jeudi 30 septembre 2021

Miles Christi n°22 (Partie 1)

L'amour, vrai et faux

Une fois de plus, j’ai vérifié  le téléphone portable d’un de nos jeunes, et quel spectacle pitoyable.  Selfies par milliers, clips idiots, images de mode…  Alors j’ai fait défiler, défiler, sans fin.  Des ordures autant que l’œil peut en voir.  Ce que nous traitons de déchets est appelé joie inepte, fille de la luxure et de la gourmandise, signe d’orgueil, épouse de la stupidité de l’âme, absence de contemplation.

  • Qu’est –ce que l’amour alors? 
  • Quelque chose que j’aime faire. 
  • Non, aimer, c’est vouloir du bien à quelqu’un.

Notre monde ne connaît rien au sujet de l’amour, si ce n’est un amour de sorcière et le plaisir (généralement charnel).  Le Christ est venu pour nous délivrer de cette prison, mais nous pouvons être sûrs que la majorité de nos jeunes est maintenant dans la cage.  Je ne parle pas des jeunes du monde, ni de la jeunesse du Novus Ordo, ni de celle de la FSSPX ou des messes diocésaines en latin.  Non, c’est notre jeunesse, celle de la Compagnie de Marie-St Pie X, ce que vous nommez Tradcat resistance, une jeunesse catholique de nom.

Comme nous le disons en français, nous avons beaucoup à balayer devant notre propre porte.  La racine du problème, c’est que les parents n’éduquent pas leurs enfants : ils leur donnent la vie, ils leur donnent la nourriture, un toit, des vêtements, du savon et du dentifrice ; vous appelez : cela tout pour le soin du corps, et un gadget en plus …  Mais ils ne guident pas leur âme et leur esprit.  Je vous l’accorde, les dévotions et prières, messes et chapelets sont présents, mais, en même temps, le flot d’images, sentiments, modes, jeux et émotions, étouffe leur âme.

Dans le meilleur des cas, les prières deviennent répétitives et ennuyeuses vers l’âge de 12 ans et elles sont accomplies comme une obligation, non comme une nécessité pour l’âme.  Dans la plupart des cas, tout s’envole à l’adolescence, laissant un peu de vernis catholique ici ou là. A cet âge critique, les passions et tentations remportent la victoire.

A notre époque, les parents doivent convaincre leurs enfants intellectuellement, mais cela ne peut être réalisé que s’il existe des conversations avec les enfants, spécialement à table, au cours des repas.  Les parents modernes ne parlent pas vraiment des problèmes avec leurs enfants : besoins des animaux, amusements ou études, oui ; mais les grands problèmes, orientant une vie entière, non.  Dans de nombreux cas, les pères ne sont plus présents pour des raisons variées et ils n’ont plus guère d’opinion catholique au sujet de tout ce qui les entoure.  C’est affreux de voir, aux Philippines, que de nombreuses mères ne sont plus présentes non plus et des millions d’entre elles travaillent à l’extérieur.. . et restent en contact avec leur famille par internet.

Les livres ne sont plus présents, à l’exception d’ennuyeux livres scolaires.  Aucune trace d’humanités et d’arts libéraux (histoire, littérature, peinture, arts…).  Le jardinage est encore présent, mais, habituellement, pour les adultes.  Dans les villes, peu d’animaux dont il faut prendre soin ; je ne vois pas d’enfants jouer d’un instrument.  Les filles ne font plus de bricolage (ce qui était avant tout une importante occupation féminine).  La plupart d’entre elles n’apprend même pas à cuisiner.  En raison de l’organisation familiale (naturelle ou autre), de nombreuses jeunes filles n’ont jamais de contact avec des bébés (leur mission centrale dans la vie).

A ma grande stupeur, même le basketball disparaît comme sport très répandu aux Philippines.  Dans les bidonvilles, les enfants sont davantage normaux, joyeux, gambadant et jouant un peu partout.  Le masque Covid est une sorte d’objet de Zorro pour eux.  Les enfants de milieu plus aisé sont gâtés, ternes, accrochés aux gadgets.  Hors des villes, les choses sont plus normales, mais hélas, presque personne ne sait qu’il a une âme à sauver.  Là, les enfants ont une enfance plus naturelle et, en définitive, prennent part à la carrière de leurs parents.  Cependant, les gadgets apparaissent, même dans de petits villages.

De plus, dans de nombreuses villes, tout est planifié par la cupidité ; c’est ainsi qu’il n’y a pas de jardins, de vastes espaces où les familles pourraient aller et se dégourdir les jambes. Ici, il faut se dégourdir les jambes dans les centres commerciaux, mais l’écran facial gâche le plaisir.  Ces villes sont aussi dépourvues de musées et d’endroits où une splendide musique serait disponible.  Lorsque j’étais enfant, à Paris, il y avait de splendides musées : Le Louvre, Orsay (avec les peintures de grands impressionnistes), le musée de la marine (avec de très belles maquettes de bateaux et des peintures), le musée de l’armée (très vaste, avec des tanks, des plans en 3D et de formidables collections), le musée de Cluny, entièrement dédié au Moyen-Age ; tout cela dans des décors grandioses, somptueux.  On pouvait entrer dans une grande église où un morceau puissant sortait des grandes orgues, ajoutant une splendeur à la majesté de l’architecture, gothique ou baroque.  A cette époque, durant deux ans, j’ai circulé uniquement à bicyclette, trouvant les transports souterrains étouffant et les transports en commun trop lents…  Mais, me direz-vous, toutes les villes ne ressemblent pas à Paris).

