dimanche 27 octobre 2019

Réparation pour le Synode

Chers amis,

Que faire devant les scandales dont le Synode sur l'Amazonie nous a tout particulièrement abreuvés pendant ces 3 dernières semaines ? 

Manifester notre désaccord sur internet et nous lamenter sur la terrible époque que nous vivons ? Bien des gens l'ont fait, mais cela ne sert à rien. Prier ? Certainement, car nous sommes bien faibles et bien petits devant l'abomination qui ravage notre Sainte Mère l'Eglise, et Notre-Seigneur Jésus-Christ nous invite à toujours prier, afin de nous-même rester fidèles. Reste à aller au cœur du problème et à agir en fonction : le Synode sur l'Amazonie est une attaque à la Royauté de Notre-Seigneur, à son enseignement, à son Eglise; c'est une apostasie générale et publique des hommes d'Eglise, qui demande donc une réparation publique, pour demander pardon et attirer la miséricorde divine sur nous et sur toute l'Eglise. 

C'est pour cela que nous vous invitons à une procession réparatrice à Angers, le dimanche 3 novembre.

Pour défendre l'honneur du célibat sacerdotal, des séminaristes du séminaire St Louis-Marie Grignion de Montfort d'Avrillé, encouragés par SE Mgr Faure,  viendront se joindre à cet acte réparateur public (et non en privé dans une chapelle comme d'autres). 

A Dieu tout honneur et toute gloire !

Les Amis du Sacré-Cœur



Télécharger le tract ici

Puisque ce synode scandaleux s'est déroulé sous l'autorité plus que bienveillante du Pape François, il importe plus que jamais d' offrir à Dieu des prières d’intercession et de réparation pour le salut éternel de l’âme du pape François, Vicaire du Christ sur terre, et le salut des prêtres et fidèles catholiques qui ont commis et participé à ce synode. 

Cette prière peut être récitée comme acte réparateur :

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, recevez de notre cœur contrit, par les mains de Marie, Mère Immaculée et toujours vierge, cet acte sincère de réparation pour les actes d’adoration d’idoles et de symboles en bois qui ont eu lieu à Rome, Ville éternelle et cœur du monde catholique, pendant le synode sur l’Amazonie. Répandez dans le cœur du Pape François, des cardinaux, des évêques, des prêtres et des fidèles laïcs, l'Esprit de crainte  afin qu’il expulse les ténèbres de leurs esprits, et qu’ainsi, ils reconnaissent l’impiété de ces actes qui ont offensé votre Divine Majesté, et qu’ils vous offrent des réparations publiques et privées.

  
« Répandez dans tous les membres de l’Église la lumière de la plénitude de la foi catholique. Rallumez en eux le zèle ardent à apporter le salut de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, à tous les hommes, en particulier aux peuples de la région amazonienne, qui sont encore esclaves des choses faibles et périssables que sont les symboles et idoles sourds et muets de la “Terre Mère”, à tous les peuples qui sont esclaves du diable et qui n’ont pas le bonheur indicible de connaître Jésus Christ et de participer en Lui à la vie de votre nature divine. 


« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, qui êtes le seul vrai Dieu, en dehors duquel il n’y a pas d’autre dieu et aucun salut, ayez pitié de votre Église. Regardez surtout les larmes et les soupirs  de vos fidèles, qui dans leur zèle pour votre gloire et dans leur amour pour l'Église notre Mère ont rejeté les œuvres de l'esprit des ténèbres. 

" Très Sainte Trinité, qui par Jésus-Christ, avez établi l'unique sacerdoce et l'avez confié à la garde de votre Eglise. Vous, qui, à travers les siècles avez suscité de saints pontifes pour préserver cet unique sacerdoce dans son authentique pureté et avez voulu que les prêtres revêtus  de cette immense dignité conservent la chasteté, ayez pitié de ceux qui, à l'occasion de ce synode, sous l'autorité et la responsabilité du Pape François, tentent de le souiller en ouvrant la porte au mariage des prêtres. "

Ayez pitié de nous : épargnez-nous, Seigneur, parce Domine, parce Domine, parce Domine ! 
Ayez pitié de nous : Kyrie eleison ! »

vendredi 25 octobre 2019

Nouvelles du refuge Saint-Louis

Les abbés Morgan et Rousseau n'ont pas perdu de temps : parallèlement à leur ministère dominical très étendu (Lyon, Vendée, Belgique, Angleterre), le refuge Saint-Louis commence à prendre forme après les nombreux travaux des prêtres et des séminaristes (à l'occasion des vacances d'été).

Les deux abbés y résident et y mènent une vie de communauté telle que Mgr Lefebvre le souhaitait pour ses prêtres.

La jolie chapelle du refuge



Le refuge avant ...
Le refuge après les durs travaux...





Les abbés Morgan et Rousseau devant le refuge


Pour aider les prêtres du refuge Saint Louis : 

association "Avec l'aide de Saint Joseph











mercredi 23 octobre 2019

Un prêtre de la FSSPX vous explique comment la FSSPX s'intègre aux diocèses...

Les lecteurs de Reconquista se  demandent sans doute comment le processus de ralliement canonique de la FSSPX se déroule actuellement puisque, selon certains bruits peu fondés, "tout va mieux depuis l'élection de M. l'abbé Pagliarani et la nomination en France de l'abbé de Jorna".  Pour comprendre ce fait d'importance, nul besoin d'assister à une conférence d'un prêtre de la Fidélité, il vous suffisait d'aller à Saint Nicolas du Chardonnet en ce 20 octobre à l'occasion du dimanche des missions. Et là, M. l'abbé Bély, actuel supérieur au Kenya, vous expliquait en long et en large comment ils procédaient, avec l'aval de leurs supérieurs, pour intégrer canoniquement les diocèses modernistes. La FSSPX fait aussi sa révolution : pour elle ce n'est pas en Amazonie mais en Afrique.

