L’abbé David Nix est un prêtre diocésain d’Amérique du Nord né en 1978, ordonné en 2010. Il a choisi de mener un apostolat de la vérité et de célébrer les sacrements exclusivement dans le rite traditionnel. Il est un bel exemple de prêtre fidèle au milieu de l’Eglise moderne, fidèle au Saint-Esprit, à la doctrine de toujours, à l’Ecriture Sainte. Voici un de ses articles. (Source)
Oui, Que doit faire un futur pape traditionnel de Vatican II ? Il faut d’abord aborder la question : Vatican II a-t-il été inspiré par le Saint-Esprit ? est-il venu de Dieu ?
Il existe trois réponses et je vais n’en éliminer qu’une seule comme étant illogique. Voici les trois réponses :
- Oui, Vatican II est entièrement venu de Dieu dans les années 1960.
- En quelque sorte, certains aspects de Vatican II venaient de Dieu et d’autres non. Il s’agissait malheureusement d’une ambiguïté transformée en arme et nous devons donc trier les erreurs et conserver les déclarations orthodoxes.
- Vatican II ne venait pas de Dieu et doit être mis à la poubelle de l’histoire de l’Église catholique.
La première réponse appartient évidemment aux modernistes ou aux progressistes. La deuxième appartient aux néo-conservateurs non-traditionnalistes catholiques et à certains traditionalistes. La troisième appartient à certains traditionalistes.
Mais remarquez que je viens de dire que les traditionalistes sont partagés entre les réponses 2 et 3. Par exemple, un évêque traditionnel que nous appellerons « l’évêque A » [comme Athanasius Schneider, note du traducteur] croit que Vatican II contient des erreurs, mais il espère qu’un futur pape pourra sauver certains aspects de ce qu’il trouve personnellement orthodoxe dans les nombreux documents de Vatican II. Il pourrait le faire en rejetant les paragraphes ambigus ou même modernistes, mais en conservant les paragraphes « casher ». Cependant, un autre évêque traditionnel, que nous appellerons « Monseigneur V », [comme Mgr Viganò, note du traducteur] a un point de vue plus sévère, conforme au point 3 ci-dessus : Fondamentalement, les erreurs de Vatican II sont trop importantes pour qu’il reste dans les annales de l’Église catholique. Comme le faux-synode de Pistoie, il devra être abrogé par le Saint-Siège à l’avenir (c’est-à-dire si nous ne sommes pas à la fin du monde).
Je vais maintenant donner deux raisons pour lesquelles le second point de vue est impraticable et théologiquement indéfendable.