lundi 16 février 2026
La stratégie de la main tendue ou du petit chaperon rouge
lundi 17 juin 2024
Le pasteur est frappé et les brebis sont dispersées... Que faire ?
samedi 16 mars 2024
Lettre ouverte à un Pape confus
La lettre suivante, rédigée par l'abbé Chazal, est extraite du Miles Christi 26 (janvier 2024)
7 janvier 2024
Cher Pape François,
Ces derniers temps, plusieurs
prêtres, dont l'un de vos archevêques, ont rejoint la Résistance grâce à votre
radicalisme, et je voudrais vous encourager à persévérer dans votre effort pour
restaurer la Tradition catholique, même
si cela va à l'encontre de vos désirs déclarés.
En effet, il ne se passe plus une
semaine sans que vous n'évoquiez notre adhésion bornée, fixiste, rigide, sans
vie (etc…) à la foi catholique immuable.
Votre volonté de mettre fin aux nombreuses messes en latin que vos
prédécesseurs ont ouvertes dans le monde entier pour diviser le mouvement
traditionnel... nous unit maintenant !!
N'ayant pas d'autre choix pour se faire ou ordonner ou convalider, de
nombreux prêtre ont maintenant vu la lumière du jour sur la perversité de
Vatican II et de ses réformes.
Votre animus delendi (volonté de détruire) est vraiment un cadeau. Sans
lui, Mgr Viganò n'aurait pas pu voir une intention délibérée de détruire
l'Église catholique. Votre horrible
haine envers tous les dogmes catholiques, confirmée par votre soutien à la
sodomie et votre dissimulation de la pédophilie, a convaincu de nombreuses
personnes que trop c'est trop, et qu'aucune collaboration avec l'Église
conciliaire n'est plus possible.
Parce que vous assimilez l'acte
de croire à l'acte de choisir (haeres
en grec), pour vous la Foi est une hérésie et l'hérésie est la Foi. Cela a
conduit beaucoup à déclarer que vous êtes un hérétique manifeste dont
l'enseignement ne peut en aucun cas être suivi et qui occupe le Trône de Pierre
avec "un trône d'impiété abominable". Même nos amis protestants vous
traitent d'hérétique et vous contribuez à montrer qu'il y a une crise dans
l'Église. Vous faites la démonstration des avertissements du pape saint Pie X,
selon lesquels l'erreur se répandrait par le haut, et les vêtements de brebis
que portaient vos prédécesseurs sont à peine perceptibles chez vous.
Je ne vous remercierai jamais
assez pour votre sincérité dans l'hérésie, car une grande étiquette
"poison" est apposée sur la bouteille de votre doctrine d’arsenic.
Pendant des années, nous avons
essayé de persuader les gens que la révolution de l'Église dans Vatican II,
comme toute révolution, favorise toujours les radicaux comme vous. Après Paul
VI, deux "papes conservateurs" ont été mis en place et ont créé
l'illusion de "l'herméneutique de la continuité" ou que la Tradition
catholique pouvait rencontrer à mi-chemin le libéralisme moderne et la
démocratie. Cela a permis de contenir le mouvement lancé par Mgr Lefebvre
pendant un certain temps, et de nombreux bons catholiques ont été trompés.
Pourtant, votre parti radical
voulait plus de révolution, voulait suivre la doxa de la judéo-maçonnerie et
des gouvernements anti-catholiques sur la voie de la destruction de la
religion, des familles et des nations, parce que "la révolution, comme une
bicyclette, tombe si elle s'arrête" (Fidel Castro) ou ne s'arrête qu'en
enfer.
C’est pourquoi, je dois vous
remercier d'avoir mis fin à cette situation dangereuse, qui trompait de
nombreux élus.
Peut-être avez-vous le sentiment
que votre temps est compté et que vous préféreriez que notre Sainte Mère
l'Église soit traînée dans la boue, mais alors que la majeure partie de
l'Occident aime la boue et réclame la
fin de l'Église, d'autres parties adhèrent encore à la loi naturelle, et
quelques-uns d'entre nous, isolés dans le monde occidental, n'acceptent pas la
fin de l'Église catholique.
