dimanche 13 octobre 2019

La consécration de la Russie n'a jamais été faite !

A l'occasion de ce 13 octobre 2019, il est opportun de rappeler que la Consécration de la Russie n'est toujours pas faite et que, ce faisant, l'humanité court à sa perte temporelle et éternelle.

Le 13 juillet 1917,
Notre Dame disait : "Si l'on fait ce que je vais vous dire,  beaucoup d'âmes se sauveront et on aura la paix. La guerre va finir. Mais si l'on ne cesse pas d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, commencera une autre, pire. (....) Dieu va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la famine et de la persécution.... Pour l'empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si l'on écoute mes paroles, la Russie se convertira et on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde..." (Lucie raconte Fatima - 4ème mémoire, p. 163)

Le 13 juin 1929 à Tuy : " Le moment est venu où Dieu demande au Saint Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen." (ibidem, p. 192).

En mai 1930, Lucie écrit à son confesseur la demande de Notre Dame : " Le Bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie si le Saint Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux Très Saints Coeurs de Jésus et de Marie".

La demande comporte donc trois points importants :
1) Le Saint Père en union avec tous les évêques,
2) Consacre la Russie explicitement désignée,
3) Dans un acte solennel et public de réparation.

La promesse comporte deux bienfaits ou grâces :
1) La conversion de la Russie;
2) Un certain temps de paix.

Les consécrations de 1952, 1982 et 1984 répondent-elles à cette demande ?

Celle du 7 juillet 1952 par Pie XII, dans sa lettre apostolique Sacro Vergente Annoadressée aux peuples de la Russie, nomme bien la Russie mais elle fut faite par le pape seul, sans l'union avec les évêques du monde et sans l'acte public et solennel de réparation et de consécration. Peu de temps après, soeur Lucie écrivait :" Je suis peinée qu'elle (la consécration) n'ait pas été faite comme Notre Dame l'avait demandée". (Fr François, op. cit., p. 280)

Celle de Jean-Paul II à Fatima, le 13 mai 1982. 1) Dans cette consécration, la Russie n'est même pas mentionnée. 2) La consécration ne fut pas faite au Coeur Immaculé de Marie. 3) Les évêques ne furent pas invités à s'unir au pape. Soeur Lucie déclarera à sa nièce le 11 août 1982 : " La consécration de la Russie telle que Notre Dame l'a demandée, n'est pas faite."

Celle de Rome le 25 mars 1984 par Jean-Paul II ?
1) La Russie n'est pas mentionnée une seule fois dans le long texte. Le pape l'a même reconnu et en a donné la raison.
2) L'offrande n'a pas été faite au Coeur Immaculé de Marie mais à Marie Mère.
3) En 1986, soeur Lucie déclara à son amie Mme Pestana et à Maria do Fetal, sa nièce, que "la consécration de la Russie n'est pas faite" (Fr François, op. cit. p. 373). Elle confirma ce jugement au cardinal Law, archevêque de Boston, en mai 1989 (ib. 374)

Les fruits promis ne se voient pas :
1) La Russie ne s'est pas convertie officiellement à la religion catholique ; les organisations religieuses qui ont une existence légale en Russie actuellement sont : les schismatiques orthodoxes, le judaïsme, l'islam et le bouddhisme.
2) Depuis plus de 30 ans, le monde a connu des guerres effrayantes : en 1986, soit deux ans après la pseudo consécration, les conflits armés avaient fait quelque 17 millions de morts !!
3) Les erreurs communistes se sont répandus dans la monde (la Chine reste communiste). La France est devenu un pays crypto-communiste avec une constitution officiellement laïcisée et une législation athée qui promeut l'antichristianisme qui n'est que le fond réel du communisme.

Affirmer que la consécration de la Russie a été faite est donc une énorme tromperie ( et même un crime) qui ne fera que prolonger de grands maux dans l'humanité et causera la perte d'un très grand nombre d'âmes.

