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jeudi 12 février 2026

Des évêques, OUI MAIS quels évêques ?

Le 11 février, l'abbé Salenave a proposé l'analyse ci-dessous, analyse de la situation telle qu'elle se présentait ce jour-là.

Source

L'annonce de sacres par l'abbé Pagliarani a sans doute rassuré ceux qui s'inquiétaient (seulement) de risquer ne plus recevoir les sacrements d'ordre et de confirmation.

Or la question d'un évêque ne soulève pas seulement la problématique des sacrements (qui peuvent être valides chez les modernistes), mais essentiellement de son pouvoir d'enseignement. C'est le propre de l'évêque d'enseigner.

Or, dans son communiqué, la SSPX ne rapporte absolument pas cette question. Le communiqué limite l'état de nécessité aux sacrements d'ordre et de confirmation.

Pourtant si Mgr Lefebvre a estimé être en état de nécessité, c'est essentiellement en raison des erreurs répandues par le concile Vatican II, la réforme liturgique n'étant que la partie émergée de l'iceberg.

Dans ces conditions, la SSPX va-t-elle pouvoir sacrer des évêques dans la ligne de Mgr Lefebvre ?

C'est chose quasiment impossible, car le(s) candidat(s) qui sera choisi ne pourra pas être choisi en dehors de la SSPX - ce sera sans doute un directeur de séminaire, un supérieur de district ou une personne importante - MAIS qui aura suivi et adhéré à la nouvelle orientation de la SSPX depuis 2012. Il aura forcément adhéré à l'esprit du chapitre révolutionnaire de juillet 2012, il aura aussi accepté les paliers sacramentels comme la juridiction pour les confessions, et le nouveau statut des mariages conclus dans la Fraternité. Il aura en outre accepté l'éjection de Mgr Williamson.

Dans ces conditions, on imagine mal un évêque de fer comme Mgr Lefebvre ou Mgr Williamson, mais davantage un évêque gentil et conciliant qui donnera les sacrements sans faire de vagues.

Voilà pourquoi Rome pourrait ne pas fulminer d'excommunication,  et voilà aussi pourquoi Mgr Fellay a donné son accord au principe de ce(s) sacre(s).

Il n'est pas besoin d'être grand prophète pour imaginer que ce(s) évêque(s) seront des Fellay (bis). 

Rome n'aura définivement plus rien à craindre d'une oeuvre qui aura cessé de se battre.

Une fois de plus, nous saisissons toujours mieux pourquoi Mgr Williamson avait bien fait de sacrer six évêques. Par ce fait, il continuait "l'opération-survie" spirituelle de Mgr Lefebvre.

mercredi 24 septembre 2025

Hommage spécial à Mgr Williamson qui a su dérouter les ennemis de Dieu et de l'Église !

 

Source

Le grand évêque défenseur de la Foi nous a quittés il y a maintenant 8 mois. De nombreux fidèles nous font bien souvent part de leur regret de ne plus voir et entendre ce grand évêque, à la fois si fort et si bon. 

Nous avons publié des images memento qui ont disparu aussi vite qu'elles furent imprimées. Puis nous avons commencé à publier les oeuvres de Mgr Williamson en français et la première édition est partie en quelques semaines : Mgr Williamson reste dans les âmes et les coeurs de fidèles. Seule la SSPX n'a pas souhaité publier quoi que ce soit sur lui - de peur sans doute de fâcher les autorités romaines dans les pourparlers actuels. 

Mais au delà des sermons et des conférences, ce qui réjouit et sécurise les fidèles, ce sont les six évêques sacrés par lui à travers le monde et qui assurent à l'Église d'avoir des évêques franchement catholiques et libres dans leur ministère. Certains esprits timorés écriront que les trois derniers évêques ont été sacrés de façon déroutante. Nous leur répondrons que les sacres de Mgr Lefebvre ont aussi dérouté les autorités modernistes à Rome en 1988 : celles-ci ne s'attendaient pas à ce que Mgr Lefebvre sacre quatre évêques, alors qu'un seul avait été demandé !!! 

Le bon Dieu déroute les ennemis de l'Église mais réjouit - tout en surprenant - les bonnes âmes. La sagesse des hommes n'est pas la sagesse de Dieu. Celle de Dieu est marquée par la Croix, celle des hommes est marquée par les calculs, la peur et la diplomatie fumeuse. Voilà pourquoi Mgr Williamson fut un bon (et saint) pasteur. C'est ainsi que la Messe d'un évêque confesseur le peint :  

"Voici le grand prêtre qui, durant sa vie, sut plaire au Seigneur et fut trouvé juste; au temps de la colère, il fut notre réconciliation. Nul ne s'est trouvé comme lui pour observer la loi du Très -Haut. (Eccl 44,45). Il l'a choisi pour exercer les fonctions du Sacerdoce (- c'est-à-dire faire des évêques-), pour chanter ses louanges et lui offrir dignement un encens d'agréable odeur".

Pour aller plus loin avec Mgr Williamson : https://ebay.us/m/Lrr1iV

mercredi 19 mars 2025

19 mars : anniversaire des sacres de NN. SS. Faure et Thomas d’Aquin

 


Source

Le 19 mars 2015, Mgr Williamson sacrait Mgr Faure au monastère de Dom Thomas au Brésil. Le 19 mars 2016, Dom Thomas d’Aquin devenait Mgr Thomas d’Aquin.

Merci Monseigneur Williamson !

Que la grâce de Dieu accompagne Mgr Faure et Mgr Thomas d’Aquin.




























Que Saint Joseph, patron de l'Église universelle, intercède pour Elle et chacun de ses membres !


dimanche 2 mars 2025

Mgr Lefebvre : sacre sans autorisation romaine

En ces temps où il est à nouveau question de sacre dans la FSSPX, il nous paraît opportun de relire ces lignes très sages de Mgr Lefebvre.

Extrait du sermon de l’abbé Black sur les « Excommunications » du dimanche 19 juin 1988 , publié dans le Bulletin australien de la FSSPX de décembre 1988 :

« ... Cela peut être une révélation pour vous : j'ai été en fait à un moment donné en faveur d’un Accord, à condition que notre position soit rigoureusement sauvegardée, et j'ai écrit à l'Archevêque suggérant que les avantages de l'Accord pourraient être plus grands que les inconvénients - et voici ce que l'Archevêque m'a écrit le 13 juin :

Cher abbé Black,

Votre raisonnement est juste s'il se limite à ces deux points seulement : la reconnaissance de la FSSPX et de l'Évêque, mais il faut penser à tout ce qui entoure et conditionne ces deux points et à l'usage que les autorités romaines entendent en faire.

Pour elles, la Fraternité est une institution provisoire, et l'objet de ces Accords est de nous faire retourner dans nos diocèses respectifs.

[Pourquoi l'Archevêque a-t-il dit cela ? En partie parce que le cardinal Ratzinger aurait dit à un membre du service diplomatique français qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter, que si un accord était signé à Rome, petit à petit, la Fraternité pourrait s'épuiser et les choses reviendraient à la "normale".]

Il faut que l'évêque ait le "profil" qu'ils veulent et c'est pourquoi je dois leur présenter non pas trois noms, mais bien d'autres, afin qu'ils trouvent un évêque qui les aide dans leur travail de destruction de la Tradition.

Ils me disaient toujours : " Il n'y a qu'une seule Eglise ", c'est-à-dire l'Eglise de Vatican II. Il est inacceptable que nous nous opposions à cette Eglise d'aujourd'hui.

Nous avons loyalement fait une démarche auprès de Rome pour sonder leur bonne volonté, leurs intentions. C'est toujours la Rome moderniste et conciliaire, opposée à la Tradition.

