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samedi 18 janvier 2025

La démocratie



Pratiquement tous les pays vouent aujourd'hui une sorte de culte à la démocratie. Mais la démocratie moderne, héritée de l'Indépendance américaine et de la Révolution française, est une démocratie révolutionnaire. Cette notion de démocratie doit être totalement rejetée, car elle affirme que l'autorité vient du peuple et non de Dieu. Par conséquent, la légitimité des lois vient également du peuple et non de Dieu. Dans ce cas, quelle est la valeur des dix commandements de la loi de Dieu ? Dieu dit de ne pas tuer. Les démocraties modernes de nombreux pays disent : « Vous pouvez tuer ». Elles légalisent donc l'avortement et l'euthanasie. Qui a raison ? Le peuple et ses représentants ou Dieu ? L'absurdité de la démocratie moderne est évidente.

Un autre aspect de la démocratie religieuse concerne les libertés modernes : liberté de culte, liberté d'expression et de la presse, liberté d'enseignement et liberté de conscience.

Toutes ces libertés sont condamnées par l'Église. La liberté de culte revendique le droit de toutes les religions à bénéficier de la protection de l'État pour leur culte, leur prédication et leurs autres activités. Ceci est contraire à la Révélation, car une fausse religion n'a aucun droit. Elle peut faire l'objet d'une tolérance, mais jamais d'un droit.

La liberté de la presse est un principe libéral tout aussi absurde. Même parmi les défenseurs de cette liberté, on en voit un grand nombre qui combattent leurs adversaires, essayant de les faire taire à tout prix et par tous les moyens, contrairement à leurs propres principes. Mais le pire, c'est ce principe même, qui est également condamné par l'Église, car seuls la vérité et le bien peuvent jouir de la liberté de se propager par la presse et la parole. Le monde moderne ne comprend pas cette condamnation, car il ne croit pas en l'Église. L'Europe, dont la mission était d'être la lumière du monde, s'enfonce de plus en plus dans l'apostasie totale. Étant dans l'apostasie, elle n'accepte ni ne comprend que l'Église condamne la liberté de la presse et de la parole.

La liberté d'enseignement est basée sur le même principe. L'homme peut dire ou enseigner ce qu'il veut. Les universités d'aujourd'hui sont des centres de diffusion de toutes sortes d'erreurs, tout comme la presse moderne et tous les moyens de communication. Il y a une juste liberté de recherche, d'investigation des faits, mais il ne doit pas y avoir de liberté d'enseigner ce qui est contraire à la Révélation.

La liberté de culte est une autre liberté avec laquelle les révolutionnaires cherchent à détruire la foi des pays catholiques. Les libéraux du Concile Vatican II ont réussi à faire adopter le décret sur la liberté religieuse, à l'encontre des condamnations de l'Église.

Tout cela fait que la démocratie moderne est issue de principes révolutionnaires. Révolutionnaires et fausses.

Le Brésil et les pays d'Amérique du Sud, ainsi que les États-Unis et les pays d'Europe, suivent ces fausses doctrines. Tant que ces pays suivront ces fausses doctrines, ils ne connaîtront pas la paix véritable, ils n'auront pas une vie sociale juste et ils ne mériteront jamais d'être appelés des pays civilisés, même si leurs finances vont bien.

Ce n'est pas sans raison que saint Pie X a choisi la devise « Instaurare Omnia in Christo ». Sans cette restauration, le monde se perd de plus en plus.

Nous devons attendre cette restauration de la part de la Médiatrice de toutes les grâces.

+ Thomas d'Aquin O.S.B.
Le 28 décembre 2024

mardi 2 juillet 2024

Confessons-nous régulièrement

KE 885 (29 juin 2024)


L'Occident veut la guerre et devient menaçant
Prions notre Rosaire, il est encore temps.

Il y a environ trois semaines, le 13 juin, une station de radio américaine diffusa un rapport effarant sur les derniers préparatifs de la Russie en vue d’une guerre nucléaire mondiale. Que ce rapport soit exact ou non, ces Commentaires n’ont aucun moyen de le savoir, mais il correspond sans aucun doute à la situation que nous connaissons. Et ce qui importe actuellement n’est pas tant l’exactitude des détails que la vue d’ensemble qui nous montre le Bon Dieu à l’œuvre, permettant librement aux hommes de se punir les uns les autres en se massacrant mutuellement à grande échelle. Dieu le permet pour qu’au moins une minorité accepte Son invitation au Ciel au lieu que tous refusent cette invitation en préférant l’Enfer. Voici les détails rapportés, dans l’ordre chronologique :

1. Fin mai, la Russie annonce des exercices d’armes nucléaires tactiques (courte portée).

2. Début juin, la Russie commence ces exercices dans son District militaire sud.

3. Vers le 3 juin, la Russie envoie 11 sous-marins lanceurs de missiles nucléaires dans l’océan Atlantique.

4. Vers le 6 juin, la Russie envoie 27 sous-marins nucléaires supplémentaires dans l’océan Pacifique.

5. Vers le 11 juin, la Russie étend les exercices nucléaires intérieurs à courte portée au district militaire de Léningrad, autour de Saint-Pétersbourg, couvrant ainsi tout le front occidental de la Russie et le mettant à distance de frappe des forces de l’OTAN et des pays membres de l’OTAN.

6. Le 12 juin, la Russie déploie par surprise autour de Moscou, de Saint-Pétersbourg et de ses silos de missiles à longue portée son tout nouveau système de défense aérienne S-500 ‘Prometheus’, le meilleur au monde, mais dont le déploiement n’était pas prévu avant au moins six mois. De fait, personne ne soupçonnait même l’existence de cette production de masse, nécessaire pour que ce nouveau système pût être déployé et prêt à l’emploi en si grand nombre et si rapidement.

Le rapport de la station de radio conclut que « Tout indique que la Russie est aujourd’hui parfaitement prête à lancer une première frappe nucléaire de grande ampleur et à se défendre avec succès en cas de contre-attaque. Les seules choses que les Russes n’ont pas encore faites sont de décréter une mobilisation générale et de commencer à déplacer les gens vers les abris antiatomiques. Tout le reste est déjà fait. »

De tous ces détails, on pourrait facilement conclure que la Russie veut une guerre mondiale. Mais ce n’est sûrement pas le cas. Poutine n’a jamais voulu envahir l’Ukraine. Son objectif a toujours été de dénazifier et de démilitariser l’Ukraine afin d’éviter que celle-ci ne devienne une menace pour la survie même de la Russie, sa proximité avec la Russie pouvant la conduire à servir de base aux ennemis de la Russie, pour attaquer par exemple Moscou avec les missiles présents sur place. Poutine a envahi l’Ukraine en 2022 avec une armée de taille réduite, espérant que cela suffirait pour que les Ukrainiens comprissent qu’il était déterminé dans sa volonté de négocier un accord. Mais le président ukrainien Zelensky avait été mis au pouvoir en 2019 par des gens qui contrôlent de fait les puissances occidentales, en particulier les États-Unis, et qui veulent la Troisième guerre mondiale, parce qu’ils espèrent qu’elle leur donnera enfin la domination du monde dont ils sont convaincus qu’elle leur revient de droit, et dont ils rêvent depuis 2000 ans.

C’est ainsi que Boris Johnson, une de leurs marionnettes alors Premier ministre d’Angleterre, a persuadé Zelensky de ne pas négocier mais de continuer à se battre. Et depuis lors, les Ukrainiens mènent cette guerre par procuration pour l’Occident, envoyant tout de même à la mort plus d’un demi-million de leurs hommes, et laissant leur pays pour mort. Comme la plupart des médias occidentaux sont bien entendu contrôlés par les mêmes personnes, nous sommes criblés par une propagande incessante qui veut que Poutine soit entièrement responsable de la guerre en Ukraine, qu’il ait été l’agresseur en 2022, et qu’il soit à l’avenir l’agresseur lorsque la Troisième guerre mondiale éclatera, etc.

Mais il est vraisemblable que Poutine ne veuille pas d’une guerre mondiale. Il serait plutôt en train de suivre le conseil du président américain Truman (1945–1952) : « Parlez doucement, mais avec un gros bâton ». Peut-être espère-t-il, encore et encore, que ses préparatifs de guerre seront suffisamment pris au sérieux par l’Occident pour que des voix plus raisonnables s’imposent. Hélas, cela semble peu probable à l’heure actuelle. Comme dit le proverbe païen : « Tous ceux que les dieux veulent perdre, ils les rendent d’abord fous. »

Kyrie Eleison

jeudi 4 janvier 2024

La ruine de l'Europe - II

 KE 858 (23 décembre 2023)

L’homme refusant Dieu se replie entre humains

Qui, bientôt, proscriront le Beau, le Vrai, le Bien.


La semaine dernière, ces ‘Commentaires’ ont présenté sans trop d’explications ce qui est ni plus ni moins que le résumé d’un excellent article, écrit par un nationaliste français signant « Militant », sur la situation actuelle de la France et de l’Europe (https://jeune-nation.com/nationalisme/natio-france/prenons-un-seul-parti-celui-de-la-france-helleno-chretienne). Dans une revue politique, un tel article peut sembler étranger à la religion, mais c’est là tout son intérêt, car ces Commentaires voudraient prouver que les problèmes les plus graves de la politique humaine ne peuvent être résolus sans la Religion catholique. Prouver cela est plus facile à dire qu’à faire, car la mentalité toute entière de l’homme moderne veut que la politique, l’économie, l’art, la médecine, le droit, la musique, etc., n’aient rien à voir avec la religion, ou que la religion n’ait rien à voir avec eux. Autrement dit, il faut établir que le meilleur des arguments politiques ne peut que tourner court.