Revenons au présent !  Il est plus difficile de communier avec la beauté et la splendeur, ce que les Latins appellent honestum, ce qui est bon pour notre propre bien, ce qui élève l’âme et la remplit.

J’ai confiance que vous avez compris : l’éducation, dans son vrai sens, n’est pas due au hasard. Nous, les parents, devons au moins éveiller  et faire tout ce que nous pouvons pour vaincre la situation, avec notre aide aussi, nous, les hommes d’église désemparés.   Nous sommes désemparés parce que ce problème bien connu est si vaste et apparaît dans tous les aspects de la vie moderne.

Le devoir de l’éducation  est devenu un devoir héroïque pour les parents.  C’est mieux que les jeunes hommes et femmes, qui sont proches de se marier, le sachent à l’avance.  Dieu observe étroitement  tout ce qui est fait au milieu de l’anarchie régnante et Il le récompensera amplement. 

Heureusement, de nombreux parents ont commencé à être de tels héros.  Lorsque tous auront les idées claires sur le sujet, nous escaladerons tous la montagne d’obstacles…   La Foi soulève les montagnes !

mardi 28 septembre 2021

Scénario plausible

 Commentaires Eleison  741 (25 septembre 2021)



Les « vaccins » du Covid sont-ils une menace ?

Ils tuent déjà beaucoup, on les suit à la trace !
 

Un moine américain, du nom de Frère Alexis Bugnolo, nous brosse un tableau des plus dramatiques sur notre proche avenir dans un clip vidéo que de nombreux lecteurs ont peut-être déjà vu. Mais tout le monde aura intérêt à le connaître, non que les événements qu’il décrit se passeront exactement comme il les dépeint, mais parce que quelque chose du genre doit bien arriver au vu des forces en jeu autour de nous. Au siècle dernier, les péchés de l’humanité ont suffi à « lâcher les chiens de guerre » dans deux grands conflits mondiaux. Depuis 1945, les chiens de guerre ont beaucoup aboyé, toutefois sans aller jusqu’à mordre, contrairement à ce qu’ils ont fait en 14–18 ou en 39–45. Mais, depuis la révolution des années 1960, l’humanité dans son ensemble, en tournant le dos à Notre Seigneur, a certainement péché bien plus gravement qu’auparavant. Dès lors, combien plus lourd que la guerre sera le châtiment qui vient ? Le Frère Bugnolo nous en donne un aperçu dans ce résumé que nous avons adapté de son clip vidéo –

Les fabricants des différents « vaccins » Covid connaissent la science et ne sont pas stupides. Ils ont donc parfaitement su que leurs « vaccins » pourraient tuer. En fait – regardons la réalité en face – ces produits ont été conçus pour tuer, sinon immédiatement, du moins en quelques années, afin que l’humanité encore en vie soit assez,  plus facile à asservir et à contrôler. A l’heure actuelle, environ 40 % de la population mondiale a reçu au moins une dose du « vaccin » anti-Covid. Un véritable expert (et non un expert fabriqué par les médias), le virologue français Luc Montagnier, lauréat du prix Nobel, a qualifié d’ « inconcevable » la vaccination de masse contre le coronavirus, disant qu’il s’agirait là d’une bévue historique qui « créerait des variants » et entraînerait des décès dus à la maladie. Il affirme que des variants de virus peuvent apparaître naturellement, mais en l’occurrence c’est la vaccination artificielle qui serait à l’origine de ce processus actuel : « Les nouveaux variants seront une production résultant de la « vaccination ». On le constate dans chaque pays, c’est la même chose : et dans chaque pays, les décès suivent la ‘vaccination’. »

D’ici les deux prochaines années, nous risquons de voir un grand nombre de décès parmi les vaccinés, de sorte que nous ferons bien de commencer dès maintenant à nous y préparer spirituellement. Certaines personnes vont être abasourdies par l’ampleur de l’hécatombe – elles vont perdre la tête. D’autres, aujourd’hui croyants, vont perdre la foi. Ils demanderont : « Où donc est notre Dieu ? » et « Pourquoi Dieu n’empêche-t-il pas cela ? ». Cependant, lorsqu’un homme veut se jeter d’une falaise, Dieu est-il obligé de suspendre les lois de la gravité pour l’en empêcher ? L’homme aura choisi librement de se tuer. Normalement, Dieu n’interfère pas avec l’usage que fait l’homme de son libre arbitre, car c’est Lui qui le lui a donné. En fait, en permettant les mensonges du Covid, Dieu répond au désir suicidaire immanent à cette société post-chrétienne qui a rejeté le Christ. Car toute personne dotée de raison a eu suffisamment de temps pour examiner cette escroquerie et voir qu’elle était mensongère. En tant que chrétiens, nous sommes obligés de tout tester pour voir si quelque chose est vrai ou non. Et nous devons nous attacher uniquement à ce qui est bon (I Thess. V, 21). Si, faisant fi de cela, nous courons nous faire vacciner juste pour pouvoir voyager, nous sommes des idiots ou des lâches – car nous ne vivons pas selon la vérité.