Une vidéo qui vaut de longs discours  et pourra éclairer de nombreux fidèles : 




Pour la télécharger en MP4 : 

https://www.dropbox.com/s/8h6bni93nwakbab/sermon%20abb%C3%A9%20B%C3%A9ly%20.mp4?dl=0

La néo-FSSPX vole-t-elle au secours de la victoire ?

Après deux jours de silence calculés,  à la remorque des innombrables réactions indignées, Menzingen se décide enfin à jeter au Tibre l'idole Pachamama !

Les lecteurs de Reconquista ne bouderont pas leur plaisir d'apprendre que la néo-FSSPX se positionne enfin en faveur du geste courageux des catholiques romains débarrassant l'église Santa Maria in Traspontina de ses idoles indiennes. 


Il lui reste, quant à elle, à jeter sans délai aux égouts du ralliement la juridiction "ordinaire" de l'Eglise (conciliaire) pour les sacrements, reçue et acceptée depuis 2015 des mains du pape François et plus encore les actes scandaleux du chapitre de 2012 qui envisagent un accord pratique sans la conversion de cette Rome apostate. Et ainsi à renouer avec la juridiction dite "de suppléance" héritée de Mgr Lefebvre, qui fut en vigueur dans la Fraternité pendant quarante ans.

Après cette récusation officielle et publique, on pourra croire à la sincérité des Supérieurs de la Maison générale !

Nous attendons...

Reconquista

lundi 21 octobre 2019

Des catholiques jettent des idoles de Pachamama dans le Tibre

Source : GloriaTV

Ce lundi 21 octobre, un groupe de courageux catholiques est entré dans l'église Santa Maria in Traspontina, à proximité immédiate du Vatican.

Ils ont nettoyé le lieu saint de plusieurs statues de la Pachamama qui étaient exposées lors du synode de l'Amazonie.

Puis, ils sont allés à plusieurs mètres jusqu'au fameux Ponte Sant'Angelo (Pont des Saints Anges) et ont jeté les idoles dans le Tibre.

La scène a été enregistrée par Michael Del Bufalo, utilisateur de Youtube (vidéo ci-dessous).


Commentaire de Jeanne Smits: 

A ce jour, personne n'a été capable à la Salle de Presse du Vatican de donner des explications sur ces figurines, dont certains affirment qu'elles représentent « Notre Dame de l'Amazonie », d'autres déclarant qu'ils pensent à titre personnel qu'il s'agit simplement d'une représentation de la femme donneuse de vie. A première vue, et compte tenu du rituel indigène clairement identifiable du « Pago a la tierra » (paiement à la terre) dont elles ont été honorées à plusieurs reprises, il s'agit de représentations de la Pachamama, la « Terre Mère » dont on parle sans détour au Synode sur l'Amazonie.

L'objectif affiché des personnes qui ont jeté les statuettes dans le Tibre était de mettre fin au scandale de la présence d'idoles et du culte qui leur a été rendu.

Car même si les statuettes représentaient, fort laidement et de manière scandaleuse, la Vierge Marie, celle-ci n'est pas Dieu et un catholique ne se prosterne pas devant elle.

Après cette réparation, réaction lamentable du Vatican :  vaticannews
"Le porte-parole du Vatican, Paulo Ruffini, a qualifié cet acte d' "embarrassant" et d' "insulte" envers les peuples autochtones, tandis que les catholiques tradis se réjouissent de ce que ce qu'ils prétendent être une idole païenne a été enlevée puis jetée au Tibre ...Paolo Ruffini, du Vatican, dénonce l'action de personnes qui ont pris une statue indigène dans une église et l'ont jetée dans le Tibre comme un "coup monté ... contre l'esprit de dialogue". source
"Un acte d'iconoclasme et une nouvelle attaque contre les indigènes d'Amazonie déjà persécutés."
"Cela se produit dans un climat d'hostilité envers les icônes indigènes généré par certains secteurs de l'Église pendant le synode amazonien.iciMaintenant, quelqu'un a volé ces figurines, appelées populairement "Notre-Dame de l'Amazone", dans l'église où elles ont été exposées - au moins l'une d'entre elles a été bénie par le Pape - et les a jetées dans le Tibre."

Réflexions de Reconquista :

- Après les idoles, ne faudrait-il pas également envoyer se baigner dans le Tibre tous ces apostats  qui occupent Rome ?
- A cette heure, soit un jour après cette belle et courageuse réparation, on notera le silence assourdissant de la néo-FSSPX.


samedi 19 octobre 2019

Les Amis du Sacré-Cœur : enfin des nouvelles !


Que deviennent les Amis du Sacré-Cœur  ?

Rassurez-vous, les ASC continuent courageusement dans la tempête du monde  pour apporter à la jeunesse les lumières de la Foi Catholique et l'enthousiasme d'une vie chrétienne authentique.

L'été a donc été très rempli pour cette jeunesse : le mois du juillet a été consacré pour la plupart à des retraites spirituelles, tant il est vrai qu'on ne peut donner que ce qu'on possède dans son âme et dans son cœur.  Il y eut aussi le stage d'une semaine de formation des cadres à la Villeneuve : présence d'abbés, de pères dominicains, d'une sœur et aussi de laïcs formés pour enseigner ces jeunes garçons et filles à une exacte vision de la vie catholique dans un monde foncièrement révolutionnaire. Des engagements dans les ASC pour deux ans ont terminé ce stage.

