mercredi 29 avril 2020

Dates à retenir : diaconat, retraites, camp chantier, Pélerinage au Puy etc ...

Nos lecteurs doivent sans doute commencer à (ré)organiser leurs activités familiales, professionnelles, spirituelles pour les prochains mois à venir.  Tout ce qui avait été prévu en mai, juin ne pourra sans doute pas être tenu au vu des événements révolutionnaires (terreur et confinement ) que nous connaissons et qui risquent probablement de durer.  Nous tenons donc à informer nos lecteurs de quelques événements ou activités (non exhaustives) qu'ils peuvent éventuellement programmer dans leurs agendas s'ils pensent que cela peut leur être un bénéfice spirituel. 

DIACONAT - RETRAITES - 
AIDE AUX TRAVAUX A SAINT AIGNAN - PÈLERINAGE AU PUY 


DIACONAT Le premier événement concerne le diaconat de M. l'abbé Chirico le 26 juin prochain au séminaire St Louis-Marie Grignion de Montfort comme l'annonce Mgr Faure dans son dernier message (Site du séminaire Saint Louis-Marie Grignion) . Nous vous informerons plus amplement de cet événement dès que possible.

RETRAITES - Certains pourront trouver exagéré de faire une retraite alors que nous sommes déjà confinés. C'est que le confinement peut être un danger spirituel pour les âmes. Beaucoup ont pu se laisser aller à la paresse spirituelle, certains ont même pu être infectés par la propagande incessante des médias aux ordres jusqu'à penser que le confinement était une bonne chose. Sans compter sur le fait que le confinement n'avait pas pour finalité de protéger les corps mais d'établir un nouveau régime de terreur bien propre à saper le moral des catholiques.    Retraites :  https://francefidele2.blogspot.com/p/retraites-sessions-de-formation.html

AIDE AUX TRAVAUX A SAINT AIGNAN-SUR-ROE- L'abbé Salenave aurait besoin de jeunes bonnes volontés (16 à 25 ans) en juillet  pour rénover une vieille grange afin de la transformer en chapelle. Travaux rythmés bien sûr par la Sainte  Messe et des instructions. Nous vous tiendrons au courant des modalités pratiques pour ce camp chantier. Vous pouvez déjà entrer en contact pour ce projet à l'adresse suivant : francefidele.org@gmail.com 

PÈLERINAGE AU PUY : M. l'abbé Rousseau vient de nous annoncer que le pèlerinage au Puy aura bien lieu. Mais il est reporté à la fin du mois d'août pour les raisons que nous savons.
Vous pourrez trouver des précisions sur le lien suivant : https://www.saintjoseph-tradition.org/pelerinage-du-puy-2020

mardi 28 avril 2020

28 avril - fête de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Nous fêtons aujourd'hui Saint Louis-Marie Grignion de Montort : grand apôtre de la Vierge Marie, il annonce ce que seront les apôtres des derniers temps. Et nous y sommes peut-être !

Nous pourrons prier en ce jour pour le séminaire de la Fidélité qui s'est justement placé sous le patronage de ce grand saint. Prions spécialement pour la persévérance des séminaristes, les futures vocations et notre nouveau sous-diacre (abbé Chirico) qui a reçu cet ordre sacré en plein confinement. 

Ce soir, à 17 h 50 , l'abbé Salenave adressera un petit mot pour expliquer en quoi consiste la consécration à la Vierge Marie selon la méthode de St Louis-Marie et comment la réaliser. 

 https://www.pscp.tv/abbematthieusalenave/follow

Lien pour télécharger le livre du Père Dayet pour se préparer à la consécration à la Vierge Marie : 



lundi 27 avril 2020

La mise au tombeau de l'Eglise – II

Kyrie eleison DCLXVII (25 avril 2020)

Pour nous sauver, quelles solutions proposer ?
A Fatima, la Sainte Vierge l’a révélé.

Il y a deux semaines, ces « Commentaires » posaient une question double. D’une part : comment l’Eglise catholique pourra-t-elle survivre dans sa détresse actuelle ? Situation comparable au temps que Notre-Seigneur a passé au tombeau avant sa résurrection. Et d’autre part : comment pourra-t-elle ressusciter ?  La première partie générale de la réponse nous rappelait que ce que peut ou veut faire le Bon Dieu, ne se limite pas à ce que peuvent penser les êtres humains. Même, il faut s’attendre à ce que Dieu fasse ce à quoi on ne s’attendait pas. Ainsi, dans le cinquième Mystère joyeux du Saint Rosaire, sa propre Mère a été déconcertée par l’apparente indifférence de son Fils devant l’inquiétude dont elle lui faisait part, alors que ce Fils était, par ailleurs, tellement obéissant,

Puis, ces « Commentaires » indiquaient en particulier qu’il est absolument anormal que l’Eglise survive au tombeau, sans hiérarchie, sans Pape ni évêques animés d’une foi droite, sans structure officielle, ni diocésaine ni paroissiale, et sans aucune Congrégation. Néanmoins, là où il y a la vraie Foi, un minimum de bon sens et de charité, l’Eglise peut survivre, ne serait-ce qu’en petits groupes épars, au moins pendant un certain temps, en attendant que la Providence rétablisse une hiérarchie normale qui mette fin au désordre. Par exemple, si l’on considère le désordre qui nous entoure aujourd’hui, on peut penser que c’est la fin de l’Église. Mais par ailleurs, si Dieu l’a permis, il est certain que ce n’est pas la fin de l’Église, car cela, Il ne le permettra jamais (Mt. XXVIII, 20).

Reste la deuxième partie de la question posée il y a 15 jours : comment l’Église pourra-t-elle sortir du tombeau, ou comment va-t-elle pouvoir ressusciter ? La question revêt une importance particulière, car il est tentant de voir le problème de manière trop humaine et de penser à une réponse trop humaine. Par exemple, alors que Mgr Lefebvre disait que la solution était entre les mains de Dieu – ce qui est la vérité, et pas seulement un échappatoire facile – ses successeurs à la tête de la Fraternité Saint Pie X ont décidé qu’il n’était pas question d’attendre indéfiniment pour que le statut insatisfaisant de la Fraternité soit enfin résolu au sein de l’ Église officielle. Ils ont pensé, au contraire, qu’il fallait plutôt chercher à obtenir au plus vite cette reconnaissance officielle, due à la fidélité dont la Fraternité avait toujours fait preuve, car de plus, ne serait-ce pas un immense bienfait pour toute l’Eglise ? Et sur cette base, depuis 2012, les successeurs de Mgr Lefebvre se sont félicités à plusieurs reprises d’avoir été à deux doigts – comme ils ont cru – de trouver un accord avec Rome, moyennant lequel elle devait leur accorder enfin la reconnaissance officielle que la Fraternité méritait, selon eux.

Mais ces dirigeants ne voyaient que les arbres et pas la forêt. En effet, qu’est-ce que la Rome d’aujourd’hui si ce n’est indissolublement liée à la nouvelle religion de la Pachamama et de Vatican II ? Et qu’était la Fraternité de Mgr Lefebvre si ce n’était un bastion de la vraie Foi qu’il s’agissait de défendre par la formation de vrais prêtres pour continuer la vraie religion catholique comme avant Vatican II ? La contradiction entre Rome et Écône fut d’autant plus incontournable que le changement de religion fut radical. Par conséquent, si la Rome d’aujourd’hui a accordé – ou accorde – quelque chose à la Fraternité, ce ne peut être que parce que la Fraternité baisse la garde. Aussi la reconnaissance officielle des mariages et des confessions a-t-elle eu pour effet de désarmer la résistance de la Fraternité face à la Rome officielle, et donc face à la religion conciliaire et à l’apostasie mondiale.

Ce que les successeurs de Mgr Lefebvre n’ont pas compris comme lui l’a compris, c’est l’ampleur et la profondeur surnaturelles de cette apostasie. Ils en sont trop proches. Ils sont trop proches du monde moderne dont elle est issue. C’est pourquoi ils cherchent des réponses humaines à un problème qui ne peut avoir qu’une solution divine. Le problème dépasse de loin les calculs, les manœuvres ou la politique des hommes, même des hommes d’Église.

Comme Daniel, les hommes doivent se tourner vers Dieu, et pour se tourner vers Dieu, il faut passer par sa Mère, comme Dieu l’a clairement indiqué à Fatima en 1917, juste au moment où le problème moderne s’est mis à se poser dans toute sa force, avec la révolution bolchévique en Russie. En fait, Dieu nous a donné la solution surnaturelle au moment même où le Diable de son côté a sans doute pensé qu’il était sur le point de gagner. Mais cette solution, c’est la Consécration (pas la sécularisation), de la Russie (pas du monde entier), au Cœur Immaculé de Marie (pas même au Sacré Cœur), par le Pape (pas par les autorités d’une autre religion, mais uniquement par la religion catholique), en union avec tous les évêques catholiques du monde (pas par le Pape tout seul). C’est ainsi que l’Église sortira du tombeau. C’est ainsi que sa Mère a dit qu’il fallait faire. Que la Fraternité exhorte donc tous ses prêtres et ses fidèles à pratiquer intensément les premiers samedis du mois, afin de contribuer à l’obtention de cette Consécration.