Commençons par un résumé de cet article encore plus bref que celui de la semaine dernière, en sept points :

1. La France et l’Europe s’effondrent. Nous, nationalistes, annonçons depuis longtemps la catastrophe.

2.     Mais depuis les années 1950, les catastrophes politiques se succèdent, sans réaction de l’opinion publique.

3.      Depuis le Moyen-Âge, la France exerçait une influence largement bienfaisante sur le monde.

4.    Aujourd’hui, la France et l’Europe s’inféodent à grands pas aux ‘banksters’ de New York et de Londres.

5.   Par leur guerre par procuration en Ukraine, les USA ont tué la concurrence en Europe et en Allemagne.

6.     C’est la fin d’un monde, et pourtant les plus hautes institutions françaises se taisent, dociles et suivistes.

7.   Solution : en politique, il faut être efficace. Préservons nos trésors culturels pour des temps meilleurs.

Et maintenant, voyons si cette solution est de nature à résoudre la catastrophe évoquée au début ...

1.     En effet, les hommes qui aiment leur pays ne se contentent pas d’assister en somnambules à sa destruction. Au moins, les nationalistes voient un problème grave et tirent la sonnette d’alarme, ce qui est tout à leur honneur. Mais s’ils ont des yeux pour voir, ils doivent reconnaître que la ‘politique’ telle qu’on l’entend aujourd’hui est fichue, morte, kaputt. Pourquoi ?

2.  Les nationalistes, observant l’absence même de réaction du public, devraient se demander comment on peut refaire une nation à partir d’êtres humains défaits. Or qui défait l’homme moderne ? Et qui peut encore le refaire ? Une famille et un foyer solides ? Comparée à la religion, que peut apporter la politique à la famille et au foyer ? Il n’y a aucune comparaison possible !

3.    Chers Français, regardez bien cette gloire de la France au Moyen-Âge ! D’où pensez-vous qu’elle vienne ? De la politique ? Pas du tout ! Elle est venue de l’Église. Pas des protestants, des « Humanistes » ou des révolutionnaires français. C’est de l’Église catholique que la France a reçu de Dieu ses dons exceptionnels pour éclairer le monde.

4.  Chers amis français, ne reprochez pas aux Anglo-Saxons vos propres révolutions contre Dieu. C’est ici et non ailleurs que se trouve la source empoisonnée de tous vos problèmes politiques, qui infectent maintenant le monde. Les problèmes coûteux n’ont pas de solution à vil prix : trahir Dieu ne peut avoir de remède purement politique !

5.     Certes, les États-Unis ont beaucoup à se reprocher, comme l’Angleterre, mais ils n’ont jamais été destinés par Dieu à être à la tête des nations. Une France nationaliste et égoïste n’a pas non plus été conçue par Dieu pour être à la tête des nations, mais seulement la France catholique et désintéressée, à la manière de Mgr Lefebvre. Voyez ce que sa piété française a réalisé dans le monde entier.

6.      Mais pourquoi la France est-elle actuellement dirigée par des individus aussi infâmes ? Parce que ce sont ces hommes qui sont actuellement élus, s’il vous plaît, dans un cadre ‘politique’ et ‘démocratique’. Et c’est pareil dans toute l’Europe. L’homme moderne ne croit ni en Dieu ni en la religion, mais en l’homme et en la politique. Faut-il s’étonner des ruines qui en résultent ?

7.    Il n’est pas étonnant que ce bon écrivain nationaliste en arrive à une solution aussi faible. Il est vrai que les moines médiévaux ont sauvegardé des trésors de la culture antique pour le bénéfice de toute l’humanité, des siècles plus tard, mais par quoi étaient-ils motivés ? Non par la politique, mais par cette religion qui enseigne la valeur inaltérable du Beau, du Bien et du Vrai.

À l’évidence, la politique est soumise à la religion, ou à l’absence de religion ; et la religion, ou son absence, gouverne la politique. La raison n’en est pas longue à chercher. Dieu existe, infiniment au-dessus de Ses créatures purement humaines, et en Lui elles « vivent, se meuvent et ont l’existence », à chaque instant (Actes 18, 28). La politique n’est nulle part aussi proche que Dieu de tout homme vivant. En effet, la religion est la relation que tout homme ne peut pas ne pas avoir avec ce Dieu si intime en lui, alors que la politique n’est que la relation extérieure que l’homme établit avec ses semblables. Mais si un homme refuse de croire en Dieu, alors tout naturellement sa politique devient sa religion de substitution. Nationalistes, faites attention !

Kyrie eleison

mardi 2 janvier 2024

La ruine de l'Europe I

KE 857 (16 décembre 2023)

France, tu peux jouer de ton nationalisme,

Mais l’ordre mondial tient par ton Catholicisme!

L’effondrement de la France et de l’Europe en général est une réalité catastrophique. Il ne s’est pas produit en un instant. Le travail de sape est en cours depuis longtemps, comme l’ont bien vu les nationalistes français qui en ont prédit les graves conséquences, aujourd’hui évidentes, pour la société et la civilisation. Des écrivains célèbres et des journaux comme Rivarol ont depuis longtemps tiré la sonnette d’alarme, alors que les événements catastrophiques se sont succédés sans fin.

Après l’effondrement de l’empire colonial français et la trahison de l’Algérie française, le soulèvement étudiant de mai 68 à Paris a montré que le peuple français en général était prêt à accepter le renversement de tout sens commun, de toute tradition, de toute saine morale, c’-à-d. de tout ce qui faisait la grandeur de notre civilisation. Puis ce fut la légalisation de l’avortement, le gouvernement socialiste de 1981, l’antiracisme, l’immigration provoquée, la dissolution de la famille, les LGBT, les transgenres, la pédophilie, l’adrénochrome (une horreur inouïe), la vente d’organes, le ‘changement climatique’, les ‘chemtrails’, etc. Pourtant, l’opinion publique n’a guère réagi. Les gens ont pu être un peu secoués un instant ou deux, mais ils se sont rangés rapidement. Pourtant, on parle d’’amélioration du niveau de vie’, comme s’il y avait eu une réelle amélioration de la vie alors qu’en fait, il ne s’est agi que de progrès techniques — de meilleures machines permettant d’obtenir davantage de biens matériels. Résultat, la nécessité pour le ménage d’avoir deux salaires au lieu d’un seul éloigne la mère du foyer — surtout celle qui n’aime pas élever ses enfants.

Pendant longtemps, la France a rayonné dans le monde entier, généralement en bien. Aujourd’hui cependant, elle s’enfonce elle-même dans un déclin moral et économique, dans une crise sociale et intellectuelle si graves qu’elle ne peut plus exercer une telle influence. Pire encore, elle rejette, méprise et ignore tout ce qu’elle a accompli autrefois. Mais étonnamment, même réduit au rôle de marionnette de maîtres sataniques formant une oligarchie de mondialistes matérialistes et gnostiques, cet ‘Occident’ se comporte encore comme s’il avait vocation à diriger le monde, un peu à la manière des juifs talmudiques qui prétendent être les prêtres de l’humanité.

Et depuis le Covid, monstrueux mensonge destiné à tester jusqu’où peut aller la manipulation de l’homme moderne, les peuples de l’Europe de Charlemagne n’ont cessé de s’asservir aux ‘banksters’ de Londres et de New York. Le plan de dépopulation qui sous-tend le Covid remonte au moins aux années 1970, lorsque Jacques Attali, encore aujourd’hui conseiller du gouvernement français, déclarait dans un entretien public : « Les bouches inutiles ont leur place à l’abattoir. » D’où les ‘vaccinations’ dangereuses et mortelles.

La France, elle, est dépecée et vendue au profit des États-Unis et d’intérêts privés. L’Europe est déchirée par l’attaque des États-Unis et de l’OTAN contre la Russie, avec les vils médias et leurs commentateurs qui vomissent des mensonges contre la Russie tandis que, par-dessus tout, la classe politique dans son entier garde le silence. Par leur guerre par procuration en Ukraine, qui a tué un demi-million de Blancs, les États-Unis ont obtenu au moins une chose : la puissance économique de l’Europe et la concurrence de l’Allemagne sont brisées — les entreprises allemandes s’installent aux États-Unis. Les Américains sont loin de se douter que l’histoire montre que de telles ‘victoires’ sont le signe de la chute imminente d’un empire. En outre, l’Occident a lié son destin à celui de l’État israélien qu’il vénère, au moment où le reste du monde rejette cette arrogance et cette dégénérescence, et n’accepte pas ce que l’Israël fait aux Palestiniens.

Face à cette infamie de la France de Charlemagne, l’absence totale de réaction de toutes les plus hautes institutions françaises signe la fin d’un monde. Elles regardent, silencieuses et dociles, la France rouler vers les poubelles de l’histoire. Certains espèrent que cela durera suffisamment longtemps, d’autres continuent à somnoler, ivres de leur propre propagande. Ceux qui détiennent le pouvoir s’efforcent de faire taire toute opposition, la guerre mondiale étant pourtant suspendue au-dessus de leurs têtes.

Notre tâche en politique est de faire tout ce qui peut avoir un effet, mais elle est principalement de préserver pour des temps meilleurs les meilleurs fruits du glorieux passé de la France, tout comme au 6ème siècle, tandis que l’Empire romain était submergé par les barbares, les moines préservaient dans les monastères les gloires de l’Antiquité. Ces gloires préservées ont joué un rôle important par la suite, dans l’édification de 1500 ans de civilisation européenne et chrétienne.

