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jeudi 13 novembre 2025

À propos de la déclaration du Saint-Siège et des titres mariaux de Corédemptrice et Médiatrice



Source

De même que Dieu donna à Adam, en la personne d’Ève, une aide semblable à lui, ainsi Dieu donna au nouvel Adam, Notre Seigneur Jésus-Christ, Marie, la nouvelle Ève, comme une aide semblable à Lui. La Très Sainte Vierge est donc l’auxiliaire semblable à Notre Seigneur: ​adjutorium simile sibi (Gn 2, 18), et elle participe à l’Œuvre de la Rédemption, ainsi que l’enseigne le Magistère de l’Église.

L’Église a recueilli les témoignages des Pères et des Docteurs, et elle s’est déjà prononcée à plusieurs reprises sur cette prérogative. Cependant, le privilège de la Corédemption, comme celui de la médiation de toutes les grâces, n’a pas encore été proclamé dogme. Sans aucun doute, le Concile Vatican II fut le grand obstacle à une telle déclaration.

L’Église conciliaire ne cesse de mettre des entraves à la vraie doctrine, car elle est une nouvelle Église, une nouvelle religion qui a pris la place de la véritable. Tant que durera cette situation, il sera difficile d’obtenir de véritables définitions dogmatiques, puisque les libéraux et les modernistes ont corrompu l’éternelle notion de vérité, comme l’enseigne saint Pie X.

Demandons à Notre-Dame, Corédemptrice du genre humain, qu’elle vienne en aide à la Sainte Église.

+ Thomas d’Aquin O.S.B.

mardi 11 novembre 2025

Avertissement à Léon XIV et au Cardinal V. Fernandez

Promulgation de la Note Mater Populi fidelis :

Le Souverain Pontife Léon XIV, le 7 octobre 2025, Mémoire Liturgique de la Sainte Vierge du Rosaire, a approuvé la présente Note, délibérée lors de la session ordinaire de ce Dicastère, en date du 26 mars 2025, et en a ordonné la publication.

Donné à Rome, au siège du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, le 4 novembre 2025, Mémoire Liturgique de saint Charles Borromée.

Suite à cette publication scandaleuse contre la Mère de Dieu, sous l'autorité du Pape Léon XIV et du Cardinal Fernandez, l'abbé Salenave présente les raisons théologiques, scripturaires et magistérielles de la fausseté de ce document sur la Vierge Marie.  Il invite ces responsables, Pape et Cardinaux - entre autres le cardinal Fernandez, autrefois publicateur d'écrits érotiques - à faire amende honorable, à réparer le dommage commis auprès des fidèles ou à quitter leur charge au plus tôt pour le bien de la Foi, de l'Église et des âmes.  



 "Ainsi qu'un bon serviteur et esclave, il ne faut pas demeurer oisif; mais il faut, appuyé de sa protection, entreprendre et faire de grandes choses pour cette auguste Souveraine.  Il faut défendre ses privilèges quand on les lui dispute ; il faut soutenir sa gloire quand on l'attaque (...) Il faut parler et crier contre ceux qui abusent de sa dévotion pour outrager son Fils." ( Saint Louis-Marie Grignion de Monfort, Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge, n°265)

dimanche 13 octobre 2019

La consécration de la Russie n'a jamais été faite !


A l'occasion de ce 13 octobre 2019, il est opportun de rappeler que la Consécration de la Russie n'est toujours pas faite et que, ce faisant, l'humanité court à sa perte temporelle et éternelle.

Le 13 juillet 1917,
Notre Dame disait : "Si l'on fait ce que je vais vous dire,  beaucoup d'âmes se sauveront et on aura la paix. La guerre va finir. Mais si l'on ne cesse pas d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, commencera une autre, pire. (....) Dieu va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la famine et de la persécution.... Pour l'empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si l'on écoute mes paroles, la Russie se convertira et on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde..." (Lucie raconte Fatima - 4ème mémoire, p. 163)

Le 13 juin 1929 à Tuy : " Le moment est venu où Dieu demande au Saint Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen." (ibidem, p. 192).

En mai 1930, Lucie écrit à son confesseur la demande de Notre Dame : " Le Bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie si le Saint Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux Très Saints Coeurs de Jésus et de Marie".

La demande comporte donc trois points importants :
1) Le Saint Père en union avec tous les évêques,
2) Consacre la Russie explicitement désignée,
3) Dans un acte solennel et public de réparation.