Mais parler des Amis du Sacré-Cœur sans parler du camp d'été, c'est omettre l'essentiel. Cette année, le camp s'est déroulé au Portugal sous le regard de Notre-Dame de Fatima. Une trentaine de jeunes étudiants ont donc marché pendant une bonne partie du mois d'août sur les routes portugaises, sac au dos et carnet de chant à la main. 

Conter le camp serait trop long et pourrait faire regretter à beaucoup de ne pas y avoir participé. Mais ce qu'on peut dire en quelques mots, c'est ce que camp a été pour tous l'occasion de beaux progrès dans les vertus chrétiennes : dans la charité  surtout par le contact avec Dieu grâce aux Messes quotidiennes, à la redécouverte des apparitions et du message de Notre Dame de Fatima.

Progrès aussi dans la charité fraternelle : vivre dans une équipe de 10 personnes pendant plus de 20 jours demande de prendre sur soi pour vivre au service du bien commun et des autres. Pour beaucoup de jeunes gens, c'est la sortie du monde virtuel et le retour au réel. La vie d'équipe exige dévouement, sacrifice, oubli de soi pour porter le fardeau (même matériel) des autres.

Progrès surtout dans la connaissance de Dieu, de son plan sur les hommes et de notre retour à Lui.

A la fin de ce camp, on sentait la vraie joie au fond des coeurs. Joie pure et authentique que ce monde anti-chrétien ne peut et ne veut pas donner aux jeunes âmes.

Et nous avons pu admirer en même temps la haute vertu chrétienne de certains  animateurs des ASC, mettant au dessus de tout le désir de servir le Sacré-Coeur et de sauver des âmes au mépris de leur confort familial. En effet, alors que le papa de plusieurs animateurs arrivait au bout de son parcours terrestre et se préparait en bon catholique à la mort, ses enfants n'ont cependant pas hésité à venir à s'y dévouer avec confiance et générosité et c'est au retour de ses enfants, tous réunis autour de lui, que le Bon Dieu a rappelé ce père aimé. Belle récompense du Sacré-Coeur aux âmes qui se dévouent à son service.


La providence du Sacré-Coeur nous a visiblement bénis et conduits dans les moindres détails pendant ces trois semaines : rencontres de personnes qui réglaient tous nos problèmes, problèmes divers résolus (blessures, argent etc...) , protection des équipes, lieux de messes parfaits sans être gênés par les modernistes, lieux de couchages pour chaque soir .... même notre expulsion du sanctuaire de Fatima le 15 août (pour cause de Messe St Pie V) fut providentielle car elle permit de faire comprendre aux jeunes gens le combat à mort qui règne au sein de l'église entre les modernistes et les fidèles catholiques, sans compter que nous retrouvâmes au final un lieu de Messe plus digne ;  Notre Dame de Fatima nous a permis de dire la Messe dans le bourg même de Fatima .... à quelques pas de l'Eglise paroissiale.... Elle aussi veillait sur ses petits enfants (un peu inconscients) en exil !


Après le camp, le stage de retour de camp pour expliquer aux jeunes ce que le Bon Dieu attendait d'eux pendant l'année, les activités ont donc repris dans certains villes de France avec de nouvelles équipes et des programmes bien faits pour tout un trimestre (pèlerinages, conférences, tractages ou sondages).

Nous espérons que les parents lecteurs de cet article ou même des jeunes gens qui désirent servir le Christ  en vérité prennent contact au plus vite pour participer à cette oeuvre magnifique entre toutes : être apôtre du Christ-Roi !
Si une bonne âme recherche l'oeuvre la plus catholique et adaptée à la jeunesse, il n'en trouvera pas d'autre que celle des Amis du Sacré-Coeur !

Qu'ils n'hésitent pas à prendre contact au plus tôt avec les responsables des ASC et prévoient déjà de venir au camp d'hiver dans les Pyrénées.



Vive le Christ-Roi !
Vive les Amis du Sacré-Coeur !




Toutes les informations sur le Site des ASC : http://www.amisdusacrecoeur.org















Suivre les prélats conservateurs ? Est-ce que Mgr Lefebvre l'aurait fait aujourd'hui ?

Les cardinaux conservateurs
sur le site officiel de la FSSPX

Au fil des années, suite à la nouvelle orientation de la FSSPX initiée en 2012, il apparaît nettement que la FSSPX est séduite par les prélats conservateurs tels les cardinaux Brandmüller, Burke, Sarah etc... Diverses analyses ont été publiées sur cette grave question et nous vous les livrons afin que nos lecteurs puissent se faire une idée plus juste de ces soi-disant "traditionalistes" qui ne sont en réalités que des "branches pourries" et des impasses pour une véritable restauration de l'Eglise.


1° La FSSPX à la remorque des prélats conservateurs : 

Par Joseph

En allant faire un petit tour sur le site officiel de la FSSPX au sujet du synode en cours https://fsspx.news/fr/deux-cardinaux-alertent-tous-les-cardinaux-sur-le-dan… nous trouvons des analyses critiques sur les lamentables événements qui se déroulent actuellement sous l'autorité de François.

Mais vous ne trouverez aucune signature d'un évêque (et même d'un prêtre ! ) de la FSSPX. Si la totalité des analyses sont anonymes, les seules références critiques d'autorités sont des "prélats conservateurs" genre Brandmüller et Burke).

La FSSPX reprend même intégralement des reportages réalisés par "LifeSiteNews et de Catholic News Service" qui sont des sites "ralliés de première date" .

