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jeudi 4 juin 2026

Hollywood s’invite à Ecône

 Source


Voici l’annonce faite par le canal Telegram des Sacres 2026, d’un documentaire à venir et dont la bande annonce est déjà en ligne: https://www.youtube.com/watch?v=xx0TX7HGF1E

« Réalisée sur deux ans par deux jeunes étudiants, TRADITIO est l’un des projets cinématographiques les plus ambitieux jamais réalisés par la Fraternité. Composée de trois parties, cette série entend présenter l’apostolat des prêtres de la Fraternité à travers le monde ainsi que leur attachement à l’Église catholique et au successeur de saint Pierre. 

Cette série sera également diffusée les 1er et 2 juillet 2026 sur les écrans de la prairie et accompagnera les temps d’attente précédant les célébrations. Une belle occasion pour les participants présents en avance de découvrir cette réalisation. »

Les commentaires ne se sont pas fait attendre et Médias-Presse-Infos commente ainsi la parution de ce documentaire, reprenant en grande partie les mots du canal cité ci-dessus :

« Dans le cadre de la véritable dynamique qui entoure l’annonce des sacres de quatre nouveaux évêques, la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X dévoile un documentaire intitulé TRADITIO – Pour l’amour de l’Église.
Une pépite cinématographique en trois parties.
Réalisée sur deux ans par deux jeunes étudiants de Suisse et d’Allemagne en collaboration avec la Maison générale de la FSSPX, cette production de plus de quatre heures est l’un des projets cinématographiques les plus ambitieux jamais réalisés par la Fraternité.
Composée en trois parties, cette série entend présenter l’apostolat des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X à travers le monde ainsi que leur attachement à l’Église catholique et au Successeur de saint Pierre.
Pour l’amour de l’Église est une série documentaire en trois parties, consacrée à la vie et à l’apostolat des prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X à travers le monde.
La diffusion sur les réseaux sociaux est annoncée ainsi :
  • Une œuvre de foi – 7 juin 2026 
  • Une œuvre d’espérance – 14 juin 2026 
  • Une œuvre de charité – 21 juin 2026
Cette série sera également diffusée les 1er et 2 juillet 2026 sur les écrans de la prairie et accompagnera les temps d’attente précédant les célébrations.
La bande annonce permet de déjà savourer la qualité cinématographique de cette série de trois reportages et de mieux découvrir et apprécier l’apostolat mondial de la FSSPX et le ministère du prêtre catholique au service de l’Église.»

On relèvera, sans forcer le texte, l’enthousiasme de ce média sous la plume d’Alain Depauw, qui note les « pépites », « la bande annonce du magnifique documentaire de la FSSPX ».

Parce que « la mémoire est la faculté qui oublie », dit-on, nous continuons à décrire, après avoir déjà relevé dans un autre texte ( https://havresaintjoseph-tradition.fr/la-fraternite-saint-pie-x-hier-1988-et-aujourdhui-2026/ ), ce que nous avons connu lorsque Ecône était Ecône, du vivant de Mgr Marcel Lefebvre. Nous n’allons pas jouer aux « Anciens » : « J’y étais ».

Cependant, il est bon de comparer deux faits majeurs dans l’Histoire de la Fraternité, avec celui qui arrive : la consécration de la Fraternité au Cœur Immaculé de Marie, puis les sacres de 1988.

Le premier événement eut lieu le 8 décembre 1984, non loin d’Ecône, à Martigny. Mgr Lefebvre consacra la Fraternité à l’Immaculée, en présence d’un grand nombre de prêtres, séminaristes (nous étions alors nombreux à Ecône ; de plus, le Séminaire d’Allemagne vint au complet, Flavigny n’était pas encore séminaire – 1986), de fidèles venus de plusieurs pays. La nuit qui précéda cette consécration et la Messe pontificale fut une nuit de prière et d’adoration continuelle. Pas de film pour « tuer le temps », comme cela va se passer sur la prairie d’Ecône début juillet. En effet les personnes étant passées par le portique électronique devront être présentes dès 6 h du matin pour la cérémonie qui commencera trois heures plus tard.

Il en fut de même pour les sacres du 30 juin 1988. La prière était au rendez-vous pour cette « opération – survie ».

A présent, on utilise le mot de « série », pour cette trilogie « Une œuvre de foi – 7 juin 2026 • Une œuvre d’espérance – 14 juin 2026 • Une œuvre de charité – 21 juin 2026 ». On passe au monde du cinéma. Nous avons déjà mis le doigt dessus : https://havresaintjoseph-tradition.fr/quatre-jours-dexception/ .

Avec ces sacres à venir, l’abbé Pagliarani aura réussi ce que Mgr Williamson annonçait, en le dénonçant, dès 2018, deux mois après son élection au faîte de la Fraternité Saint-Pie X : 

« S’il pense qu’il n’y a rien de plus pressé que d’unir les libéraux et les antilibéraux au sein de la Fraternité en ayant recours à des compromis politiques et des calculs humains, jamais il n’enrayera l’actuelle dégringolade de la Fraternité. Notre foi est notre victoire sur le monde, dit saint Jean (1 Jn 5, 4), et non notre politique. » (Commentaires Eleison, Tome 3, n° 582, p. 169)

Voici un autre aspect sur le même sujet.

