jeudi 27 juin 2019

Chartres / Paris / Chartres : une fausse guerre entre la FSSPX et les ralliés


Dans un article de La Porte latine du 26 juin 2019 sur les pèlerinages « inversés » Paris-Chartres / Chartres-Paris, la Fraternité Saint-Pie X, sous la plume de son théologien l’abbé Jean-Michel Gleize, entend rappeler à Jean-Pierre Maugendre et à ses amis (de Renaissance catholique, de la FSSP, du Christ-Roi, de l’IBP, de Chéméré, du Barroux, et d’autres instituts) qu’elle continue à s’opposer sur la doctrine aux catholiques dits "ralliés" …

Mais que vaut cette affirmation lorsqu’on la rapproche de la conduite pratique proposée par la FSSPX pour faire face à l’apostasie en cours dans l’Eglise ?

Sur le sujet, quoi qu’elle dise ou donne à croire, elle n’est plus depuis 2012 dans le combat catholique de son Fondateur, mais bien plutôt aux côtés de M. Maugendre et de ses amis « ralliés ».

Un tableau synoptique suffit à le démontrer :


Cliquez sur l'image pour la grossir ou la télécharger  ici




mardi 25 juin 2019

Une autre Fête-Dieu mémorable ...

Tous les ans, les dominicains d'Avrillé organisent une magnifique procession en l'honneur du Saint-Sacrement. Parterres de fleurs aménagés par les paroissiens et les séminaristes,  nombreux enfants de l'école et des familles, imposants reposoirs  .... mais surtout la grande joie de recevoir, cette année, M. l'abbé Dominique Rousseau qui portait le Très Saint-Sacrement en tête de la foule recueillie.

Le Bon Dieu n'abandonne jamais ses prêtres et ses fidèles : même dans la terrible passion que traverse aujourd'hui l'Eglise, Notre-Seigneur montre le chemin de la vérité à ses ministres, et donne les consolations leur permettant de continuer le bon combat de la fidélité.

Source photos : non possumus





vendredi 21 juin 2019

Fête-Dieu à Riddes : un très grand moment de charité entre prêtres

L'abbé Salenave nous raconte son passage en Valais à l'occasion de la Fête-Dieu à Riddes et des 25 ans de sacerdoce de l'abbé Stéphane Grenon. 

Permettez-moi de vous rapporter un bel événement qui s'est passé dernièrement dans la Fidélité. Important non pas aux yeux du monde qui préfère ce qui brille et fait nombre mais aux yeux de Notre-Seigneur qui se réjouit très certainement de trouver sur terre un reste de sa charité dans le cœur de ses prêtres.

En effet, en ce jeudi de la Fête du Saint-Sacrement, nous avons fêté avec plus de 200 fidèles valaisans les 25 années de sacerdoce de notre cher abbé Grenon.  Ce fut l'occasion pour quelques prêtres de la Fidélité de se retrouver pour manifester leur soutien sacerdotal.

Domaine Sainte-Rita
Ce fut aussi l'occasion pour moi de  faire étape au domaine Sainte-Rita où l'abbé Morgan a résidé pendant plus d'un an après avoir quitté la néo-FSSPX. Par la photo, vous pourrez juger, par vous-même, du dénuement des lieux et du courage de l'abbé pour s'arracher d'une situation qu'il ne pouvait plus accepter en conscience. Trois caravanes sans eau courante et sans électricité furent son logement et aussi son lieu de ressourcement.

Après une brève nuit dans les caravanes, nous sommes partis de très bonne heure pour arriver à Riddes pour la Solennité du Très Saint-Sacrement. 

Nous eûmes la joie d'entendre le Curé de Riddes prêcher avec force sur la fidélité à l'idéal sacerdotal que Mgr Lefebvre nous a transmis.


Quelle joie pour nous,  prêtres, d'entendre cet ancien nous encourager dans le chemin de l'entière fidélité, de ne rien lâcher en attendant patiemment l'heure où Rome se convertira et consacrera la Russie au Cœur de Marie.

Suivit alors la belle procession du Très Saint-Sacrement où Notre-Seigneur était honoré par une belle foule chantante et pieuse à la fois.

Après les festivités, les prêtres présents se sont retrouvés tous ensemble autour du curé pour souper et parler  de façon plus intime.

Souvenirs de séminaire, histoires drôles du ministère, apostolat, difficultés dans la crise, peine des uns et des autres, doctrine, ... tout fut partagé avec grande simplicité sous l’œil bienveillant et patriarcal du curé qui en a profité pour nous demander de rester bien unis.... et de nous retrouver régulièrement. Chose à laquelle nous nous sommes tous engagés.