Autrement dit, la FSSPX ne veut plus mettre de "noms" en avant pour dénoncer l'apostasie, elle laisse le travail aux "conservateurs".

Tout ceci confirme bien l'analyse de M. l'abbé Tam, relayée par M. l'abbé Pivert à savoir que la FSSPX se met en pratique à la remorque (ou dans le vent) des conciliaires conservateurs et de Benoît XVI sans le dire clairement.

La hiérarchie actuelle croit donc à la pseudo-restauration de Benoît XVI et à son herméneutique de la continuité. Du moins tout semble le confirmer.

2° Exemples de  branches pourries : les Cardinaux Sarah, Müller  


Nous citerons la LA CROIX (Nicolas Senèze, à Rome, le 09/10/2019) , journal on ne peut plus progressiste qui explique bien ce que l'on espérer de ce cardinal qui soutient le pape en plein synode :


Cardinal Sarah : « Qui est contre le pape est hors de l’Église »
" À l’occasion de la sortie en Italie de son livre Le soir approche et déjà le jour baisse, le cardinal Sarah a accordé un entretien au Corriere della Sera où il rejette fermement toute tentative de l’opposer au pape.
Le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a accordé un long entretien au quotidien italien Corriere della Sera au cours duquel il met sévèrement en garde ceux qui voudraient l’opposer au pape François.
« L’Église est représentée sur la terre par le vicaire du Christ, c’est-à-dire le pape. Et qui est contre le pape est ipso facto hors de l’Église », insiste le cardinal guinéen, souvent présenté comme un des chefs de file des opposants au pape François.
À son corps défendant, affirme-t-il : « Ceux qui m’opposent au pape ne peuvent présenter une seule de mes paroles, une seule de mes phrases ou une seule de mes attitudes en soutien à leurs affirmations absurdes et, je dirai, diaboliques ».
« Chaque pape est “juste” pour son époque »
Se refusant à opposer entre eux les papes successifs et défendant autant « l’analyse incomparable de la pensée de Benoît avec la grande et solaire action de François », il ajoute que « chaque pape est “juste” pour son époque ».
« Dans l’évidente différence de sensibilité, il existe une grande harmonie et une grande continuité entre elles, comme tout le monde l’a vu au cours de ces années, ajoute-t-il, affirmant que « nous devons toujours interpréter les paroles du pape François avec l’herméneutique de la continuité ».
« L’histoire de l’Église est belle et la réduire aux particularités politiques des talk-shows télévisés est une opération de marketing et non un moyen de rechercher la vérité », conclut celui avec qui le pape François s’est ostensiblement affiché, mardi soir avant de quitter la salle du Synode, tous deux échangeant autour des livres du stand de la Librairie éditrice vaticane.
Au sujet du Cardinal Müller qui affirme

Le cardinal Müller est un bon exemple, il y a des choses en sa faveur :
il paraîtrait presque réactionnaire, sinon FSSPX-News ne le citerait tout de même pas avec autant de complaisance :
et il a aussi contre lui quelques-uns des prélats les plus progressistes :
Mais voici ce que j'avais noté à son sujet voici quelques années sur l'ancien forum " Des prélats qui réagissent contre les dérives conciliaires ??
Au sujet du cardinal Gerhard Müller : 
* Très ouvert à la théologie de la libération :
* Actif dans le rapprochement avec les protestants : 
* Magnifique adoption du langage conciliaire : 
Il ne veut pas nier le dogme, mais il veut apporter à l'expression du dogme certaines réflexions conformes à l'esprit de Vatican II.
Sur la virginité perpétuelle de la Bienheureuse Vierge Marie, Mgr Müller a écrit que la doctrine n'est «pas tellement préoccupés par certaines propriétés physiologiques dans le processus naturel de la naissance (comme le canal de naissance n'ayant pas été ouvert, l'hymen intact, ou l'absence de douleurs de l'enfantement), mais par l'influence salvatrice de la grâce du Sauveur sur la nature humaine».
Sur l'Eucharistie, il a déclaré: «En réalité, le corps et le sang du Christ ne signifient pas les composants matériel de la personne humaine de Jésus pendant sa vie ou dans sa corporalité transfigurée. Ici, le corps et le sang signifie la présence du Christ dans les signes au moyen du pain et du vin».
25 octobre 2016, sur la crémation des défunts, son propos se résume à : l'Eglise est plutôt contre, mais si vous le faites, faites-le dignement
Dans sa "déclaration de foi" de février 2019, il adopte entièrement la définition conciliaire de l'Eglise, et vu son niveau de formation il doit savoir qu'elle est contradictoire avec celle qui a été tenue par tous les papes jusqu'à Pie XII :
"Jésus-Christ a fondé l'Église en tant que signe visible et instrument du Salut. Cette Eglise est réalisée dans l'Église catholique (816). Il a donné une constitution sacramentelle à son Église, qui est née « du côté du Christ endormi sur la croix » (766), et qui demeure jusqu'au plein achèvement du Royaume (765). Le Christ-Tête et les fidèles de l’Eglise en tant que membres du Corps, constituent le « Christ total » (795)"
(816)(765)(795) = paragraphe du nouveau catéchisme de 1992. 
* Disciple de Ratzinger :
* Divers :
"un évêque n'est catholique que quand il est en pleine communion avec le Pape, Successeur de Pierre, ce que Williamson n'est pas" (tiré de la précédente interview)
Avec des jeunes filles catholiques, lors du World Youth Day à Cologne en 2005 :
Contribution à une oeuvre d'art photographique "l'habit fait le moine" :