Kyrie eleison.

mardi 26 décembre 2023

Israël contre Hamas - II

KE 856 (9 décembre 2023)

Le carnage subi par les Palestiniens

Reflète la fureur que Satan entretient.


La race des Juifs fait depuis toujours figure d’exception au sein du genre humain. Et ceci est encore vrai car, du début à la fin de la Création, aucune autre race n’a été ni ne sera désignée par le seul vrai Dieu pour être le berceau humain du seul et unique vrai Messie. Ce Messie est le Sauveur de tous les êtres humains qui ont la volonté d’être sauvés et de parvenir ainsi à la félicité éternelle ; c’est pourquoi, dit Notre Seigneur lui-même à la Samaritaine (Jn 4, 22), « Le salut vient des Juifs », et les âmes seraient bien avisées de se souvenir de cette vérité chaque fois que les Israéliens actuels entreprennent de ‘tondre la pelouse’, comme ils disent en hébreu, expression qui figure précisément l’inhumanité avec laquelle ils tuent les Palestiniens.

Mais comment ont-ils pu descendre aussi bas, si loin de leur vocation divine de fournir à Dieu le Fils sa ‘rampe de lancement’ terrestre ? La raison en est que tout ce qui concerne les Juifs nous oblige à avoir les pensées de Dieu, et pas seulement des pensées d’hommes, cf. Is 55, 8–9, « Car Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas Mes voies — oracle du Seigneur. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées. ».  En réalité, l’une des raisons pour lesquelles Il a permis une telle méchanceté de la part des Juifs de tous les temps (1 Thess. 2, 14–16), et pas seulement des Israéliens d’aujourd’hui, pourrait bien être de rappeler aux hommes la transcendance du seul vrai Dieu et Créateur. Autrement dit, Dieu ne serait-il pas en train de penser un peu comme suit ? —

« Mes enfants, ce que Je vous donne quand Je vous donne la vie, vous ne le comprenez que très mal ! À chacun d’entre vous, Je ne donne qu’une vie, avec le libre arbitre, pour que vous puissiez tous choisir de mériter le Paradis. Au lieu de cela, vous choisissez de ne pas croire en Mon offre, et vous laissez les plaisirs très limités de votre vie terrestre occuper tout votre horizon, accaparer toute votre attention, comme si rien d’autre n’était raisonnable. Ainsi, ce qui vous semble raisonnable prend le meilleur de votre temps, de votre amour et de votre attention, et vous M’excluez, et vous excluez également la charité, la poésie, la musique, la noblesse et tout ce qui pourrait suggérer qu’il existe un monde qui vous soit extérieur, un univers au-dessus de vous, qui dépasse le minuscule bout de lorgnette des choses ‘raisonnables’ et ‘scientifiques’ dans lequel vous avez enfermé vos vies creuses et entièrement incapables en soi de mériter Ma béatitude. Avez-vous la moindre idée de Qui vous a créés ? De Qui Je suis ? De la grandeur pour laquelle vous avez été créés ?

« Eh bien, regardez ces Juifs terribles qui ‘tondent leur pelouse’. D’Abraham au Christ, Je leur ai fait des dons immenses pour qu’ils fussent capables de donner à votre Sauveur sa Mère, sa famille, son village, son pays et sa race parmi les êtres humains, une mission que, malgré toutes leurs faiblesses, ils ont néanmoins réussie. Hélas, à cause de la longue accumulation d’un orgueil purement humain de leurs propres dons, ils n’ont pas du tout compris le caractère spirituel et non matériel du Messie qui leur avait été donné. De sorte qu’ils ont échoué d’une manière spectaculaire à rester fidèles à leur mission, et ils ont crucifié leur Sauveur, trahison qui les a depuis lors tous déchirés de l’intérieur, et qui les déchirera jusqu’à ce qu’ils admettent qu’ils se sont trompés et reconnaissent Jésus-Christ comme leur Roi — mais l’immense orgueil de leur race se trouve en travers du chemin. À la fin du monde, Je les convertirai, Mon peuple, afin qu’ils ne soient pas tous perdus ».

Mais entre-temps, ils continuent à Le servir, contre leur gré, parce que Dieu écrit droit avec des lignes courbes. Ils Le détestent et veulent Le combattre ? Alors, chaque fois que les membres de son Église Lui sont infidèles, L’oublient et Le méprisent, Il utilise les talents des Juifs pour créer un tel enfer sur terre que les Gentils sont ramenés à Lui, comme les Russes de l’ex-Union soviétique (sans qu’aucun Juif ou non-Juif n’agisse autrement que par son libre arbitre). Et encore, ne serait-ce pas par l’aveuglement, le fanatisme et l’irrationalité même de leur ‘tonte de pelouse’ en Palestine, qu’ils manifestent le sérieux et le mystère de la vie humaine aux Gentils dont ils ont toujours méprisé la superficialité et la frivolité ? Ils n’ont pas toujours tort à ce sujet, mais c’est aux Catholiques de montrer en action, comme le font les Juifs, et pas seulement en paroles, que l’on n’a pas besoin de massacrer les gens pour prouver qu’il y a mieux dans la vie que de se contenter d’être ‘scientifique’ et ‘rationnel’.

Kyrie eleison.

samedi 2 décembre 2023

Israël vs. Hamas

KE 854 ( 25 novembre 2023)

Se moquer du Bon Dieu l’emporte en gravité

Sur le problème juif, malgré l’actualité.

Les lecteurs apprécieront sans doute un mot sur l’affrontement démentiel, depuis le 7 octobre dernier, entre Israël et le Hamas. Notre Seigneur Jésus-Christ est au cœur de ce conflit. Voici deux citations, la première est tirée de l’Écriture, qui est la Parole de Dieu (et pas seulement de saint Paul), 1 Thess. 2, 14-16 :

« Car vous, chrétiens de Thessalonique, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu en Jésus-Christ dans la Judée, puisque vous avez souffert vous aussi de la part de vos compatriotes, ce que les Judéens ont eu à souffrir de la part des Juifs qui ont mis à mort le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont chassés, qui déplaisent à Dieu et sont ennemis du genre humain, nous empêchant de prêcher aux nations pour leur salut : de sorte qu’ils comblent sans cesse la mesure de leurs péchés. Mais la colère de Dieu s’est entièrement abattue sur eux. »

Deux commentaires sur cette première citation. Premièrement, si quelqu’un est tenté de penser que St. Paul était un ‘antisémite’, qu’il lise dans Romains 9, 1-5 comment St. Paul aimait et respectait ses compatriotes juifs, ce qui ne l’empêchait pas de dire la vérité à leur sujet. Les Juifs peuvent bien le qualifier de ‘haïsseur de Juifs’, mais c’est manifestement faux, si l’on en croit la citation de l’épître aux Romains. Deuxièmement, 2000 ans d’histoire sont là pour montrer comment les Juifs ont en effet continuellement persécuté l’Église catholique depuis la Crucifixion. Voyez, par exemple, 2000 ans de complots contre l’Église, de Maurice Pinay, écrit par une équipe de prêtres catholiques pour mettre en garde tous les évêques à Vatican II contre le danger de l’influence juive au Concile. Hélas, l’avertissement n’a pas été suffisamment pris au sérieux, et les hommes d’Église ont largement cédé à cette influence.

Mais la preuve que les Juifs n’ont pas changé en 2000 ans par rapport à la description qu’en a faite saint Paul est bien plus évidente : ils ‘tondent la pelouse’ en Palestine, hébraïsme qui désigne l’oppression féroce qu’ils font subir aux Palestiniens et que nous observons une fois de plus aujourd’hui. Prenez l’exemple de ce discours du journaliste israélien Gideon Levy lors de sa conférence « Le lobby israélien est-il bon pour les États-Unis ? Est-il bon pour Israël ? », National Press Club, Washington, D.C., 10 avril 2015. En résumé —

Israël vit dans le déni. Ce déni corrompt la société israélienne. Israël s’est entouré de boucliers et de murs, non seulement physiques mais aussi mentaux. Y a-t-il un exemple dans l’histoire où un pays a vécu sempiternellement par son épée ? Israël est accro à l’occupation. Il n’y a aucune chance de changement au sein de la société israélienne. Elle subit un trop grand lavage de cerveau. L’Israël est une cause perdue. Comment les Israéliens peuvent-ils vivre avec cette réalité ? Comment vivent-ils en paix avec l’occupation brutale de Gaza et de la Cisjordanie ? Il y a trois raisons à cela :

1. La plupart des Israéliens, si ce n’est tous, pensent qu’ils sont le Peuple Elu. S’ils sont élus, ils ont le droit de faire tout ce qu’ils veulent.

2. Il n’y a jamais eu, dans l’histoire, d’occupation dans laquelle l’occupant se présente comme la victime. Non seulement la victime, mais la seule victime. L’Israël adopte une double stratégie, la victimisation d’une part et la manipulation d’autre part. Le statut de victime s’accompagne également de l’‘holocauste’. Golda Meir, Premier ministre israëlien de 1969 à 1974, a déclaré qu’après l’‘holocauste’, « Les Juifs ont le droit de faire ce qu’ils veulent. »

3. La déshumanisation systématique du peuple palestinien. Si les Palestiniens ne sont pas humains, il n’est pas question de droits humains. Presque aucun Israélien ne traitera les Palestiniens comme des êtres humains. Israël est une démocratie pour ses citoyens juifs (tant qu’ils pensent comme la majorité), mais c’est un régime d’apartheid à Gaza et en Cisjordanie. Cet ensemble de convictions communes permet aux Israéliens de vivre en paix avec les crimes qu’ils commettent. Pourquoi les Israéliens changeraient-ils ? Pour quel motif ?