Abbé Matthieu Salenave

jeudi 10 octobre 2019

Ces jours-ci, on parle de schisme dans l’Église

M. l'abbé Pivert nous prévient du danger d'une pseudo-restauration traditionnelle. Il rappelle que c'est M. l'abbé Tam qui avait déjà tiré la sonnette d'alarme lors de l'élection de Benoît XVI. Une grande partie des catholiques de la Tradition (dont Mgr Fellay) ont été piégés par ces apparences. Puissent les bons fidèles en tirer une sévère leçon pour les années à venir.

Par M. l'abbé Pivert (site de Monsieur l'abbé Pivert)

Notre excellent confrère, M. l’abbé Giulio Tam fut encouragé par Mgr Lefebvre à publier régulièrement une étude de la Révolution dans l’Église. Sa dernière livraison est particulièrement intéressante. Vous la trouverez ci-dessous. Elle traite de la lutte entre les modernistes radicaux et les modernistes “modérés”. Les “modérés” sont de plus en plus agacés par le radical pape François, et l’on parle de schisme.

Le succès des modernistes “modérés” serait une des pires choses qui pourrait nous arriver, car la majorité des catholiques, y compris les “traditionalistes”, y verraient une restauration de la Tradition, et se détourneraient de la restauration authentique, celle de Mgr Lefebvre, poursuivie par la Fidélité catholique, ses évêques, ses prêtres et ses fidèles.

C’est pourtant ce qui arrivera, c’est certain. La dérive de la Fraternité Saint Pie X le prouve. C’est pourquoi il y a urgence à se former intellectuellement et moralement pour ne pas être déstabilisé.

mardi 8 octobre 2019

Synode amazonien : le concile Vatican II en actes et en fruits

Certains de nos lecteurs s'interrogent au sujet du Synode qui réunit à Rome 183 évêques de la région amazonienne. Quelles sont les caractéristiques et la gravité de l'événement ? Quelles en seront les conséquences pour l'Eglise ?


Nous vous invitons à écouter une conférence-analyse d'un très bon niveau : elle présente clairement les enjeux de ce Synode, les divers groupes d'influence susceptibles d'en manipuler les débats, et les résultats escomptés par les progressistes, en particulier la remise en cause du célibat sacerdotal à l'échelle de l'Eglise universelle. Le pape François signe là une nouvelle étape de sa révolution ecclésiale.

Il faut rappeler que ce Synode est dans le pur sillage du Concile Vatican II. Il ne fait qu'appliquer les principes approuvés et votés par les pères du concile (notamment dans la Constitution Lumen Gentium). 

La gravité de cet événement, qui va bouleverser en profondeur la vie des catholiques (du moins ce qu'il en reste), rend plus incompréhensible le rapprochement canonique opéré "par paliers" depuis plusieurs années entre les supérieurs de Menzingen et cette Rome "conciliaire et synodale", et plus encore les plaintes de certains "résistants internes" au sein de la FSSPX qui estiment que la Fidélité Catholique est trop critique à l'encontre de cette politique.

Veulent-ils donc, eux aussi, se laisser intégrer en douceur dans cette Eglise synodale, et poursuivre bientôt leur ministère traditionnel à côté de prêtres mariés ?


Pour télécharger et écouter en mode audio simple (MP3) : ici

samedi 5 octobre 2019

La lettre des trois évêques

Mgr Williamson revient dans ce Kyrie sur la fameuse lettre des trois évêques du 7 avril 2012. Cette lettre nous révèle combien les trois évêques étaient bien unis dans la fidélité à l'héritage de Mgr Lefebvre. Elle a sans doute pu éviter l'accord final comme le souligne Mgr Willliamson mais elle n'a pas pu empêcher, dans la suite, les deux autres évêques (Mgr de Galarreta et Mgr Tissier) de se plier aux nouvelles orientations accordistes du chapitre de juillet 2012  et des décisions pratiques qui s'en sont suivies (cf mariages etc...).  

Kyrie eleison DCXXXVIII (5 octobre 2019)

Satan maîtrisa Rome avec Vatican II,
Les fidèles pensent-ils qu’ils y restent chez eux ?


