samedi 19 octobre 2019

Les Amis du Sacré-Cœur : enfin des nouvelles !


Que deviennent les Amis du Sacré-Cœur  ?

Rassurez-vous, les ASC continuent courageusement dans la tempête du monde  pour apporter à la jeunesse les lumières de la Foi Catholique et l'enthousiasme d'une vie chrétienne authentique.

L'été a donc été très rempli pour cette jeunesse : le mois du juillet a été consacré pour la plupart à des retraites spirituelles, tant il est vrai qu'on ne peut donner que ce qu'on possède dans son âme et dans son cœur.  Il y eut aussi le stage d'une semaine de formation des cadres à la Villeneuve : présence d'abbés, de pères dominicains, d'une sœur et aussi de laïcs formés pour enseigner ces jeunes garçons et filles à une exacte vision de la vie catholique dans un monde foncièrement révolutionnaire. Des engagements dans les ASC pour deux ans ont terminé ce stage.

Mais parler des Amis du Sacré-Cœur sans parler du camp d'été, c'est omettre l'essentiel. Cette année, le camp s'est déroulé au Portugal sous le regard de Notre-Dame de Fatima. Une trentaine de jeunes étudiants ont donc marché pendant une bonne partie du mois d'août sur les routes portugaises, sac au dos et carnet de chant à la main. 

Conter le camp serait trop long et pourrait faire regretter à beaucoup de ne pas y avoir participé. Mais ce qu'on peut dire en quelques mots, c'est ce que camp a été pour tous l'occasion de beaux progrès dans les vertus chrétiennes : dans la charité  surtout par le contact avec Dieu grâce aux Messes quotidiennes, à la redécouverte des apparitions et du message de Notre Dame de Fatima.

Progrès aussi dans la charité fraternelle : vivre dans une équipe de 10 personnes pendant plus de 20 jours demande de prendre sur soi pour vivre au service du bien commun et des autres. Pour beaucoup de jeunes gens, c'est la sortie du monde virtuel et le retour au réel. La vie d'équipe exige dévouement, sacrifice, oubli de soi pour porter le fardeau (même matériel) des autres.

Progrès surtout dans la connaissance de Dieu, de son plan sur les hommes et de notre retour à Lui.

A la fin de ce camp, on sentait la vraie joie au fond des coeurs. Joie pure et authentique que ce monde anti-chrétien ne peut et ne veut pas donner aux jeunes âmes.

Et nous avons pu admirer en même temps la haute vertu chrétienne de certains  animateurs des ASC, mettant au dessus de tout le désir de servir le Sacré-Coeur et de sauver des âmes au mépris de leur confort familial. En effet, alors que le papa de plusieurs animateurs arrivait au bout de son parcours terrestre et se préparait en bon catholique à la mort, ses enfants n'ont cependant pas hésité à venir à s'y dévouer avec confiance et générosité et c'est au retour de ses enfants, tous réunis autour de lui, que le Bon Dieu a rappelé ce père aimé. Belle récompense du Sacré-Coeur aux âmes qui se dévouent à son service.


La providence du Sacré-Coeur nous a visiblement bénis et conduits dans les moindres détails pendant ces trois semaines : rencontres de personnes qui réglaient tous nos problèmes, problèmes divers résolus (blessures, argent etc...) , protection des équipes, lieux de messes parfaits sans être gênés par les modernistes, lieux de couchages pour chaque soir .... même notre expulsion du sanctuaire de Fatima le 15 août (pour cause de Messe St Pie V) fut providentielle car elle permit de faire comprendre aux jeunes gens le combat à mort qui règne au sein de l'église entre les modernistes et les fidèles catholiques, sans compter que nous retrouvâmes au final un lieu de Messe plus digne ;  Notre Dame de Fatima nous a permis de dire la Messe dans le bourg même de Fatima .... à quelques pas de l'Eglise paroissiale.... Elle aussi veillait sur ses petits enfants (un peu inconscients) en exil !


Après le camp, le stage de retour de camp pour expliquer aux jeunes ce que le Bon Dieu attendait d'eux pendant l'année, les activités ont donc repris dans certains villes de France avec de nouvelles équipes et des programmes bien faits pour tout un trimestre (pèlerinages, conférences, tractages ou sondages).

Nous espérons que les parents lecteurs de cet article ou même des jeunes gens qui désirent servir le Christ  en vérité prennent contact au plus vite pour participer à cette oeuvre magnifique entre toutes : être apôtre du Christ-Roi !
Si une bonne âme recherche l'oeuvre la plus catholique et adaptée à la jeunesse, il n'en trouvera pas d'autre que celle des Amis du Sacré-Coeur !

Qu'ils n'hésitent pas à prendre contact au plus tôt avec les responsables des ASC et prévoient déjà de venir au camp d'hiver dans les Pyrénées.



Vive le Christ-Roi !
Vive les Amis du Sacré-Coeur !




Toutes les informations sur le Site des ASC : http://www.amisdusacrecoeur.org















Suivre les prélats conservateurs ? Est-ce que Mgr Lefebvre l'aurait fait aujourd'hui ?

Les cardinaux conservateurs sur le site officiel 

Au fil des années, suite à la nouvelle orientation de la FSSPX initiée en 2012, il apparaît nettement que la FSSPX soit séduite par les prélats conservateurs tels les cardinaux Brandmüller, Burke, Sarah etc... Diverses analyses ont été publiées sur cette grave question et nous vous les livrons afin que nos lecteurs puissent se faire une idée plus juste de ces soi-disant "traditionalistes" qui ne sont en réalités que des "branches pourries" et des impasses pour une véritable restauration de l'Eglise.


1° la FSSPX à la remorque des prélats conservateurs : 

Par Joseph

En allant faire un petit tour sur le site officiel de la FSSPX au sujet du synode en cours https://fsspx.news/fr/deux-cardinaux-alertent-tous-les-cardinaux-sur-le-dan… nous trouvons des analyses critiques sur les lamentables événements qui se déroulent actuellement sous l'autorité de François.

Mais vous ne trouverez aucune signature d'un évêque (et même d'un prêtre ! ) de la FSSPX. Si la totalité des analyses sont anonymes, les seules références critiques d'autorités sont des "prélats conservateurs" genre Brandmuller et Burke).

La FSSPX reprend même intégralement des reportages réalisés par "LifeSiteNews et de Catholic News Service" qui sont des sites "ralliés de première date" .

Autrement dit la FSSPX ne veut plus mettre de "noms" en avant pour dénoncer l'apostasie, elle laisse le travail aux "conservateurs".

Tout ceci confirme bien l'analyse de M. l'abbé Tam, relayée par M. l'abbé Pivert à savoir que la FSSPX se met en pratique à la remorque (ou dans le vent) des conciliaires conservateurs et de Benoît XVI sans le dire clairement.

La hiérarchie actuelle croit donc à la pseudo-restauration de Benoît XVI et à son herméneutique de la continuité. Du moins tout semble le confirmer.

2° Exemple branches pourries : les Cardinaux Sarah, Müller  


Nous citerons la LA CROIX (Nicolas Senèze, à Rome, le 09/10/2019) , journal on ne peut plus progressiste qui explique bien ce que l'on espérer de ce cardinal qui soutien le pape en plein synode :


Cardinal Sarah : « Qui est contre le pape est hors de l’Église »
" À l’occasion de la sortie en Italie de son livre Le soir approche et déjà le jour baisse, le cardinal Sarah a accordé un entretien au Corriere della Sera où il rejette fermement toute tentative de l’opposer au pape.
Le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a accordé un long entretien au quotidien italien Corriere della Sera au cours duquel il met sévèrement en garde ceux qui voudraient l’opposer au pape François.
« L’Église est représentée sur la terre par le vicaire du Christ, c’est-à-dire le pape. Et qui est contre le pape est ipso facto hors de l’Église », insiste le cardinal guinéen, souvent présenté comme un des chefs de file des opposants au pape François.
À son corps défendant, affirme-t-il : « Ceux qui m’opposent au pape ne peuvent présenter une seule de mes paroles, une seule de mes phrases ou une seule de mes attitudes en soutien à leurs affirmations absurdes et, je dirai, diaboliques ».
« Chaque pape est “juste” pour son époque »
Se refusant à opposer entre eux les papes successifs et défendant autant « l’analyse incomparable de la pensée de Benoît avec la grande et solaire action de François », il ajoute que « chaque pape est “juste” pour son époque ».
« Dans l’évidente différence de sensibilité, il existe une grande harmonie et une grande continuité entre elles, comme tout le monde l’a vu au cours de ces années, ajoute-t-il, affirmant que « nous devons toujours interpréter les paroles du pape François avec l’herméneutique de la continuité ».
« L’histoire de l’Église est belle et la réduire aux particularités politiques des talk-shows télévisés est une opération de marketing et non un moyen de rechercher la vérité », conclut celui avec qui le pape François s’est ostensiblement affiché, mardi soir avant de quitter la salle du Synode, tous deux échangeant autour des livres du stand de la Librairie éditrice vaticane.
Au sujet du Cardinal Müller qui affirme