En d’autres termes, dit ce Juif intelligent et relativement honnête, il n’y a pas de solution. Vous ne pouvez que nous laisser faire ce que nous voulons… Mais c’est faux. La solution, c’est la Foi catholique. Quand les âmes avaient la Foi, au ‘Moyen-Âge’, les Juifs représentaient plus une menace qu’un problème. Mais lorsque les âmes préfèrent Mammon (l’argent) à Dieu, alors Dieu utilise les Juifs pour leur fouetter le dos, afin qu’elles ne tombent pas toutes en Enfer.

Kyrie eleison.

mardi 24 janvier 2023

Nations, prêtez l'oreille !

KE 808 (7 janvier 2023)

Petit troupeau, dit Dieu, ne sois pas effrayé, 
C’est ainsi que Je veux, Moi, que tu sois taillé.

Les 150 Psaumes de l’Ancien Testament ont le Bon Dieu comme Auteur principal, comme du reste toute la Bible ; quant aux êtres humains que Dieu a inspirés pour les composer, et notamment le roi David, ils ne sont que les auteurs instrumentaux de ces Psaumes. Lors des horreurs de la guerre des tranchées, durant la 1ère Guerre Mondiale, la Grande-Bretagne a remis un exemplaire du Nouveau Testament et des Psaumes à chacun de ses soldats au front. Devant la menace terrifiante d’une 3ème Guerre Mondiale, les lecteurs de ces Commentaires feront bien de se familiariser avec le manuel de prière rédigé par Dieu lui-même : les Psaumes, qui ne passeront jamais de mode. 

Voici par exemple le Psaume 2 qui vise directement cette 3ème Guerre Mondiale. Les nations feraient mieux de prêter attention au Bon Dieu et à Son Fils unique, le Messie, Notre Seigneur Jésus-Christ : car Dieu existe, et Il se moque de leurs efforts insensés pour Le défier et chasser Dieu le Fils de Son monde. D’ailleurs, les nations paieront le prix si elles ne reviennent pas rapidement à la raison. Le psaume comporte quatre parties, en gras ci-dessous : 

I. Vanité du complot des nations contre Dieu et contre Jésus-Christ 

1. Pourquoi les nations conspirent-elles, et les peuples complotent-ils en vain ? 2. Les rois de la terre se dressent, et les grands se liguent, contre le Seigneur et contre son Christ : 3. « Brisons nos chaînes, et rejetons loin de nous nos entraves. » À partir de 1717, la franc-maçonnerie a été créée par les ennemis de Dieu, pour détruire surtout l’Église catholique. Avec le slogan de son humanisme impie « Liberté, Égalité, Fraternité », la F.·.-M.·. a si bien réussi à infecter l’esprit des hommes, qu’en 2023, peu d’entre eux sont encore capables ne serait-ce que d’imaginer que tourner le dos à Dieu est le fond de leur gigantesque problème actuel. Ils devront l’apprendre par la souffrance. 

II. Tout complot de ce genre est voué à l’échec et au châtiment 

4. Celui qui siège dans les cieux s’en amuse ; le Seigneur les tourne en dérision. 5. Puis il leur parlera dans sa colère, et il les terrifiera dans sa fureur : 6. « J’ai établi mon roi sur Sion, ma montagne sainte. » L’homme moderne, qui n’a aucune idée de Dieu, n’a aussi aucune idée du ridicule devant Dieu de toutes ses postures et de son bellicisme. Ceci étant dit, l’homme moderne a intérêt à faire attention, car s’il continue à mettre Dieu en colère, la 3ème Guerre Mondiale sera dévastatrice. La solution de Dieu est la montagne de « Sion », à savoir la Jérusalem de l’Ancien Testament, qui figure ici la « montagne sainte » du Nouveau Testament, c’est-à-dire l’Église catholique. 

III. Par décret divin, Jésus-Christ est Roi des rois, et Seigneur de toutes les nations 

7. Je proclamerai le décret du Seigneur. Il m’a dit : « Tu es mon Fils, aujourd’hui je t’ai engendré. 8. Demande-moi, et je ferai des nations ton héritage, et des extrémités de la terre ta possession. 9. Tu les briseras avec une verge de fer, et tu les mettras en pièces comme le vase d’un potier. » Le Père divin engendre de toute éternité le divin Fils, et une fois que le Dieu Fils s’incarne dans l’histoire humaine, Il n’a qu’à demander, et le Père lui donnera « tout pouvoir au Ciel et sur la terre » (Mt 28, 18). Un pouvoir tel que, si les péchés des hommes le rendaient nécessaire, non seulement l’Ukraine mais toutes les nations du monde pourraient être réduites en morceaux. 

IV. Conclusion pratique : nations, agissez avec sagesse ; c’est l’homme pieux qui est béni 

10. Maintenant, rois, agissez sagement ; apprenez, princes de la terre. 11. Servez le Seigneur avec crainte, et réjouissez-vous avec Lui en tremblant. 12. Embrassez la discipline, de peur qu’Il ne s’irrite, et que vous ne périssiez hors de la voie juste, car Sa colère s’enflamme rapidement. 13. Heureux tous ceux qui se réfugient en Lui. La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse. Le mépris de Dieu par l’homme moderne peut avoir des conséquences terribles. Mais les âmes qui craignent Dieu dans la droiture n’ont rien d’autre à craindre, même en 2023. 

Kyrie eleison. 

mercredi 5 octobre 2022

Scénario probable

Nous vous proposons aujourd'hui un essai de scénario possible en ce qui concerne la guerre en Ukraine. L'auteur de cet article s'appuie sur les intentions actuelles de la Russie, ainsi que celles des suicidaires de l'OTAN et surtout des diverses prophéties concernant l'invasion russe de l'Occident.  L'intérêt d'une telle prospective est surtout de nous prépare psychologiquement à ces évènements douloureux s'ils venaient à se concrétiser. 

En ce qui concerne la Russie , c'est le scénario suivant qu'il faut retenir, celui qui est intitulé : " Un scénario patriotiquement victorieux (pour la Russie et les partisans d'un monde multipolaire). La guerre sainte. ". Car c'est bien d'une croisade dont il s'agit ici et d'une croisade qui a débuté par "l'opération militaire spéciale Z " le 24 février dernier. Mais pour mieux comprendre ce que je vais évoquer ici, il serait bon d'avoir consulté au préalable le site suivant pour y découvrir la très surprenante "Cathédrale des forces armées de la Fédération de Russie " :
 

Alors, tout s'éclairera pour vous. Il faut bien reconnaître qu'aujourd'hui plus aucune nation n'affiche son affiliation à un quelconque Christianisme. Qu'on le veuille ou non, la Russie est la seule et l'unique nation à faire référence à Dieu, à la T.S.V.M. et au droit naturel, mais elle le fait d'une manière qui est propre à ce pays. C'est pourquoi Dieu ne peut pas considérer cette nation comme apostate, ni comme athée, ni comme païenne. La Russie a donc aujourd'hui vocation à être le bras armé de " la colère divine ", toutes les nations ayant déjà apostasié. C'est là une réalité tangible ! Cependant, la conception des dirigeants russes actuels reste empreinte de ce paganisme contemporain qui est inféodé à la domination économique et politique des juifs sur le monde (car Poutine est juif, tout comme Medvedev, même lorsqu'il s'affiche publiquement à faire de gros bizous aux icones de la Madone).

Cependant, ces dirigeants russes refusent le mondialisme nihiliste des Schwab, Gates, Soros, Zuckerberg et consorts. Autre réalité tangible ! Le mondialisme que ces Russes ambitionnent consiste à conquérir un empire terrestre, respectueux de certains droits fondamentaux, aux côtés d'autres empires possibles (Cf. les grandes prophéties de Daniel sur l'empire du monde au fil des âges, chap. II essentiellement). La vocation de la Russie actuelle se conforme aux ambitions d'un Pierre le Grand, d'une Catherine II, mais aussi d'un... Staline : ces dirigeants rêvaient de pouvoir constituer un empire terrestre (non maritime) de l'Atlantique au Pacifique, avec Moscou pour capitale. Reprise d'une certaine manière des ambitions prussiennes et païennes d'un Bismarck : une Europe de l'Oural à l'Atlantique, capitale Berlin. 

C'est donc à juste titre que Douguine a rappelé ce vieux dicton russe dans son texte de référence : " le moment viendra où les Russes se soulèveront contre le mal qui régit le monde, contre l'Antéchrist, et rempliront leur mission de maîtres ". Une mission de maîtres auxiliaires, oui, c'est-à-dire de contributeurs à la maîtrise absolue de Dieu sur l'ensemble de sa création. 

C'est là une perspective qui est conforme à la doctrine de saint Paul, lui qui a affirmé : " la création gémit dans les douleurs de l'enfantement..." (Rom VIII, 21-22). Cependant la Russie n'a pas vocation à supplanter les volontés divines et elle ne pourra jamais atteindre l'Atlantique dans sa tentative de conquérir l'Europe de l'ouest, car nous savons, par révélations concernant la monarchie française, que Dieu a d'autres desseins. Cependant, la Russie sera dans l'obligation d'utiliser certaines de ses armes de destruction massive en préalable à son offensive. 