Un lecteur nous a demandé de bien vouloir publier les circonstances qui ont motivé la lettre du 7 avril 2012 adressée à Mgr Fellay et à ses deux Assistants par les trois autres évêques faisant alors partie de la Fraternité Saint-Pie X. Cette lettre fait bientôt partie de l’histoire ancienne. Toutefois les lecteurs se souviendront peut-être du rôle important qu’elle a joué en attirant l’attention des catholiques traditionnels sur le changement de direction important de la Fraternité qui se produisait en catimini depuis 15 ans et dont beaucoup ne s’apercevaient même pas. Mais en mars 2012, le Supérieur Général (SG) décida de jeter le masque et de de révéler son jeu au grand jour.

Ce mois-là, dans « Cor Unum » (magazine de la Fraternité paraissant trois fois par an et réservé aux prêtres) le SG écrivit que le temps était venu pour la Fraternité de réviser la politique de Mgr Lefebvre qui excluait tout accord pratique sans accord doctrinal préalable. Car, disait le SG, l’hostilité des ecclésiastiques romains envers la Tradition catholique s’affaiblissait, si bien que la Fraternité pouvait reprendre confiance dans les chefs de l’Église conciliaire. En fait, depuis le début des années 2000, de plus en plus de prêtres et de laïcs de la Tradition soupçonnaient un changement de cap de la part de la Fraternité. Et voici un texte du SG lui-même qui venait confirmer ces soupçons. Ce « Cor Unum » fit grand bruit au sein de la Fraternité.

Au Prieuré de la Fraternité à Londres, au cours d’un dîner, le rédacteur de ces « Commentaires » se demanda à haute voix s’il ne serait pas opportun d’écrire au SG une lettre de protestation contre ce changement de direction, après avoir envoyé cette lettre à Mgr Tissier pour qu’il en contrôle le contenu. Un confrère, présent au dîner, suggéra de soumettre la lettre également à Mgr de Galarreta, car adressée ainsi au Siège de la Fraternité, cette missive revêtirait le caractère d’une protestation commune contre une déviation bien grave par rapport au principe que l’Archevêque fondateur n’avait cessé d’enseigner et de pratiquer : « Doctrine d’abord ». Le confrère avait raison. C’est ainsi que naquit l’idée d’ une lettre des trois évêques. Consulté sur le projet, Mgr Tissier souhaita qu’une ébauche de la lettre lui fût envoyée, et l’ayant lue, il lui donna son approbation enthousiaste. Le projet fut ensuite soumis à Mgr de Galarreta qui l’approuva également, mais il la renforça considérablement en en réécrivant la dernière partie. Le texte final fut ensuite signé par les trois évêques et envoyé par la poste à Menzingen, siège de la Fraternité, en trois exemplaires, à l’attention du SG et de ses deux Assistants.

Une semaine plus tard, la réponse arrivait. Ce n’est pas pour rien que la Maison Générale, ayant changé d’orientation, en cachait à la Fraternité en général le changement. Le Conseil Général se déclarait profondément persuadé que la Rome conciliaire était en train de devenir de plus en plus catholique, au point que les graves réserves de Mgr Lefebvre quant à la coopération avec les Néo-modernistes romains étaient en fait dépassées. En 1988, l’Archevêque avait dit au cardinal Ratzinger que toute coopération était impossible, parce que la FSSPX et Rome travaillaient dans des directions diamétralement opposées : Rome voulait déchristianiser la société alors que la FSSPX s’efforçait de la rechristianiser. Mais en 2012, la Maison Générale se montrait catégorique sur le fait que la situation avait évolué, si bien qu’en s’opposant aux trois évêques, ils ne s’opposaient pas à l’archevêque. Telle était la teneur de la lettre. Mais que penserait Mgr Lefebvre au sujet de la trahison actuelle du pape François ? Plutôt, que ne dirait-il pas maintenant ? Eh bien, dans un livre paru récemment relatant plusieurs entretiens avec Mgr Fellay, ancien SG, celui-ci récusait avec force jusqu’à la moindre critique à l’encontre du pape François.

