Affichage des articles dont le libellé est nouvelles de la FSSPX. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nouvelles de la FSSPX. Afficher tous les articles

samedi 21 juillet 2018

Des conseillers généraux

Suite au "scoop" d'hier, nous vous proposons l'analyse de l'abbé Girouard. 

Une nouveauté dans la structure de la FSSPX : les Conseillers Généraux 


Par l’abbé Girouard (20 juillet 2018) 

Chers fidèles, 

J’ai appris par Cathinfo (et j’ai vérifié sur DICI et ils le confirment aujourd’hui) que le Chapitre Général de la FSSPX a créé deux nouveaux postes administratifs de haut niveau dans sa structure de direction. En effet, le Chapitre a institué la fonction de « Conseiller Général » qui sera exercée par deux membres de la FSSPX élus par le Chapitre. Leur responsabilité officielle est d’assister le Supérieur Général (et ses deux Assistants) dans la gestion quotidienne de la FSSPX. Ils feront partie du Conseil Général. 

C’est une nouveauté pour la Fraternité. En effet, j’ai regardé à nouveau ma copie des Statuts de la FSSPX et il est très clair que traditionnellement le Conseil Général est composé du Supérieur Général et de ses deux Assistants. Donc, maintenant, avec cette nouvelle innovation, le Conseil aura cinq membres au lieu de trois. 

Alors qu’il est tout à fait dans les pouvoirs d’un Chapitre Général de faire de telles modifications dans les Statuts, un pareil changement, à cette période de l’histoire de la Fraternité, soulève quelques questions sérieuses. Ceci est amplifié par le fait que les deux officiers élus par le Chapitre pour remplir ces nouvelles fonctions ne sont nul autre que Mgr Bernard Fellay et l’abbé Franz Schmidberger ! 

Ceux qui sont familiers de la voie libérale adoptée officiellement par la Fraternité depuis 2012, lors de son dernier Chapitre Général, et, non officiellement, depuis l’approbation du GREC par Mgr Fellay en 1997, verront immédiatement l’importance de ces deux facteurs. (Pour ceux qui ne le savent pas, le GREC est un groupe formé de prêtres de la FSSPX, de l’Indult et du Novus Ordo, créé dans le but de susciter une réconciliation entre la Rome non convertie et la FSSPX). 

Ainsi, la création de ces deux postes et la nomination des deux officiers pour les occuper ne peut signifier rien d’autre que l’intensification des efforts du Conseil Général pour que la Fraternité obtienne un accord officiel avec la Rome non convertie. 

Et j’atteins cette conclusion pour plusieurs raisons : 

1. Le développement de la Fraternité depuis le dernier Chapitre (2012) n’est pas tel que le Conseil Général ordinaire ait besoin d’avoir deux membres supplémentaires pour la gestion quotidienne de la Fraternité. 

2. Les Statuts originaux fournissaient déjà au Conseil Général un mécanisme l’assurant qu’il pouvait obtenir une aide supplémentaire, et temporaire, de tout autre membre de la Fraternité, à tout moment où il en sentait le besoin. Cela fut fait, par exemple, lors de la réunion des Supérieurs Majeurs à Albano en octobre 2011, qui fut convoquée pour étudier les propositions faites par Rome le mois précédent. De tels mécanismes sont bien prévus dans les anciens Statuts de la FSSPX. C’est pourquoi il n’était pas nécessaire de créer ces deux nouveaux postes, à moins que … 

3. Les deux personnes choisies pour être les deux premiers Conseillers Généraux ont tous deux eu de fréquentes et importantes rencontres avec les officiels romains, parfois même avec les Papes, à l’époque où ils étaient Supérieurs Généraux (1982-1994 / 1994-2018). C’est pourquoi, c’est une prudente hypothèse de penser qu’ils ont été élus par le Chapitre PARCE QU’ils ont une si vaste expérience dans les échanges avec la Rome moderne et PARCE QUE leur position en faveur d’un tel accord est bien établie. 

4. Ceci étant dit, je pense qu’il n’est pas farfelu de croire que ces deux nouveaux postes ont été, en réalité, CREES TOUT SPECIALEMENT POUR CES DEUX PERSONNES, pour qu’ainsi ils puissent travailler « en coulisses » avec les dignitaires romains, en ayant tout de même une certaine crédibilité officielle aux yeux de Rome. Ainsi ces deux Conseillers Généraux pourront être utilisés par le Supérieur Général comme une «Commission Spéciale » chargée de réaliser les travaux préparatoires à un accord avec Rome. 

5. Pendant que la « Commission Spéciale » travaillera en arrière-plan avec les officiels romains, le Supérieur Général lui-même, et ses deux Assistants, pourront garder leur distance officielle par rapport à de telles négociations. Donc ils pourront, si nécessaire, invoquer un « plausible déni » face à des questions gênantes regardant les relations de la Fraternité avec Rome. 

En d’autres mots, un tel changement dans les Statuts de la Fraternité est une indication claire que le Chapitre Général entend prendre tous les moyens nécessaires, et ce de façon très énergique, pour en arriver enfin à un accord avec la Rome non convertie. Les Supérieurs Majeurs ont appris à la dure qu’une telle manœuvre doit être réalisée avec les meilleurs outils disponibles, et non pas au hasard comme dans le passé. Ils semblent avoir réalisé que les Statuts originaux définissant les mécanismes administratifs de la Fraternité n’étaient pas adaptés aux efforts requis pour parvenir à un accord avec Rome. En effet, les tumultes éprouvés depuis 2012 leur ont montré que de telles négociations devaient désormais être accomplies de manière « plus prudente », en vue d’éviter une résistance ouverte des membres « du rang » de la Fraternité. C’est pourquoi ils ont changé les Statuts et choisi Mgr Fellay et l’abbé Schmidberger pour occuper ces nouveaux postes. 

Ceci n’est rien d’autre qu’un aveuglement volontaire de l’intelligence et un endurcissement du cœur. En effet, au lieu d’écouter les arguments sérieux et convaincants de la Résistance contre un accord avec la Rome non convertie, le Chapitre Général a décidé de changer les Statuts afin d’obtenir une « reconnaissance » officielle de Rome. Espérons que cette imitation de l’obstination du Pharaon n’amène pas sur la Fraternité les plaies que Dieu envoya sur l’Egypte ! 

Continuons de prier et de nous sacrifier ! Seul Dieu peut nous sauver ! 