Nous ne doutons pas que cette charité  qui régnait entre tous les prêtres  à cette occasion rassurera les fidèles qui ne désirent rien tant que de retrouver la véritable paix dans la vérité de Notre-Seigneur. Et cela commence d'abord pas la charité entre prêtres. Divine charité qui s'est, hélas, perdue dans la néo FSSPX par manque de fidélité au fondateur et par orgueil clérical.

Que Dieu soit béni pour cette belle journée de la Fidélité en Valais !

Cor unum in anima una !










mercredi 19 juin 2019

Monseigneur Williamson seul contre tous !

Nous arrivons au seuil d'un temps où la quasi-globalité du genre humain vit dans l'illusion. Voilà pourquoi Mgr Williamson a voulu que le thème du pèlerinage de la Fidélité au Puy soit  "l'urgence de la Vérité".

Nous vous proposons de revoir cette petite vidéo dans laquelle Mgr Williamson nous décrit la psychologie du monde moderne.

Nous vous proposerons sous peu la conférence que l'évêque fidèle a donnée au Puy aux pèlerins présents.

Cette urgence de la Vérité et la fuite de l'illusion passent aussi dans les actes  sociaux : Mgr Lefebvre nous a appris à nous distancer en pratique des hommes d'Eglise qui travaillent à nous plonger dans cette illusion moderne.

En pratique, cette adhésion à la vérité passe par la reconnaissance morale des évêques fidèles  (il en reste quatre) à l'héritage de Mgr Lefebvre.



dimanche 16 juin 2019

Ralliement accéléré

Au Canada, l'école Notre-Dame du Mont Carmel, dont l'aumônerie est assurée par des prêtres FSSP et ayant le soutien de l'archevêque d'Ottawa, présente ce classique ... à l'école de la Sainte Famille de la FSSPX à Lévis ... au profit de l'école Notre-Dame du Mont Carmel !





Pour ceux qui douteraient : 


Notre institution, qui jouit du soutien de l’archevêque d’Ottawa, Son Excellence Mgr. Terrence Thomas Prendergast, SJ, a la grande chance d’être accompagné par un prêtre qui enseigne le catéchisme et assure le suivi spirituel des élèves.






jeudi 13 juin 2019

L’abbé de Jorna au bord de la rupture ?


Sur le forum Fidélité catholique, CMS livre une intéressante analyse concernant la gestion, par le Supérieur du district de France, du cas de l’abbé Dominique Rousseau, qui vient de quitter la Fraternité Saint-Pie X pour protester contre l’arrivée de Mgr Huonder à Wangs (v. Reconquista du 8 juin).

Nous en reprenons ici le texte, pour l’information de nos lecteurs.


La situation de l’abbé de Jorna apparaît de plus en plus intenable.

Sans doute du fait des hésitations et des erreurs de son parcours antérieur, le Supérieur du district de France se trouve actuellement pris dans la tenaille de ses contradictions :

- On lui connaissait des positions très réservées, voire hostiles, au ralliement de la FSSPX à la Rome dite « conciliaire » : c’est lui, on le rappelle, qui avait dénoncé au Chapitre de 2012 la Déclaration controversée de Mgr Fellay du 15 avril précédent, reprochant à ce texte de promouvoir « l’herméneutique de la continuité » du pape Benoît XVI.

- On le devine au surplus fortement opposé à l’arrivée de Mgr Huonder dans l’école de la Fraternité à Wangs : dès l’annonce de l’événement en janvier 2019, le site de la Porte latine a republié intégralement– sans aucun motif annoncé ni commentaire explicatif ! – la longue Profession de foi de Mgr Salvador Lazo du 21 mai 1998, … message crypté en direction de Menzingen, on l’a compris, et de l'évêque candidat à la « retraite » dans les murs de Wangs.

- A l’inverse, il entretient couramment l’image d’un responsable soumis à sa hiérarchie : il n’a pas remis en cause la juridiction acceptée des mains du pape François pour les sacrements, il s’efforce de mettre en application le régime de délégation canonique pour les mariages et parcourt son district pour expliquer et convaincre ses confrères sur ce sujet difficile, il recherche les contacts avec les évêques français en vue de restaurer un climat de dialogue (peut-être aussi d’obtenir des  lieux  de  culte),   et  tout  récemment  il  a  publié  sans  commentaire le  «Communiqué conjoint » du 20 mai co-signé de Mgr Huonder et de l’abbé Pagliarani.

- Le plus souvent respectueux des orientations de ses Supérieurs, il a affiché dès l’origine une complète « ignorance » vis-à-vis de la « Résistance », de ses évêques, prêtres et fidèles, et il ne connaît plus depuis longtemps les dominicains d’Avrillé.

Mais la gestion du cas de l’abbé Dominique Rousseau vient à point révéler et souligner l’embarras, voire le désarroi, qui paralyse désormais l’abbé de Jorna face à une évolution qui, semble-t-il, lui échappe.