C’est ainsi qu’ à une date convenue d’avance, en juin 2012, le SG se présenta à Rome, accompagné d’un adjoint de toute confiance pour sceller l’accord censé mettre un point final à une « inutile querelle », vieille de 37 ans, entre la FSSPX et Rome. Inutile, cette querelle ? N’étaient-ce donc que chamailleries ? La Rome conciliaire ne menait-elle pas, ne mène-t-elle pas toujours, une véritable guerre contre la Tradition catholique ? Évidemment, les Romains avaient eu connaissance de la lettre des trois évêques. Leur position, à l’arrivée de Mgr Fellay, était donc qu’il leur était inutile de vouloir piéger les dirigeants officiels de la Fraternité tant que les trois autres évêques auraient évité le piège. La Tradition ne risquait-elle pas de redémarrer de plus belle ? C’est pourquoi, en 2012, le SG s’en est retourné de Rome comme il y était venu : les mains vides. Sa tâche était de s’efforcer de ramener tout de suite les trois autres évêques dans le droit chemin. De fait, il n’a pas perdu une seconde.

Kyrie eleison.

Pour rappel : 















vendredi 4 octobre 2019

Notre Rosaire et la conversion de la Russie

Sermon à l'occasion de la Solennité du Saint Rosaire - octobre 2019 (Morlaix) 

1- L'importance de notre chapelet.
2- La consécration de la Russie n'est pas encore réalisée. Il faut la demander.



Télécharger le sermon : ici

jeudi 3 octobre 2019

Lettre à l'Archevêque de Paris au sujet des obsèques de Jacques Chirac

Les évêques entourant le cercueil de M. Chirac

Le site d'information MPI a publié hier cette courageuse  lettre qui a le mérite de nous révéler l'état moral du clergé catholique officiel et l'urgente nécessité de former un autre clergé capable de résister à la république laïque et avorteuse.  

Voici la lettre adressée par le Professeur Franck Bouscau à Mgr l’Archevêque de Paris pour lui reprocher d’avoir enterré Jacques Chirac, promoteur de la loi sur l’avortement, avec les honneurs de l’Eglise.



Franck BOUSCAU

Professeur Agrégé à la Faculté de Droit. 

Avocat honoraire à la Cour de Paris – Spécialiste en Droit Public

Maître en Droit Canonique.

12, rue Coypel

75013 Paris

Tél : 06 88 50 85 64

Paris, le 1er octobre 2019.

Monseigneur Aupetit.

Archevêque de Paris.
Monseigneur.

Simple fidèle catholique, et un peu canoniste, je viens, comme cela est loisible à tout laïque, vous faire part de mon désaccord relatif au traitement qui a été réservé par l’Eglise au président Chirac lors de ses obsèques, lequel me paraît constituer un scandale.

mercredi 2 octobre 2019

Croisade de la Charité


En ce 3 octobre, fête de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, nous terminerons la lecture de l'extrait commencé ces deux derniers mois.  Et nous verrons jusqu'où doit aller la délicatesse. 

lundi 30 septembre 2019

Le supérieur du district d'Afrique fait appel à des prêtres conciliaires

Le site MPI vient de nous faire découvrir une lettre publique (ci dessous) que M. l'abbé Henry Wuilloud, supérieur de la FSSPX en Afrique, a adressée en décembre dernier aux fidèles de la Réunion et de l’Île Maurice. Le site nous apprend que :
L'abbé Wuilloud autorise d'ouvrir les lieux de culte à un prêtre conciliaire,  - M. l'abbé Galvan, bi-ritualiste et aumônier aux armées - ou d'assister aux messes d'un prêtre de l'ICRSP (Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre), prêtres qui, malgré toute le bonne volonté que l’on doit leur reconnaître, adhèrent aux erreurs du concile Vatican II qui détruisent l’Eglise et qui reconnaissent comme bonne la messe néo protestante de Paul VI.
Bien naturellement cette situation sème la division, certains refusant à juste titre les services d’un prêtre moderniste, d’autres au contraire ayant demandé à la FSSPX de ne plus venir puisque desservis par l’ICRSP. Voilà comment une posture libérale sape les efforts d’un apostolat vraiment catholique. 
Sous prétexte de charité et d’apostolat en direction de ses fidèles, l’ancien supérieur du district de Suisse, fait officiellement donner les sacrements de façon habituelle par des prêtres qui adhèrent aux erreurs qui détruisent l’Eglise.
M. Christian Lassale relève à juste que titre que : 
M. l'abbé Wuilloud est dans la ligne libérale de l’ancien supérieur général de la FSSPX (Mgr Fellay) qui dans la logique d’un ralliement tant recherché, de fait, a imposé la présence de Mgr Huonder aux nouvelles autorités de Menzingen ; cet évêque, bien qu’imbibé des erreurs conciliaires, prêche, dit la messe et confesse dans les lieux de culte alémanique de la FSSPX.