Grâce à vous, une compréhension
plus claire de la fausseté de Vatican II est en train d'émerger, mais aussi la
compréhension que nous ne pouvons pas collaborer avec vous et vos collègues
destructeurs de l'Église, des nations et de l'institution de la famille.
Ecrit le jour de la fête de la
Sainte Famille.
Bien respectueusement en Jésus et Marie,
jeudi 28 décembre 2023
À propos de la déclaration Fiducia Supplicans, par Dom Thomas d'Aquin
mardi 2 août 2022
Mgr Viganò à propos de la visite papale au Canada
Rends compte de ton intendance, car maintenant tu ne peux plus être intendant. (Lc 16, 2)
"Ma femme, quand on lui
demande qui l'a convertie au catholicisme, répond toujours : "le
diable"". - G.K. Chesterton
Ce n'est pas un hasard si Satan
est appelé un διάβολος, avec le double sens de menteur et
d'accusateur. Satan ment parce qu'il déteste la Vérité, c'est-à-dire Dieu dans
son Essence. Il ment parce que s'il disait la vérité, il révélerait ses propres
tromperies. Il ment parce que ce n'est qu'en mentant qu'il peut aussi être
l'accusateur de nos frères, "celui qui jour et nuit les accuse devant
notre Dieu" (Ap 12,10). Et de même que la Très Sainte Vierge,
tabernacle du Verbe incarné, est advocata nostra, de même Satan est
notre accusateur et celui qui inspire un faux témoignage contre le juste.
La Révolution - qui est le renversement du kosmos divin pour
instaurer le chaos infernal - n'ayant pas d'arguments pour discréditer l'Église
du Christ et la société chrétienne qu'elle a inspirée et guidée au cours des
siècles, a recours à la calomnie et à la manipulation de la réalité. La Cancel
Culture n'est rien d'autre que la tentative de faire le procès de
la Civitas Dei pour la condamner sans preuve, en imposant
la civitas diaboli comme contrepartie de la prétendue liberté,
égalité et fraternité. Pour ce faire, comme cela est évident, elle empêche les
masses de connaître la vérité, car sa tromperie est basée sur l'ignorance et la
mauvaise foi.
Cette prémisse est nécessaire
pour comprendre la gravité du comportement de celui qui usurpe le pouvoir de
vicaire découlant de l'autorité suprême de l'Église pour la calomnier et
l'accuser devant le monde, dans une parodie grotesque du procès du Christ
devant le Sanhédrin et Pilate. À cette occasion également, l'autorité civile
écouta les fausses accusations portées contre Notre-Seigneur et, bien que
reconnaissant son innocence, le fit flageller et couronner d'épines pour plaire
au peuple excité par les grands prêtres et les scribes, puis l'envoya à la mort
en le crucifiant avec le plus humiliant des supplices. Les membres du Sanhédrin
ont ainsi abusé de leur autorité spirituelle, comme le préfet de Judée a abusé
de son autorité civile.
La même farce s'est répétée au
cours de l'histoire des milliers et des milliers de fois, car derrière chaque
mensonge, derrière chaque accusation infondée contre le Christ et contre son
Corps mystique qu'est l'Église, se cache le diable, le menteur, l'accusateur.
Et il est évident, au-delà de tout doute raisonnable, que cette action satanique
inspire les événements rapportés dans la presse ces derniers jours, depuis le
perfide mea culpa de Bergoglio pour les prétendus péchés de
l'Église catholique commis au Canada contre les peuples indigènes, jusqu'à sa
participation à des rites païens et à des cérémonies infernales d'évocation des
morts.
En ce qui concerne les
"fautes" des missionnaires jésuites, je pense que Corrispondenza
Romana (ICI) a répondu de manière exhaustive, en énumérant la
brutalité dont les Martyrs du Canada ont été victimes de la part des Indiens
Iroquois. Il en va de même pour les prétendues accusations relatives aux
pensionnats indiens que l'État avait confiés à l'Église catholique et aux
anglicans afin de civiliser les indigènes et de favoriser l'assimilation de la
culture chrétienne du pays. On découvre ainsi que "les Oblats [de Marie
Immaculée] ont été les seuls défenseurs de la langue et du mode de vie traditionnels
des Indiens du Canada, contrairement au gouvernement et à l'Église anglicane,
qui insistaient sur une intégration qui déracinait les autochtones de leurs
origines". Nous apprenons également que le prétendu "génocide
culturel" des autochtones dont la Commission de vérité et réconciliation a
eu à connaître en 2008 s'est ensuite transformé, sans aucun fondement de vérité
ou de probabilité, en "génocide physique", grâce à une campagne
médiatique absolument fausse qui a été soutenue par le Premier ministre Justin
Trudeau, un élève de Klaus Schwab et un partisan notoire du mondialisme et de
l'Agenda de Davos...