Kyrie eleison.

vendredi 24 avril 2020

Un entretien très fort de Monseigneur Vigano


Nous publions aujourd'hui cet entretien que Mgr Carlo Maria Viganò vient d'accorder  au site
portugais Dies Irae, repris en italien par le blog Stilum Curiae du vaticaniste Marco Tosatti et traduit en français par Jeanne Smits Il y évoque le troisième secret de Fatima, qui pour lui n'a pas été encore publié; il ne mâche pas ses mots contre le concile Vatican II et les sectes qui l'ont manipulé pour forger une néo-église qui ne fait que conduire ses fidèles à l'apostasie et à l'acceptation du nouvel ordre mondial !   Il insiste le rôle du « petit troupeau » fidèle etc ......  Ses paroles justes et fortes que nous ne retrouvons que chez certaines autorités de la Fidélité doivent nous pousser à prier pour ce prélat qui commence à parler comme un véritable évêque catholique.

Dies Irae : Excellence, merci beaucoup de nous avoir accordé cette interview. Nous sommes confrontés à l'épidémie de COVID-19 qui, ces derniers mois, a bouleversé la vie de millions de personnes et a même causé la mort de tant d'autres (1) . Face à cette situation, l'Église, par le biais des conférences épiscopales, a décidé de fermer toutes les églises et de priver les fidèles de l'accès aux sacrements. Le 27 mars dernier, devant une place Saint-Pierre vide, le pape François, agissant de manière clairement médiatique, a présidé une prétendue prière pour l'humanité. La façon dont le Pape a mis en scène ce moment a suscité de nombreuses réactions, dont l'une a cherché à associer la présence solitaire de François au message de Fatima, à savoir le Troisième Secret. Êtes-vous d'accord avec cela ?


Mgr Carlo Maria Viganò : Tout d'abord, permettez-moi de vous dire que je suis très heureux d'accorder cette interview aux fidèles du Portugal, que la Vierge a promis de préserver dans la foi, y compris en ces temps de grande épreuve. Vous êtes un peuple qui a une grande responsabilité, car vous serez peut-être bientôt appelé à protéger le feu sacré de la religion, alors que les autres nations refusent de reconnaître le Christ comme leur Roi et Marie comme leur Reine. 

La troisième partie du message que Notre Dame a confié aux petits bergers de Fatima, pour qu'ils le remettent au Saint-Père, reste un secret jusqu'à aujourd'hui. La Vierge a demandé qu'il soit révélé en 1960, mais le 8 février de cette année-là, Jean XXIII a publié un communiqué indiquant que l'Église « ne veut pas prendre la responsabilité de garantir la véracité des paroles que les trois petits bergers ont dit avoir reçu de la Vierge Marie ». Avec cette mise à l'écart du le message de la Reine du Ciel, une opération de dissimulation a commencé, évidemment parce que le contenu du message allait révéler la terrible conspiration de ses ennemis contre l'Église du Christ. Il y a encore quelques décennies, il semblait incroyable que nous puissions en arriver au point de bâillonner la Vierge Marie elle-même, mais ces dernières années, nous avons également été témoins de tentatives de censurer jusqu'à l'Évangile, qui est la Parole de son divin Fils. 

En 2000, sous le pontificat de Jean-Paul II, le secrétaire d'État, le cardinal Sodano, a présenté comme troisième secret une version de celui-ci qui, par rapport à certains éléments, semblait clairement incomplète. Il n'est pas étonnant que le nouveau secrétaire d'État, le cardinal Bertone, ait cherché à détourner l'attention pour la faire porter sur un événement passé, afin de faire croire au peuple de Dieu que les paroles de la Vierge n'avaient rien à voir avec la crise de l'Église et la collusion entre modernistes et franc-maçons dans les coulisses de Vatican II. Antonio Socci, qui a mené une enquête approfondie sur le troisième secret, a mis au jour ce comportement malveillant de la part du cardinal Bertone. D'autre part, c'est Bertone lui-même qui a fortement déconsidéré et censuré Notre-Dame des Larmes de Civitavecchia, dont le message concorde parfaitement avec ce qu'elle a dit à Fatima. 

N'oublions pas l'appel de la Vierge – appel ignoré – à la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé par le pape et tous les évêques, comme condition pour vaincre le communisme et le matérialisme athée : la consécration non pas du « monde », non pas de « cette nation qu'Elle veut que nous lui consacrions », mais « la Russie ». Était-ce si difficile de le faire ? Oui, bien sûr, pour ceux qui n'ont pas un regard surnaturel. Il était préférable de suivre le chemin de la détente avec le régime soviétique, inaugurée précisément par Roncalli, sans comprendre que sans Dieu, aucune paix n'est possible. Aujourd'hui, avec un président de la Confédération russe qui est certainement chrétien, la demande de la Vierge pourrait être satisfaite, évitant ainsi de nouveaux malheurs pour l'Église et le monde. 

Benoît XVI lui-même a confirmé la pertinence du message de la Vierge, même si, selon l'interprétation du Vatican, il doit être considéré comme accompli. Ceux qui ont lu le troisième secret ont clairement déclaré que son contenu concerne l'apostasie de l'Église, qui a commencé précisément au début des années soixante et qui a atteint un stade si évident aujourd'hui qu'il peut être reconnu par les observateurs laïcs. Cette insistance presque obsessionnelle sur des sujets que l'Église a toujours condamnés, telles que le relativisme et l'indifférentisme religieux, un faux œcuménisme, l'écologisme malthusien, l'homo-hérésie et l'immigration, a trouvé dans la Déclaration d'Abou Dhabi l'accomplissement d'un plan conçu par les sectes secrètes il y a plus de deux siècles. 

En pleine Semaine Sainte et à la suite du fatidique Synode sur l'Amazonie, le Pape a décidé de créer une commission pour débattre et étudier le diaconat féminin dans l'Église catholique. Pensez-vous que cela vise à ouvrir la voie à une cléricalisation des femmes ou, en d'autres termes, à une tentative de dénaturer le sacerdoce institué par Notre Seigneur Jésus-Christ le Jeudi saint ? 

L'Ordre Sacré ne peut pas et ne pourra jamais être modifié dans son essence. Les attaques contre le sacerdoce ont toujours été au centre de l'action des hérétiques et de leur inspiration, et il est compréhensible qu'il en soit ainsi : atteindre le sacerdoce signifie détruire la Sainte Messe et la Sainte Eucharistie ainsi que tout l'édifice sacramentel. Parmi les ennemis jurés de l'Ordre Sacré, les modernistes n'étaient pas en reste, évidemment, eux qui, depuis le XIXe siècle, ont théorisé une église sans prêtres, ou avec des prêtres et des prêtresses. Ces illusions, anticipées par certains représentants du modernisme en France, ont surgi subtilement au Concile, avec la tentative d'insinuer qu'il existe une certaine équivalence entre le sacerdoce ministériel, issu de l'Ordre Sacré, et le sacerdoce commun des fidèles, issu du baptême. Il est significatif que, précisément en jouant sur ce malentendu recherché, la réforme de la liturgie ait également été affectée par l'erreur doctrinale de Lumen Gentium, réduisant le ministre ordonné à n'être que le simple président d'une assemblée de prêtres. Au contraire, le prêtre est un alter Christus, non pas par désignation populaire, mais par configuration ontologique au Grand Prêtre, Jésus Christ, qu'il doit imiter dans la sainteté de vie et le dévouement absolu également représenté par le célibat. 

L'étape suivante doit nécessairement être accomplie, sinon par l'élimination du sacerdoce lui-même, du moins en le rendant inefficace, en l'étendant aux femmes, qui ne peuvent être ordonnées : c'est exactement ce qui s'est passé dans les sectes protestantes et anglicanes, qui connaissent aujourd'hui aussi la situation embarrassante d'avoir des évêques lesbiennes dans la soi-disant église d'Angleterre. Mais il est clair que le « prétexte » œcuménique – le fait de se rapprocher des communautés dissidentes et d'en assumer même les erreurs les plus récentes – est fondé sur la haine de Satan pour le sacerdoce et conduirait inévitablement l'Église du Christ à la ruine. Le célibat, d'autre part, est également l'objet de ces mêmes attaques, car il est propre et spécifique à l'Église catholique et constitue une défense précieuse du sacerdoce que la Tradition a gardée avec zèle au cours des siècles.                             
La tentative d'introduire une forme de ministère ordonné féminin dans l'Église n'est pas récente, malgré les déclarations répétées du Magistère. Même Jean-Paul II a défini sans équivoque et avec toutes les exigences canoniques d'une déclaration ex cathedrainfaillible, qu'il est absolument impossible de remettre en cause la doctrine sur cet argument. Mais comme il a été possible d'utiliser le Catéchisme pour déclarer la peine de mort « non conforme à l'Évangile » – ce qui est sans précédent et hérétique – aujourd'hui, on tente ex novo de créer une forme de diaconat féminin, évidemment en préparation d'une future introduction du sacerdoce féminin. La première commission créée par Bergoglio il y a quelques années a donné un avis négatif, confirmant ce qui, d'ailleurs, ne devrait même pas faire l'objet de discussions ; mais si cette commission n'a pas pu obéir aux souhaits de François, cela ne signifie pas qu'une autre commission, dont les membres, choisis par lui, sont plus « dociles » et désinhibés quant à la démolition d'un autre pilier de la foi catholique, ne puisse pas le faire. Je ne doute pas que Bergoglio ait des méthodes persuasives et puisse exercer des formes de pression sur la commission théologique ; mais je suis tout aussi sûr que, dans le cas où cet organe consultatif donnerait un avis favorable, il ne faudrait pas nécessairement arriver à une déclaration officielle du Pape pour voir la prolifération des diaconesses dans les diocèses d'Allemagne ou des Pays-Bas, Rome restant muette. La méthode est bien connue et permet, d'une part, de porter atteinte au sacerdoce et, d'autre part, de donner un alibi confortable à ceux qui, au sein de la structure ecclésiale, peuvent toujours faire appel au fait que « le Pape n'a rien permis de nouveau ». Ils ont fait de même en autorisant les conférences épiscopales à légiférer de manière autonome sur la communion dans la main, qui, imposée par des moyens abusifs, est maintenant devenue une pratique universelle. 

