Bénie soit la Très Sainte et Indivisible Trinité, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.Grâce à l'argent reçu il y a quelques jours, j'ai pu acheter près de 200 sacs de ciment, environ cinq chargements de sable et trois tas de pierres, et nous avons commencé à couler le sol en dalles de la maison du prêtre. Comme vous pouvez le voir sur les photos, le projet avance petit à petit. Nous en sommes là aujourd'hui, samedi 30 mai 2026.Un grand merci pour votre aide, vos dons, vos contributions et vos prières. Ils sont le pilier de ce travail.Transmettez encore une fois mes sincères remerciements aux donateurs.
samedi 6 juin 2026
Point sur les travaux de construction d'un prieuré au Nigéria
vendredi 5 juin 2026
Même les saints ont eu leurs défaillances ! A notre tour d'être forts !
Pour une raison bien mystérieuse, le Bon Dieu permet aux saints ou aux saints personnages de tomber provisoirement dans des fautes assez graves. Pensons à la trahison de Saint Pierre, la signature de Sainte Jeanne d'Arc et, plus proche de nous, une signature bien troublante de Mgr Lefebvre le 5 mai 1988. Signature bien vite rétractée et regrettée.
Pourquoi s'agissait-il d'une faute de Monseigneur Lefebvre ?
Ce document était en effet en rupture avec toute sa ligne de conduite depuis le concile.
Si l'on cherche les éléments objectifs du protocole qui paraissent en tension avec sa ligne habituelle, on en trouve principalement quatre.
1. Acceptation du magistère de Vatican II
Le protocole signé affirme :
« Nous déclarons accepter la doctrine contenue dans le n° 25 de Lumen Gentium sur le Magistère ecclésiastique et l'adhésion qui lui est due ».
Or Mgr Lefebvre avait passé près de vingt ans à dénoncer certains enseignements de Vatican II, notamment sur :
- la liberté religieuse ;
- l'œcuménisme ;
- la collégialité épiscopale.
Dans sa célèbre Déclaration du 21 novembre 1974, il écrivait :
« Nous refusons et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante. »
Cette déclaration est devenue le texte de référence de la FSSPX.
Ce protocole ne se contente pas de dire que certains textes du concile sont acceptables ; il reconnaît explicitement le principe d'adhésion au magistère décrit par Vatican II.
2. Fin de la polémique publique contre Rome
Le protocole stipule :
« nous nous engageons à avoir une attitude positive d'étude et de communication avec le Siège apostolique, en évitant toute polémique ».
Ceci contraste fortement avec les sermons, conférences et ouvrages de Mgr Lefebvre durant les années 1970-1980, où les critiques contre les réformes postconciliaires étaient extrêmement directes.
Le protocole l'engageait à une démarche beaucoup plus diplomatique avec Rome.
3. Reconnaissance explicite de la validité de la nouvelle messe
Le protocole affirme :
« Nous déclarons reconnaître la validité du Sacrifice de la messe (...) selon les rites promulgués par les papes Paul VI et Jean-Paul II ».
Est-ce une rupture ?
Oui, car Mgr Lefebvre déclarait que le nouveau rite était dangereux pour la foi et portait une orientation protestantisante. Reconnaître la validité semblait cohérent avec beaucoup de ses déclarations mais donnait l'impression d'une approbation pratique du rite.
4. Réconciliation canonique avec Rome
Le protocole prévoyait :
- une reconnaissance officielle de la FSSPX ;
- un statut canonique stable ;
- une commission romaine ;
- la possibilité d'un évêque issu de la Fraternité.
Pourquoi cela paraît-il contradictoire ?
Depuis plusieurs années, Mgr Lefebvre affirmait que les autorités romaines étaient profondément marquées par les erreurs postconciliaires. Lui-même expliquera, dès le lendemain de la signature, qu'il avait perdu confiance dans les garanties proposées par Rome, surtout concernant la date de nomination d'un évêque. C'est l'une des raisons principales pour lesquelles il revint sur sa signature.
Si l'on cherche le point le plus délicat, ce n'est pas la nouvelle messe, mais plutôt l'article sur Lumen Gentium n°25 et l'acceptation du cadre magistériel de Vatican II.