Ce scandale supplémentaire – et qui continue à l’heure où nous écrivons – n’est pas sans rappeler celui qui s’est passé en Angleterre, où l’évêque conciliaire local, Mgr Egan, a été invité à diriger les enfants dans la prière du chapelet dans la chapelle . Non seulement il n’a pas été donné tord au directeur de l’Ecole, monsieur l’abbé John Brucciani, mais les sœurs oblates qui ont refusé de participer à ce scandale ont été exclues. 
La ligne franchement libérale imprimée par Mgr Fellay a gravement contaminé les esprits et les rangs de la FSSPX, et ce fait supplémentaire montre in concreto la profondeur du mal. Il ne suffira pas de ne pas valider un accord déjà entériné à 90% pour redresser une situation désastreuse, mais de revenir sans ambiguïté sur des décisions et des actes qui blessent profondément la profession de la Foi, qui contaminent les esprits et sèment la division.

Nos lecteurs ne manqueront pas de relever la conception aberrante que M. l'abbé Henry Wuilloud se fait du sacerdoce catholique.  Pour l'actuel supérieur de district d'Afrique, un "bon prêtre" serait celui qui "enseigne la foi et la morale catholique, qui célèbre les sacrements selon la liturgie de 1962 et qui ne soit pas contre nous !

Ce qui revient à affirmer  deux erreurs : 

1)  L'appartenance à l'église conciliaire (ou à ses satellites ralliés comme l'ICRSP) ne serait plus au fond un signe d'opposition avec la Tradition. C'est oublier que l'église conciliaire est une institution qui, de soi, est en opposition avec la Tradition Catholique.  Par ce fait l'abbé Wuilloud affirme que la FSSPX n'est plus en opposition  avec l' église conciliaire puisqu'elle peut se lier officiellement avec des prêtres liés juridiquement à cette néo-église. 

2) La deuxième touche l'essence du sacerdoce : un bon prêtre ne devrait pas être en opposition avec une oeuvre faillible. Cela est manifestement faux car le sacerdoce catholique se réfère d'abord à Notre Seigneur, à l'Eglise Catholique et aux évêques vraiment fidèles plus qu'à une simple institution. 

Prions pour les bons fidèles de la Réunion et de l’Île Maurice. Ces derniers ont su sanctifier leurs dimanches et fêtes pendant des années entières sans la présence de prêtres de la Tradition (visites une fois par an !). Ils ont su tenir jusqu'ici dans la Fidélité, nul doute que les menaces de l'abbé Wuilloud ne sauront les effrayer.

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dimanche 29 septembre 2019

Sermon sur l'Archange Saint Michel - importance du scapulaire de Saint Michel



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Le scapulaire de Saint Michel Archange

Mettez-vous sous la direction de Saint Michel Archange en portant son scapulaire (cf sermon)