Il faut dire que ce désir de promouvoir les femmes dans la hiérarchie trahit le souci de suivre la mentalité moderne, qui a enlevé aux femmes leur rôle de mère et d'épouse afin de désorganiser la famille naturelle. 

Rappelons que cette approche des dogmes de l'Église confirme un fait indéniable : Bergoglio a adopté la théologie dite de situation, selon laquelle les lieux théologiques sont des faits ou des matières accidentelles : le monde, la nature, la figure féminine, les jeunes… Cette théologie n'a pas pour fondement la vérité immuable et éternelle de Dieu, mais, au contraire, part de la prise de conscience de l'urgence obligatoire des phénomènes pour proposer des réponses conformes aux attentes du monde contemporain. 

Excellence, selon des historiens reconnus, le Concile Vatican II a représenté une rupture avec la Tradition, d'où l'apparition de courants de pensée qui veulent la transformer en une simple « association philanthropique » qui embrasse le monde et son utopie mondialiste. Comment voyez-vous ce grave problème ? 

Une église qui se distingue comme nouvelle par rapport à l'Église du Christ n'est tout simplement pas l'Église du Christ ! La religion mosaïque, c'est-à-dire l'« église de l'ancienne loi », voulue par Dieu pour conduire son peuple à la venue du Messie, s'est accomplie dans la Nouvelle Alliance et a été définitivement révoquée, sur le Calvaire, par le sacrifice du Christ : de son côté naît l'Église de la Nouvelle et Éternelle Alliance, qui remplace la Synagogue. Il semble que l’église post-conciliaire, moderniste et maçonnique, aspire elle aussi à transformer, à dépasser l'Église du Christ, en la remplaçant par une « néo-Église », créature déformée et monstrueuse qui ne vient pas de Dieu.

L'objectif de cette néo-Église n'est pas d'amener le peuple élu à reconnaître le Messie, comme pour la Synagogue ; elle n'est pas de convertir et de sauver tous les peuples avant la seconde venue du Christ, comme pour l'Église catholique, mais de se constituer en bras spirituel du Nouvel Ordre Mondial et en défenseur de la Religion Universelle. En ce sens, la révolution conciliaire a dû d'abord démolir l'héritage de l'Église, sa Tradition millénaire, dans laquelle elle a puisé sa propre vitalité et son autorité en tant que Corps Mystique du Christ, pour se débarrasser ensuite des représentants de l'ancienne Hiérarchie, et n'a commencé que récemment à se présenter, sans faux-semblant, telle qu'elle cherche à être. 

Ce qu'elle présente comme une utopie est, en réalité, une dystopie, car elle représente la concrétisation du projet de la franc-maçonnerie et la préparation de l'avènement de l'Antéchrist.

Je suis également convaincu que la majorité de mes frères, et plus encore la quasi-totalité des prêtres et des fidèles, ne sont pas absolument conscients de ce plan infernal, et que les événements récents ont ouvert les yeux de beaucoup. Leur foi permettra à Notre Seigneur de rassembler le pusillus grex autour du vrai Pasteur avant l'affrontement final.

Pour restaurer l'ancienne splendeur de l'Église, de nombreux aspects doctrinaux du Concile devront être remis en question. Quels points de Vatican II remettriez-vous en question ? 

Je pense que les personnalités éminentes qui ont exprimé les points problématiques du Concile mieux que moi ne manquent pas. Certains pensent qu'il serait moins compliqué et certainement plus intelligent de suivre la pratique de l'Église et des Papes telle qu'elle a été appliquée avec le synode de Pistoia : même là, il y avait quelque chose de bon, mais les erreurs qu'il affirmait étaient considérées comme suffisantes pour le laisser tomber dans l'oubli. 

Le présent pontificat représente-t-il l'aboutissement d'un processus qui s'ouvre avec le Concile Vatican II, souhaité dans le cadre du « Pacte des catacombes », ou se trouve-t-il encore dans une phase intermédiaire ? 

Comme c'est le cas pour toute révolution, les héros de la première heure finissent souvent par être victimes de leur propre système, comme ce fut le cas pour Robespierre. Celui qui était hier considéré comme le porte-drapeau de l'esprit conciliaire, semble presque devenu aujourd'hui un conservateur : les exemples sont là à la vue de tous. Et il y a déjà ceux qui, dans les cercles intellectuels du progressisme (comme celui fréquenté par un certain Massimo Faggioli, hautain dans son prénom, mais sans grammaire dans son nom [NDT : en italien fagioli veut dire haricot. Faggioli étant une erreur d’orthographe]), commencent à propager ici et là quelques doutes sur la capacité réelle de Bergoglio à faire des « choix courageux » – par exemple, abolir le célibat, admettre les femmes au sacerdoce, ou encore légitimer la communicatio in sacris avec les hérétiques – en souhaitant presque qu'il se retire pour faire élire un pape encore plus obéissant parmi les élites qui avaient, dans le Pacte des Catacombes et la mafia de Saint-Gall, leurs partisans les moins scrupuleux et les plus déterminés.

Excellence, aujourd'hui, nous catholiques, nous nous sentons souvent isolés par l'Église et presque abandonnés par nos pasteurs. Que pouvez-vous dire aux hiérarchies et aux fidèles qui, malgré la confusion et l'erreur qui se répandent dans l'Église, cherchent à persévérer dans cette dure bataille pour préserver l'intégrité de notre foi ? 

Mes paroles seraient certainement insuffisantes. Ce que je fais, c'est répéter les paroles de Notre Seigneur, le Verbe éternel du Père : Je serai toujours avec vous, jusqu'à la fin du monde. Nous nous sentons isolés, c'est vrai : mais les apôtres et tous les chrétiens ne ressentaient-ils pas la même chose ? Notre Seigneur lui-même ne s'est-il pas senti abandonné, à Gethsémani ? Ce sont les temps de l'épreuve, peut-être de l'épreuve finale : nous devons boire la coupe amère, et même s'il est humain d'implorer le Seigneur de l'éloigner de nous, nous devons répéter avec confiance : non pas ma volonté, cependant, mais la Tienne. En nous rappelant ses paroles réconfortantes : Dans le monde, vous aurez des afflictions, mais ayez confiance ! J'ai vaincu le monde.Après l'épreuve, aussi dure et douloureuse soit-elle, la récompense éternelle est préparée pour nous, celle que personne ne peut nous enlever. L'Eglise brillera à nouveau de la gloire de son Seigneur après ce terrible et très long Triduum de Pâques. 

Mais si la prière est certainement indispensable, nous ne devons pas nous abstenir de mener le bon combat, en nous faisant les témoins d'un militantisme courageux sous l'étendard de la Croix du Christ. Ne nous permettons pas de nous faire remarquer, comme la servante l'a fait avec saint Pierre dans la cour du grand prêtre : « Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen », pour ensuite renier le Christ. Ne nous laissons pas intimider ! Ne permettons pas qu'on mette le bâillon de la tolérance sur ceux qui veulent proclamer la Vérité ! Demandons à la Vierge Marie que notre langue proclame avec courage le Royaume de Dieu et sa Justice. Que le miracle de Lapa se renouvelle, où Marie a donné la parole à la petite Joana, née muette. Puisse-t-elle aussi donner à nouveau la parole à nous, ses enfants, qui sommes restés muets pendant longtemps. 

Notre-Dame de Fatima, Reine des victoires, Ora pro nobis.

(1)  Sur le sujet de nombre de morts lié au covid19, nous renvoyons nos lecteurs aux diverses études scientifiques indépendantes des gros laboratoires pharmaceutiques qui prouvent que ce virus, certes un peu plus virulent qu'une grippe de saison, n'a été qu'un prétexte pour les mondialistes d'établir par la force du confinement universel  un nouvel ordre mondial.

mardi 21 avril 2020

Prière de Daniel

Kyrie eleison DCLXVI (18 avril 2020)

Ce n’est que nos péchés qui causent nos malheurs.
Repentons-nous, cessons d’offenser le Seigneur.


