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vendredi 6 juin 2025

Voulez-vous bien mourir ?

En cette période où le débat sur l'euthanasie occupe une grande place, il nous est profitable de revenir au sens catholique de la vie, de la mort.  C'est ce à quoi l'abbé Salenave nous invite.



 

mercredi 14 août 2024

La puissance du chapelet

KE 891 (11 août 2024)


Allons au Ciel par la plus simple des prières,

Loué par tous les saints, l’humble et très sûr Rosaire.

 

Quand la semaine dernière (n° 890 du 3 août) ces Commentaires ont conclu que le Rosaire était la solution à l’actuelle folie de ces prétendues lois de l’Église que la Rome moderniste veut soi-disant nous imposer, nombre de lecteurs ont pu se demander quel pouvait être le lien entre les deux. Comment l’Église peut-elle, pour ainsi dire, se décharger de tous ses problèmes sur le Rosaire ?

Pourtant, avant qu’elle ne fût remplacée dans les années 1960 par un fantoche plus manœuvrable par les modernistes, sœur Lucie de Fatima affirma que Dieu, à notre époque, avait donné au Rosaire une puissance spéciale telle, qu’il peut résoudre tous les problèmes. Les catholiques (et les non-catholiques) doivent croire à cette puissance, en prévision des épreuves imminentes qui vont fondre sur le monde. Et voici la clé : dans le meilleur des cas, le monde qui nous entoure réduit Dieu à une coquille vide. Or, la prière du Rosaire rétablit peu à peu la réalité de Dieu dans les âmes humaines. Voyons d’abord comment l’homme produit l’absence de Dieu, puis examinons la puissance du Rosaire.

Dans les temps modernes, l’humanité a commencé à dévier de Dieu au plus tard au cours du XIVème siècle, avec le déclin de la Foi catholique en Dieu et la montée correspondante de l’estime pour l’homme à l’occasion de la prétendue Renaissance, ou ‘Renaissance’ de l’homme révolté. L’idée sous-jacente était que le Moyen Âge avait tellement surestimé Dieu qu’il avait mésestimé l’homme. Au début du XVIème siècle, cette idée a mené à l’explosion de l’humanisme, c’.-à-d. la surévaluation égoïste de l’homme, par Martin Luther (1483–1546), sous la forme du protestantisme. Cette révolte fragmentaire de l’homme subjectif contre l’ordre objectif unifié du Dieu catholique a dominé depuis la ‘civilisation occidentale’ moderne. Or, du protestantisme découle toutes les erreurs les plus importantes de notre temps, par exemple le naturalisme, le rationalisme et surtout le libéralisme au XIXème siècle, puis l’œcuménisme, le modernisme et surtout le communisme au XXème siècle. L’impiété a fait du chemin.

Pendant plus de 400 ans, les Papes catholiques ont maintenu la foi catholique face à Luther, si l’on peut dire, mais avec le Concile Vatican II (1962–1965), ils ont cédé, et en 2024 la voie était libre pour que des Jeux olympiques commencent en tournant en dérision la Sainte Cène. Or, un tel blasphème représente pratiquement la nouvelle religion de la ‘civilisation occidentale’. Pour saisir pleinement combien l’éloignement de l’homme moderne du seul vrai Dieu est profond et durable, il faut lire un portrait de Luther comme celui du philosophe français Jacques Maritain dans son essai Les trois réformateurs. Car le soulèvement violent de Luther contre Dieu était dans les profondeurs mêmes de l’âme humaine. Mais comment peut-on alors prétendre que prier le Rosaire, dévotion simple et répétitive, puisse constituer un remède ?

Physiquement, le Rosaire occupe, règle et apaise les parties les plus mobiles de l’être humain : les doigts avec les grains, la bouche avec les prières, l’esprit avec la contemplation des Mystères, les pieds également si l’on marche. Captivée, notre attention inconstante est alors libre de converser intimement avec Dieu, c’.-à-d. de prier. Mon esprit bat-il la campagne ? Les grains me sortent de la distraction. Et spirituellement, les Mystères sont centrés sur Notre-Seigneur, symétriquement enchâssés dans les Mystères de Notre-Dame (les ‘Mystères lumineux’ ajoutés par les modernistes ne sont pas symétriques et il ne faut pas tenir compte de cette nouveauté) : Elle Lui donne naissance, Il meurt pour nos péchés, Elle est récompensée par la Royauté sur l’Univers.

Cependant, ‘Rome ne s’est pas faite en un jour’ et le Rosaire lui-même ne peut pas rouvrir le Ciel en quelques semaines. Mais celui qui persévère dans la prière du Rosaire a toutes les chances de revenir sur la longueur d’onde du Ciel, et de s’éloigner progressivement toujours plus de celle du Monde. Chaque Mystère possède sa propre leçon divine, et les quinze ensemble me font parcourir tout le cycle de l’histoire de notre Rédemption. Voici pourquoi je suis né, et je n’ai à chercher autre chose nulle part ailleurs. Je passe en revue en moins d’une heure les raisons qui ont mené à la Création. Car nos vies sur terre ne sont pas seulement « méchantes, pauvres, brutales et brèves », comme le dit un philosophe anglais. Pour nous amener au Ciel, Notre Seigneur seul a souffert pour nous tous plus que nous ne pourrions jamais souffrir tous ensemble. Je veux aller au Ciel. Je serai fidèle à la prière toute particulière que Dieu a donnée à son Église pour m’y amener !

Kyrie eleison.

samedi 8 octobre 2022

Urgente considération sur la question du "baptême satanique" à l'usage des confesseurs (et du pass sanitaire)




Le 15 octobre 2021, Mgr Vigano s’exprimait publiquement dans une vidéo pour condamner la vaccination comme une sorte de "baptême satanique".

L'archevêque n’a pas employé cette expression au hasard mais pour bien faire comprendre deux choses importantes au monde entier :

1° la première que le "vaccin" n'est pas une substance banale comme un médicament quelconque (même mauvais) mais qu'elle est marquée par une malédiction intrinsèque.

2° La deuxième chose est que l'acte de l'injection est de soi très grave puisqu'il s'apparente à une initiation (ou baptême) satanique.

Mgr Vigano donne les raisons de cette comparaison : le baptême divin (ou catholique) a pour effet de purifier l'âme, de lui communiquer la vie éternelle et de la rendre agréable à Dieu alors que l'injection (par son contenu et sa finalité) couvre l'injecté du sang des innocents (avortés), lui donne la mort ou la maladie et le fait entrer dans le nouvel ordre mondial.

Mgr Vigano pèse les termes et ne parle pas à la légère. Il n'est d'ailleurs jamais revenu sur ces propos pour les contredire ou même les amoindrir. De plus, il s'exprime en docteur de la Foi et de la morale catholique. Il parle donc avec grâce d'état , comme devrait le faire tout évêque catholique en de telles circonstances dramatiques pour tous les hommes, il les met en garde contre cette monstruosité et ne se prive pas non plus dans cet entretien de blâmer ses confrères évêques consentants ou silencieux.

Aussi sa conclusion sur la moralité de l'injection est-elle sans appel : "il n'y a AUCUNE raison d'accepter cette injection". Ce qui veut bien dire que l'acte de l'injection est de soi péché mortel et n'admet pas que la faute soit vénielle. Mgr Vigano s'exclame en se demandant comment il est possible à des catholiques de recevoir cette injection aussi néfaste corps qu'à l'âme : "Comment les catholiques peuvent-ils être vaccinés comme une forme de baptême satanique sans aucun scrupule de conscience ?"

De soi l'injection ou la participation aux injections est donc une faute grave qui doit être confessée pour se réconcilier avec le Seigneur et de nouveau communier.

Certains ont pu être vaccinés par ignorance totale de la gravité (en raison de la propagande), en ce cas il n'y a peut-être pas eu aucune faute morale si l'accès à de bonnes informations était vraiment impossible pour eux. Mais pour les personnes informées (et formées) l'excuse est très peu probable.

J’invite donc mes détracteurs (ecclésiastiques ou religieux "savants") à relire attentivement les propos que Mgr Vigano a tenu. Vous pourrez ainsi juger sur pièce.

Que Dieu vous bénisse et vous garde en sa grâce.