La promesse comporte deux bienfaits ou grâces :
1) La conversion de la Russie;
2) Un certain temps de paix.

Les consécrations de 1952, 1982 et 1984 répondent-elles à cette demande ?

Celle du 7 juillet 1952 par Pie XII, dans sa lettre apostolique Sacro Vergente Annoadressée aux peuples de la Russie, nomme bien la Russie mais elle fut faite par le pape seul, sans l'union avec les évêques du monde et sans l'acte public et solennel de réparation et de consécration. Peu de temps après, soeur Lucie écrivait :" Je suis peinée qu'elle (la consécration) n'ait pas été faite comme Notre Dame l'avait demandée". (Fr François, op. cit., p. 280)

Celle de Jean-Paul II à Fatima, le 13 mai 1982. 1) Dans cette consécration, la Russie n'est même pas mentionnée. 2) La consécration ne fut pas faite au Coeur Immaculé de Marie. 3) Les évêques ne furent pas invités à s'unir au pape. Soeur Lucie déclarera à sa nièce le 11 août 1982 : " La consécration de la Russie telle que Notre Dame l'a demandée, n'est pas faite."

Celle de Rome le 25 mars 1984 par Jean-Paul II ?
1) La Russie n'est pas mentionnée une seule fois dans le long texte. Le pape l'a même reconnu et en a donné la raison.
2) L'offrande n'a pas été faite au Coeur Immaculé de Marie mais à Marie Mère.
3) En 1986, soeur Lucie déclara à son amie Mme Pestana et à Maria do Fetal, sa nièce, que "la consécration de la Russie n'est pas faite" (Fr François, op. cit. p. 373). Elle confirma ce jugement au cardinal Law, archevêque de Boston, en mai 1989 (ib. 374)

Les fruits promis ne se voient pas :
1) La Russie ne s'est pas convertie officiellement à la religion catholique ; les organisations religieuses qui ont une existence légale en Russie actuellement sont : les schismatiques orthodoxes, le judaïsme, l'islam et le bouddhisme.
2) Depuis plus de 30 ans, le monde a connu des guerres effrayantes : en 1986, soit deux ans après la pseudo consécration, les conflits armés avaient fait quelque 17 millions de morts !!
3) Les erreurs communistes se sont répandus dans la monde (la Chine reste communiste). La France est devenu un pays crypto-communiste avec une constitution officiellement laïcisée et une législation athée qui promeut l'antichristianisme qui n'est que le fond réel du communisme.

Affirmer que la consécration de la Russie a été faite est donc une énorme tromperie ( et même un crime) qui ne fera que prolonger de grands maux dans l'humanité et causera la perte d'un très grand nombre d'âmes.

Abbé Matthieu Salenave

jeudi 17 janvier 2019

"Mère de l'Espérance ...", le dernier recours pour une France apostate


Puisque la France semble se diriger dans une tourmente révolutionnaire en raison de la multiplication  des péchés, de crimes de toutes sortes contre les âmes innocentes, de trahisons du clergé y compris traditionaliste, de lâchetés calculées, d'apostasie  aussi bien des petites gens que des chefs, il ne reste au minuscule troupeau des derniers fidèles  qu'à se tourner vers la Reine du Ciel qui, Seule avec son Divin Fils, peut sortir les âmes et la nation de la boue du péché.  C'est tout le message de Notre-Dame de Pontmain que nous fêtons aujourd'hui.

Note sur le changement des paroles du cantique Notre-Dame de l'Espérance après le concile Vatican II. 

En 1848, en plein orage révolutionnaire, Monsieur le chanoine Prud’homme eut l’inspiration de fonder une vaste association de prières pour le salut de la France. Cette association prit de l’ampleur jusqu’à devenir l’Archiconfrérie de Notre-Dame d’Espérance.

Pour appuyer cette oeuvre il composa le fameux cantique Mère de l’Espérance qui se répandit rapidement dans toute la France. En voici les paroles :

R./ Mère de l’Espérance,
Dont le nom est si doux
Protégez notre France.
Priez, priez pour nous! (bis)

Souvenez-vous, Marie, 
Qu’un de nos Souverains 
Remit notre Patrie 
En vos augustes mains. 

La crainte et la tristesse 
Ont gagné notre cœur. 
Rendez-nous l’allégresse, 
La paix et le bonheur. 