Abbé P. Girouard

jeudi 12 juillet 2018

"Un ordinariat pourrait être pris en considération " (Abbé Pagliarani)

La Fraternité St Pie X a un nouveau supérieur général en la personne de l'abbé
Pagliarani. Il est donc intéressant de savoir quelles sont les positions du nouveau supérieur sur la question des accords avec la Rome moderniste. L'abbé Pagliarani avait répondu à un journaliste en juillet 2011 pour donner sa position sur cette question.  Il n'envisage pas (comme l'implorait Mgr Lefebvre aux 4 évêques en 1988) la conversion du Pape pour l'acceptation d'un ordinariat. L'essentiel pour lui est que l'offre soit suffisamment alléchante et apparemment sûre pour être acceptée . L'abbé Pagliarani plaide donc pour que la FSSPX ait sa place dans l'église conciliaire. Il ne reste donc plus qu'à Rome à offrir une belle situation canonique pour que le nouveau supérieur s'y engouffre. 

Marco Bongi - Les discussions théologiques entre la FSSPX et les Autorités Romaines touchent à leur terme. Même si aucun communiqué officiel n'a été encore émis pour le moment, nombreux sont ceux qui, sur la base d'indiscrétions, les commentent, en jugeant qu'elles ont échoué.  Pourriez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Don Davide Pagliarani - Je pense que c'est une erreur préjudicielle que de considérer que les discussions ont échoué. Peut-être que ceux qui tirent ces conclusions sont ceux qui s'attendaient à ce que les discussions aboutissent à un résultat étranger aux finalités des discussions mêmes. Le but des discussions n'a jamais été de déboucher sur un accord concret, mais bien de rédiger un dossier clair et précis, qui souligne les positions doctrinales respectives à remettre au Pape et au Supérieur Général de la Fraternité. À partir du moment où les deux commissions ont travaillé patiemment, en traitant en substance tous les thèmes figurant à l'ordre du jour, je ne vois pas pourquoi l'on devrait considérer que les discussions ont échoué. Les discussions auraient échoué si - pour une raison absurde - les représentants de la Fraternité avaient rédigé des rapports qui ne correspondraient pas exactement à ce que la Fraternité soutient, par exemple s'ils avaient dit qu'après tout la collégialité ou la liberté religieuse représentent des adaptations au monde moderne parfaitement conciliables avec la Tradition. Dans la mesure où une certaine discrétion a été observée, je pense pouvoir dire qu'il n'y a pas de risque que l'on aboutisse à cet échec. Et celui qui ne saisit pas suffisamment l'importance de ce témoignage de la part de la Fraternité et de celui qui est en jeu, pour le bien de l'Église et de la Tradition, inévitablement ne peut que formuler des jugements qui se placent dans d'autres perspectives.

D'après vous, quelles perspectives pourraient être erronées ?


vendredi 19 janvier 2018

PONTMAIN 2018 – Deux visages pour deux Eglises

Deux grands courants s’affrontent aujourd'hui dans l’Eglise : le courant réellement catholique d'un côté, qui refuse la Révolution apostate, et le courant libéral (ou moderniste) de l’autre, qui veut se réconcilier avec le monde moderne et les idéaux de 1789. Les fidèles sont donc confrontés à ce choix : Dieu ou la Révolution, Dieu ou l'esprit du monde. Les pèlerinages et les sanctuaires mariaux n’échappent pas à cette infestation. A Pontmain aussi, il faut choisir : le ralliement à la révolution conciliaire, qui diffuse insidieusement une nouvelle religion, ou l’humble fidélité au message de Notre-Dame, à l'exemple du bon curé Guérin.

Source

Pontmain n'est pas cela pour nous :

Le 17 janvier est la date anniversaire des apparitions de Notre-Dame à Pontmain en 1871. A l'occasion de cet événement marial, la FSSPX a organisé cette année un pèlerinage.

Les fidèles ont eu la surprise d'y trouver et d'y entendre l'abbé Vincent Quilton, attaché au district de France à Suresnes. Pour mémoire, ce prêtre a participé, en qualité de Procureur, au procès mené au sein de la Fraternité à l’encontre des abbés Pinaud et Salenave en 2013. C'est lui qui a justifié l'usage du nouveau code de droit canonique dans le cadre de cette procédure, et qui a requis que l’abbé Pinaud soit « interdit » de messe (même dite en privé). Après 240 jours d’assignation à résidence en Autriche, l’abbé Pinaud a reçu notification du jugement rendu par ce tribunal (constitué par le Supérieur Général Mgr Fellay). La sentence signée de l’abbé Wuilloud le 28 octobre 2013 déclare l’abbé Pinaud suspens a divinis, c’est-à-dire privé du droit d’exercer toutes les fonctions sacerdotales, y compris celle de célébrer la messe en privé !

Selon le même abbé Quilton, « l’abbé Pinaud ne bénéficie pas de circonstances atténuantes. C’est pourquoi il convient de lui appliquer les peines du droit dans toute leur rigueur. Nous requérons donc du juge qu’il veuille prononcer l’interdit pour une durée de six mois minimum. Cette période devra être prolongée jusqu’à ce que M. l’abbé Pinaud ait présenté une réparation jugée suffisante par le Supérieur Général ». On connaît la suite...

Dans sa plaidoirie pour l'abbé Salenave, l’abbé Puga, avocat de l’accusé, relève à la charge de la Maison Générale (et donc de l’abbé Quilton, procureur) « une diffamation publique qui est canoniquement une calomnie », « une violation du secret de l’instruction », soulignant en outre le « paradoxe » consistant à laisser « le soin à la défense d’établir les faits et de fournir les preuves ». Il rappelle également qu’un « juge ne peut condamner canoniquement un accusé sur son simple aveu » (can. 1536 §2 ; can. 1728 § 2). Au sujet du décret pénal, il mentionne « une erreur canonique » et ajoute que ce n’est pas « la seule erreur canonique de ce procès ». Concluant à l’absence de charges sérieuses contre l’abbé Salenave, et à la fidélité sacerdotale de ce prêtre, il demande au juge de prononcer un non-lieu.
Pour le juge au contraire, vu la gravité du délit (avoir dénoncé publiquement la démarche de ralliement de Mgr Fellay), une peine de deux ans de réduction ad missam (privation d’apostolat direct auprès des fidèles) paraît justifiée. Mais dans sa "bonté", il condescend à ramener la peine à trois mois en avertissant le coupable qu’il sera placé sous surveillance pendant trois ans. De fait, son prieur, l’abbé Vonlanthen ira jusqu’à fouiller dans sa messagerie pour transmettre des courriels à l’abbé Wuilloud, qui exclura l’abbé Salenave de Suisse.

