vendredi 23 octobre 2026

La Tradition sauvée par un tampon de Rome !

Ou les extraordinaires aventures du canoniste de Menzingen…




On croyait que Mgr Lefebvre avait sauvé la Tradition en invoquant l'état de nécessité, le salut des âmes et la crise de la foi.

Quelle erreur ! Il suffisait apparemment de trouver une irrégularité administrative dans les bureaux du Vatican !

L'abbé Di Sorco - sans doute responsable des affaires canoniques - vient de découvrir l'arme absolue contre l'excommunication : le décret serait juridiquement mal ficelé ! Une signature insuffisante, une compétence discutable, une approbation pontificale manquante… Voilà de quoi faire trembler les modernistes !

Pendant que Rome met le feu à la maison, nos canonistes vérifient si les pompiers ont correctement rempli leur formulaire d'intervention.

Mais le plus savoureux reste cette affirmation : "nos confessions et nos mariages sont valides puisque nous avons reçu des concessions du pape "!

Admirable !

Ainsi, les autorités romaines seraient modernistes lorsqu'elles enseignent, dangereuses lorsqu'elles gouvernent, mais parfaitement catholiques lorsqu'elles délivrent des autorisations !

On refuse leur doctrine, on dénonce leurs erreurs, on désobéit à leurs décisions… mais on conserve précieusement leurs tampons administratifs !

« Nous résistons à votre révolution doctrinale, mais surtout, Monseigneur, ne nous retirez pas notre permis de confesser ! »

Et l'état de nécessité dans tout cela ? Le danger pour la foi ? La juridiction de suppléance ? Le salut des âmes ? Silence ! Nous sommes désormais dans le grand combat des formulaires.  Autrefois, saint Athanase résistait aux Ariens. Aujourd'hui, certains semblent surtout vouloir vérifier si leur excommunication porte le bon cachet.

La Tradition n'a plus besoin de défenseurs : elle a trouvé son service juridique !

Et bientôt, sur la porte des chapelles, cette magnifique inscription :

« Nous résistons à la Rome moderniste… avec son autorisation, si possible ! »

Décidément, de l'état de nécessité à la nécessité d'un tampon, il n'y avait qu'un pas. Menzingen vient de le franchir !

Paulus Paul

Note : article paru sur le site officiel de la Fraternité saint-Pie X : Le décret d’excommunication est-il juridiquement …

Dernières nouvelles du Nigéria

Monseigneur Morgan, qui se prépare à visiter les missions du Nigéria dans les prochaines semaines, nous transmet quelques nouvelles.  Prions pour que ce voyage épiscopal apporte beaucoup de fruits spirituels et un soutien aux prêtres nigérians fidèles.

De la part du père Mike Chigbata


Grâce à la providence divine, j'ai pu acquérir un terrain à Asaba, que je m'efforce actuellement d'aménager. Ma priorité immédiate est de clôturer la propriété, puis d'entamer la construction d'un presbytère modeste.



Je suis donc disposé à recevoir les offrandes pour les messes, ainsi que les dons de généreux bienfaiteurs, pour ce projet.

Asaba demeure l'un des endroits les plus sûrs du sud-est du Nigéria, et je crois que nous ne pouvons nous permettre d'interrompre notre apostolat ici simplement à cause de la difficulté à trouver un logement convenable. L'établissement de notre propre presbytère nous apporterait la stabilité et nous permettrait de continuer à servir les fidèles sans l'incertitude et le fardeau de déménagements répétés.

Je soumets humblement ce besoin à Votre Excellence, vous demandant tout particulièrement vos prières, vos bénédictions et toute l'aide que vous pourrez nous apporter.



Que le Seigneur vous récompense abondamment pour votre sollicitude paternelle et votre générosité constantes envers nous.

Avec toute ma gratitude et mes prières, veuillez agréer, Monseigneur, l'expression de mes sentiments les plus sincères dans le Christ.

Révérend Père Michael Chigbata,
Supérieur de district, Fidélité catholique  Mission Saint-Pie-X, Nigéria

Je joins ci-dessous mes comptes nigérian et américain au cas où quelqu'un demanderait ces informations:

Voici les détails de mon compte en dollars américains :
Banque : Access Bank PLC
Nom du compte : Nnalue Michael Chigbata
Numéro de compte : 1443743455
Code SWIFT/BIC : ABNGNGLA
Code guichet : 044021870
Adresse de la banque : 999C Danmole Street, près d’Idejo Street, Victoria Island, Lagos, Nigeria

Mon adresse personnelle :
Père Michael Chigbata,
1, avenue MaryLand, Anaku,
Ayamelum LGA
, BP 689, Awka,
État d’Anambra, Nigéria.
Numéro de téléphone :
+2348039538460.