Le réseau Internet regorge ces jours-ci d’observations et d’analyses, toutes plus intéressantes les unes que les autres, sur le coronavirus et sur la turbulence de la finance mondiale. Mais à l’occasion de ce dérèglement double – ou combiné – on oublie de parler de ce qu’il révèle de plus important, et c’est l’état des relations entre l’humanité et son Dieu, autrement dit, l’apostasie mondiale. Il s’agit d’un crime abominable, et l’écroulement dû au Coronavirus est une punition bien légère en comparaison des fléaux qui ne manqueront pas d’arriver si les hommes ne se convertissent pas. Mais dans l’état actuel des choses, la masse de ce peuple que Dieu s’est choisi en lui donnant la foi catholique, préfère suivre Vatican II, parce que celui-ci assouplit l’ancienne discipline, et permet à l’homme de s’adorer lui-même, au lieu d’adorer Dieu. Nous devrions tous implorer à genoux le pardon de Dieu, comme l’a fait Daniel dans l’Ancien Testament. Voici sa puissante prière tirée du chapitre IX, verset 3–19 ; il est assez simple de l’adapter à l’époque que nous vivons.

3 Je tournai mon visage vers le Seigneur mon Dieu, pour Le prier et Le conjurer dans les jeûnes, le sac et la cendre. 4 Je priai l’Éternel, mon Dieu, et je lui fis cette confession : « Seigneur, Dieu grand et terrible, qui gardez inébranlablement l’alliance et votre miséricorde à l’égard de ceux qui vous aiment et qui observent vos commandements, 5 nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait des actions impies et nous nous sommes éloignés de Vous ; nous nous sommes détournés de vos commandements et de vos préceptes ; 6 nous n’avons pas écouté vos fidèles Vicaires d’avant Vatican II ; eux se sont adressés, en Votre Nom, à nos rois , à nos présidents, à nos pères, et à tous les peuples du monde. 7 A Vous, Seigneur, appartient la justice, mais à nous la confusion du visage, telle qu’elle est aujourd’hui pour les hommes d’Église, pour les habitants de Rome, et pour tous les catholiques, qu’ils soient proches ou qu’ils soient loin, dans tous les pays où vous les avez élevés, à cause de leur apostasie sournoise à Votre égard. 8 A nous, Seigneur, à nos rois, à nos présidents et à nos pères, revient la confusion de la face, parce que nous avons péché contre Vous. 9 A l’Éternel, notre Dieu, appartiennent la miséricorde et la propitiation, car nous nous sommes retirés de Vous, 10 et nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, nous n’avons pas observé les lois qu’Il nous a fait connaître par ses serviteurs fidèles. 11 Toute l’Église a transgressé Votre loi et s’est détournée, refusant d’obéir à Votre voix. Et la malédiction et l’exécration qui sont écrites dans le livre de Moïse, le serviteur de Dieu, ont été répandues sur nous, parce que nous avons péché contre Dieu. 12 Il a accompli les paroles qu’Il avait prononcées contre nous et contre les princes qui nous gouvernaient, en faisant fondre sur nous une grande calamité ; car sous tout le ciel il n’y a rien eu de semblable à ce qui a été fait contre Rome. 13 Comme il est écrit dans la loi de Moïse, toute cette calamité s’est abattue sur nous, mais nous n’avons pas imploré la miséricorde du Seigneur, notre Dieu, en nous détournant de nos iniquités et en prêtant attention à Sa vérité. 14 C’est pourquoi l’Éternel a veillé à ce que cette calamité s’accomplisse et Il l’a fait venir sur nous ; car notre Dieu, l’Éternel est juste dans toutes Ses œuvres, et nous n’avons pas écouté Sa voix. 15 Et maintenant, Seigneur notre Dieu, qui avez fait tomber Votre Église, datant de deux mille ans, par une main puissante, et qui Vous êtes fait un Nom, tel qu’il est aujourd’hui, nous avons péché, nous avons fait le mal. 16 Seigneur, selon toute Votre justice, je vous en conjure, que Votre colère et Votre fureur se détournent de Votre ville de Rome, des sept collines saintes, car à cause de nos péchés et pour les iniquités de nos pères, Rome et Votre peuple sont devenus un sujet d’opprobre à tous ceux qui nous entourent. 17 Maintenant Seigneur, mon Dieu, écoutez les prières de vos serviteurs et leurs supplications, et pour Votre bien, Seigneur, faites briller Votre face sur votre sanctuaire maintenant désert. 18 Seigneur Dieu, prêtez l’oreille et écoutez, ouvrez Vos yeux et regardez notre désolation, regardez l’Église qui porte Votre nom ; car ce n’est pas à cause de notre justice que nous vous présentons humblement nos supplications, mais à cause de Votre grande miséricorde. 19 Dieu Éternel, écoutez-nous, Dieu Éternel, pardonnez-nous, soyez attentif et agissez, ne tardez pas, mon Dieu, pour Vous-même, mon Dieu, car Votre ville et Votre peuple portent Votre Nom ».

Kyrie eleison.

dimanche 19 avril 2020

Réflexions de l'abbé Mac Donald : la maladie et la mort


Source

Samedi 18 avril 2020

La maladie et la mort 

Bien chers fidèles,

Le monde est frappé de peur et d'anxiété frénétiques face au coronavirus. Les médias mentent à fond, les politiciens mentent, les riches “philanthropes” mentent, et tous ont fini par introduire leur tyrannie et contrôlent la majorité par la duperie. Les gens ont toujours été malades et finissent toujours par mourir. Nous le savons et même les mondains le savent. Personne ne l’emporte sur la mort. Il y a bien quelques personnes très riches qui dépensent de grosses sommes d'argent en s’imaginant rester en vie éternellement. Mais la grande faucheuse fait sa récolte partout. Dieu est le maître de la mort et de la vie.

Saint Paul nous montre l'attitude du chrétien qui aime Dieu et son prochain : « Pour moi, vivre c'est le Christ et mourir m’est un gain. Mais si vivre dans la chair est en vue de l’œuvre que je dois accomplir, je ne saurais dire ce que je préfère. Je suis pressé des deux côtés : je désire mourir et être avec le Christ, chose de loin la meilleure. Mais il est nécessaire que je demeure dans la chair à cause de vous. Persuadé de cela, je sais que je demeurerai et continuerai avec vous tous, pour votre avancement et votre joie dans la Foi » - Philippiens 1, 21s

Saint Paul sait qu'il vaut mieux mourir et être avec le Christ, mais parce que sa présence est encore nécessaire ici-bas, il reste. La mort est comme une étape vers la vie éternelle, c’est quelque chose dont il faut se réjouir.

La distanciation sociale, les masques sur le visage, l'auto-isolement et le confinement sont contraires à la nature humaine. Dieu nous a fait créatures sociales. L'individualisme forcené est un mythe répandu par les francs-maçons. Les êtres humains sont faits pour vivre en société les uns avec les autres. Les familles sont les cellules constitutives des sociétés plus larges, et non les individus. L'Église souhaite multiplier les liens entre les familles chrétiennes afin d’affermir la société.

Parce que nous sommes faits de corps et d'âme, notre nature exige des contacts physiques les uns avec les autres : poignées de main, câlins, baisers, etc. sont normaux et naturels. La distanciation sociale est un crime contre nature. De même, nous devons nous voir. Nous disons aux enfants : “Regarde-moi quand je te parle”. Les expressions du visage font naturellement partie de nos échanges. Nous communiquons la colère, la joie, le doute, la tristesse, etc. par l’expression de notre visage. Nous devons voir le visage de chacun pour nous comporter vraiment en humain. Les masques faciaux sont contre la nature humaine. L'auto-isolement n'est évidemment pas naturel. Le confinement total est une tyrannie. On met en quarantaine des malades très contagieux. On ne met pas en quarantaine des personnes en bonne santé.

Les personnes en bonne santé rendent visite aux malades et prennent soin d'eux. C'est aussi normal et naturel. Les catholiques charitables comprennent qu'ils pourraient aussi tomber malades, mais s'ils peuvent aider, ils le font. Tout au long de l'histoire, des personnes en bonne santé ont été en contact avec des personnes malades. C'est normal, cela fait partie de notre nature.

Et les gens fragiles ?  Doivent-ils être isolés pour ne pas tomber malades et mourir ? Non, bien sûr que non. C'est un grand péché contre la justice naturelle d’empêcher les personnes âgées dans les maisons de retraite de socialiser entre elles, de leur dire : “Vous ne pouvez pas avoir d'amis ou de relations sociales”. C'est un crime encore plus grand d'interdire les visites de la famille et des prêtres. Un péché direct contre le 4ème commandement. D'autant plus que les maisons de retraite modernes, motivées par l’appât du gain, ne disposent pas du personnel pour prodiguer des soins adéquats à leurs résidents. Elles dépendent des nombreux bénévoles issus des familles. Certains résidents meurent de faim parce que le personnel n'a pas le temps et la patience de les nourrir. L'isolement provoqué et la solitude causent des problèmes de santé mentale pour les autres. Les catholiques avec une foi solide acceptent ces conditions en réparation de leurs péchés, mais je suppose que très peu de ces personnes âgées, fragiles, profitent de ces croix. On dira : s'ils n’avaient pas été isolés, certains seraient tombés malades et seraient morts. La réalité ? nous ne savons pas si plus de gens seraient morts. Mais supposons que c'est le cas. Et alors ? Leur temps dans cette vallée de larmes se termine. S'ils meurent avec un prêtre et leur famille à leur chevet, ils peuvent très bien mourir d'une sainte mort et mériter la vie éternelle.

