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jeudi 28 décembre 2017

Lettres aux fidèles de M.l'abbé Morgan en 2011 et 2012

Pour mémoire, voici deux lettres de Monsieur l'abbé Paul Morgan datée du 1 novembre 2011 et
du 31 août 2012. Ces deux documents témoignent de la sincérité de M. l'abbé Morgan qui espérait réellement que l'autorité de la FSSPX reviendrait dans la fidélité à l'héritage de Mgr Lefebvre. En novembre 2011, il écrit à ses fidèles que le préambule d'accord proposé à Albano en octobre 2011 a été rejeté et reconnu comme inacceptable par les membres de ce mini chapitre. Cette lettre sera retirée du site officiel.

En août 2012, l'abbé veut encore rassurer les fidèles de Grande-Bretagne en insistant sur le fait que le chapitre de 2012 ne veut pas abandonner la ligne doctrinale : c'était bien sûr sans compter sur la duplicité de Mgr Fellay qui saura exploiter la faille introduite par ce même chapitre pour arriver "in fine" à un accord canonique en douceur. 

Malgré les souhaits exprimés par M. l'abbé Morgan, les supérieurs de la FSSPX ont continué dans la logique du ralliement introduite subtilement par ce même chapitre. Voilà pourquoi M. l'abbé Morgan se verra, en conscience , obligé de démissionner de la FSSPX lors de l'été 2017 en raison de la question des mariages. A l'exemple courageux de M. l'abbé Morgan, puissent d'autres prêtres suivre sincèrement leur conscience sacerdotale.

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01 Novembre 2011

Lettre de l'abbé Paul Morgan au district de Grande-Bretagne de la FSSPX
Mardi 1er novembre, le site du district britannique de la FSSPX a mis en ligne l'édition de novembre de la lettre d'information de son supérieur, l'abbé Paul Morgan.

Ce texte a ensuite été retiré.


Mes chers frères,

La réunion des supérieurs de la Fraternité s'est tenue à Albano les 7 et 8 octobre comme annoncé dans la lettre d'information du mois dernier, et Mgr Fellay a notamment usé de cette opportunité pour discuter du Préambule doctrinal que lui avait présenté le cardinal Levada le 14 septembre.

jeudi 15 janvier 2015

Entretien avec M. l'abbé Martin Fuchs (30 mars 2014) [mise à jour des archives]

M. l'abbé Fuchs lors du pélerinage à St Jean Népomucène, en 2014 (photos disponibles sur notre blog)

*Traduction à partir de l’anglais réalisée pour le blog Reconquista

 Source: Rex

Le 30 mars 2014

Thème: “La confiance dans les Supérieurs est maintenant … ébranlée, elle est détruite. (Abbé Fuchs, lettre de démission)

L’abbé Martin Fuchs a été membre de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X (FSSPX). Il a quitté la Fraternité le 30 décembre 2013. Il a expliqué son choix dans a lettre de démission (pour la version anglaise cliquer ICI). L’abbé Fuchs était prêtre de la FSSPX dans le district d’Autriche. Etant donné que la République Tchèque, d’un point de vue technique, appartient au même district et est un pays voisin, nous sommes très intéressés par ce qui lui arrive. Plus important encore, la démarche prise par l’abbé Fuchs est une première en Europe Centrale. L’abbé Fuchs vit maintenant à Aigen, près d’une frontière entre l’Autriche et la Tchéquie. Une  raison essentielle pour solliciter un entretien avec l’abbé Fuchs était pour donner des informations fraîches de ce coin du monde et de le communiquer à toutes les personnes de la Résistance qui partagent un même état d’esprit ainsi qu’aux hésitants ou pire encore, à ceux qui ignorent ce qui se passent. Nous pensons que l’abbé Fuchs, qui était un prêtre qui jouissait d’une haute estime à l’intérieur du district d’Autriche de la FSSPX, a beaucoup à nous apprendre.

(Note: l’entretien s’est déroulé en entier en anglais qui n’est pas la langue maternelle de l’abbé Fuchs.)