Abbé Matthieu Salenave

PS important : la moralité du "pass sanitaire" se pose en même temps puisque ce dernier est associé à l'injection. Un religieux ou un prêtre qui visite un hôpital avec un pass sanitaire commet un scandale puisque les infirmiers et gardiens de l'hôpital  ne sont pas censés (ou imaginer) qu'il a fabriqué un faux (surtout venant d'un religieux ou d'un prêtre). L'histoire de la ruse de guerre ne vaut rien moralement puisque celle -ci s'apparente à un mensonge complet. 


Lien du site et de la vidéo originelle : The Vigano Tapes: The Complete Interview

________________________

Entretien de Mgr Vigano du 15 octobre 2021 - traduit par nos soins

Minute (31 :25)

Dans la sphère civile, il est nécessaire de rejeter toute coopération avec l’actuel narratif pandémique et avec l’urgence climatique qui pourrait rapidement le remplacer. Ne pas tenir compte des règlements qui sont illégitimes, qui exposent les citoyens à des risques concrets pour leur santé est moralement légal et dans certaines circonstances, c’est un devoir. On ne peut en aucune manière mettre sa vie en danger, ou sa santé, ou celle de ses enfants, même au risque d’être confrontés à des représailles, parce que dans ce cas, notre participation nous rendrait coupables devant Dieu et nous mériterait Sa punition. En aucun cas, on ne peut admettre qu’une pseudo pandémie, dont les victimes sont moins nombreuses que les victimes des soi-disant vaccins, soit devenue un alibi pour limiter les libertés et les droits naturels des citoyens. (…)

(45:35)

Car ce qui se passe depuis un an et demi est absurde : la réaction à la grippe saisonnière a été l’interdiction des traitements efficaces et l’introduction de traitements expérimentaux avec de nouvelles technologies génétiques qui ne guérissent pas les conséquences du virus mais provoquent des modifications génétiques et des effets secondaires : attaques cardiaques et myocardites, décès de personnes, par ailleurs en bonne santé, ou qui auraient pu se rétablir avec les traitements disponibles.
Et à cela, comme un rite infernal, s’ajoute l’utilisation de sérum génétique obtenu à partir de fœtus avortés. C’est comme si, avec une nouvelle notion de la santé, ils voulaient renouveler les victimes humaines des païens et apaiser le futur Nouvel Ordre Mondial avec la vie d’innocents. Et si le baptême chrétien purifie l’âme du péché et fait de nous des enfants de Dieu par son caractère sacramentel, alors « le baptême satanique » marquent ceux qui le reçoivent de la «signe de la bête ».

Comment les catholiques peuvent-ils être vaccinés comme une forme de baptême satanique sans aucun scrupule de conscience ? Cela reste une question à laquelle une réponse doit être donnée. (..)

Je voudrais fortifier le cœur de tous ceux qui m’écoutent avec des paroles que j’ai dites plusieurs fois. Pour trouver la sérénité, il suffit de répéter les paroles de Notre Seigneur : « portae inferi non praevalebunt » (les portes de l’enfer ne prévaudront point). Ce sont des mots que nous connaissons bien et, nous basant sur eux, nous savons que la victoire finale appartient à Dieu. « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut détruire et l’âme et le corps dans la géhenne »

samedi 16 avril 2022

A toi qui as 20 ans cette année ...

M. l'abbé Salenave adresse aujourd'hui un petit mot pour les jeunes qui héritent d'un monde fou et diabolisé. Il leur explique brièvement les raisons de cette situation apocalyptique dans le monde et surtout dans l'Eglise, et ce que le Bon Dieu attend d'eux aujourd'hui car pour un catholique, il n'y a aucune raison de désespérer : à chaque crise, y compris les plus noires, le Ciel a suscité des hommes et des solutions. Dans les années 80, le ciel nous a donné Mgr Lefebvre puis la FSSPX; mais aujourd'hui la donne a changé et le mal s'est approfondi : que veut Dieu pour ces jeunes ? Réponse ici : 




lundi 7 février 2022

MAUVAISE DIRECTION – I

KYRIE ELEISON N° 760 (5 février 2022)

Mgr Williamson met aujourd'hui en garde le supérieur de l'actuelle FSSPX pour ses prises de position sur le "vaccin" et les réfute une à une.  Cette position publique de M. l'abbé Pagliarani  engage aussi gravement devant Dieu chaque membre de l'actuelle FSSPX.  Au fond Mgr Williamson, à travers l'actuel supérieur de la FSSPX, prévient tous les supérieurs de congrégation ainsi que les membres qui la constituent de se positionner clairement et absolument contre l'injection mortifère pour demeurer catholique et rester dans la bonne direction. Le salut éternel de chacun est à ce prix. 

Supérieur, cessez les distractions et le bruit :
Dites ce qu’est le vaccin et quels sont ses fruits.


Lors de la Conférence de la Tradition Catholique organisée par l’ Angelus Press et qui s’est tenue aux États-Unis le 11 décembre 2021, le Supérieur Général de la Fraternité Saint Pie X (en abrégé SG) a pris officiellement position sur deux questions différentes concernant le Covid, toutes deux controversées mais en fait bien distinctes. Tout d’abord, dans un bref discours, il a donné trois arguments pour justifier pourquoi la Fraternité ne prend pas de position publique pour ou contre les soi-disant « vaccins » contre le Covid. Ensuite, au moment des questions, il a donné trois comparaisons pour expliquer pourquoi la Fraternité dit aux catholiques qu’ils peuvent accepter d’être vaccinés avec ces « vaccins ». Ses arguments et ses comparaisons méritent d’être examinés. Notez que le SG a été cité plus d’une fois en termes favorables dans ces Commentaires : le problème n’est absolument pas personnel. (Source en anglais, https ://youtu.be/OYuqVdzr6Ew.)

Son premier argument pour que la Fraternité se tienne en retrait de toute la controverse sur le Covid, c’est qu’il s’agit d’une question médicale qui ne relève pas de la mission religieuse de la Fraternité. Et cet argument est, selon lui, la principale raison pour laquelle la Fraternité ne s’engage pas officiellement dans un sens ou dans l’autre. Pourtant, l’élimination de Dieu, du Christ et de l’Église catholique, n’est-elle pas une question religieuse ? En menant une enquête objective, l’équipe de l’avocat allemand Reiner Fuellmich a interrogé des centaines de médecins et de politiciens depuis que le Covid a fait irruption sur la scène mondiale en mars 2020, et leur grave conclusion est que l’attaque du Covid est « le plus grand crime jamais commis contre l’humanité dans son ensemble. » Fuellmich est convaincu que l’injection ou « vaccin » n’a pas été inventée contre le virus du Covid, mais que le virus a été inventé pour imposer l’injection, soit pour dépeupler, c’est-à-dire tuer, des millions d’êtres humains, soit pour modifier leur génome de manière à en faire des esclaves plus dociles de l’élite survivante. C’est pourquoi tant de personnes portent la même accusation, à savoir que le Covid est une tromperie, médicale selon une apparence illusoire, mais en réalité complètement politique, faisant partie d’une imposture gigantesque et ahurissante de méchanceté, visant à prendre le pouvoir sur le monde entier.

Objection : les prêtres devraient se tenir à l’écart, car qui peut dire avec certitude si des personnes comme Fuellmich ne sont pas simplement des « théoriciens de la conspiration » ? Réponse : Si le Covid n’était pas une tromperie, y aurait-il besoin d’une telle masse de mensonges à géométrie variable pour le pousser en avant et le protéger ? Un esprit honnête est-il à ce point incapable de découvrir la vérité objective ?

Le SG admet même dans son deuxième argument que la Conspiration mondialiste, qui vise à remplacer l’Église catholique et l’ordre naturel de Dieu par une autre autorité universelle créée par l’homme, a commencé il y a 300 ans, avec la Maçonnerie. L’Église connaît depuis longtemps la Franc-maçonnerie, dit-il, et nous ne devons donc pas nous inquiéter du Covid. Cependant, si le Covid est lié, par l’intermédiaire des mondialistes, à la Judéo-maçonnerie, le principal ennemi organisé de l’Église comme les papes l’ont reconnu depuis les années 1730, alors pouvons-nous nous asseoir et nous détendre ? Le Covid ne devrait-il pas inquiéter les prêtres d’autant plus, et non d’autant moins ? Ou bien la FSSPX a-t-elle aussi été infiltrée par la Franc-maçonnerie ? Poser la question, c’est craindre la réponse, quand son SG argumente de la sorte.