Dans sa circulaire à ses prêtres (voir ici), datée du 7 mai, mais diffusée le 7 juin (elle évoque en effet la « préparation de la Pentecôte »), il indique tout d’abord qu’il lui est fait un devoir d’annoncer… etc., ce qui signifie en bon français qu’il ne souhaite pas assumer la responsabilité d’informer l’opinion du départ de son confrère. Point de vue admissible, mais on se demande où se situe l’intérêt d’une telle formulation contournée, dès lors que le choix était déjà arrêté de se conformer aux instructions reçues de Suisse ?

Sous ces précisions formalistes, l’abbé de Jorna ne cache-t-il pas en réalité de graves réticences à l’égard de ses supérieurs sur le fond du dossier « Huonder », réticences dont il a cherché, par ce biais, à alerter ses confrères ?

Il énonce ensuite les termes, très forts, employés par l’abbé Rousseau pour expliquer son geste de rupture : « question de vérité », « loup dans la bergerie », situation « intolérable », alors que rien ne l’obligeait à sélectionner ces traits accusateurs sous la plume de son confrère, ni surtout à les relayer dans sa communication à l’ensemble des prêtres du district, donnant ainsi à ces accusations un écho dans la Fraternité que leur auteur n’aurait pas osé espérer !

A bien relire cette circulaire signée de l’abbé de Jorna, on en vient à supposer qu’il partage (en son for intérieur) le message de protestation de l’abbé Rousseau...

Que valent alors ses « regrets » sur ce « départ inopiné » ? Astucieux méandres de l’esprit ecclésiastique ?

Le Supérieur de district ne pouvait-il donc signifier clairement et simplement à sa hiérarchie qu’il n’est plus en phase avec les orientations actuelles de la Maison générale, et en avertir au moins les prêtres relevant de son autorité ?

Ses tergiversations et états d’âme étant de plus en plus déconcertants, on lui suggère d’y mettre bon ordre sans tarder… en suivant – pourquoi pas ? – l’exemple courageux de son confrère Rousseau.

« Que votre oui soit oui, et votre non soit non » !

Et mieux encore que par des paroles, c'est en actes que se prouve le courage des Pasteurs !

mardi 11 juin 2019

Pélerinage de Pentecôte au Puy

Les 4 évêques fidèles devant Notre-Dame
consacrant la Russie à son Cœur Immaculé

Cette année, les pèlerins de la Fidélité se sont retrouvés au Puy-en-Velay pendant trois jours. L'originalité de ce pèlerinage a consisté en ce qu'il fut adapté à tous les âges et à toutes les constitutions.  Contrairement à d'autres pèlerinages, il a donc pu rassembler les générations entre elles, et la perception de l'unité catholique, familiale et sociale, s'en est trouvé renforcée. On a privilégié la variété des exercices, par l'alternance des processions, marches, adorations nocturnes, et instructions.

Tous ont vivement apprécié la présence providentielle des quatre évêques de la Fidélité, qui concentrent sur eux la Tradition de l'Eglise en 2019, ce qui renforce ainsi dans l'esprit des fidèles présents (et aussi des absents) la certitude de la permanence et de la visibilité de l'Eglise, puisqu'aux pires crises de son histoire, celle-ci subsiste par l'épiscopat fidèle.

Le premier jour a débuté par une belle messe pontificale, célébrée par Mgr Zendejas, et au cours de laquelle dix personnes ont été confirmées.

Dans la soirée, Mgr Williamson a pu instruire les fidèles rassemblés dans la grande église pendant une bonne heure. Après quoi eut lieu l'adoration nocturne du très Saint Sacrement.

Le dimanche de Pentecôte a commencé par une autre messe pontificale, célébrée par Mgr Williamson. Puis la journée fut consacrée à la marche, les pèlerins passant d'un sanctuaire à l'autre, vénérant particulièrement Saint Joseph, et terminant dans la cathédrale du Puy qui, par une mystérieuse circonstance, avait gardé les portes ouvertes.

La journée du dimanche s'est achevée par une procession aux flambeaux, qui a attiré dans son sillage plusieurs personnes et touristes extérieurs au pèlerinage, trop heureux de prier la Sainte Vierge dans les ruelles du Puy. Étonnant !

Enfin lundi, c'est Mgr Faure qui a célébré la messe de clôture.