Cette présentation des sacres, tous les écrits de l’abbé Pagliarani dans sa communication depuis février 2026, et celle de prêtres passant sur les plateaux
( https://www.youtube.com/watch?v=iW5jYixOZ7s ) donnent à réfléchir sur l’orientation des clercs de la Fraternité.

Nous avons mis en relief ( https://havresaintjoseph-tradition.fr/la-fraternite-saint-pie-x-hier-1988-et-aujourdhui-2026/ ) la différence de vue de la FSSPX dans le cours des années et surtout son glissement : hier on priait pour la conversion de Rome, aujourd’hui (cf. l’interview de l’abbé Gabard sur RCF Anjou, lien ci-dessus) ils cherchent désespérément un Mandat papal pour les sacres. Rien n’est dit sur la conversion du pape, les arguments sur l’état de nécessité manquent par ailleurs d’assise et demeurent dans le flou.

Concluons brièvement.

Ce n’est pas de l’esprit hollywoodien que les fidèles ont besoin ; c’est de celui de la prière et du sacrifice, et non des images et de « projets cinématographiques les plus ambitieux jamais réalisés par la Fraternité ». L’état de l’Église est pitoyable. On ne convertira ni Rome ni les fidèles gavés d’images par encore plus d’images et de musique (sauf par le grégorien et la polyphonie sacrée).

Prions le Rosaire, car nous sommes, disait sœur Lucie de Fatima, dans une « désorientation diabolique ».

Certains de nos amis,

– qui avaient tenu bon à travers les errements de la Fraternité Saint-Pie X,

– qui voyaient clair jusqu’ici 

commencent à vaciller.

Le Titanic sombre…


En la Fête du Très Saint Sacrement, 4 juin 2026
Abbé Dominique Rousseau

samedi 13 mars 2021

Où sont passés les 600 prêtres de la FSSPX ?

Le 22 août 2013, M l'abbé Chazal expliquait aux fidèles de la Tradition que la Fraternité sacerdotale St Pie X était en train de subir une crise profonde qui devait logiquement aboutir à une séparation (mitose) entre l'aile libérale et l'aile fidèle à Mgr Lefebvre. Depuis la mort de Mgr Lefebvre le 25 mars 1991 jusqu'en 2012, la stratégie libérale n'était que peu perceptible mais en avril 2012, les 600 prêtres de la Fraternité découvrent cette stratégie qui consiste à rallier l'œuvre de Mgr Lefebvre aux autorités modernistes ( Benoît XVI à l'époque) sous couvert de reconnaissance.  M. L'abbé Chazal était à l'époque assez optimiste et pensait qu'une assez grande partie des prêtres de la Fraternité allait réagir soit en chassant les libéraux de la FSSPX soit en se séparant d'eux. Mais en 2021, nous constatons que c'est exactement l'inverse qui s'est passé : une minorité de prêtres de la Fraternité, à la suite de Mgr Williamson, a choisi la Fidélité à Mgr Lefebvre et a pu échapper aux réformes libérales de la FSSPX et fonder diverses œuvres (Compagnie de Marie St Pie X, séminaires, prieurés) et continuer ainsi modestement l'opération survie de Mgr Lefebvre par de nouveaux évêques (Mgr Faure, Mgr Thomas d'Aquin et Mgr Zendejas). 

Mais alors que sont donc devenus les 600 prêtres de la FSSPX avec toutes ses œuvres ? 

Mgr Fellay a continué jusqu'à la fin de son mandat le programme libéral fixé par le chapitre de 2012 en multipliant les contacts avec les autorités modernistes (Pape François et évêques diocésains) et procéder à une reconnaissance de la FSSPX par paliers par le biais des sacrements (pénitence et mariage). 

En 2018, un nouveau supérieur fut élu et certains imaginaient que la FSSPX reviendraient à la situation antérieure à 2012 en ce qui concerne les principes qui menaient la Fraternité St Pie X dans ses rapports avec les autorités romaines. En réalité, c'est une sorte de compromis mensonger qui a eu lieu puisque le conseil de la FSSPX était en réalité constitué de 3 membres favorables à un ralliement canonique complet et rapide (Mgr Fellay - abbé Schmidberger - abbé Bouchacourt ) et deux membres plutôt partisans d'un ralliement prudent et critique (abbé Pagliarani - Mgr de Galaretta). Les 600 prêtres de la FSSPX sont donc désormais dans une ligne fausse qui contredit la volonté de leur fondateur qui était d'attendre que Rome se convertisse pour envisager un quelconque ralliement théorique et pratique. Même si l'abbé Pagliarani ne semble pas faire d'approches avec Rome à cause des excès de François, il n'en reste pas moins que toutes les décisions prises par Mgr Fellay sur les sacrements sont désormais entérinées par toute l'œuvre. Les modernistes romains n'ont plus qu'à attendre que le fruit tombe avec le temps puisque les principes ont été abandonnés. 