M l'abbé Quilton a donc participé activement aux manœuvres d’intimidation et de subversion de la Maison Générale de la Fraternité. Sans qu’il y ait lieu de juger les intentions, les faits sont accablants, et la responsabilité de ce prêtre est objectivement très lourde, même s’il a tenté de justifier par la suite ces procédures, ainsi que les sanctions infligées à ses deux confrères.

La question se pose donc : pourquoi les supérieurs de la FSSPX ont-ils envoyé l'abbé Quilton prêcher à Pontmain à quelques mois du Chapitre général ?

Un pèlerin présent sur place nous a donné la réponse : l'abbé Quilton s’est servi de la "tribune" de Pontmain pour délivrer un message de la part des Supérieurs, celui que le danger de ralliement n'existe pas ! Mais quid alors de la juridiction des sacrements acceptée des mains du pape François ? quid des confessions selon la « juridiction ordinaire » de la Rome moderniste ? quid de la délégation canonique pour la célébration des mariages ?

A Pontmain, on a cherché à rassurer les bons fidèles de la Fraternité ... et on les a persuadés que Notre-Dame les protège.  Après les millions de chapelets, on commence à connaître le refrain…

Ne se moque-t-on pas de Notre-Dame en se livrant sous son regard à de telles manœuvres ? N’instrumentalise-t-on pas la Vierge Marie à des fins humaines de tactique cléricale tandis que se déroule discrètement le scénario de l’abandon de l’œuvre de Mgr Lefebvre au pouvoir de la Rome conciliaire ?
Si l’on se moque de Notre-Dame... il ne reste plus alors aucun secours.

Ce qu'est Pontmain pour nous...

Mais à côté de ce Pontmain rusé, politique, et diplomatique, subsiste le vrai visage de Pontmain, celui que perçoivent les âmes catholiques : un sanctuaire respirant l'Espérance et la Confiance en Marie. Ce rendez-vous marial est le signe que le Ciel ne nous abandonne pas alors que tout semble humainement perdu.

Le mardi 17 janvier 1871, le général von Schmidt était aux portes de Laval et menaçait la Bretagne. Des jeunes gens de la paroisse (38) se trouvaient sous les drapeaux. On imagine le désarroi de ces fidèles réunis autour du vénérable abbé Guérin au pied de l’autel paroissial, le soir vers 17h00. La population tout entière s'est réfugiée sous les voûtes de l’église, pour demander à Dieu de protéger les absents. Déjà l'avant-veille, personne n’avait eu le courage d'entonner le cantique d'espérance. Un silence profond régnait, les poitrines étaient oppressées, les voix n’arrivaient pas jusqu’aux lèvres. Alors l'abbé Guérin s’était levé, et après avoir donné à tous une parole d'encouragement, il s'était écrié, faisant effort sur lui-même : "Allons, mes enfants, chantez votre cantique Mère de l'Espérance " ! Le cantique fut chanté, et des larmes coulèrent, car tous ressentaient intensément la « grande pitié » du royaume de France.

Et en ce soir du 17 janvier, de façon merveilleuse, le Ciel allait répondre à la terre désolée...

Pour nous Pontmain, c'est la Vierge Marie maternelle, attentive à nos détresses, c’est le sacerdoce saint et édifiant, c’est la consolante démonstration de la puissance de la prière.

Demandons ces grâces, en ces temps d'apostasie.

Mère de l'Espérance,
Dont le nom est si doux,
Protégez notre France,
Priez, priez pour nous !

lundi 16 novembre 2015

La nouvelle chapelle de la FSSPX à Madrid: FSSPX new look ?

Quelques photos de la nouvelle chapelle de la FSSPX à Madrid, tirées du site de la FSSPX en Espagne
Le Visage de la "Vierge" du fronton de la nouvelle chapelle





La "Vierge" du fronton 


Un oeuf ? 



façade de la nouvelle chapelle

Vue de nuit




Détail de la Façade: couverte du logo de la FSSPX


Mgr de Galarreta sur le chantier de la nouvelle chapelle

mardi 1 septembre 2015

Reconnaissance romaine des confessions de la FSSPX à l'occasion du Jubilé conciliaire de la Miséricorde

Dans le dernier paragraphe d'une lettre établissant les conditions du Jubilé de la Miséricorde, le pape reconnaît la juridiction des prêtres de la FSSPX pour confesser, lors du jubilé de la Miséricorde conciliaire (voir l'article du père Bruno à ce sujet).
Un pas de plus dans la reconnaissance canonique de la FSSPX...
 
 
 
A mon vénéré frère
Mgr Rino Fisichella
président du Conseil pontifical
pour la promotion de la nouvelle évangélisation
 
 
L’approche du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde me permet de me concentrer sur certains points sur lesquels je considère qu’il est important d’intervenir afin de permettre que la célébration de l’Année Sainte soit pour tous les croyants un véritable moment de rencontre avec la miséricorde de Dieu. Je désire en effet que le Jubilé soit une expérience vivante de la proximité du Père, permettant presque de toucher du doigt sa tendresse, afin que la foi de chaque croyant se renforce et que le témoignage devienne ainsi toujours plus efficace.
 
Ma pensée va, en premier lieu, à tous les fidèles qui, dans chaque diocèse ou comme pèlerins à Rome, vivront la grâce du Jubilé. Je désire que l’indulgence jubilaire soit pour chacun une expérience authentique de la miséricorde de Dieu, qui va à la rencontre de tous avec le visage du Père qui accueille et pardonne, oubliant entièrement le péché commis. Pour vivre et obtenir l’indulgence, les fidèles sont appelés à accomplir un bref pèlerinage vers la Porte Sainte, ouverte dans chaque Cathédrale ou dans les églises établies par l’évêque diocésain, ainsi que dans les quatre basiliques papales à Rome, comme signe du désir profond de véritable conversion. De même, j’établis que l’on puisse obtenir l’indulgence dans les sanctuaires où est ouverte la Porte de la Miséricorde et dans les églises qui sont traditionnellement identifiées comme jubilaires. Il est important que ce moment soit uni, avant tout, au Sacrement de la Réconciliation et à la célébration de la sainte Eucharistie par une réflexion sur la miséricorde. Il sera nécessaire d’accompagner ces célébrations par la profession de foi et par la prière pour ma personne et pour les intentions que je porte dans mon cœur pour le bien de l’Eglise et du monde entier.
 