Le cardinal Müller est un bon exemple, il y a des choses en sa faveur :
il paraîtrait presque réactionnaire, sinon FSSPX-News ne le citerait tout de même pas avec autant de complaisance :
et il a aussi contre lui quelques-uns des prélats les plus progressistes :
Mais voici ce que j'avais noté à son sujet voici quelques années sur l'ancien forum " Des prélats qui réagissent contre les dérives conciliaires ??
Au sujet du cardinal Gerhard Müller : 
* Très ouvert à la théologie de la libération :
* Actif dans le rapprochement avec les protestants : 
* Magnifique adoption du langage conciliaire : 
Il ne veut pas nier le dogme, mais il veut apporter à l'expression du dogme certaines réflexions conformes à l'esprit de Vatican II.
Sur la virginité perpétuelle de la Bienheureuse Vierge Marie, Mgr Müller a écrit que la doctrine n'est «pas tellement préoccupés par certaines propriétés physiologiques dans le processus naturel de la naissance (comme le canal de naissance n'ayant pas été ouvert, l'hymen intact, ou l'absence de douleurs de l'enfantement), mais par l'influence salvatrice de la grâce du Sauveur sur la nature humaine».
Sur l'Eucharistie, il a déclaré: «En réalité, le corps et le sang du Christ ne signifient pas les composants matériel de la personne humaine de Jésus pendant sa vie ou dans sa corporalité transfigurée. Ici, le corps et le sang signifie la présence du Christ dans les signes au moyen du pain et du vin».
25 octobre 2016, sur la crémation des défunts, son propos se résume à : l'Eglise est plutôt contre, mais si vous le faites, faites-le dignement
Dans sa "déclaration de foi" de février 2019, il adopte entièrement la définition conciliaire de l'Eglise, et vu son niveau de formation il doit savoir qu'elle est contradictoire avec celle qui a été tenue par tous les papes jusqu'à Pie XII :
"Jésus-Christ a fondé l'Église en tant que signe visible et instrument du Salut. Cette Eglise est réalisée dans l'Église catholique (816). Il a donné une constitution sacramentelle à son Église, qui est née « du côté du Christ endormi sur la croix » (766), et qui demeure jusqu'au plein achèvement du Royaume (765). Le Christ-Tête et les fidèles de l’Eglise en tant que membres du Corps, constituent le « Christ total » (795)"
(816)(765)(795) = paragraphe du nouveau catéchisme de 1992. 
* Disciple de Ratzinger :
* Divers :
"un évêque n'est catholique que quand il est en pleine communion avec le Pape, Successeur de Pierre, ce que Williamson n'est pas" (tiré de la précédente interview)
Avec des jeunes filles catholiques, lors du World Youth Day à Cologne en 2005 :
Contribution à une oeuvre d'art photographique "l'habit fait le moine" :

4° Ce qu'écrivait Mgr Lefebvre au sujet des "conservateurs" (itinéraire spirituel p. 11). Mgr Lefebvre nous demande de suivre les évêques pleinement catholiques :  
J’entends dire : “Vous exagérez ! il y a de plus en plus de bons évêques qui prient, qui ont la foi, qui sont édifiants...” Seraient-ils des saints, dès lors qu’ils admettent la fausse liberté religieuse, donc État laïque, le faux œcuménisme, donc l’admission de plusieurs voies de salut, la réforme liturgique, donc la négation pratique du sacrifice de la Messe, les nouveaux catéchismes avec toutes leurs erreurs et hérésies, ils contribuent officiellement à la révolution dans l’Église et à sa destruction.
Le Pape actuel et ces évêques ne transmettent plus Notre Seigneur Jésus-Christ mais une religiosité sentimentale, superficielle, charismatique où ne passe plus la vraie grâce de l’Esprit-Saint dans son ensemble. Cette nouvelle religion n’est pas la religion catholique ; elle est stérile, incapable de sanctifier la société et la famille. 
Une seule chose est nécessaire pour la continuation de l’Église catholique : des évêques pleinement catholiques, sans aucune compromission avec l’erreur, qui fondent des séminaires catholiques, où des jeunes aspirants pourront se nourrir au lait de la vraie doctrine, mettront Notre Seigneur Jésus-Christ au centre de leurs intelligences, de leurs volontés, de leurs cœurs ; une foi vive, une charité profonde, une dévotion sans bornes les uniront à Notre Seigneur ; ils demanderont comme saint Paul que l’on prie pour eux, pour qu’ils avancent dans la science et la sagesse du “Mysterium Christi” où ils découvriront tous les trésors divins.

mardi 15 octobre 2019

Présence et Puissance


Certains affirment (gratuitement) que Monseigneur Williamson est d'un pessimisme déprimant. Rien de plus faux car, si Mgr Williamson est d'un grand réalisme sur la situation pourrie du monde actuel, il n'en n'est pas moins réaliste sur la Toute Puissance et Présence de Dieu. Ce dernier Commentaire nous le prouve.


Kyrie Eleison Numéro DCXXXIX (639)- samedi 12 octobre 2019 - 

Tous les démons me disent : Dieu est faible et absent.
Mais c’est loin d’être vrai, en y réfléchissant.

Même si l’écroulement de « la civilisation occidentale » s’accélère, il est très nécessaire de nous rappeler que « Notre secours est dans le Nom du Seigneur », dans l’intercession de la Vierge Marie, Sa Très Sainte Mère, et dans rien ni personne d’autre. Peu de gens, même parmi les catholiques, comprennent combien le Bon Dieu nous est proche et combien Il est fort. Ils s’adonneraient peut-être plus volontiers à la prière si seulement ils s’en rendaient compte. Car aujourd’hui, seule la prière peut faire sérieusement barrage à l’avancée du mal. Par un juste châtiment de l’humanité apostate, Dieu a laissé passer sous le contrôle de Ses ennemis tout autre moyen d’influence et de pouvoir.

Mais qui est Dieu ? Le Père Tout-Puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes choses visibles et invisibles.

Tout d’abord, Il est Père, c’est à dire Créateur du ciel et de la terre. Mais il ne l’est pas seulement à la manière d’un fabricant qui façonne un produit et le laisse ensuite faire son propre chemin dans le monde. La meilleure comparaison qui puisse illustrer le soin de Dieu et son amour pour Ses créatures, c’est l’amour qu’un homme peut porter à ses enfants, normalement jusqu’à sa propre mort ou à la mort des enfants, voire au-delà. Toutefois, alors que l’amour d’un homme est fini, l’amour de Dieu est infini.

Ensuite, Il est Tout-Puissant. Peut-être la façon la plus simple de saisir la force ou la puissance de Dieu est-elle d’accepter ce qu’enseigne l’Église : Dieu est Créateur, et tout ce qui existe est créature de Dieu. Par cette création, toutes choses sont sorties à partir de rien. Par contre, chaque fois que nous autres, êtres humains, « créons » quelque chose, c’est toujours à partir d’un matériau préexistant : par exemple une chaise faite de bois, une maison de briques, des briques d’argile, et ainsi de suite. Plus j’y pense, plus il m’est difficile de concevoir quoi que ce soit créé à partir de rien, pour la bonne raison que tous les changements que je constate autour de moi procèdent à partir de quelque chose. Si je pouvais concevoir quelque chose sortant de rien, je commencerais à saisir le sens de Tout-Puissant.