Mais le plus grave  concerne l'esprit du  combat de la Foi et de l'ordre social catholique. La FSSPX a  une ligne et un esprit qui poursuit celui qui a été donné par Mgr Fellay. Esprit purement théorique et verbal sans aucune lutte pratique ou politique contre les désordres actuels.  L'acceptation du vaccin par la FSSPX est très révélatrice : on dira aux fidèles que le vaccin n'est certes pas parfait mais qu'en pratique, il est possible de se faire vacciner s'il y avait une nécessité professionnelle. L'unique prêtre qui a réagit sur cette question a d'ailleurs été menacé d'une sanction. Cet esprit libéral contamine également tout le séminaire d'Ecône puisqu'il y a officiellement une remise en cause des théories "complotistes" par le professeur de théologie de l'Eglise. On est très loin des cours de Mgr Lefebvre sur l'action maçonnique et le soutien au général Pinochet contre les communistes ! Le nouveau code de 1983 est aussi enseigné à quasi-égalité avec l'ancien code alors que Mgr Lefebvre affirmait que c'était la pire réforme du concile. 

Cette lente glissade est peut-être pire que la chute brutale  de 2012 car beaucoup de fidèles pensent que tout est redevenu normal et qu'il y a encore beaucoup de prêtres "solides" dans la FSSPX. Or cette solidité ressemble à celle d'un groupe qui s'affadit collectivement, se conforte et s'auto persuade dans la haine de ceux qui ont quitté l'œuvre pour sauver le petit reste. Puissent des épreuves et des persécutions réveiller les endormis !



mardi 14 janvier 2020

Honte à l'abbé de Jorna ! Explications (Partie II)

Cette seconde partie fait suite à l'explication de la circulaire interne de l'abbé de Jorna sur les "nouveaux" mariages dans la FSSPX. Raphaël nous avait expliqué en quoi ce texte était une imprudence au regard du combat de la Foi. Ici, CMS nous montre que cette circulaire prouve que la Fraternité continue son processus d'intégration canonique dans l'Eglise conciliaire. 

Récemment  décryptée par Raphaël, la circulaire du 2 juillet 2019 apparaît pour ce qu’elle est : un tissu d’affirmations abruptes relevant du seul « argument d’autorité », et présentées sous le masque de la prudence surnaturelle. Le milieu ecclésiastique est expert sur ce registre, hélas !

Pauvre Saint Thomas d’Aquin, appelé à la rescousse par l’abbé de Jorna… pour justifier une capitulation doctrinale et un alignement inconditionnel sur les nouvelles orientations de la Maison générale. Acceptées dans leur principe par le Chapitre de 2012, ces orientations se sont clairement traduites deux ans plus tard à l’issue de la rencontre entre Mgr Fellay et le Cardinal Müller : « les parties ont convenu » d’une démarche « par paliers » censée aboutir « dans un délai raisonnable » à « dépasser les difficultés » … « d’ordre doctrinal et canonique » entre Rome et la FSSPX, « dans la perspective désirée d’une pleine réconciliation » (cf. communiqué romain du 23 septembre 2014).

A partir de cet accord, la « juridiction ordinaire de l’Eglise » a été concédée de 2015 à 2017 par le Saint-Siège sur les différents sacrements, comme on sait. Par ce procédé (nb : que Mgr Huonder, alors évêque de Coire, a reconnu avoir lui-même suggéré au pape François – cf. son interview par Oliver Maksan pour le Tagespost du 11.04.2019), la Fraternité s’est trouvé placée graduellement sous le contrôle canonique de la Rome conciliaire actuelle,  celle du pape François,  celle de la Pachamama, celle de Vatican II et de son nouveau Droit canon ; parallèlement, on a pu constater un affaissement de la combativité sur les thèmes doctrinaux majeurs de Mgr Lefebvre, lui qui tenait pour préalable à tout « accord pratique » le retour de Rome à sa tradition bimillénaire.

Ce détournement de la discipline sacramentelle de l’Eglise dans un but manifestement étranger à la « miséricorde » alléguée à l’époque par le pape, l’abbé de Jorna ne peut l’ignorer, encore moins l’approuver, ni même paraître le tolérer depuis qu’il a été promu à la tête du district de France en 2018. C’est pourquoi Raphaël a raison de placer le débat à son vrai niveau, celui des risques spirituels pris pour eux-mêmes par les responsables de la FSSPX, mauvais pasteurs qui conduisent la Fraternité à l’abîme en poursuivant sa prétendue «normalisation» canonique au détriment de la profession de la foi et de l’intérêt des âmes, dans le mépris des consignes historiques du Fondateur.

Sur le terrain particulier des mariages, cette nouvelle attitude a provoqué la confusion au sein des prieurés de France, les prêtres ne sachant plus comment accorder leur pleine fidélité doctrinale avec une remise de leurs sacrements entre les mains des évêques conciliaires ; on les invite en outre à observer désormais des distinguos acrobatiques entre confrères « in nigris », célébrants « non una cum », rattachés « Ecclesia Dei », ou étiquetés « résistants » ! 