Il est donc impossible que nous nous en remettions, après 15 ans de lutte, entre les mains d'un Pape et d'un Cardinal modernistes, décidés à en finir avec toute opposition.

Nous ne pouvons pas compromettre la foi catholique de toutes les familles qui nous font confiance. Nous n'avons pas de garantie suffisante contre les influences modernistes de Rome et des évêques locaux.

Je me rends compte que c'est une décision grave de cesser le dialogue et de consacrer quatre évêques, mais c'est le salut de la Tradition et de l'Eglise, contre la conjuration de tous les amis de la Révolution contre le règne de Notre Seigneur.

Certes, nous devrons encore subir des persécutions, mais c'est l'exemple que nous ont donné les martyrs, témoins de la foi.

Ces lignes sont bien peu nombreuses pour tout expliquer, mais je suis certain que vous comprendrez notre prudence, que j'espère surnaturelle, dans cette nouvelle étape de notre lutte.

Croyez, cher abbé Black, à mon dévouement en Jésus et Marie.

+Marcel Lefebvre

mardi 21 janvier 2025

La déclaration de l'abbé Stefan Pfluger

 Source



+

PAX

 Le 18 janvier 2025

Un article publié dans Info Católica sur la déclaration du l’abbé Stefan Pfluger reflète l'orientation que Mgr Fellay a donnée à la Fraternité Saint-Pie X au cours de ses vingt-quatre années à la tête de la Fraternité.

L’abbé Stefan Pfluger est le supérieur du District d'Allemagne. Bien que sa déclaration n'ait pas le même poids qu'une déclaration du Supérieur Général, elle permet d'avoir une certaine connaissance de ce que pense la Fraternité, pensée qui reflète, au moins en partie, les positions prises précédemment par Mgr Fellay.

Lorsque Mgr Fellay a tenté de parvenir à un accord avec Rome en 2012, il y eut une vive réaction de la part de plusieurs prêtres ainsi que de trois évêques de la Fraternité. Même si ces accords n'ont pas été mis en œuvre, on peut encore remarquer, jusqu'à ce jour, quelques vestiges des idées de Mgr Fellay dans la façon de penser de l’abbé Stefan Pfluger, entre autres.

L’abbé Stefan Pfluger dit : « Nous ne voulons pas nous séparer de Rome et nous appartenons à l'Église ». Mgr Lefebvre aussi, et plus que quiconque. Mais Mgr Lefebvre a dit ce que l’abbé Pfluger ne dit pas. Il a déclaré qu'il apportait tout son soutien à la Rome éternelle et refusait de suivre la Rome à tendance néomoderniste et néo-protestante qui s'était clairement manifestée dans le Concile Vatican II et dans les réformes qui en ont résulté.

L’abbé Pfluger a raison de souligner qu’il ne faut pas se séparer de Rome, mais de quelle Rome parle-t-il ? Il fait bien d'affirmer qu'il appartient à l'Église. Mais la crise actuelle nous oblige à nous demander : « Quelle Église ? »

Mgr Fellay a forgé le terme d’Église concrète. Cela semble être une façon d'éviter le problème. Si cette distinction entre l'Église catholique et l'Église conciliaire est fausse, pourquoi Mgr Lefebvre l'utilise-t-il ? Pourquoi dit-il alors : « C'est donc un devoir strict, pour tout prêtre voulant demeurer catholique, de se séparer de cette Église conciliaire, tant qu'elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l'Église et de la Foi catholique ». (Itinéraire Spirituel, page 31).

Que cela soit un mystère, cela ne fait aucun doute. Comment peut-il y avoir deux Églises ? Comment l’Église catholique peut-elle être occupée par ses ennemis ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est qu'elle est occupée. C'est un fait. Elle est occupée et il est du strict devoir de tout prêtre qui veut rester catholique de se séparer de cette Église conciliaire, jusqu'à ce qu'elle redécouvre la tradition du Magistère de l'Église et la foi catholique. Il est plus facile d'énoncer un fait que de l'expliquer. Mais il est téméraire de refuser les conclusions de Mgr Lefebvre. Parler de l’Église concrète, c’est déjà tenter de se rapprocher des ennemis de l’Église qui l’occupent. 

L’abbé Pfluger suggère que la Fraternité fera tout son possible pour obtenir le consentement de Rome pour de nouvelles consécrations épiscopales. En soi, cette demande, même adressée à Rome occupée par un pape moderniste, n’implique pas essentiellement une faute, puisque, même occupée, l’Église n’a pas déplacé son siège ailleurs. Cependant, l'exemple de Mgr Lefebvre nous montre qu'il ne pensait pas que cette demande était essentielle. Il a annoncé, en 1987, qu'il consacrerait les évêques, probablement cette année-là, lors de la fête du Christ-Roi. Il y avait, si je ne me trompe, plus d'une date prévue. Rome s'empresse alors d'offrir à Mgr Lefebvre la possibilité d'un accord et de l'octroi d'évêques. Au lieu que Mgr Lefebvre demande, c'est Rome qui propose. La suite des événements est connue et figure dans le livre de Mgr Tissier de Mallerais.

Mgr Lefebvre me disait, dans les années 1984-1985, qu'il était très réticent à consacrer des évêques sans la permission de Rome, mais qu'il se demandait si Notre-Seigneur ne lui dirait pas, après sa mort : « Vous pouviez le faire. Pourquoi ne l'avez-vous pas fait ?

La question de l’autorisation est très importante, mais elle n’est pas essentielle dans l’état de nécessité dans lequel nous nous trouvons. Mgr Licínio a été consacré en 1991 à São Fidelis, État de Rio de Janeiro, par Mgr Tissier de Mallerais, assisté de Mgr Williamson et Mgr de Galarreta. Je n'ai jamais entendu dire qu'une autorisation ait été demandée à Rome pour cela. 

Certains prêtres de la Fraternité semblent peu conscients de la crise actuelle. Pas tous. Certains sont fidèles à Mgr Lefebvre. Certains pensent peut-être que la Résistance est sédévacantiste. Non. La Résistance est une disciple de Mgr Lefebvre, qui n'était ni moderniste, évidemment, ni sédévacantiste, ni accordiste. Mgr Lefebvre est le saint Athanase de la crise Vatican II. Les solutions qu'il a apportées à la crise actuelle, ses paroles et ses attitudes sont une lumière pour tous les catholiques qui veulent rester fidèles aux promesses de leur baptême.

Que Notre-Dame nous obtienne la grâce d'être fidèles à ses enseignements, qui ne sont autres que les enseignements de l'Église catholique, inscrits dans sa Tradition bimillénaire. Ce sont les enseignements de Notre Seigneur, confiés aux saints apôtres.

+ Thomas d'Aquin OSB

samedi 5 octobre 2024

Mgr Lefebvre après 1988 - I et II

KE 896 (14 septembre 2024)


Le libéral, ce loup vêtu comme un agneau,

Est jugé par son fruit, car il perd le troupeau.

« Je suis ‘libre’, dit-il, mais je n’ai aucun droit, »

« Car je suis enchaîné, Dieu me tient par sa Loi. »

« Au diable, Paradis ! Je fais ce que je veux ! »

« Peu importent pour moi, la Loi, l’Enfer et Dieu  ! ! »

Après les quatre consécrations épiscopales de juin 1988, Mgr Lefebvre vit plus clairement que jamais que les conciliaires romains ne sont pas des serviteurs de la Foi catholique. En 1989, il donna un long entretien en France, hélas très abrégé ci-dessous. (Entretien original complet à https ://laportelatine.org/formation/crise-eglise/ecclesiadeisme/un-an-apres-les-sacres-entretien-de-mgr-lefebvre-a-fideliter-juin-1989.)