Et voici le témoignage du père Joseph Onuorah —

Je souhaite vous informer humblement de l'ouverture prochaine d'une école catholique traditionnelle à Orlu. Elle s'appellera l'Académie Notre-Dame du Mont-Carmel, à Owerre-ebeiri, Orlu, dans l'État d'Imo, au Nigéria.

Si nous avons besoin de manuels scolaires catholiques traditionnels, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous les fournir lors de votre visite en novembre. Si la quantité est importante, nous pouvons les expédier par fret.

Nous serions reconnaissants de vos conseils et de votre soutien paternels pour cette école.
Merci, Seigneur.  Que Dieu vous bénisse.







Voici le niveau atteint par la future maison des prêtres











Grâce à Dieu, le toit de la future église à Orlu est en train d'être posé.

jeudi 22 octobre 2026

Analyse des événements révolutionnaires du 17 octobre 2026. Quels remèdes ?

Source

Nous assistons à des scènes de violences et de pillages qui secouent Paris et plusieurs villes françaises. Le gouvernement semble laisser volontairement se développer ces désordres dans le but de justifier progressivement l'instauration de mesures d'exception et de renforcer son contrôle sur la population.

  • Une multiplication des violences et des pillages. 
On assiste à des destructions de commerces, des incendies et des pillages dont les conséquences économiques sont graves pour les petits commerçants, déjà fragilisés par les crises précédentes et les difficultés d'assurance.
  • Une passivité suspecte du gouvernement
On s'étonne de l'absence de véhicules blindés Centaure dans Paris, alors que les autorités disposent de moyens policiers et techniques considérables. Ces violences auraient pu être davantage anticipées et contenues.  Il y a donc une volonté politique évidente de laisser la situation se dégrader.
  • Des groupes de casseurs organisés
On distingue des pillards opportunistes des groupes de type Black Bloc qui sont structurés, mobiles et entraînés, avec des financements internationaux, notamment liés à George Soros et à des réseaux mondialistes.
  • Le risque d'une guerre civile provoquée par étapes
Le pouvoir favorise une escalade progressive : violences et pillages répétés, insécurité et désorganisation économique, puis couvre-feux et mesures exceptionnelles et éventuel recours à l'article 16 de la Constitution.  On doit craindre que des mesures d'exception soient ensuite employées contre les opposants politiques, les journalistes indépendants et les mouvements dissidents.
  • Des risques de pénuries alimentaires
La répétition des destructions pourrait empêcher les commerces de reconstituer leurs stocks. Les supermarchés, les pharmacies et les circuits d'approvisionnement alimentaire risquent progressivement de se trouver en rupture de stoks. .
  • Une justice à deux vitesses
Il y a en plus une différence de traitement entre les mouvements patriotiques, sévèrement réprimés, et les groupes révolutionnaires d'extrême gauche, qui bénéficieraient d'une plus grande tolérance. M. Jean-Luc Mélenchon, le Nouveau Parti anticapitaliste et Juan Branco ne sont absolument pas inquiétés.
  • La solution en temps de révolution : la Croix contre les Black Blocs
- Le noir est le symbole de la révolution, des destructions, de la terreur et du désordre.
- La contre-révolution doit se référer à la Croix, symbole de la cité chrétienne, qui protège les personnes et porte secours aux victimes. Les chrétiens et ceux qui aiment la patrie pourraient s'organiser autour de la Croix, avec pour devise : « Prier, Protéger et Soigner ».
  • Retrouver une responsabilité collective
Les Français ne doivent pas attendre une intervention de l'État qui, pour le moment favorise ce climat de guerre civile. Il faut donc développer l'entraide locale, la protection des commerces et des habitations, ainsi que la solidarité entre voisins dans la charité chrétienne, comme cela s'est vu dans le Sud-Ouest pendant les incendies.

Ces embryons d'organisation constitueraient un début de vraie liberté.

Dieu vous bénisse !

Abbé Matthieu Salenave

mardi 20 octobre 2026

Lettre de Broadstairs 17 (Octobre 2026)

Nova et vetera (Mt. 13,52)

UNE VÉRITABLE OBÉISSANCE AU SAINT-SIÈGE EST NÉCESSAIRE POUR GARDER LA FOI

[Extrait du chapitre 3 de l'ouvrage de Mgr Louis-Gaston de Ségur, « Le bon combat de la foi », 1872]

Nota bene : il est évident que ce chapitre s'applique aux papes préconciliaires qui ont fidèlement transmis ce qu'ils avaient reçu, par opposition aux papes conciliaires novateurs, parce que la foi est toujours première…

La foi elle-même est un acte d’obéissance, car elle consiste en la soumission raisonnable de notre intelligence à la vérité révélée. Et il est du devoir des papes, des évêques et des prêtres de transmettre fidèlement cet enseignement éternel.