C’est pourquoi, la fausse atmosphère de paix dans laquelle nous vivons actuellement, ressemble à l’été 1914, avant le déclenchement de la première guerre mondiale. Personne ne soupçonnait alors que dans les trois ou quatre années suivantes, 16 millions de personnes environ seraient tuées. C’était un été au cours duquel les gens aimaient encore voyager en Europe, en toute tranquillité. Maintenant, si nous nous reportons à l’époque présente, quand on voit disparaître presque tous les contrôles Covid, du moins dans l’hémisphère nord, c’est sans doute parce qu’ils veulent nous faire croire que tout va bien ; ils nous donnent encore un été pour nous tromper davantage. Car ils savent que des décès vont bientôt survenir à cause des injections. Et ceux d’entre nous qui n’ont pas encore été vaccinés, pourront subir de graves perturbations touchant l’économie, la sécurité nationale ou locale. Il n’y aura pas assez d’ambulanciers ni de pompes funèbres pour emmener les morts – beaucoup de personnes dans ces services auront reçu le vaccin et seront peut-être déjà morts. En tant que chrétiens, nous devrons prendre les devants et combler les vides. Tout le monde devrait donc acheter, en prévision, une combinaison Hazmat (qui protège des matières dangereuses) – il est fort probable qu’on va vous demander d’aider à porter les morts en terre.

On peut très bien ne pas être d’accord avec le Frère en ce qui concerne la combinaison Hazmat, mais il est plus difficile de révoquer en doute sa vision globale.

Kyrie eleison

lundi 27 septembre 2021

Adresse de Notre-Dame la Salette aux prêtres responsables de la crise

 


C'est bien volontiers que nous vous partageons ce message reçu de Monsieur l'abbé Dominique Rousseau : 

Monsieur l'abbé Hubert FLEURY est curé de Marzy (près de Nevers) depuis 1963.  Toujours fidèle à la Doctrine de la sainte Eglise, fidèle à la Messe de toujours, il prêche depuis son ordination l'Evangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ, sans amoindrissement. Il vient de fêter ses 88 ans et nous vous invitons à écouter avec attention les deux sermons prononcés les dimanches 19 et 26 septembre, sur le Secret de Notre-Dame à La Salette (apparition du 19/9/1846).

Partie 1 :

Partie 2 :

mercredi 22 septembre 2021

Les personnes vaccinées doivent se mettre en quarantaine - hécatombe prochaine

 Voici deux vidéos qui se rejoignent sur l'aggravation constante des malades vaccinés. Raison supplémentaire pour ne céder à aucun chantage ou pression (travail, vie sociale, santé, vie religieuse  etc...).  Dieu bénira ceux qui ont tenu ferme contre la soupe chimique. 

La première (en Anglais) est un entretien du Professeur Peronne qui invite les vaccinés à se mettre en quarantaine pour éviter une détérioration rapide de la situation surtout en Israël et au Royaume-Uni. 

L'expert en maladies infectieuses a déclaré en substance que : 

+ « Les personnes vaccinées devraient être mises en quarantaine et isolées de la société.

Il a ajouté :

+ « Les personnes non vaccinées ne sont pas dangereuses ; les personnes vaccinées sont dangereuses pour les autres. C'est prouvé en Israël maintenant - je suis en contact avec de nombreux médecins en Israël - ils ont de gros problèmes,

+ Les cas graves dans les hôpitaux sont parmi les personnes vaccinées, et au Royaume-Uni également, vous avez le programme de vaccination plus large et il y a aussi des problèmes ."

+ Le groupe de travail actuel sur la pandémie de COVID-19 en France aurait été "complètement paniqué" à la réception de la nouvelle, craignant un pandémonium s'il suit les conseils des experts.

+ Le médecin israélien Kobi Haviv a déclaré à Channel 13 News :   « 95 % des patients gravement malades sont vaccinés" .

+ Les personnes complètement vaccinées représentent 85 à 90 % des hospitalisations. Nous ouvrons de plus en plus de succursales COVID.

+ L'efficacité des vaccins diminue ou disparaît.

+ NB “ N'importe quelle injection de rappel rendra ce 10 X pire !!

Lien de la vidéo du professeur Peronne :

 https://m.vk.com/video627938298_456239372?list=00ee6e001f71ff5c2b&from=wall627938298_1885

La deuxième vidéo est une annonce de M l'abbé Salenave ce 19 septembre sur la probable et prochaine hécatombe des personnes vaccinées : 


mardi 21 septembre 2021

Les agneaux bêlants

Commentaires Eleison 740 (18 septembre 2021)



L’archevêque a bien dit : les loups occupent Rome,
L’orgueil a saccagé l’espérance des hommes.