Ce sont ceux qui ont peu de foi, les païens et les infidèles qui ont la plus grande peur de la maladie et de la mort. Pendant une épidémie, lorsque l'Europe était chrétienne, ceux qui avaient une véritable charité et une grande foi s'occupaient des malades et des mourants. Beaucoup d'entre eux attrapaient la maladie et mouraient eux-mêmes. Ils acceptaient ce risque parce qu'ils aimaient Dieu et leur prochain et ne craignaient pas la maladie et la mort.

Ceux qui avaient peu de foi, et par conséquent peu de charité, aimaient bien plus leur vie dans ce monde et évitaient tout contact avec les gens frappés par la maladie. Du coup, beaucoup d'entre eux survivaient. Et ainsi, après cette épidémie, la Foi était beaucoup plus faible en Europe qu'auparavant, parce que les héros étaient morts ; et les catholiques médiocres avaient survécu. Hugh Akins raconte que lors d'une procession à travers Rome organisée par saint Grégoire le Grand pour arrêter la peste, 80 personnes sont mortes. Cela montre que les gens sains et les pestiférés étaient unis pour essayer d'apaiser la colère de Dieu. En l’occurrence, la colère de Dieu fut apaisée et la peste cessa immédiatement. Saint Michel apparut rengainant son épée. Sans aucun doute, les timides et les craintifs ont évité cette procession pour rester en bonne santé.

Saint Paul enseigne, comme vu plus haut, que la mort et la vie éternelle sont bien meilleures que la vie dans ce monde. Désirer mourir et aller au ciel est normal pour les bons catholiques. Ils acceptent généreusement la maladie et la fragilité qui surviennent en fin de vie mais, comme saint Paul, ils se rendent compte que la mort et la vie éternelle sont bien meilleures et aspirent au Ciel. Ceux qui ne désirent pas le Ciel ont peu d’espoir. Dans certaines histoires d'âmes du Purgatoire, nous lisons qu'elles souffrent dans ce lieu de tourments parce qu'elles ne désiraient pas assez le Ciel. Elles voulaient s'accrocher à leur vie dans ce monde comme les païens et les infidèles qui n'ont aucune espérance.

Par conséquent, nous devons éviter autant que possible la distanciation sociale, l'isolement, les masques sur le visage, etc. Si nous ne pouvons pas prendre le train ou le bus sans masque, nous serons obligés d'en porter un. Mais nous devons faire des efforts pour vivre en tant qu'êtres sociaux normaux et prendre soin des amis et des parents malades.

Malheureusement, beaucoup de nos amis et membres de notre famille qui ont le cerveau lavé par les médias vont s’opposer à nous. Parce qu'ils manquent de foi et n'ont pas hâte d’aller au Ciel, ils exigeront que nous craignions la maladie et la mort. Nous devons aussi vivre avec eux et donc nous serons obligés de partager certains de leurs comportements étranges.

Nous observons une initiative coordonnée dans le monde entier à travers toutes les nations, qui montre le pouvoir que les dirigeants de ce monde ont sur tous les gouvernements et les sociétés. Le Sanhédrin d'aujourd'hui déteste l'Église catholique avec la même haine que ses prédécesseurs avaient pour Notre-Seigneur. Ces dirigeants ont réussi à empêcher de nombreuses personnes de participer aux cérémonies de la Semaine Sainte, privant Dieu de l'honneur qui lui est dû, et les fidèles des nombreuses bénédictions qu'ils auraient obtenues. Encore une victoire pour eux. Mais leur force est notre faiblesse. Et nous sommes faibles parce que la hiérarchie de l'Église est infidèle. Pierre a besoin de se convertir puis de convertir ses frères. Nous devons prier pour cette hiérarchie et nous devons rejoindre la Croisade du Rosaire pour la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie.

 Regina Cœli laetare, Alleluia ! 
Abbé MacDonald

vendredi 17 avril 2020

Coronavirus et projet ID2020 : Bill Gates recommande un vaccin avec implant

Il est urgent que les catholiques  comprennent que le confinement actuel n'a pas pour finalité d'enrayer une pandémie que beaucoup contestent désormais, mais pour certains mondialistes de réussir à faire accepter le fameux implant, le virus et la peur engendrée à son sujet n'étant qu'un prétexte pour arriver à cette étape. Prions Notre-Dame de Fatima pour que le plus de personnes possible comprennent et s'opposent à cette alternative. 

Source :  Média-Presse-Info

dans Bioéthique, Santé et Science — par Pierre-Alain Depauw — 17 avril 2020

Un thème récurrent parmi les théoriciens du complot est que l’élite n’attend que le bon moment pour déployer sa technologie de «marque de la bête» pour identifier et contrôler à distance chaque être humain sur la planète, scellant ainsi leurs plans pour la mise en place effective d’un gouvernement mondial capable de surveiller chacun de nous.
  
Dans le livre de l’Apocalypse [13: 16-17], il y a un passage qui ne manque pas de retenir l’attention : “A tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, elle impose une marque sur la main droite ou sur le front: et que nul ne puisse acheter ou vendre, s’il ne porte la marque… »

Or, voilà que le fondateur de Microsoft, Bill Gates, qui met en garde contre une pandémie mondiale depuis des années, propose par ailleurs ces technologies controversées de marquage pour nous tous.
  
En septembre 2019, à peine trois mois avant la première apparition du coronavirus en Chine, ID2020, une société biométrique basée à San Francisco qui compte Microsoft parmi ses membres fondateurs, a discrètement  annoncé  qu’il entreprenait un nouveau projet qui implique «l’exploration de multiples biométries». technologies d’identification pour les nourrissons » qui est basée sur la « vaccination des nourrissons ».

Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont développé ce qui est essentiellement un «tatouage» de haute technologie qui stocke les données dans un implant invisible sous la peau. La «marque» serait délivrée avec un vaccin, probablement administré par  Gavi , l’agence mondiale de vaccination qui relève également de la Fondation Bill & Melinda Gates.
«Les chercheurs ont montré que leur nouveau implant, qui se compose de nanocristaux appelés points quantiques… émet un signal proche de l’infrarouge qui peut être détecté par un smartphone spécialement équipé», a rapporté MIT News .

Cette étude a été financée avant tout par la Fondation Bill et Melinda Gates.

Avec un confinement prolongé de plus en plus difficile à supporter et une avalanche d’informations destinées à maintenir l’effroi parmi la population, il est probable qu’une part importante de la population accepte une vaccination contenant un implant si la propagande leur promet que c’est pour leur bien et que c’est la clé indispensable pour retrouver une vie “normale”. Et à partir de là, il faut peu d’imagination pour voir cette même nanotechnologie de suivi appliquée à grande échelle dans l’économie mondiale. Elle pourrait notamment être utilisée pour éliminer l’utilisation de l’argent liquide.

Ces craintes ont pris plus d’importance avec l’interview de Bill Gates sur CBS This Morning. Gates y a déclaré que les rassemblements de foule pourraient être interdits jusqu’à ce qu’un programme de vaccination à grande échelle soit adopté. [L’interview peut être visionnée dans son intégralité  ici ].

Selon Gates, tout ce qui pourrait être défini comme un «rassemblement de masse» – des spectateurs entassés dans un stade pour un événement sportif aux manifestants dans la rue  – serait considéré comme un acte de désobéissance civile sans vaccin. 

Tout cela semble être une pure folie quand on se souvient qu’il existe d’autres options pour vaincre le coronavirus qu’un régime vaccinal mondial obligatoire.

Le mois dernier, aux Etats-Unis, le Dr Anthony Fauci, considéré comme expert en allergies et maladies infectieuses, a  déclaré à un sous-comité sénatorial que plus de 80% des personnes infectées par le coronavirus «se rétablissent spontanément» sans aucune intervention médicale. On peut donc se demander pourquoi le confinement a été imposé à tous presque partout dans le monde au lieu de le limiter aux malades. Pendant ce temps, le médicament hydroxychloroquine, qui a été dénigré dans les médias bien qu’il ait été  désigné  comme le traitement le plus efficace contre les coronavirus parmi les médecins dans une grande enquête, commence à faire ses preuves dans différents coins du monde.

La grande question, à ce stade, est donc de savoir quel remède va l’emporter – un vaccin développé à la hâte qui pourrait en fait aggraver les effets de la maladie chez ceux qui la contractent, ou le médicament bon marché à l’efficacité déjà prouvée qu’est l’hydroxychloroquine.

lundi 13 avril 2020

La Mise au Tombeau de l'Eglise

Kyrie eleison DCLXV ( 11 avril 2020 )

A l’Église même enterrée de petits groupes peuvent donner vie,
Et dès qu’elle ressuscitera, elle vivra de mille manières.