Mais si la vérité a également été
officiellement reconnue par des experts et des historiens non partisans, le
culte du mensonge a néanmoins poursuivi son inexorable processus, culminant
avec les excuses officielles du chef de l'Église, exigées par Trudeau et
immédiatement faites siennes par Bergoglio, qui ne pouvait attendre d'humilier
une fois de plus l'institution qu'il représente indignement. Dans leur
empressement à se plier au récit officiel et à faire plaisir à leurs maîtres,
Trudeau et Bergoglio considèrent comme un détail négligeable l'inexistence
totale de preuves concernant les fosses communes fantômes dans lesquelles des
centaines d'enfants auraient été secrètement enterrés. Cela devrait suffire à
démontrer leur mauvaise foi et la prétention de leurs accusations et mea
culpa ; aussi parce que le régime de la presse exige la tête des
ennemis du peuple avec des procès sommaires, mais se garde bien de réhabiliter
les innocents faussement accusés.
Le but de cette sale opération
médiatique n'est que trop évident : discréditer le passé de l'Église catholique
comme étant coupable des pires atrocités, afin de légitimer sa persécution
actuelle, tant par l'État que par la Hiérarchie elle-même. Parce que cette
Église, l'Église catholique "intolérante", "rigide", qui a
prêché l'Évangile à tous les peuples et qui a laissé ses missionnaires être
martyrisés par des tribus plongées dans la barbarie du paganisme, ne doit plus
exister, ne doit pas faire de "prosélytisme" - "un non-sens
solennel", "un péché très grave contre l'œcuménisme" - et ne
doit pas prétendre avoir une Vérité à enseigner aux nations pour le salut des
âmes. Et Bergoglio veut nous faire savoir qu'il n'a rien à voir avec cette
Église, tout comme il déteste la doctrine, la morale et la liturgie de cette
Église, au point de persécuter impitoyablement les nombreux fidèles qui ne se
sont pas encore résignés à le suivre vers l'abîme de l'apostasie et qui
voudraient honorer Dieu avec la messe apostolique.
Non pas que l'on ait jamais pensé
que Jorge Mario puisse être catholique de quelque manière que ce soit : chaque
expression, chaque geste, chaque mouvement qu'il fait trahit une telle
impatience pour ce qui rappelle de près ou de loin Notre Seigneur que ses
attestations d'irréligiosité et d'impiété sacrilège sont désormais superflues.
Le voir assister impassiblement aux rites sataniques d'évocation des morts
effectués par un chaman aggrave incroyablement le scandale d'avoir rendu un
culte idolâtre à la Pachamama infernale dans la basilique vaticane, la
profanant ainsi juste au-dessus de la sépulture du Prince des Apôtres.
Demander pardon pour les
inexistants "péchés des missionnaires" est un acte méprisable et
sacrilège de soumission au Nouvel Ordre Mondial qui trouve une correspondance
parfaite dans les silences complices et les protections scandaleuses dont
Bergoglio est responsable envers les véritables victimes d'abus de ses
protégés. Nous pouvons l'entendre demander pardon en Chine, en Afrique et parmi
les icebergs de l'Antarctique, mais nous ne l'entendrons jamais prononcer
un mea culpa pour les abus et les crimes commis en Argentine,
pour les horreurs de la mafia lavande
de McCarrick et de ses complices, et de ceux qu'il a promus comme ses
collaborateurs. Nous ne l'entendrons jamais présenter des excuses crédibles
pour s'être prêté au rôle de caution de la campagne de vaccination, un vaccin
dont nous savons aujourd'hui qu'il est à l'origine d'un nombre terrifiant de
morts subites et d'effets indésirables. Il ne se frappera jamais la poitrine
pour ces péchés ; il en est même fier et sait qu'un geste de repentance
sincère ne serait pas apprécié par ses principaux partisans, qui ne sont pas
moins coupables que lui.