A Suresnes, on vit dans la contradiction, et on ne craint pas le ridicule…

Que le Supérieur du district se soit vu dans l’obligation de diffuser un pareil document normatif à usage interne est la preuve que la position actuelle de la FSSPX est INCOMPRISE, et en pratique INTENABLE.

Evoquant l’obéissance à accorder au « prince » (!) dans l’ordre politique, et s’exprimant sur un ton doctoral, le Supérieur de district croit nécessaire d’expliquer, tel un professeur à ses élèves (pourtant formés au séminaire), la « règle de trois » des nouveaux mariages FSSPX :

1 – Etant présupposé que Rome ne veut pas de mal à la Fraternité…
2 – Il ne faut donc pas « participer à une opposition par jugement péremptoire » (sic) sur la faculté concédée par le pape (au nom de l’Eglise conciliaire, faut-il préciser), acceptée par nos Supérieurs, validée par notre Chapitre, et qui nous est retransmise par la délégation reçue des « gentils » évêques de France,
3 – Si certains évêques restent « méchants » avec nous, alors on se passe de délégation, et on reprend la forme extraordinaire du sacrement (pratiquée pendant 40 ans à la suite de la suspense a divinis du Fondateur).

Pour brouiller les pistes, l’abbé de Jorna n'hésite pas à écrire que ses prêtres pratiqueront dans ce cas « comme d’habitude par nécessité », alors qu’il s’agit justement, comme le relève Raphaël, d’une dérogation au régime canonique concédé par Rome et accepté de façon assez générale par les évêchés de France.

En résumé, appliquant les dispositions du Chapitre de 2018, l’abbé de Jorna propose tout simplement à ses prêtres un sacrement « à deux vitesses » - forme canonique normale ou forme dite « extraordinaire » - en fonction des diocèses et de l’humeur pastorale de l’évêque du lieu ; ce qui revient à admettre que « l’état de nécessité » se trouverait circonscrit à certains territoires, alors qu’en réalité c’est au niveau de la planète entière que l’Eglise souffre aujourd’hui de la peste conciliaire et d’un très grave « état de nécessité » !

Au surplus, on n’ose pas imaginer comment seront traités en pratique les cas de nullité, à supposer qu’il s’en produise (aussi) parmi les mariages conclus dans les prieurés. Le régime des nullités sera-t-il uniforme pour tous les mariages FSSPX, célébrés ou non par délégation de l’Ordinaire ? Sur quelle base, le cas échéant, empêcher les conjoints d’invoquer les nouveautés du Code de 1983, ou leur refuser de soumettre leur cas à l’Officialité du diocèse ? A-t-on le droit de leur prescrire, comme l’ont prévu les actes du Chapitre 2018, que « tout problème qui pourrait surgir dans le mariage … (soit) traité par la Fraternité Saint-Pie X » ? Comment en outre priver les conjoints du bénéfice de la procédure expéditive du Motu proprio Mitis Judex du pape François ? 

Ces « casse-têtes » canoniques sont-ils d’ores et déjà résolus dans la « tête » du Supérieur de district, ou compte-t-il sur l’ultime paragraphe de son instruction pour régler au jour le jour – et de quelle autorité, on se demande ! – « tous les autres cas, très divers d’ailleurs » (cf. point 5 de la circulaire) ?

Dans la FSSPX, c’est bien l’arbitraire des Supérieurs qui tient lieu désormais de loi !

Où l’on voit, par conséquent, que la Fraternité nage en pleine contradiction, se rattachant « légalement » d’un côté à la juridiction de l’Eglise (conciliaire) comme source canonique « normale » de ses pouvoirs sacramentels, tout en se réservant par ailleurs d’invoquer la défense de la foi pour soustraire, dans certains cas et de son propre chef, le contentieux canonique de ses mariages au régime juridique "normal" des instances et procédures en vigueur dans cette même Eglise (conciliaire) !

Est-ce dans un tel contexte de double langage que les Supérieurs espèrent aboutir un jour à une "pleine réconciliation" avec Rome ? 

Il faut donc admettre au final que c’est bien le processus de rapprochement entre la FSSPX et la Rome conciliaire, imprudemment mené par la Maison générale depuis huit ans, qui se trouve à la racine des difficultés actuelles. Générant de multiples incertitudes, il a semé la division dans les esprits, autant chez les prêtres que chez les fidèles. La Fraternité paye ainsi les lourdes erreurs de gouvernement de Mgr Fellay, hélas assumées et confirmées par ses successeurs.

Mais au-delà du cas spécifique du mariage, il ne faut pas oublier que les « nouvelles facilités » (abbé Celier dixit) acceptées de Rome par la Fraternité embrassent l’ensemble des sacrements : pour bien traiter le problème, il faut donc remonter à l’origine du processus d’intégration canonique par paliers, c’est-à-dire à la reconnaissance romaine des absolutions délivrées aux confessionnaux de la FSSPX depuis 2015.