REX !: Monsieur l’abbé, pourriez-vous nous dire comment votre supérieur de district a accueilli votre départ? Est-ce que cela s’est passé avec aigreur, comme cela fut le cas pour certains prêtres, ou bien cela s’est-il passé de manière civilisée ?

Abbé Martin Fuchs: j’ai communiqué au supérieur mes opinions personnelles sur les relations de la Fraternité avec Rome, quand il vint dans le district d’Autriche en été dernier. Donc cela n’était pas nouveau pour lui.

REX!: Dans votre lettre de démission, vous écriviez: “La confiance dans les supérieurs est maintenant … ébranlée, elle est détruite. » Pouvez-vous nous dire brièvement pourquoi il en est ainsi ?

AMF: J’avais remarqué ces dernières 14 années combien les supérieurs déviaient du chemin tracé par notre fondateur, l’Archevêque Lefebvre. Au début, je n’arrivais pas à y croire. Je les excusais et je m’efforçais de donner à leurs déclarations ambiguës une bonne interprétation, mais je me rendais compte que leurs discours devenaient de plus en plus fréquents et que leur décision de chercher une solution canonique était fermement établie, cela sans se préoccuper de résoudre les différences dogmatiques.

En regardant en arrière, nous nous rendons compte qu’il y a eu au moins trois mensonges principaux:

Mensonge No.1: Ils demandaient la libération de la messe “ancienne”. Or la messe tridentine n’a jamais été interdite, elle a toujours été libre. Et donc il n’y avait pas lieu de demander la libération.

Mensonge No.2: Ils demandaient la levée des “excommunications”. Notre Fondateur a toujours considéré ces soi-disantes excommunications comme nulles et non-avenues. Et par définition, ce qui est nul et non-avenu ne requière pas d’être levé. En demandant la levée des excommunications, ils en arrivent à admettre que les excommunications imposées en 1988 étaient absolument justifiées. Dans ce cas, cela voudrait dire que l’Archevêque Lefebvre et l’évêque de Castro Mayer auraient entrepris une action injuste.

Mensonge No 3: Ils sont entamés des discussions avec Rome, parce que les deux conditions qu’ils avaient demandées avaient été exaucées, cela même alors qu’elles n’avaient pas été exaucées. En effet, « l’ancienne » messe n’est pas libre, et ne peut être offerte à tout moment.

Je me demandais: vraiment, est ce que Dieu bénit de tels mensonges?

REX!: Vous avez cite plusieurs raisons importantes pour expliquer votre départ dans votre lettre de démission. Pouvez-vous nous les résumer en quelques mots ou bien mettre en lumière un ou plusieurs points particuliers?

PMF: L’Archevêque Lefebvre nous montrait comment négocier avec Rome. Il a parlé clairement sur ce qu’il pensait de la nouvelle messe, ce qu’il pensait des « excommunications », ce qu’il pensait d’un dialogue futur avec Rome et ce qu’il pensait d’un accord pratique. Toutes ses réponses ont été formulées clairement et sont importantes pour la protection de la Fraternité Saint Pie X. Néanmoins, les supérieurs actuels n’ont pas suivi son approche [Note de la traduction : celle de Msg Lefebvre] et ils ne voulaient pas la suivre. Lisez le sermon du Père Jean de Morgon en date du 26 janvier de cette année, et vous verrez comment Msg Fellay, de Galaretta et Tissier de Mallerais ont changé leur point de vue. Si vous prenez la Déclaration de ces trois Evêques – point 11 – il faut admettre qu’un accord pratique est une option. Si cet accord est fait, le Pape nommera un Visiteur qui demandera l’acceptation du Concile Vatican II et qui octroiera aussi, dans le futur, des évêques selon ses critères. Ce ne serait seulement qu’une question de temps avant que la Fraternité Saint Pie X ne disparaisse.