Vous calmez les orages,

Vous commandez aux flots, 
Vous guidez au rivage 
Les pauvres matelots. 

De la rive éternelle, 

Secondez nos efforts; 
Guidez notre nacelle 
Vers les célestes ports. 

En ces jours de souffrances 

Sauvez-nous du danger; 
Épargnez à la France 
Le joug de l’étranger. 


Des mères en alarmes 
Raffermissez les cœurs; 
Venez sécher leurs larmes, 
ô Mère des douleurs! 

Au chemin de la gloire, 
Conduisez nos soldats 
Donnez leur la victoire 
Au jour des saints combats. 

Et si, pour la Patrie, 
Bravant les coups du sort 
Ils vont donner leur vie, 
Ah ! couronnez leur mort ! 

Le cantique fut adopté dans la paroisse de Pontmain : il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il fut au programme des prières entonnées par les paroissiens pendant le temps l’apparition. Or c’est à ce chant, écrira plus tard Joseph Barbedette, que « la Très sainte Vierge devait réserver son plus beau sourire de toute l’apparition ».

Élevant les mains à hauteur des épaules, elle se mit à remuer les doigts, paraissant accompagner le chant avec une extrême délicatesse. Elle était radieuse. Aussi la joie des enfants devint-elle à ce moment-là exubérante : « Voilà qu’Elle rit, voilà qu’Elle rit ! » disaient-ils, « Oh ! qu’elle est belle ! Oh ! qu’elle est belle ! »

samedi 6 mai 2017

Victoire du Rosaire en 2017 ?

 Note : A l'occasion de ce premier samedi du mois de mai 2017 et à la veille d'évènements politiques français qui engagent plus profondément la France dans un processus mondialiste (qui n'est qu'un communisme déguisé et cravaté), il est bon de se rappeler que toute victoire catholique n'est qu'une victoire de Notre Dame et donc du Rosaire. C'est Elle seule qui écrase le serpent infernal. Les catholiques sont actuellement abandonnés par la hiérarchie officielle et tyrannisés par le pouvoir mondialiste. Cette permission divine n'a qu'un but : laisser toute la gloire de la victoire à Notre Dame. Raison de plus de s'attacher au Rosaire

Les grandes victoires du rosaire par le RP Marie-Dominique (O.P. ) du couvent de la Haye aux Bonshommes.  Extrait du Sel de la terre n°41


I) Victoire sur les Cathares

AU DÉBUT du XIIIe siècle, en Languedoc, peu de temps après avoir été révélé à saint Dominique, le rosaire apparaissait à la fois comme une arme de guerre invincible contre les ennemis de l’Église (bataille de Muret le 12 septembre 1213), mais aussi comme une méthode de prédication extrêmement efficace pour combattre l’hérésie et convertir les âmes (1) (2). Ainsi fut vaincu un fléau, « vraie guerre sociale, qui laissait trop prévoir ce que serait désormais l’histoire pour la cité sainte (3) », car « on étouffa la doctrine des Albigeois au moins quant à sa prédominance extérieure ; mais elle resta sourdement comme semence de toutes les erreurs qui devaient éclater au XVIe siècle (4) ». Victoires sur l’islam

« Lorsque les nations chrétiennes de l’Orient, celles qui avaient transmis aux Occidentaux le flambeau de la foi qu’elles ont laissé s’éteindre chez elles, eurent assez fatigué la justice divine par les sacrilèges hérésies dont elles défiguraient l’auguste symbole de la foi, Dieu déchaîna sur elles, du fond de l’Arabie, le déluge de l’islamisme qui engloutit les chrétientés premières. [...] C’est notre tour maintenant, nations occidentales, si nous ne revenons pas au Seigneur Notre Dieu !. »

Aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, l’invasion menaçait l’Europe chrétienne. Mais celle-ci eut assez de foi pour la repousser, en prenant l’arme du rosaire : spécialement à Lépante (7 octobre 1571), Vienne (12 septembre 1683) et Peter- wardein (26 juillet 1716) (5) (6) (7) .

Ces victoires furent à l’origine des fêtes liturgiques du Saint Nom de Marie (12 septembre) et de la solennité de Notre-Dame du très saint Rosaire (premier dimanche d’octobre).

II) Victoires sur le protestantisme

La révolution protestante de 1517, préparée par la Renaissance, fut la première grande étape de l’apostasie des nations (8).