Sur ce point, en revanche, la discrétion est de règle. Les prêtres dits de la «résistance interne» (on pourrait citer des noms) rassurent en privé leurs pénitents en prétendant qu’ils continuent à user de l’ancienne juridiction de suppléance canonique. Mais il s’agit là d’une erreur, voire d’un « pieux mensonge », puisqu’il est notoire que tous les prêtres de la Fraternité confessent depuis le 8 décembre 2015, qu’ils le veuillent ou non, sous la juridiction conférée par le pape François en septembre 2015 (lettre à Mgr Rino Fisichella), et reconduite à l’issue de l’Année de la miséricorde.

Mgr Fellay a lui-même confirmé en 2016 que les deux juridictions   (« ordinaire » et « suppléance ») s’excluaient l’une l’autre. Mais, s’agissant précisément du sacrement de pénitence, le district de France n’a pas estimé utile de réaffirmer officiellement ce principe, ni sous le supériorat de l’abbé Bouchacourt, ni sous celui de l’abbé de Jorna. « Prudence » oblige, évidemment, car il est connu que les français ont « la tête près du bonnet » !

Mariages ou confessions, il est grand temps que ces équivoques soient levées,   et les « pendules remises à l’heure ».

De cette situation inadmissible et scandaleuse qui perdure dans son district comme ailleurs dans la Fraternité, l’abbé de Jorna devrait avoir « honte », et à part donner sa démission de Supérieur, on ne voit plus ce qu’il pourrait faire maintenant pour réhabiliter son image auprès des fidèles.

En l’état, pour tenter de préserver le combat catholique de Mgr Lefebvre face à l’apostasie de la Rome conciliaire, la seule issue qui apparaisse encore possible et raisonnable serait que la Fraternité Saint-Pie X renonce officiellement à la juridiction reçue du pape François, et se replace sous le régime de la suppléance canonique pour l’ensemble des sacrements conférés par ses prêtres.

On l’a plusieurs fois proposé, dernièrement encore sur le Forum Fidélité catholique (sous un titre consacré au "Péché originel" du Chapitre FSSPX de 2012).

Une voix autorisée s’élèvera-t-elle enfin pour le demander ?

CMS

PS : en mode de remarque respectueuse, on fera observer à M. l'abbé de Jorna que le texte de sa circulaire est d'autant plus obscur que son expression française laisse par endroits à désirer : par exemple, au paragraphe 3, le membre de phrase : "En veillant à ce qu'aucun des trois des actes ne soit évidemment pas posé par ... etc".


jeudi 9 janvier 2020

Honte à l'abbé de Jorna ! Explications (Ière partie)

De nombreux lecteurs nous ont demandé des explications concernant la directive de l'abbé de Jorna envoyée en juillet 2019.  Les voici donc publiées en 2 parties. 






PARTIE 1

Quelques définitions d’abord.

In nigris signifie en noir, ici, en soutane, sans surplis ni étole, et en dehors du chœur.

Le BAC est le Bureau aux Affaires Canoniques du district de France de la FSSPX. Il soumet les dossiers de mariage aux évêques, valide les préparations, transmet la délégation de l’évêque et assure le « service après-mariage » notamment en cas de problèmes canoniques (procédure d’annulation etc.)

Refus positif et délibéré de la délégation : par exemple ce que fait Mérigny, qui ne veut pas recevoir la délégation diocésaine. C’est en pleine connaissance de cause et en toute liberté que la congrégation agit, manifestant son refus par des paroles et des faits extérieurs sans équivoque possible.

Péremptoire : qui affirme ses opinions sans autres considérations, sans réplique possible. L’intelligence, insuffisamment pourvue de certitude, sollicite la volonté à son secours pour précisément faire prévaloir son opinion.

Expliquons le texte.

1) L’exposé des faits ayant mené à la décision est manquant. Le lecteur apprend qu’il y a risque de divergences et de rupture de l’unité. Il apprend aussi au 4. que le péril a quelque chose à voir avec le refus d’une décision du chapitre de la FSSPX de juillet 2018.

Deux questions : le péril vient-il de la subversion de ceux qui refusent d’appliquer cette décision ? ou vient-il de la décision de 2018 ?

2) Le but de M. l’abbé de Jorna est d’éviter les divergences dans le district et de garder l’unité.

3) L’exposé des principes est en revanche fourni et occupe presque la moitié du texte.

D’emblée, l’abbé de Jorna en appelle aux vertus morales, puisqu’il faut « garder mesure », ce qui ne se conçoit pas pour les vertus théologales, qui ne sont jamais susceptibles d’excès.

Toute discussion portant sur la foi est donc exclue. 
Dommage, c’est là que ça se jouait…

Ensuite il en appelle en particulier à la vertu de prudence, qui règle tous nos actes humains moraux.

Il pose trois affirmations à l’endroit de ceux qui refusent la délégation diocésaine ou participent à une certaine opposition.

a) la prudence commande de ne pas agir seulement par impulsion ou passion, mais de bien régler son choix 
b) quant aux opposants qui objecteraient qu’ils sont mus par la nécessité de la confession extérieure de la foi, il rappelle que même cette dernière est soumise à la prudence. 
c) les opposants doivent se régir eux-mêmes par la prudence politique, au sein même de leur obéissance. 