Son troisième argument, tiré de l’alliance anti-« vaccin », est tout aussi tordu. Il dit que la FSSPX ne peut pas se permettre de rejoindre l’alliance anti-« vaccin » parce qu’elle comprend des gauchistes qui s’opposent au « vaccin » au nom de la dignité humaine et des droits de l’homme, tout comme les avorteurs prétendent que l’avortement fait partie de la dignité humaine et des droits de l’homme. Cependant, il n’y a aucune comparaison possible entre ces deux « droits de l’homme ». Le droit de tout homme ou femme de refuser que soit introduit dans son corps ce qu’il n’y veut pas est un véritable droit de l’homme sur son propre corps. L’avortement n’est pas du tout un droit de l’homme, même de la mère, car le fœtus n’est jamais une partie de son propre corps qui lui appartient, puisque dès le moment de la conception, il est une substance distincte de celle de la mère, par son groupe sanguin, son empreinte digitale et sa composition génétique. Par conséquent, quiconque, de gauche ou de droite, prétend que les deux droits sont comparables, dit des bêtises, et pour s’opposer au « vaccin », la FSSPX ne doit pas craindre d’être associée à eux. Le travail d’un SG est d’exposer le bon sens catholique, sans trop s’inquiéter des nombreuses personnes qui disent des stupidités.

Kyrie eleison

jeudi 30 septembre 2021

Miles Christi n°22 (Partie 1)

L'amour, vrai et faux

Une fois de plus, j’ai vérifié  le téléphone portable d’un de nos jeunes, et quel spectacle pitoyable.  Selfies par milliers, clips idiots, images de mode…  Alors j’ai fait défiler, défiler, sans fin.  Des ordures autant que l’œil peut en voir.  Ce que nous traitons de déchets est appelé joie inepte, fille de la luxure et de la gourmandise, signe d’orgueil, épouse de la stupidité de l’âme, absence de contemplation.

  • Qu’est –ce que l’amour alors? 
  • Quelque chose que j’aime faire. 
  • Non, aimer, c’est vouloir du bien à quelqu’un.

Notre monde ne connaît rien au sujet de l’amour, si ce n’est un amour de sorcière et le plaisir (généralement charnel).  Le Christ est venu pour nous délivrer de cette prison, mais nous pouvons être sûrs que la majorité de nos jeunes est maintenant dans la cage.  Je ne parle pas des jeunes du monde, ni de la jeunesse du Novus Ordo, ni de celle de la FSSPX ou des messes diocésaines en latin.  Non, c’est notre jeunesse, celle de la Compagnie de Marie-St Pie X, ce que vous nommez Tradcat resistance, une jeunesse catholique de nom.

Comme nous le disons en français, nous avons beaucoup à balayer devant notre propre porte.  La racine du problème, c’est que les parents n’éduquent pas leurs enfants : ils leur donnent la vie, ils leur donnent la nourriture, un toit, des vêtements, du savon et du dentifrice ; vous appelez : cela tout pour le soin du corps, et un gadget en plus …  Mais ils ne guident pas leur âme et leur esprit.  Je vous l’accorde, les dévotions et prières, messes et chapelets sont présents, mais, en même temps, le flot d’images, sentiments, modes, jeux et émotions, étouffe leur âme.

Dans le meilleur des cas, les prières deviennent répétitives et ennuyeuses vers l’âge de 12 ans et elles sont accomplies comme une obligation, non comme une nécessité pour l’âme.  Dans la plupart des cas, tout s’envole à l’adolescence, laissant un peu de vernis catholique ici ou là. A cet âge critique, les passions et tentations remportent la victoire.

A notre époque, les parents doivent convaincre leurs enfants intellectuellement, mais cela ne peut être réalisé que s’il existe des conversations avec les enfants, spécialement à table, au cours des repas.  Les parents modernes ne parlent pas vraiment des problèmes avec leurs enfants : besoins des animaux, amusements ou études, oui ; mais les grands problèmes, orientant une vie entière, non.  Dans de nombreux cas, les pères ne sont plus présents pour des raisons variées et ils n’ont plus guère d’opinion catholique au sujet de tout ce qui les entoure.  C’est affreux de voir, aux Philippines, que de nombreuses mères ne sont plus présentes non plus et des millions d’entre elles travaillent à l’extérieur.. . et restent en contact avec leur famille par internet.

Les livres ne sont plus présents, à l’exception d’ennuyeux livres scolaires.  Aucune trace d’humanités et d’arts libéraux (histoire, littérature, peinture, arts…).  Le jardinage est encore présent, mais, habituellement, pour les adultes.  Dans les villes, peu d’animaux dont il faut prendre soin ; je ne vois pas d’enfants jouer d’un instrument.  Les filles ne font plus de bricolage (ce qui était avant tout une importante occupation féminine).  La plupart d’entre elles n’apprend même pas à cuisiner.  En raison de l’organisation familiale (naturelle ou autre), de nombreuses jeunes filles n’ont jamais de contact avec des bébés (leur mission centrale dans la vie).

A ma grande stupeur, même le basketball disparaît comme sport très répandu aux Philippines.  Dans les bidonvilles, les enfants sont davantage normaux, joyeux, gambadant et jouant un peu partout.  Le masque Covid est une sorte d’objet de Zorro pour eux.  Les enfants de milieu plus aisé sont gâtés, ternes, accrochés aux gadgets.  Hors des villes, les choses sont plus normales, mais hélas, presque personne ne sait qu’il a une âme à sauver.  Là, les enfants ont une enfance plus naturelle et, en définitive, prennent part à la carrière de leurs parents.  Cependant, les gadgets apparaissent, même dans de petits villages.

De plus, dans de nombreuses villes, tout est planifié par la cupidité ; c’est ainsi qu’il n’y a pas de jardins, de vastes espaces où les familles pourraient aller et se dégourdir les jambes. Ici, il faut se dégourdir les jambes dans les centres commerciaux, mais l’écran facial gâche le plaisir.  Ces villes sont aussi dépourvues de musées et d’endroits où une splendide musique serait disponible.  Lorsque j’étais enfant, à Paris, il y avait de splendides musées : Le Louvre, Orsay (avec les peintures de grands impressionnistes), le musée de la marine (avec de très belles maquettes de bateaux et des peintures), le musée de l’armée (très vaste, avec des tanks, des plans en 3D et de formidables collections), le musée de Cluny, entièrement dédié au Moyen-Age ; tout cela dans des décors grandioses, somptueux.  On pouvait entrer dans une grande église où un morceau puissant sortait des grandes orgues, ajoutant une splendeur à la majesté de l’architecture, gothique ou baroque.  A cette époque, durant deux ans, j’ai circulé uniquement à bicyclette, trouvant les transports souterrains étouffant et les transports en commun trop lents…  Mais, me direz-vous, toutes les villes ne ressemblent pas à Paris).

Revenons au présent !  Il est plus difficile de communier avec la beauté et la splendeur, ce que les Latins appellent honestum, ce qui est bon pour notre propre bien, ce qui élève l’âme et la remplit.

J’ai confiance que vous avez compris : l’éducation, dans son vrai sens, n’est pas due au hasard. Nous, les parents, devons au moins éveiller  et faire tout ce que nous pouvons pour vaincre la situation, avec notre aide aussi, nous, les hommes d’église désemparés.   Nous sommes désemparés parce que ce problème bien connu est si vaste et apparaît dans tous les aspects de la vie moderne.

Le devoir de l’éducation  est devenu un devoir héroïque pour les parents.  C’est mieux que les jeunes hommes et femmes, qui sont proches de se marier, le sachent à l’avance.  Dieu observe étroitement  tout ce qui est fait au milieu de l’anarchie régnante et Il le récompensera amplement. 

Heureusement, de nombreux parents ont commencé à être de tels héros.  Lorsque tous auront les idées claires sur le sujet, nous escaladerons tous la montagne d’obstacles…   La Foi soulève les montagnes !

mercredi 15 septembre 2021

Faire la guerre au système ? Vraiment ?

                                              M. Macron déclare la guerre aux 
                                                 Français et pas à un virus !  

Je me permets en tant que prêtre de vous ôter tout scrupule en ce qui concerne la guerre que nous devons mener contre ceux qui nous ont déclaré la guerre. En morale, on appelle cela de la légitime défense. 