REX!: Si j’ai bonne mémoire, vous étiez aussi responsable d’une chapelle de la FSSPX à Budapest en Hongrie? Que deviennent les fidèles là-bas ? Est-ce qu’ils vous soutiennent ou ont-ils au moins compris votre démarche ? Que pensent-ils de la politique de Monseigneur Fellay ?

AMF: Oui, j’étais responsable de la chapelle de la FSSPX à Budapest. Autant que je puisse voir, ils ont suivi de près les relations entre la FSSPX et Rome. Les supérieurs n’ont pas informé les fidèles sur la situation, donc les fidèles ont obtenus l’information par internet. Ils ont trouvé la lettre des trois évêques, et la réponse de la Maison Généralice, et ils furent très déçus avec le contenu de la réponse.

La plupart ont très bien compris ma démarche. Ils ont perdu toute confiance dans les supérieurs de la Fraternité.

REX!: Je crois que vous résidez maintenant à Aigen, en Autriche. Comment votre vie a-t-elle changé depuis que vous avez quitté la FSSPX ? Je crois qu’il y a une petite chapelle à Aigen que vous desservez.

AMF: Par le passé, j’écoutais souvent les sermons et lisais les livres de l’Archevêque Lefebvre. Je ne souhaite pas suivre les nouvelles voies actuelles. Je souhaite simplement suivre notre Fondateur à cause de ses enseignements catholiques libres de tout compromis.

Ici à Aigen, je serai un prêtre au service de tous ceux qui feront appel à moi.

REX!: Revenons sur le sujet de votre départ. Quel fut la goutte d’eau de trop pour vous dans votre décision de quitter la FSSPX, et pouvez-vous expliquer combien difficile ce fut pour vous de prendre cette décision finale ? (Dans votre Lettre de Démission, vous avez écrit : « D’un cœur très peiné, j’ai communiqué au Supérieur Général ma démission … »). Il est évidemment beaucoup plus facile pour les fidèles de dire au-revoir et de quitter leur chapelle ; nous ne pouvons que nous dire combien difficile cela doit être pour un prêtre. Dans quelle mesure vos fidèles actuels vous ont-ils aidé dans votre décision ?

AMF: Je suis âgé de 52 ans et donc cela n’était pas facile du tout de quitter la Fraternité. Je devais me mettre à la recherche d’une nouvelle vie de prêtre. Sinon j’aurais été obligé de quitter la prêtrise et cela, je n’avais pas l’intention de le faire. Je suis entré à la Fraternité pour restaurer la foi Catholique. Je suis devenu prêtre dans la Fraternité car je savais que seul l’Archevêque Lefebvre formait des prêtres vraiment Catholiques.

Les fidèles de la chapelle d’Aigen me soutiennent de toutes les manières qu’ils peuvent. Comme la chapelle appartient à une famille, le changement fut très facile.

REX!: Pouvez-vous nous donner plus de détails sur la situation de la Tradition en Autriche en ce moment, à la fois pour ce qui est des prêtres et des fidèles?

AMF: La situation de la Tradition en Autriche est certainement différente des autres pays. Les distances [entre catholiques] sont très longues. Le nombre de fidèles n’est pas particulièrement élevé et leur âge est élevé, quoiqu’il varie selon les régions.

J’ai l’impression que beaucoup de fidèles n’ont pas compris que la question vraiment importante n’est pas la Sainte Messe, mais plutôt le Concile Vatican II et les nouvelles définitions de la liberté religieuse et le nouvel œcuménisme. C’est sur ces documents que s’appuient les autres changements : la Nouvelle Messe, les Nouveaux Sacrements, la Bible Œcuménique, le nouveau Code du Droit Canon, le Nouveau Catéchisme, etc.