En réalité, il leur est demandé d’intérioriser les décisions du chapitre de 2018, de les faire leur et de participer à l’agir collectif de la FSSPX.

Quel est le lien entre la confession extérieure de la foi et la prudence ?

Voyons ce que saint Thomas dit (ST, IIa IIae Q3 a2) : 

« [la confession extérieure de la foi] oblige[…] à l'endroit et au moment voulus, et suivant les autres circonstances voulues auxquelles doit se limiter un acte humain pour pouvoir être un acte de la vertu. Ainsi donc confesser la foi n'est pas de nécessité de salut à tout moment ni en tout lieu ; mais il y a des endroits et des moments où c'est nécessaire : quand en omettant cette confession, on soustrairait à Dieu l'honneur qui lui est dû, ou bien au prochain l'utilité qu'on doit lui procurer. »

L’abbé de Jorna a limité volontairement son propos au premier alinéa, comme si la confession extérieure de la foi ne relevait que de la prudence alors que cette confession extérieure relève d’abord de la foi. Mais il a escamoté la discussion sur le deuxième alinéa.

Il aurait sans doute été préférable pour son salut et le salut de ceux qui lui sont confiés, qu’il aborde une discussion courageuse sur ce second alinéa avec ses supérieurs et ses prieurs !

Mais pour lui, la mise à mal de la Foi par la FSSPX, par sa trahison du combat de la Foi, est une affaire réglée : cela n’existe pas. En conséquence, l’acceptation de la délégation pour les mariages relève de la seule prudence du chapitre de la FSSPX. 

Facteur aggravant, l’abbé de Jorna est sans doute influencé par ce que disait en substance Mgr de Galarreta à Villepreux en octobre 2012 : même si la FSSPX se trompait à la majorité du chapitre, je la suivrais…

En matière de prudence, on peut faire mieux, et la manière d’agir du supérieur de district constitue objectivement une imprudence très grave.

Parler dans ces conditions à ses confrères de prudence est complètement déplacé.

Mais c'est surtout un détournement volontaire de l’attention due à la règle, qu'il aurait dû placer précieusement devant ses yeux, toutes ces années passées, pour se déterminer dans son action : la règle de la Foi. 

La prudence vient après, pour garder la mesure et considérer les circonstances.

La prudence de l’abbé de Jorna est donc une illusion et pour le dire clairement une prudence de la chair, car il a manqué de courage, alors qu’il n’en manquait pas naguère. Tout ça pour sauvegarder, à l’instar de Mgr de Galarreta, une unité qui va nécessairement lui échapper, faute de fondement dans la Foi. Car l'intégrité de la Foi de la FSSPX est mise à mal, pour cause de "régularisation" conciliaire, par ses silences, ses compromis, ses injustices etc.

4) Le dispositif du document contient 5 décisions.

a) La délégation diocésaine est entérinée et non-contestable. « Il n’y a pas de raison de s’opposer ou de participer à une opposition. » Si un prêtre de la FSSPX ou d’une communauté amie célébrait le mariage dans le refus de la délégation, ses propres confrères seraient en soutane seulement et hors du chœur ! (n°4)

b) Le prêtre de la Fraternité doit marier, dire la messe ou prêcher, sans dissocier si possible les trois. Dans les chapelles de la FSSPX, cela semble simple (et si l’évêque se présente ?) et les prêtres non-FSSPX sont en soutane seulement. (n°1) Hors de ces chapelles, il peut y avoir dissociation et le prêtre de la FSSPX serait alors en ce cas en soutane seulement (n°2)

c) Les prêtres Ecclesia Dei, non una cum et résistants ne sont pas les bienvenus.

d) Dès qu’une difficulté se présente, prière d’en référer au district bien en avance. (n°5)

e) La juridiction de suppléance subsiste par défaut (n°3). A noter que le « comme d’habitude » est en trop et crée l’illusion : presque tous les diocèses donnent la délégation. Peut-être une nostalgie de l'ancien temps habite-t-elle l'abbé de Jorna ?

Conclusion

- L’opposant serait un imprudent, impulsif ou passionné qui comprend mal ce qu’implique la confession extérieure de la foi. Son jugement est péremptoire et personnel. Il ferait mieux d’intérioriser la décision de la néo-FSSPX et d’arrêter de penser, en en référant dans tous les cas soulevant une difficulté à la maison du district. 

De la part d’un prêtre qui se tait pour se concilier les bonnes grâces de ses nouveaux amis conciliaires, ou du moins des nouveaux amis conciliaires de ses supérieurs, le portrait est savoureux !