Pourquoi ces consécrations ?

Depuis déjà plusieurs années j’essayais de faire entendre à Rome qu’avançant en âge, il me fallait assurer ma succession. Ils craignaient ces consécrations épiscopales, alors ils faisaient allusion à la possibilité d’avoir un évêque, qui soit pour moi un successeur.

Je suis allé à Rome pour des colloques, mais sans confiance dans leur succès. J’ai voulu aller aussi loin que possible pour montrer la bonne volonté qui était la nôtre. Mais très vite, nous nous sommes aperçus que nous avions affaire à des gens qui n’étaient pas honnêtes. Rome a soulevé la question du Concile, dont nous ne voulions pas entendre parler. Nous avons trouvé une formule acceptable à la rigueur. Je n’ai obtenu qu’un seul évêque, alors que j’en demandais trois. Cela était déjà presque inacceptable. Et quand, avant même de signer le protocole, nous demandions quand nous pourrions avoir cet évêque, la réponse était évasive. Impossible d’avoir une date.

L’accumulation de méfiance et de réticence m’a poussé à exiger la nomination d’un évêque pour le 30 juin. C’était cela, ou je faisais des évêques. Face à cette mise en demeure, le cardinal Ratzinger a dit : « Si c’est comme cela, le protocole est aboli. C’est fini, il n’y a plus de protocole. Vous rompez les relations ». C’est lui qui l’a dit, ce n’est pas moi.

Mgr Lefebvre n’aurait-il pas dû rester dans l’Église ?

lundi 4 mars 2024

Miles Christi XXV (Partie IV) - Eté 2023

Partie I

Partie II

Partie III

De nouveaux évêques pour la Résistance

Trois d'entre eux pour être précis. Deux questions se posent à leur sujet.


Mgr Ballini en Malaisie

  • Avons-nous besoin d'autant d'évêques ?

En ce qui concerne l'Asie, la réponse est un grand oui ! En Pologne également, Mgr Stobnicki dispose d'une équipe de six prêtres et constate un afflux de fidèles. Mais ici, en Asie, on ne peut pas dire que Mgr Ballini soit venu pour rien, donnant environ 330 confirmations en huit endroits. En fait, il n'a pas visité la moitié de nos sites et doit encore revenir pour couvrir Iloilo, Bukidnon, Davao, Zamboanga. Il se rendra en Inde en octobre et peut-être en Corée l'année prochaine... du moins je l'espère, car votre serviteur l'a envoyé dans son avion pour Manille avec un horaire erroné !

Mgr Faure m'a dit qu'il souhaitait revenir lorsque je l'ai rencontré l'année dernière, mais je ne suis pas sûr que cela soit réalisable. Mgr Thomas d'Aquin, et peut-être aussi Mgr Zendejas, sont très occupés dans leurs régions respectives. La seule solution pour l'Asie est donc de faire venir d'autres évêques.

Cela se produit alors que le nombre de séminaristes augmente, ici au moins avec un Indonésien (un autre cadeau de la Néo-FSSPX), deux Nigérians (qui ne peuvent pas étudier au Brésil et ne peuvent pas se rendre aux séminaires de Mgr Zendejas au Kansas et de Mgr Ballini en Irlande), et un deuxième Australien en janvier.

Aux Philippines

Quant aux fidèles, qui sait ? Quand la prophétie de Mgr Fellay (« Quand des évêques de l’Eglise officielle nous approuveront, nous les utiliserons, évitant d’avoir besoin de consacrer de nouveaux évêques, comme Mgr Lefebvre le fit en 1988 ») se réalisera... accepteront-ils des évêques hérétiques? Certains de mes amis, encore bloqués sur le Titanic, disent que non... Et sans eux, nos fidèles augmentent de toute façon, tandis que le mouvement "de flanc" Vigano est en cours. Cela justifie plus d'officiers généraux.

Enfin, aucun évêque de la Résistance n'a mis les pieds en Afrique où le mouvement a également commencé.

  • La deuxième question est de savoir pourquoi ces consécrations ont eu lieu en secret.

En mars 2020, alors que le monde entier est tombé dans l'enfermement, la paralysie et la surveillance communiste, qui pouvait dire quand la mascarade Covid se terminerait ? On pourrait dire que l'impénitent Dinosaur a surréagi à ce complot communiste mondial, mais, je le répète, puisque ce sont les évêques qui assurent la continuité ou la sécurité des sacrements, mieux vaut trois de plus que trop peu.

C'est la Russie qui a mis fin à la Covidiosyncrasie, mettant fin à la nécessité de se préparer à des éventualités "sous le radar". Comme Sœur Lucie l'avait prédit, nous avons eu un bref aperçu du communisme, et sous tout régime communiste, le secret est préférable.

Enfin, tout ce que l'évêque avait à faire était de s'assurer que les choses étaient faites de manière canonique, avec un nombre suffisant de témoins (cinq à dix chaque fois au moins), un enregistrement vidéo et des photos de la cérémonie et des certificats canoniques.

  •  Ces évêques s'entendront-ils ?

C'est la grande question qui reste posée. Quand le diable a échoué à porter atteinte à la vertu de foi, par l'hérésie et le libéralisme, il s'attaquera à coup sûr à la charité. "Seule la vérité prévaudra, mais pas sans la charité" (Saint Augustin). Ici, en Asie, je suis heureux que les évêques Williamson, Faure, Zendejas et Ballini soient venus, et tous les autres sont également invités. La plupart d'entre nous, 100 prêtres, pensons la même chose, alors que d'autres, seulement quelques-uns, pensent autrement. C'est inévitable, surtout dans une organisation qui veut éviter d'être monolithique.

La trahison de la foi, la reddition au Novus Ordo, c’est ce qui devrait justifier la division, voire la rendre nécessaire.

Sinon, comme dans Romains chap. XV, nous devons supporter les faiblesses des autres (comme ils supportent probablement nos propres faiblesses) pour éviter de nous plaire à nous-mêmes : "vita communis maxima crux" ("la vie commune est une lourde croix"), et une action menée en commun suppose des croix et des offenses à pardonner... tout cela pour ne pas se faire plaisir, et éviter le narcissisme ou l'orgueil collectif, "l'entre-soi" comme disent les Français.

Un test de charité et d'humilité nous attend... et son résultat positif est peut-être ce que Dieu espère de nous, pour nous permettre d'aller "au-delà" et de mettre en échec les erreurs de la réforme conciliaire.

Que Dieu vous bénisse, chers amis et bienfaiteurs, pour votre aide et vos prières, pour votre charité dans la vérité et la vérité dans la charité.

Abbé François Chazal – MCSPX


samedi 3 février 2024

La validité des Consécrations

KE 864 (3 février 2024) 


Sacre de Mgr Thomas d'Aquin (19 mars 2016)

Évêques, prêtres ou sœurs, votre vie est-elle creuse ?

Soyez en ordre avec Dieu ! Suivront des grâces nombreuses.

La validité des consécrations épiscopales conférées selon le nouveau rite du pape Paul VI issu de Vatican II a récemment fait l’objet d’une nouvelle controverse parmi les catholiques traditionnels. Dit autrement, sommes-nous sûrs qu’un prêtre consacré dans ce nouveau rite est véritablement devenu évêque lui-même ? La question est d’une importance extrême, car de la validité des évêques dépend la survie même de l’Église catholique et la possibilité pour les âmes d’aller au Ciel, car les âmes ont absolument besoin de prêtres et de sacrements pour mourir dans cet état de grâce sanctifiante sans lequel elles encourent le grave danger de tomber en Enfer.