Je pense, en outre, à ceux qui, pour divers motifs, n’auront pas la possibilité de se rendre à la Porte Sainte, en premier lieu les malades et les personnes âgées et seules, que leurs conditions empêchent souvent de sortir de chez eux. Pour ces personnes, il sera d’une grande aide de vivre la maladie et la souffrance comme expérience de proximité au Seigneur qui, dans le mystère de sa passion, mort et résurrection, indique la voie maîtresse pour donner un sens à la douleur et à la solitude. Vivre avec foi et espérance joyeuse ce moment d’épreuve, en recevant la communion ou en participant à la Messe et à la prière communautaire, également à travers les divers moyens de communication, sera pour elles la façon d’obtenir l’indulgence jubilaire. Ma pensée va aussi aux détenus, qui font l’expérience de la restriction de leur liberté. Le Jubilé a toujours constitué l’opportunité d’une grande amnistie, destinée à toucher de nombreuses personnes qui, bien que méritant une peine, ont toutefois pris conscience de l’injustice qu’elles ont commise, et désirent sincèrement s’insérer à nouveau dans la société en apportant leur contribution honnête. Qu’à toutes ces personnes parvienne de façon concrète la miséricorde du Père qui désire être proche de ceux qui ont le plus besoin de son pardon. Dans les chapelles des prisons, elles pourront obtenir l’indulgence et, chaque fois qu’elles passeront par la porte de leur cellule, en adressant leur pensée et leur prière au Père, puisse ce geste signifier pour elles le passage de la Porte Sainte, car la miséricorde de Dieu, capable de transformer les cœurs, est également en mesure de transformer les barreaux en expérience de liberté.
 
J’ai demandé que l’Eglise redécouvre en ce temps jubilaire la richesse contenue dans les œuvres de miséricorde corporelle et spirituelle. L’expérience de la miséricorde, en effet, devient visible dans le témoignage de signes concrets comme Jésus lui-même nous l’a enseigné. Chaque fois qu’un fidèle vivra l’une ou plusieurs de ces œuvres en première personne, il obtiendra certainement l’indulgence jubilaire. D’où l’engagement à vivre de la miséricorde pour obtenir la grâce du pardon complet et total en vertu de la force de l’amour du Père qui n’exclut personne. Il s’agira donc d’une indulgence jubilaire plénière, fruit de l’événement lui-même qui est célébré et vécu avec foi, espérance et charité.
 
Enfin, l’indulgence jubilaire peut être obtenue également pour les défunts. Nous sommes liés à eux par le témoignage de foi et de charité qu’ils nous ont laissé. De même que nous les rappelons dans la célébration eucharistique, ainsi, nous pouvons, dans le grand mystère de la communion des Saints, prier pour eux afin que le visage miséricordieux du Père les libère de tout résidu de faute et puisse les accueillir dans ses bras, dans la béatitude qui n’a pas de fin.
 
L’un des graves problèmes de notre temps est sans aucun doute le changement du rapport à la vie. Une mentalité très répandue a désormais fait perdre la sensibilité personnelle et sociale adéquate à l’égard de l’accueil d’une vie nouvelle. Le drame de l’avortement est vécu par certains avec une conscience superficielle, qui semble ne pas se rendre compte du mal très grave qu’un tel acte comporte. Beaucoup d’autres, en revanche, bien que vivant ce moment comme un échec, considèrent ne pas avoir d’autres voies à parcourir. Je pense, en particulier, à toutes les femmes qui ont eu recours à l’avortement. Je connais bien les conditionnements qui les ont conduites à cette décision. Je sais qu’il s’agit d’un drame existentiel et moral. J’ai rencontré de nombreuses femmes qui portaient dans leur cœur la cicatrice de ce choix difficile et douloureux. Ce qui a eu lieu est profondément injuste; pourtant, seule sa compréhension dans sa vérité peut permettre de ne pas perdre l’espérance. Le pardon de Dieu à quiconque s’est repenti ne peut être nié, en particulier lorsqu’avec un cœur sincère, cette personne s’approche du Sacrement de la Confession pour obtenir la réconciliation avec le Père. C’est également pour cette raison que j’ai décidé, nonobstant toute chose contraire, d’accorder à tous les prêtres, pour l’Année jubilaire, la faculté d’absoudre du péché d’avortement tous ceux qui l’ont provoqué et qui, le cœur repenti, en demandent pardon. Que les prêtres se préparent à cette tâche importante en sachant unir des paroles d’authentique accueil à une réflexion qui aide à comprendre le péché commis, et indiquer un itinéraire de conversion authentique pour pouvoir obtenir le pardon véritable et généreux du Père qui renouvelle tout par sa présence.
 
Une dernière considération s’adresse aux fidèles qui, pour diverses raisons, désirent fréquenter les églises où les offices sont célébrés par les prêtres de la Fraternité Saint Pie X. Cette Année jubilaire de la Miséricorde n’exclut personne. Certains confrères évêques m’ont fait part en plusieurs occasions de leur bonne foi et pratique sacramentelle, unie toutefois à la difficulté de vivre une situation pastorale difficile. J’espère que dans un proche avenir, l’on pourra trouver les solutions pour retrouver une pleine communion avec les prêtres et les supérieurs de la Fraternité. Entre temps, animé par l’exigence de répondre au bien de ces frères, j’établis, par ma propre disposition, que ceux qui, au cours de l’Année Sainte de la Miséricorde, s’approcheront, pour célébrer le Sacrement de la Réconciliation, des prêtres de la Fraternité Saint Pie X recevront une absolution valide et licite de leurs péchés.
 
M’en remettant à l’intercession de la Mère de la Miséricorde, je confie à sa protection la préparation de ce Jubilé extraordinaire.
Du Vatican, le 1er septembre 2015.
FRANCISCUS

samedi 6 juin 2015

Des sites ralliés promeuvent le projet du séminaire de la FSSPX aux USA

Comment ce fait il que des sites ralliés partagent des appels aux dons lancés par la FSSPX aux USA ?