- Je renouvelle ma mise en garde envers les résistants de l’intérieur : « Il n'y a plus de motif de refuser ni de s'opposer à cette "régularisation". Que les résistants de l'intérieur considèrent bien ce processus, qui est complet, qui broiera tout sur son passage et ne laissera de répit à personne tant qu'il ne sera pas parvenu à son terme. Toutes leurs précautions et leurs scrupules vont voler en éclats, comme ceux de leur Congrégation. »

- Monsieur le Supérieur de District, nous prions pour que vous reveniez dans la ligne de la vraie prudence de Mgr Lefebvre. Ce n'est pas avec plaisir que je dénonce vos graves et publiques déficiences dans le combat de la Foi, mais c'est dans l'intérêt même de la Foi, qui est notre bien commun. Pensez à votre salut éternel et à celui de vos ouailles.

Par RAPHAEL 

(FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE....)


lundi 30 septembre 2019

Le supérieur du district d'Afrique fait appel à des prêtres conciliaires

Le site MPI vient de nous faire découvrir une lettre publique (ci dessous) que M. l'abbé Henry Wuilloud, supérieur de la FSSPX en Afrique, a adressée en décembre dernier aux fidèles de la Réunion et de l’Île Maurice. Le site nous apprend que :
L'abbé Wuilloud autorise d'ouvrir les lieux de culte à un prêtre conciliaire,  - M. l'abbé Galvan, bi-ritualiste et aumônier aux armées - ou d'assister aux messes d'un prêtre de l'ICRSP (Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre), prêtres qui, malgré toute le bonne volonté que l’on doit leur reconnaître, adhèrent aux erreurs du concile Vatican II qui détruisent l’Eglise et qui reconnaissent comme bonne la messe néo protestante de Paul VI.
Bien naturellement cette situation sème la division, certains refusant à juste titre les services d’un prêtre moderniste, d’autres au contraire ayant demandé à la FSSPX de ne plus venir puisque desservis par l’ICRSP. Voilà comment une posture libérale sape les efforts d’un apostolat vraiment catholique. 
Sous prétexte de charité et d’apostolat en direction de ses fidèles, l’ancien supérieur du district de Suisse, fait officiellement donner les sacrements de façon habituelle par des prêtres qui adhèrent aux erreurs qui détruisent l’Eglise.
M. Christian Lassale relève à juste que titre que : 
M. l'abbé Wuilloud est dans la ligne libérale de l’ancien supérieur général de la FSSPX (Mgr Fellay) qui dans la logique d’un ralliement tant recherché, de fait, a imposé la présence de Mgr Huonder aux nouvelles autorités de Menzingen ; cet évêque, bien qu’imbibé des erreurs conciliaires, prêche, dit la messe et confesse dans les lieux de culte alémanique de la FSSPX.

Ce scandale supplémentaire – et qui continue à l’heure où nous écrivons – n’est pas sans rappeler celui qui s’est passé en Angleterre, où l’évêque conciliaire local, Mgr Egan, a été invité à diriger les enfants dans la prière du chapelet dans la chapelle . Non seulement il n’a pas été donné tord au directeur de l’Ecole, monsieur l’abbé John Brucciani, mais les sœurs oblates qui ont refusé de participer à ce scandale ont été exclues. 
La ligne franchement libérale imprimée par Mgr Fellay a gravement contaminé les esprits et les rangs de la FSSPX, et ce fait supplémentaire montre in concreto la profondeur du mal. Il ne suffira pas de ne pas valider un accord déjà entériné à 90% pour redresser une situation désastreuse, mais de revenir sans ambiguïté sur des décisions et des actes qui blessent profondément la profession de la Foi, qui contaminent les esprits et sèment la division.

Nos lecteurs ne manqueront pas de relever la conception aberrante que M. l'abbé Henry Wuilloud se fait du sacerdoce catholique.  Pour l'actuel supérieur de district d'Afrique, un "bon prêtre" serait celui qui "enseigne la foi et la morale catholique, qui célèbre les sacrements selon la liturgie de 1962 et qui ne soit pas contre nous !" 

Ce qui revient à affirmer  deux erreurs : 

1)  L'appartenance à l'église conciliaire (ou à ses satellites ralliés comme l'ICRSP) ne serait plus au fond un signe d'opposition avec la Tradition. C'est oublier que l'église conciliaire est une institution qui, de soi, est en opposition avec la Tradition Catholique.  Par ce fait l'abbé Wuilloud affirme que la FSSPX n'est plus en opposition  avec l' église conciliaire puisqu'elle peut se lier officiellement avec des prêtres liés juridiquement à cette néo-église. 

2) La deuxième touche l'essence du sacerdoce : un bon prêtre ne devrait pas être en opposition avec une oeuvre faillible. Cela est manifestement faux car le sacerdoce catholique se réfère d'abord à Notre Seigneur, à l'Eglise Catholique et aux évêques vraiment fidèles plus qu'à une simple institution. 

Prions pour les bons fidèles de la Réunion et de l’Île Maurice. Ces derniers ont su sanctifier leurs dimanches et fêtes pendant des années entières sans la présence de prêtres de la Tradition (visites une fois par an !). Ils ont su tenir jusqu'ici dans la Fidélité, nul doute que les menaces de l'abbé Wuilloud ne sauront les effrayer.

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samedi 9 mars 2019

L’évêque de Portsmouth présente avec fierté sa visite à l’école de la FSSPX

Les évêques modernistes semblent beaucoup se plaire dans les prieurés de la FSSPX ....