REX!: Monsieur l’abbé, êtes-vous d’accord avec mon sentiment que l’atmosphère au sein de la FSSPX actuelle est empoisonnée par la peur, la méfiance, l’espionnage et la dénonciation? Ma propre expérience est que quand j’avais l’habitude de donner des informations clé à un prêtre de votre district précédent, et il n’y a pas si longtemps de cela, il utilisait toujours une adresse email privée au lieu d’utiliser l’adresse officielle de la FSSPX. Et voici d’ailleurs un exemple de plus à propos de votre district précédent : il y a quelques semaines, j’ai écrit un email à un autre prêtre. Il y a répondu mais quand j’ai cherché à répondre une seconde fois, ma réponse était sans cesse refusée comme s’il s’agissait d’un spam. Cependant quand je me suis servi d’une autre adresse email et que j’ai fait attention de ne pas utiliser « certains mots », il n’y a plus eu de problème du tout [Note de la traduction : pour l’envoi de mon message]. Et donc ceci m’a convaincu que toute la correspondance avec une adresse officielle de la FSSPX dans le district d’Autriche est surveillée, comme c’est d’ailleurs le cas en France, en Suisse, au Benelux ou en Allemagne.

AMF: Malheureusement, je dois dire qu’il y a une atmosphère de méfiance. Si vous n’êtes pas d’accord avec la nouvelle direction, alors on vous supervise de près. Regardez le procès de l’abbé Pinaud. Les supérieurs ont créé une adresse email à son nom, à partir de laquelle ils ont envoyés des messages à ses amis.

Les supérieurs savent très clairement et ont conscience qu’ils ont abandonnés la mission de l’Archevêque Lefebvre. Ils ne vont tolérer aucune critique de leur nouvelle direction, alors ils obligent les prêtres à être obéissants et loyaux. Je me rappelle parfaitement que c’est exactement ainsi que la nouvelle Rome a traité la Fraternité après le Concile Vatican II. Quand j’ai rendu visite au prêtre de ma paroisse en 1987, pour expliquer ma position, il m’a dit : « vous et l’Archevêque Lefebvre êtes désobéissants. Vous devez obéir au Pape ! » Si l’Archevêque Lefebvre avait écouté ce conseil, il n’aurait jamais fondé la Fraternité Saint Pie X.

Les supérieurs ont interdit la vente du livre révélateur de l’abbé Pivert : « Nos Relations avec Rome » qui explique et met en lumière précisément les vues de l’Archevêque Lefebvre.

Les informations données aux prêtres de la FSSPX Durant ces 12 dernières années sont insuffisantes et datent. Ils ont expliqué cela en disant que les relations avec Rome doivent rester secrètes. Notre fondateur, au contraire, parlait toujours publiquement et sans ambiguïté. Un sujet aussi important que la Foi ne peut jamais se traiter en secret.

REX!: Que répondriez-vous à ceux qui accusent la Résistance de semer la division parmi un troupeau qui est déjà petit?

AMF: Nous sommes sur terre pour aller au Ciel. C’est la raison pour laquelle nous devons protéger la Vérité et vivre selon cette Vérité. Les fidèles, qui ont soutenu la Fraternité Saint Pie X, l’ont toujours fait à cause de la Foi et de la Vérité. Maintenant, néanmoins, ces deux choses sont en danger si cette trahison continue encore longtemps.

REX!: Monsieur l’abbé, si vous pensez à un prêtre de la FSSPX qui a de sérieux doutes sur ce qu’il doit faire – rester ou s’en aller - que lui diriez-vous ? A quoi doit-il réfléchir ?

AMF: Tant que les Supérieurs ne parlent pas clairement et ne dissent pas la vérité, et tant qu’ils n’évitent pas la Rome moderniste en restant à une sérieuse distance de la Rome moderniste, je ne peux pas lui donner d’autre réponse que celle-ci: quittez la Fraternité!

Je demande aux fidèles de la Résistance de soutenir les prêtres sur le départ, et d’établir des endroits où ils peuvent célébrer la Sainte Messe.

J’ai l’impression que beaucoup de prêtres n’ont pas véritablement étudié la situation, ou qu’ils sont tellement accaparés par leurs obligations, ou encore que d’autres n’ont pas envie de regarder la réalité à cause des conséquences.