 La Rochelle : 1er novembre 1628

Lorsqu’au XVIIe siècle le protestantisme menaça dangereusement le royaume de France, ce fut encore le rosaire qui l’en délivra (9) .

A la tête d’une puissante armée, le roi Louis XIII s’efforçait de réduire à l’obéissance la ville de La Rochelle, soutenue par l’Angleterre, et qui était devenue le boulevard du protestantisme en France. Sur l’ordre du monarque, le rosaire fut d’abord récité solennellement au couvent dominicain du Faubourg Saint-Honoré à Paris, en présence de toute la cour. On le priait à deux chœurs, selon la coutume dominicaine. Puis le roi appela le père Louvet O.P., célèbre prédicateur à l’époque, afin de prêcher une mission à l’armée avec plusieurs frères prêcheurs. On distribua 15 000 chapelets parmi les troupes et, chaque soir, les protestants...

jeudi 30 mars 2017

Fatima ou le Règne du Christ sur terre par Marie

 La Résistance Catholique ne représente rien aux yeux du monde. Que sont trois (bientôt 4) évêques, quelques monastères, quelques milliers de catholiques répartis dans le monde entier ? Humainement, visiblement rien. Mais en réalité,   ce sont des âmes, des fortins qui restent sous l'étendard du Christ Roi et qui, par conséquent, ne veulent pas rentrer dans ce vaste courant d'apostasie initié par les loges maçonniques, publié par le concile Vatican II et propagé désormais par le moyen de l'église conciliaire (nouveau code) qui accepte tout sauf ce Règne exclusif et total du Christ Roi. Ces catholiques fidèles, malgré ce petit nombre, se trouvent sous l'autorité du Christ. Et c'est la raison de leur force. Mais le Christ veut régner par sa Mère. C'est le message de Fatima. C'est pourquoi ces mêmes fidèles se trouvent aussi (consciemment ou non) sous la douce autorité de Notre Dame. Les 4 évêques de la Fidélité catholique feront un pèlerinage fin octobre à Fatima (27-29 oct) pour manifester en paroles et en actes cette soumission sincère à la Reine du ciel.

Le seul et grand moyen de restauration universelle: la très sainte Vierge

Le problème de l’heure se pose ainsi : Satan et ses agents cherchent  à conquérir la France (et par son biais le monde entier) pour notre plus grand malheur ; il faut donc les chasser et restaurer chez nous l’ordre social chrétien pour le plus grand bonheur des hommes et de notre patrie.

Or c’est la très sainte Vierge Marie qui a été prédestinée par Dieu pour écraser la tête de l’infernal serpent (et ses suppôts) et préparer l’avènement du Verbe incarné.

Si donc nous voulons triompher de Satan et de ses suppôts, et rendre le monde et la France à Jésus, nous devons nous mettre sous l’égide de la très sainte Vierge Marie, et travailler avec elle au triomphe du Christ-Roi.

Marie a été constituée par Dieu antagoniste de Satan et de ses suppôts

Dieu a établi Marie pour diriger l’armée du bien dans sa lutte contre les troupes de l’enfer. Relisons pour nous en convaincre une des premières pages de la Bible. Lorsque le Seigneur est venu porter la sentence de mort contre nos premiers parents et contre le serpent diabolique, il dit à ce dernier : « Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci te  meurtrira la tête, et tu la meurtriras au talon (Gn 3, 15). » Ainsi se trouvent précisés les adversaires . Tous les événements actuels de ce monde ne sont que la mise en œuvre de cette unique inimitié qui dresse Satan contre la très sainte Vierge Marie, les suppôts de Satan contre les enfants de Marie : Jésus et les membres de son Corps mystique. Si donc nous voulons mener un combat efficace contre l'enfer, nous devons mettre la sainte Vierge à la base de toute notre activité ; soutenus par elle, nous renverserons les puissances infernales et nous rétablirons chez nous le règne du Christ-Roi.

C’est en Marie que les souverains pontifes mettent leur confiance pour triompher du mal si puissant à l’heure actuelle.

Léon XIII terminait son encyclique contre la franc-maçonnerie par un appel à la Vierge puissante : « Demandons à la Vierge Marie, Mère de Dieu, de se faire notre auxiliaire et notre interprète ; victorieuse de Satan, quelle déploie sa puissance contre les sectes réprouvées. » Ceci s'applique bien sûr au peuple réprouvé qui inspire toutes sles sectes antichrétiennes.
Et Pie XI consacrait sa dernière encyclique à prêcher le saint rosaire : « Quiconque étudie avec diligence les annales de 1 Église catholique verra facilement uni à tous les fastes du nom chrétien le patronage efficace de la Vierge, Mère de Dieu.