Enfin, Il est Créateur de toutes choses. D’abord toutes les choses matérielles « visibles », jusqu’au bout de la plus lointaine des galaxies. Saint Ignace de Loyola se tenait dehors la nuit à Rome, et regardait les étoiles pour absorber la leçon qu’elles ne cessent de donner de l’infinie puissance de Dieu. Ensuite toutes les choses spirituelles ou « invisibles », telle que l’âme qui donne la vie, les facultés de raison et de libre arbitre à tout être humain durant sa vie ; sans parler de l’ordre immatériel des neuf Chœurs des anges. Doute-t-on qu’ils existent, parce qu’ils sont immatériels ? Mais doute-t-on qu’il faille bien plus d’une intelligence humaine pour organiser le mal tel qu’il s’étale autour de nous aujourd’hui ?

Toutefois, même si beaucoup de personnes sont prêtes à admettre que sans un Créateur rien ne pourrait accéder à l’existence, ce que peu de gens comprennent, c’est que l’action créatrice de Dieu se poursuit à chaque instant pour maintenir les choses dans l’existence. De sorte que, si Dieu cessait un instant de soutenir dans l’existence un être existant, celui-ci retomberait sur l’instant dans le néant. Une comparaison, servant de modèle, peut aider à faire comprendre cela. Pour démarrer un train électrique, le conducteur doit tirer vers lui ce qu’on appelle un « levier d’homme mort », et il doit continuer à le tirer vers lui pour que le train avance. Car ce levier fait partie d’un système de sécurité également appelé « veille automatique ». Le levier est rattaché à un ressort en sorte que si on le relâche, il rebondit automatiquement, provoquant l’arrêt du train. De cette façon, le train est protégé contre une marche incontrôlée si, par exemple, le conducteur est victime d’un malaise à son poste. Ainsi, le train démarre lorsqu’on tire le levier, mais il faut continuer à le tirer pour que le train continue à rouler.

De même, Dieu crée un être en lui conférant l’existence dès son premier instant. Mais cela ne servirait à rien si cet être n’était pas maintenu par cette action créatrice, ou si la créature n’était pas « conservée » pour la durée prévue de son existence. Comme la première traction sur le levier permet le démarrage du train, ainsi la prolongation de cette traction est nécessaire pour que le train continue d’avancer. Aussi la seule différence entre la cré ation et la conservation d’une créature par Dieu est-elle la différence entre le premier moment de son existence et tout moment suivant. Ainsi, à chaque instant de mon existence, Dieu est actif en moi, créateur en moi, conservant à la fois mon corps et mon âme. Dieu est donc davantage présent à moi et à tout ce qui est en moi plus que je ne le suis à moi-même, car Il opère en moi ce que Lui seul peut opérer, à savoir me tenir hors du néant. Comment pourrais-je encore douter de Sa Toute-Puissance ? Comment pourrais-je mettre en doute qu’Il soit proche de moi ? Ou qu’Il se soucie de moi ?

Kyrie eleison.



dimanche 13 octobre 2019

La consécration de la Russie n'a jamais été faite !

A l'occasion de ce 13 octobre 2019, il est opportun de rappeler que la Consécration de la Russie n'est toujours pas faite et que, ce faisant, l'humanité court à sa perte temporelle et éternelle.

Le 13 juillet 1917,
Notre Dame disait : "Si l'on fait ce que je vais vous dire,  beaucoup d'âmes se sauveront et on aura la paix. La guerre va finir. Mais si l'on ne cesse pas d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, commencera une autre, pire. (....) Dieu va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la famine et de la persécution.... Pour l'empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si l'on écoute mes paroles, la Russie se convertira et on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde..." (Lucie raconte Fatima - 4ème mémoire, p. 163)

Le 13 juin 1929 à Tuy : " Le moment est venu où Dieu demande au Saint Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen." (ibidem, p. 192).

En mai 1930, Lucie écrit à son confesseur la demande de Notre Dame : " Le Bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie si le Saint Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux Très Saints Coeurs de Jésus et de Marie".

La demande comporte donc trois points importants :
1) Le Saint Père en union avec tous les évêques,
2) Consacre la Russie explicitement désignée,
3) Dans un acte solennel et public de réparation.

La promesse comporte deux bienfaits ou grâces :
1) La conversion de la Russie;
2) Un certain temps de paix.

Les consécrations de 1952, 1982 et 1984 répondent-elles à cette demande ?

Celle du 7 juillet 1952 par Pie XII, dans sa lettre apostolique Sacro Vergente Annoadressée aux peuples de la Russie, nomme bien la Russie mais elle fut faite par le pape seul, sans l'union avec les évêques du monde et sans l'acte public et solennel de réparation et de consécration. Peu de temps après, soeur Lucie écrivait :" Je suis peinée qu'elle (la consécration) n'ait pas été faite comme Notre Dame l'avait demandée". (Fr François, op. cit., p. 280)

Celle de Jean-Paul II à Fatima, le 13 mai 1982. 1) Dans cette consécration, la Russie n'est même pas mentionnée. 2) La consécration ne fut pas faite au Coeur Immaculé de Marie. 3) Les évêques ne furent pas invités à s'unir au pape. Soeur Lucie déclarera à sa nièce le 11 août 1982 : " La consécration de la Russie telle que Notre Dame l'a demandée, n'est pas faite."

Celle de Rome le 25 mars 1984 par Jean-Paul II ?
1) La Russie n'est pas mentionnée une seule fois dans le long texte. Le pape l'a même reconnu et en a donné la raison.
2) L'offrande n'a pas été faite au Coeur Immaculé de Marie mais à Marie Mère.
3) En 1986, soeur Lucie déclara à son amie Mme Pestana et à Maria do Fetal, sa nièce, que "la consécration de la Russie n'est pas faite" (Fr François, op. cit. p. 373). Elle confirma ce jugement au cardinal Law, archevêque de Boston, en mai 1989 (ib. 374)

Les fruits promis ne se voient pas :
1) La Russie ne s'est pas convertie officiellement à la religion catholique ; les organisations religieuses qui ont une existence légale en Russie actuellement sont : les schismatiques orthodoxes, le judaïsme, l'islam et le bouddhisme.
2) Depuis plus de 30 ans, le monde a connu des guerres effrayantes : en 1986, soit deux ans après la pseudo consécration, les conflits armés avaient fait quelque 17 millions de morts !!
3) Les erreurs communistes se sont répandus dans la monde (la Chine reste communiste). La France est devenu un pays crypto-communiste avec une constitution officiellement laïcisée et une législation athée qui promeut l'antichristianisme qui n'est que le fond réel du communisme.

Affirmer que la consécration de la Russie a été faite est donc une énorme tromperie ( et même un crime) qui ne fera que prolonger de grands maux dans l'humanité et causera la perte d'un très grand nombre d'âmes.

Abbé Matthieu Salenave

jeudi 10 octobre 2019

Ces jours-ci, on parle de schisme dans l’Église

M. l'abbé Pivert nous prévient du danger d'une pseudo-restauration traditionnelle. Il rappelle que c'est M. l'abbé Tam qui avait déjà tiré la sonnette d'alarme lors de l'élection de Benoît XVI. Une grande partie des catholiques de la Tradition (dont Mgr Fellay) ont été piégés par ces apparences. Puissent les bons fidèles en tirer une sévère leçon pour les années à venir.

Par M. l'abbé Pivert (site de Monsieur l'abbé Pivert)

Notre excellent confrère, M. l’abbé Giulio Tam fut encouragé par Mgr Lefebvre à publier régulièrement une étude de la Révolution dans l’Église. Sa dernière livraison est particulièrement intéressante. Vous la trouverez ci-dessous. Elle traite de la lutte entre les modernistes radicaux et les modernistes “modérés”. Les “modérés” sont de plus en plus agacés par le radical pape François, et l’on parle de schisme.

Le succès des modernistes “modérés” serait une des pires choses qui pourrait nous arriver, car la majorité des catholiques, y compris les “traditionalistes”, y verraient une restauration de la Tradition, et se détourneraient de la restauration authentique, celle de Mgr Lefebvre, poursuivie par la Fidélité catholique, ses évêques, ses prêtres et ses fidèles.

C’est pourtant ce qui arrivera, c’est certain. La dérive de la Fraternité Saint Pie X le prouve. C’est pourquoi il y a urgence à se former intellectuellement et moralement pour ne pas être déstabilisé.

mardi 8 octobre 2019

Synode amazonien : le concile Vatican II en actes et en fruits

Certains de nos lecteurs s'interrogent au sujet du Synode qui réunit à Rome 183 évêques de la région amazonienne. Quelles sont les caractéristiques et la gravité de l'événement ? Quelles en seront les conséquences pour l'Eglise ?