Le site Rorate caeli: 



Le site Catholic News Live recommande lui aussi ce projet: 




samedi 23 mai 2015

Lettres à nos confrères prêtres





Lettre de liaison entre les membres de la Fraternité Saint-Pie X (n° 5 – printemps 2015)


En avril 2013, Mgr Fellay affirmait que la Fraternité n’avait pas changé hormis des « changements superficiels » : « des prêtres âgés », « plus de maisons dans davantage de pays » bref un « développement normal […] Nous avions alors quatre évêques et nous en avons maintenant trois. C’est aussi un changement. Mais en soi il n’a rien de fondamental, rien d’essentiel. »[1]



Fin janvier 2014, l’abbé de Cacqueray avait espéré « que la brisure » entre Mgr Fellay et les signataires de “l’Adresse aux fidèles” « soit résorbée » et il confiait avant de quitter le District :

« J’espère de tout cœur, qu’étant donné qu’il n’est pas d’actualité pour la Fraternité de tenter quoi que ce soit avec un pape tel que je viens d’en parler ; eh bien, j’espère que certains de ces prêtres et de ces fidèles considèreront que après des moments difficiles, la Fraternité reste fidèle à la ligne qui est la sienne et le reconnaissant, que nous de notre côté nous aurons la compréhension pour réaccepter, sans rien dire, parmi nous les prêtres qui sont partis. Parmi eux bien sûr, je les connais, ce sont des frères d’armes, des prêtres de valeur qui n’ont pas démérité dans leur apostolat tout au long de ces années et donc c’est triste de les avoir vus partir et j’espère que si tout n’a été qu’une équivoque entre la fraternité et eux, eh bien, que cette équivoque sera vraiment résolue, c’est ce que j’espère de tout cœur. »[2]


Face à ces témoignages, on serait tenté de conclure que le constat de 2012 des trois évêques, dans leur lettre au Conseil général reconnaissant « dans la Fraternité des symptômes [d’un] amoindrissement dans la confession de la Foi », était faussement alarmiste…

                  Tout va très bien ?



mercredi 20 mai 2015

La néo-FSSPX toujours plus contrôlée par l’aile libérale

Source: Non Possumus
traduit et adapté pour Reconquista

Le bulletin du district d’Irlande nous fait part du changement de supérieurs de district pour l’Irlande et pour la Grande Bretagne:

  • Le nouveau supérieur de district pour l’Irlande sera l’abbé Vicente Griego dès le 15 aout, et l’Irlande se séparera du district de Grande Bretagne pour se convertir en maison autonome. L’abbé Griego sera déchargé de son poste de Recteur du Séminaire d’Australie.
  • Le nouveau supérieur du District de Grande Bretagne et de Scandinavie sera l’abbé Robert Brucciani.



Ces deux prêtres qui ont fait l’objet d’une nomination récente sont des partisans inconditionnels de Menzingen.


  • L’abbé Morgan prendra un an de congé sabbatique en France.


Ainsi nous pouvons constater que les prêtres expérimentés et de tendance plutôt antilibérale comme pouvait l'être l'abbé Morgan (un peu comme l'abbé de Caqueray en France), et surtout ceux qui sont contraires à la politique de Menzingen, sont relégués dans l’ombre.


Rappelons-nous que ces nouveaux supérieurs pourront assister au prochain Chapitre Général. Dans les Chapitres de la FSSPX, la même chose arrive que dans les conclaves : les libéraux votent pour les libéraux.

dimanche 17 mai 2015

Double excommunication d'une fidèle de 83 ans !


par Marguerite

(Source : Christus vincit )
"Nous venons d'apprendre que le nouveau prieur de Fabrègues a fait de la surenchère dans les excommunications. En effet, à la personne âgée de 83 ans qui avait été excommuniée (littéralement) par l'abbé de la Motte pour avoir accueilli Mgr Williamson chez elle, l'abbé Rousseau a fait de la surenchère en précisant que cette excommunication vaudrait aussi au cas où elle oserait accueillir TOUTE PERSONNALITÉ DE LA RÉSISTANCE chez elle. 

Outre l'odieux chantage aux sacrements pour une personne âgée et dans la nécessité, il y a l'absurdité juridique d'une telle sanction. En effet, qu'entend l'abbé Rousseau par "accueillir chez elle" : si l'abbé Pinaud passe chez elle pour boire une petite tasse de thé sur la terrasse, serait-elle excommuniée ?

Qu'entend-il par personnalité de la résistance ? Y a-t-il une liste noire d'évêques, de prêtres, de frères, de laïcs qui sont considérés comme des personnalités de la résistance ? Enoch et Elie le sont-ils ?

Au-delà de cette aberration et de cette inhumanité d'un prieur de la  FSSPX, nous voyons se profiler un très dangereux esprit de boutique qui n'admet plus la possibilité d'une autre voie de salut éternel que Mgr Fellay, la FSSPX et son nouvel esprit. C'est ce que Garrigou-Lagrange nommait le NOSISME (égoïsme ou orgueil collectif).

Un prêtre de la  FSSPX à un poste très important dans le district de France actuellement, reconnaissait qu'un tel châtiment était en train de tomber sur la congrégation.

Hors de l'Eglise, point de salut : c'est un dogme, cela est absolument vrai !
Hors de la néo FSSPX et de Mgr Fellay, point de salut : c'est un schisme évident...
A méditer"

mercredi 8 janvier 2014

L'abbé Altamira de Bogota (Colombie) refuse la croisade du rosaire et risque d'être expulsé




Non Possumus nous communique: 


Note: Nous republions ce post car un de nos collaborateurs nous a remanié le sermon en bon français. Qu'il soit ici remercié.




M. L’ABBÉ ALTAMIRA SERA EXPULSÉ : IL SEMBLE QUE CA SERA LE SORT DU PRIEUR DE BOGOTÁ.-
L’Abbé Fernando Altamira, prieur de Bogotá, s'est élevé à plusieurs reprises en face de son Supérieur, l’Abbé Bouchacourt, et en face de quelques confrères, contre le problème des actions et faits de Monseigneur Fellay, dans cette crise interne que souffre la Fraternité Saint Pie X.
L’Abbé Bouchacourt lui a dit, il y a plus d'un an, qu'il devrait quiter la Fraternité si il était à ce point opposé à ce que faisait Mgr Fellay.
Enfin, cet état de choses a eu pour résultat final, après que l'abbé Altamira ait prêché le 22 Décembre sur la nouvelle «croisade» de Mgr Fellay (sermon a publier bientôt). Ce sermon a été envoyé par "quelqu'un" à l’abbé Rubio (assistant de l'Abbé Bouchacourt). Le lundi 30 Décembre, l’abbé Bouchacourt lui a téléphoné et lui a dit que s'il voulait qu'aucune mesure ne soit prise à son égard, il devait faire deux choses publiquement. L'abbé Altamira a dit non aux deux. L'abbé Bouchacourt a alors pris la décision de le déplacer à Buenos Aires. 