REX!: Une grande partie des prêtres de la FSSPX est sans doute convaincue que la ligne suivie par Msg Fellay est désastreuse, mais ils partagent l’avis de Msg Tissier qu’il est nécessaire d’attendre jusqu’au prochain Chapitre Général. Pensez-vous que cette stratégie peut changer quelque chose, étant donné que nous savons que la majorité des membres du Chapitre ont été nommés par Msg Fellay ?

AMF: Quand on réfléchit au changement des trois évêques, il n’est plus possible de rester. Leur intention est de conclure un accord avec Rome. Vous arriverez à la même conclusion que moi si vous lisez les déclarations et les réponses des supérieurs de district – de cela il n’y a aucun doute !

REX!: Monsieur l’abbé, que pensez-vous des six conditions préliminaires qui ont été approuvées par le dernier Chapitre Général?

AMF: Elles sont totalement insuffisantes pour protéger la Fraternité telle qu’elle fut créée par l’Archevêque Lefebvre. La troisième condition sine qua non est même ridicule : au moins un évêque – un seul évêque ? Et quelle sorte d’évêque ? Un évêque qui partage les idées de Rome ? Cela serait la fin de la Fraternité!

Et la première condition souhaitée: notre propre court ecclésiastique de première instance – cette condition va dans la même direction : la deuxième instance peut annuler les jugements de la première instance à tout moment.

REX!: Que pensez-vous de l’idée que Monseigneur Williamson devrait assurer la continuation de l’Opération Survie en consacrant un ou plusieurs évêques? Etes-vous favorable à cette idée ?

AMF: Oui, je lui ai conseillé de consacrer des évêques le plus tôt possible. Il ne veut pas suivre une autre voie que celle de l’Archevêque Lefebvre.

REX!: souhaitez-vous ajouter pour nos lecteurs quelque chose de particulier en guise de conclusion?

AMF: Il nous faut suivre notre Fondateur! Nous devons créer une nouvelle Fraternité ou une structure où les prêtres et les fidèles collaborent sur la base d’une Déclaration de doctrine et d’objectifs. Il faut trouver une maison, une sorte de centre, à partir d’où l’apostolat s’organise, se coordonne et est garanti. Il faut aussi une fondation pour les besoins (assurance santé, etc.) des prêtres qui sont partis de la FSSPX afin de leur assurer les moyens de subsistance.

Merci, Monsieur l’abbé, pour votre temps et merci aussi pour ce que vous faites! Nous sommes heureux qu’il y ait un brave prêtre tel que vous dans notre région. Que Dieu vous bénisse !

Celui qui a conduit l’entretien: D. Grof

Source: REX!

jeudi 11 septembre 2014

Lettre ouverte de Mgr de Castro Mayer et de Mgr Lefebvre à Jean-Paul II

Très Saint-Père,
Que Votre Sainteté nous permette, avec une franchise toute filiale, de lui soumettre les réflexions suivantes.
La situation de l’Église est telle, depuis vingt ans, qu’elle apparaît comme une cité occupée.
Des milliers de membres du clergé et des millions de fidèles vivent dans l’angoisse et la perplexité, en raison de “l’autodestruction de l’Église”. Les erreurs contenues dans les documents du concile Vatican II, les réformes post-conciliaires et spécialement la réforme liturgique, les fausses conceptions diffusées par des documents officiels, les abus de pouvoir accomplis par la hiérarchie, les jettent dans le trouble et le désarroi.