Ce pèlerinage fut une joie pour les nombreux pèlerins venus chercher dans ce haut-lieu de la France chrétienne, force dans la Foi, réconfort fraternel dans un temps d'isolement, et un nouveau zèle pour tenir, défendre, et propager la Vérité catholique, qui seule peut nous sauver et sauver nos nations.










samedi 8 juin 2019

Monsieur l'abbé Dominique Rousseau rejoint la Fidélité Catholique

Abbé Dominique Rousseau
En cette veille de Pentecôte, l'abbé de Jorna annonce qu'on lui a "fait un devoir" d'annoncer aux prêtres  du district de France que Monsieur l'abbé Dominique Rousseau venait de quitter de façon inopinée la FSSPX pour "une question de vérité" car "l'arrivée de Mgr Huonder à Wangs, "loup dans la bergerie", lui est intolérable".  
Nous ne pouvons qu'admirer l'abbé Rousseau et le féliciter pour cette action opportune et courageuse qui aidera  d'autres prêtres à rester fidèles à l'oeuvre de Mgr Lefebvre. 









« Prométhée » – Introduction

Kyrie eleison DCXXI ( 8 juin 2 019 ) 

Nulle part l’hypocrisie des hommes n’est absente,
Mais à Vatican II c’est une quintessence.


Mgr Lefebvre a toujours nourri l’espoir que la Fraternité saint Pie X contribuerait un jour à l’étude des 16 documents du Concile Vatican II. En effet, ces textes sont à l’origine des maux sans précédent qui accablent l’Église et le monde depuis les années 1960. Certes, la Fraternité a contribué dans une certaine mesure à de telles études, mais serait-elle aujourd’hui dans l’état où elle se trouve – certains pensent qu’elle est touchée à mort – si ses prêtres avaient eu une meilleure connaissance du mal dont souffre Vatican II, de cette maladie attirante, mais hautement contagieuse et mortelle pour la vraie foi ? On peut se poser la question.

Cependant, en 2010 un prêtre argentin membre de la Fraternité, thomiste de formation, professeur de philosophie et de théologie au séminaire de la Fraternité en Argentine, l’abbé Alvaro Calderón, a publié en espagnol une vigoureuse étude sur ce problème. Son livre s’intitule Prométhée ou la religion de l’homme, avec pour sous-titre : Essai d’interprétation de Vatican II. Ses 320 pages se terminent par une accusation formelle, selon laquelle Vatican II est une véritable idolâtrie, non seulement par les suites découlant du Concile, mais déjà dans ses documents eux-mêmes. Il semble que ce livre ait été traduit en français. Mais si cette traduction existe, elle n’a jamais été publiée, très probablement pour protéger à la fois la Néo-église issue du Concile et sa progéniture abâtardie : la Néo-fraternité.  En fait, ce livre mériterait d’être traduit et édité dans une multitude de langues.

Nous allons prochainement publier sur plusieurs numéros de ce « Commentaire » un aperçu de cette étude. Nous y verrons pour quelles raisons ces « Commentaires » sont si souvent amenés à blâmer Vatican II. Il est un peu hasardeux de présenter dans quelques articles, d’environ 750 mots chacun, un livre de 320 pages. Mais nous allons tenter cet effort car il est de la plus haute importance que les catholiques acquièrent au moins une vue générale sur la malice de Vatican II. Ces articles ne viseront pas à persuader les théologiens professionnels qui demandent plus de fondements et plus de précision ; ils s’adresseront plutôt au grand public, en particulier aux âmes qui cherchent à comprendre la raison des ravages subis par l’Église et par le monde qui les entoure. Pour causer de tels dégâts, il fallait que Vatican II fut profondément cohérent. Nous espérons, à tout le moins, que les prochains numéros de ces « Commentaires » permettront de faire saisir la profondeur thomiste et la cohérence du livre de l’abbé Calderón.

Accuser Vatican II d’idolâtrie est très grave, mais ils ont camouflé leur doctrine idolâtre avec une telle habileté qu’elle peut sembler ne pas contredire la Tradition catholique. Mgr Lefebvre lui-même, à l’époque, a signé 14 des 16 documents, ce qu’il n’aurait jamais fait quelques années plus tard, lorsque les fruits de ce camouflage devinrent évidents. Nous avons donc affaire à des documents habilement ambigus, ressortant d’un esprit bien différent de la lettre des textes. Pour cette raison, tant les catholiques sincèrement fidèles à l’Église, que les modernistes cherchant à transformer l’Église, peuvent prétendre à l’unisson que la lettre des documents est catholique. Cependant, l’analyse de l’abbé Calderón possède l’avantage décisif de montrer, à partir des documents eux-mêmes, que leur esprit consiste à fabriquer une religion nouvelle entièrement centrée sur l’homme. Aussi la réalité du néo-modernisme de Vatican II se présente-t-elle sous un jour particulièrement insaisissable et trompeur.