3° Ce qu'écrivait Mgr Lefebvre au sujet des "conservateurs" (Itinéraire spirituel p. 11). Mgr Lefebvre nous demande de suivre les évêques pleinement catholiques :  
J’entends dire : “Vous exagérez ! il y a de plus en plus de bons évêques qui prient, qui ont la foi, qui sont édifiants...” Seraient-ils des saints, dès lors qu’ils admettent la fausse liberté religieuse, donc État laïque, le faux œcuménisme, donc l’admission de plusieurs voies de salut, la réforme liturgique, donc la négation pratique du sacrifice de la Messe, les nouveaux catéchismes avec toutes leurs erreurs et hérésies, ils contribuent officiellement à la révolution dans l’Église et à sa destruction.
Le Pape actuel et ces évêques ne transmettent plus Notre Seigneur Jésus-Christ mais une religiosité sentimentale, superficielle, charismatique où ne passe plus la vraie grâce de l’Esprit-Saint dans son ensemble. Cette nouvelle religion n’est pas la religion catholique ; elle est stérile, incapable de sanctifier la société et la famille. 
Une seule chose est nécessaire pour la continuation de l’Église catholique : des évêques pleinement catholiques, sans aucune compromission avec l’erreur, qui fondent des séminaires catholiques, où des jeunes aspirants pourront se nourrir au lait de la vraie doctrine, mettront Notre Seigneur Jésus-Christ au centre de leurs intelligences, de leurs volontés, de leurs cœurs ; une foi vive, une charité profonde, une dévotion sans bornes les uniront à Notre Seigneur ; ils demanderont comme saint Paul que l’on prie pour eux, pour qu’ils avancent dans la science et la sagesse du “Mysterium Christi” où ils découvriront tous les trésors divins.

mardi 15 octobre 2019

Présence et Puissance


Certains affirment (gratuitement) que Monseigneur Williamson est d'un pessimisme déprimant. Rien de plus faux car, si Mgr Williamson est d'un grand réalisme sur la situation pourrie du monde actuel, il n'en n'est pas moins réaliste sur la Toute Puissance et Présence de Dieu. Ce dernier Commentaire nous le prouve.


Kyrie Eleison Numéro DCXXXIX (639)- samedi 12 octobre 2019 - 

Tous les démons me disent : Dieu est faible et absent.
Mais c’est loin d’être vrai, en y réfléchissant.

Même si l’écroulement de « la civilisation occidentale » s’accélère, il est très nécessaire de nous rappeler que « Notre secours est dans le Nom du Seigneur », dans l’intercession de la Vierge Marie, Sa Très Sainte Mère, et dans rien ni personne d’autre. Peu de gens, même parmi les catholiques, comprennent combien le Bon Dieu nous est proche et combien Il est fort. Ils s’adonneraient peut-être plus volontiers à la prière si seulement ils s’en rendaient compte. Car aujourd’hui, seule la prière peut faire sérieusement barrage à l’avancée du mal. Par un juste châtiment de l’humanité apostate, Dieu a laissé passer sous le contrôle de Ses ennemis tout autre moyen d’influence et de pouvoir.

Mais qui est Dieu ? Le Père Tout-Puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes choses visibles et invisibles.

Tout d’abord, Il est Père, c’est à dire Créateur du ciel et de la terre. Mais il ne l’est pas seulement à la manière d’un fabricant qui façonne un produit et le laisse ensuite faire son propre chemin dans le monde. La meilleure comparaison qui puisse illustrer le soin de Dieu et son amour pour Ses créatures, c’est l’amour qu’un homme peut porter à ses enfants, normalement jusqu’à sa propre mort ou à la mort des enfants, voire au-delà. Toutefois, alors que l’amour d’un homme est fini, l’amour de Dieu est infini.

Ensuite, Il est Tout-Puissant. Peut-être la façon la plus simple de saisir la force ou la puissance de Dieu est-elle d’accepter ce qu’enseigne l’Église : Dieu est Créateur, et tout ce qui existe est créature de Dieu. Par cette création, toutes choses sont sorties à partir de rien. Par contre, chaque fois que nous autres, êtres humains, « créons » quelque chose, c’est toujours à partir d’un matériau préexistant : par exemple une chaise faite de bois, une maison de briques, des briques d’argile, et ainsi de suite. Plus j’y pense, plus il m’est difficile de concevoir quoi que ce soit créé à partir de rien, pour la bonne raison que tous les changements que je constate autour de moi procèdent à partir de quelque chose. Si je pouvais concevoir quelque chose sortant de rien, je commencerais à saisir le sens de Tout-Puissant.

Enfin, Il est Créateur de toutes choses. D’abord toutes les choses matérielles « visibles », jusqu’au bout de la plus lointaine des galaxies. Saint Ignace de Loyola se tenait dehors la nuit à Rome, et regardait les étoiles pour absorber la leçon qu’elles ne cessent de donner de l’infinie puissance de Dieu. Ensuite toutes les choses spirituelles ou « invisibles », telle que l’âme qui donne la vie, les facultés de raison et de libre arbitre à tout être humain durant sa vie ; sans parler de l’ordre immatériel des neuf Chœurs des anges. Doute-t-on qu’ils existent, parce qu’ils sont immatériels ? Mais doute-t-on qu’il faille bien plus d’une intelligence humaine pour organiser le mal tel qu’il s’étale autour de nous aujourd’hui ?