Des armes qu'elle n'utilisera pas sur l'Ukraine, mais sur l'Europe du centre et de l'ouest. Car la Russie ne peut s'élancer à la conquête de l'Europe qu'après l'avoir assommée par surprise. Peu après cette entreprise guerrière qui ne pourra pas aboutir, la Russie tombera sous l'effet de sa consécration au Cœur Immaculé de Marie (consécration destinée à exorciser son passé bolchevique et soviétique, mais aussi ses outrages d'origine tsariste), une consécration qui sera faite selon les strictes directives qui ont été données à l'Église militante à Fatima, il y a un siècle : consécration par le pape et par l'ensemble de l'épiscopat uni à ce pape très déterminé, et selon la prophétie mariale qui a prédit " A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ". Mais qui sera ce pape et qui seront de tels évêques ? Comment s'opèrera un tel revirement, absolument impensable dans le contexte actuel ? Nul ne peut répondre ! Il y a donc du suspense et des bouleversements en perspective...

 Qui vivra, verra... 

Mikael Woods

mardi 4 octobre 2022

Aveugles et conducteurs d'aveugles

KE 794 (1er octobre 2022)

– Nous, hommes, monterons jusqu’à Ton Trône, ô Dieu !
– Mes amis, évitez un désastre furieux !

Un vieux et célèbre proverbe latin dit : « Ceux que les dieux veulent perdre, ils les rendent d’abord fous. »

Par son actuelle décadence morale et sa stupidité suicidaire, nous savons que l’Europe est devenue folle. Il est fort à craindre qu’elle ne se laisse tromper, d’une manière dont elle ne peut s’en prendre qu’à elle-même, et qu’elle ne contribue ensuite à induire le monde entier en erreur. C’est l’argument d’un certain Patrick Foy dans une lettre circulaire adressée aux « amis et interlocuteurs » fin août dernier. Remarquez comment, caractéristique de l’homme moderne, il ne fait aucune référence ni aux dieux ni au seul vrai Dieu. Mais son analyse lucide de l’état actuel de l’Allemagne (où il habite), tout en restant sur le plan naturel, ne contredit en rien une analyse pleinement surnaturelle. Bien au contraire.

Mon Dieu ! l’Allemagne va-t-elle rentrer dans le mur ? D’après ce que j’ai lu, sauf médias américains de grand chemin, la réponse à cette question semble être « Oui. Si rien ne change, l’Allemagne rentrera dans le mur cet hiver. » Il est certain que la possibilité existe. Tout se résume à la guerre en Ukraine déclenchée par Washington, et au fait que l’Allemagne, comme le reste de l’Europe, a été assez stupide pour gober la fable de Washington et suivre sa voie suicidaire.

La porte de sortie vers un règlement négocié avec l’Ukraine, avant l’intervention russe du 24 février, a été murée lorsque l’UE et l’OTAN, surtout l’Allemagne et la France, se sont retirées de l’accord de Minsk II. Cet accord, que l’Ukraine a signé, avec la France et l’Allemagne comme garants, aurait fourni un certain degré d’autonomie au sein de l’Ukraine pour certaines régions orientales russophones de ce pays. Si vous regardez la carte actuelle du champ de bataille, c’est cette zone limitée que la Russie occupe maintenant. C’est cette zone qui voulait se détacher de l’Ukraine et rejoindre la Fédération de Russie. La population russe qui y réside demandait de l’aide à Poutine depuis que la CIA et les néo-conservateurs avaient déterré la hache de guerre, envoyant Victoria Nuland pour orchestrer le coup d’État de 2014 à Kiev, qui a renversé le gouvernement élu.

Il n’est pas nécessaire d’entrer dans des détails affligeants. Le fait est que Washington a décroché le téléphone, et a dit à Berlin et Paris : « Annulez Minsk II ! » Les négociations avec Moscou ont été étouffées. Minsk II a été jeté aux oubliettes. Cela a conduit directement et logiquement à la guerre que nous avons maintenant, et aux sanctions écrasantes qui ont suivi contre la Russie, dictées à nouveau par Washington. Il me semble que cela faisait partie d’un plan. Le clown de Londres, Boris Johnson, a encouragé Berlin et Paris dans leur folie. Maintenant, l’économie européenne s’effondre par manque d’énergie – que la Russie fournissait régulièrement !  La Russie n’était pas (et n’est pas) un ennemi de l’Europe. Elle était un partenaire. Mais dès que l’Allemagne et la France ont jeté Minsk II par-dessus bord et laissé Washington dicter l’ordre du jour, l’Europe était condamnée.  De toute évidence, les dirigeants européens ne peuvent plus concevoir leurs propres intérêts. Il est tellement plus facile de recevoir ses ordres de Washington.

David Stockman, grand manitou du budget sous le président Reagan dans les années 1980, a le mieux résumé les conséquences économiques dans son billet du 23 août, L’hiver arrive. Il écrit que la perte que l’Europe s’est elle-même infligée de l’approvisionnement en énergie russe, imposée par Washington, signifiera « à la lettre, des millions de foyers plongés dans le froid et l’obscurité en Europe, et des prix de l’énergie atteignant la lune. »

Peut-être que les choses ne seront pas mauvaises à ce point, dit M. Foy, mais rien de cela n’était nécessaire, aussi bien la guerre en Ukraine que le boomerang des sanctions contre la Russie, sans parler des conséquences pour le monde entier. Il se peut, conclut l’auteur, que Berlin, Paris et Londres soient tous devenus des caniches incapables de penser par eux-mêmes. Mais il faut surtout blâmer les cerveaux à Washington, qui se mêlent des affaires européennes depuis la fin de la guerre froide en 1989.

Kyrie eleison.

samedi 11 juin 2022

La réserve fédérale - II

KE 775 (21 mai 2022)

De bonnes institutions sont une aide éprouvée,
Mais à quoi bon si l’homme est toujours si mauvais ?

Dans une société sans Dieu comme la nôtre dans l’Occident d’aujourd’hui, les hommes ne veulent pas admettre que la religion gouverne la politique, parce que même si « Dieu » existe, ils veulent ne Lui donner aucune importance. C’est vrai, Il a joué un grand rôle dans la vie des hommes d’hier, mais aujourd’hui on se dira, « L’humanité a grandi, elle est adulte, les hommes n’ont plus besoin de Lui, et les hommes ont pris Sa place. Toute la gloire qui allait à Dieu doit maintenant aller à l’homme, et tout ce qu’Il a besoin de faire, s’Il existe, c’est de dégager avec bonne grâce et de nous laisser seuls. En tout cas, nous pouvons très bien faire sans Lui. » 

Hélas pour l’homme moderne ! La vie moderne prouve à chaque instant que nous ne pouvons pas nous passer de Lui ! Il y a un mois ces Commentaires présentaient une brève histoire des trois premières banques centrales des États-Unis d’Amérique, dont chacune fut rejetée par les Américains, avant que finalement la Réserve Fédérale (ci-après : Fed) ne fût créée par un vote du Congrès en 1913, et à partir de cette date la Fed a gagné de plus en plus de pouvoir, jusqu’au point d’être actuellement le maître incontesté de la vie économique et politique des États-Unis. Ce qui était arrivé en 1913, c’est qu’un cartel (coalition de partenaires pour promouvoir un intérêt commun) de banquiers de premier plan se fut réuni pour persuader le Congrès qu’il était dans l’intérêt du pays de leur confier, en tant qu’experts bancaires, mais indépendants de la politique et des politiciens, l’approvisionnement en argent aux États-Unis. 

Or, ce transfert ne fut pas sans soulever des contestations à l’époque, et il est toujours contesté depuis, en raison de la vérité d’une citation attribuée à un membre de la famille de banquiers la plus célèbre de toutes, les Rothschilds d’Europe, qui disait : « Donnez-moi le contrôle de l’émission de monnaie d’une nation, et je me moque de qui fait les lois. » Ainsi en 2022, la Fed des États-Unis n’achète pas seulement tous les États-Unis, on peut aussi dire qu’elle achète le monde entier. Car le dollar américain est la chose qui ressemble le plus à une monnaie mondiale, et ainsi la Fed étant maîtresse du dollar peut acheter le monde avant que le dollar ne soit sans valeur. (Juste en pianotant sur un ordinateur, la Fed peut aujourd’hui créer de rien des milliers de milliards de dollars.) 

La richesse du monde en échange de quelques impulsions électroniques sur quelques ordinateurs ? C’est tout bonnement irréel ! Non, ce n’est pas irréel. Cela arrive tout autour de nous, aujourd’hui même. Mais comment ceci est-il possible ? Au fond, parce que les peuples matérialistes tout autour du monde adorent la matière, adorent l’argent, et accordent toute leur confiance aux maîtres de la monnaie. Il y eut un temps où ils accordaient toute leur confiance à Celui Qui avait dit qu’il est plus facile à un chameau de passer par le chas d’une aiguille qu’à un homme riche d’entrer dans le Royaume des Cieux (Mt 19, 24). Et Dont la Parole avait révélé que l’amour de l’argent est la racine de tous les maux (1 Tim 6, 10). Et Qui nous avait assuré que si seulement nous recherchions le Royaume de Dieu et Sa justice, toutes ces choses (les besoins matériels) nous seraient également accordées (Mt 6, 33). Mais qui aujourd’hui croit encore en Dieu, à Son Royaume ou à Sa justice ? 

N’est-il pas alors évident que les vrais problèmes de la société ont leur source dans les cœurs des hommes, en ce qu’ils croient et en ce qu’ils aiment ? S’ils n’aimaient pas l’argent, la Fed aurait-elle une once du pouvoir qu’elle a ? Un célèbre livre sur la Fed, La créature de Jekyll Island, par G. Edward Griffin passe plus de 500 pages à mettre en pièces la Fed, mais quand il en vient à proposer des alternatives, l’auteur doit admettre (p. 571) qu’il y a un problème « avec tous les schémas impliquant le contrôle de la monnaie par les hommes ». Oui, en effet ! Et ce problème c’est le péché originel, que tout ce qu’il y a de mieux en politique et en économie ne peut résoudre. Napoléon n’a-t-il pas un jour admis, lui dont les armées commandaient à toute l’Europe, que son propre pouvoir n’arriverait jamais à la hauteur de celui du prêtre ? 