L’édition espagnole de ce livre est-elle encore disponible ? Espérons-le ! Dans tous les cas, l’imprimeur est Luis Maria Campos 1592, Morón, Bs. As., Argentine, Tél. 4696–2094. Sur divers sites de l’Internet, e.g. PRH, on peut trouver (au moins jusque récemment) le texte assez complet en espagnol du livre de l’abbé Calderón.

Cet ouvrage, en quatre parties, se présente comme suit : Partie I, ce qu’est Vatican II : définition ; Parties II à IV, ce que Vatican II instaure. De fait, il introduit : Partie II, un HOMME nouveau, Partie III, une ÉGLISE nouvelle, Partie IV, une RELIGION nouvelle. Ces « Commentaires » publieront quatre articles (peut-être avec quelques interruptions), correspondant à chacune des quatre parties.

Kyrie eleison.

jeudi 6 juin 2019

Actes du chapitre de la FSSPX 2018 : qu'en penser ?



Nous vous proposons d'entendre l'intégralité de la courte conférence donnée à Paris le dimanche 26 mai 2019 par monsieur l'abbé Matthieu Salenave.

1° Les relations avec Rome : les bons et les mauvais.
2° La question de la délégation par l'évêque diocésain pour les mariages dans la FSSPX. 
3° Le projet de la future prélature


Source : youtube Jacques Buffet

Ajoutée le 5 juin 2019

Extraits des actes du chapitre 2018 en pdf : télécharger ici.




mardi 4 juin 2019

Oblates pour la Société des Apôtres de Jésus et Marie

Sœur Marie Elizabeth et Sœur Marie-Salomé
En raison de l'injustice des réductions à l'état laïc des religieuses lors des réformes de Vatican II, Monseigneur Lefebvre avait créé cette branche religieuse des oblates de la FSSPX. Ces anciennes religieuses demandaient à la FSSPX de les accueillir dans le but de se sanctifier au contact de la FSSPX en faisant de la Messe la source de leur vie religieuse.

Elles venaient aussi pour se dévouer selon leurs talents aux œuvres de la FSSPX, de venir ainsi en aide aux prêtres soit dans les séminaires, soit dans les prieurés, les écoles. 

Mais puisque la FSSPX poursuit sa route vers le ralliement à la Rome moderniste, il revient désormais à une oeuvre similaire (la Société des Apôtres de Jésus et de Marie) de continuer cette mission protectrice de la vie religieuse.

Voilà pourquoi Monseigneur Faure a accepté de recevoir Sœur Marie-Elisabeth et Sœur Maria Salomé dans la Société des Apôtres de Jésus et Marie. 

Les Sœurs ont commencé leur noviciat canonique le 1er Juin, en la fête de Notre-Dame des Apôtres, en récitant un acte public d’oblation en présence de Très Saint Sacrement.

La cérémonie fut présidée par Father King, délégué par Monseigneur Faure pour cette occasion.

Sœur Marie-Élisabeth, française, ancienne oblate de la FSSPX durant 25 ans (de 1994 au 30 mars 2019). Elle était auparavant carmélite (1981-1990).

Sœur Marie-Salomé, thaïlandaise, ancienne oblate de la FSSPX durant 12 ans (de 2007 au 30 mars 2019).

Un mauvais signe

Kyrie eleison DCXIX (25 mai 2019)

Prêtres de la Fraternité, ne vous y trompez plus –
Le Chapitre est passé, rien ne changera plus.

Accrochez-vous, chers lecteurs : encore une nouvelle mauvaise. Ce n’est pas la fin du monde, mais c’est une paille de plus volant au vent mauvais, une indication de plus que le vent souffle toujours dans la mauvaise direction, alors que nous espérions qu’il finissait par tourner. Car enfin, quand le Chapitre Général de juillet dernier élisait un nouveau Supérieur Général, n’était-ce pas là un signe encourageant indiquant que la dure emprise des libéraux sur l’orientation de la Fraternité s’était enfin relâchée ? Ne pouvait-on pas espérer que le nouveau Supérieur Général réorienterait la Fraternité dans une direction plus saine que celle qu’avaient choisie les deux derniers Supérieurs, successeurs de Mgr Lefebvre ?

Mais cet espoir s’est brutalement effondré, lorsque nous eûmes connaissance d’une décision prise juste avant la fin du Chapitre : à côté du Supérieur Général et de ses deux Assistants, formant le triumvirat qui est l’organe ordinaire de gouvernance de la Fraternité, nous apprîmes qu’il avait été décidé de créer deux nouveaux postes de Conseillers, chargés d’entourer ce triumvirat. Et qui fut choisi pour ces deux postes ? – Justement, les deux Supérieurs Généraux précédents ! Toutefois, pour dissiper nos craintes légitimes de voir se prolonger et s’amplifier le cauchemar que la Fraternité traverse depuis 20 ans, nous avons été assurés que la tâche des deux nouveaux Conseillers se limiterait à statuer sur l’intégration ou l’exclusion de membres, ou sur l’ouverture ou la fermeture des maisons de la Fraternité. Et qui a voulu croire qu’il en serait bien ainsi, l’a bien cru.