Voici la dernière lettre de l'abbé Altamira à l'abbé Bouchacourt:



Réponse de l’abbé Altamira à l’abbé Bouchacourt
Cher M. l’abbé,
Après mon sermon du 22 décembre sur la Nouvelle Croisade de Rosaires, vous me demandiez deux choses "pour ne pas prendre de mesures".
Je vous ai répondu non aux deux pour les motifs exprimés ici. Comme conséquence de mon refus, vous m'avez dit que je suis muté à Buenos Aires comme assistant du prieur (abbé Rubio) et qu'ici à Bogotá me remplacerait un nouveau prieur (le Père Francisco Jiménez).
La situation vécue par notre Congrégation, la Fraternité Saint-Pie X, dure déjà depuis un bon nombre d'années. Considérablement détériorée au cours des deux dernières années et demie, elle est devenue plus évidente et explicite pour beaucoup d'entre nous, prêtres.
Cet état des choses est dû à des idées, des mots et des erreurs de notre Supérieur général, Mgr Bernard Fellay. Aussi par les actions qu'il prend dans son gouvernement. Mgr Fellay a fait presque disparaître de ses propos le langage de La Vérité, en faisant régner - dans le meilleur des cas - l'EMPIRE de l'AMBIGUÏTÉ, et dans d'autres cas manifestant des erreurs contre la Doctrine Catholique (voir surtout la Déclaration Doctrinale qu'il a présenté Rome en avril 2012). Et mieux vaut ne pas parler de son expression sur la messe moderne: que si Mgr Lefebvre avait vu la célébration de la Messe telle qu'elle se passait là-bas, il n'aurait pas pris les mesures qu'il a prises. Et en prenant le nom du notre fondateur pour dire cela!
Il y a également un point clé: le concile Vatican II.
Il fait tout un mouvement pour que nous finissions par accepter et par reconnaître comme "Magistère Catholique" Vatican II. Ses mots : nous l'acceptons avec des réserves, ils ne nous demandent pas l'acceptation totale mais partielle, nous sommes en faveur de 95 % du Concile, il y a bon et mauvais dans lui.
Je crois que c'est l'un des points les plus importants de tous dans son agenda, puisque nous savons que le Rome Moderniste n'acceptera jamais que nous ne reconnaissions pas comme "Magistère" le dit concile. Peut-on être "magistère" quelque chose qui a bon et mauvais, vérité et l'erreur? Mgr Fellay a eu de «bons» théologiens qui écrivent des articles où ils expriment que Vatican II « représente le Magistère de l'Église." 
Mais le dit Concile est seulement "un conciliabule". VATICAN II N'EST PAS LE MAGISTÈRE DE l'ÉGLISE CATHOLIQUE, et comme l’abbé Calderón et autres nous le montrent, “il faut solennellement déclarer (par nous) sa totale nullité".
En outre, ce type de fixation que Mgr Fellay a de penser que nous n'étions pas dans l'Église catholique. Lire ces mots de lui (je pense que beaucoup plus pourrait se montrer): « D’ailleurs, le pape revient aux idées traditionnelles (il parle de Benoît XVI, ce qui est faux, il est très moderniste, "de cœur ») On est peut-être beaucoup plus proche du pape qu’il n’y paraît ». Il suffit d’un acte de Rome pour dire que c’est fini et nous rentrons dans l’Eglise. Ça viendra. Je suis très optimiste. (27 décembre 2010). Ce sont les autres qui sont partis: «la fausse Église conciliaire". Nous avons les quatre notes (lire Mgr Lefebvre dans mon sermon du 22 Décembre). Cette crise de l'Eglise, je crois, sera arrangé par Dieu seul, et en attendant, nous devons continuer à faire ce que nous avons toujours fait (ou ce que nous faisions?).
Je ne veux pas me prolonger, peut-être je vais écrire une lettre ouverte à Mgr Fellay.
Sans doute que mes décisions ne sont pas prises "enraison de" la dernière croisade lancée, mais plutôt "à l'occasion" de celle ci. Cette croisade n'est pas un fait isolé, et dans mon cas c'était une "goutte d'eau qui fait déborder le vase", après un état qui a déjà duré des années. IL FAUT SAVOIR DIRE ça suffit!, je crois que plusieurs de nous les prêtres nous devons dire ça suffit!, et je crois que notre patience a été EXCESSIVE. 
En conclusion, je ne ferai pas alors comme vous me le commandez (partir pour Buenos Aires, etc.). Je reste dans mon poste de prieur et dans ma maison du prieuré de Bogotá à l'attente des deux monitions canoniques et le processus d'une expulsion très probable (invalide?).
Dans le processus qui va commencer, on arguera presque sûrement que les sanctions sont motivées par mon refus de me rendre à Buenos Aires : J'affirme dès à présent que le vrai motif n'est pas là, LE MOTIF EST DOCTRINAL, LE MOTIF EST LA DOCTRINE : Les erreurs, les sentences, les mots et les ambiguïtés de Mgr Fellay, qui finira par détruire probablement notre Congrégation MÊME SANS LA NÉCESSITÉ de FAIRE UN ACCORD avec la fausse "Église Conciliaire".
Je vous salue attentivement.
 En Notre Dame.
 M. l’abbé Fernando Altamira.
 (lundi 6  janvier : la Fête des Rois Mages)



Voila le sermon qu'a prononcé l'abbé Altamira: 


Sermon sur : La nouvelle "croisade" du Rosaire (Bogotá, dimanche 22 décembre de 2013)



Cher fidèles,

Je voudrais vous parler d'un sujet d'actualité. Mais d'avance j’en introduis un autre, qui se rattache à celui que l’on vit dans cette crise de l'Église, en face de la fausse "Église conciliaire" qui s'est formée avec le Concile Vatican II, et à celui que l’on vit aussi entre nous, à la Fraternité Saint Pie X.