Il existe en gros deux écoles de pensée sur la question. L’immense majorité des catholiques ne voit aucun problème, y compris la Néo-fraternité Saint-Pie X, réorientée en 2012 par les successeurs de Mgr Lefebvre à la tête de cette Fraternité (Mgr Lefebvre avait fondée celle-ci en 1970 pour défendre la foi et l’Église contre les ravages de la révolution conciliaire.) « Voyons, Vatican II (1962–1965) n’a pas pu être un tel désastre, disent-ils, et les ennemis de Dieu n’ont pas pu recevoir Sa permission d’atteindre un tel pouvoir dans l’Église, qu’ils aient pu réussir à compromettre sérieusement les sources mêmes de son avenir », à savoir le rite de consécration de ses futurs chefs. « L’idée même en est ridicule ! Vatican II a été mauvais, mais pas à ce point. » Si, hélas !

Car regardez les fruits ! Ils montrent infailliblement ce qui est à l’œuvre. Entre 20 ans avant et 20 ans après le Concile, une multitude d’hôpitaux et d’écoles catholiques, de couvents, de séminaires, de prieurés, de monastères ont tous été fermés ou transformés en entrepôts pour les pommes (Ps 78, 1). Y a-t-il jamais eu à n’importe quelle autre époque autant de vocations abandonnées, ou si peu de nouvelles vocations, que dans la période qui a suivi Vatican II ? Pourquoi ? Certainement parce qu’aujourd’hui, par exemple, les masses sont persuadées qu’un travailleur social est plus utile qu’un prêtre. Là où il n’y a pas la Foi, du moins telle qu’on la comprenait avant le Concile, l’évêque et le prêtre ne sont plus que le pâle éclat de ce qu’ils sont, et il ne leur reste plus qu’à se livrer à une mauvaise imitation de quelqu’un de complètement différent, comme un travailleur social. Mais qui devrait prêcher cette Foi ? Les évêques et les prêtres ! Avec Vatican II, le Diable a tout de même brillamment retourné l’esprit des clercs ! Peut-être que, après tout, le nouveau rite de consécration n’est pas complètement étranger au problème des évêques ...

L’abbé Alvaro Calderón est l’un des meilleurs théologiens de la Fraternité, en poste au séminaire sacerdotal de cette Fraternité en Argentine. Il y a plus de dix ans, il a écrit un traité sur la question de la validité du nouveau rite de consécration des évêques. Il a conclu que ce rite est « très probablement valide », mais pas de manière certaine. Or, des évêques valides étant absolument essentiels à la vie et à la survie de l’Église, cette ombre de doute est donc encore trop grande, et tous les évêques catholiques seulement consacrés avec le nouveau rite devraient consentir à être re-consacrés sous condition dans l’ancien rite également, avec son ancienne forme sacramentelle certainement valide. De même, ajoute l’abbé, tous les prêtres ordonnés uniquement selon le rite conciliaire devraient demander une ré-ordination sous condition avec le rite traditionnel pour guérir les graves défauts de leur sacerdoce conciliaire.

Et où l’abbé Calderón repère-t-il l’ombre d’un doute ? En ce que l’intention du nouveau rite n’est pas de faire des évêques revêtus d’une autorité royale, soutenus par l’autorité divine, placés immédiatement au-dessus des agneaux, véritables nuées tonnantes de Dieu ; mais plutôt un gentil médiateur diocésain, un administrateur démocratique, obéissant à la lettre à une religieuse féministe, sorte de dragon local qui tyrannise tous les coqs des poulaillers à des kilomètres à la ronde, et qui rêve du jour où enfin elle pourra célébrer les lambeaux qui restent de la Sainte Messe — hommes, gardez les femmes à leur place, car hors de contrôle elles sont insupportables ! Dieu premier servi !

Kyrie eleison

mercredi 3 janvier 2024

Bruits de sacres pour la néo FSSPX ?

 


Le 24 décembre 2023, sur telegram, l’abbé Salenave faisait la mise au point suivante :

Depuis un an au moins, on entend régulièrement certains prêtres de l'actuelle FSSPX annoncer à leurs ouailles qu'il y aura bientôt de nouveaux évêques pour la FSSPX. Sauf que ces bruits n'ont pas de caractère officiel. Les raisons de ces bruits récurrents sont assez évidentes :

1) ils viennent de prêtres qui ne supportent pas l'idée que les 6 sacres opérés par Mgr Williamson puissent être parfaitement légitimes. Pour eux n'est légitime que ce qui vient de la  FSSPX.

Le petit feuillet du Pointet procède de cet esprit: empêcher les inquiets de quitter le « Titanic FSSPX » pour rejoindre les barques de la Fidélité Catholique.

2) D'autres prêtres sont légitimement inquiets de l'avenir de la FSSPX et ne veulent pas imaginer que l'avenir de leur congrégation dépend désormais d'évêques "conservateurs" comme un  Mgr. Huonder - projuif - ou un Mgr Schneider - bi-ritualiste.  Ils font alors courir le bruit d'un sacre pour faire pression sur les autorités  de la FSSPX en Suisse. Mais ils oublient que Mgr  Fellay considère qu'il vaut mieux aujourd'hui s'appuyer sur ces évêques conciliaire conservateurs que sur les évêques de la Fidélité.  Ces bruits ne procèdent donc que de graves tensions internes : le supérieur général demande lui-même de répandre ces rumeurs (au prétexte de rassurer les fidèles) sans d'ailleurs fixer de date ! Tout cela n'est que de la basse communication. 

Quand bien même la FSSPX se risquerait à proposer un candidat à l'épiscopat, ce dernier sera de toute façon prisonnier (comme Mgr Tissier)  des nouvelles orientations de la congrégation depuis 2012. Il ne pourra être accepté comme évêque que dans la mesure où il accepte les orientations ralliéristes du Chapitre de 2012.

En bref, un évêque franchement catholique pour la néo FSSPX revient en quelque sorte à croire au Père Noël.


Il y a quelques jours, Mgr Thomasd’Aquin a fait un communiqué sur ce même sujet :

Réponse au Père Jean-François Mouroux

+

PAX

Par Son Excellence Mgr Thomas d'Aquin, OSB

Le Révérend Père Jean-François Mouroux, supérieur du prieuré de São Paulo, dans une lettre adressée à ses fidèles, cherche à les préparer aux futures consécrations dans la FraternitéSaint-Pie X.

Il en profite pour parler de la Résistance. Il écrit:

« Nous avons des exemples du contraire (c'est-à-dire des exemples de frivolité en matière de consécrations) : le mouvement dit de « Résistance », dirigé par Mgr Williamson depuis 2012, compte déjà sept évêques, sans compter les consacrés secrètement qui pourraient sortir du chapeau à tout moment. »

Il faut rappeler qu'en 1988, il y avait six évêques dans la Tradition : Mgr Lefebvre, Mgr Antonio de Castro Mayer, Mgr Williamson, Mgr Tissier de Mallerais, Mgr de Galarreta et Mgr Fellay.

Mgr Lefebvre avait demandé à Mgr Antonio de Castro Mayer en 1987 de nommer quelques prêtres de Campos pour être consacrés en 1988. Même si Mgr Antonio n'avait pas répondu à l'époque, un évêque (ou plus d'un) aurait porté le nombre à au moins sept. Où est la légèreté ? Où est l'excès d'évêques ? Le monde est très grand et le nombre de fidèles qui veulent la Tradition n'est pas petit et est réparti dans le monde entier. L'Église a toujours eu beaucoup d'évêques. Ce n'est pas le nombre, mais le principe qui justifie les consécrations. Mgr Lefebvre a déjà expliqué ce principe. Nous ne pouvons que le suivre. D'ailleurs, deux des évêques de la Résistance ont plus de 80 ans. Je ne vois pas où est la légèreté.