Le raisonnement des critiques est : pendant vingt ans, Mgr Lefebvre a présenté certains enseignements conciliaires comme incompatibles avec la Tradition ; puis il signe un texte affirmant accepter la doctrine sur le magistère enseignée par Vatican II.
Conclusion
Si l'on compare le texte du protocole à la ligne publique de Mgr Lefebvre depuis 1974, les points qui peuvent être considérés comme des ruptures sont :
- l'acceptation de la doctrine de Lumen Gentium n° 25 ;
- l'engagement à éviter la polémique contre Rome ;
- l'intégration canonique sous l'autorité romaine ;
- dans une moindre mesure, la formulation sur la validité des rites réformés.
Le piège du protocole vient du fait qu'il contient simultanément des concessions à Rome et la reconnaissance explicite que certains enseignements de Vatican II paraissaient toujours « difficilement conciliables avec la Tradition ». C'est précisément cette ambiguïté qui explique pourquoi il a pu être signé le 5 mai puis rejeté par Mgr Lefebvre dès le lendemain.
Si Dieu a permis ce faux pas de Mgr Lefebvre dans le combat de la Foi contre les modernistes romains, n'est-ce pas pour nous apprendre à notre tour à ne pas tomber dans leurs pièges ?
Abbé Salenave
jeudi 4 juin 2026
Hollywood s’invite à Ecône
Voici l’annonce faite par le canal Telegram des Sacres 2026, d’un documentaire à venir et dont la bande annonce est déjà en ligne: https://www.youtube.com/watch?v=xx0TX7HGF1E
« Réalisée sur deux ans par deux jeunes étudiants, TRADITIO est l’un des projets cinématographiques les plus ambitieux jamais réalisés par la Fraternité. Composée de trois parties, cette série entend présenter l’apostolat des prêtres de la Fraternité à travers le monde ainsi que leur attachement à l’Église catholique et au successeur de saint Pierre.
Cette série sera également diffusée les 1er et 2 juillet 2026 sur les écrans de la prairie et accompagnera les temps d’attente précédant les célébrations. Une belle occasion pour les participants présents en avance de découvrir cette réalisation. »
Les commentaires ne se sont pas fait attendre et Médias-Presse-Infos commente ainsi la parution de ce documentaire, reprenant en grande partie les mots du canal cité ci-dessus :
« Dans le cadre de la véritable dynamique qui entoure l’annonce des sacres de quatre nouveaux évêques, la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X dévoile un documentaire intitulé TRADITIO – Pour l’amour de l’Église.Une pépite cinématographique en trois parties.Réalisée sur deux ans par deux jeunes étudiants de Suisse et d’Allemagne en collaboration avec la Maison générale de la FSSPX, cette production de plus de quatre heures est l’un des projets cinématographiques les plus ambitieux jamais réalisés par la Fraternité.Composée en trois parties, cette série entend présenter l’apostolat des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X à travers le monde ainsi que leur attachement à l’Église catholique et au Successeur de saint Pierre.Pour l’amour de l’Église est une série documentaire en trois parties, consacrée à la vie et à l’apostolat des prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X à travers le monde.La diffusion sur les réseaux sociaux est annoncée ainsi :
- Une œuvre de foi – 7 juin 2026
- Une œuvre d’espérance – 14 juin 2026
- Une œuvre de charité – 21 juin 2026
Cette série sera également diffusée les 1er et 2 juillet 2026 sur les écrans de la prairie et accompagnera les temps d’attente précédant les célébrations.La bande annonce permet de déjà savourer la qualité cinématographique de cette série de trois reportages et de mieux découvrir et apprécier l’apostolat mondial de la FSSPX et le ministère du prêtre catholique au service de l’Église.»
On relèvera, sans forcer le texte, l’enthousiasme de ce média sous la plume d’Alain Depauw, qui note les « pépites », « la bande annonce du magnifique documentaire de la FSSPX ».