Chers lecteurs, oubliez la Fed et ses crapuleries. Si Abraham avait été capable de trouver seulement dix hommes justes dans Sodome, le Bon Dieu aurait épargné entièrement cette cité pécheresse (Gen 18). Si vous et moi profitions de ce calme avant l’orage pour nous efforcer, avec Sa grâce, de devenir des hommes justes, combien d’âmes ne serait-Il pas capable d’épargner dans notre monde méchant ? 

Kyrie eleison.

vendredi 20 mai 2022

Réponse aux mensonges occidentaux sur la situation militaire en Ukraine - sur les sanctions économiques contre la Russie

Pour comprendre au mieux la situation géopolitique actuelle en Russie, nous vous invitons à suivre les vidéos et conférences de M. Xavier Moreau.  Ce dernier sait de quoi il parle contrairement aux Gamelins des plateaux TV. Xavier Moreau est un homme d'affaires et un analyste politico-stratégique installé à Moscou depuis 16 ans. Saint-Cyrien et diplômé de la Sorbonne (Paris IV) en histoire des relations internationales, il dirige la société LinkIT Vostok à Moscou. Il conseille différents groupes internationaux dans les pays de l'ancienne URSS, dont la Russie et l'Ukraine, et dirige le site d'analyse géopolitique Stratpol

Il l’est l’auteur, aux éditions Ellipses, de « La nouvelle grande Russie : De l'effondrement de l'URSS au retour de Vladimir Poutine », une analyse du redressement politique, économique et géopolitique de la Russie post-soviétique durant les vingt dernières années.  A travers cet ouvrage, édité en 2012, Xavier Moreau éclaire, de manière synthétique et claire, les mécanismes qui ont conduit une puissance, déclinante au début des années 1990, à se redresser de façon spectaculaire sous l'ère Poutine, au point d'être redevenue aujourd'hui un acteur incontournable du nouveau monde multipolaire.

Il l’est également l’auteur, en 2015, aux Editions du Rocher, de « Ukraine, Pourquoi la France s’est trompée » dans lequel il démontre que l’ignorance de l'histoire de l'Ukraine, la méconnaissance des forces en présence et des enjeux économiques, le mépris des intérêts français sont à l'origine du plus grand fiasco de la politique étrangère française depuis les guerres de Yougoslavie.

Pour vous faire une juste idée de ses analyses, nous vous invitons à écouter cette dernière analyse sur la situation en Ukraine. 

M. Xavier Moreau développe la notion de guerre juste qui doit intéresser tout catholique !



lundi 2 mai 2022

Mgr Carlo Maria Viganò : « Le moment est venu de dénoncer les corrompus et les traîtres, d’expulser ceux qui ne servent pas le peuple mais l’État profond et le Nouvel Ordre Mondial »

Avec un léger retard, nous publions ce message de Mgr Viganò du 2 avril dernier. Cet ancien archevêque diplomate dénonce les "va-t-en guerre" américains qui rêvent d'un conflit ouvert avec la Russie au nom d'intérêts sordides. Un catholique ne peut donc soutenir cette hystérie anti-Russe sans se retrouver logiquement dans le camp des mondialistes, Biden, Macron qui veulent amener le monde au chaos. Il y a des guerres justes bénies de Dieu et des guerres injustes maudites par lui. La guerre économique, médiatique et militaire menée contre la Russie risque d'amener le monde au chaos prédit par de nombreuses prophéties. Ecoutons  et publions les sages conseils de Mgr Viganò pour ne pas tomber dans le piège des ennemis de Dieu. 

Congrès "Réveiller l'Amérique" 

Salem, Oregon, 2 avril 2022

Loué soit Jésus-Christ. 

Chers amis, le général Michael Flynn m’a demandé de parler avec un message pour votre rassemblement. J’ai accepté sa proposition avec joie, car je souhaite vous saluer et vous encourager dans ce réveil des consciences. Si vous vous réveillez, c’est parce que jusqu’à présent quelqu’un vous a forcé à dormir, vous a drogué et vous a distrait de ce qu’il complotait, afin de continuer sans être dérangé dans son action criminelle. Mais le sommeil des Américains et de tous les peuples n’a que trop duré : c’est maintenant le moment d’ouvrir les yeux, de se réveiller, et de comprendre ce qui s’est passé et ce qui se passe. C’est le moment d’agir.

La menace d’une troisième guerre mondiale pèse sur nous tous. Ils nous ont dit que le président Poutine avait envahi l’Ukraine pour soutenir ses ambitions expansionnistes, mais en réalité, le but principal de l’opération militaire russe est d’empêcher l’agression de l’État profond et de l’OTAN. Poutine se bat contre la même élite mondialiste qui nous tient tous en otage. Le 6 mars, l’ambassadeur de Russie à l’ONU a dénoncé ce que vous prônez depuis deux ans : il a déclaré que Donald Trump est le président légitime des États-Unis, et que l’élection a été falsifiée, avec la complicité des nations européennes, en utilisant l’appareil Dominion. Et nous savons que, pour faire avancer l’agenda du Great Reset, il fallait se débarrasser de Trump, qui n’aurait jamais permis ni la farce pandémique, ni l’escalade de la crise russo-ukrainienne.

Ce n’est pas une guerre du peuple ukrainien. Ce n’est pas le peuple ukrainien qui persécute ses frères russes, mais un gouvernement fantoche soutenu par des milices militaires néo-nazies. Un gouvernement corrompu, voulu par la cabale mondialiste, qui se retrouve aujourd’hui avec un président cocaïnomane, un ancien acteur et danseur qui cache des milliards dans des paradis fiscaux alors que la population ukrainienne est parmi les plus pauvres d’Europe.

Ce n’est pas une guerre du peuple russe. Depuis des années, la Fédération de Russie exige le respect de la minorité russophone et la communauté internationale s’est toujours détournée.

Ce n’est pas une guerre des nations européennes. Ce sont les dirigeants de l’Union européenne qui veulent un conflit pour justifier la mise en œuvre de la Grande Réinitialisation et l’imposition d’un régime dictatorial fait de restrictions à la liberté, d’appauvrissement de la population, d’élimination des petites entreprises, d’imposition d’un régime inhumain et un modèle de vie technocratique, et l’annulation de l’identité des nations, de leur histoire et de leur religion.

Ce n’est pas une guerre des États-Unis. Les Américains se sont battus contre le nazisme, et il est scandaleux qu’aujourd’hui Biden aide un gouvernement qui soutient et collabore avec des groupes extrémistes qui arborent la croix gammée et propagent les idées nazies. C’est l’État profond, avec ses serviteurs désormais infiltrés dans toutes les institutions, qui veut la guerre pour étendre sa domination sur le monde entier sous prétexte « d’exporter la démocratie », alors qu’en réalité il ne pense qu’à vendre des armes, à s’enrichir, et s’appropriant les ressources des pays envahis, semant la destruction et la mort.

Nous ne devrions pas être surpris d’apprendre que le 6 janvier 2021, au Capitole de Washington, des membres du bataillon Azov étaient présents. Les ennemis de l’État n’hésitent pas à s’allier aux criminels de guerre pour accuser leur adversaire politique et accuser le président Trump d’insurrection. Ce seul fait devrait suffire à comprendre leur projet subversif et leur intention de ne reculer devant rien pour le réaliser.


Derrière cette guerre, il y a la volonté de détruire l’équilibre international, de forcer les nations européennes à imposer à la Russie des sanctions qui affectent principalement l’Europe, en parfaite harmonie avec les objectifs de la Grande Réinitialisation. La destruction de l’économie des nations qui dépendent du gaz et des matières premières russes entend les contraindre à s’approvisionner depuis les USA (en quantités bien inférieures à leurs besoins et à un prix bien plus élevé), mais surtout elle entend les soumettre et de les réduire en esclavage, comme l’a admis il y a quelque temps la sous-secrétaire d’État aux affaires politiques Victoria Nuland.

Ne nous faisons pas d’illusions : ces serviteurs du Nouvel Ordre Mondial qui ont réussi à occuper les plus hautes fonctions des gouvernements nationaux et des organisations internationales sont nos ennemis : ennemis du bien et ennemis de Dieu. Peu leur importe combien d’entre nous devront mourir des effets du vaccin, de la faim ou des bombes : ils ne s’intéressent qu’au pouvoir, à l’avantage personnel et à l’avantage de leurs maîtres, que personne jusqu’à présent n’a osé incriminer et condamner.

Cette guerre est motivée par le besoin pressant de la famille Biden de dissimuler le complot colossal et les crimes très graves dont Joe et Hunter se sont souillés les mains, ainsi que leurs complices. La nouvelle de leur implication dans la présence de biolaboratoires américains sur le territoire ukrainien cofinancés par Soros, dans l’activité de Burisma, dans le réseau financier d’Obama et des Clinton, confirme un énorme et scandaleux conflit d’intérêts qui en soi devrait nous amener à nous demander : au nom de qui parle Joe Biden ? Parle-t-il pour la défense des intérêts des États-Unis, ou pour cacher les crimes que lui et son fils ont commis ? Parle-t-il en tant que président des États-Unis ou en tant que marionnette entre les mains de l’État profond et de la cabale mondialiste ?