Nous vous invitons à écouter une conférence-analyse d'un très bon niveau : elle présente clairement les enjeux de ce Synode, les divers groupes d'influence susceptibles d'en manipuler les débats, et les résultats escomptés par les progressistes, en particulier la remise en cause du célibat sacerdotal à l'échelle de l'Eglise universelle. Le pape François signe là une nouvelle étape de sa révolution ecclésiale.

Il faut rappeler que ce Synode est dans le pur sillage du Concile Vatican II. Il ne fait qu'appliquer les principes approuvés et votés par les pères du concile (notamment dans la Constitution Lumen Gentium). 

La gravité de cet événement, qui va bouleverser en profondeur la vie des catholiques (du moins ce qu'il en reste), rend plus incompréhensible le rapprochement canonique opéré "par paliers" depuis plusieurs années entre les supérieurs de Menzingen et cette Rome "conciliaire et synodale", et plus encore les plaintes de certains "résistants internes" au sein de la FSSPX qui estiment que la Fidélité Catholique est trop critique à l'encontre de cette politique.

Veulent-ils donc, eux aussi, se laisser intégrer en douceur dans cette Eglise synodale, et poursuivre bientôt leur ministère traditionnel à côté de prêtres mariés ?


Pour télécharger et écouter en mode audio simple (MP3) : ici

samedi 5 octobre 2019

La lettre des trois évêques

Mgr Williamson revient dans ce Kyrie sur la fameuse lettre des trois évêques du 7 avril 2012. Cette lettre nous révèle combien les trois évêques étaient bien unis dans la fidélité à l'héritage de Mgr Lefebvre. Elle a sans doute pu éviter l'accord final comme le souligne Mgr Willliamson mais elle n'a pas pu empêcher, dans la suite, les deux autres évêques (Mgr de Galarreta et Mgr Tissier) de se plier aux nouvelles orientations accordistes du chapitre de juillet 2012  et des décisions pratiques qui s'en sont suivies (cf mariages etc...).  

Kyrie eleison DCXXXVIII (5 octobre 2019)

Satan maîtrisa Rome avec Vatican II,
Les fidèles pensent-ils qu’ils y restent chez eux ?


Un lecteur nous a demandé de bien vouloir publier les circonstances qui ont motivé la lettre du 7 avril 2012 adressée à Mgr Fellay et à ses deux Assistants par les trois autres évêques faisant alors partie de la Fraternité Saint-Pie X. Cette lettre fait bientôt partie de l’histoire ancienne. Toutefois les lecteurs se souviendront peut-être du rôle important qu’elle a joué en attirant l’attention des catholiques traditionnels sur le changement de direction important de la Fraternité qui se produisait en catimini depuis 15 ans et dont beaucoup ne s’apercevaient même pas. Mais en mars 2012, le Supérieur Général (SG) décida de jeter le masque et de de révéler son jeu au grand jour.

Ce mois-là, dans « Cor Unum » (magazine de la Fraternité paraissant trois fois par an et réservé aux prêtres) le SG écrivit que le temps était venu pour la Fraternité de réviser la politique de Mgr Lefebvre qui excluait tout accord pratique sans accord doctrinal préalable. Car, disait le SG, l’hostilité des ecclésiastiques romains envers la Tradition catholique s’affaiblissait, si bien que la Fraternité pouvait reprendre confiance dans les chefs de l’Église conciliaire. En fait, depuis le début des années 2000, de plus en plus de prêtres et de laïcs de la Tradition soupçonnaient un changement de cap de la part de la Fraternité. Et voici un texte du SG lui-même qui venait confirmer ces soupçons. Ce « Cor Unum » fit grand bruit au sein de la Fraternité.

Au Prieuré de la Fraternité à Londres, au cours d’un dîner, le rédacteur de ces « Commentaires » se demanda à haute voix s’il ne serait pas opportun d’écrire au SG une lettre de protestation contre ce changement de direction, après avoir envoyé cette lettre à Mgr Tissier pour qu’il en contrôle le contenu. Un confrère, présent au dîner, suggéra de soumettre la lettre également à Mgr de Galarreta, car adressée ainsi au Siège de la Fraternité, cette missive revêtirait le caractère d’une protestation commune contre une déviation bien grave par rapport au principe que l’Archevêque fondateur n’avait cessé d’enseigner et de pratiquer : « Doctrine d’abord ». Le confrère avait raison. C’est ainsi que naquit l’idée d’ une lettre des trois évêques. Consulté sur le projet, Mgr Tissier souhaita qu’une ébauche de la lettre lui fût envoyée, et l’ayant lue, il lui donna son approbation enthousiaste. Le projet fut ensuite soumis à Mgr de Galarreta qui l’approuva également, mais il la renforça considérablement en en réécrivant la dernière partie. Le texte final fut ensuite signé par les trois évêques et envoyé par la poste à Menzingen, siège de la Fraternité, en trois exemplaires, à l’attention du SG et de ses deux Assistants.

Une semaine plus tard, la réponse arrivait. Ce n’est pas pour rien que la Maison Générale, ayant changé d’orientation, en cachait à la Fraternité en général le changement. Le Conseil Général se déclarait profondément persuadé que la Rome conciliaire était en train de devenir de plus en plus catholique, au point que les graves réserves de Mgr Lefebvre quant à la coopération avec les Néo-modernistes romains étaient en fait dépassées. En 1988, l’Archevêque avait dit au cardinal Ratzinger que toute coopération était impossible, parce que la FSSPX et Rome travaillaient dans des directions diamétralement opposées : Rome voulait déchristianiser la société alors que la FSSPX s’efforçait de la rechristianiser. Mais en 2012, la Maison Générale se montrait catégorique sur le fait que la situation avait évolué, si bien qu’en s’opposant aux trois évêques, ils ne s’opposaient pas à l’archevêque. Telle était la teneur de la lettre. Mais que penserait Mgr Lefebvre au sujet de la trahison actuelle du pape François ? Plutôt, que ne dirait-il pas maintenant ? Eh bien, dans un livre paru récemment relatant plusieurs entretiens avec Mgr Fellay, ancien SG, celui-ci récusait avec force jusqu’à la moindre critique à l’encontre du pape François.

C’est ainsi qu’ à une date convenue d’avance, en juin 2012, le SG se présenta à Rome, accompagné d’un adjoint de toute confiance pour sceller l’accord censé mettre un point final à une « inutile querelle », vieille de 37 ans, entre la FSSPX et Rome. Inutile, cette querelle ? N’étaient-ce donc que chamailleries ? La Rome conciliaire ne menait-elle pas, ne mène-t-elle pas toujours, une véritable guerre contre la Tradition catholique ? Évidemment, les Romains avaient eu connaissance de la lettre des trois évêques. Leur position, à l’arrivée de Mgr Fellay, était donc qu’il leur était inutile de vouloir piéger les dirigeants officiels de la Fraternité tant que les trois autres évêques auraient évité le piège. La Tradition ne risquait-elle pas de redémarrer de plus belle ? C’est pourquoi, en 2012, le SG s’en est retourné de Rome comme il y était venu : les mains vides. Sa tâche était de s’efforcer de ramener tout de suite les trois autres évêques dans le droit chemin. De fait, il n’a pas perdu une seconde.

Kyrie eleison.

Pour rappel : 















vendredi 4 octobre 2019

Notre Rosaire et la conversion de la Russie

Sermon à l'occasion de la Solennité du Saint Rosaire - octobre 2019 (Morlaix) 

1- L'importance de notre chapelet.
2- La consécration de la Russie n'est pas encore réalisée. Il faut la demander.



Télécharger le sermon : ici

jeudi 3 octobre 2019

Lettre à l'Archevêque de Paris au sujet des obsèques de Jacques Chirac

Les évêques entourant le cercueil de M. Chirac

Le site d'information MPI a publié hier cette courageuse  lettre qui a le mérite de nous révéler l'état moral du clergé catholique officiel et l'urgente nécessité de former un autre clergé capable de résister à la république laïque et avorteuse.  

Voici la lettre adressée par le Professeur Franck Bouscau à Mgr l’Archevêque de Paris pour lui reprocher d’avoir enterré Jacques Chirac, promoteur de la loi sur l’avortement, avec les honneurs de l’Eglise.



Franck BOUSCAU

Professeur Agrégé à la Faculté de Droit. 