En prévision de leur rencontre prochaine avec le Pape François, 15 supérieurs de Communautés catholiques traditionnelles, mais en règle avec Rome, se sont réunis à Courtalain en France pour préparer une déclaration commune visant à préserver leur bonne réputation, si chèrement acquise auprès des autorités romaines. En effet, le 16 juillet dernier, le Pape publiait son Motu Proprio Traditionis Custodes, affirmant avec toute l’autorité que lui confèrent les apparences, qu’il était temps de mettre fin à l’utilisation dans l’Église du rite traditionnel de la Messe. Étant convoquées à Rome pour le début du mois de septembre, ces Communautés se demandaient si on n’allait pas leur retirer leur certificat de bonne conduite auprès de Rome. Car, après la mesure drastique interdisant la messe en latin, ne fallait-il pas s’attendre à ce que leurs Communautés, utilisant cette messe, soient également interdites  ? C’est pourquoi, quelques jours avant leur rendez-vous avec le Pape, les quinze Supérieurs étaient réunis pour évaluer le danger qu’ils couraient. A la fin de leur réunion, ils publièrent une déclaration commune exposant leur position. Pour la commenter, nous aurons recours à un fabuliste d’il y a 2 600 ans, qui décrivait déjà la situation on ne peut mieux. Voici un bref résumé de leur déclaration –

Nous, les 15 Supérieurs signataires de la présente déclaration, souhaitons avant tout souligner notre amour de l’Église et notre fidélité au Pape. Or, depuis la récente condamnation de la messe en latin, nous nous sentons suspectés, marginalisés et bannis. Loin de prétendre représenter, en tant que Traditionnalistes, la véritable Église, nous proclamons dépendre du Pape de Rome et des évêques diocésains pour notre salut et notre foi. Nous nous soumettons loyalement à leur autorité et à leur enseignement, y compris à celui de Vatican II et à ses conséquences. Veuillez nous pardonner si un esprit de parti ou d’orgueil s’est fait jour parmi nous. Nous supplions qu’il nous soit accordé un dialogue humain, personnel et confiant, lors duquel nous pourrons raconter notre malheureuse histoire, en particulier lorsque, forts des promesses de Rome, nous avons érigé nos communautés. Par-dessus tout, nous espérons qu’il nous sera accordé un dialogue vraiment humain et miséricordieux. Nous contribuons à la diversité de la liturgie qui est au cœur de l’Église. Et le Pape François lui-même, n’a-t-il pas dit qu’il fallait tendre la main à toutes les âmes, pour aider chacune d’entre elles à trouver sa propre façon d’appartenir à notre Mère l’Église  ?

Et voici la fable d’Ésope (620–564 av. J.-C.), intitulée  «  Le loup et l’agneau »  :  « Un jour, un agneau errant se désaltérait de bon matin dans le courant d’un ruisseau coulant dans les bois  » [Nous continuons en français avec la version classique proposée par Jean de La Fontaine.]

Un Agneau se désaltérait

Dans le courant d’une onde pure.

Un Loup survient à jeun, qui cherchait aventure,

Et que la faim en ces lieux attirait.

– Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?

Dit cet animal plein de rage,

Tu seras châtié de ta témérité.

– Sire, répond l’Agneau, que Votre Majesté

Ne se mette pas en colère ;

Mais plutôt qu’elle considère

Que je me vais désaltérant

Dans le courant,

Plus de vingt pas au-dessous d’Elle ;

Et que par conséquent, en aucune façon,

Je ne puis troubler sa boisson.

-Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,

Et je sais que de moi tu médis l’an passé.

- Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?

Reprit l’Agneau ; je tète encore ma mère.

– Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.

- Je n’en ai point.

– C’est donc quelqu’un des tiens :

Car vous ne m’épargnez guère,

Vous, vos Bergers et vos Chiens.

On me l’a dit : il faut que je me venge. »

Là-dessus, au fond des forêts,

Le loup l’emporte et puis le mange,

Sans autre forme de procès.

Kyrie eleison.

 

mercredi 15 septembre 2021

Faire la guerre au système ? Vraiment ?

                                              M. Macron déclare la guerre aux 
                                                 Français et pas à un virus !  

Je me permets en tant que prêtre de vous ôter tout scrupule en ce qui concerne la guerre que nous devons mener contre ceux qui nous ont déclaré la guerre. En morale, on appelle cela de la légitime défense. 

Je me permets de dire aussi que ces évêques ou pape qui déclarent que la vaccination est un acte de charité sont, au mieux, des inconscients et, au pire, des agents de cet état mafieux qui organise un génocide par stérilisation ou destruction de l'immunité individuelle. Ces ecclésiastiques seront jugés par leur Seigneur et par l'histoire.

Il est donc hautement moral et catholique de faire la guerre à ces agents qui veulent tuer et détruire moralement et physiquement notre pays.

Comment faire la guerre puisque nous n'avons ni arme, ni argent, ni pouvoir ?

Je vous invite à lire l'article de M. Lucien Cerise qui nous ouvre des horizons intéressants. ( https://strategika.fr/2021/09/14/pass-sanitaire-biopolitique-et-apartheid-social-lucien-cerise/)

Il nous invite à mener une vie dure aux pro vaccins et aux pro pass sanitaire. Si nous nous laissons faire, la roue infernale ne s'arrêtera jamais et nous serons de plus en plus paralysés, y compris ceux qui pensent échapper au système par un mode de vie autonome.