Mais afin d’apaiser des craintes insistantes qu’au sommet de la Fraternité, plus les choses changeaient et plus elles restaient les mêmes, autrement dit : craintes de voir la Fraternité encore sous l’emprise de ses ennemis internes, on nous assura que l’ancien Supérieur général ne vivrait plus à Menzingen, siège de la Fraternité, près de Zurich. Il était prévu qu’il s’installerait dans le principal séminaire de la FSSPX, à Écône, qu’une chaîne de hautes montagnes sépare de Menzingen. Or, la présence de l’ancien Supérieur Général à Ecône ne laissait pas d’effrayer certains qui redoutaient l’ombre qu’il projetterait sur tout le Séminaire et particulièrement sur la formation sacerdotale des futurs prêtres francophones, mais au moins il ne porterait pas ombrage à son successeur à Menzingen. À cet égard, nous pouvions espérer qu’il laisserait son successeur libre de déterminer par lui-même, en tant que Supérieur Général, la future politique de la Fraternité. Et c’est sûrement ce à quoi le déménagement à Écône était censé nous faire croire. Hélas, il semble qu’une fois de plus, on nous ait pris pour des naïfs.

Car d’après la dernière nouvelle, émanant de plusieurs sources et sûrement assez facile à vérifier, l’ancien Supérieur Général a de nouveau plié bagages et s’en est retourné à Menzingen. Il est possible qu’il ait cru que son installation au Quartier Général ne soulèverait plus que peu ou pas de réaction. En tout cas, il a dû estimer que l’araignée pouvait retourner au centre de sa toile, car aucune des mouches n’y ferait objection.

Maintenant, au nom de Mgr Lefebvre, nous en appelons à vous, prêtres de la Fraternité Saint-Pie X ! Croyez si vous devez vraiment le croire que la politique consistant à se soumettre à la Rome conciliaire n’a rien de suicidaire pour la Fraternité, ni pour le but que Mgr Lefebvre s’est assigné en la fondant, mais de pitié, comme le dit Hamlet, “ Ne mettez pas ce baume flatteur sur votre âme” que le changement de Supérieur Général en juillet dernier ait marqué une réelle différence de politique. Ne semble-t-il pas que la même mafia de libéraux soit toujours aux commandes et qu’elle ait toujours le projet – bien sûr avec les meilleures intentions du monde – de défaire ce que Mgr Lefebvre a fait ?

Le problème est profond. Il déborde largement le cadre de la petite Fraternité – restez à l’écoute.

Kyrie eleison.

dimanche 2 juin 2019

Croisade de la Charité



En ce mois de juin, mois spécialement consacré au Sacré-Cœur, que répondrons-nous à cette question qui a jailli de Son cœur sur la Croix : "J'ai soif" ? 

samedi 1 juin 2019

Mgr Huonder de nouveau

Kyrie eleison DCXX (1er juin 2019)

Abbé Pablo Enrique Suarez

O prêtres de la Frat, tenez bon, tenez bon !

Le mensonge est partout, partout la trahison !


Le 20 mai dernier expirait le mandat que Mgr Huonder exécutait depuis 2007 à la tête du grand diocèse de Coire en Suisse. La question de son futur lieu de retraite, qui faisait l’objet de débats, a été finalement réglée par une déclaration signée conjointement par l’Évêque et par le Supérieur Général de la Fraternité, l’abbé Davide Pagliarani : Mgr Huonder élira domicile à l’école de garçons de Wangs en Suisse orientale. Les doutes survenus quant à l’endroit où l’évêque devait se retirer venaient de ce qu’il semblait naturellement improbable qu’un évêque Conciliaire s’installe dans une maison de la Tradition, étant donné l’abîme doctrinal séparant le Concile Vatican II d’avec la Tradition catholique. Mais l’utopie anti- doctrinale consistant à vouloir combler cet abîme a prévalu. Ainsi, au sujet de sa décision, l’honorable évêque lui-même vient d’écrire :"Conformément à la volonté du pape François, je m’efforcerai (à Wangs) de contribuer à l’unité de l’Église".  C’est une intention honorable, mais elle ne tient pas compte du mal que représente Vatican II.

Selon le mode de penser du monde moderne que l’on retrouve dans la Néo-église comme dans la Néo-fraternité, Mgr Huonder est un prélat décent et bien intentionné, plein de bonnes intentions qui peuvent faire croire à toute personne “décente” qu’il est de bonne compagnie, qu’on peut sans risque avoir avec lui de bonnes relations et qu’il peut très bien avoir sa place dans une école “décente”. En tout état de cause, on peut espérer que l’environnement de la Tradition à Wangs lui fera du bien.