Avocat honoraire à la Cour de Paris – Spécialiste en Droit Public

Maître en Droit Canonique.

12, rue Coypel

75013 Paris

Tél : 06 88 50 85 64

Paris, le 1er octobre 2019.

Monseigneur Aupetit.

Archevêque de Paris.
Monseigneur.

Simple fidèle catholique, et un peu canoniste, je viens, comme cela est loisible à tout laïque, vous faire part de mon désaccord relatif au traitement qui a été réservé par l’Eglise au président Chirac lors de ses obsèques, lequel me paraît constituer un scandale.

mercredi 2 octobre 2019

Croisade de la Charité


En ce 3 octobre, fête de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, nous terminerons la lecture de l'extrait commencé ces deux derniers mois.  Et nous verrons jusqu'où doit aller la délicatesse. 

lundi 30 septembre 2019

Le supérieur du district d'Afrique fait appel à des prêtres conciliaires

Le site MPI vient de nous faire découvrir une lettre publique (ci dessous) que M. l'abbé Henry Wuilloud, supérieur de la FSSPX en Afrique, a adressée en décembre dernier aux fidèles de la Réunion et de l’Île Maurice. Le site nous apprend que :
L'abbé Wuilloud autorise d'ouvrir les lieux de culte à un prêtre conciliaire,  - M. l'abbé Galvan, bi-ritualiste et aumônier aux armées - ou d'assister aux messes d'un prêtre de l'ICRSP (Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre), prêtres qui, malgré toute le bonne volonté que l’on doit leur reconnaître, adhèrent aux erreurs du concile Vatican II qui détruisent l’Eglise et qui reconnaissent comme bonne la messe néo protestante de Paul VI.
Bien naturellement cette situation sème la division, certains refusant à juste titre les services d’un prêtre moderniste, d’autres au contraire ayant demandé à la FSSPX de ne plus venir puisque desservis par l’ICRSP. Voilà comment une posture libérale sape les efforts d’un apostolat vraiment catholique. 
Sous prétexte de charité et d’apostolat en direction de ses fidèles, l’ancien supérieur du district de Suisse, fait officiellement donner les sacrements de façon habituelle par des prêtres qui adhèrent aux erreurs qui détruisent l’Eglise.
M. Christian Lassale relève à juste que titre que : 
M. l'abbé Wuilloud est dans la ligne libérale de l’ancien supérieur général de la FSSPX (Mgr Fellay) qui dans la logique d’un ralliement tant recherché, de fait, a imposé la présence de Mgr Huonder aux nouvelles autorités de Menzingen ; cet évêque, bien qu’imbibé des erreurs conciliaires, prêche, dit la messe et confesse dans les lieux de culte alémanique de la FSSPX.

Ce scandale supplémentaire – et qui continue à l’heure où nous écrivons – n’est pas sans rappeler celui qui s’est passé en Angleterre, où l’évêque conciliaire local, Mgr Egan, a été invité à diriger les enfants dans la prière du chapelet dans la chapelle . Non seulement il n’a pas été donné tord au directeur de l’Ecole, monsieur l’abbé John Brucciani, mais les sœurs oblates qui ont refusé de participer à ce scandale ont été exclues. 
La ligne franchement libérale imprimée par Mgr Fellay a gravement contaminé les esprits et les rangs de la FSSPX, et ce fait supplémentaire montre in concreto la profondeur du mal. Il ne suffira pas de ne pas valider un accord déjà entériné à 90% pour redresser une situation désastreuse, mais de revenir sans ambiguïté sur des décisions et des actes qui blessent profondément la profession de la Foi, qui contaminent les esprits et sèment la division.

Nos lecteurs ne manqueront pas de relever la conception aberrante que M. l'abbé Henry Wuilloud se fait du sacerdoce catholique.  Pour l'actuel supérieur de district d'Afrique, un "bon prêtre" serait celui qui "enseigne la foi et la morale catholique, qui célèbre les sacrements selon la liturgie de 1962 et qui ne soit pas contre nous !

Ce qui revient à affirmer  deux erreurs : 

1)  L'appartenance à l'église conciliaire (ou à ses satellites ralliés comme l'ICRSP) ne serait plus au fond un signe d'opposition avec la Tradition. C'est oublier que l'église conciliaire est une institution qui, de soi, est en opposition avec la Tradition Catholique.  Par ce fait l'abbé Wuilloud affirme que la FSSPX n'est plus en opposition  avec l' église conciliaire puisqu'elle peut se lier officiellement avec des prêtres liés juridiquement à cette néo-église. 

2) La deuxième touche l'essence du sacerdoce : un bon prêtre ne devrait pas être en opposition avec une oeuvre faillible. Cela est manifestement faux car le sacerdoce catholique se réfère d'abord à Notre Seigneur, à l'Eglise Catholique et aux évêques vraiment fidèles plus qu'à une simple institution. 

Prions pour les bons fidèles de la Réunion et de l’Île Maurice. Ces derniers ont su sanctifier leurs dimanches et fêtes pendant des années entières sans la présence de prêtres de la Tradition (visites une fois par an !). Ils ont su tenir jusqu'ici dans la Fidélité, nul doute que les menaces de l'abbé Wuilloud ne sauront les effrayer.

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dimanche 29 septembre 2019

Sermon sur l'Archange Saint Michel - importance du scapulaire de Saint Michel



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Le scapulaire de Saint Michel Archange

Mettez-vous sous la direction de Saint Michel Archange en portant son scapulaire (cf sermon)


L'idée du scapulaire de saint Michel remonte déjà à plusieurs années, mais il paraît que son accomplissement était réservé à notre époque. Si nous considérons l'état des esprits et des cœurs sur la terre, nous voyons que le trouble et la perturbation, conséquence du péché, y règnent en maître, et que, pour rétablir l'ordre et l'unité dans les cœurs et les intelligences, il faudrait un puissant agent. Quel autre que saint Michel pourrait le faire? Car il ne s'agit de rien moins que de ramener les esprits à la raison divine, comme il l'a déjà fait dans le ciel. C'est donc encore aujourd'hui le cri et la devise angélique : Quis ut Deus, qui seront le signal du retour de l'ordre intellectuel et religieux. Mais, de même que les légions angéliques restées fidèles à Dieu, se sont groupées autour de saint Michel, de même aussi, les âmes restées fidèles à Dieu doivent se réunir et s'abriter sous le puissant protectorat du chef de la milice céleste, afin qu'il les appuie et les fortifie dans la lutte, car, comme eux, elles ont à lutter contre les esprits qui se sont révoltés en méconnaissant l'ordre établi par Dieu et contre Dieu lui-même. De là est née la pensée de créer une livrée du grand archange. (...) Les pendants sont en forme de bouclier ou d'écusson ogivé et ornés, chacun, d'une image imprimée de Saint Michel, selon l'iconographie traditionnelle et avec la devise Quis ut Deus. Un des pendants est bleuet, l'autre noir, en étoffe de laine : des cordons qui le relient, l'un est bleu et l'autre noir, aussi en laine. (Œuvres complètes de Mgr X. Barbier de Montault, Tome 11)

vendredi 27 septembre 2019

Mgr Morerod ouvre la porte à la FSSPX par oecuménisme


Les mensonges en politique : 

L'actuel président de la République française a déclaré que "la France ne peut pas accueillir tout le monde si elle veut accueillir bien". Le discours paraît anti-migrationiste, comme d'autres déclarations d'anciens présidents de la République, tel M. Chirac qui reconnaissait déjà en 1984 : Le problème, c’est que depuis 1981, de très nombreux immigrés sont arrivés en France. Compte tenu de la situation économique, il y en a trop. Il faut donc que leur nombre diminue”.  Et le 19 juin 1991, il disait encore : Notre problème, ce n’est pas les étrangers, c’est qu’il y a overdose".  Les discours peuvent donc paraître forts, mais dans les actes rien ne se passe, si ce n'est l'inverse de ce qui est déclaré.

C'est le propre de l'esprit politique libéral moderne : plaire à une frange de personnes (de droite ou de gauche) qui vous soutiendront parce que vous parlerez dans leur sens et que vous leur direz ce qu'elles veulent entendre. M. Pasqua ne disait-il pas de façon cynique que "Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent"?