Nous voici donc devant le
menteur, l'accusateur. Nous voici devant le persécuteur impitoyable du bon
clergé et des fidèles d'hier et d'aujourd'hui, l'allié zélé des ennemis du
Christ et de l'Église. L'adversaire acharné de la messe catholique, participant
œcuménique aux rites sataniques et aux cérémonies païennes. Un homme divisé
dans son âme par son double rôle de chef de la secte qui occupe le Vatican et
d'inquisiteur de l'Église catholique. À ses côtés, dans ce spectacle sordide, son
enfant de chœur Trudeau, qui propage la doctrine du genre et l'idéologie LGBTQ
au nom de l'inclusion et de la liberté, mais qui n'a pas hésité un instant à
réprimer dans le sang les révoltes justes et légitimes du peuple canadien,
privé de ses droits fondamentaux sous l'excuse de l'urgence pandémique.
Ils forment un beau couple, sans aucun doute ! Tous deux ont été parrainés dans
leur carrière par l'élite mondialiste anti-chrétienne. Tous deux ont été placés
à la tête d'une institution avec pour mission de la démolir et de disperser ses
membres. Tous deux sont des traîtres à leur rôle, à la justice et à la vérité.
Ces procès sommaires peuvent,
peut-être, être appréciés par des contemporains de mauvaise foi ou dans
l'ignorance, mais ils ne résistent pas au jugement de l'histoire, et encore
moins au jugement sans appel de Dieu.
Le jour viendra où il sera appelé à rendre compte de son
administration : "Redde rationem villicationis tuæ : jam enim non
poteris villicare - Rends compte de ton intendance, car maintenant tu
ne peux plus être intendant" (Lc 16, 2), dit le maître de la parabole de
l'Évangile d'hier. Jusqu'à ce moment, en tant que membres baptisés et vivants
du Corps mystique, prions et faisons pénitence, afin d'éloigner de nous les
châtiments que ces scandales font peser sur l'Église et sur le monde. Invoquons
l'intercession des martyrs du Canada, qui ont été outragés par l'accusateur
assis sur le trône de Pierre, afin qu'ils obtiennent du trône de Dieu la
libération de l'Église du fléau actuel.
1er août 2022
S. Petri ad Vincula
Ss. Martyrum Machabæorum
mardi 12 juillet 2022
Benoît a semé François
mercredi 7 octobre 2020
Mgr Viganò commente la dernière encyclique à saveur maçonnique du Pape François
mercredi 1 mai 2019
Lettre ouverte aux évêques de l’Eglise catholique
Exclusif : des universitaires et des théologiens catholiques accusent le pape François d'hérésie (traduction française intégrale)
Posted: 30 Apr 2019 01:31 PM PDT
mardi 5 décembre 2017
Le pape François et le fameux "rapport Kolvenbach"
Le 24 janvier 2016, le site <Rorate Caeli> posait la question: "UN JOB POUR UN VRAI JOURNALISTE: QUI PEUT TROUVER LE 'RAPPORT KOLVENBACH' SUR LE PÈRE BERGOGLIO? ( benoit-et-moi.fr/2016).
mardi 13 juin 2017
Quelles sont les cibles du pape François ?
L'analyse suivante n'est pas dépourvue d'intérêt même si elle a ses limites (L'auteur ne voit pas que le pape Benoît XVI est tout autant moderniste que François même si son modernisme est plus teinté de conservatisme). Mais il n'est pas mauvais de relever jusqu'où l'orgueil moderniste peut conduire le clergé catholique, pape compris. Homélies du matin, fragments de jésuitisme moderniste https://cronicasdepapafrancisco.wordpress.com/2017/05/31/omelie-del-mattino-schegge-del-gesuitismo-modernista/ 31 mai 2017.
Qui sont les «cibles» du pape François dans ses homélies matinales à Sainte Marthe?