Toutefois, même si beaucoup de personnes sont prêtes à admettre que sans un Créateur rien ne pourrait accéder à l’existence, ce que peu de gens comprennent, c’est que l’action créatrice de Dieu se poursuit à chaque instant pour maintenir les choses dans l’existence. De sorte que, si Dieu cessait un instant de soutenir dans l’existence un être existant, celui-ci retomberait sur l’instant dans le néant. Une comparaison, servant de modèle, peut aider à faire comprendre cela. Pour démarrer un train électrique, le conducteur doit tirer vers lui ce qu’on appelle un « levier d’homme mort », et il doit continuer à le tirer vers lui pour que le train avance. Car ce levier fait partie d’un système de sécurité également appelé « veille automatique ». Le levier est rattaché à un ressort en sorte que si on le relâche, il rebondit automatiquement, provoquant l’arrêt du train. De cette façon, le train est protégé contre une marche incontrôlée si, par exemple, le conducteur est victime d’un malaise à son poste. Ainsi, le train démarre lorsqu’on tire le levier, mais il faut continuer à le tirer pour que le train continue à rouler.

De même, Dieu crée un être en lui conférant l’existence dès son premier instant. Mais cela ne servirait à rien si cet être n’était pas maintenu par cette action créatrice, ou si la créature n’était pas « conservée » pour la durée prévue de son existence. Comme la première traction sur le levier permet le démarrage du train, ainsi la prolongation de cette traction est nécessaire pour que le train continue d’avancer. Aussi la seule différence entre la cré ation et la conservation d’une créature par Dieu est-elle la différence entre le premier moment de son existence et tout moment suivant. Ainsi, à chaque instant de mon existence, Dieu est actif en moi, créateur en moi, conservant à la fois mon corps et mon âme. Dieu est donc davantage présent à moi et à tout ce qui est en moi plus que je ne le suis à moi-même, car Il opère en moi ce que Lui seul peut opérer, à savoir me tenir hors du néant. Comment pourrais-je encore douter de Sa Toute-Puissance ? Comment pourrais-je mettre en doute qu’Il soit proche de moi ? Ou qu’Il se soucie de moi ?

Kyrie eleison.



dimanche 13 octobre 2019

La consécration de la Russie n'a jamais été faite !


A l'occasion de ce 13 octobre 2019, il est opportun de rappeler que la Consécration de la Russie n'est toujours pas faite et que, ce faisant, l'humanité court à sa perte temporelle et éternelle.

Le 13 juillet 1917,
Notre Dame disait : "Si l'on fait ce que je vais vous dire,  beaucoup d'âmes se sauveront et on aura la paix. La guerre va finir. Mais si l'on ne cesse pas d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, commencera une autre, pire. (....) Dieu va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la famine et de la persécution.... Pour l'empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si l'on écoute mes paroles, la Russie se convertira et on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde..." (Lucie raconte Fatima - 4ème mémoire, p. 163)

Le 13 juin 1929 à Tuy : " Le moment est venu où Dieu demande au Saint Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen." (ibidem, p. 192).

En mai 1930, Lucie écrit à son confesseur la demande de Notre Dame : " Le Bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie si le Saint Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux Très Saints Coeurs de Jésus et de Marie".

La demande comporte donc trois points importants :
1) Le Saint Père en union avec tous les évêques,
2) Consacre la Russie explicitement désignée,
3) Dans un acte solennel et public de réparation.

La promesse comporte deux bienfaits ou grâces :
1) La conversion de la Russie;
2) Un certain temps de paix.

Les consécrations de 1952, 1982 et 1984 répondent-elles à cette demande ?

Celle du 7 juillet 1952 par Pie XII, dans sa lettre apostolique Sacro Vergente Annoadressée aux peuples de la Russie, nomme bien la Russie mais elle fut faite par le pape seul, sans l'union avec les évêques du monde et sans l'acte public et solennel de réparation et de consécration. Peu de temps après, soeur Lucie écrivait :" Je suis peinée qu'elle (la consécration) n'ait pas été faite comme Notre Dame l'avait demandée". (Fr François, op. cit., p. 280)

Celle de Jean-Paul II à Fatima, le 13 mai 1982. 1) Dans cette consécration, la Russie n'est même pas mentionnée. 2) La consécration ne fut pas faite au Coeur Immaculé de Marie. 3) Les évêques ne furent pas invités à s'unir au pape. Soeur Lucie déclarera à sa nièce le 11 août 1982 : " La consécration de la Russie telle que Notre Dame l'a demandée, n'est pas faite."

Celle de Rome le 25 mars 1984 par Jean-Paul II ?
1) La Russie n'est pas mentionnée une seule fois dans le long texte. Le pape l'a même reconnu et en a donné la raison.
2) L'offrande n'a pas été faite au Coeur Immaculé de Marie mais à Marie Mère.
3) En 1986, soeur Lucie déclara à son amie Mme Pestana et à Maria do Fetal, sa nièce, que "la consécration de la Russie n'est pas faite" (Fr François, op. cit. p. 373). Elle confirma ce jugement au cardinal Law, archevêque de Boston, en mai 1989 (ib. 374)

Les fruits promis ne se voient pas :
1) La Russie ne s'est pas convertie officiellement à la religion catholique ; les organisations religieuses qui ont une existence légale en Russie actuellement sont : les schismatiques orthodoxes, le judaïsme, l'islam et le bouddhisme.
2) Depuis plus de 30 ans, le monde a connu des guerres effrayantes : en 1986, soit deux ans après la pseudo consécration, les conflits armés avaient fait quelque 17 millions de morts !!
3) Les erreurs communistes se sont répandus dans la monde (la Chine reste communiste). La France est devenu un pays crypto-communiste avec une constitution officiellement laïcisée et une législation athée qui promeut l'antichristianisme qui n'est que le fond réel du communisme.

Affirmer que la consécration de la Russie a été faite est donc une énorme tromperie ( et même un crime) qui ne fera que prolonger de grands maux dans l'humanité et causera la perte d'un très grand nombre d'âmes.