Mais dans les actes qui orientent le bien commun de la nation, les hommes politiques obéissent en réalité aux grands lobbys financiers qui les ont soutenus et fait élire, et  aux loges maçonniques qui tiennent toute l'administration du pays.  La faiblesse de leur volonté fait le reste, car les décisions salvatrices nécessitent bien souvent de grands sacrifices, aussi bien de la part des gouvernants que de leurs sujets.

Même état d'esprit dans le monde religieux actuel : 

C'est hélas ce même esprit que nous retrouvons chez les actuels Supérieurs de la FSSPX : des paroles parfois fortes de l'actuel Supérieur général,  qui font croire à un probable retour à la normale, dans la fidélité au Fondateur. On va jusqu'à dire que "l'Eglise actuelle marche sur la tête". L'abbé Pagliarani met en évidence avec réalisme l'esprit œcuménique et pluraliste de cette néo-église et il n'y a rien à redire sur ses propos :
"C’est une Eglise qui ne se fonde plus sur une Vérité éternelle et révélée, enseignée d’en haut, par l’autorité. Nous avons devant nous une Eglise qui est à l’écoute et donc nécessairement à l’écoute de voix qui peuvent diverger entre elles. Pour faire une comparaison, dans un régime démocratique, il y a toujours une place, au moins apparente, pour les oppositions. Celles-ci font en quelque sorte partie du système car elles montrent que l’on peut discuter, avoir une opinion différente, qu’il y a de la place pour tout le monde. Cela, bien évidemment, peut favoriser le dialogue démocratique, mais non le rétablissement d’une Vérité absolue et universelle, et d’une loi morale éternelle. Ainsi l’erreur peut être enseignée librement, à côté d’une opposition réelle mais structurellement inefficace et incapable de remettre les vérités à leur place. C’est donc du système pluraliste lui-même qu’il faut sortir, et ce système a une cause, le concile Vatican II".
Mais quelques jours après ce ferme discours, nous apprenons que la FSSPX a obtenu le droit de célébrer ses 50 ans dans une église diocésaine. L'autorisation est donnée à titre d' "acte œcuménique" par Mgr Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg. Bien sûr, le terme ne vient pas de la FSSPX, il vient de l'évêque lui-même, qui justifie son geste comme une dérogation à l'égard de la Fraternité, dans la mesure précisément où celle-ci n'est pas en parfaite communion avec Rome.

La FSSPX rentre donc par ce biais concret ("pratique") dans ce qu'elle condamne en théorie : enseigner la vérité à égalité (voire en infériorité) avec l'erreur conciliaire. Par ce fait scandaleux, la néo-Fraternité Saint-Pie X reconnaît de facto les principes de l’œcuménisme romain. Dès lors, les bonnes paroles de l'abbé Pagliarani ne valent plus rien du tout.

Pourquoi cette contradiction radicale entre le discours du Supérieur général de la FSSPX et les actes posés ? 

C'est tout le mystère libéral qui repose sur une contradiction incurable. L'esprit du catholique libéral pourrait se réduire à la formule suivante : "L'Eglise doit céder au temps et aux circonstances". Dans le cas précis, moyennant une "petite" concession, on obtiendra une belle église à Fribourg, où l'on pourra fêter dignement le cinquantenaire de l'oeuvre de Mgr Lefebvre.

En principe, il est certain - disent les catholiques libéraux - que l'autorité de l'Eglise en matière de Foi et de mœurs est supérieure à tous les pouvoirs de la terre, mais dans les circonstances concrètes actuelles, il ne convient pas de soulever cette question pour ne pas irriter les esprits. Mais ne pas irriter l'évêque de Fribourg, c'est entrer silencieusement dans son jeu, et celui du pape.

Appuyés sur des principes faux, les catholiques libéraux ne craignent donc pas de se mettre en perpétuelle contradiction avec eux-mêmes. Ils proclament, avec leur Maître Jésus-Christ, que personne ne peut servir deux maîtres, mais en pratique c'est ce qu'ils font : servir en paroles l'Eglise catholique, et en actes l'Eglise "conciliaire". 

Que Dieu nous garde de cet esprit double. 

Mikaël


dimanche 22 septembre 2019

La Famille Battue en Brèche.

Kyrie eleison DCXXXVI ( 21 septembre 2019 


Le cas que nous rapporte Mgr Williamson n'est hélas pas unique. Nous constatons des attaques diaboliques de ce genre dans les meilleures familles. Que Saint Michel Archange veille sur nos bonnes familles.

Le Chapelet en famille, ce recours principal,
Est le grand bouclier nous protégeant du mal.
Comme Dieu ne trouve presque personne dans le monde qui ne lui batte froid, Il se retire tout doucement ; du moins, pour le moment car Il va revenir avec force, c’est certain ! Mais en attendant, disparaît avec Lui la protection divine répandue sur le terreau destiné à la famille. Le plus grave de tout, c’est l’abandon de la famille par les hommes d’ Église qui la livrent sans protection aux attaques démoniaques venant de toutes parts. La meurtrissure est d’autant plus douloureuse lorsque l’attaque vient du cœur de la famille elle-même, de la part de certains de ses membres bien-aimés. C’est l’histoire dont nous parlons ci-après. Le cas, hélas, est loin d’être rare aujourd’hui. Un père de famille nous écrit :


J’ai eu avec ma femme dix enfants, dont trois sont maintenant adultes. Nous avons connu des moments difficiles et quelques tragédies, mais maintenant, elle m’a déclaré la guerre. Il y a environ 18 mois, bénéficiant du soutien total de son prêtre Novus Ordo et de quelques amis puissants, elle a entrepris des démarches judiciaires pour me faire partir de la maison et m’ éloigner de mes enfants. C’était incroyable et terriblement douloureux. Que cette persécution ait été essentiellement religieuse, cela s’est confirmé lorsqu’elle m’a offert de rester à la maison, mais séparé de corps, vivant au sous-sol, à la condition expresse que je signe un accord m’engageant juridiquement, selon lequel je renonçais à tout droit sur l’éducation religieuse et sur la formation de mes enfants. L’accord stipulait que nous ne devions plus aller dans une chapelle traditionnelle et/ou communiquer avec toute personne soi-disant traditionaliste. Bien sûr, je ne pouvais pas signer un tel papier, mais son groupe a continué de nous harceler, mes enfants et moi, avec des arguties légales, et j’ai tout perdu : femme, maison, enfants, argent, voiture, assurance maladie, et presque entièrement mon entreprise. Comme mes enfants restaient forts dans la foi et qu’ ils ne cédaient pas aux comportements bizarres et aberrants de leur mère et qu’ ils préféraient rester avec moi, elle a engagé une équipe de “thérapeutes” pour leur “laver” le cerveau afin de les faire redevenir “normaux”. Elle les a fait entrer dans des écoles Novus Ordo et les a forcés à assister avec elle à la Messe Novus Ordo.

Voilà plus d’un an maintenant que je n’ai pas vu mes sept derniers enfants. Le plus jeune a presque 3 ans. Quant au six autres, ils s’échelonnent à des ‘intervalles variant entre 18 et 24 mois; le plus grand a 16 ans Je n’ai aucun moyen de savoir ce qui se passe avec eux, s’ils gardent ou non la foi, parce qu’ils n’ont le droit ni de voir ni d’entendre personne d’autre que des libéraux du milieu Novus Ordo. Mes trois enfants plus âgés, adultes maintenant, ont pu communiquer avec moi. Nous sommes restés aussi proches que possible. L’aîné, qui était entré au séminaire et avait terminé sa philosophie, en est ressorti, peut-être à cause du choc causé par l’éclatement de la famille. Mais lui au moins garde une foi intacte, assiste à la Messe presque tous les jours et travaille bien dans le monde. Malheureusement, le second a avalé le poison lui faisant croire que l’université est seule à pouvoir assurer les moyens de gagner sa vie. Le troisième est en train de peser le pour et le contre pour savoir s’il doit aller à l’université. Mais il n’a pas perdu de vue la volonté de Dieu.