Il ne s'agit pas d'une guerre frontale mais d'une guérilla comme celle des Chouans à la révolution. Il faut user l'adversaire par notre passivité, notre mauvaise volonté à appliquer n'importe quelle norme sanitaire... à commencer par rentrer dans un super marché sans masque quitte à se faire reprendre, à prendre des journées de repos au maximum pour un employeur qui vous demande le vaccin et le pass, à prendre un congé sans solde (si possible pour les gens aisés) etc ... Faisons appel à notre imagination de Français !

Et cela dans un esprit catholique en demandant au Ciel de soutenir l'humble forteresse de notre âme qui ne doit jamais abdiquer devant les terreurs diaboliques.

C'est ainsi qu'un Soljenitsyne a pu survivre au communisme stalinien et à ébranler le système.

Que Dieu nous soit en aide avec ses saints anges

Abbé Matthieu Salenave
Le 15 septembre 2021
Fête de Notre Dame des Sept Douleurs 

                                                     Nous suivrons l'exemple 
                                         des Vendéens si cela est nécessaire 


Un homme d’argent parle

Commentaire Eleison 739 (11 septembre 2021)


Quand Dieu est bafoué, les mensonges arrivent,
Et que Covid soit roi, n’a rien d’une surprise.

Doug Casey est un investisseur américain très prospère, ayant derrière lui de nombreuses années d’expérience dans la finance. Il connaît non seulement le monde des affaires, lui permettant de garder les pieds sur terre, mais il possède aussi une certaine culture générale grâce à une formation en matières humaines. Dans ses écrits, il ne mentionne guère la religion, mais il allie le réalisme de l’homme d’argent dans ce qu’il a de meilleur, avec une certaine connaissance de la nature humaine. Certes, il n’est pas infaillible, mais les regards qu’il pose sur le monde sont intéressants. Voici un résumé de ce qu’il disait le 7 juillet dernier, dans un billet intitulé,  «  Voilà pourquoi la plupart des gens confient leurs réflexions aux « experts ».

Aujourd’hui, grâce à l’internet et à la technologie moderne, les gens bénéficient d’un accès relativement facile à une masse d’informations sur presque tous les sujets. Et pourtant, leur esprit critique semble être tombé au plus bas. Pour quelle raison ? Sans doute, parce que la technologie, telle que celle d’Internet, est purement mécanique et entièrement prévisible. Or les êtres humains ne sont pas des machines. Ce sont des êtres spirituels dotés de libre-arbitre, non prévisibles, ayant besoin d’une une certaine réflexion avant d’exercer leur liberté. A ce titre, libre arbitre et technologie ressortissent de deux domaines totalement étrangers l’un à l’autre. La sagesse nécessite une réflexion personnelle qui peut exiger un effort douloureux, tandis que les solutions de Google sont aussi faciles qu’instantanées. C’est pourquoi, dans la mesure où penser par moi-même entraîne un trop grand effort, je peux très bien être tenté de me tourner vers mon ordinateur sans âme pour obtenir une solution facile à mon problème.

Mais à la place d’un critère qui recueille ce qu’on doit retenir avec sagesse et qui élimine ce qui doit l’être, l’ordinateur ne pourra jamais offrir qu’une masse d’informations en vrac, non tamisées. C’est pourquoi, qu’il s’agisse de finances, d’économie, de politique ou de n’importe quel autre domaine, je suis susceptible de faire appel à des « experts » pour qu’ils me disent ce que je dois penser. Hélas, aujourd’hui la plupart des experts n’ont reçu qu’une formation technique étriquée et non la large éducation humaine d’autrefois. Ainsi, au lieu d’avoir la vue d’un oiseau percevant les choses d’en haut, comme le ferait un véritable philosophe, les experts ne sont que des vers proposant leur vision terre à terre. En fait, plus les données nécessaires au fonctionnement d’une société deviennent techniques et compliquées, plus les vrais philosophes, au sens propre du terme, se font rares. Les titres « universitaires » modernes sont de plus en plus humainement inutiles. Souvent, un « diplôme universitaire » d’aujourd’hui signifie en fait que j’ai contracté dans ma jeunesse une dette, hypothéquant le reste de mon existence, en échange de quoi je n’ai rien de mieux à présenter qu’un faire-valoir pour camoufler ma médiocrité. Alors, en quête de solutions véritables, je peux être tenté de me tourner vers les célébrités, car je pense à priori que les personnes célèbres savent quelque chose. Mais, en dépit de leur belle apparence et malgré leur renom flatteur, elles ne savent en réalité rien, ou presque. Retour au recours aux « experts ».

Les boniments de l’épidémie covidienne n’ont fait qu’accentuer ces tendances. Tout au long de cette hystérie collective, la plupart des gens ont suivi, tels des robots, les opinions de divers « experts de la santé », et ils ont méprisé les sages qui utilisaient leur esprit pour présenter des informations et des données logiques qui remettaient en cause la version officielle. Les médias et l’Establishment ont donc sélectionné un ensemble d’experts de la santé accrédités, les ont mis en avant et ont dit au public qu’ils savaient de quoi ils parlaient. Nous pensons par exemple à Anthony Fauci qui, au départ, ne représentait rien, et qui est parvenu à exercer un contrôle quasi-dictatorial. Au contraire, ceux qui ont écrit de nombreux articles, évalués par leurs pairs, qui ont mené des travaux de laboratoire sérieux, ne comptent pour rien parce que ces personnes ne suivent pas l’opinion du Tsar Fauci. Donc désormais les « experts de la santé » font partie de nos gouvernants, car quand on dit aux gens qu’ils vont mourir, et que leurs proches sont par là en péril, on possède un puissant motif pour les amener à faire tout ce qu’on leur dira.