En ces circonstances douloureuses, beaucoup perdent la foi, la charité se refroidit, le concept de la véritable unité de l’Église dans le temps et dans l’espace disparaît.
En notre qualité d’évêques de la Sainte Église catholique, successeurs des Apôtres, nos cœurs sont bouleversés à la vue de tant d’âmes, dans le monde entier, désorientées et désireuses pourtant de demeurer dans la foi et la morale qui ont été définies par le magistère de l’Église et qui par elle ont été enseignées d’une manière constante et universelle.
Nous taire dans cette occurrence nous semblerait devenir complices de ces mauvaises œuvres (Cf. 2 Jn 11).
C’est pourquoi, considérant que toutes les démarches que nous avons faites en privé depuis quinze ans sont demeurées vaines, nous nous voyons obligés d’intervenir publiquement auprès de Votre Sainteté, afin de dénoncer les causes principales de cette situation dramatique et de La supplier d’user de son pouvoir de Successeur de Pierre pour « confirmer ses frères dans la foi » qui nous a été fidèlement transmise par la Tradition apostolique.
À cet effet nous nous permettons de joindre à cette lettre une annexe contenant les erreurs principales qui sont à l’origine de cette situation tragique et qui, d’ailleurs, ont déjà été condamnées par vos prédécesseurs.
La liste qui suit en donne l’énoncé, mais n’est pas exhaustive :
  1. Une conception “latitudinariste” et œcuménique de l’Église, divisée dans sa foi, condamnée particulièrement par le Syllabus, (n° 18).
  2. Un gouvernement collégial et une orientation démocratique de l’Église, condamnée particulièrement par le concile Vatican I.
  3. Une fausse conception des droits naturels de l’homme qui apparaît clairement dans le document sur la liberté religieuse, condamnée particulièrement par Quanta cura (Pie IX) etLibertas praestantissimum (Léon XIII).
  4. Une conception erronée du pouvoir du Pape.
  5. La conception protestante du saint sacrifice de la messe et des sacrements, condamnée par le concile de Trente, sess. XXII.
  6. Enfin, d’une manière générale, la libre diffusion des hérésies caractérisée par la suppression du Saint-Office.
Les documents contenant ces erreurs causent un malaise et un désarroi d’autant plus profonds qu’ils viennent d’une source plus élevée. Les clercs et les fidèles les plus émus par cette situation sont d’ailleurs ceux qui sont les plus attachés à l’Église, à l’autorité du Successeur de Pierre, au magistère traditionnel de l’Église.
Très Saint-Père, il est urgent que ce malaise disparaisse, car le troupeau se disperse et les brebis abandonnées suivent des mercenaires. Nous vous conjurons, pour le bien de la foi catholique et du salut des âmes, de réaffirmer les vérités contraires à ces erreurs, vérités qui ont été enseignées pendant vingt siècles par la sainte Église.
C’est dans les sentiments de saint Paul vis-à-vis de saint Pierre lorsqu’il lui reprochait de ne pas suivre « la vérité de l’Évangile » que nous nous adressons à Vous. Son but n’était autre que de protéger la foi des fidèles.
Saint Robert Bellarmin, exprimant à cette occasion un principe de morale générale, affirme que l’on doit résister au pontife dont l’action serait nuisible au salut des âmes (De Rom. Pont. 1. 2, c. 29).
C’est donc dans le but de venir en aide à Votre Sainteté que nous jetons ce cri d’alarme, rendu plus véhément encore par les erreurs du nouveau Droit Canon, pour ne pas dire les hérésies, et par les cérémonies et discours à l’occasion du cinquième centenaire de la naissance de Luther. Vraiment, la mesure est comble.
Que Dieu Vous vienne en aide, Très Saint-Père, nous prions sans cesse, à votre intention, la Bienheureuse Vierge Marie.
Daignez agréer les sentiments de dévouement filial qui sont les nôtres.

jeudi 12 juin 2014

Mise en ligne de documents à télécharger

Nous avons récemment mis en ligne quelques documents à télécharger au format pdf. Ces documents peuvent également être trouvés sur le site Auxilium Christianorum

Magistère:


et également:

Ainsi que les 5 numéros du bulletin Reconquista: 






jeudi 20 février 2014

[mise aux archives]: 27 juin 2012: Abbé Clifton: lettre ouverte à M. l'abbé Thouvenot