« En effet, lorsque les erreurs se répandent en tous lieux, s’acharnent à lacérer le vêtement sans couture de l’Église et à bouleverser le monde catholique, c’est à celle qui a détruit seule toutes les hérésies du monde (Bréviaire romain) que nos pères s’adressèrent d’un cœur confiant, et la victoire remportée par elle ramena des temps meilleurs". Cette pensée de Pie XI se confirme actuellement dans la destruction de l’Église par le moyen de l'église conciliaire. 

« Bien que tant et de si grands maux nous menacent, et que nous ayons à en craindre de plus grands encore pour l’avenir, nous ne devons pas perdre courage... Mais plutôt, comme nous l’avons rappelé en commençant, employons auprès de Dieu une médiation très agréable à ses yeux, celle de la bienheureuse Vierge, puisque pour nous servir des paroles de saint Bernard : Telle est sa volonté que nous recevions tout par le moyen de Marie »

Nous autres Français, nous sommes tenus plus spécialement de mettre la très sainte Vierge à la base de notre vie tant privée que publique : n est-elle pas en vérité la Reine de France ? Ce privilège nous vaut d’ailleurs l'inimitié des forces infernales. Le système démocratique et républicain  n'est rien moins qu'un moyen de détruire la France en permettant à des hommes sans Foi ni morale de diriger les reines de cette patrie (cf le président français et la clique de ministres nullissimes).

Et c'est pourquoi le pieux roi Louis XIII écrivait dans son acte de consécration de la France à Notre Dame :
« Nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et nos sujets, la suppliant de vouloir nous inspirer une si sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre ou jouisse des douceurs de la paix, ce que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. »

Pie XI a confirmé de son autorité apostolique ce vœu de Louis XIII lorsqu’il reprenait presque mot pour mot les phrases du décret royal dans la première bulle de son pontificat, adressée à « la France, fille ainée de l'Église"

« Nous déclarons et confirmons que la Vierge Marie, Mère de Dieu, a été régulièrement choisie, sous le titre de son assomption dans le ciel , comme principale patronne de la France auprès de Dieu, avec les privilèges que comportent ce titre et cette dignité. » (Pie XI, Bulle Galliam Ecclesiae fililam primogenitam, 2 mars 1922) 

La royauté universelle de la sainte Vierge n’est pas un simple titre honorifique.Notre Dame est Reine en vérité.

Dieu lui a donné par grâce tout ce que le Christ possède par nature et n divin Fils et en dépendance de lui, elle gouverne le monde comme elle le fit entendre à sainte Catherine Labouré en lui révélant la médaille miraculeuse.

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort nous décrit magnifiquement le rôle efficace que Dieu a donné à Marie dans l’ensemble de la création : « Telle est la volonté du Très-Haut, qui exalte les humbles, que le ciel, la terre et les enfers plient, bon gré mal gré, aux commandements de l’humble Marie, ... 



vendredi 12 août 2016

Le bonheur et les larmes de Marie (sermon)

Pour se préparer à la fête de l'Assomption, voici un  sermon des dominicains d'Avrillé, donné le 15 août 2015. 
Bonne écoute !

jeudi 14 avril 2016

Commentaires Eleison No CDLVI (456)

SOLUTION DIVINE

Pour vingt petites coches, le Ciel est mien.

Un Catholique doit être fou pour s’en priver !