Parce que « la mémoire est la faculté qui oublie », dit-on, nous continuons à décrire, après avoir déjà relevé dans un autre texte ( https://havresaintjoseph-tradition.fr/la-fraternite-saint-pie-x-hier-1988-et-aujourdhui-2026/ ), ce que nous avons connu lorsque Ecône était Ecône, du vivant de Mgr Marcel Lefebvre. Nous n’allons pas jouer aux « Anciens » : « J’y étais ».
Cependant, il est bon de comparer deux faits majeurs dans l’Histoire de la Fraternité, avec celui qui arrive : la consécration de la Fraternité au Cœur Immaculé de Marie, puis les sacres de 1988.
Le premier événement eut lieu le 8 décembre 1984, non loin d’Ecône, à Martigny. Mgr Lefebvre consacra la Fraternité à l’Immaculée, en présence d’un grand nombre de prêtres, séminaristes (nous étions alors nombreux à Ecône ; de plus, le Séminaire d’Allemagne vint au complet, Flavigny n’était pas encore séminaire – 1986), de fidèles venus de plusieurs pays. La nuit qui précéda cette consécration et la Messe pontificale fut une nuit de prière et d’adoration continuelle. Pas de film pour « tuer le temps », comme cela va se passer sur la prairie d’Ecône début juillet. En effet les personnes étant passées par le portique électronique devront être présentes dès 6 h du matin pour la cérémonie qui commencera trois heures plus tard.
Il en fut de même pour les sacres du 30 juin 1988. La prière était au rendez-vous pour cette « opération – survie ».
A présent, on utilise le mot de « série », pour cette trilogie « Une œuvre de foi – 7 juin 2026 • Une œuvre d’espérance – 14 juin 2026 • Une œuvre de charité – 21 juin 2026 ». On passe au monde du cinéma. Nous avons déjà mis le doigt dessus : https://havresaintjoseph-tradition.fr/quatre-jours-dexception/ .
Avec ces sacres à venir, l’abbé Pagliarani aura réussi ce que Mgr Williamson annonçait, en le dénonçant, dès 2018, deux mois après son élection au faîte de la Fraternité Saint-Pie X :
« S’il pense qu’il n’y a rien de plus pressé que d’unir les libéraux et les antilibéraux au sein de la Fraternité en ayant recours à des compromis politiques et des calculs humains, jamais il n’enrayera l’actuelle dégringolade de la Fraternité. Notre foi est notre victoire sur le monde, dit saint Jean (1 Jn 5, 4), et non notre politique. » (Commentaires Eleison, Tome 3, n° 582, p. 169)
Voici un autre aspect sur le même sujet.
Cette présentation des sacres, tous les écrits de l’abbé Pagliarani dans sa communication depuis février 2026, et celle de prêtres passant sur les plateaux
( https://www.youtube.com/watch?v=iW5jYixOZ7s ) donnent à réfléchir sur l’orientation des clercs de la Fraternité.
Nous avons mis en relief ( https://havresaintjoseph-tradition.fr/la-fraternite-saint-pie-x-hier-1988-et-aujourdhui-2026/ ) la différence de vue de la FSSPX dans le cours des années et surtout son glissement : hier on priait pour la conversion de Rome, aujourd’hui (cf. l’interview de l’abbé Gabard sur RCF Anjou, lien ci-dessus) ils cherchent désespérément un Mandat papal pour les sacres. Rien n’est dit sur la conversion du pape, les arguments sur l’état de nécessité manquent par ailleurs d’assise et demeurent dans le flou.
Concluons brièvement.
Ce n’est pas de l’esprit hollywoodien que les fidèles ont besoin ; c’est de celui de la prière et du sacrifice, et non des images et de « projets cinématographiques les plus ambitieux jamais réalisés par la Fraternité ». L’état de l’Église est pitoyable. On ne convertira ni Rome ni les fidèles gavés d’images par encore plus d’images et de musique (sauf par le grégorien et la polyphonie sacrée).
Prions le Rosaire, car nous sommes, disait sœur Lucie de Fatima, dans une « désorientation diabolique ».
– qui avaient tenu bon à travers les errements de la Fraternité Saint-Pie X,
– qui voyaient clair jusqu’ici
commencent à vaciller.