La Résistance a beaucoup moins de fidèles que la Fraternité. Cependant, les voyages qui fatiguent les évêques de la Fraternité fatiguent aussi ceux de la Résistance. Sept évêques, ce n'est pas trop.

Ce qui est le plus important dans la grave crise qui a conduit Mgr Lefebvre à consacrer en 1988, et qui a conduit Mgr Tissier à consacrer Mgr Licínio en 1991, c'est ce qui a conduit Mgr Williamson à consacrer également. Cette crise est l'apostasie de Rome avec ses tendances néo-modernistes et néo-protestantes.

C'est ce qui nous a poussés à nous éloigner de cette Église conciliaire, comme l'a conseillé Mgr Lefebvre, en disant que c'était un devoir strict pour tout prêtre qui voulait rester catholique.

Ce n'était pas et ce n'est pas le refus de l'autorité qui a fait bouger et qui fait encore bouger la Résistance. Dès qu'un Pape fidèle à la Tradition siégera sur le trône de Saint Pierre, l'épiscopat des évêques de la Résistance devra être remis entre les mains de ce Pape pour qu'il en dispose à sa guise, selon l'autorité qui lui aura été conférée par Notre-Seigneur.

Que Notre-Dame du Bon Conseil nous guide et nous conduise au port sûr de l'éternité, après avoir conduit de nombreuses âmes au salut éternel pour la gloire de Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit.


Sur ce même sujet, nous vous conseillons de réécouter la conférence de Mgr Morgan sur les raisons qui justifiaient les « sacres secrets ».

samedi 30 septembre 2023

Première conférence de Mgr Paul Morgan en France

En la fête de Saint Michel Archange, en Mayenne, Mgr Morgan a donné une première conférence au cours de laquelle il nous présente les raisons justifiant les sacres accomplis ces dernières années par Mgr Williamson.  Ensuite, se basant sur l'ouvrage du Père Emmanuel, il dénonce ce mal qui ronge nos sociétés, à savoir le naturalisme. 




 

lundi 7 août 2023

Sacre de Mgr Paul MORGAN rendu public

Souvenir du sacre épiscopal








Beaucoup d’entre vous connaissent Monsieur l’abbé Paul Morgan.

Il est estimé pour ses vertus, sa bonté, son fair-play également (il ne peut renier sa patrie !). Dans la Fraternité Saint-Pie X, il fut Supérieur de maison autonome (Philippines pendant quatre ans) et de district (Grande Bretagne, Irlande et pays scandinaves pendant douze ans). Il a l’habitude des responsabilités et Mgr Williamson, dans le contexte de notre monde agité et fragile (l’épisode Covid a tellement chamboulé la vie de tout le monde…), l’a sacré évêque, de façon secrète le 14 février 2022, dans des circonstances qui exigeaient la plus grande discrétion.
 
Les évêques de la Fidélité catholique prennent de l’âge, leur santé devient précaire pour certains. Mgr Faure est un miraculé du Covid par exemple, son état fut critique durant des mois. Mgr Thomas d’Aquin OSB au Brésil également a une santé fragile. Quant à Mgr Williamson, robuste s’il en est, il a depuis mars dernier 83 ans.
 
Il est temps à présent de publier le fait et c’est hier, dimanche 6 août que Mgr Morgan a célébré publiquement sa première messe pontificale, dans son pays d’origine, en présence de Mgr Williamson qui l’a sacré évêque.

Vivant côte à côte depuis quatre ans en Auvergne et nous connaissant depuis quarante ans (depuis nos années de séminaire), le nouvel évêque m’a fait l’honneur de m’inviter pour cette occasion et je veux vous dire ma joie d’avoir fait un court déplacement en Angleterre en cette fête de la Transfiguration. Une messe pontificale a été célébrée pour la première fois par celui qui fut le cérémoniaire des Sacres de 1988, choisi par Mgr Lefebvre pour cette si importante cérémonie à Ecône, jour de «l’opération – survie » pour le sacerdoce catholique. Mgr Lefebvre avait ordonné prêtre l’abbé Morgan la veille des Sacres, le 29 juin.
 
Il n’y a pas de doute que, depuis l’éternité, l’Archevêque ne se réjouisse du choix fait par l’un de ses successeurs dans l’épiscopat de l’abbé Morgan, pour devenir à son tour évêque en nos temps de grande apostasie.

Chers fidèles qui connaissez l’abbé Morgan, priez pour ce nouvel évêque, recevez-le comme vous l’avez reçu : avec simplicité et joie ! Il continuera son ministère habituel depuis l’Auvergne où il réside, en France, en Belgique, en Angleterre. Il sera certainement sollicité pour un ministère épiscopal (confirmations, ordinations, consécrations diverses).

Je ne doute pas qu’il sera pour nous tous un soutien fidèle, un ferment solide de consolidation dans la Foi, au sein de notre monde agité. Avec l’humour qu’on lui connaît, il continuera à propager la Foi avec sérénité.

Il faut pour la sainte Église de vrais évêques catholiques, non contaminés par des demi-vérités. Ce fut le mot d’ordre et la ligne fixée par Mgr Lefebvre et la Fraternité Saint-Pie X jusqu’en 2012 : « Pas d’accord pratique sans accord doctrinal. » Les faits ont montré le contraire depuis et c’est la raison des sacres successifs opérés par Mgr Williamson depuis 2015. Le sacre de l’abbé Morgan est dans cette optique logique, non schismatique, mais profondément catholique. Mgr Williamson l’a rappelé hier dans son sermon, reprenant les termes du 29 août 1987, d’une lettre de Mgr Lefebvre aux futurs évêques : 

« (…) C'est pourquoi, convaincu de n'accomplir que la sainte Volonté de Notre Seigneur, je viens par cette lettre vous demander d'accepter de recevoir la grâce de l'épiscopat catholique, comme je l'ai déjà conférée à d'autres prêtres en d'autres circonstances. 
Je vous conférerai cette grâce, confiant que sans tarder le Siège de Pierre sera occupé par un successeur de Pierre parfaitement catholique en les mains duquel vous pourrez déposer la grâce de votre épiscopat pour qu'il la confirme. 
Le but principal de cette transmission est de conférer la grâce de l'ordre sacerdotal pour la continuation du vrai Sacrifice de la Sainte Messe, et pour conférer la grâce du sacrement de confirmation aux enfants et aux fidèles qui vous la demandent. (…) »

Mgr Lefebvre ne pensait pas que la crise dans l’Église durerait aussi longtemps… Mais elle se poursuit et il convient pour les âmes de les prémunir des dangers qui les guettent, par de bons évêques. Mgr Morgan sera un appui pour ces âmes !
 
Cher ami, cher Monseigneur, nous vous disons « ad multos annos » et vous assurons de nos prières, pour un ministère épiscopal saint et fructueux, pour la consolation des âmes assoiffées de Vérité !
 

Abbé Dominique Rousseau
A Montaigut-en-Combraille, le 7 août 2023



Après la première messe épiscopale publique de Mgr Morgan 
le dimanche 6 août 2023, fête de la Transfiguration

dimanche 6 août 2023

Mgr Paul Morgan : un autre évêque pour l'Eglise et la Tradition



Nous venons d'apprendre la confirmation du sacre de l'abbé Paul Morgan. Ce sera donc désormais Mgr Paul Morgan.

Nous savons la confiance que Mgr Lefebvre avait en lui en 1988 puisqu'il était le cérémoniaire particulier de Mgr Lefebvre pour le Sacre des 4 évêques (réécouter la conférence ci-dessous à ce propos). Mgr Lefebvre lui avait confié en secret, dès l'année 1987, les anneaux des futurs évêques !
 