Le sujet est : LA PRIMAUTÉ de LA VÉRITÉ. C'est-à-dire : la Vérité doit être dite et défendue, parce qu’en faisant cela, c’est la même chose que prêcher et défendre le Christ, Dieu Notre-Seigneur. Il a dit, et à juste titre : «Je suis la Vérité, le chemin et la vie."
Cette primauté de la Vérité est première – cela vaut une certaine redondance - et un point de départ : elle précède la Charité, la pitié, une fausse obéissance, et la diplomatie ! Et parler de politique, ou de "faire de la politique", doit évidemment être précédé et être basé sur la Vérité. Les choses nommées doivent servir, être «serviteurs» de la Vérité, et non à l'inverse (avec une réserve qui correspond à la Charité).
La Charité, l'amour suprême du à Dieu et du prochain comme nous-même, est la plus importante des vertus, elle est la "reine". Mais sans doute, elle se base (et doit être basée!) sur la Vérité. Nous pouvons imaginer qu’il n’y a pas aucune charité basée sur le mensonge ou sur une fausseté, sur l'erreur. La Charité doit se baser sur ce que les choses sont (l'être des choses), et non justifier des erreurs, et non justifier des actions mauvaises : cela est une fausse charité.
L'obéissance : elle doit se baser sur la Vérité, sur la Foi : je ne peux pas obéir à des ordres basés sur l'erreur ou à des ordres mauvais. Cela serait une fausse obéissance, puisque l'OBÉISSANCE EST POUR LA VÉRITÉ, L'OBÉISSANCE EST POUR LA FOI, ET NON L'INVERSE. Dieu nous dit dans l'Écriture Sacrée : "il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes". Et cela prévaut devant n'importe quelle autorité.Sans parler de la diplomatie : si elle est basée sur le mensonge, sur la fausseté, et aussi si elle est basée sur l'ambiguïté, c'est une fausse diplomatie, une diplomatie de la chair, de péché, qui escamote La Vérité, qui escamote la Foi ou pire : la diplomatie est pour La Vérité et pour La Foi, et non l'inverse !



Entrons dans le sujet d'actualité.
Dans le "monde de la tradition" nous avons maintenant une nouvelle "croisade" de chapelets. La deuxième intention est mauvaise ou est au moins ambiguë (pour varier : toujours un "langage ambigu"), et pour être telle ne peut pas être acceptée. Quel est ce point "deux" ou la deuxième intention ?



Nous devrions prier: “Pour le retour de la Tradition dans l’Eglise».




(A) Si nous comprenons le mot «tradition» au sens strict, théologique : "Tradition" est l'ensemble des Vérités que Dieu a révélé dans une forme orale et qui forme LE DÉPÔT DE LA FOI. On ne peut pas demander alors le retour de la Tradition dans l’Eglise. L'Eglise catholique ne peut jamais perdre la Tradition, parce que la Tradition ne peut jamais être hors d’Elle. Pour être vraiment "L'Eglise catholique," elle doit avoir, et voilà qu'elle l’a toujours!, LE DÉPÔT écrit (la Révélation Écrite : l'Écriture Sacrée) et LE DÉPÔT oral (la Révélation Orale : La Tradition).
Encore une fois : on ne peut pas demander le retour de la Tradition dans l’Eglise. La Tradition n'est jamais partie, la Tradition ne peut jamais partir de l'Église.



B) Si dans cette expression de la deuxième intention de la croisade "pour le retour de la Tradition dans l'Église", le mot "Tradition" nous concerne, on ne peut pas dire ni demander cela à la Fraternité Saint Pie X, PUISQUE QUE NOUS NE SOMMES JAMAIS PARTIS, puisque nous n'avons jamais changé un iota de la Doctrine Catholique, de la Foi de toujours, du Magistère de tous les Papes, avant le concile Vatican II. Concile qui a changé la foi, qui a changé la religion catholique, et qui a créé une fausse église : "l'Église conciliaire», comme le même Monseigneur Lefebvre l'appelait.
Dans cette deuxième intention, si elle parle de nous, de « retourner dans l'Église", elle insinue qu'on veut retourner d’où nous ne sommes jamais partis : la vraie Église Catholique, puisque nous n'avons rien changé et nous ne voulons rien changer de la Doctrine Catholique de Saint Pie X, de Saint Pie V, du même Saint Pierre. 
Cette expression, avec un LANGAGE AMBIGU, insinue notre retour à "l’Église conciliaire de François", à "l'église de Vatican II". Insinue … - peut-être - le fait de faire un accord avec la Rome conciliaire : de nouveau des négociations, de nouveau ... de nouveau...



C) Et tout cela au lieu de demander : le retour de ROME (de la Rome Moderniste) à la Tradition, son retour à la vraie Église Catholique, d'où elle est partie, par le concile Vatican II et les choses qui l’ont suivi. On doit parler ouvertement, nous devons parler clairement.
Tout cela au lieu de demander : le retour des autorités romaines, François, à la foi catholique, à la véritable Église catholique.
Qui doit retourner, qui est parti du Catholicisme ? La Tradition, la Fraternité Saint Pie X ? Ou la Rome conciliaire, l'Eglise conciliaire ? Mgr Tissier de Mallerais appelle l'Eglise conciliaire "une secte."



Enfin, nous revenons à demander encore une fois : croisade "pour le retour de la Tradition dans l'Eglise" ? Qui doit retourner ? La Rome moderniste doit retourner, "l’Eglise conciliaire" doit retourner. La Tradition n'est jamais partie.

samedi 4 janvier 2014

Des nouvelles de l'abbé Salenave


Max Barret, du courrier de Tychique nous annonce la nouvelle suivante (Courrier du 5 janvier 2013):

M. l’abbé Mathieu Salenave, Prieur Sic] à Sierre (Suisse) vient d’être démis de toutes ses fonctions dans le district de Suisse. Un de plus !...
[

L'abbé salenave n'est pas prieur mais nous avons nous même été informés de la nouvelle. Prions pour lui...

L'abbé Salenave est accusé une nouvelle fois de s'opposer à Menzingen en raison d'une lecture frauduleuse de ses mails. Décidément la FSSPX aime pirater les mails de ses membres !

lundi 30 décembre 2013

Les auteurs de la note sur le livre de l'abbé Pivert probablement identifiés


La note au sujet du livre de l'abbé Pivert  [télécharger la note] était restée anonyme. De forts indices tendent à mettre en cause l'inévitable Jacques Régis du Cray, alias Ennemond, alias Côme de Prévigny, seule personne capable d'interpréter correctement la pensée du fondateur de la FSSPX, comme il le sur son blog Credidimus Caritati, contre lequel la Sapinière a déjà mis en garde.

Jacques Régis du Cray

Voilà ce qu'écrivait cet interprète autorisé de Mgr Lefebvre:
Ennemond a écrit:

Comprendre Mgr Lefebvre par Ennemond 2013-09-22 17:01:23




L'explication est pourtant simple. C'est celle que je vous ai donnée dans mon précédent post. Si pour Mgr Lefebvre "l'Eglise conciliaire" était une structure indépendante de l'Eglise catholique, il n'aurait jamais discuté avec ses représentants. Il n'aurait jamais dit, au moment où il sacrait, en 1988, que son successeur l'abbé Schmidberger, aurait à reprendre le flambeau des discussions deux ou trois ans après les sacres.