Abbé Matthieu Salenave

jeudi 10 octobre 2019

Ces jours-ci, on parle de schisme dans l’Église

M. l'abbé Pivert nous prévient du danger d'une pseudo-restauration traditionnelle. Il rappelle que c'est M. l'abbé Tam qui avait déjà tiré la sonnette d'alarme lors de l'élection de Benoît XVI. Une grande partie des catholiques de la Tradition (dont Mgr Fellay) ont été piégés par ces apparences. Puissent les bons fidèles en tirer une sévère leçon pour les années à venir.

Par M. l'abbé Pivert (site de Monsieur l'abbé Pivert)

Notre excellent confrère, M. l’abbé Giulio Tam fut encouragé par Mgr Lefebvre à publier régulièrement une étude de la Révolution dans l’Église. Sa dernière livraison est particulièrement intéressante. Vous la trouverez ci-dessous. Elle traite de la lutte entre les modernistes radicaux et les modernistes “modérés”. Les “modérés” sont de plus en plus agacés par le radical pape François, et l’on parle de schisme.

Le succès des modernistes “modérés” serait une des pires choses qui pourrait nous arriver, car la majorité des catholiques, y compris les “traditionalistes”, y verraient une restauration de la Tradition, et se détourneraient de la restauration authentique, celle de Mgr Lefebvre, poursuivie par la Fidélité catholique, ses évêques, ses prêtres et ses fidèles.

C’est pourtant ce qui arrivera, c’est certain. La dérive de la Fraternité Saint Pie X le prouve. C’est pourquoi il y a urgence à se former intellectuellement et moralement pour ne pas être déstabilisé.

mardi 8 octobre 2019

Synode amazonien : le concile Vatican II en actes et en fruits

Certains de nos lecteurs s'interrogent au sujet du Synode qui réunit à Rome 183 évêques de la région amazonienne. Quelles sont les caractéristiques et la gravité de l'événement ? Quelles en seront les conséquences pour l'Eglise ?

Nous vous invitons à écouter une conférence-analyse d'un très bon niveau : elle présente clairement les enjeux de ce Synode, les divers groupes d'influence susceptibles d'en manipuler les débats, et les résultats escomptés par les progressistes, en particulier la remise en cause du célibat sacerdotal à l'échelle de l'Eglise universelle. Le pape François signe là une nouvelle étape de sa révolution ecclésiale.

Il faut rappeler que ce Synode est dans le pur sillage du Concile Vatican II. Il ne fait qu'appliquer les principes approuvés et votés par les pères du concile (notamment dans la Constitution Lumen Gentium). 

La gravité de cet événement, qui va bouleverser en profondeur la vie des catholiques (du moins ce qu'il en reste), rend plus incompréhensible le rapprochement canonique opéré "par paliers" depuis plusieurs années entre les supérieurs de Menzingen et cette Rome "conciliaire et synodale", et plus encore les plaintes de certains "résistants internes" au sein de la FSSPX qui estiment que la Fidélité Catholique est trop critique à l'encontre de cette politique.

Veulent-ils donc, eux aussi, se laisser intégrer en douceur dans cette Eglise synodale, et poursuivre bientôt leur ministère traditionnel à côté de prêtres mariés ?



Pour télécharger et écouter en mode audio simple (MP3) : ici

samedi 5 octobre 2019

La lettre des trois évêques

Mgr Williamson revient dans ce Kyrie sur la fameuse lettre des trois évêques du 7 avril 2012. Cette lettre nous révèle combien les trois évêques étaient bien unis dans la fidélité à l'héritage de Mgr Lefebvre. Elle a sans doute pu éviter l'accord final comme le souligne Mgr Willliamson mais elle n'a pas pu empêcher, dans la suite, les deux autres évêques (Mgr de Galarreta et Mgr Tissier) de se plier aux nouvelles orientations accordistes du chapitre de juillet 2012  et des décisions pratiques qui s'en sont suivies (cf mariages etc...).  

Kyrie eleison DCXXXVIII (5 octobre 2019)

Satan maîtrisa Rome avec Vatican II,
Les fidèles pensent-ils qu’ils y restent chez eux ?


Un lecteur nous a demandé de bien vouloir publier les circonstances qui ont motivé la lettre du 7 avril 2012 adressée à Mgr Fellay et à ses deux Assistants par les trois autres évêques faisant alors partie de la Fraternité Saint-Pie X. Cette lettre fait bientôt partie de l’histoire ancienne. Toutefois les lecteurs se souviendront peut-être du rôle important qu’elle a joué en attirant l’attention des catholiques traditionnels sur le changement de direction important de la Fraternité qui se produisait en catimini depuis 15 ans et dont beaucoup ne s’apercevaient même pas. Mais en mars 2012, le Supérieur Général (SG) décida de jeter le masque et de de révéler son jeu au grand jour.

Ce mois-là, dans « Cor Unum » (magazine de la Fraternité paraissant trois fois par an et réservé aux prêtres) le SG écrivit que le temps était venu pour la Fraternité de réviser la politique de Mgr Lefebvre qui excluait tout accord pratique sans accord doctrinal préalable. Car, disait le SG, l’hostilité des ecclésiastiques romains envers la Tradition catholique s’affaiblissait, si bien que la Fraternité pouvait reprendre confiance dans les chefs de l’Église conciliaire. En fait, depuis le début des années 2000, de plus en plus de prêtres et de laïcs de la Tradition soupçonnaient un changement de cap de la part de la Fraternité. Et voici un texte du SG lui-même qui venait confirmer ces soupçons. Ce « Cor Unum » fit grand bruit au sein de la Fraternité.