Cette fois, c'est lui qui reçoit la lourde charge de l'épiscopat dans un contexte d'apostasie générale et de trahison. Nous nous réjouissons donc de ce sacre et  aurons à cœur de prier pour lui.


Conférence de Mgr Morgan
en 2018 pour les 30 ans des Sacres 
par Mgr Lefebvre

lundi 17 juillet 2023

Deux sortes d'évêques - I

KE 835 (15 juillet 2023)

Si l’évêque accordé vient de la Contre-Église,

Pourra-t-il enseigner la Foi avec franchise ?


La Néo-fraternité Saint Pie X, comme les prêtres qui l’ont quittée pour rejoindre le mouvement non structuré appelé « Résistance », sont bien conscients du caractère indispensable des évêques pour la survie de l’Église catholique. Cependant, ils ont des conceptions bien différentes sur la manière de s’assurer de tels évêques à l’avenir. Vatican II a séparé l’Autorité catholique de la Vérité catholique, séparation qui est au cœur de l’épreuve que traverse l’Église depuis les années 1960. D’une manière générale, la Néo-fraternité préfère l’Autorité à la Vérité (sans abandonner complètement la Vérité) tandis que la « Résistance » fait primer la Vérité sur l’Autorité (sans négliger complètement celle-ci). Ainsi, la Néo-fraternité attend encore l’approbation romaine, c’.-à-d. conciliaire, pour obtenir les nouveaux évêques dont elle a désespérément besoin, alors que la « Résistance » sacre des évêques pour sa survie sans cette approbation, comme l’a fait Mgr Lefebvre pour sa Fraternité encore intacte en 1988, et ce fut une grande victoire pour la Foi.


Ce que Mgr Fellay a dit récemment à un journaliste espagnol à Madrid constitue, semble-t-il, une preuve suffisante que la Néo-fraternité attend toujours l’approbation de Rome pour avoir de nouveaux évêques. À la question de savoir ce qu’il allait faire pour obtenir de nouveaux évêques, sa réponse a été en substance la suivante : « Nous allons faire exactement la même chose que Mgr Lefebvre en son temps. Lorsque l’urgence et le besoin se feront sentir, nous ferons comme lui, en demandant à Rome et ensuite, en fonction de la réponse, nous ferons ce que le Bon Dieu nous dira de faire. Je vois une nouvelle ouverture, qui est devenue plus évidente ces dernières années, à savoir que je n’exclus pas, dans un avenir proche, que des évêques de l’Église catholique nous soutiennent même en public, et si cela se produit, cela pourrait rendre inutile pour la Fraternité de consacrer ses propres évêques. »


Deux points méritent commentaire. Premièrement, il est vrai que Mgr Lefebvre a négocié avec Rome en mai 1988, afin d’obtenir le feu vert de l’Autorité romaine pour la consécration de quatre évêques pour la Tradition, c’est-à-dire pour la Vérité. À un moment donné de ces négociations, pourtant, il s’est rendu compte que le cardinal Ratzinger tardait tellement à fixer une date pour les consécrations, qu’il refusait en pratique l’accomplissement de l’autorisation théorique de Rome de sacrer un seul évêque. Mgr Lefebvre comprit alors une fois pour toutes que l’Autorité romaine refusait de protéger la Vérité et, jusqu’à sa mort en 1991, il a cessé tout contact avec les Romains, à moins, disait-il, qu’ils ne reviennent à la foi catholique. En 2023, y sont-ils revenus ? La Pachamama et Traditionis Custodes ne sont que deux exemples de leur guerre plus acharnée que jamais contre la Vérité catholique. Alors comment Mgr Fellay peut-il prétendre qu’il fait « exactement la même chose » que Mgr Lefebvre ?


Deuxièmement, dans la citation ci-dessus, non seulement Mgr Fellay a une idée tout à fait différente de celle de Mgr Lefebvre au sujet de ce que l’Autorité infidèle fera pour défendre la Foi, mais il envisage ouvertement la possibilité pour la Néo-fraternité de recourir à des évêques de l’église moderne pour avoir des consécrations épiscopales valides. Ces évêques auront normalement été eux-mêmes sacrés évêques uniquement dans le rite de consécration post-conciliaire, fabriqué par des francs-maçons comme Mgr Bugnini pour semer l’ombre du doute sur la validité des sacres. Mgr Fellay pense-t-il que Mgr Lefebvre aurait eu recours à un rite aussi peu sûr ?



Au contraire, la « Résistance » a suivi l’exemple pionnier de Mgr Lefebvre en 1988 en sacrant ses propres évêques pour la Vérité et la Tradition. Entre 2015 et 2017, ont été consacrés Mgrs Faure, Thomas d’Aquin et Zendejas, qui depuis lors ont sans aucun doute travaillé avec succès pour la Tradition, et plus récemment, bien qu’en privé, Mgr Ballini pour l’Irlande (2021) et Mgr Stobnicki en Pologne (2022). Mais pourquoi en privé ? En effet, la confidentialité n’est pas de mise pour des cérémonies de consécration d’évêques catholiques. Mais les années 2020 ne sont plus les années 2010, et encore moins les années 1980. Les raisons étaient, premièrement, de permettre à de plus en plus de catholiques, qui en ont un besoin criant, d’avoir sous les yeux l’exemple donné par Mgr Lefebvre et profitable à toute l’Église : d’accorder une priorité plus grande à la Vérité, et moins d’importance à cette Autorité conciliaire qui rejette la Vérité. Et deuxièmement, de ne pas se presser d’agiter un chiffon rouge devant les yeux du Nouvel Ordre Mondial, plus puissant et plus malveillant au fil des jours. Voici la brève autobiographie de Mgr Stobnicki :



Je suis né en 1987 dans une famille catholique polonaise, j’ai obtenu mon bac en 2006 et j’ai rejoint la FSSPX sur les conseils de vieux prêtres polonais. En 2008, j’ai été brusquement renvoyé du séminaire de la FSSPX à Zaitzkofen, parce que j’étais en contact trop étroit avec Mgr Williamson, mais j’ai continué ma formation sacerdotale sous la direction de ces prêtres polonais âgés et de deux évêques traditionnels. Simultanément, en 2014, j’ai obtenu mon diplôme de droit et j’ai travaillé quelque temps comme avocat. En 2013, j’ai repris contact avec Mgr Williamson lorsqu’il a été expulsé de la FSSPX. En 2016, il a commencé à venir régulièrement en Pologne et il a jugé bon de m’ordonner prêtre le 1er juillet 2017. Au cours des cinq années suivantes, les fruits de mon ministère sacerdotal en Pologne ont été tels (en plus de la violente opposition à ce ministère, ce qui est sûrement un bon signe), que j’ai été consacré évêque par lui, en privé mais avec des témoins, le 15 août 2022. Avec un autre prêtre également ordonné par Mgr Williamson, nous desservons maintenant 17 centres de messe en Pologne. Voici les fruits jusqu’à présent : neuf cérémonies de confirmation et la ré-ordination conditionnelle de six prêtres. L’opposition violente n’a également pas cessé, allant jusqu’à la crevaison d’un pneu de ma voiture, qui aurait pu s’avérer mortelle. L’établissement de la « Résistance » en Pologne a été un travail difficile, mais mon collègue et moi-même venons en aide maintenant à de nombreuses bonnes âmes. Merci à Dieu et à Notre Dame, Reine de Pologne.


Kyrie eleison.

Blason de Mgr Stobnicki


mardi 23 mai 2023

Considérations sur les sacres

KE 825 ( 6 mai 2023) et KE 826 (13 mai 2023)


 Consécrations – Rétrospective

 Nous n’avons plus la Foi de l’Évêque de Fer –

Prions pour éviter la folie et l’Enfer !