Les deux derniers numéros de ces « Commentaires » conclurent que dans la confusion actuelle au sein de l’Église universelle, confusion descendant des Papes possédés eux-mêmes par les idées Révolutionnaires, les Catholiques doivent se tourner vers Dieu pour les solutions de Dieu Lui-même, car Il ne peut abandonner les âmes qui ne L’ont pas d’abord abandonné. Cette solution existe. Elle n’est pas compliquée, elle est accessible à tous, elle garantit le salut éternel et elle ne demande qu’un peu de foi, d’humilité et d’effort. C’est la Dévotion au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie par la pratique des cinq premiers samedis dans un esprit de réparation pour les insultes, les blasphèmes et les outrages commis à l’encontre de la Mère de Dieu.
Pourquoi réparation envers la Vierge Marie ? Parce que Dieu, connaissant de toute éternité combien le monde se pervertirait vers sa fin, donna à sa Mère, comme l’avait prévu saint Grignion de Montfort au XVIIIe siècle, un rôle maternel spécial à jouer à partir des bouleversements de la Révolution française (1789). Et à travers le XIXesiècle, Elle fut en mesure, par exemple à Lourdes, d’atteindre une multitude d’âmes que le libéralisme et le scientisme auraient damnées, mais au XXe siècle, trop d’âmes rejetèrent même ses soins maternels. Ainsi, comme Dieu donna à son Église au XVIIe siècle la Dévotion à son propre Sacré-Cœur, au XXe siècle Il lui donna la Dévotion au Cœur Immaculé de sa Mère, en avertissant le genre humain que cela serait la dernière planche de salut qui lui serait donné avant la fin du monde. Et les insultes à sa Mère étant pires pour Lui que celles qui Lui sont adressées à Lui-même, le rejet par les hommes des efforts spéciaux qu’elle faisait pour les sauver appela une réparation spéciale.
Elle-même, de mai à octobre 1917 à Fatima au Portugal, offrit son Cœur comme remède à ces maux de l’humanité qui devaient beaucoup s’aggraver lorsqu’éclata la Révolution russe au même mois d’octobre. Et comme le monde s’effondrait dans les années 1920, jusqu’au point aujourd’hui où d’innombrables Catholiques ne tiennent à leur foi que du bout des doigts, Elle offrit à toute âme un moyen de salut sûr et facile en échange d’un peu d’effort : pour cinq premiers samedis successifs du mois faire réparation pour les outrages commis contre 1) son Immaculée Conception, 2) sa virginité perpétuelle, 3) sa maternité spirituelle universelle, 4) ses images et ses statues et 5) les petits enfants que l’on empêche d’accéder à Elle. Cliquez ICI pour voir le dépliant pour des détails plus précis.
Cette offre si généreuse en échange de si peu est incroyable, mais comme le dépliant l’explique, elle ne manque pas de sens. De toute éternité Dieu connaît le chaos qui nous enserre maintenant au fur et à mesure que le Cinquième Âge de l’Église touche à sa fin. Nous perdons notre santé, nos familles, nos libertés, nos pays, nos prêtres, nos Sacrements, notre Église, et bientôt fort probablement nos vies. Notre monde sombre dans un chaos organisé par les ennemis de Dieu pour effacer toute trace de Lui. Or, tout cela, Il le sait, bien sûr, jusqu’à la difficulté grandissante pour nous, même l’impossibilité apparente, de mener une vie catholique. Il nous offre alors la garantie du salut si nous ne fournissons qu’un petit effort pour faire réparation à sa Mère. Par la suite, on peut bien devenir fou, aller en prison, aller à sa mort, même perdre la foi, mais au moment de la mort nous avons la promesse de Dieu qu’Elle sera là avec toutes les grâces nécessaires au salut. Comment un Catholique croyant peut-il ne pas accepter cette offre ? Il y a certainement des prêtres partout dans l’Église qui feront de leur mieux pour aider.
Mais de notre côté, le moins que nous puissions faire, c’est de remplir exactement ce que demande le Ciel, notamment les cinq intentions distinctes de réparation, et voilà où le dépliant peut aider. Commandé en gros sur papier au Centre Fatima au Canada, ou téléchargé sur papier, il offre 20 petites boîtes à cocher pour l’ascension en diagonale de la tempête moderne au calme céleste. Les enfants adorent cocher des boîtes. Cela ne fait aucun mal aux adultes. Tout le monde à bord pour le Ciel !
Kyrie eleison.

vendredi 28 août 2015

Le nouveau paradis terrestre (Père Georges Bellanger)