Mais du point de vue de Dieu et de la véritable Église catholique, cet évêque croit au Concile Vatican II. C’est pour cela qu’il croit qu’il est possible de collaborer avec le Pape conciliaire actuel, le Pape François, ainsi qu’avec tous les partisans de la Tradition qui ont perdu de vue l’ambiguïté objective et le mal que représentent le Concile et les six papes Conciliaires qui l’ont mis en oeuvre. Car enfin, ce Concile profondément impie contamine tout ce qu’il touche (voir plusieurs numéros de ces “Commentaires” à paraître prochainement). Il détourne de la vérité toute personne qui croit en lui. C’est pourquoi, si l’on prend le point de vue du salut des âmes – qui est le point de vue de Dieu Lui-même – Mgr Huonder est, objectivement parlant, contaminé, tordu, pas du tout fréquentable pour des catholiques ou pour une école catholique. Il est même d’autant plus dangereux qu’il est subjectivement d’un abord décent, bien intentionné, agréable, etc.

Pourquoi d’ailleurs le blâmer plus ou moins que ces milliers et milliers d’autres évêques “décents”, sacrés depuis Vatican II, qui se sont laissés abuser par une série de papes Conciliaires ? Pourquoi insulter la personne de Mgr Huonder, comme s’il s’agissait d’un méchant ? Et pourquoi le rejeter socialement comme s’il était un paria ? En revanche, tant qu’il croit aux doctrines de Vatican II, les catholiques doivent absolument s’abstenir d’avoir avec lui tout contact, social ou autre, qui pourrait donner lieu à la tentation d’entretenir avec lui des rapports qui intéressent la foi. Et si, pour éviter cette tentation, il était nécessaire d’éviter totalement sa compagnie, eh bien, voilà ce qu’il faudrait faire. Car Dieu et la Foi doivent passer d’abord et avant tout. Sinon, nous risquons de perdre nos âmes.

En conclusion, nous ne pouvons que souhaiter à Mgr Huonder dans sa retraite toute grâce de Dieu pour qu’il comprenne la perfidie de Vatican II, et aux pensionnaires traditionnels de l’école de la Fraternité à Wangs toute grâce de Dieu pour qu’ils aident l’évêque, par leur exemple, à comprendre la dangerosité des “souhaits” du pape François envers la Fraternité, comme encore un exemple récent vient de montrer.

De Rome ces derniers jours est arrivée la nouvelle suivante : le prêtre argentin, nommé par Mgr Fellay Économe Général de la Fraternité, à la demande du Pape et avec la permission du nouveau Supérieur Général de la Fraternité, l’abbé Pagliarani, a rallié l’Église officielle, et toujours selon le souhait du Pape, il habite à présent la Maison Ste Marthe, où loge le Pape lui-même. Ce prêtre sera incardiné dans le diocèse de Rome, en attendant peut-être d’être élu évêque par le Pape François. Or, même si ces informations n’étaient qu’à moitié vraies, ne révéleraient-elles pas suffisamment l’incapacité ou le refus des hauts responsables actuels de la Fraternité de comprendre que Mgr Lefebvre combattait le Concile Vatican II pour des raisons de foi ?

Kyrie eleison.

Le Brexit de Daniel

Kyrie eleison DCXVIII ( 17 mai 2019) 

Comme Daniel, jadis, aux si sublimes dons,
Sauvez, Seigneur, l’Église qui porte votre Nom !


Certes il est bien temps que la pauvre Angleterre comprenne les raisons profondes qui font que l’Europe se fourvoie, pour qu’ainsi la Grande Bretagne puisse échapper au Nouvel Ordre Mondial ; mais il est plus urgent encore que les catholiques comprennent les raisons profondes qui ont plongé l’Eglise dans les erreurs du Concile Vatican II, parce que, par là, on pourrait aider le monde entier à ne plus se séparer du seul vrai Dieu. Dans l’Ancien Testament, nous voyons le Seigneur lui-même inspirer à son prophète Daniel, exilé loin de chez lui par la captivité babylonienne (vers 590–520 av. J.-C.), une ardente prière de contrition pour les péchés des Israélites. Et de fait, Daniel pria Dieu de pardonner à son peuple et de l’autoriser à restaurer la gloire de son Nom en lui permettant de pratiquer à nouveau sa religion dans la cité sainte de Jérusalem. Il n’est pas difficile d’adapter à la captivité de l’Eglise catholique au 21ème siècle la grande prière du prophète (Chapitre IX) :—

[4] J’ai prié le Seigneur, mon Dieu ; je lui fis cette confession, disant : “Je vous supplie Seigneur, Dieu grand et terrible, qui gardez votre alliance et votre miséricorde envers ceux qui vous aiment et qui observent vos commandements, [5] nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait des actions impies. À Vatican II, nous nous sommes éloignés de Vous, nous nous sommes détournés de vos commandements et de vos préceptes ; [6]. nous n’avons pas écouté vos serviteurs, les Papes fidèles, qui ont parlé en votre Nom à nos présidents, à nos gouvernements, à nos pères, et à toute la chrétienté.