Si l’on en croit le message de Notre-Dame de La Salette et du Vénérable Barthélémy Holzhauser, ce que nous vivons aujourd’hui n’est que le terme du cinquième âge du monde ; ce n’est pas encore la fin du septième et dernier âge. Le cinquième âge devra bel et bien s’achever dans un grand châtiment préludant au sixième âge ; le sixième âge sera bref, mais il sera le théâtre du plus grand et du plus glorieux triomphe de l’Église dans toute son histoire. Puis viendra le septième âge, celui de l’apparition de l’Antéchrist. Ce dernier âge connaîtra la plus grande persécution de toute l’histoire de l’Église avant la fin du monde, tel que nous le connaissons ; mystérieusement, notre monde cédera la place à « de nouveaux cieux et une nouvelle terre » (II P. III, 13). Était-ce là ce que saint Pierre, le vénérable Holzhauser et Notre-Dame de La Salette voulaient dire ? Si tel est le cas, l’Église sortira certainement de la tombe où elle gît actuellement, avant de s’envoler pour le Ciel à la fin du monde. Dès lors, toute la question est de savoir comment elle pourra survivre dans son tombeau actuel, et comment elle en sortira.

En fait, il est essentiel de comprendre que l’Eglise appartient à Dieu, que l’Eglise est dirigée par l’Esprit de Dieu, et que l’action de cet Esprit Saint est comparable à celle du vent qui souffle où il veut. On sait qu’il est là parce qu’on l’entend, mais on ne sait ni d’où il vient ni où il va (Jean III, 8). C’est ainsi que les pensées de Dieu dépassent largement nos pensées humaines. Par exemple, nous devons nous habituer à ce que les premiers deviennent les derniers et les derniers les premiers (Mt. XX, 16). C’est ainsi que depuis la fondation de la Fraternité St Pie X en 1970, jusqu’en 2012, date à laquelle ses dirigeants ont posé les conditions du retour de la Fraternité sous l’égide de la Rome conciliaire, la FSSPX combattait en tête pour la défense de la Foi ; mais depuis 2012, elle est devenue officiellement comme le toutou des Romains. Le Système semble avoir englouti la Fraternité et, de la première place qu’elle tenait, elle risque de descendre bientôt à l’une des dernières places, car le Démon ne la laissera pas s’arrêter à mi-chemin.

De nombreux catholiques de tradition ont souhaité, de tout leur cœur, qu’une Fraternité-bis se forme pour prendre la relève. Mais Dieu voulait-Il vraiment une Fraternité-bis ? Peut-être que non. Les années 2010 n’étaient plus les années 1970 ou 1980 où Mgr Lefebvre avait pu étendre la Fraternité au monde entier. La corruption des cœurs et des esprits était déjà bien plus avancée que dans les années 1970. Et depuis 2012, elle s’accélère encore. Voyez comme les hommes d’aujourd’hui manquent de bon sens et comment cette faculté ne cesse de décroître. Bien sûr, la grâce de Dieu peut transformer des êtres humains corrompus en catholiques accomplis, mais Dieu ne force que rarement le libre arbitre humain. Si bien que, lorsque les hommes persistent à vouloir transformer leur vie intérieure en un cloaque, l’hélicoptère de la grâce surnaturelle de Dieu peut préférer ne pas atterrir, de peur de sombrer dans un marécage fangeux.

Or, il est certain que Dieu maintiendra l’Eglise dans les années 2020. Ne fût-ce qu’au moyen d’un mouvement de « Résistance » sans structure ni organisation, traversé de conflits endémiques surgissant entre ses membres qui s’affrontent les uns les autres ! Mais il suffit que ces résistants partagent au moins la même vraie Foi pour que leur mouvement puisse prendre sa place au front du combat. Voire, leur manque de structure peut même présenter un avantage. Comment cela ? Parce que, s’il n’y a qu’une seule tête, sa capture risque d’entraîner la chute de toute la structure, car l’homme moderne n’est-il pas rare qui sait comment il faut obéir ou désobéir ? Par contre, pour peu que les résistants aient un minimum de bon sens et de charité, ils peuvent même s’entendre entre eux, sans avoir à se dévorer les uns les autres. Et si le terme « Résistance » n’est pas une étiquette dont on puisse être fier, ce n’est pas non plus une mauvaise chose, car depuis longtemps la situation dépasse les étiquettes.

En tout cas, pour les catholiques qui souhaitent sauver leur âme en gardant la vraie Foi, ce qui est vital, c’est de voir comment et pourquoi le monde qui nous entoure mine et corrompt la Foi catholique. Ce n’est pas nécessairement par manque de bonne volonté ni de bonnes intentions, bien au contraire. Alors que les premiers protestants étaient des ennemis de la Foi déclarés et obstinés, leurs successeurs, les libéraux du monde entier, peuvent se montrer sincèrement amicaux envers les catholiques. A condition toutefois que ceux-ci partagent leur principe de base, selon lequel la vérité ne peut être que subjective. Pour le libéral, il n’y a qu’un seul dogme : affirmer que tous les autres dogmes sont facultatifs, que les idées sont sans importance, que « tout ce dont vous avez besoin, c’est de l’amour », que toutes les religions ont le même et unique Dieu, etc. Ce dogme est devenu tellement viscéral qu’il n’est même plus remis en question. C’est d’ailleurs pourquoi il est si dangereux. La vérité est exclue du tribunal avant même d’ avoir pu y mettre les pieds. Mais s’il n’y a pas de vérité, comment peut-il y avoir un vrai Dieu ?

Kyrie eleison.

samedi 11 avril 2020

Resurrexit !


"Surrexit Dominus de sepulcro, alleluia" 
Surrexit Dominus vere, alleluia"
"Gavisi sunt discipuli, viso Domino, alleluia" 

Les membres de l'équipe de Reconquista souhaitent à leurs fidèles lecteurs de Saintes et Joyeuses fêtes de Pâques !

Que  le  Christ  victorieux  nous  garde  
sur  le  chemin  de  la Vérité et de la Charité. 

Qu'Il nous permette de retrouver au plus vite une vie sacramentelle normale pour nous unir plus pleinement à sa résurrection. 

Appel urgent à la prière ce Samedi Saint

Nous sommes à la veille de Pâques et nous allons fêter la victoire de Notre-Seigneur sur le Mal. Il nous a donc paru opportun de répercuter cette demande de prière d'exorcisme "nous unissant ainsi dans une bataille spirituelle contre l’Ennemi commun de l’humanité". La prière d'exorcisme qu'il nous est proposé de réciter à 15 h n'a rien d'œcuménique puisque celle-ci avait pour but, pour Léon XIII, de dévoiler l'infiltration des ennemis jusqu'au sommet de l'Eglise. Cette prière a d'ailleurs été plusieurs fois tronquée et nous vous la proposons dans son intégralité. Pour mieux comprendre l'enjeu de cet exorcisme vous pourrez écouter le sermon (ci-dessous) de l'abbé Salenave sur le sujet. Vous trouverez le texte de l'Exorcisme en latin ou en français sur la page "Prières"




COMMUNIQUÉ DE PRESSE 
Mgr Viganò invite les Évêques et les Prêtres 
à réciter l'Exorcisme le Samedi Saint

Le 13 octobre 1884, Léon XIII eut une vision terrible de l’assaut des puissances infernales contre la Sainte Église, et ordonna de réciter la prière à saint Michel Archange à la fin de la Messe. Il composa un exorcisme qu’il a inclus dans le Rituel Romain, faisant mention expresse de ce qu’il avait vu: « L’Église, Épouse de l’Agneau Immaculé, est saturée d’amertume et enivrée de poison par de redoutables ennemis, qui ont posé leurs mains sacrilèges sur tout ce qu’il y a de plus désirable. Là où se trouve le Siège de Pierre et la Chaire de la Vérité, érigée pour illuminer les peuples, ils y ont établi le trône de l’abomination et leur impiété, afin qu’après avoir frappé le berger, le troupeau soit également dispersé. » 
Dans ces jours de profonde détresse, où la pandémie (1) prive les Catholiques de la Messe et des Sacrements, le démon se déchaîne en multipliant ses attaques pour induire les âmes au péché. Les jours bénis de la Semaine Sainte, jusqu’ici consacrés à la Confession en préparation de la Communion de Pâques, nous voient tous contraints à un confinement forcé, mais ils ne nous empêchent pas de prier le Seigneur. 
Étant une journée de silence, dans l’attente de l’annonce de la Résurrection, ce Samedi Saint peut être une occasion précieuse pour tous les Ministres sacrés. Il n’est pas nécessaire de sortir, il n’est pas nécessaire de briser les interdictions de l’autorité civile.
Je demande de prier, sous la forme que Léon XIII a établie pour toute l’Église (2) en récitant ensemble l’Exorcisme contre Satan et les anges rebelles (Exorcismus in Satanam et angelos apostaticos, Rituale Romanum, Tit. XII, Caput III), à 15 heures (heure de Rome – CEST) le Samedi 11 avril 2020, nous unissant ainsi dans une bataille spirituelle contre l’Ennemi commun de l’humanité. 
Le Samedi Saint est le jour où l’on célèbre la descente aux enfers de Notre Seigneur Jésus-Christ, pour libérer les âmes des Pères des chaînes de Satan. Dans le grand silence après la Passion et la Mort du Seigneur, la Sainte Vierge a veillé et elle a cru, attendant avec confiance la Résurrection de son Fils bien-aimé. Au moment où le monde semble avoir vaincu, se prépare le triomphe de la gloire de Pâques. 
Je demande à tous mes Confrères dans l’Épiscopat et à tous les prêtres de s’unir dans cette prière d’Exorcisme, conscients que ce puissant sacramentel – surtout s’il est récité en communion avec tous les autres Pasteurs – aidera l’Église et le monde dans la lutte contre Satan. Je recommande également d’utiliser l’étole, signe du pouvoir sacerdotal, et l’eau bénite. 
Que la Très Sainte Vierge, terrible comme une armée déployée au combat, et Saint Michel Archange, Patron de la Sainte Église et Prince des milices célestes, nous protègent tous. 
+ Carlo Maria Viganò,
Archevêque titulaire d’Ulpiana