Tout cela, à dire vrai, n'est plus une nouveauté. Ce qui est nouveau, c'est la méthode du Pape qui a transformé la messe du matin, qui devrait être célébrée dans l'intimité avec le Christ pour commencer au mieux la journée, en une scène d'où il lance - quotidiennement - un anathème contre des personnes non identifiées. Au point que le tabernacle est mis «de côté» et au centre, il n'y a plus l'Eucharistie, mais la parole du Pape, ce Pape qui par ailleurs aime beaucoup s'auto-citer et réinterpréter les Écritures selon l'anathème qu'il va lancer et à qui il va le lancer.
Une bonne façon de lire ces homélies matinales, sans se laisser conditionner par les pires frustrations, étant de se poser à soi-même les questions épineuses que le Pape propose en guise de réflexion sur les Lectures du jour, pour un bon examen de conscience, on peut dire aussi que la chaire de Sainte Marthe, est devenue la «tribune» d'où le pape François aime se dresser tous les matins pour lancer foudre et éclairs contre ceux qui ne pensent pas comme lui!
Dit en un mot: est-il vraiment crédible que le pape François s'en soit pris à Benoît XVI dans son homélie du 30 mai [Le vrai pasteur sait prendre congé]? Quelqu'un a suggéré que Bergoglio n'avait pas digéré la magnifique préface de Benoît XVI au livre du Cardinal Sarah en défense de l'Eucharistie et de la saine Liturgie, et la préface en défense de Sarah isolé par le pape François, et il aurait réagi en se déchaînant avec ces mots très durs dans l'homélie d'hier matin. C'est possible, Bergoglio a une personnalité directe et spontanée, ce n'est pas un diplomate, il dit ce qu'il pense, même s'il se trompe, il se soucie davantage d'être lui-même que de protéger sa charge des embarras qu'il crée souvent lui-même. Quoi qu'il en soit, nous vous conseillons de lire et méditer l'article d'Aldo Maria Valli, sur le sujet [cf. Les miséricordieux perdent leurs nerfs].
Toutefois, nous lisons dans cette homélie quelque chose d'encore plus grave qui se profile peut-être à l'horizon. Nous allons essayer de vous le faire partager.
Nous suivons TOUS les jours le magistère actuel, lisons toutes les source officielles, car il est fondamental de ne pas s'arrêter aux journaux et à leurs gros titres ou affirmations, et c'est aussi une richesse énorme pour nous de nous tenir au courant et de méditer sur les documents papaux et tout ce qui les concerne ...
A présent, parcourez attentivement le magistère du pape François, celui officiel, justement, de ces quatre années et vous constaterez que dans TOUS les textes il ne cite que lui-même et ses propres textes. Quand il cite Paul VI ou Jean-Paul II, ou Benoit XVI, il le fait NON PAS comme citation d'un texte pour confirmer l'enseignement de toujours, mais en extrapolant quelques phrases dans les textes de ces papes, qu'il utilise pour CONFIRMER ce qu'il dit et qu'il arrive à déformer. Un exemple frappant est le cas des deux citations d'Amoris Laetitia de Jean-Paul II et de saint Thomas d'Aquin, mais complètement RETOURNÉES, au point que sur La Bussola, le Dominicain Riccardo Barile a dû intervenir pour corriger son confrère Schönborn, puisque cette citation - incorrecte - dans le texte du pape ÉTAIT DE LUI, comme lui-même l'a affirmé .... et ce n'est pas par hasard que sont nées les fameuses «dubia» (*)].
Bref, le pape François ne cite plus, ne cite jamais, les Pères de l'Église, le Catéchisme ou le magistère pétrinien, mais ce faisant, il en crée un tout nouveau en rupture avec l'enseignement bimillénaire de l'Église.
C'est dans ce scénario qu'il faut situer les homélies matinales, parce qu'elles sont la seule opportunité qu'a Bergoglio de pouvoir rencontrer les gens - choisis et soigneusement sélectionnés par lui - et de leur parler de «ses» projets, de «sa» vision de l'église futuriste. Puisqu'il ne peut pas dire ouvertement et explicitement que son projet est celui de Karl Rahner, adopté par le jésuitisme moderniste des années 60-70, dont Pedro Arrupe est devenu le porteur, et dans lequel Bergoglio lui-même a été formé, il est évident qu'il doit dissimuler ce projet.