Dans cette rupture, mes propres défauts et mes fautes ont certainement pesé de tout leur poids. Dieu a un plan, je le vois. Il y a plusieurs années de cela, un prêtre traditionnel m’a dit que nous avions une famille tellement catholique que le diable nous détestait certainement. A l’évidence, cette attaque furieuse de Satan n’a d’autre but que de détruire la foi de mes enfants et de me conduire au désespoir. Mais ma foi est encore forte et j’espère qu’à travers cette épreuve certains, beaucoup même, voire tous, nous ferons notre salut. Néanmoins, je ressens dans mon cœur plus de douleur que de joie. Alors que nous étions un bon exemple pour d’autres familles, nous sommes maintenant un objet de pitié et de dérision . . . . On me reproche mon “fanatisme” ; je passe pour un malade mental, un psychorigide, etc. Si je n’avais pas connu beaucoup d’âmes engagées dans la vraie foi, expliquant et dénonçant les maux actuels de l’Église et du monde, j’aurais été d’accord avec ma femme et avec son entourage ; j’aurais suivi un mode de vie facile, confortable, en accord avec la société. Néanmoins, je reste bien faible, et parfois je me demande si la Tradition ne relève pas de la bêtise : comment un si petit reste de catholiques peut-il avoir raison ? Pourtant, il n’y avait que 12 Apôtres au tout début, et encore, l’un d’eux était un traître ».


Une telle réaction de la part d’une mère de dix enfants n’est pas normale. Mais qu’est-ce qui est normal aujourd’hui ? Et comment un père peut-il défendre sa famille dans une crise de ce genre ? Mieux vaut prévenir que guérir, dit le proverbe. Quelle que soit la personne que le démon cherche à circonvenir dans une famille, le chapelet quotidien constitue la première ligne de défense. Au-delà, “ce qui ne peut être guéri, doit être enduré”, comme en témoigne ce père de famille catholique. Sachons placer toute notre confiance en Dieu.

Kyrie eleison.

samedi 21 septembre 2019

Les Nouveaux Intelligents


Un lecteur de Reconquista nous a communiqué ce texte remarquable qui jette la lumière sur la situation endurée aujourd'hui par les catholiques fidèles. Le dernier texte du Supérieur général de la FSSPX publié récemment sur FSSPX-news et sur La Porte Latine ne semble pas, hélas, invalider cette analyse de fond. 


Comte Tserof[1]

Le peuple juif avait été comblé de dons, leurs prêtres connaissaient les écritures et leur intelligence devait les éclairer pour reconnaître le Sauveur qui a multiplié les signes pour faciliter leur mission. Prisonniers de leurs concupiscences, en particulier celles du pouvoir et de l’argent, ils ont intelligemment utilisé leurs dons pour défendre leurs intérêts et mené au Sacrifice la Vérité. 

À l’aube du concile Vatican II, de brillants théologiens et philosophes ont mis leur intelligence au service de l’obéissance au représentant du Christ qui détruisait la foi. Dans les deux cas, les dons de Dieu faits pour la Vérité sont détournés au service d’un avantage temporel, une forme d’intelligence avec l’ennemi.

Le Père Calmel commençait un article intitulé "De l’Église et du pape" [2] par cette citation d’un jeune poète pendant l’épuration en 1944 : « Mon pays m’a fait mal… », et je ne résiste pas à la tentation de citer la belle description de cette douleur qu’il reprend à son compte : « Ah ! Rome m’a fait mal ».

« Mon pays m’a fait mal…ce n’est point là une vérité que l’on proclame à son de trompe. C’est plutôt une confidence que l’on se fait à soi-même, avec grande douleur, en essayant malgré tout de garder l’espérance (…) Mais quand il s’agit non plus de la partie charnelle, quand il s’agit, non sans doute de l’Église considérée absolument, car à ce titre elle est en tous points indéfectible et sainte, mais du chef visible de l’Église ; quand il s’agit du détenteur actuel de la primauté romaine, comment nous y prendrons-nous et quel est le ton qu’il faudra trouver pour nous avouer à nous-mêmes tout bas : Ah ! Rome m’a fait mal ».

Mais ce cri silencieux n’est-il pas celui qui sourd de tant de nos âmes en voyant notre fraternité Saint Pie X se dissoudre dans un combat fratricide, sous le regard amusé de nos ennemis, sous le regard médusé de ses membres que des Gorgones de circonstance tentent de réduire au silence. Ah ! Ma Fraternité m’a fait mal…

Le Sanhédrin a fait taire le peuple avant de lui faire crier contre la Vérité elle-même : Tolle, tolle, crucifige eum !

Le concile des théologiens appuyé par des philosophes a fait taire le peuple chrétien avant de le faire entrer dans une nouvelle église fondée sur les trahisons du représentant du Christ, l’église du chef visible qui n’est pas celle du Christ, l’église conciliaire qui n’est pas l’Église catholique. Et à ceux qui refusaient de suivre, elle a crié : Tolle ! Tolle ! Crucifige eos ! Et ce fut monseigneur Lefebvre, ce furent les quatre évêques, ce furent les prêtres, ce furent les fidèles eux-mêmes…. Ah ! Rome m’a fait mal…

La Rome antique a pris le relais du Sanhédrin, elle a multiplié les martyrs et par là, semé l’Église. Satan occupant la Rome actuelle a compris la leçon, elle ne multipliera pas les martyrs, elle les endormira. Les sanctions levées, elle ne menacera jamais sans tendre une main accueillante dans laquelle brille la pomme de la re-connaissance, la pomme de la discorde. Monseigneur Lefebvre est oublié dans une pseudo excommunication dont nul ne songe plus à laver sa mémoire, et la plupart de ses compagnons se contentent d’éprouver la joie d’une liberté retrouvée, la paix des hommes, la paix que donne le monde, la paix sur laquelle ils ont l’illusion de vouloir défendre la Vérité, comme si la Vérité n’avait pas dit : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne la donne pas comme la donne le monde ». [3] 

Mais il faut endormir tout le monde, c’est le rôle qui est dévolu aux nouveaux intelligents. Brillants, ils le sont comme les membres du Sanhédrin, et comme eux, ils veillent à leur vénérable institution. On la remet en cause, ils la défendent, sans même savoir si ce n’était pas pour son bien. Ils la défendront fidèlement, coûte que coûte, ils en font un point d’honneur, une mission et se prétendront les bons et fidèles serviteurs et taxeront de tous les noms ceux qui ne font qu’affirmer les droits de la Vérité. L’intelligence entre en lutte contre le bon sens, elle se fait reine au-dessus du Roi. L’enfer est rempli de dons, le Ciel de vertus.

Rome lève quatre excommunications, on toaste allègrement sans souci de la principale victime.

Rome relègue la messe tridentine au rang de rit extraordinaire, limitant son usage à des conditions drastiques qu’elle ne respectera même pas, l’interdisant à ceux qui seuls ont de bonnes raisons d’y tenir, et on Te Deum à gorge déployée.

On veut renouer avec la seule Rome qui existe, la Rome visible, alors on dépêche un nouvel intelligent pour expliquer au bon sens qu’il n’y a qu’une seule Église, celle qui est à Rome et à qui il faut retourner coûte que coûte. Plus d’église conciliaire, Rome est à nouveau dans Rome… Un grand évêque avait pourtant soutenu le contraire et un de ses fils dans l’épiscopat avait eu l’audace de le suivre, mais miracle de la nouvelle intelligence, à force de manier les abstractions et les concepts, elle prouve qu’ils avaient tort. Le fils se rétracte et la paix est retrouvée… On raconte qu’en écoutant à Écône l’enregistrement de Mgr Lefebvre expliquant cette expression, ce digne fils trompé se serait exclamé dans le silence de la lecture : « Mais j’avais donc raison ! ». La tromperie court encore…

Mgr Huonder hébergé dans la Fraternité, vous n’y songez pas, ce sont des ragots… Enfin, finalement c’était vrai, mais il faut maintenant le justifier. On fait appel aux nouveaux intelligents qui nous expliquent que, comme Mgr Lazo en son temps n’avait fait sa déclaration qu’au bout de trois ans…, il faut donc laisser au moins trois ans à Mgr Huonder et prier à cette intention. Peu importe la différence des circonstances et des intentions, le raisonnement n’a aucun sens, mais il prend les apparences de la justice dans le jugement et tout le monde se tait, c’est tellement plus simple.