Aussi, la seule explication tenable consiste à suivre l'explication donnée par l'abbé Gleize qui consiste à dire ce qui était communément pensé au sein de la FSSPX depuis des années : l'Eglise conciliaire est une expression analogique pour qualifier un état passager de l'Eglise catholique. Pendant des années, les discussions avec Rome ont été naturelles et saluées (de 2000 à 2012) y compris par les quatre évêques qui reconnaissaient dans la papauté actuelle les autorités de l'Eglise catholique et non les potentats d'une entité étrangère qu'aurait constitué une nouvelle Eglise, appelée "Eglise conciliaire". Il y a un peu plus de trois ans, les quatre évêques rédigeaient une lettre adressée au Souverain Pontife pour le remercier. Il ne semble pas qu'ils s'adressent au dignitaire d'une contre-Eglise qui n'aurait plus rien de catholique.
J'ai lu et annoté la compilation récemment publiée par l'abbé Pivert. Il fait l'impasse sur toute une partie des écrits du fondateur, notamment le sermon central de sa pensée, qui est celui des ordinations de 1982. Il y a un parti-pris évident et une incompréhension de certains événements comme le protocole d'accords de 1988 attribué tantôt à une bonté excessive de MgrLefebvre, tantôt à sa naïveté (l'auteur utilise le terme "se faire berner"). Pourquoi ne pas dire de manière simple la vérité ? à savoir que MgrLefebvre voyait dans le pape le pasteur de l'Eglise universelle et qu'il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour demeurer en règle avec les autorités car il considérait que la primauté de Pierre n'était pas un article de foi optionnel.
Enfin, il ne serait pas difficile de constituer un livre avec autant de citations pour parvenir à une thèse différente. Mais déterminer la conclusion avant de faire un livre n'est pas forcément faire œuvre d'historien rigoureux. Attribuer l'ouvrage à l'auteur des citations est un procédé encore plus étonnant. Il n'est donc pas surprenant qu'il n'ait pas reçu l'aval des supérieurs.

Austremoine écrit quant à lui sur son blog (Des ralliés non ralliés aux non ralliés ... ralliés) :
extrait cité par Lucile :
Une terrible circulaire (extrait ci-dessous), émanant de la Maison Générale, destinée aux prêtres de la FSSPX, dont nous tairons les auteurs – au nombre de deux, un laïc et un prêtre, ex-ancien membre Ecclesia Dei, potentiellement incardiné à Marseille, revenu à la bonne soupe de la FSSPX -, propose de reconsidérer l’attitude à tenir vis-à-vis des prêtres des communautés Ecclesia Dei, en commençant par proscrire le terme de « ralliés » usité pour les qualifier, au motif qu’ils n’auraient rien abandonné de la Tradition que ce soit au niveau doctrinal ou liturgique (cf l’écartèlement des Instituts Ecclesia Dei)." 
Le deuxième critique de l'abbé Pivert serait apparemment, toujours d'après Lucile, un abbé, ancien prêtre de la FSSPX passé chez un institut Ecclesia Dei, ramené à la FSSPX par l'abbé Nély.
Abbé Lederman

La personnalité de ces auteurs, notament de ce dernier, explique le scandaleux paragraphe 5:
5.   L'attitude  à l'égard des milieux Ecclesia Dei est contre-productive. On ne peut compter le nombre de fois où est répété le terme « rallié ». Dès la présentation du livre, l'abbé Pivert plus ni moins. 
      
Au fil des pages, on découvre des jugements assez sévères à leur encontre lesquels ne sont pas remis dans leur contexte. Entre les sacres et sa mort, Mgr Lefebvre n'a guère eu le temps de voir évoluer ces communautés. Les seuls exemples qui l'incitent- et ils les citent  à  titre  d'exemple  à  cette  époque  - à  être  particulièrement  sévère sont:  le monastère  Saint-Joseph de  Clairval à Flavigny-sur-Ozerain (Côte-d'Or) qui, après avoir accepté l'indult de 1984, a adopté le nouveau missel, et le séminaire Mater Ecclesiae  à Rome qui, à  peine  mis  en  place, recycle des rescapés d'Écône en  faveur des réformes. Par conséquent, il n'est pas étonnant que Mgr Lefebvre ait écrit in privatim à l'abbé Couture que les messes permises par l'indult  étaient  des « attrapes nigauds."
Il est évident que ces essais apparaissaient comme autant de pièges tendus pour conduire les âmes vers la liturgie réformée. Il affirmait  également qu'il ne donnait guère de temps aux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre pour  adopter  la nouvelle  messe.   Finalement  les faits ont  montré  que ces derniers ont su résister aux assauts. En 1999, ils ont eu raison d'une tentative de mise au pas de Rome et, progressivement, la quasi-totalité  des seize signataires d'une lettre préconisant le  biritualisme   ont   dû  quitter   la  FSSP.   Aujourd'hui,   ils  sont  250  prêtres  célébrant exclusivement l'ancien rite. Nul ne peut dire que Mgr Lefebvre aurait maintenu la même appréhension  qu'en  1988  au fil  des années. En même  temps, si on  se penche sur la correspondance de Mgr Lefebvre, on pourra également trouver des morceaux plus modérés à l'endroit des communautés Ecc/esia Dei, concédant le fait qu'ils ne sont pas ralliés d'esprit et qu'ils ont l'avantage de rappeler quotidiennement  aux évêques ce qu'est la Tradition: 
 « La tension  va monter  entre  les évêques et  Rome au sujet  de ces prêtres et séminaristes ralliés sans être ralliés. Les évêques n'en veulent pas. L'entreprise de Rome risque de tourner  à l'échec. Que va faire l'évêque de Laval avec des prêtres affublés de l'habit  dominicain ? Ainsi se trouve constamment posé à Rome et aux évêques le problème du Concile et la Tradition! "

Dans ce passage, Mgr Lefebvre admettait  que ceux qui ont régularisé leur situation - ralliés sans être ralliés- posaient constamment à Rome et aux évêques le problème du Concile et de la Tradition. Ce sont ses termes. 

Par ailleurs, l'abbé Pivert compare le monde Ecclesia Dei au clergé jureur car il dépendrait directement d'un épiscopat moderniste. Certes, mais la comparaison a ses limites : le clergé jureur  était  en effet  soumis à un épiscopat clairement  schismatique. De plus, en faisant signer la reconnaissance de la Fraternité à MgrFrançois Charrière, évêque de Fribourg, imbu des idées d'œcuménisme et  de liberté  religieuse, Mgr Lefebvre se trouvait  en régularité canonique de 1970 à 1975. Fallait-il l'assimiler à un évêque jureur, soumis aux hommes de Vatican Il?