L'incrédulité, le manque de foi, est une révolte contre cette soumission à l'autorité suprême de Dieu et de ses représentants visibles sur terre.

La vie chrétienne, comme nous l'avons déjà dit, est fondée sur la foi, et la foi elle-même repose sur l'enseignement constant des papes. Saint François de Sales disait jadis, au sujet de l'autorité et de l'enseignement : « Le Pape et l'Église, c’est tout un. » L'enseignement de l'Église, l'enseignement ininterrompu des papes, est la règle de la Foi.  L'une des erreurs fondamentales du protestantisme est de prétendre que l'Écriture seule est la règle de la foi, en opposition à l'autorité vivante et à l'enseignement de l'Église.

Nous devons veiller avec la plus grande vigilance à préserver notre intelligence de tout ce qui s'écarte de la règle de la foi, du Magistère traditionnel de l'Église. Un des signes de la prédestination (c'est-à-dire d’être sur le chemin du salut) est cette fidélité à l'enseignement catholique traditionnel et la véritable obéissance.

Notre siècle est marqué par une perte de foi due à une perte de véritable obéissance. Son mal le plus profond est un esprit d'indépendance vis-à-vis des autorités légitimes. Ce mal infecte même les catholiques pieux et sincères. Il s'insinue dans leurs cœurs et les conduit à des jugements personnels et erronés, même sur les décisions les plus importantes du magistère et de l'enseignement perpétuel de l'Église.

On observe des personnes de toutes conditions et de tous états critiquer, voire rejeter, les enseignements du Siège Apostolique, inventant ainsi leurs propres doctrines sans référence à la règle suprême de la foi et à la soumission obéissante requise à ses principes.

Nous constatons ici un immense danger, non seulement pour la piété, mais pour la foi elle-même. C'est d'ailleurs ainsi que naissent les hérésies, avec un penchant pour l'obstination, l'orgueil et la révolte. Et la pente glissante vers l'hérésie est plus rapide qu'on ne l'imagine : la foi se perd, et la révolte devient publique et officielle.

Dans le souci de préserver la foi, la véritable obéissance au Saint-Siège doit être notre préoccupation première. À cette fin, il ne faut pas hésiter à sacrifier toutes les considérations individuelles concernant les amitiés, le respect, la déférence, l'estime, la reconnaissance et l'engagement. Surtout, il faut se départir de toute clique méprisable, qu'elle soit politique ou religieuse, cette dernière étant plus dangereuse encore car elle donne l'apparence d'une piété catholique.

Ces cliques religieuses incitent leurs partisans à substituer dans la pratique, sinon en théorie, leur chef, qu'il soit laïc, prêtre ou même évêque, à l'autorité divine et suprême du Pontife romain et des Sacrées Congrégations.

Ce point mérite toute notre attention car il constitue le fondement de la question de la soumission catholique et, par conséquent, de la foi. Nous ne sommes pas les disciples d'un homme, d'un maître ou d'un évêque en particulier. Notre doctrine n'est celle d'aucun individu ; nous ne nous inclinons ni devant sa réputation, ni devant son savoir, ni devant sa vertu personnelle ; nous nous agenouillons plutôt aux pieds du Vicaire du Christ Jésus; notre doctrine est celle du chef infaillible de l'Église ; nous sommes avec ceux qui sont avec lui ; nous sommes contre ceux qui sont contre lui.

Nous sommes avec lui par notre docilité à ses enseignements et par la conformité de nos actions à ces enseignements. « Mes enfants, dit saint Jean, ne vous contentez pas d'aimer en paroles seulement, mais aussi en vérité et en actes. » Ainsi, l'adhésion d'un véritable catholique à l'Église consiste en actes et en sa soumission sincère aux enseignements pontificaux traditionnels.

De nombreuses personnes de bonne volonté ont récemment risqué de sombrer dans la révolte, le schisme et l'hérésie concernant l'encyclique de 1864, Quanta Cura, relative aux erreurs modernes, et le décret du concile Vatican I sur l'infaillibilité pontificale. Il nous faut demeurer catholiques, fidèles et simples, en respectant scrupuleusement l'enseignement et la condamnation des papes. Quant à l'Église, le pape est non seulement infailliblement assisté pour définir les vérités doctrinales, mais aussi pour les définir au moment opportun.

Ces âmes présomptueuses qui préfèrent leur propre « infaillibilité » à celle du Vicaire du Christ s'égarent du chemin royal de la vérité et de l'obéissance. Nous ne devons pas les suivre, mais plutôt préserver notre foi en luttant contre notre propre volonté par les armes divines d'une humble soumission et de la vraie doctrine.

À suivre. Prochain article : « L'importance de lire dans une perspective de foi ».