Je me permets de dire aussi que ces évêques ou pape qui déclarent que la vaccination est un acte de charité sont, au mieux, des inconscients et, au pire, des agents de cet état mafieux qui organise un génocide par stérilisation ou destruction de l'immunité individuelle. Ces ecclésiastiques seront jugés par leur Seigneur et par l'histoire.

Il est donc hautement moral et catholique de faire la guerre à ces agents qui veulent tuer et détruire moralement et physiquement notre pays.

Comment faire la guerre puisque nous n'avons ni arme, ni argent, ni pouvoir ?

Je vous invite à lire l'article de M. Lucien Cerise qui nous ouvre des horizons intéressants. ( https://strategika.fr/2021/09/14/pass-sanitaire-biopolitique-et-apartheid-social-lucien-cerise/)

Il nous invite à mener une vie dure aux pro vaccins et aux pro pass sanitaire. Si nous nous laissons faire, la roue infernale ne s'arrêtera jamais et nous serons de plus en plus paralysés, y compris ceux qui pensent échapper au système par un mode de vie autonome.

Il ne s'agit pas d'une guerre frontale mais d'une guérilla comme celle des Chouans à la révolution. Il faut user l'adversaire par notre passivité, notre mauvaise volonté à appliquer n'importe quelle norme sanitaire... à commencer par rentrer dans un super marché sans masque quitte à se faire reprendre, à prendre des journées de repos au maximum pour un employeur qui vous demande le vaccin et le pass, à prendre un congé sans solde (si possible pour les gens aisés) etc ... Faisons appel à notre imagination de Français !

Et cela dans un esprit catholique en demandant au Ciel de soutenir l'humble forteresse de notre âme qui ne doit jamais abdiquer devant les terreurs diaboliques.

C'est ainsi qu'un Soljenitsyne a pu survivre au communisme stalinien et à ébranler le système.

Que Dieu nous soit en aide avec ses saints anges

Abbé Matthieu Salenave
Le 15 septembre 2021
Fête de Notre Dame des Sept Douleurs 

                                                     Nous suivrons l'exemple 
                                         des Vendéens si cela est nécessaire 


lundi 6 septembre 2021

C'EST LA GUERRE ! QU'ON SE LE DISE !

Source : https://t.me/francefidele

Permettez-moi de vous rappeler quelques règles dans le combat que nous menons en ce moment. Car je m'aperçois que certains s'imaginent naïvement qu'il suffit de céder un peu de terrain sur les vaccins ou sur les masques pour que tout redevienne un jour comme avant la tyrannie sanitaire.

Très lourde illusion ! Car nous sommes bel et bien en guerre contre l'ennemi éternel du genre humain, et il faut savoir que cet ennemi ne cédera jamais. Encore moins si nous lui concédons du terrain.

Cet éternel ennemi ne dort jamais, il tourne sans cesse pour nous enchaîner dans son monde. Sa haine est quelque chose d'à peine imaginable pour nos petits esprits humains. Cela fait des millénaires que cet être infernal travaille et augmente sa puissance de destruction. Et vous pensez qu'il va céder en 2021 parce que vous avez accepté de faire la première injection ou que vous mettez le masque pour que la boulangère ne vous fasse pas une remarque désagréable ?

Avez-vous bien saisi que nous devons faire la guerre ?  Avez-vous bien saisi ce que Macron a dit quand il affirmait froidement que c'était l'heure de la Bête ?

Cette phrase devrait à la fois nous faire frémir car c'est tout de même Lucifer et ses sbires qui nous déclarent publiquement la guerre à travers ce pauvre pantin de l'Élysée, mais en même temps cette déclaration de guerre devrait nous décider résolument à mener une contre-offensive aussi radicale que celle de notre adversaire.

Avant d'imaginer de prendre vos anciennes kalachnikoff stockées dans vos caves, pensez à toutes ces petites ou moyennes lâchetés que nous avons tous commises et qui ont permis au prince de ce monde d'enraciner son effrayant royaume sur le monde : abandon de la prière, TV, films, pertes de temps, impuretés, recherche exagérée d'une multitude de petits conforts... notre corps a gagné beaucoup de petites ou grandes guerres contre notre âme.

Alors, voilà enfin l'heure où nous allons pouvoir réveiller notre pauvre âme et dire au prince de ce monde que nous allons lui faire la guerre !

En ce sens, je remercie Macron de nous l'avoir déclarée publiquement. Merci Emmanuel !

Viendra bientôt le temps où nous ne pourrons peut-être plus manger à notre faim, nous chauffer à 22 degrés, manger des gâteaux apéritifs tous les midis etc...

Savez-vous d'où viennent les défaites ? De la naïveté, lorsque nous sous-estimons la malice de l'ennemi ou manquons de résolution pour le combattre.

C'est la guerre. Voici donc l'heure des héros. Soyons de ceux-là !

Abbé Matthieu Salenave
Le 3 septembre 2021 - Fête de St Pie X   

mercredi 14 juillet 2021

Dieu est au centre

Commentaire Eleison 729 (3 juillet 2021)

Que toujours plus de gens veuillent savoir, 
De quoi on les injecte ! C’est à voir !

Comment se fait-il que des milliards de citoyens de par le monde aient si peu de bon sens qu’ils se laissent berner par la série de mensonges touchant le Covid ? Mais comment peuvent-ils avaler sans broncher cette avalanche de bobards qui leur obscurcit l’esprit, pour se soumettre docilement à cette foule de stupidités tyranniques qui les abêtit et abrutit ? Comment tout cela est-il possible ? Je n’ai qu’une seule réponse à donner : ils se sont laissé dominer par la « science », par la technologie, finalement par l’électronique, pour s’installer dans une fantaisie globale où leur bon sens a été à tel point érodé qu’ils ne savent plus ni discerner entre la réalité et la fraude actuelle qui sévit à l’échelle planétaire, ni résister aux tyrans mondialistes.

Nous avons là un avant-goût de ce que St Paul disait à propos de la venue de l’Antéchrist : 

« Alors se manifestera l’impie que le Seigneur-Jésus exterminera par le souffle de sa bouche et anéantira par l’éclat de son avènement. Lors de son avènement, cet impie sera, par la puissance de Satan, accompagné de toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges trompeurs, avec toutes les séductions de l’iniquité, pour ceux qui se perdront , parce qu’ils n’ont pas ouvert leur cœur à l’amour de la vérité qui les eût sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une puissance d’égarement qui leur fera croire au mensonge, en sorte que tous ceux qui auront refusé leur foi à la vérité et auront, au contraire, pris plaisir à l’injustice, seront condamnés. » (II Thess. II, 8–12).

Ce texte reste vrai en tout temps et en tout lieu, mais il prend tout son sens à mesure que nous nous approchons de la fin du monde. On remarquera, au départ de la citation, un manque d’amour pour la vérité. Y a-t-il cadeau plus grand du Bon Dieu que d’aimer la vérité et de la poursuivre ? Car en la poursuivant, on la trouve (Mt VII, 7–8), et si l’on persiste dans sa recherche, Dieu récompense cette fidélité en ouvrant le Ciel, procurant l’éternelle félicité, rien de moins. Mais, si l’on préfère l’amour du monde, de la chair et du diable, ces trois grands ennemis de l’âme, alors on refuse la vérité, ou à tout le moins on refuse de la rechercher. Or, ce manque de vérité dans l’esprit ne peut qu’ouvrir la porte à l’erreur : le bon sens s’érode ; la volonté s’ouvre à la corruption et l’immoralité. En effet, le bon sens est ce don naturel dont Dieu dote l’esprit de tout homme, lui permettant de saisir la vérité de la réalité qui l’entoure, pour qu’il apprenne à survivre. Mais si je cherche à imposer à la réalité et à la vérité ma propre volonté, comme je peux certes décider de le faire, alors Dieu permettra que le bon sens, dont j’ai été doté, s’érode jusqu’au point où il ne signifie plus rien pour moi.