Source The Recusant 
Maison St George, Wimbledon
27 juin 2012

Cher Monsieur L’Abbé,
A la veille du vingtième anniversaire de mon ordination sacerdotale, bien que rendant grâce à Dieu Tout-Puissant et à la Vierge Marie qu’une telle grâce et miséricorde m’aient été accordées, je me sens poussé à vous faire part de mes sentiments sur les souffrances qui accablent en ce moment notre chère Fraternité.
Les évènements qui ont eu lieu au sein de la Fraternité durant les trois derniers mois m’ont causé tout d’abord de la tristesse et de l’angoisse, enfin du découragement et de la colère. Les terribles divisions qui déchirent maintenant notre Fraternité ne sont pas le fruit de la rébellion et de la désobéissance, mais sont clairement le résultat d’un changement sismique de la part de nos Supérieurs des principes qui régissent nos relations avec Rome. Abandonner la sécurité et la prudence de la position adoptée par la Fraternité à la dernière réunion du Chapitre Général (2006), c’est a dire de refuser tout accord pratique avec les autorités romaines sans qu’il y ait au préalable une résolution doctrinale des erreurs du Concile Vatican II, s’est révélé etre un désastre. En conséquence, la Fraternité qui était toujours unie et forte est maintenant déchirée et affaiblie – frère contre frère. Aucun argument convainquant n’a été présenté pour justifier un tel changement fondamental de position – le Saint Père n’a en aucune facon modifié son insistance sur la continuité herméneutique en ce qui concerne la Tradition et les enseignements du dernier Concile. Et pourtant, on nous demande d’accepter le contraire.
Cette approche ne pouvait que créer le profond malaise qui affecte maintenant la Fraternité. Cette situation douloureuse a été exacerbée par l’usage impropre de la confidentialité a grande échelle par nos Supérieurs actuels, tandis que d’un autre coté ils mettaient dans le privilege de leur confidence un petit groupe de partisans de la nouvelle politique envers Rome.
De ce fait, il me parait extrêmement clair que ceux qui portent vraiment la responsabilité de cette tempête actuelle ne sont pas ceux qui ont tenté de preserver la fermeté et la non-ambiguité de la profession de Foi catholique de notre Fraternite envers les autorités conciliaires, mais ceux qui ont choisi d’abandonner la voie de la sagesse qui consiste à demander une réelle conversion de la Rome moderniste avant d’envisager tout accord pratique.

A la lumière de ce qui précède, la décision du Supérieur Général d’exclure l’un de ses confrères Evêques (choisi, comme lui-même, par son Excellence Monseigneur Lefebvre) de la réunion du Chapitre en juillet, et son refus d’ordonner à la prêtrise des candidats de communautés religieuses qui ont toujours partagé avec nous le même combat de la Tradition, “jusqu’à ce que l’on puisse s’assurer de leur loyauté”, est profondément bouleversant et injuste. D’avoir simplement recours aux sanctions, toujours plus nombreuses, contre ceux qui s’opposent à la nouvelle politique – à laquelle Monseigneur Fellay a fait allusion pour la première fois dans l’édition de mars de Cor Unum – ne servira qu’a créer d’autres divisions et a faire plus de mal à notre Fraternité. Au contraire, c’est ma conviction profonde que seul un retour à notre position ultérieure, qui etait d’insister sur une réelle conversion doctrinale de la part de Rome avant un quelconque accord pratique, pourra rendre à notre Fraternité Sacerdotale sa paix et son unité, et la rendre loyale à l’exemple et à l’esprit de notre cher fondateur, Monseigneur Marcel Lefebvre.
In Christo Sacerdote et Maria Immaculata,

Abbé Matthew Clifton

dimanche 5 janvier 2014

Prise d'habit de frère Pio (5 janvier 2013)

Ces photos datent du 5 janvier 2013, date à laquelle le frère Pio a pris l'habit. 

L'abbé Cardozo et le futur frère Pio

Frère Pio, du nord du Brésil, vient de prendre l'habit bénédictin, la veille de l'Epiphanie, au monastère de santa Cruz de Dom Thomas. Il a choisi son nom en l'honneur de St Pie X. A côté de lui, l'abbé Cardozo porte une soutane claire car au Brésil les chaleurs sont fortes. C'est une grande joie pour nous tous. Nous souhaitons à frère Pio beaucoup de grâces et de bénédictions.