Les prêtres ne peuvent plus marier sans demander la délégation et gare à celui qui tenterait de s’en passer, les prêtres de la Fraternité ne pourront y assister qu’in nigris, pour bien marquer qu’ils n’ont rien de commun avec ces gens-là ! Les communautés amies, pourtant non concernées par la largesse pontificale, se voient fustigées de ne pas user de la même procédure. Les fiancés, ministres du sacrement, n’ont d’ailleurs pas la parole s’ils ne veulent pas que le témoin officiel de leur mariage soit un délégué de l’évêque du lieu, qui fait généralement tout pour détruire la foi et les communautés fidèles. Ils n’ont qu’à chercher ailleurs… ils y cherchent bien souvent. Qu’une étude de 90 pages tente de montrer l’incongruité d’une telle procédure, et derechef on appelle au secours un nouvel intelligent. Quelques mois passent, et la réponse arrive, justifiant la position de la Fraternité, mais sans répondre à l’étude…

L’intelligence n’est donc plus au service de la Vérité, pour la chercher, la trouver, déceler les erreurs, y répondre, elle est désormais dévoyée, instrumentalisée pour justifier une position préalablement adoptée. Le Sanhédrin défendait sa position privilégiée, les nouveaux intelligents cherchent à aveugler le petit monde par l’éclat de leur verbe et l’usage de formules qui font recette, fussent-elles tout à fait fausses. 

Si quelque nom peut transparaître, prions pour eux, car nous n’avons que les chefs que notre génération a été capable d’engendrer. C’est à nous de nous réformer et à sortir de notre embourgeoisement si nous ne voulons pas être menés par de nouveaux rois-bourgeois, traîtres à la cause qui les a faits rois. À quoi servirait un bon chef si personne n’était disposé à lui obéir ? Il n’y a de nouveaux intelligents que parce que presque personne n’a le courage de changer quoi que ce soit à ce désordre dont il profite. Il y a de nouveaux intelligents non pas par manque d’intelligence, mais par manque de Vérité dans nos vies ; c’est aux jeunes générations d’avoir le courage de vivre réellement selon les principes qui lui ont été transmis avec tant de difficultés, si elles veulent avoir à leur tête des chefs qui marchent selon la lumière.

[1] Le comte Tserof est descendant d’une famille d’officiers, il a trouvé la foi catholique à la fin des années cinquante et a rejoint monseigneur Lefebvre à l’orée des années 70, cherchant à conserver la foi qu’il ne trouvait plus dans cette église de Vatican II qui, comme une adolescente, reniait son héritage pour s’offrir naïvement au monde. Chassant de sa vie le libéralisme qui avait pu s’y glisser, il observe avec tristesse sa génération embourgeoisée dans un traditionalisme mondain et jette un regard plein d’espoir sur celle qui arrive et qui, si elle en a le courage, pourrait rendre vie à l’Église agonisante.

[2] Itinéraires 173, mai 1973

[3]Jn XV, 27

samedi 14 septembre 2019

Deux livres à découvrir

Nous vous conseillons la lecture de deux livres (en anglais pour le moment) qui pourraient aider beaucoup de catholiques à voir clair dans la crise actuelle et à ne pas osciller vers la double tentation du ralliement d'un côté et du sédévacantisme de l'autre. 


1° Le premier livre  "CONTRA CEKADAM" a été rédigé par M. l'abbé François Chazal (MC-SPX), Mgr Williamson en a rédigé la préface (ci dessous) C'est un excellent petit fascicule qui réfute en profondeur et avec arguments les principales objections que présentent les sédévacantistes. Il est en cours de traduction pour le moment mais vous pouvez déjà commander la version anglaise sur ce site américain : https://www.chantcd.com/index.php/Contra-Cekadam


Préface de Mgr Williamson : 

De grands docteurs de l'Eglise ont écrit des ouvrages auxquels ils donnèrent le nom de l'auteur dont ils réfutaient les erreurs, par exemple "Contre Crescone" de saint Augustin ou "Contre Jovien" de saint Jérôme. Crescone et Jovinien sont tous deux aujourd'hui oubliés du grand nombre voire de tous, mais les écrits des docteurs ont survécu parce qu'ils ont déployé la saine doctrine catholique dans leur réfutation de l'erreur. De la même manière, l'abbé Chazal donne à sa réfutation le nom du sédévacantisme (doctrine qui veut que le Siège soit vacant et que les Papes ne soient plus du tout Papes depuis Vatican II) de l'abbé Anthony Cekada, qui est depuis longtemps l'une des figures de proue de la défense de la position sédévacantiste. Les arguments de l'abbé Cekada ont agi comme le grain de sable à l'intérieur d'une huître, grain de sable qui, de par l'irritation qu'il engendre, amène l'huître à produire une perle.

L'abbé Cekada s'exprime comme si le sédévacantisme n'était pas une simple opinion face à une question extrêmement difficile et très débattue. Il présente le sédévacantisme comme une certitude dogmatique dont le refus équivaudrait à n'être pas catholique. L'abbé Chazal éprouve une certaine sympathie pour les sédévacantistes (il les préfère aux libéraux) et fait montre de charité envers l'abbé Cekada mais le grand mérite de "Contra Cekadam" est d'apporter, à tout lecteur raisonnable, la preuve qu'aucun catholique n'est pas, à tout le moins, obligé d'accepter la position sédévacantiste. L'abbé Cekada se comporte comme s'il était maître en théologie et en Droit Canon mais l'abbé Chazal a lu les écrits des théologiens et les Canons en question et il démontre qu'ils sont loin de prouver que le Siège de Rome ait été vacant à un quelconque moment de l'histoire depuis Vatican II.

Pour ce faire, l'abbé Chazal examine tour à tour les textes de la Sainte Ecriture, des théologiens, des canonistes, des Papes, de saint Thomas d'Aquin, de l'histoire de l'Eglise et a finalement recours au sens commun. Evoquons brièvement les théologiens et canonistes auxquels les sédévacantistes se fient le plus volontiers.

Saint Robert Bellarmin, qui soutient que tout Pape devenu hérétique cesse automatiquement d'être Pape, est leur théologien favori. Mais l'abbé Chazal a ouvert les livres et découvert que cette opinion était loin d'être l'opinion commune des théologiens de l'Eglise et que, d'autre part, Bellarmin lui-même estime que deux avertissements doivent être donnés au Pape concerné avant qu'il puisse être déposé. Car, en effet, comme l'affirment de nombreux autres théologiens de grand renom, le Pape n'est pas seulement un individu qui peut perdre la foi à titre privé, il est aussi la tête d'une société universelle qui ne saurait fonctionner sans cette tête. Le fait que le Pape perde la foi en tant qu'homme privé n'entrave pas nécessairement son rôle de tête de l'Eglise. C'est pourquoi, disent ces théologiens, pour le bien de l'ensemble de l'Eglise, Dieu préserve le Pape comme tête jusqu'à ce que les plus hautes autorités compétentes de l'Eglise soient en mesure de procéder à une déclaration publique d'hérésie (afin d'éviter un chaos public dans l'Eglise) et c'est alors et alors seulement, que Dieu dépose le Pape. Aucune déclaration de cette nature n'a été faite depuis Vatican II.

Les sédévacantistes ont également une nette prédilection pour le Canon 188.4, qui stipule que la défection publique en matière de foi chez un clerc entraîne automatiquement une perte de fonctions. Mais de nombreux autres canons et les autres sections du Canon 188 montrent clairement que la "défection publique" doit inclure l'intention chez le clerc d'abandonner la foi, par exemple en essayant de se marier ou en entrant dans une secte. D'autre part, le clerc doit recevoir un avertissement ou des monitions officielles avant d'être déchu de ses fonctions. La justice commune appelle cela le droit à la légitime défense.

L'abbé Chazal présente en fait une multitude d'arguments qui prouvent la sagesse humaine et la patience de Notre Sainte Mère l'Eglise lorsqu'il s'agit de traiter avec les ministres fautifs. Pour le bien de l'Eglise, ce n'est pas seulement le Pape qui ne se voit immédiatement couper la tête comme les sédévacantistes semblent le penser. Les roues de la Justice divine meulent peut-être très finement mais, comme dit le proverbe, elles meulent aussi très lentement.

Quiconque désire savoir à quel point la position sédévacantiste est loin d'être obligatoire pour les catholiques, doit à tout prix lire cette brève et passionnante étude de l'abbé Chazal.

+Richard Williamson, Broadstairs, le 20 février 2018.

2° Le deuxième livre "As we are" ("Tels que nous sommes") est une compilation des compromis,
contradictions et changements de la FSSPX depuis quelques années. L'auteur, M. Sean Jonhson, en a dénombré près de 101 ! L'ouvrage est aussi préfacé par Mgr Williamson. Il n'y a pas encore de traduction en français mais il est possible que cela se fasse dans un avenir proche. 

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