[7] À Vous, Seigneur, appartient la justice ; quant à nous, notre visage est couvert d’une grande confusion, telle qu’elle est aujourd’hui, pour les catholiques, pour les habitants de Rome et pour toute l’Église ; pour ceux qui sont proches comme pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où vous les punissez maintenant, à cause des trahisons qu’ils ont commises envers Vous. [8] À nous, Seigneur, cette confusion que nous portons sur le visage, à nos présidents, à nos gouvernements et à nos pères, qui ont péché contre Vous. [9] Mais à Vous, Seigneur notre Dieu, appartiennent la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes retirés de Vous ; [10] nous n’avons pas obéi à la voix du Seigneur notre Dieu nous demandant de marcher dans la Loi qu’Il nous avait prescrite par ses serviteurs dans la personne des Papes et des Évêques fidèles.

[11] La chrétienté tout entière a transgressé votre Loi ; elle s’est détournée pour ne plus entendre votre voix. C’est pourquoi la malédiction et l’exécration qui sont inscrites dans le livre de Moïse, serviteur de Dieu (Lévitique XXVI, Deutéronome XXVIII), se sont déversées au Concile sur les catholiques, parce que nous avons péché contre Dieu. [12] Il a accompli les paroles qu’Il avait prononcées contre nous et contre les dirigeants qui nous gouvernaient, en amenant sur nous une grande calamité car, rien n’a jamais égalé sous le ciel tout entier ce que Vatican II a perpétré. [13] Selon qu’il est écrit dans la loi de Moïse, tous ces maux ont fondu sur nous. Mais, de notre côté, nous n’avons pas supplié votre face, Vous qui êtes le Seigneur, qui êtes notre Dieu, nous n’avons pas supplié votre face de nous détourner de nos iniquités et de nous rendre attentifs à votre Vérité. [14] Aussi le Seigneur a-t-Il préparé ce châtiment et l’a amené sur nous ; car, Seigneur-Dieu ! Vous êtes juste dans toutes les œuvres que Vous faites ! Tandis que nous, nous n’avons pas écouté votre voix.

[15] Et maintenant, Seigneur notre Dieu, Vous avez toujours tiré les catholiques hors du monde impie avec une main puissante, et Vous vous êtes fait un Nom, tel qu’il est aujourd’hui. Mais nous, nous avons péché, nous avons fait le mal. [16] Seigneur, selon toute votre justice, que votre colère et votre fureur se détournent de votre Église, votre Montagne Sainte ; car à cause de nos péchés et des iniquités des Pères conciliaires, l’Église catholique devient synonyme d’immoralité pour tous ceux qui nous entourent. [17] Maintenant donc, Seigneur notre Dieu, prêtez l’oreille à la prière et aux supplications de votre serviteur ; faites briller Votre face, pour Votre propre Gloire, sur votre sanctuaire, qui est la seule véritable Eglise. Seigneur, faites-le pour Vous-même, car votre Eglise est de plus en plus désertée.

[18] Ô mon Dieu, prêtez oreille ; écoutez-nous, ouvrez les yeux : voyez notre désolation et cette Église qui porte votre Nom. Ce n’est pas à cause de notre justice que nous vous présentons nos supplications : c’est à cause de Vos nombreuses miséricordes. [19] Seigneur ! Exaucez-nous ; Seigneur ! Apaisez-vous ; Seigneur ! Protégez-nous, ne tardez pas, ô mon Dieu, faites-le pour Vous-même, car votre Église et votre peuple portent le Nom de votre Fils unique : Notre-Seigneur Jésus-Christ.”

Kyrie eleison.

Bénédiction de la chapelle "Notre-Dame des Rochers"

A l'occasion de la fête de l'Ascension, l'abbé Salenave, accompagné de M. l'abbé Morgan et de quelques séminaristes de la SAJM, a béni la chapelle Notre-Dame des Rochers qui se trouve à quelques kilomètres du petit village de Pontmain. Ce fut aussi l'occasion d'une première communion et d'une belle journée paroissiale sous le signe de la Fidélité au combat de la Foi dans le sillage de Mgr Lefebvre. La journée s'est terminée par un chapelet récité devant le Saint Sacrement.