Notes de Reconquista :

- (1)Quant à nous, nous sommes convaincus du caractère faussement pandémique de ce virus et de la manipulation organisée, mais la prière en est d'autant plus urgente, vu la situation spirituelle dans laquelle se trouve maintenant l'humanité

- (2) L'exorcisme contre Satan a été rédigé par Léon XIII qui souhaitait que tous les fidèles le récitent régulièrement. 

Au sujet de cet exorcisme, voici un sermon sur ce sujet : 


 que vous pouvez télécharger : L'exorcisme de Saint Michel 


mercredi 8 avril 2020

Offices possibles pour la semaine Sainte (non exhaustif) - confession pascale et communion

1) Site de M. l'abbé Pivert : https://abbe-pivert.com/rameaux-a-domicile-programme-des-diffusions-de-la-semaine-sainte/

Jeudi, vendredi et samedi saints : transmission de l’office des ténèbres le matin à 9 heures
Vendredi saint : transmission du chemin de croix à 15 heures
Pâques : transmission de l’office de sanctification adapté à la fête du jour à 10 heures


2) Site Reconquista - abbé Salenave (cf page ci-contre) 



3) Site des dominicains - possibilité de charger les sermons: http://www.dominicainsavrille.fr/sermons/ 

4) Abbé Rousseau : Chemins de Croix - chants de la Passion - 
 https://www.saintjoseph-tradition.org/chemins-de-croix 


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Confession - communion pascale 

N'hésitez pas à prendre contact avec les prêtres de la Fidélité pour vous confesser et recevoir la Sainte Communion . Ces derniers peuvent se déplacer librement pour le ministère auprès des "malades".

Croisade de la Charité

En ce début du mois d'avril, la Semaine Sainte nous présente beaucoup d'exemples de la Charité pratiquée par Notre-Seigneur.  Quelle a été son attitude face à la colère ?  Ne pourrions-nous progresser sur ce point ? 

lundi 6 avril 2020

Nouvelles d'Austrasie

Chers amis,
Rameaux 2020

Soyez bien assurés que nous n'avons pas prié contre la grippette traficotée, peinte en pandémie mondiale affreuse, la médecine sérieuse n'a rien à voir avec cette punition collective de toute la planète. C'est plutôt contre le communisme et les ennemis de l'Eglise qu il faudrait prier. A mon avis.

Tous ces mensonges n'ont pas eu d'incidence ici en campagne, où la vie continue normalement et les fidèles de la vallée sont venus pour le dimanche des Rameaux. Monseigneur Lefebvre nous exhortait de nous établir à la campagne, c est chose faite; ô combien il avait raison. J'espère que quand le déluge de mensonges baissera, beaucoup d'entre vous suivront ce conseil, même si c'est souvent difficile.

Ce qui est triste, c'est la réalisation de la prophétie de Notre-Dame de Quito. Nos missions de Cebu, Asturias, Dagohoy, Guindulman, Balicasag, Camiguin, El Salvador, Illigan, Aurora, Concepcion, Zamboanga, Davao, Valencia, Maasin, Hindang, Ormoc, Camotes, les quatre centres du Père Jean à Luzon, les fidèles du Japon et de la Corée, les groupuscules de Malaisie et les sympathisants de Singapour, nos fidèles australiens pris dans l'hystérie gouvernementale, et nos Neo Zélandais sous le joug communiste, et enfin, last but not least, nos chers fidèles Indiens : tous ces fidèles sont privés de sacrements, sauf s'ils sont à côté de nos prieurés à la campagne. L'abbé Suneel est détenu à Melbourne, et l'abbé Macdonald est interné à Brisbane, littéralement; les autres abbés sont là où il faut, mais ne peuvent plus bouger. 

L'abbé June Mark Ligan ne peut pas être ordonné pour le moment, et la panique mondiale empêche nos candidats chinois et vietnamiens de venir. Deux Indiens doivent venir en septembre quand le pouvoir acceptera de laisser les gens aller au travail. L’abbé Guiao, qui enterrait sa mère à Iloilo, est retenu là-bas, et notre séminariste coréen est retenu en Corée par des soucis d'immigration. Le pèlerinage à Akita est annulé, comme les camps de garçons, puis de filles en mai. 

Nous sommes inquiets pour nos Philippins qui sont en ville, ou la famine a débuté, et tous ces fidèles qui perdent leur emploi. Un Japonais et deux Américains sont aussi retenus ici, et sont nourris au Séminaire où nous ne manquons de rien, grâce à tout ce qui pousse tout autour et aux réserves qui ont été faites. Notre cane a donne 15 petits canards, mais un poulailler sera bientôt construit.

Quatre charpentiers continuent la finition de la nouvelle tour, dont les étages supérieurs seront bientôt prêts à accueillir les nouveaux candidats. Merci aux bienfaiteurs qui nous permettent toujours d'honorer leur salaires.

Lisez le message de Quito qui est tant d'actualité.  Si Notre-Dame demandait à Mère Mariana de s'unir à ce moment si difficile pour tant de fidèles privés de Sacrements, c'est certainement qu'elle a les yeux fixés sur notre misère et va bientôt écraser la tête du serpent.

In Iesu et Maria,
Francois Chazal+








Pensées pour le Jeudi Saint

Kyrie eleison DCLXIV ( 4 avril 2020 )

Le chemin de l’Eglise suit la trace divine,
Et non la trace humaine menant à la ruine.

Grâce à la liturgie de la Semaine Sainte, normalement célébrée la semaine prochaine, de nombreux lecteurs connaissent vraisemblablement les récits évangéliques de la Passion de Notre Seigneur. Mais peut-être n’ont-ils pas réfléchi à la correspondance des différents moments de la Passion avec la situation des catholiques d’aujourd’hui. Prenons l’exemple de l’arrestation de Notre Seigneur au Jardin des Oliviers. Il dit alors beaucoup de choses, et chacune de Ses paroles suscite tout un monde de pensées.

Ce jeudi soir, Jérusalem grouille de pèlerins en provenance de Judée, de Galilée et de la Diaspora. La ville entière est sous tension parce que tous les personnages importants sont présents en raison de la grande fête de la Pâques. Or cette tension tourne autour de Jésus. D’un côté, Il est très aimé de Ses apôtres, de Ses disciples et d’un grand nombre de personnes qu’Il a enseignées, guéries, consolées et aidées durant les trois années de Son ministère sur la terre. Mais d’un autre côté, il semble que les autorités religieuses du Temple, les chefs des prêtres, les scribes et les pharisiens le désapprouvent formellement et veuillent se débarrasser de Lui à tout prix. Quel mal a-t-Il commis ? Que vont-ils Lui faire ? La ville entière est en effervescence à propos de Jésus.

C’est dans cette atmosphère très tendue que la dernière Cène s’est tenue avec Ses apôtres : Il a ajouté des cérémonies étranges, mais profondément sérieuses, à celles de l’Ancien Testament, et leur a parlé comme s’Il allait les quitter. Il envoie Judas Iscariote faire ce qu’il avait à faire, puis Il conduit les autres au Jardin de Gethsémani. Les apôtres sont anxieux et mal à l’aise, mais Pierre, prêt à combattre, emporte avec lui une épée. Jésus laisse derrière Lui huit des onze Apôtres et emmène avec Lui encore plus profondément dans l’oliveraie Pierre, Jacques et Jean. Là, Il leur demande de prier, les avertissant que s’ils ne priaient pas, ils pourraient entrer en tentation. Puis Il s’éloigne d’eux pour prier seul, en trois fois, durant sa terrible agonie. Chaque fois qu’il revient vers eux, Il les trouve endormis. Puis arrive Judas Iscariote, accompagné de la Garde du Temple ; on vient arrêter Notre Seigneur, loin des gens qui risquaient de se porter à son secours. Judas va jusqu’à Le trahir par un baiser. Pierre, furieux, sort son épée pour défendre son Maître bien-aimé et tranche l’oreille d’un serviteur du Grand Prêtre. Mais il se fait rabrouer par Jésus qui lui demande de rengainer son épée. Et Jésus donne trois raisons.