C’est une guerre : oui, une guerre qui a commencé il y a quelque temps, est restée souterraine et s’est manifestée avec la pandémie. C’est une guerre de l’élite contre l’ensemble de l’humanité. C’est une guerre non déclarée, mais qui a déjà fait des millions de victimes par refus de soins et vaccins forcés plus que par les armes. C’est une guerre du Nouvel Ordre Mondial contre vous, contre nous, contre nos enfants, nos valeurs et notre avenir. C’est une guerre des ténèbres contre la lumière. Lux in tenebris lucet, et tenebræ eam non comprehenderunt. La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas comprise, comme nous le dit saint Jean dans l’Évangile (Jean 1:5). Parce que les ténèbres détestent la lumière. La lumière est la vérité ; c’est la clarté; c’est l’honnêteté. La lumière est Christ. Les ténèbres sont des mensonges; c’est la tromperie; c’est un complot. Les ténèbres sont le royaume de Satan.

Que demande la Russie à l’Ukraine ? Reconnaître l’indépendance de la Crimée, garantir les droits de Donetsk et de Lougansk, réprimer les mouvements néo-nazis et rester neutre. Ce sont des choses que l’ONU devrait exiger en premier. Et Zelensky lui-même, sous la pression des forces militaires de Poutine, a déclaré qu’il était prêt à négocier des conditions de paix. Mais Biden ne le veut pas, et il force Zelensky à résister, poussant les nations européennes à envoyer des armes et des troupes, et menaçant – dans un délire fou – une intervention préventive avec des armes nucléaires.

Ce conflit n’aurait jamais dû commencer, si la paix avait vraiment été voulue. Mais comme Joe Biden l’a admis il y a quelques jours, la guerre « est une opportunité », tout comme l’était la pandémie. Et tandis qu’ils nous annoncent calmement que nous devrons bientôt faire face à une urgence alimentaire, leurs complices s’apprêtent à tirer profit de la vente de blé et de produits agricoles, après avoir passé ces dernières années à prendre possession de millions d’hectares de terres cultivables. Qu’attendent les magistrats pour reconnaître un coup d’État dans ces spéculations criminelles ? Combien de temps encore laisseront-ils ceux qui devraient défendre les intérêts nationaux et promouvoir le bien de leurs citoyens libres de servir leurs propres intérêts ?

Vous vous demandez peut-être pourquoi un évêque parle avec des mots que vous vous attendez à entendre de la part d’un politicien. C’est peut-être parce que les politiciens sont presque tous des serviteurs du système, vendus à la cabale mondialiste, payés par BigPharma, Soros ou l’État profond. Seuls quelques-uns – et vous savez tous qui sont ces quelques-uns, et certains sont ici aujourd’hui – ont eu le courage de dénoncer ce coup d’État mondial, de s’opposer au discours dominant et d’élever la voix contre la violation des droits fondamentaux et des libertés constitutionnelles des citoyens. .

Permettez-moi de vous parler en tant qu’évêque. Je l’ai dénoncé pour la première fois il y a deux ans, mais maintenant l’agression féroce et violente de ces conspirateurs est si évidente qu’ils ne se cachent même plus. C’est une attaque de l’élite qui a pour but la destruction de tout ce qui fait partie de notre identité, de notre culture et de notre Foi. C’est une élite infernale, qui désire la mort et déteste la vie ; qui désirent la maladie et détestent la santé ; qui détestent la paix et désirent la guerre ; une élite qui s’appuie sur le mensonge et déteste la vérité ; une élite qui veut l’esclavage et la tyrannie et déteste la liberté des enfants de Dieu. C’est une élite qui hait Dieu, hait Notre-Seigneur Jésus-Christ et s’est consacrée au service de Satan.

Si vous voulez vraiment vous réveiller, si le grand réveil est ce qui inspire votre protestation, vous devez avoir le courage de regarder la réalité en face, de comprendre que si ces traîtres ont réussi à arriver au pouvoir et peuvent aujourd’hui décider du sort d’individus des nations et du monde entier, c’est parce que nous n’avons pas réagi dès le début face aux premiers signes de leurs plans.

Nous avons toléré la destruction de la famille, nous avons enduré que le vrai Dieu soit mis sur un pied d’égalité avec les idoles, nous avons permis que des milliards d’innocents soient tués par avortement, nous avons permis que nos enfants soient corrompus par l’immoralité, la pornographie, la corruption de la théorie du genre et de l’idéologie LGBT. Nous avons permis à nos dirigeants d’utiliser la liberté non pas pour servir Dieu et le bien commun, mais pour adorer Satan et répandre le péché et le vice. Nous avons cru que si nous laissions les autres libres d’agir contre la loi naturelle et divine, ils nous laisseraient à leur tour libres d’être d’honnêtes et bons citoyens. Nous sommes tombés dans une énorme tromperie, car notre tolérance envers le mal s’est aujourd’hui nécessairement transformée en intolérance de la société envers le bien.

Le moment est venu d’agir. Il faut vraiment tous se réveiller, se relever, et exiger que ceux qui nous gouvernent soient honnêtes, pensent au bien commun, et n’obéissent qu’à Dieu et à ceux qui les ont élus pour aider les citoyens à vivre honnêtement, au lieu de nous voir chaque jour plus humiliés, traités comme des esclaves et forcés d’assister à la destruction de tout ce que nos pères ont laborieusement construit.

Le moment est venu de dénoncer les corrompus et les traîtres, d’expulser ceux qui ne servent pas le peuple mais l’État profond ou le Nouvel Ordre Mondial. Parce qu’aucun d’entre nous ne veut de ce nouvel ordre mondial, seuls les quelques-uns qui pensent pouvoir encore nous terroriser avec la pandémie, avec la menace d’une guerre nucléaire, avec l’appauvrissement des nations et avec l’imposition de règles absurdes que personne n’a jamais voulu ou approuvé.

Le moment est venu non seulement de se lever mais aussi de se mettre à genoux : pas comme le fait Black Lives Matter, mais comme le fait tout bon chrétien devant la Majesté de Dieu. A genoux, le Saint Rosaire à la main, priant le Seigneur de nous pardonner nos péchés et les péchés publics des nations, le suppliant d’avoir pitié de nous et lui promettant que nous nous engageons d’abord – nous tous – à vivre comme bons chrétiens, comme patriotes, comme citoyens honnêtes, comme pères et mères de famille responsables, comme enfants obéissants, comme de vaillants soldats.

Le moment est venu de constituer une Alliance anti-mondialiste, un mouvement civil mondial qui donne la parole à la majorité des citoyens, dénonçant le coup d’État en cours, révélant les connivences des puissants, les conflits d’intérêts des lobbies, et les mensonges des grands médias. Cette Alliance doit avoir son propre objectif clair et commun qui réfute l’agenda du mondialisme et lui oppose une proposition concrète, conforme à la loi naturelle, au bien commun et à la bonne gouvernance. Une proposition qui promeut l’harmonie entre les nations et la coexistence pacifique entre les peuples souverains, dont le droit de vivre dans leur propre patrie doit être reconnu, ainsi que leur droit de construire leur propre avenir et leur bien-être sans exploiter les autres et sans être exploités. Une proposition qui donne la centralité à la souveraineté des nations, à la protection de la religion, de la culture et des traditions, à la défense de la vie et de la famille. Une proposition qui brise définitivement les chaînes odieuses de la dictature des idéologies qui, au cours des dernières décennies, nous ont été imposées uniquement pour nous détruire en âme et en corps.

Chers amis, puissiez-vous qui reconnaissez les États-Unis d’Amérique comme une seule nation sous Dieu, ayez le courage et la cohérence de vous opposer de toutes vos forces aux conspirateurs qui se sont infiltrés dans les postes de gouvernement, à tous les gens corrompus qui sont prêts à provoquer un conflit mondial afin d’obéir à leurs maîtres, et à tous les traîtres qui veulent soumettre l’humanité à la tyrannie odieuse de Satan.

Réveillez-vous, chers Américains ! Réveillez-vous et revêtez l’armure de lumière, comme dit saint Paul. N’ayez pas peur de témoigner courageusement de votre foi, de votre amour pour votre patrie, de votre désir légitime d’honnêteté et de bonté, de vérité et de beauté. Si vous savez vous ranger du côté de Christ, sa victoire certaine sera aussi la vôtre.

Que Dieu vous bénisse tous. Que Dieu bénisse et inspire votre réveil avec des objectifs saints. Et que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique

.Mgr Carlo Maria Viganò (signature)


+ Carlo Maria Viganò, archevêque
2 avril 2022

lundi 21 mars 2022

Les Straussiens instrumentalisent Fatima pour rentrer en guerre contre la Russie

Par Joseph

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne faut surtout pas se réjouir trop vite de la "consécration" que le Pape François prétend faire le 25 mars prochain. Connaissant le personnage, sa théologie, son esprit œcuménique et mondialiste, ses relations avec l'état profond américain etc... les catholiques doivent raison garder et éviter de tomber dans le piège d'une instrumentalisation diabolique du message de Fatima. Il est bien vrai que les évêques Ukrainiens semblent avoir demandés une consécration selon les demandes du ciel MAIS c'est oublier que les mondialistes veulent à tout prix faire passer les Russes pour d'affreux envahisseurs alors qu'en réalité il s'agit d'une libération de territoires martyrisés depuis 8 années et qui vise à sécuriser une zone sensible pour les Russes. Thierry Meyssan nous révèle de façon opportune l'existence de ce groupe nommé "Straussiens" qui sont en réalité des criminels de haut rang et qui poussent les occidentaux à rentrer en guerre contre la Russie.