L'idée du scapulaire de saint Michel remonte déjà à plusieurs années, mais il paraît que son accomplissement était réservé à notre époque. Si nous considérons l'état des esprits et des cœurs sur la terre, nous voyons que le trouble et la perturbation, conséquence du péché, y règnent en maître, et que, pour rétablir l'ordre et l'unité dans les cœurs et les intelligences, il faudrait un puissant agent. Quel autre que saint Michel pourrait le faire? Car il ne s'agit de rien moins que de ramener les esprits à la raison divine, comme il l'a déjà fait dans le ciel. C'est donc encore aujourd'hui le cri et la devise angélique : Quis ut Deus, qui seront le signal du retour de l'ordre intellectuel et religieux. Mais, de même que les légions angéliques restées fidèles à Dieu, se sont groupées autour de saint Michel, de même aussi, les âmes restées fidèles à Dieu doivent se réunir et s'abriter sous le puissant protectorat du chef de la milice céleste, afin qu'il les appuie et les fortifie dans la lutte, car, comme eux, elles ont à lutter contre les esprits qui se sont révoltés en méconnaissant l'ordre établi par Dieu et contre Dieu lui-même. De là est née la pensée de créer une livrée du grand archange. (...) Les pendants sont en forme de bouclier ou d'écusson ogivé et ornés, chacun, d'une image imprimée de Saint Michel, selon l'iconographie traditionnelle et avec la devise Quis ut Deus. Un des pendants est bleuet, l'autre noir, en étoffe de laine : des cordons qui le relient, l'un est bleu et l'autre noir, aussi en laine. (Œuvres complètes de Mgr X. Barbier de Montault, Tome 11)

vendredi 27 septembre 2019

Mgr Morerod ouvre la porte à la FSSPX par oecuménisme


Les mensonges en politique : 

L'actuel président de la République française a déclaré que "la France ne peut pas accueillir tout le monde si elle veut accueillir bien". Le discours paraît anti-migrationiste, comme d'autres déclarations d'anciens présidents de la République, tel M. Chirac qui reconnaissait déjà en 1984 : Le problème, c’est que depuis 1981, de très nombreux immigrés sont arrivés en France. Compte tenu de la situation économique, il y en a trop. Il faut donc que leur nombre diminue”.  Et le 19 juin 1991, il disait encore : Notre problème, ce n’est pas les étrangers, c’est qu’il y a overdose".  Les discours peuvent donc paraître forts, mais dans les actes rien ne se passe, si ce n'est l'inverse de ce qui est déclaré.

C'est le propre de l'esprit politique libéral moderne : plaire à une frange de personnes (de droite ou de gauche) qui vous soutiendront parce que vous parlerez dans leur sens et que vous leur direz ce qu'elles veulent entendre. M. Pasqua ne disait-il pas de façon cynique que "Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent"?

Mais dans les actes qui orientent le bien commun de la nation, les hommes politiques obéissent en réalité aux grands lobbys financiers qui les ont soutenus et fait élire, et  aux loges maçonniques qui tiennent toute l'administration du pays.  La faiblesse de leur volonté fait le reste, car les décisions salvatrices nécessitent bien souvent de grands sacrifices, aussi bien de la part des gouvernants que de leurs sujets.

Même état d'esprit dans le monde religieux actuel : 

C'est hélas ce même esprit que nous retrouvons chez les actuels Supérieurs de la FSSPX : des paroles parfois fortes de l'actuel Supérieur général,  qui font croire à un probable retour à la normale, dans la fidélité au Fondateur. On va jusqu'à dire que "l'Eglise actuelle marche sur la tête". L'abbé Pagliarani met en évidence avec réalisme l'esprit œcuménique et pluraliste de cette néo-église et il n'y a rien à redire sur ses propos :
"C’est une Eglise qui ne se fonde plus sur une Vérité éternelle et révélée, enseignée d’en haut, par l’autorité. Nous avons devant nous une Eglise qui est à l’écoute et donc nécessairement à l’écoute de voix qui peuvent diverger entre elles. Pour faire une comparaison, dans un régime démocratique, il y a toujours une place, au moins apparente, pour les oppositions. Celles-ci font en quelque sorte partie du système car elles montrent que l’on peut discuter, avoir une opinion différente, qu’il y a de la place pour tout le monde. Cela, bien évidemment, peut favoriser le dialogue démocratique, mais non le rétablissement d’une Vérité absolue et universelle, et d’une loi morale éternelle. Ainsi l’erreur peut être enseignée librement, à côté d’une opposition réelle mais structurellement inefficace et incapable de remettre les vérités à leur place. C’est donc du système pluraliste lui-même qu’il faut sortir, et ce système a une cause, le concile Vatican II".
Mais quelques jours après ce ferme discours, nous apprenons que la FSSPX a obtenu le droit de célébrer ses 50 ans dans une église diocésaine. L'autorisation est donnée à titre d' "acte œcuménique" par Mgr Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg. Bien sûr, le terme ne vient pas de la FSSPX, il vient de l'évêque lui-même, qui justifie son geste comme une dérogation à l'égard de la Fraternité, dans la mesure précisément où celle-ci n'est pas en parfaite communion avec Rome.