Cela conduit tout droit à un État policier aux multiples facettes. Ceux qui nous gouvernent actuellement contrôlent la masse monétaire, l’économie, le système éducatif, les médias et le système médical. Ces mêmes dirigeants ont depuis longtemps mutilé la vraie religion, maintenant remplacée par des versions actualisées du marxisme (lequel a toujours été un succédané de religion, même s’il se prétendait « scientifique »), comme l’idéologie verte ou le wokisme (tous deux étant de nouveaux ersatz de religions). Ces mêmes gouvernants ont monté une guerre sur plusieurs fronts : ils espèrent expliquer l’effondrement économique en cours par la crise Covid, et au fur et à mesure que la dépression se prolonge, ils s’apprêtent à la mettre sur le compte du réchauffement climatique. De fait, le Covid et le « réchauffement de la planète » sont deux mensonges cosmiques, conçus non seulement pour que les vrais coupables puissent éviter d’être blâmés pour le chaos à venir, mais aussi pour établir leur tyrannie mondialiste. En voilà pour les « experts » !

Kyrie eleison.

samedi 11 septembre 2021

La Miséricorde punit ?

Commentaire Eleison 738 (4 septembre 2021)



Seigneur Dieu, faites que je comprenne toujours,
Que le Covid est là de par ton grand amour ;


(Non que tu causes le mal, mais seulement l’autorises
Pour que sur terre nos cœurs coupables Te choisissent.)


Ces « Commentaires » font souvent allusion à un châtiment imminent, voire à une « pluie de feu », que la colère divine s’apprête à infliger à l'humanité pécheresse. Pourtant, n’est-ce pas l’Église qui, de tous temps, enseigne aux catholiques l’infinie Miséricorde du Dieu tout-puissant, l’Amour sans limite du Cœur Sacré de Jésus ? Il suffit de nous référer, par exemple, aux merveilleuses révélations de sa Miséricorde faites, dans les années 1920 dans un couvent français, à Sœur Josefa Menendez, et qui se trouvent dans le livre «  Un appel à l’Amour »  . Notre Seigneur y demande à la Sœur de faire savoir au monde qu’Il est prêt à pardonner à qui que ce soit quelque péché que ce soit si seulement le pécheur se tourne vers Lui avec confiance en Sa Miséricorde. Au point qu’une fois, elle trouva sa Miséricorde si extrême qu’Il dut insister en lui disant : « Oui, ma Sœur, écris ce que je viens de dire, écris-le ! ». La question peut alors se poser : comment un Dieu aussi miséricordieux peut-il être prêt à infliger à l’humanité une « pluie de feu » comme celle dont la Vierge à Akita, au Japon, nous a avertis en 1973 ?

Pour les catholiques libéraux qui ne tiennent plus aux grandes vérités de la Foi, ce problème est insoluble. Selon eux, si Dieu existe, il ne s’agit que d’un gentil papa gâteau (pardonnez-moi, Seigneur !) qui ne pourrait jamais se résoudre à punir qui que ce soit, pour quoi que ce soit ; de sorte que si l’Enfer existe, il est pratiquement vide, sauf peut-être pour Caïn et Judas Iscariote (et Adolf Hitler). Mais, pour un catholique qui chérit encore le catéchisme d’autrefois, énonçant les vérités éternelles, la solution est évidente. Il dira : Que l’on vive simplement en accord avec ces vérités, et on comprendra sans problème pourquoi il est tout à fait normal pour un Dieu miséricordieux de punir, même sévèrement, les pécheurs.

Ainsi, Dieu existe. C’est de Lui que vient tout être humain, sans exception possible. Chacune de nos âmes spirituelles a été créée par Lui, donnant vie à notre corps de chair. Et c’est à Lui, qu’à notre mort, nous sommes destinés à retourner, dans la Gloire de son Paradis, après Lui avoir donné durant notre bref séjour sur la terre notre foi, amour, service et obéissance. Et qu’y a-t-il là de déraisonnable ou d’injuste de la part de Dieu, étant donné la variété des dons dont Il nous comble ici-bas ? Mais immédiatement après cette vie en commence une autre, éternelle, au Ciel ou en Enfer, selon l’usage que nous aurons fait de Ses dons.

Donc avons-nous aimé Dieu ici-bas ? Alors, nous jouirons d’une félicité éternelle avec Lui dans le Ciel. Lui avons-nous résisté ? Alors, nous endurerons une peine éternelle, sans Lui, dans l’Enfer qu’Il a créé pour les pécheurs obstinés et les anges déchus (Mt. XXV, 41). Quoi qu’il en soit, au Ciel ou en Enfer, la vie après la mort dure pour chacun de nous, une infinité de siècles. Par conséquent, la vie de l’homme sur terre, durerait-elle 80 ou 100 ans, reste aussi brève qu’un souffle de vent, comparée à sa vie éternelle après la mort. D’une certaine manière, cette vie éternelle dure autant que Dieu lui-même. Alors, dans quelle vie est-il plus important d’être heureux ? De toute évidence, dans la vie éternelle. Saint Augustin ne priait-il pas : «Seigneur, punissez-moi autant que Vous le voulez dans cette vie, pourvu que vous n’ayez pas à me punir dans l’autre ! » ?