La Russie ne livre pas de guerre au peuple ukrainien, mais à un petit groupe de personnes au sein du pouvoir états-unien qui a transformé l’Ukraine à son insu, les Straussiens. Il s’est formé il y a un demi-siècle et a déjà commis une quantité incroyable de crimes en Amérique latine et au Moyen-Orient à l’insu des États-uniens. Voici leur histoire.

Le 24 février à l’aube, les forces russes sont entrées massivement en Ukraine. Selon le président Vladimir Poutine, qui s’exprimait alors à la télévision, cette opération spéciale était le début de la réponse de son pays à « ceux qui aspirent à la domination du monde » et qui font avancer les infrastructures de l’Otan aux portes de son pays. Durant cette longue intervention, il a résumé la manière dont l’Otan a détruit la Yougoslavie sans autorisation du Conseil de sécurité des Nations-Unies, allant jusqu’à bombarder Belgrade en 1999. Puis il a parcouru les destructions des États-Unis au Moyen-Orient, en Iraq, en Libye et en Syrie. Ce n’est qu’après ce long exposé qu’il a annoncé avoir envoyé ses troupes en Ukraine avec la double mission de détruire les forces armées liées à l’Otan et d’en finir avec les groupes néo-nazis armés par l’Otan.


Immédiatement tous les États membres de l’Alliance atlantique dénonçaient une occupation de l’Ukraine comparable à celle de la Tchécoslovaquie lors du « Printemps de Prague » (1968). Selon eux, la Russie de Vladimir Poutine aurait adopté la « doctrine Brejnev » de l’Union soviétique. C’est pourquoi le monde libre doit punir l’« Empire du Mal » ressuscité en lui imposant des « coûts dévastateurs ».

L’interprétation de l’Alliance atlantique vise avant tout à priver la Russie de son argument majeur : certes, l’Otan n’est pas une confédération d’égaux, mais une fédération hiérarchisée sous commandement anglo-saxon, cependant la Russie agit de même. Elle refuse à l’Ukraine la possibilité de choisir son destin comme les Soviétiques l’ont refusé aux Tchécoslovaques. Certes, l’Otan, par son fonctionnement, viole les principes de souveraineté et d’égalité des États stipulés par la Charte des Nations unies, mais elle ne doit pas être dissoute, sauf à dissoudre aussi la Russie.

Peut-être, mais probablement pas.

Le discours du président Poutine n’était pas dirigé contre l’Ukraine, ni même contre les États-Unis, mais explicitement contre « ceux qui aspirent à la domination du monde », c’est-à-dire contre les « Straussiens » au sein du pouvoir états-unien. C’était une véritable déclaration de guerre à leur égard.

Le 25 février, le président Vladimir Poutine qualifiait le pouvoir de Kiev de « clique de drogués et de néonazis ». Pour les médias atlantistes, ces propos étaient ceux d’un malade mental.

Dans la nuit du 25 au 26 février, le président Volodymyr Zelensky adressait à la Russie, via l’ambassade de Chine à Kiev, une proposition de cessez-le-feu. Le Kremlin lui répondait immédiatement en posant ses conditions :
arrestation de tous les nazis (Dmitro Yarosh et le Bataillon Azov, etc.),
dépôt de tous les noms de rue et destruction des monuments glorifiant les collaborateurs des nazis durant la Seconde Guerre mondiale (Stepan Bandera, etc.),
dépôt des armes.

La presse atlantique ignorait cet événement, tandis que le reste du monde, qui le connaissait, retenait son souffle. La négociation échouera quelques heures plus tard après intervention de Washington. Ce n’est qu’à ce moment-là que les opinions publiques occidentales en seront informées, mais les conditions russes leur seront toujours cachées.

De quoi le président Poutine parle-t-il ? Contre qui se bat-il ? Et quelles sont les raisons qui ont rendu aveugle et muette la presse atlantiste ?

Paul Wolfowitz

BRÈVE HISTOIRE DES STRAUSSIENS

Arrêtons-nous un instant sur ce groupe, les Straussiens, à propos duquel les Occidentaux savent peu de choses. Il s’agit d’individus, tous juifs, mais absolument pas représentatifs ni des juifs états-uniens, ni des communautés juives dans le monde. Ils ont été formés par le philosophe allemand, Leo Strauss, réfugié aux États-Unis lors de la montée du nazisme et devenu professeur de philosophie à l’université de Chicago. Selon de nombreux témoignages, il avait constitué un petit groupe d’élèves fidèles auxquels il dispensait un enseignement oral. Il n’y a donc pas d’écrits à ce sujet. Il leur expliquait que le seul moyen pour les juifs de ne pas être victimes d’un nouveau génocide était de constituer leur propre dictature. Il les désignait sous le nom d’Hoplites (les soldats de Sparte) et les envoyait perturber les cours de ses rivaux. Enfin, il leur enseignait la discrétion et faisait l’éloge du « noble mensonge ». Bien qu’il soit mort en 1973, sa fraternité étudiante s’est perpétuée.

Les Straussiens ont commencé à former un groupe politique il y a un demi-siècle, en 1972. Ils étaient tous membres de l’équipe du sénateur démocrate Henry “Scoop” Jackson, notamment Elliott Abrams, Richard Perle et Paul Wolfowitz. Ils travaillaient étroitement avec un groupe de journalistes trotskistes également juifs, qui s’étaient connus au City College of New York et éditaient la revue Commentary. on les appelait les « Intellectuels new-yorkais » (New York Intellectuals). L’ensemble de ces deux groupes était très lié à la CIA, mais aussi grâce au beau-père de Perle, Albert Wohlstetter (le stratège militaire US), à la Rand Corporation (le think tank du complexe militaro-industriel). Beaucoup de ces jeunes gens se marièrent entre eux jusqu’à former un groupe compact d’une centaine de personnes.

Ensemble, ils rédigèrent et firent adopter, en pleine crise du Watergate (1974), l’« amendement Jackson–Vanik » qui contraignit l’Union soviétique à autoriser l’émigration de sa population juive vers Israël sous peine de sanctions économiques. C’est leur acte fondateur.

En 1976, Paul Wolfowitz [1] fut un des artisans de l’« équipe B » (Team B) chargée par le président Gerald Ford d’évaluer la menace soviétique [2]. Il rendit un rapport délirant accusant l’Union soviétique de se préparer à prendre une « hégémonie globale ». La Guerre froide changeait de nature : il ne s’agissait plus d’isoler (containment) l’URSS, il fallait l’arrêter pour sauver le « monde libre ».

Les Straussiens et les Intellectuels new-yorkais, tous de gauche, se mirent au service du président de droite Ronald Reagan. Il faut bien comprendre que ces groupes ne sont ni vraiment de gauche, ni de droite. Certains membres ont d’ailleurs basculé cinq fois du Parti démocrate au Parti républicain et inversement. Ce qui est important pour eux, c’est de s’infiltrer au pouvoir, de quelque idéologie qu’il soit. Elliott Abrams devint assistant du secrétaire d’État. Il conduisit une opération au Guatemala où il plaça un dictateur au pouvoir et expérimenta, avec des officiers du Mossad israélien, la manière de créer des réserves pour les Indiens Mayas afin, à terme, de faire la même chose en Israël avec les Arabes palestiniens (la Résistance maya a valu à Rigoberta Menchú son prix Nobel de la paix). Puis Elliott Abrams continua ses exactions au Salvador et enfin au Nicaragua contre les Sandinistes avec l’affaire Iran-Contras. De leur côté les Intellectuels new-yorkais, désormais dénommés « Néoconservateurs » créèrent le Fonds national pour la Démocratie (National Endowment for Democratie — NED) et l’Institut des États-Unis pour la paix (U.S. Institute of Peace) ; un dispositif qui organisa de très nombreuses révolutions colorées, à commencer par la Chine avec la tentative de coup d’État du Premier ministre Zhao Ziyang et la répression qui s’en suivit sur la place Tienanmen.

À la fin du mandat de George H. Bush (le père), Paul Wolfowitz, alors numéro 3 du secrétariat à la Défense, élabora un document [3] autour d’une idée forte : après la décomposition de l’URSS, les États-Unis devaient prévenir l’émergence de nouveaux rivaux, à commencer par l’Union européenne. Il concluait en préconisant la possibilité de prendre des actions unilatérales, c’est-à-dire de mettre fin à la concertation des Nations unies. Wolfowitz est sans aucun doute le concepteur de « Tempête du désert », l’opération de destruction de l’Iraq qui a permis aux États-Unis de changer les règles du jeu et d’organiser un monde unilatéral. C’est à cette époque que les Straussiens ont valorisé les concepts de « changements de régime » et de « promotion de la démocratie ».

Gary Schmitt, Abram Shulsky et Paul Wolfowitz ont pénétré la communauté du Renseignement US grâce au Groupe de travail sur la réforme du Renseignement (Consortium for the Study of Intelligence’s Working Group on Intelligence Reform). Ils critiquèrent l’a priori selon lequel les autres gouvernements raisonnent de la même manière que celui des États-Unis [4]. Puis, ils critiquèrent l’absence de conduite politique du Renseignement, le laissant errer dans des sujets sans importance au lieu de se concentrer sur ceux essentiels. Politiser le Renseignement, c’est ce que Wolfowitz avait déjà fait avec l’équipe B et qu’il recommencera avec succès, en 2002, avec le Bureau des plans spéciaux (Office of Special Plans) ; inventant des arguments pour de nouvelles guerres contre l’Iraq et contre l’Iran (le « noble mensonge » de Leo Strauss).