Remarquez, mes amis, que lorsque Dieu eut fermé à l’homme pécheur le paradis terrestre, sa miséricorde lui en ouvrit immédiatement un autre. Écoutez Dieu parlant au démon, probablement en présence des deux coupables : « Je placerai l’inimitié entre toi et la femme, entre ta race et la sienne ; elle t’écrasera la tête, et tu chercheras à la mordre au talon. »
Quelle est cette femme ? C’est le nouveau paradis terrestre, je dis paradis terrestre, parce que l’homme retrouve en Marie la joie et le bonheur qu’il aurait goûté au premier paradis terrestre, et une joie et un bonheur bien plus grands, quoique d’un genre différent.
Savez-vous quelle est la cause de toutes les tristesses de l’homme sur la terre ? C’est la peur… L’homme est malheureux depuis son péché, parce qu’il a peur. Si l’homme n’avait pas peur, il ne serait pas malheureux. L’homme n’aurait pas peur, s’il connaissait davantage son paradis terrestre, la très sainte Vierge Marie, cause de notre joie !
L’homme pécheur a peur de tout… Il a peur de son Dieu, un ami, un père… Il a peur de Satan, son ennemi… Il a peur de la croix, que j’appellerais volontiers l’arbre de vie, puisqu’elle porte le bon Dieu… Il a peur de la mort, qui n’est après tout que la suprême délivrance…
  • L’homme a peur de Dieu depuis le péché, parce qu’il se sent pécheur, parce qu’il sent qu’il a affaire à un maître et à un juge souverain. L’homme n’aurait point peur de Dieu, s’il allait le voir dans son paradis terrestre, la Vierge Marie.
Dans ce paradis terrestre, Dieu reste Dieu, c’est-à-dire le maître et le juge souverain, mais là, il n’a plus rien de terrible. Il nous apparaît dans les bras de Marie, dans l’extérieur d’un petit enfant d’une beauté ravissante qui sourit et qui pleure, qui nous ouvre ses bras, si petits et si grands, pour nous accueillir et nous bénir.
  • Le démon fait peur à l’homme, et tellement peur qu’il le décourage, qu’il lui enlève toute son énergie. J’ai rencontré souvent des pauvres âmes de jeunes gens mille fois les victimes de Satan, tellement ses victimes qu’elles se résignaient à vivre sous son joug.
L’homme n’aurait point peur du démon, s’il se trouvait auprès de Marie, son paradis terrestre, car cette bonne Mère lui dirait : Regarde, sous mon pied, ton ennemi, n’aie pas peur, il ne bouge pas ! Reprends courage, bientôt tu remporte­ras toi-même, sur ce grand orgueilleux, une grande victoire.
  • La croix fait peur à l’homme, j’entends par la croix, toutes les souffrances de la vie : les souffrances du corps, du cœur, les douleurs de 1’âme…
L’homme n’aurait pas peur de la croix, si, dès qu’il la rencontre, il se réfu­giait par la prière, dans son paradis terrestre, dans le Cœur de Marie, où a été planté, pour la première fois, la croix, c’est-à-dire l’Arbre de vie.
  • Enfin la mort est pour l’homme une heure d’angoisses épouvantables, s’il est éloigné du paradis terrestre ; au contraire, si la sainte Vierge se trouve là, il meurt en souriant, il meurt en chantant ; la porte du ciel n’est pas loin.
Mes amis, la sainte Vierge, c’est le paradis terrestre de l’homme, c’est la vraie cause de notre joie.

Père Georges Bellanger (1861-1902)
[sur le Père Georges Bellanger, voir le dossier dans le Sel de la Terre 42]

samedi 2 août 2014

Léon XIII: Salutaris Ille Spiritus du 24 décembre 1883, sur la Sainte Vierge



Ce salutaire esprit de prière, don et gage à la fois de la divine miséricorde, que Dieu promit autrefois de répandre sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem, ne manque jamais dans l’Eglise catholique. Toutefois, il semble exciter plus vivement les âmes, alors que les hommes redoutent, comme menaçant ou déjà arrivé, quelque grand péril pour l’Eglise ou l’Etat. Car la foi et la piété envers Dieu ont coutume de grandir dans les dangers, parce que moins on voit de ressources dans les choses humaines, mieux on comprend la nécessité du secours céleste.

Nous en avons eu des preuves récentes lorsque, ému par les longues épreuves de l’Eglise et par la difficulté générale des temps, Nous avons fait appel, par notre Lettre encyclique, à la piété des chrétiens, et Nous avons décrété que la Vierge Marie serait honorée et implorée, pendant tout le mois d’octobre, par la très sainte pratique du Rosaire. Nous avons appris en effet, que l’on avait obéi à Notre volonté avec autant de zèle et d’empressement que la sainteté et l’importance de la chose le demandaient. Car, non seulement dans notre Italie, mais dans toutes les contrées de la terre, on a prié pour la religion catholique et pour le salut public ; l’autorité des Evêques, l’exemple et le zèle du clergé donnant l’impulsion, on a honoré à l’envi l’auguste Mère de Dieu.