Malgré ces considérations, la difficulté vient de ce que – par la faute d’Adam et Eve, et depuis le début de la race humaine – les tentations de défier Dieu dans cette vie, notamment par orgueil ou sensualité, ont un tel pouvoir de séduction que les hommes choisissent plus facilement le chemin de l’enfer que celui du ciel (Mt. VII, 13–14). Alors que doit faire Dieu pour aider les hommes à choisir malgré cela le Ciel, comme Il le veut dans son amour pour tous sans exception (I Tim. II, 4) ? Certes Il a bien le pouvoir de forcer chacun de nous à choisir Sa voie, mais Il ne s’en sert pas, car ce serait annuler le but pour lequel Il nous a créés. La raison en est que Son Ciel en serait peuplé de simples robots. C’est pourquoi Dieu choisit de faire connaître à tous les hommes les dix Commandements par la lumière naturelle de leur conscience. Et si, malgré cela, les hommes touchent encore au fruit défendu, Il les punit, d’une manière ou d’une autre, pour qu’ils reviennent à choisir par eux-mêmes le Ciel.

D’ailleurs, les punitions les plus lourdes de cette vie peuvent-elles se comparer aux peines éternelles de l’enfer ? Aucunement ! Alors, à quel point les punitions les plus cruelles de cette vie sont-elles cruelles , si elles n’ont pour but que de m’aider à rester sur le bon chemin pour jouir de la vie éternelle ? Pourvu que je sache les subir de bon gré, en comprenant qu’elles viennent de l’amour divin, alors ces peines n’ont par essence rien de cruel.

Kyrie eleison.

lundi 6 septembre 2021

C'EST LA GUERRE ! QU'ON SE LE DISE !

Source : https://t.me/francefidele

Permettez-moi de vous rappeler quelques règles dans le combat que nous menons en ce moment. Car je m'aperçois que certains s'imaginent naïvement qu'il suffit de céder un peu de terrain sur les vaccins ou sur les masques pour que tout redevienne un jour comme avant la tyrannie sanitaire.

Très lourde illusion ! Car nous sommes bel et bien en guerre contre l'ennemi éternel du genre humain, et il faut savoir que cet ennemi ne cédera jamais. Encore moins si nous lui concédons du terrain.

Cet éternel ennemi ne dort jamais, il tourne sans cesse pour nous enchaîner dans son monde. Sa haine est quelque chose d'à peine imaginable pour nos petits esprits humains. Cela fait des millénaires que cet être infernal travaille et augmente sa puissance de destruction. Et vous pensez qu'il va céder en 2021 parce que vous avez accepté de faire la première injection ou que vous mettez le masque pour que la boulangère ne vous fasse pas une remarque désagréable ?

Avez-vous bien saisi que nous devons faire la guerre ?  Avez-vous bien saisi ce que Macron a dit quand il affirmait froidement que c'était l'heure de la Bête ?

Cette phrase devrait à la fois nous faire frémir car c'est tout de même Lucifer et ses sbires qui nous déclarent publiquement la guerre à travers ce pauvre pantin de l'Élysée, mais en même temps cette déclaration de guerre devrait nous décider résolument à mener une contre-offensive aussi radicale que celle de notre adversaire.

Avant d'imaginer de prendre vos anciennes kalachnikoff stockées dans vos caves, pensez à toutes ces petites ou moyennes lâchetés que nous avons tous commises et qui ont permis au prince de ce monde d'enraciner son effrayant royaume sur le monde : abandon de la prière, TV, films, pertes de temps, impuretés, recherche exagérée d'une multitude de petits conforts... notre corps a gagné beaucoup de petites ou grandes guerres contre notre âme.

Alors, voilà enfin l'heure où nous allons pouvoir réveiller notre pauvre âme et dire au prince de ce monde que nous allons lui faire la guerre !

En ce sens, je remercie Macron de nous l'avoir déclarée publiquement. Merci Emmanuel !

Viendra bientôt le temps où nous ne pourrons peut-être plus manger à notre faim, nous chauffer à 22 degrés, manger des gâteaux apéritifs tous les midis etc...

Savez-vous d'où viennent les défaites ? De la naïveté, lorsque nous sous-estimons la malice de l'ennemi ou manquons de résolution pour le combattre.

C'est la guerre. Voici donc l'heure des héros. Soyons de ceux-là !

Abbé Matthieu Salenave
Le 3 septembre 2021 - Fête de St Pie X   

mercredi 1 septembre 2021

Mgr Lefebvre le Sage - II

Commentaire Eleison 737 (28 août 2021)

Mon Seigneur Dieu, je crois, mais augmentez ma foi !
Le monde tout autour s’est détourné de Toi !