Mgr Philip Egan, évêque de Portsmouth, en Angleterre, s’est rendu le 8 mars à l’école St Michael’s de Burghclere, qui est gérée par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

Il a qualifié cette visite de "visite heureuse" sur Twitter et a même publié une photo de lui entouré de cinq prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X et du curé de la paroisse locale, le père Bruce Barnes. 

Cinq jours plus tôt, Mgr Egan avait installé le père Matthew Goddard comme curé à Reading.

Des fidèles locaux se sont plaints auprès du supérieur général de la FSSPX (Abbé Pagliarani ) mais ce dernier a donné raison au supérieur de district d'Angleterre. 


Mgr Philipp Egan à Lourdes en 2013

mardi 5 mars 2019

Accueil festif de Mgr Vitus Huonder dans la FSSPX

Comme les récentes informations venues d’Allemagne le confirment, la Fraternité Saint-Pie X s’apprête donc à accueillir Mgr Huonder dans un de ses établissements suisses après Pâques 2019.

Le prêtre responsable de Wangs, l’abbé Firmin Suter, paraît se réjouir de cette perspective d'autant que "l'évêque a déjà gagné la sympathie des enfants" !


Traduction de l´article paru dans le bulletin  du district d'Allemagne de la FSSPX

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Le rapport selon lequel Vitus Huonder se retirerait à Wangs après son temps comme évêque de Coire est exact, déclare le porte-parole Mgr Giuseppe Gracia ce mardi aux « Sarganserländer » , ce que confirme un rapport de « Die Ostschweiz » . « Cette étape est liée au mandat de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à Rome à Mgr Vitus Huonder, pour maintenir le contact avec la Fraternité Saint Pie X » explique le porte-parole de l'évêque. L'institut dans lequel Huonder passera le reste de sa vie appartient à la Fraternité Pie Saint Pie X, qui est considérée comme conservatrice. L'évêque de 76 ans, Mgr Huonder, devrait démissionner de son poste d'évêque de Coire en avril. Il avait déjà offert sa démission au Pape au printemps 2017 pour des raisons d'âge. Le Pape avait donné son consentement, mais seulement à Pâques de l'année en cours. L'Institut Sancta Maria, l'école secondaire pour garçons avec internat à Wangs, en Suisse, accueillera un nouveau résident important après Pâques : Mgr Vitus Huonder. L'évêque sortant de Coire y passera sa retraite. Le 23 janvier 2019, le journal « Sargansländer" a publié un article de Denise Allig, qui peut être imprimé ici dans une version légèrement abrégée. L’abbé Firmin Suter, directeur de l'Institut Sancta Maria et prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X depuis 2006, a exprimé hier, sur demande, sa joie de l'arrivée de Mgr Huonder au nom de la communauté entière. « Oui, c'est une grande joie et un honneur spécial pour nous tous » a dit l’abbé Firmin Suter.
Mgr Huonder s'était déjà présenté aux élèves et avait gagné leur sympathie, parce qu'il était un évêque au cœur ouvert et franc, explique l'abbé Suter. « C'est génial de pouvoir offrir une maison à un tel évêque. » ils n'ont jamais osé en rêver. « Quand Mgr Vitus Huonder nous a contactés pour la première fois, nous nous sommes interrogés sur le motif possible de son appel," poursuit le prêtre. « Dans une conversation personnelle, il a exprimé le désir de passer le reste de sa vie avec nous. » 
Des souhaits modestes pour le nouveau logement. 
Monseigneur Huonder n´a exprimé aucun souhait pour son nouveau logement.
« Son seul souhait était de pouvoir emménager dans une pièce de notre institut où il y avait de la place pour un bureau et une étagère" dit le père Suter. Bien sûr, il dispose d'une petite chambre avec salle de bain et d'une chambre comme bureau. 
Pas de TV ou d'Internet disponible. 
Comment la future maison de Huonder sera-t-elle équipée ? « Le bureau de l'évêque Huonder a un balcon. La télévision et l'accès à Internet ne sont pas fournis. Je pense qu'il préfère passer quelques heures devant le Saint-Sacrement dans la chapelle plutôt que devant un écran » explique le père Firmin. Sur l'avenir de la vie de Mgr Huonder, il a dit que la Fraternité est une association sacerdotale avec une vie communautaire : « Nos prêtres cultivent la prière commune, la liturgie, les repas en commun et aussi les échanges sur toutes sortes de sujets". Normalement, la journée de Mgr Huonder dans l'avenir ressemblera à ceci : 6h15 Prime, 6h40 : Sainte Messe, 7h30 Petit déjeuner, 12h15 Sexte, après le déjeuner, 18h30 : Rosaire, après le dîner, 20h30 : complies. 
Entre les deux, il trouvera beaucoup de temps pour l'étude, la prière, la contemplation et la conversation. L'abbé Suter a également souligné que les temps d'adoration dans la chapelle de Fatima étaient publics. « Ceux qui veut faire l'expérience d'une messe en latin peut volontiers venir »