C’est ce qui se passe actuellement. Partout dans le monde, des « intellectuels », comptant parmi les plus prestigieux des hommes, se transforment pourtant en les plus stupides. Par exemple, certains refusent de reconnaître les signes multiples indiquant la complémentarité de différence entre l’homme et la femme. Or, ils préfèrent leur propre schéma, en imposant à la Création une égalité imaginaire qui ne correspond pas du tout à la conception divine de la variété qui s’exprime par l’inégalité. Ils s’efforcent de transformer les hommes en femmes et les femmes en hommes, avec des conséquences désastreuses pour les deux, comme pour les enfants qu’ils poussent à subir des opérations chirurgicales catastrophiques, pour transformer supposément les garçons en filles et les filles en garçons. Mais, qu’est-ce qui peut interdire de vouloir ainsi changer la Création, si Dieu, la Création, la Nature, Adam et Eve, le Paradis et l’Enfer ne sont pas vrais et ne sont que des mythes ? Sans cette vérité, le monde entier n’est plus qu’un jouet, ou une aire de jeux où viendront s’amuser les délinquants comme Gates, Soros, Schwab, etc.

Or, l’unique vrai Dieu, de qui dérivent la Création, la Nature, Adam et Eve, le Ciel et l’Enfer, reste toujours la cible centrale de cette fraude mondiale covidienne. Non pas que le Créateur du ciel et de la Terre l’ait directement causée, mais qu’Il l’a très certainement permise. Pour quelle raison ? Tout d’abord, « pour que soient jugés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité et qui ont consenti à l’iniquité ». Car aucun mensonge ne peut entrer au Ciel, et encore moins une avalanche de mensonges. Or, Dieu veut peupler son Ciel. Donc qu’importe comment les hommes s’efforceront de dépeupler le monde ?

Kyrie eleison.

lundi 27 juillet 2020

Nouvelles accusations de Mgr Vigano


Nous publions ce nouvel entretien entre Mgr Vigano et Marco Tosatti sur l'affaire McCarrick concernant les abus sexuels dans l'Eglise et les milliards versés par la Chine au Saint-Siège pour obtenir l'asservissement de l'Eglise clandestine. Des noms sortent ! La conclusion de cet entretien est l'élément le plus important puisque le prélat réaffirme que la solution est dans le règne du Christ sur les sociétés et les individus. Bref, nous avons un évêque qui met le concile Vatican II à la poubelle et qui agit en anti-libéral en dénonçant  des prélats pervers et hérétiques. 

Source : Le blog de Jeanne Smits

© leblogdejeannesmits pour la traduction.


La détermination de Mgr Carlo Maria Viganò, ancien nonce apostolique aux États-Unis d’Amérique, à dénoncer le voile du silence et les dissimulations dans la gestion des cas d’abus par des membres du clergé, est bien connue. La réaction pimentée et énervée des autorités du Vatican – et en particulier de divers prélats – aux réfutations bien argumentées du combatif prélat est également bien connue. Dans cette interview, nous nous penchons avec Son Excellence sur les développements de l’affaire de l’ex-cardinal McCarrick, notamment à la lumière d’un article récent de Church Militant intitulé « The McCarrick Bombshell » (« La bombe McCarrick»).

Mais avant d’entrer dans le vif de cet article, faisons un bref rappel. Du 21 au 24 février 2019, une réunion de tous les présidents des conférences épiscopales s’est tenue à Rome sur le thème de la protection des mineurs dans l’Église. Quelques jours auparavant, le 16 février 2019, la Congrégation pour la Doctrine de la foi a annoncé le renvoi de l’état clérical de Theodore McCarrick, accusé d’autres crimes graves, et a ajouté : « Le Saint-Père a reconnu le caractère définitif de cette décision prise en accord avec la loi, la rendant res iudicata (c’est-à-dire n’admettant aucun autre recours). » – Marco Tosatti


Marco Tosatti : Excellence, quelles sont aujourd’hui les nouvelles à propos de l’affaire McCarrick ?

Mgr C.M. Viganò : Je crains qu’il n’y ait pas de nouvelles, et la nouvelle est précisément celle-là. Avec le renvoi à l’état laïque de McCarrick, on a voulu mettre fin à une longue affaire qui a été révélée par mon témoignage en 2018, mais tout a été fait pour que les résultats et les détails du procès n’apparaissent pas. La tromperie mise en œuvre par une stratégie consistant à procéder par voie administrative et non par voie judiciaire, et la décision de Bergoglio de confirmer la sentence avec autorité, ont en fait empêché de mettre au jour, en même temps que les fautes objectives de McCarrick, les responsabilités de ceux qui, pendant des années, ont contribué à dissimuler la nature et l’étendue des crimes commis par lui, et à protéger ses complices et ceux qui, par leur silence, ont couvert ses crimes. C’est ainsi que la condamnation du coupable n’a pas fait la lumière sur les points obscurs. En tant que laïc, il jouit désormais d’une totale liberté de mouvement et d’action, et peut encore intervenir à tous les niveaux : au niveau ecclésial – et ce même auprès de ceux qui l’ont couvert et soutenu, au Vatican et ailleurs ; au niveau politique, social et financier, par l’intermédiaire des personnes qui sont restées en relation avec lui et qui ont reçu des faveurs de sa part. Le renvoi à l’état laïque ne constitue en aucun cas une sanction médicinale (n’étant que sa prémisse nécessaire, en raison de l’indignité avérée du délinquant), elle n’implique aucune forme de pénalité réparatrice, ni ne rend justice aux victimes, mais permet à M. McCarrick de poursuivre ses activités criminelles sans être dérangé, y compris celles de prédateur sexuel.

mercredi 4 décembre 2019

Les vrais réparateurs et les chiens muets



Des faits épouvantables dans la cathédrale de Vienne

Le lobby homosexuel, en présence et avec la bénédiction du Cardinal Schönborn, a organisé un concert dans la cathédrale de Vienne au profit de leurs œuvres. Était aussi présent le fameux travesti-transsexuel-transgenre Thomas Nuewirth, de son nom de scène Conchita Wurst , en collaboration avec l’association Aids Life, à l’occasion de la Journée mondiale contre le sida. Les initiateurs de cet événement, qui a donc reçu le placet du cardinal viennois, furent Gery Kesler, fondateur avec son partenaire homosexuel Torgom Petrosian, de l’association Aids Life.

Un seul réparateur : Alexander Tschugguel, le jeune homme qui avait jeté l'idole pachamama dans le Tibre. 

Alors que la presque totalité du clergé autrichien  faisait profil bas devant ces événements sacrilèges (y compris l'actuelle FSSPX qui n'a fait aucun communiqué en Autriche alors qu'elle a une chapelle à Vienne !), le jeune homme, accompagné de quelques laïcs, a décidé de réciter le Rosaire autour de la Cathédrale. (Voir la vidéo ci-dessus).   La première réponse du ciel n'a pas tardé :  

Puissance du Rosaire.  Les ennemis de Dieu terrassés : 

Trois jours après le spectacle homosexuel, le Cardinal Schönborn a été hospitalisé le 3 décembre, en urgence, et a dû annuler tous ses rendez-vous jusqu'à Noël. Il aurait souffert d'une embolie pulmonaire. En mars, il a été traité pour cancer de la prostate.

La cathédrale de Vienne, siège des manifestations homosexuelles


PS : le chargé de la communication de la néo-FSSPX a dû être piqué au vif suite aux justes remarques concernant le silence abyssal des autorités de la FSSPX sur ce monstrueux scandale. Il s'est donc senti obligé de rédiger un article plus de 6 jours après les faits. Mais quelle n'a pas été notre surprise de lui voir  trouver quelques circonstances atténuantes  à cette mascarade homosexuelle. Le rédacteur s'est aussi bien gardé de dire que la Fraternité en Autriche (et ailleurs) n'avait rien annoncé et organisé pour  réparer cette mascarade sacrilège. Dieu juge certes les sacrilèges mais il jugera aussi sévèrement  les chiens muets qui aboient après que la caravane du diable soit passée. 

samedi 30 novembre 2019

Non Seulement… Mais Aussi…

Kyrie eleison 646 ( 30 novembre 2019 )

Monseigneur Williamson invite aujourd'hui les catholiques à mieux connaître leurs ennemis et aux non-catholiques à mieux connaître cette institution divine qu'est l'Eglise.

Connaître l’ennemi en guerre est nécessaire

Afin de se servir des armes salutaires.


Les numéros de ces « Commentaires » peuvent aisément se classer en deux catégories : il y a ceux qui traitent du problème de la société moderne et ceux qui traitent de la solution catholique. Il serait regrettable qu’un certain nombre de lecteurs ne s’intéressent qu’au problème et non à la solution, ou bien à la solution en oubliant le problème. Car, si je connais le problème sans en avoir la solution, je risque sérieusement de tomber dans le désespoir, spécialement aujourd’hui, quand on voit Dieu donner à Ses ennemis la permission de détruire Son Église, ou presque. Mais d’un autre côté, si le fait de connaître la solution m’incite à vivre dans l’illusion en minimisant le problème, alors mon système de défense est vulnérable, et je risque de me faire rattraper par le problème quand je m’y attendrai le moins.