La FSSPX rentre donc par ce biais concret ("pratique") dans ce qu'elle condamne en théorie : enseigner la vérité à égalité (voire en infériorité) avec l'erreur conciliaire. Par ce fait scandaleux, la néo-Fraternité Saint-Pie X reconnaît de facto les principes de l’œcuménisme romain. Dès lors, les bonnes paroles de l'abbé Pagliarani ne valent plus rien du tout.

Pourquoi cette contradiction radicale entre le discours du Supérieur général de la FSSPX et les actes posés ? 

C'est tout le mystère libéral qui repose sur une contradiction incurable. L'esprit du catholique libéral pourrait se réduire à la formule suivante : "L'Eglise doit céder au temps et aux circonstances". Dans le cas précis, moyennant une "petite" concession, on obtiendra une belle église à Fribourg, où l'on pourra fêter dignement le cinquantenaire de l'oeuvre de Mgr Lefebvre.

En principe, il est certain - disent les catholiques libéraux - que l'autorité de l'Eglise en matière de Foi et de mœurs est supérieure à tous les pouvoirs de la terre, mais dans les circonstances concrètes actuelles, il ne convient pas de soulever cette question pour ne pas irriter les esprits. Mais ne pas irriter l'évêque de Fribourg, c'est entrer silencieusement dans son jeu, et celui du pape.

Appuyés sur des principes faux, les catholiques libéraux ne craignent donc pas de se mettre en perpétuelle contradiction avec eux-mêmes. Ils proclament, avec leur Maître Jésus-Christ, que personne ne peut servir deux maîtres, mais en pratique c'est ce qu'ils font : servir en paroles l'Eglise catholique, et en actes l'Eglise "conciliaire". 

Que Dieu nous garde de cet esprit double. 

Mikaël


dimanche 22 septembre 2019

La Famille Battue en Brèche.

Kyrie eleison DCXXXVI ( 21 septembre 2019 


Le cas que nous rapporte Mgr Williamson n'est hélas pas unique. Nous constatons des attaques diaboliques de ce genre dans les meilleures familles. Que Saint Michel Archange veille sur nos bonnes familles.

Le Chapelet en famille, ce recours principal,
Est le grand bouclier nous protégeant du mal.
Comme Dieu ne trouve presque personne dans le monde qui ne lui batte froid, Il se retire tout doucement ; du moins, pour le moment car Il va revenir avec force, c’est certain ! Mais en attendant, disparaît avec Lui la protection divine répandue sur le terreau destiné à la famille. Le plus grave de tout, c’est l’abandon de la famille par les hommes d’ Église qui la livrent sans protection aux attaques démoniaques venant de toutes parts. La meurtrissure est d’autant plus douloureuse lorsque l’attaque vient du cœur de la famille elle-même, de la part de certains de ses membres bien-aimés. C’est l’histoire dont nous parlons ci-après. Le cas, hélas, est loin d’être rare aujourd’hui. Un père de famille nous écrit :