Outre les conceptions antagonistes du libéralisme et du sédévacantisme (cf. les "Commentaires" de la semaine dernière), une autre approche permet de voir la sagesse avec laquelle Mgr Lefebvre a su « faire face » aux papes Paul VI et Jean-Paul II. En effet, comment concevoir à l’époque qu’une telle résistance ait été absolument nécessaire à la survie de l'Église ? Très peu d’hommes d’Église l’ont vu en ce moment-là. A preuve : lorsque Mgr Lefebvre fit sa déclaration du 21 novembre 1974, qui était une sorte de Charte du mouvement Traditionnel à venir, Rome suspendit officiellement, en 1975, la Fraternité Saint-Pie X dont il était le fondateur ; et, en 1976, il fut encore suspendu personnellement de toute activité en tant qu'évêque. Sa résistance paraissait alors totalement inacceptable, au point que la grande majorité de ses frères dans l'épiscopat se rangèrent du côté de Rome, et beaucoup d'entre eux exercèrent sur lui une pression continuelle pour qu'il cédât à Paul VI, et cessât de "désobéir".

Jusqu'à la Consécration de quatre évêques en 1988 pour la Tradition catholique, Monseigneur entretint l’espoir de constituer un petit groupe de quatre ou cinq évêques traditionnels qui pourraient sérieusement s’opposer à la dissolution de l'Église par les néo-modernistes. Mais il n’en fut rien. Bien qu’il rendît visite à de nombreux confrères, il n'en trouva aucun qui acceptât de le soutenir dans sa prise de position publique contre les destructeurs romains. Ce n'est qu'en 1981 qu'un confrère se rangea enfin publiquement à ses côtés. Il s’agit de Mgr de Castro Mayer qui venait d’avoir 75 ans (âge de la retraite) et qui avait dû démissionner de son poste d'évêque diocésain de Campos, au Brésil. Cet évêque, bien qu’officiellement en retraite, resta publiquement aux côtés de l'Archevêque, notamment lors de la cérémonie des Consécrations épiscopales en 1988. Ce geste fut très apprécié par Mgr Lefebvre, car c’était bien la preuve qu’il n’était pas le seul à juger que la crise de l'Église justifiait une action aussi radicale que des Consécrations épiscopales sans l’approbation du Pape.

Ces deux évêques clairvoyants restèrent ensemble jusqu'à leur mort qui intervint en 1991 à un mois d'intervalle. Mais, après leurs décès, leurs propres disciples ne les suivirent pas très longtemps, ce qui montre à quel point la clairvoyance de ces deux-là avait été exceptionnelle. Au Brésil, le groupe de prêtres de Campos réinterprétèrent rapidement l’épiscopat de Mgr de Castro Mayer en le divisant en deux périodes : d’abord, celle du pasteur obéissant, avant sa rébellion "contre Rome", puis celle du "rebelle désobéissant". Ils déclarèrent alors que leur loyauté allait à "Castro I", excuse pour se soumettre en groupe à la juridiction de Rome. Quant à la Fraternité St-Pie X que l'Archevêque avait laissée derrière lui dans le monde entier, elle vit ses dirigeants, au bout de quelques années, prendre contact en privé avec des représentants de l'Église officielle dans le cadre de discussions organisées par le GREC. Et, quelques années plus tard, le Supérieur de la Fraternité annonça publiquement que seul un coup de tampon manquait encore pour entériner un accord officiel entre la Fraternité et Rome. À la décharge des dirigeants de la Fraternité, aucun accord officiel n'a jamais été conclu, mais à leur charge, ce n'est pas faute d'avoir essayé, et il y a bien en place un accord officieux.

Mais comment ose-t-on discréditer de manière aussi nette les dirigeants de la Fraternité alors qu’ils ne visaient qu’à trouver un statut légitime par lequel la Fraternité serait reconnue au sein de l'Église officielle ? Répondons à cette question en examinant les fruits portés par ces efforts. Depuis que les successeurs de l’Archevêque essaient de s’entendre avec Rome, la Fraternité porte-t-elle des fruits comparables à ceux qu’elle produisait lorsqu’elle rejetait clairement, derrière son Archevêque, tout contact avec les Romains prévaricateurs, destructeurs de la Foi ? Certes, on n’affirmera pas que la Fraternité ne produit plus aucun fruit depuis qu’elle traite ces Romains comme s'ils étaient catholiques, mais dans la crise actuelle de l'Église qui ne cesse de s'aggraver – et non de s'atténuer ! – combien plus de fruits réels la FSSPX n’aurait-elle pas obtenus si seulement les âmes n'avaient pas été fourvoyées par son message équivoque, disant : "Oui, bien sûr, les Romains sont mauvais, mais enfin, ils ne sont pas aussi mauvais que cela ! Et ils finiront par nous reconnaître, si seulement nous savons les ménager !"

Or, en réalité, ces Romains sont très mauvais. Ils sont les premiers responsables de la destruction de l'Église dont dépend le salut ou la damnation de millions et millions d'âmes. Le dernier Motu Proprio du Pape François ne montre-t-il pas clairement qu’ils sont toujours aussi mal orientés ? Ils n’ont pas changé depuis les 60 dernières années. Alors posons-nous la question : comment Mgr Lefebvre a-t-il su voir cela aussi clairement, à la différence de ses confrères et de ses successeurs ? Assurément, par la pureté et la force de sa foi.

 Kyrie eleison.