Saint Paul est l’exemple type de celui qui connaissait et le problème et la solution. Car il comprenait d’autant mieux la solution du Nouveau Testament, à savoir : Jésus-Christ (Rom. VII, 24–25), que lui-même avait été un pharisien fervent selon ce pharisaïsme qui avait détourné l’Ancien Testament (I Cor XV, 8–10). C’est parce que Saint Paul avait personnellement fait l’expérience de l’impuissance de l’Ancien Testament à pardonner les péchés qu’il a si bien compris ce que le Christ par le Nouveau Testament avait apporté comme salut aux hommes. Un autre grand converti qui profita des nombreuses années qu’il passa dans l’hérésie fut saint Augustin, qui en devint l’un des plus grands serviteurs de la vérité catholique. Voilà pourquoi certains Français disent : « Un converti vaut deux apôtres. »

Et voilà pourquoi les catholiques d’aujourd’hui devraient se garder de mépriser la connaissance des ennemis de Dieu et de la façon dont ils Le combattent, aussi répugnant que soit ce combat. Et quant aux non-catholiques, ils seraient mieux avisés de ne pas mépriser l’Église catholique car, aussi déconfite qu’elle puisse paraître aujourd’hui, elle est toujours la seule institution à détenir les vraies solutions à tous les vrais problèmes du monde, c’est-à-dire aux problèmes humains. Car tous les problèmes proprement humains ne sont que le fruit pestiféré des péchés dans les âmes humaines par lesquels l’homme s’élève contre Dieu. Or Dieu seul, et non les psychiatres, peut pénétrer dans ces âmes pour accorder Son pardon, ce qu’Il choisit de faire uniquement par son divin Fils, et par l’Église achetée au prix de Son sang.

Alors, suggérons aux lecteurs non-catholiques de ces « Commentaires » de s’intéresser non seulement aux analyses que l’on y trouve sur les arts modernes ou la politique, mais aussi aux arguments qui peuvent à prime abord sembler n’être que de vaines chamailleries entre catholiques, tels les erreurs de Vatican II ou la glissade de la Fraternité Saint Pie X vers Vatican II. Car s’il est vrai que l’Église catholique est toujours la seule à détenir la vraie solution aux vrais problèmes de tous les lecteurs, néanmoins cette solution est vulnérable, pouvant constamment être falsifiée par les hommes pécheurs. Or, une fois falsifiée, la solution devient une partie du problème. De fait, Vatican II fut le point d’aboutissement logique de plusieurs siècles d’efforts déployés par ceux qui voulaient mettre l’Homme à la place de Dieu. Et quant à La Fraternité Saint Pie X, bien qu’elle ait été conçue et fondée en 1970 pour résister aux erreurs du Concile, elle est tombée, notamment depuis 2012, sous le charme maléfique de ces mêmes erreurs. Par conséquent, les non-catholiques qui cherchent de vraies solutions aux problèmes modernes (qu’ils ne connaissent que trop bien !), devraient examiner les arguments exposés ici à propos de Vatican II et de la FSSPX.

De même, aux lecteurs catholiques de ces « Commentaires » nous suggérons de ne pas suivre uniquement les propos concernant Vatican II et la dangereuse dérive de la Fraternité s’alignant sur le monde moderne, mais aussi les analyses qui fouillent en profondeur ce qui ne va pas dans ce monde. Car, si les dirigeants de la Fraternité vont à la dérive comme ils le font actuellement, n’est-ce pas dû au fait qu’ils sous-estiment le problème de ce monde ? Ne vont-ils pas tout droit à la défaite en menant une guerre sans connaître l’ennemi ? Pourtant, Mgr Lefebvre n’a-t-il pas dit que Vatican II était infesté par le subjectivisme ? Ce qui n’a pas empêché Mgr Fellay d’affirmer un jour que 95% des textes du Concile étaient acceptables ! Et maintenant, alors que Mgr Lefebvre répétait souvent qu’il fallait une longue cuillère pour souper avec les conciliaires romains, ne voit-on pas le successeur de Mgr Fellay, prenant exemple sur ce dernier, se comporter comme s’il se prend pour plus malin que les démons romains ? La vraie force de Mgr Lefebvre n’a pas tellement été son astuce, mais plutôt sa foi et sa fidélité à la vérité catholique. Il en va de même pour la Fraternité qu’il a fondée. Alors, en conclusion, enjoignons nos lecteurs catholiques de ne pas croire qu’ils puissent se passer des analyses de ces Commentaires sur la corruption moderne, même s’il n’est pas toujours agréable de la considérer. Cacher sa tête dans le sable se fait payer cher.

Kyrie eleison.

samedi 1 juin 2019

Le Brexit de Daniel

Kyrie eleison DCXVIII ( 17 mai 2019) 

Comme Daniel, jadis, aux si sublimes dons,
Sauvez, Seigneur, l’Église qui porte votre Nom !


Certes il est bien temps que la pauvre Angleterre comprenne les raisons profondes qui font que l’Europe se fourvoie, pour qu’ainsi la Grande Bretagne puisse échapper au Nouvel Ordre Mondial ; mais il est plus urgent encore que les catholiques comprennent les raisons profondes qui ont plongé l’Eglise dans les erreurs du Concile Vatican II, parce que, par là, on pourrait aider le monde entier à ne plus se séparer du seul vrai Dieu. Dans l’Ancien Testament, nous voyons le Seigneur lui-même inspirer à son prophète Daniel, exilé loin de chez lui par la captivité babylonienne (vers 590–520 av. J.-C.), une ardente prière de contrition pour les péchés des Israélites. Et de fait, Daniel pria Dieu de pardonner à son peuple et de l’autoriser à restaurer la gloire de son Nom en lui permettant de pratiquer à nouveau sa religion dans la cité sainte de Jérusalem. Il n’est pas difficile d’adapter à la captivité de l’Eglise catholique au 21ème siècle la grande prière du prophète (Chapitre IX) :—

[4] J’ai prié le Seigneur, mon Dieu ; je lui fis cette confession, disant : “Je vous supplie Seigneur, Dieu grand et terrible, qui gardez votre alliance et votre miséricorde envers ceux qui vous aiment et qui observent vos commandements, [5] nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait des actions impies. À Vatican II, nous nous sommes éloignés de Vous, nous nous sommes détournés de vos commandements et de vos préceptes ; [6]. nous n’avons pas écouté vos serviteurs, les Papes fidèles, qui ont parlé en votre Nom à nos présidents, à nos gouvernements, à nos pères, et à toute la chrétienté.

[7] À Vous, Seigneur, appartient la justice ; quant à nous, notre visage est couvert d’une grande confusion, telle qu’elle est aujourd’hui, pour les catholiques, pour les habitants de Rome et pour toute l’Église ; pour ceux qui sont proches comme pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où vous les punissez maintenant, à cause des trahisons qu’ils ont commises envers Vous. [8] À nous, Seigneur, cette confusion que nous portons sur le visage, à nos présidents, à nos gouvernements et à nos pères, qui ont péché contre Vous. [9] Mais à Vous, Seigneur notre Dieu, appartiennent la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes retirés de Vous ; [10] nous n’avons pas obéi à la voix du Seigneur notre Dieu nous demandant de marcher dans la Loi qu’Il nous avait prescrite par ses serviteurs dans la personne des Papes et des Évêques fidèles.

[11] La chrétienté tout entière a transgressé votre Loi ; elle s’est détournée pour ne plus entendre votre voix. C’est pourquoi la malédiction et l’exécration qui sont inscrites dans le livre de Moïse, serviteur de Dieu (Lévitique XXVI, Deutéronome XXVIII), se sont déversées au Concile sur les catholiques, parce que nous avons péché contre Dieu. [12] Il a accompli les paroles qu’Il avait prononcées contre nous et contre les dirigeants qui nous gouvernaient, en amenant sur nous une grande calamité car, rien n’a jamais égalé sous le ciel tout entier ce que Vatican II a perpétré. [13] Selon qu’il est écrit dans la loi de Moïse, tous ces maux ont fondu sur nous. Mais, de notre côté, nous n’avons pas supplié votre face, Vous qui êtes le Seigneur, qui êtes notre Dieu, nous n’avons pas supplié votre face de nous détourner de nos iniquités et de nous rendre attentifs à votre Vérité. [14] Aussi le Seigneur a-t-Il préparé ce châtiment et l’a amené sur nous ; car, Seigneur-Dieu ! Vous êtes juste dans toutes les œuvres que Vous faites ! Tandis que nous, nous n’avons pas écouté votre voix.