Premièrement, « Tous ceux qui prendront l’épée, périront par l’épée ». Dans la lutte essentiellement spirituelle pour le salut éternel des âmes, Notre Seigneur doit être non pas le valet de trèfle, mais le roi de cœur. Or, il ne pourra jamais l’être par une violence qui n’engendrerait qu’une autre violence. Deuxièmement, toujours dans le même sens, il leur demande : « Pensez-vous que je ne puisse pas faire appel à mon Père, sans qu’il m’envoie immédiatement plus de douze légions d’anges ? » Il est évident que le Créateur de l’univers dispose d’une force physique suffisante pour renverser toutes les armées ennemies de Son Fils. Mais ce n’est pas ainsi qu’Il gagnerait les âmes. Bien au contraire. Une force supérieure, écrasant physiquement les corps des hommes, ne ferait qu’aliéner les âmes qu’Il veut convertir. Et troisièmement, « Comment donc les Écritures s’accompliraient-elles, s’il n’en était pas ainsi ? » Le plan de Dieu, consigné dans les Saintes Écritures, est établi de toute éternité. Or il y est inscrit que Jésus ne parviendra à toucher les âmes (une minorité) qu’en étant lui-même écrasé ! Jésus gagnera en étant, au moins en apparence, ce qu’aujourd’hui nous appelons, un « perdant » ! Mais c’est bel et bien Pierre qui est en train de « perdre » : ne comprenant plus rien à ce que dit son Maître bien-aimé, il s’enfuit, suivi des dix autres Apôtres.

Comme beaucoup d’hommes faisant aujourd’hui partie de la Tradition, Pierre est un homme viril. C’est un « macho ». Certes, il ne manque ni de foi, ni de courage, ni de dévotion envers son divin Maître, mais au lieu de prier dans le Jardin des Oliviers, il a dormi. Or, si au lieu de dormir, il avait prié, ses pensées auraient pu être divines au lieu de n’être qu’humaines, bien trop humaines. Il aurait alors pu comprendre que la démarche de Jésus était, sans commune mesure, bien plus élevée que la sienne, aussi courageux et dévoué que lui, Pierre, pût être. Mais par le libéralisme ou le sédévacantisme, les catholiques d’aujourd’hui coupent non seulement l’oreille d’un des serviteurs du Grand Prêtre, mais ils coupent même la tête du Grand Prêtre : en douceur, par une quasi-hérésie ou avec rudesse, par un quasi-schisme. Pourtant, Notre Seigneur lui-même ne nous a-t-il pas prévenus que son Église, elle aussi, ne gagnerait qu’en perdant ? A la fin du monde (Lc. XVIII, 8), n’aura-t-elle pas presque disparu ? Mystère . . .

Kyrie eleison.

vendredi 3 avril 2020

Le Monde transformé

Nous publions un peu tardivement ce Kyrie Eleison de Mgr Williamson  qui traite de l'actualité, mais comme ces bulletins hebdomadaires ne se démodent pas, ce léger retard n'aura aucune incidence notable. 
A la suite de Mgr Lefebvre,  Mgr Williamson est un des seuls évêques au monde à expliquer, en toute clarté  et  avec son autorité épiscopale, les causes profondes du mal moderne. Voilà pourquoi nous nous rangeons derrière son autorité morale. Nous savons que beaucoup de fidèles et de prêtres écoutent désormais cette voix qui crie dans le désert tant ils constatent l'esclavage effrayant dans lequel le monde moderne et l'église conciliaire sont en train de les mettre.  
Il faut  cependant déplorer le silence des autres autorités religieuses qui suivent docilement le courant de l'apostasie ou qui ne font plus leur devoir de parler (ou d'écrire) haut et clair quand ils le devraient.  

Kyrie eleison DCLXIII ( 28 mars 2020 )

Si les hommes ici-bas se comportaient en anges,
Nous n’aurions plus pour Dieu une juste louange.

Deux événements secouent le monde, le corona-virus et l’effondrement de ce qui a servi depuis, disons, deux siècles, comme système financier du monde. Les deux événements peuvent bien être liés entre eux. Plusieurs commentateurs font même mention du Bon Dieu, au moins à propos de l’extension mondiale du virus, parce qu’il s’est étendu à la manière d’une peste, et aux temps passés où il n’y avait pas d’autre remède pour la peste, les hommes recouraient souvent à Dieu. N’empêche, à coup sûr ce Dieu qui n’a point changé depuis lors joue dans les deux événements d’aujourd’hui un rôle bien plus important que la majorité des gens ne pensent.

Est-ce à dire qu’Il est la cause directe de l’extension mondiale du virus ? Directe non, mais indirecte oui, parce qu’Il a prévu depuis l’éternité que cela arriverait, et Il a décidé de le permettre. Et quel bien plus grand aura-t-Il voulu permettre pour qu’il suive le mal de l’infection ? On a vu les gouvernements de beaucoup de pays imposer aux mouvements de leurs citoyens des restrictions tellement draconiennes que ces pays sont virtuellement paralysés. Cela a l’effet d’offrir à ces citoyens une possibilité sérieuse d’abord de se rendre compte à quel point le fonctionnement tant vanté de leurs pays modernes est de fait plus que fragile, tandis qu’eux-mêmes, ils ne sont pas tellement maîtres de la réalité comme ils ont pu le penser ; et ensuite l’interruption grave de leur train-train quotidien leur fournit le temps nécessaire et une occasion sans pareil de réfléchir sur le matérialisme de ce train-train : Qui suis-je ? Qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que j’en fais ? Où vais-je ? Hélas, tant de citoyens modernes aussi providentiellement ralentis ne chercheront qu’à remettre le pied sur l’accélérateur pour se distraire de ces pensées capables de suggérer qu’il y ait quoi que ce soit de plus important que leur train-train si captivant . . .

Autre raison pour laquelle ce n’est pas nécessairement le Bon Dieu qui a causé directement le virus, c’est le grand nombre de gens sérieux qui se demandent si le virus vient non pas de la Nature venant de Dieu mais plutôt de laboratoires fabriqués par les hommes, où les virus de la Nature sont artificiellement rendus beaucoup plus puissants et contagieux pour qu’ils servent d’armes de guerre. Et si c’est bien de là que vient le corona-virus, à qui les hommes peuvent-ils s’en prendre si ce n’est à d’autres hommes ?

Et puis, outre l’origine du virus, il y a sa fuite qui fait problème : comment a-t-il pu s’échapper des laboratoires de manière à empester le monde entier ? Fut-ce un accident, ou bien l’a-t-on lâché délibérément ? Là encore beaucoup de braves gens estiment qu’il ne s’agit d’aucun accident, mais plutôt d’un crime organisé pour coïncider avec l’effondrement du système financier du monde, lui aussi organisé. De deux façons le virus devait aider cet effondrement : d’abord il paralyserait ne fût-ce que brièvement le fonctionnement normal des économies du monde, en entraînant des banqueroutes sans nombre et une aggravation partout de l’endettement et de la réduction en esclavage à la Puissance de l’Argent ; et ensuite le virus pourrait servir pour exciter une panique que les médias de ces mêmes Mondialistes exagéreraient à leur gré pour distraire l’humanité de l’avance importante de son esclavage. En tout cas, si le krach financier était délibéré, l’arrivée du virus en même temps était pour tout le moins une aubaine pour ceux qui étaient derrière le krach.

Et alors y a-t-il, y a-t-il eu, quelqu’un derrière le krach du mois de mars qui n’est point encore fini ? Mais bien sûr ! La Puissance de l’Argent, ayant les gouvernements à sa botte, dispose de sommes d’argent si importantes qu’elle peut faire monter ou baisser les bourses du monde, supposément libres, comme elle veut, et des krachs comme celui du mois de mars sont faits pour transférer des petits investisseurs leurs richesses aux Puissants de l’Argent. Dans ce cas-ci, ceux-ci ont créé à partir de 1987 des bourses qui pendant 33 ans n’ont fait essentiellement que monter pour attirer les petits investisseurs, et une fois que ceux-ci avaient bien avalé le hameçon, ces Puissants ont fait faire krach aux bourses, en sorte que les petits perdent tout leur avoir tandis qu’eux-mêmes font fortune, en ayant parié sur le krach qu’ils ont manigancé. Et les gouvernements protègent cette Puissance de l’Argent qui les a achetés depuis belle lurette.

Et le Bon Dieu, où est-Il en tout cela ? – « Mes enfants, si vous insistez à adorer Mamon et le matérialisme à ma place, voilà ce qui va vous arriver. Vous avez méprisé Ma religion pour la remplacer par la politique. Vous avez adoré vos gouvernements au lieu d’adorer Moi-même. Vous avez préféré croire en l’argent qu’en la pratique de la charité envers vos semblables. Et vous vous surprenez maintenant que la politique, les gouvernements et l’argent vous trahissent ? Ou bien vous vous vexez que Moi je leur aie permis de vous trahir ? Mes enfants, ce que Moi Je vous offre, c’est le Paradis, et pour toute l’éternité ! »

Kyrie eleison.