Au Prieuré de la Fraternité à Londres, au cours d’un dîner, le rédacteur de ces « Commentaires » se demanda à haute voix s’il ne serait pas opportun d’écrire au SG une lettre de protestation contre ce changement de direction, après avoir envoyé cette lettre à Mgr Tissier pour qu’il en contrôle le contenu. Un confrère, présent au dîner, suggéra de soumettre la lettre également à Mgr de Galarreta, car adressée ainsi au Siège de la Fraternité, cette missive revêtirait le caractère d’une protestation commune contre une déviation bien grave par rapport au principe que l’Archevêque fondateur n’avait cessé d’enseigner et de pratiquer : « Doctrine d’abord ». Le confrère avait raison. C’est ainsi que naquit l’idée d’ une lettre des trois évêques. Consulté sur le projet, Mgr Tissier souhaita qu’une ébauche de la lettre lui fût envoyée, et l’ayant lue, il lui donna son approbation enthousiaste. Le projet fut ensuite soumis à Mgr de Galarreta qui l’approuva également, mais il la renforça considérablement en en réécrivant la dernière partie. Le texte final fut ensuite signé par les trois évêques et envoyé par la poste à Menzingen, siège de la Fraternité, en trois exemplaires, à l’attention du SG et de ses deux Assistants.

Une semaine plus tard, la réponse arrivait. Ce n’est pas pour rien que la Maison Générale, ayant changé d’orientation, en cachait à la Fraternité en général le changement. Le Conseil Général se déclarait profondément persuadé que la Rome conciliaire était en train de devenir de plus en plus catholique, au point que les graves réserves de Mgr Lefebvre quant à la coopération avec les Néo-modernistes romains étaient en fait dépassées. En 1988, l’Archevêque avait dit au cardinal Ratzinger que toute coopération était impossible, parce que la FSSPX et Rome travaillaient dans des directions diamétralement opposées : Rome voulait déchristianiser la société alors que la FSSPX s’efforçait de la rechristianiser. Mais en 2012, la Maison Générale se montrait catégorique sur le fait que la situation avait évolué, si bien qu’en s’opposant aux trois évêques, ils ne s’opposaient pas à l’archevêque. Telle était la teneur de la lettre. Mais que penserait Mgr Lefebvre au sujet de la trahison actuelle du pape François ? Plutôt, que ne dirait-il pas maintenant ? Eh bien, dans un livre paru récemment relatant plusieurs entretiens avec Mgr Fellay, ancien SG, celui-ci récusait avec force jusqu’à la moindre critique à l’encontre du pape François.

C’est ainsi qu’ à une date convenue d’avance, en juin 2012, le SG se présenta à Rome, accompagné d’un adjoint de toute confiance pour sceller l’accord censé mettre un point final à une « inutile querelle », vieille de 37 ans, entre la FSSPX et Rome. Inutile, cette querelle ? N’étaient-ce donc que chamailleries ? La Rome conciliaire ne menait-elle pas, ne mène-t-elle pas toujours, une véritable guerre contre la Tradition catholique ? Évidemment, les Romains avaient eu connaissance de la lettre des trois évêques. Leur position, à l’arrivée de Mgr Fellay, était donc qu’il leur était inutile de vouloir piéger les dirigeants officiels de la Fraternité tant que les trois autres évêques auraient évité le piège. La Tradition ne risquait-elle pas de redémarrer de plus belle ? C’est pourquoi, en 2012, le SG s’en est retourné de Rome comme il y était venu : les mains vides. Sa tâche était de s’efforcer de ramener tout de suite les trois autres évêques dans le droit chemin. De fait, il n’a pas perdu une seconde.

Kyrie eleison.

Pour rappel : 















vendredi 4 octobre 2019

Notre Rosaire et la conversion de la Russie

Sermon à l'occasion de la Solennité du Saint Rosaire - octobre 2019 (Morlaix) 

1- L'importance de notre chapelet.
2- La consécration de la Russie n'est pas encore réalisée. Il faut la demander.



Télécharger le sermon : ici

jeudi 3 octobre 2019

Lettre à l'Archevêque de Paris au sujet des obsèques de Jacques Chirac

Les évêques entourant le cercueil de M. Chirac

Le site d'information MPI a publié hier cette courageuse  lettre qui a le mérite de nous révéler l'état moral du clergé catholique officiel et l'urgente nécessité de former un autre clergé capable de résister à la république laïque et avorteuse.  

Voici la lettre adressée par le Professeur Franck Bouscau à Mgr l’Archevêque de Paris pour lui reprocher d’avoir enterré Jacques Chirac, promoteur de la loi sur l’avortement, avec les honneurs de l’Eglise.



Franck BOUSCAU

Professeur Agrégé à la Faculté de Droit. 

Avocat honoraire à la Cour de Paris – Spécialiste en Droit Public

Maître en Droit Canonique.

12, rue Coypel

75013 Paris

Tél : 06 88 50 85 64

Paris, le 1er octobre 2019.

Monseigneur Aupetit.

Archevêque de Paris.
Monseigneur.

Simple fidèle catholique, et un peu canoniste, je viens, comme cela est loisible à tout laïque, vous faire part de mon désaccord relatif au traitement qui a été réservé par l’Eglise au président Chirac lors de ses obsèques, lequel me paraît constituer un scandale.

mercredi 2 octobre 2019

Croisade de la Charité


En ce 3 octobre, fête de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, nous terminerons la lecture de l'extrait commencé ces deux derniers mois.  Et nous verrons jusqu'où doit aller la délicatesse.