[15] Et maintenant, Seigneur notre Dieu, Vous avez toujours tiré les catholiques hors du monde impie avec une main puissante, et Vous vous êtes fait un Nom, tel qu’il est aujourd’hui. Mais nous, nous avons péché, nous avons fait le mal. [16] Seigneur, selon toute votre justice, que votre colère et votre fureur se détournent de votre Église, votre Montagne Sainte ; car à cause de nos péchés et des iniquités des Pères conciliaires, l’Église catholique devient synonyme d’immoralité pour tous ceux qui nous entourent. [17] Maintenant donc, Seigneur notre Dieu, prêtez l’oreille à la prière et aux supplications de votre serviteur ; faites briller Votre face, pour Votre propre Gloire, sur votre sanctuaire, qui est la seule véritable Eglise. Seigneur, faites-le pour Vous-même, car votre Eglise est de plus en plus désertée.

[18] Ô mon Dieu, prêtez oreille ; écoutez-nous, ouvrez les yeux : voyez notre désolation et cette Église qui porte votre Nom. Ce n’est pas à cause de notre justice que nous vous présentons nos supplications : c’est à cause de Vos nombreuses miséricordes. [19] Seigneur ! Exaucez-nous ; Seigneur ! Apaisez-vous ; Seigneur ! Protégez-nous, ne tardez pas, ô mon Dieu, faites-le pour Vous-même, car votre Église et votre peuple portent le Nom de votre Fils unique : Notre-Seigneur Jésus-Christ.”

Kyrie eleison.

jeudi 30 mai 2019

Diagnostic du Brexit

Kyrie eleison DCXVI (4 mai 2019)

Bretagne Grande hier ! Fais très attention –
Les sans-Dieu de Mammon te dépouilleront !


Le Parlement Britannique qui passait autrefois pour être le maître du monde, étale maintenant depuis des mois aux yeux du même monde l’indigne spectacle des divisions et de l’irrésolution la plus affligeante. Pourquoi le fait de sortir de l’Union européenne provoque-t-il tant de confusion et tant de bouleversements ? Sans doute, parce que quand la classe politique a donné au peuple en 2016 la possibilité de voter par référendum sur sa politique allant vers un Nouvel Ordre Mondial, le peuple s’en est saisi. Il a voté en masse, comme jamais en Grande-Bretagne, et la classe politique fut complètement prise au dépourvu quand les résultats ont montré que ce Nouvel Ordre Mondial était rejeté par 52% des voix contre 48%. Le vote en faveur du Brexit (la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne) a enlevé à cette classe ses repères, et elle ne cesse depuis de s’enliser. Il faut dire qu’il y a bien longtemps que ces politiques sont complètement envoûtés – ou bien achetés – par le NOM !

Oui ! achetés, parce que l’Union européenne et son parlement de Bruxelles sont sous l’empire de Mammon, c’est-à-dire sous l’empire de l’argent. Parce que l’Union européenne fut lancée par l’idée d’acheter, grâce à la prospérité matérielle, le soutien des peuples européens, tous très différents, afin de fondre leurs diversités nationales en un seul État européen, qui à son tour serait une composante clé de l’unique État mondial international, celui du Nouvel Ordre Mondial. Pour les maîtres judéo-maçons œuvrant derrière le NOM, cette politique d’union devrait résulter de la prospérité de la monnaie unique, c’est-à-dire de l’euro. Ils s’attendaient à ce que les Européens soient tellement émerveillés par le travail matérialiste des banquiers qu’ils ne s’opposeraient pas à une immigration incontrôlée de populations non-européennes qui viendraient dissoudre leur nations.

Mais “L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole sortant de la bouche de Dieu” (Mt IV, 4). La religion (la relation de l’homme à son Dieu) est première dans l’ordre de la nature. La politique (les relations de l’homme à ses semblables) n’est que secondaire. Quant à l’économie (relation de l’homme à l’argent), elle ne vient qu’en troisième position. Il est donc contraire à l’ordre naturel que l’économie mène la politique. Certes, la révolution peut renverser l’ordre naturel des choses, mais la nature reste toujours susceptible de reprendre ses droits. On comprend dès lors que le vote du Brexit ait été directement provoqué par le fait contre nature de l’admission en Grande-Bretagne de hordes inassimilables venant de l’étranger. Cependant, quand la nature se réaffirme, les politiciens modernes, pratiquement tous des matérialistes athées et superficiels, sont pris au dépourvu, comme par le vote entérinant le Brexit. Ils font la guerre à la nature. Comment veut-on qu’ils la comprennent ou la dirigent ?

Mais qui a élu tous ces politiciens à l’esprit dénaturé ? Qui d’autres que les peuples (pas seulement de Grande-Bretagne), selon le sacro-saint principe de la démocratie ? Pourquoi disons-nous « sacro-saint » ? Parce que le renversement de l’ordre naturel est aujourd’hui complet : l’économie moderne est faite pour renverser la politique ; la politique moderne est faite pour renverser la religion ; et la démocratie devient une religion de substitution. La volonté du peuple remplace la volonté de Dieu. Cela signifie que le vote de 2016 n’était pas valide uniquement parce que la volonté du peuple britannique était à 52% pour le Brexit et 48% contre, mais parce que ce vote favorisait ce qui est naturel : l’identité qui est donnée par Dieu aux nations européennes, avec leurs dons divers, conçus par Dieu pour former une Europe harmonieuse, comme on l’a vue au Moyen-Age catholique. “Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice (la religion) et tout cela (la politique) vous sera donné par surcroît “ (Mt. VI, 33).

Donc les Britanniques qui ont voté pour le Brexit, ont-ils l’âme religieuse ? Pas vraiment ! La plupart sont des matérialistes athées, mûrs pour le communisme bureaucratique et tyrannique de Bruxelles. Leur vision indigente ne va pas beaucoup plus loin que celle des politiciens pour lesquels ils votent habituellement. Mais la Manche leur offre une petite distance et une certaine perspective sur ce qui se passe en Europe, de sorte qu’au moment du vote du Brexit, d’anciens instincts naturels sont entrés en jeu, les mêmes que ceux qui leur ont permis de conserver l’apparence – pas la substance ! – d’une monarchie catholique. Cependant, si le peuple britannique n’y prend garde, s’il ne veut pas “veiller et prier” pour son pays, les ‘banksters’ auront tôt fait de lui voler les fruits de leur bon vote d’une manière ou d’une autre. Il ne fait aucun doute qu’ils sont déjà à la manœuvre, et qu’ils complotent pour circonvenir ces ‘Brexiteers’ qu’ils prennent pour stupides et arriérés. Certes, Dieu est d’une générosité infinie, mais on ne se moque pas de Lui, et on ne saurait Le tromper !

Kyrie eleison.


Kyrie eleison DCXVII (11 mai 2019)

« Brexiteers », voulez-vous vraiment être bénis ?
Couronnez Dieu, et le reste vous sera bien acquis.


Un poème anglais du XIXe siècle, célèbre à juste titre, jette une vive lumière sur le tapage énorme suscité par la tentative du peuple britannique d’échapper aux contraintes européennes. Le poème de Matthew Arnold (1822–1888), Dover Beach (La plage de Douvres), écrit vers 1851 probablement, dépeint en quatre strophes inégales sa profonde mélancolie alors que résonne en lui, au bord de la Manche, le battement continu des vagues s’échouant sur la plage devant la maison où il passe la nuit avec sa bien-aimée, sans doute sa légitime épouse.