J’ai eu avec ma femme dix enfants, dont trois sont maintenant adultes. Nous avons connu des moments difficiles et quelques tragédies, mais maintenant, elle m’a déclaré la guerre. Il y a environ 18 mois, bénéficiant du soutien total de son prêtre Novus Ordo et de quelques amis puissants, elle a entrepris des démarches judiciaires pour me faire partir de la maison et m’ éloigner de mes enfants. C’était incroyable et terriblement douloureux. Que cette persécution ait été essentiellement religieuse, cela s’est confirmé lorsqu’elle m’a offert de rester à la maison, mais séparé de corps, vivant au sous-sol, à la condition expresse que je signe un accord m’engageant juridiquement, selon lequel je renonçais à tout droit sur l’éducation religieuse et sur la formation de mes enfants. L’accord stipulait que nous ne devions plus aller dans une chapelle traditionnelle et/ou communiquer avec toute personne soi-disant traditionaliste. Bien sûr, je ne pouvais pas signer un tel papier, mais son groupe a continué de nous harceler, mes enfants et moi, avec des arguties légales, et j’ai tout perdu : femme, maison, enfants, argent, voiture, assurance maladie, et presque entièrement mon entreprise. Comme mes enfants restaient forts dans la foi et qu’ ils ne cédaient pas aux comportements bizarres et aberrants de leur mère et qu’ ils préféraient rester avec moi, elle a engagé une équipe de “thérapeutes” pour leur “laver” le cerveau afin de les faire redevenir “normaux”. Elle les a fait entrer dans des écoles Novus Ordo et les a forcés à assister avec elle à la Messe Novus Ordo.

Voilà plus d’un an maintenant que je n’ai pas vu mes sept derniers enfants. Le plus jeune a presque 3 ans. Quant au six autres, ils s’échelonnent à des ‘intervalles variant entre 18 et 24 mois; le plus grand a 16 ans Je n’ai aucun moyen de savoir ce qui se passe avec eux, s’ils gardent ou non la foi, parce qu’ils n’ont le droit ni de voir ni d’entendre personne d’autre que des libéraux du milieu Novus Ordo. Mes trois enfants plus âgés, adultes maintenant, ont pu communiquer avec moi. Nous sommes restés aussi proches que possible. L’aîné, qui était entré au séminaire et avait terminé sa philosophie, en est ressorti, peut-être à cause du choc causé par l’éclatement de la famille. Mais lui au moins garde une foi intacte, assiste à la Messe presque tous les jours et travaille bien dans le monde. Malheureusement, le second a avalé le poison lui faisant croire que l’université est seule à pouvoir assurer les moyens de gagner sa vie. Le troisième est en train de peser le pour et le contre pour savoir s’il doit aller à l’université. Mais il n’a pas perdu de vue la volonté de Dieu.

Dans cette rupture, mes propres défauts et mes fautes ont certainement pesé de tout leur poids. Dieu a un plan, je le vois. Il y a plusieurs années de cela, un prêtre traditionnel m’a dit que nous avions une famille tellement catholique que le diable nous détestait certainement. A l’évidence, cette attaque furieuse de Satan n’a d’autre but que de détruire la foi de mes enfants et de me conduire au désespoir. Mais ma foi est encore forte et j’espère qu’à travers cette épreuve certains, beaucoup même, voire tous, nous ferons notre salut. Néanmoins, je ressens dans mon cœur plus de douleur que de joie. Alors que nous étions un bon exemple pour d’autres familles, nous sommes maintenant un objet de pitié et de dérision . . . . On me reproche mon “fanatisme” ; je passe pour un malade mental, un psychorigide, etc. Si je n’avais pas connu beaucoup d’âmes engagées dans la vraie foi, expliquant et dénonçant les maux actuels de l’Église et du monde, j’aurais été d’accord avec ma femme et avec son entourage ; j’aurais suivi un mode de vie facile, confortable, en accord avec la société. Néanmoins, je reste bien faible, et parfois je me demande si la Tradition ne relève pas de la bêtise : comment un si petit reste de catholiques peut-il avoir raison ? Pourtant, il n’y avait que 12 Apôtres au tout début, et encore, l’un d’eux était un traître ».


Une telle réaction de la part d’une mère de dix enfants n’est pas normale. Mais qu’est-ce qui est normal aujourd’hui ? Et comment un père peut-il défendre sa famille dans une crise de ce genre ? Mieux vaut prévenir que guérir, dit le proverbe. Quelle que soit la personne que le démon cherche à circonvenir dans une famille, le chapelet quotidien constitue la première ligne de défense. Au-delà, “ce qui ne peut être guéri, doit être enduré”, comme en témoigne ce père de famille catholique. Sachons placer toute notre confiance en Dieu.

Kyrie eleison.