Le Titanic sombre…
Le Titanic sombre…
En la Fête du Très Saint Sacrement, 4 juin 2026
Abbé Dominique Rousseau
lundi 1 juin 2026
Pas de QR code pour assister au Saint Sacrifice de la Messe !
De nombreux fidèles ont été particulièrement surpris d'apprendre qu'il était désormais obligatoire d'avoir un QR code pour assister à certaines cérémonies catholiques (Jubilé romain de 2025 - sacres dans la SSPX du 1er juillet 2026). Certains prêtres n'y voient aucun problème de Foi et de morale. Est-ce le cas ? Est-il exagéré de refuser ce QR code qui a tout de même bien des avantages pratiques.
A cela nous répondons que dans l'esprit de la tradition catholique, le rejet du QR code et des outils de contrôle électronique ne relève pas d'une simple technophobie, mais d'une analyse théologique, anthropologique et eschatologique profonde.
Voici les principaux arguments qui expliquent pourquoi ces outils sont théologiquement problématiques et doivent être prohibés :
- Nul n'est désormais censé ignorer le projet de Lucifer d'aboutir à la "Marque de la Bête" tel que le livre de l'Apocalypse nous l'explique (chapitre 13, versets 16-17) :
« Elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. »
Ainsi lorsqu'un outil technologique devient obligatoire pour participer à la vie en société (acheter, vendre, se déplacer, accéder au culte) et qui lie l'existence physique à un code d'identification, il devient une préfiguration — ou une mise en place technique — de cette "marque". Le fait de devoir être "marqué" (numériquement) ou "masqué" ou "vacciné" pour vivre fait évidemment partie du processus démoniaque de soumission à un pouvoir totalitaire antichristique.
- L'atteinte à la dignité humaine et à la Création divine
La bonne philosophie et la révélation nous enseignent que l'homme est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu (Imago Dei). Il possède une liberté intrinsèque et une dignité qui ne peuvent être conditionnées par un algorithme.
La réification de l'homme : réduire un être humain, temple du Saint-Esprit, à un identifiant numérique (un QR code) est une dégradation de l'homme. Il devient un produit traçable, une simple variable dans un système informatique.
Le libre arbitre étouffé : le contrôle électronique permanent supprime la liberté morale en contraignant les corps et les esprits par la surveillance, ce qui s'oppose à la liberté chrétienne.
- La substitution de la Providence par le contrôle total
La doctrine sociale et spirituelle de l'Église a toujours enseigné la confiance en la Divine Providence. Inversement, le propre de la mentalité technocratique moderne est de vouloir tout anticiper, tout surveiller et tout contrôler par la machine.
Cette quête d'une sécurité et d'un contrôle absolus à travers des outils électroniques est une forme d'idolâtrie technologique, où l'État ou la machine remplacent Dieu comme gardien et juge des actions humaines.
- L'exclusion et la rupture de la charité chrétienne !!
L'Évangile nous commande d'accueillir notre prochain, en particulier le pauvre, le marginal ou le malade.
Les outils de contrôle électronique (comme les pass sanitaires, les masques, les QR code ou les systèmes de crédit social) introduisent une ségrégation artificielle entre les "conformes" et les "non-conformes". Pour l'Église, interdire l'accès à un lieu de culte ou à la subsistance de base à cause d'un code numérique est une violation directe de la charité chrétienne et de la mission universelle de l'Église (qui doit appeler tous les hommes, sans condition technique). La petite grand mère qui n'a pas de téléphone portable ou internet sera privée de cérémonie !
En résumé : Dans l'esprit catholique, le QR code et le contrôle électronique ne sont pas de simples outils pratiques. Ils sont le symbole d'une société athée, matérialiste et technocratique qui cherche à inverser l'ordre divin en conditionnant la liberté humaine — don de Dieu — à une validation numérique permanente.
Auriez-vous imaginé un instant, à l'époque du Christ l'obligation d'un QR code pour s'approcher du Sauveur !!
Tout cela sent les prémisses de l'enfer. Fuyons ces procédés indignes de catholiques fidèles à la Tradition.
Abbé Matthieu Salenave
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