La première strophe donne une belle description du bord de la mer et des vagues au clair de la lune, mais se termine sur la « note de tristesse éternelle » qu’il lui semble entendre dans le ressac. Maître des classiques, cet érudit se remémore une citation du dramaturge grec Sophocle (496–406 av. J.-C.) qui, lui aussi, sur une plage semblable, bien que située à des milliers de kilomètres et à plus de deux mille ans de distance, entendait “le flux et le reflux obscur de la misère humaine”. L’esprit du poète se tourne vers les troubles profonds de sa propre époque, l’ère Victorienne, et bien qu’il n’ait jamais été catholique, dans la troisième strophe il les fait remonter à la perte de foi du XIXe siècle, dont il lui semble capter, dans le bruit des vagues se retirant devant lui,  « le grondement prolongé, la retraite en tristesse »

La quatrième et dernière strophe présente la seule solution que le poète puisse concevoir à ce problème de la vie qui quitte ce qui fut autrefois la chrétienté, et c’est de se retourner vers la bien-aimée à ses côtés pour la supplier de maintenir leur fidélité mutuelle, car l’amour qu’ils ont l’un pour l’autre est le seul bien qu’ils possèdent vraiment. La sombre conclusion du poème le dit : Tout le reste

Est dépourvu d’amour, de joie, et de lumière,
Privé de certitude, de paix, où la douleur est reine,
Et nous voilà, comme sur une sombre plaine
Balayée par les bruits confus de luttes et de fuites,
Où des armées ignares se heurtent dans la nuit.


Arnold avait donc assez de foi pour comprendre que le problème essentiel de la civilisation venait, à son époque, de la perte de foi. Mais sa foi à lui n’était pas assez forte pour croire en l’alternative réelle qui permet d’échapper à cette obscurité et confusion ambiantes : l’Église catholique. De même, les partisans du Brexit ont assez de bon instinct et de bon sens pour sentir que l’Union européenne va à la catastrophe, mais puisqu’ils ont encore moins de religion qu’Arnold n’en avait, ils sont d’autant moins inspirés que lui pour savoir comment sortir de cette “sombre plaine”. C’est pourquoi le Brexit continue de se présenter comme un débat « où des armées ignares se heurtent dans la nuit. ». Car tout le monde aborde le sujet en termes économiques, alors qu’en fait, le vrai débat est religieux : d’un côté, les derniers vestiges des nations chrétiennes, de l’autre côté, la montée de l’Anti-christ avec son Nouvel Ordre Mondial. C’est la dimension religieuse qui donne au débat toute sa force. C’est l’absence de religion qui, des deux côtés, donne au débat sa grande confusion.

Car, en effet, Dieu est le grand absent de la “civilisation” moderne ; mais comme l’a dit un jour le cardinal Pie : « Si le Seigneur ne gouverne pas par Sa présence, Il gouvernera par Son absence ». Sans Lui, le débat du Brexit se déroule largement sur des bases économiques. Or sur ces bases, les partisans du Brexit ont perdu d’avance. Mais, sont-ils prêts à se tourner vers Dieu ? Voilà toute la question.

Kyrie eleison.

jeudi 4 octobre 2018

Le concile Vatican II ne serait pas la cause profonde de la crise....

Abbé Jurgen Wegner

"La tentation est de chercher des réponses faciles et une simple chaîne de causalité pour expliquer la corruption dans l'Église" (Abbé Wegner, supérieur de district de la FSSPX) 


Le 29 septembre 2018, M. l'abbé Jurgen Wegner, supérieur du district de la FSSPX aux États-Unis, a écrit une lettre aux fidèles concernant la crise des abus dans l'Église. Il a rappelé que ''bien que nous ne puissions ignorer les effets négatifs du Concile Vatican II et de ses conséquences sur le Corps mystique du Christ, je crains que les racines de la crise des abus sexuels ne soient plus profondes.''

Source : FSSPX.org

Citation:
"Je comprends que dans cette période de confusion et de crise, la tentation est de chercher des réponses faciles et une simple chaîne de causalité pour expliquer la corruption dans l'Église. Faites attention. Bien que nous ne puissions ignorer les effets négatifs du Concile Vatican II et de ses conséquences sur le Corps mystique du Christ, je crains que les racines de la crise des abus sexuels ne soient plus profondes."

Cette lettre a été saluée par Massimo Faggioli, qui affirme que "la FSSPX manifeste plus de modération que bien des catholiques en pleine communion avec Rome". 

Cette réaction de l'abbé Wegner n'est pas seulement une attaque directe contre Mgr Williamson, qui ne cesse de souligner avec clairvoyance l'origine du mal. Elle est surtout symptomatique de la capitulation des autorités de Menzingen, et les spécialistes ne s'y trompent pas quand ils saluent cette attitude de modération de la FSSPX. Elle révèle effectivement quelque chose de très inquiétant sur le plan doctrinal et spirituel : 

1° M l'abbé Wegner ne croit plus dans la logique des principes ("la tentation est de chercher des réponses faciles et une simple chaîne de causalité"). Pour cet abbé, l’exercice normal de la logique relèverait d’une « tentation » : très inquiétant de la part d’un clerc qui a appris la philosophie au séminaire, et notamment la logique ! Les mauvais principes produisent toujours de mauvais fruits. Les mauvais principes conciliaires (liberté religieuse, collégialité, œcuménisme, pour ne citer que ceux-là) ont généré toutes sortes de fruits détestables (dont le nouveau code de droit canon, synthèse législative de ces erreurs). Il n’est donc pas téméraire d’affirmer que l'homosexualité d'un certain clergé n'est que la conséquence de l’oblitération des principes en matière de foi et de morale.

2° L'abbé Wegner ne voit plus que ce sont justement les principes libéraux, d’origine maçonnique, répandus dans la société civile depuis trois siècles qui ont désormais pénétré l'esprit des hommes d'Eglise et expliquent ce que nous voyons depuis 50 ans dans l'église conciliaire en pleine débâcle.

3° Pour l’abbé Wegner, les effets négatifs ne seraient pas tous dus au Concile ! Il est bien vrai que, sous la loi universelle du péché, le monde n'a jamais été au bon niveau moral : d’où le châtiment du Déluge, et s’agissant spécialement de l’homosexualité, la destruction de Sodome et Gomorrhe. Mais on se demande alors pourquoi Mgr Lefebvre parlait du Concile Vatican II comme d’une sorte de troisième guerre mondiale, capable d’anéantir la foi dans l'âme de millions de catholiques !

Pour l'abbé Wegner ce mal semble passer au second plan. C'est la preuve que les supérieurs de la néo FSSPX ne voient plus que le bien suprême des âmes est la foi intègre. L'abbé Wegner se situe ainsi dans l'axe de la déplorable déclaration doctrinale d’avril 2012 de Mgr Fellay, qui tendait à relativiser la dérive doctrinale du Concile lui-même.

Par conséquent, l'actuelle FSSPX ne lutte plus contre le cancer qui ronge l’Eglise et mène le monde à sa ruine, et qui est précisément le concile Vatican II et son esprit libéral et maçonnique, fondamentalement opposé au Règne social de Jésus-Christ.

Ne voulant plus combattre l'ennemi principal, l'actuelle FSSPX recherche des « terrains de substitution » à dominante « pastorale » pour justifier son existence et le rôle qu’elle entend jouer désormais officiellement au service de l’Eglise pour la formation et la sainteté du sacerdoce, la diffusion du bon catéchisme, et le redéploiement de la liturgie traditionnelle. Ses actions prioritaires visent donc désormais à obtenir, après la régularisation canonique de ses sacrements, un modus vivendi doctrinal avec la Rome conciliaire, dans l’espoir de recupérer progressivement, au profit de la Tradition, les champs d’apostolat délaissés par les diocèses moribonds (l’abbé de Jorna y a fait allusion récemment sur la Porte latine).

Cette logique-là n’est pas une « tentation », … mais la triste réalité des mauvais calculs humains de l’équipe de Menzingen (ancienne et nouvelle) !


Pour les âmes, les conséquences de déclarations comme celles de l’abbé Wegner seront désastreuses à plus ou moins long terme : puisque la foi intègre est la racine de toute justification, comment les pauvres pécheurs (même homosexuels) pourront-ils retrouver le chemin du ciel si les pasteurs, qui devraient être le sel de terre par leur doctrine irréprochable et leur prédication courageuse, viennent à s'affadir en ne désignant pas la racine des maux actuels ? 

Ne pas dénoncer le mal véritable comme le fit Saint Pie X dans son encyclique "Pascendi", c'est détourner les malades du bon remède pour les laisser rechercher des solutions humaines, qui les conduiront à des impasses et aux plus grands malheurs.