« Courir avec le lièvre et chasser avec la meute » : cette vieille expression anglaise s’emploie lorsque quelqu’un veut accomplir deux choses qui sont impossibles à faire en même temps. On peut courir avec la bête chassée ou chasser cette bête, mais on ne peut faire les deux à la fois. Un proverbe exprime la même réalité : « On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. » Si vous achetez le beurre, vous n’aurez plus l’argent. Si vous gardez l’argent, vous n’aurez pas le beurre. Il existe une autre expression : « On ne peut pas jouer sur les deux tableaux. » Soit les femmes ont leur carrière, soit elles ont leurs enfants, soit elles n’ont que la moitié des deux : une carrière passée à se languir d’avoir des enfants. Dans la vie réelle, nous devons choisir et arrêter d’être « assis entre deux chaises. »

Dans l’Église catholique de 1988, Mgr Lefebvre a été confronté à un choix éprouvant : selon ses propres termes, soit il procédait à l’« Opération Survie » en consacrant quelques prêtres comme évêques, pour assurer la survie de sa Fraternité Saint-Pie X, et ainsi défendre l’intégrité de la vraie Foi contre une fausse autorité qui était déterminée à détruire cette Foi – fait sans précédent dans toute l’histoire de l’Église ; soit il commettait l’« Opération Suicide », laissant une Fraternité privée de ses propres évêques, livrée en fin de compte à la merci des destructeurs de la vraie Foi, de la Doctrine, de la Messe et du Sacerdoce – ni plus ni moins.      Devant ce choix, il ne s’est pas épuisé à suivre en même temps ces deux voies contradictoires. Sans l’ombre d’un compromis, il a choisi de consacrer quatre évêques pour la Tradition, et voici les fruits de son choix : la survie, comme déjà dit, de la Foi, de la Doctrine, de la Messe et du Sacerdoce catholiques. La fausse autorité l’a « excommunié », bien entendu, mais il n’y a pas prêté attention. Il savait qu’une telle sanction était nulle en tous points du moment que ses auteurs détruisaient la Foi.

Lorsqu’il prit cette décision, il était complètement isolé, et il n’y eut à ses côtés qu’un seul autre évêque durant la cérémonie des Consécrations : Mgr de Castro Mayer, du Brésil. À l’époque la plupart des prêtres de la Fraternité suivirent Mgr Lefebvre, et ils le firent volontiers et avec fierté. Le résultat d’avoir choisi la Vérité, de s’être attaché à son choix et d’avoir refusé tout compromis jusqu’à sa mort moins de trois ans plus tard, fut que pendant les 20 années suivantes, progressivement, la Fraternité connut ses années les plus fructueuses, administrant à tout l’univers catholique la preuve vivante que la Tradition catholique n’était ni morte, ni dépassée.  Peu à peu, des catholiques toujours plus nombreux se sont rendu compte qu’ils ont été dupes de Vatican II et de ses chefs égarés. Hélas, environ 20 ans après les Consécrations, les dirigeants de la Fraternité ont cessé de s’attacher à ce qui avait été la motivation et l’œuvre de leur Fondateur, à savoir la défense de la Foi trahie, et depuis 15 ans ils cherchent à nouveau une approbation officielle des responsables de l’Église, chefs dénués de cette Foi qu’ils s’efforcent plus que jamais de détruire, comme avec le paganisme de la Pachamama, ou la « Synodalité » à l’allemande.

Mais il existe une lueur d’espoir pour la Fraternité, qui pourrait revenir sur les pas de son Fondateur, le grand Mgr Lefebvre. Aujourd’hui, 18 avril, son Supérieur Général, l’abbé Davide Pagliarani, a tenu une réunion électronique mondiale des Supérieurs de la Fraternité pour leur dire avant tout deux choses. Premièrement, qu’ils doivent commencer à préparer leurs fidèles des prieurés ou des séminaires à l’annonce de la Consécration de nouveaux évêques au sein de la Fraternité. Avec ou sans l’approbation officielle de Rome ? « Telle est la question ». Si c’est avec l’approbation de Rome, il est très probable qu’il s’agisse d’un piège. Si c’est sans leur approbation, c’est plutôt un signe encourageant que les prêtres de la FSSPX sont en train de retrouver la Foi de leur Fondateur.  Et deuxièmement, l’abbé Pagliarani a annoncé qu’un nouveau document du Vatican au sujet du projet de « Synode sur l’Avenir de l’Église » déclare que « les structures hiérarchiques de l’Église doivent être abolies ». En d’autres termes, la colonne vertébrale de l’Église doit être mise en pièces, ce qui revient à atomiser l’Église elle-même. Voilà le but de Vatican II dès l’origine, comme des esprits sagaces, tel Mgr Lefebvre, l’ont vu dès le départ.

Sa Fraternité commence-t-elle maintenant à voir plus clair ? Ou bien se fait-elle duper une fois de plus ? Ceci n’est pas encore clair. Mais ce qui est sûr et certain, c’est que la grande guerre entre les amis et les ennemis de Dieu se poursuit exactement à l’identique à travers les âges. Nous devons prier avec ferveur le Rosaire, aimer la Vérité et nous y tenir, quoi qu’il advienne.

Kyrie eleison

Eclairages sur les sacres


Juger pour condamner, Dieu nous l’a interdit,

Juger pour discerner, Il nous l’a tous prescrit.


Les Commentaires de la semaine dernière exprimaient un vœu pieux : que la Fraternité Saint-Pie X reprenne la position héroïque de son Fondateur en 1988, lorsque ce dernier consacra quatre de ses prêtres comme évêques contre l’interdiction explicite de Rome, pour la survie de la Foi, c’est-à-dire la défense et la protection de cette Foi. Hélas, mieux vaut s’en tenir à la réalité qu’aux illusions. La réalité ? Jeudi Saint dernier, dans le Séminaire de la Fraternité à Zaitzkofen, en Allemagne du Sud, la cérémonie épiscopale de Consécration des Saintes Huiles a été célébrée par un évêque lui-même consacré selon le rite douteux de la Nouvelle église, et non selon le rite de la Tradition Catholique qui, lui, est certainement valide.

Certes, il est exagéré de prétendre que ce nouveau rite est automatiquement invalide, c’est-à-dire invalide dans tous les cas. Comme tous les nouveaux rites sacramentels imposés à l’Église dans les années 1960 et 1970, au nom et dans le sillage de Vatican II (1962–1965), ce rite est ambigu dans son esprit et dans sa nature. C’est-à-dire qu’il veut s’ouvrir à la fois à la Tradition de Dieu et à la Modernité de l’Homme. Par exemple : l’Église de Notre Seigneur est une monarchie, mais dans le nouveau rite, le modèle de l’évêque est d’esprit démocratique. Le nouveau rite a donc été conçu pour inclure à la fois le nouveau et l’ancien et pour n’exclure ni l’un ni l’autre, et ceci était nécessaire pour que la révolution conciliaire ait réussi. En effet, si la Religion ancienne et véritable avait été trop visiblement éliminée, les catholiques s’en seraient rendu compte et n’auraient jamais accepté la Révolution, tandis que si la religion moderniste et Conciliariste n’avait pas été suffisamment incorporée, la Révolution n’aurait pas pu avoir lieu non plus.

