition des signes du jugement, les impies se croiront en
paix et en sécurité, car ils ne verront pas la fin du monde telle qu'ils
l'imaginaient auparavant. » Dès lors, il est possible de formuler les
conjectures plausibles suivantes, bien qu'elles ne relèvent que du domaine des
simples probabilités.
Nous avons déjà parlé du triomphe
retentissant de l'Église après la défaite de l'Antéchrist et de la façon dont
elle ouvrira son cœur et ses bras à tous, à ses enfants, aux Juifs convertis,
aux hérétiques convertis, aux descendants des enfants de Noé (Cham, Sem et
Japhet) ; en un mot, réalisant la grande unité acquise par le Sang de
l'Agneau de Dieu, lorsqu'il n'y aura qu'un seul troupeau et un seul berger.
Il y aura sans doute encore des
personnes mauvaises et impies, même en ce temps de triomphe, mais il est permis
de penser qu'elles seront cachées dans l'immensité de l'exaltation publique.
Cependant, ces jours merveilleux ne
dureront que jusqu'à ce que les gens commencent à oublier ces événements
solennels qui les ont conduits au bonheur, et alors une certaine tiédeur
s'installera après la ferveur initiale, et cette transition se produira
rapidement étant donné que l'Église n'aura plus d'ennemis à combattre.
Le même thème est développé par
l'abbé Arminjon dans son ouvrage « Fin du monde présent. Mystères de la vie future
». Il écrit : « L'humanité, par un abus criminel des grâces, retournera à ses
souillures. Tournant ses aspirations vers le monde, elle se détournera de Dieu
Tout-Puissant, au point de ne plus voir le Ciel et ne plus se souvenir de Ses
justes jugements. Toute foi sera éteinte dans les cœurs. La Divine Providence
jugera qu'il n'y a plus aucun remède. »
« Ce sera comme au temps de Noé,
lorsque les hommes vaquaient à leurs occupations habituelles jusqu'à ce que le
déluge arrive et submerge le monde entier. De même, la catastrophe finale
surviendra lorsque le monde se sentira le plus en sécurité, la civilisation sera
à son apogée, l'argent abondant, avec des fêtes nationales et de grandes
expositions. L'humanité se complaira dans une prospérité matérielle sans
précédent, à l'image de cet homme de l'Évangile qui, se croyant à l'abri, ses
greniers remplis, entendra soudain, au milieu de la nuit, un grand tumulte et
une voix s'écrier : « Dieu est là, sortez à Sa rencontre ! » (Matthieu 25,6). »
Et l'auteur ajoute que ces hommes
n'auront pas le temps de se repentir, bien que nous devions diverger sur ce
point car la grande catastrophe sera en effet précédée de signes effrayants
qui, ensemble, constitueront un appel suprême de la Miséricorde divine.
Le soleil s'obscurcira, la lune ne
brillera plus et les lois du mouvement des astres sembleront suspendues. Les
mers seront en proie à une grande turbulence, accompagnée de vagues
gigantesques, et la terre sera secouée par des tremblements de terre, si bien
que les hommes ne sauront où se réfugier. Enfin, la terre s'ouvrira et crachera
un brasier infernal, tandis que dans le ciel apparaîtra une croix éclatante,
annonçant la venue du Juge Souverain.
Nul ne peut dire combien de temps
dureront ces signes. L'Écriture sainte affirme seulement que les hommes seront
saisis de crainte, mais que certains se convertiront, comme au temps du Déluge,
selon saint Pierre.
Quant aux justes, ils lèveront la
tête avec confiance, et la croix resplendissante les comblera de joie. Ainsi
l'Église aura accompli sa mission terrestre et le monde aura attendu qu'elle ait
moissonné le dernier des élus.
(à suivre.)
lundi 13 avril 2026
Sermon de Mgr Michael Stobnicki pour la Vigile de la Pâques 2026
Sermon pour la Vigile de Pâques de S.E. Mgr Michael Stobnicki - Evêque polonais de la Résistance Catholique
"Ô nuit, où le Christ, brisant les liens de la mort, est remonté victorieux des enfers. Car notre naissance ne nous aurait servi de rien, si nous n'avions pas été rachetés... Ô l'inestimable tendresse de ton amour ! Pour racheter l'esclave, tu as livré le Fils ! Ô faute d'Adam, certainement nécessaire, qui fut effacée par la mort du Christ ! Ô bienheureuse faute, qui nous a mérité un tel et si grand Rédempteur !"