C’est pourquoi l’ambiguïté était, et est toujours à l’ordre du jour, afin de corrompre les catholiques fidèles et de les mettre sur la voie de la perte de leur Foi. Ainsi, au catholique traditionnel qui affirme que Mgr Huonder n’a jamais été correctement consacré, on répondra : « Oh non, le nouveau rite est parfaitement valide », alors qu’au catholique moderne qui se plaindrait que Mgr Huonder trahit le Concile en se comportant comme un évêque traditionnel, on répondra : « Oh non, il a convenu au préalable avec le Pape de faire ce qu’il fait ». Et ce « bon » évêque lui-même ne voit sans doute aucune contradiction à servir en même temps le Pape à Rome et la Tradition épiscopale en Suisse. Mais l’ambiguïté n’est pas de Dieu.

Nous sommes au cœur du problème de millions de catholiques, aujourd’hui encore : des siècles de philosophie moderne, de libéralisme et de liberté religieuse ont progressivement effacé de leur esprit, au moins en matière de religion, tout sens d’une Vérité objective correspondant à la réalité, imposant l’unité et excluant la contradiction. Pour l’esprit moderne, une telle « Vérité » n’est pas une libération de l’erreur mais une tyrannie mentale, une privation de liberté, un refus de la dignité humaine, etc. Thomas Jefferson, héros de la révolution américaine, écrivait ainsi à un ami, en 1800 : « J’ai juré sur l’autel de Dieu une hostilité éternelle à toute forme de tyrannie sur l’esprit de l’homme ». Et cette citation est gravée en gloire à l’intérieur du Monument à Jefferson à Washington, D.C.

Bien entendu, le problème de la vérité mise au service de la liberté – et non la liberté au service de la vérité – ne date pas d’hier ou d’avant-hier. Il remonte au moins à Martin Luther (1483–1546), « le premier homme moderne » (Fichte), qui a si violemment jeté à la face de la Vérité catholique son bouillonnant « Moi-Homme ! », que l’Église catholique a eu besoin d’un Concile tout entier pour définir les vérités dogmatiques qu’elle tenait de Dieu, et qui eurent besoin pour la première fois d’être définies, tant elles étaient ébranlées par la révolte de la Subjectivité humaine, partie à la conquête des « droits de l’homme ».

Voici le point de départ de notre monde moderne, qui est si profondément enfermé dans sa défiance envers Dieu – « Voici ma position, je ne puis faire autrement », s’écria Luther. Peut-on donc reprocher à Mgr Huonder de ne pas voir de contradiction dans ce qu’il fait ? Ou au pape Bergoglio de l’avoir chargé d’agir comme cheval de Troie au sein de la FSSPX ? Ou aux successeurs de Mgr Lefebvre à la tête de la FSSPX d’avoir accueilli ce cheval de Troie ? Qui sait . . . . Dieu seul connaît à ce point toutes choses, que Son jugement sur Ses sujets est infaillible. Quant à moi, je n’ai pas à juger des intentions subjectives, mais je suis absolument tenu de juger, du mieux que je peux, des faits objectifs, afin de mourir moi-même non en protestant, mais en catholique : il y va du salut de mon âme.

Kyrie eleison.


mercredi 24 mars 2021

Les sacres opérés par Mgr Williamson et la dictature sanitaire mondiale : prophétiques !

Alors que Mgr Williamson consacrait le premier évêque de la Fidélité le 19 mars 2015 (Mgr Faure), beaucoup de mauvaises langues dans le milieu libéral et accordiste de la Tradition ricanaient  sans vergogne de ce sacre au prétexte qu'il n'y avait aucun état de nécessité pour le justifier. L'abbé Bouchacourt, un des supérieurs actuels de la FSSPX, est allé jusqu'à déclarer en juillet 2015

"En cautionnant le sacre épiscopal de Mgr Faure par Mgr Williamson (exclu de la FSSPX en 2012, NDLR), les Pères dominicains d’Avrillé se font les complices d’une œuvre néfaste et portent un préjudice grave au bien commun de la Tradition".

Pour les nouveaux supérieurs de la FSSPX, cette opération-survie portait donc préjudice à la Tradition ! 

Or le temps a largement démenti ces propos et montré au contraire que ces sacres étaient pour la survie de la Tradition Catholique. 

En effet, quelques mois plus tard, le supérieur de la FSSPX niait implicitement l'état de nécessité en acceptant que les confessions de la Fraternité soient reconnues et validées par les autorités romaines !  

En 2017, ce fut au tour des mariages traditionalistes d'être mis sous la tutelle des évêques diocésains modernistes. Les prêtres qui refuseraient cette juridiction moderniste seraient écartés des postes de responsabilité de la Fraternité.  

Mais le pire arrive actuellement avec la mise en place d'une dictature sanitaire à l'échelle mondiale et à travers l'instauration d'un passe-sanitaire qui empêchera quiconque de voyager s'il ne rentre pas dans les clous de la pensée mondialiste et n'accepte pas le vaccin. Cette mise en place semble désormais s'accélérer dans le monde. A titre d'exemple, il ne sera plus possible de quitter l'Angleterre lundi prochain (Lundi-Saint) sans un motif valable sous peine de se voir infliger une amende de 5 000 livres.

A l'occasion de ce sacre qui restera mémorable pour l'histoire de toute la Tradition, Mgr Williamson prononçait ces paroles quasi-prophétiques : 

"C’est une folie, c’est une folie, mais les hommes sont fous et ont l’instinct du suicide, comme les libéraux, et la troisième guerre mondiale sera un produit de cet instinct du suicide. Cela arrivera, et alors il est impossible de dire comment vont se dérouler les événements. C’est pourquoi rester seul pour confirmer ou ordonner… il me semble que c’est une irresponsabilité ; le monde n’est pas tranquille, il est très instable. Nous ne savons pas ce qui va arriver".
Six ans plus tard, de tels propos trouvent toute leur actualité. Sans ces sacres, la Tradition, qui ne peut se perpétuer sans des évêques franchement catholiques,  serait morte. 


lundi 8 octobre 2018

Colloque à Paris pour les 30 ans des sacres

A l'occasion des 30 ans des sacres, un colloque a été organisé à Paris ce dimanche 7 octobre pour évoquer l'importance de cet événement dans toute la vie de l'Eglise. 

Dans son sermon du  matin, Mgr Williamson a souligné la portée de la réaction catholique de Mgr Lefebvre, dont les effets se sont fait sentir jusque dans des communautés dites ralliés qui, sans la résistance du grand archevêque, n'auraient sûrement pas aujourd'hui la possibilité de célébrer la Messe traditionnelle.  Mais si la Messe a été une première victoire de Mgr Lefebvre dont beaucoup profitent aujourd'hui,  Mgr Williamson a surtout insisté sur le fait du combat fondamental de Mgr Lefebvre : combat pour la vérité et contre le mensonge moderniste. Car, dit-il, le concile Vatican II, tout comme une certaine religion d'après guerre, a été avant tout un concile de mensonge. Et l'oeuvre de l'archevêque a été une résistance tenace à cet esprit faux.

Mgr Williamson a tenu a préciser que, même si l'on pouvait encore  trouver quelques restes de Foi Catholique, des belles cérémonies religieuses dans telle ou telle oeuvre de la tradition, il n'en restait pas moins que "la Fidélité catholique", avec ses divers centres répartis un peu partout, demeurait actuellement le bastion des âmes qui recherchent autre chose que les simples apparences de catholicisme. 

L'après midi fut l'occasion pour Mgr Faure de parler de l'oeuvre du séminaire. Puis à l'abbé Pivert de la nécessité d'une élite.

Mgr Williamson a clos le colloque par une magnifique  conférence dont nous publierons la vidéo sous peu.


Allocution de SE Mgr Faure sur le séminaire

Abbé Pivert : la formation d'une élite catholique

Conférence de SE Mgr Williamson (la vidéo sera publiée prochainement)