Et quel meilleur expédient qu'une «innocente» homélie matinale, en présence de prêtres, d'évêques et de cardinaux pour transmettre SA RÉVOLUTION?
De quelle «révolution» parlons-nous? La révolution du jésuitisme moderniste! Et qu'on ne nous accuse pas d'obsessions ou de complotisme, lisez les faits avant de refuser une confrontation honnête! La révolution jésuitiste est la suivante: leur projet est de catholiciser tout ce qu'il est impossible (pour eux) de convertir, et de fait, le mot 'conversion' a été supprimé; les âmes ne doivent plus être converties MAIS ACCOMPAGNÉES ... Voici quelques exemples que vous trouverez à travers les faits.
Déjà au siècle dernier, les jésuites modernistes réalisèrent qu'ils n'avaient plus d'espoir de convertir les protestants, et ils commencèrent à étudier autour d'une table, à travers la «nouvelle Théologie» (en français dans le texte) comment catholiciser la doctrine protestante; la même chose était arrivée pour le marxisme et la doctrine communiste transformée en Théologie de la Libération, puis en Théologie du Peuple, auxquelles Bergoglio est sensible et dont il est porte-parole. Avec l'avènement de l'oecumania alimenté par l'"esprit" du Concile Vatican II, les nouveaux pasteurs modernistes, n'étant plus en mesure de se vouer au martyre pour que les Âmes se convertissent, avec l'aide des établissements jésuites, ont commencé à catholiciser toutes les religions, en les plaçant sur le même plan que la Foi unique de l’Église catholique. Si vous n'êtes pas d'accord, il suffit de lire la dénonciation de Ratzinger quand il a découvert que le mot ÂME avait disparu du nouveau Missel (cf. ooperatores-veritatis.org).
Complotisme? Nullement, mais plutôt réalisme d'un projet créé autour d'une table et dont le principal relais est aujourd'hui le Pape. A partir de cette réalité, on peut comprendre les nombreuses interventions de Bergoglio contre les catholiques décidés à rester fidèles non pas à l'église d'«un pape», ou de «mon pape», mais à toute l'Église bimillénaire officielle et à tous ses enseignements. Les homélies du matin servent au pape François à procéder à une sorte de «lavage de cerveau», à une rééducation À SA RÉVOLUTION, pour l'émergence d'une église faite «à son image et ressemblance» de pensée.
Et de qui se sert-il? De personnages discutables comme Paglia, Galantino, Schönborn, Kasper, Maradiaga, pour n'en citer que quelques-uns; et puis il en insère d'autres, de la nouvelle garde, à travers ses nominations; et quelle meilleure occasion que l'homélie matinale pour indiquer ses directives et sa volonté? Pour ceux qui n'acceptent pas ces directives, Bergoglio réagit de trois façons - preuve à l'appui: la première est l'isolement de ceux qui ne pensent pas comme lui, s'il ne peut pas les déplacer; la deuxième consiste à les laisser aux mains de ses disciples sans intervenir; la troisième est le déplacement s'il s'agit d'un évêque ou d'un cardinal.
* * *
Et ici nous arrivons à la fameuse homélie du 30 mai: à qui était-elle adressée?
Pour ne citer que quelques noms concrets, Bergoglio en a après Caffara, après Negri, et il craint que les évêques et les cardinaux qui doivent prendre leur retraite à 75 ans, puissent se coaliser pour donner lieu à une forte résistance contre certaines de ses prises de position de nature à modifier la doctrine catholique, parce que c'est le scénario le plus authentique de la future l'Église.
L'homélie avait déjà été anticipée à plusieurs reprises par le pape François contre les évêques «rigides, nostalgiques de la sobriété, de la rigueur doctrinale...», mais il ne donne JAMAIS de noms, laissant chacun non seulement penser à lui-même pour comprendre où il en est, mais parfois juste pour lancer la discussion! Il a dit en plusieurs occasions, qu'il aime la discussion et c'est l'une des raisons pour lesquelles il n'expliquera jamais ses interventions, permettant à chacun de les comprendre comme il le souhaite. Il veut que les gens l'aiment pour ses gestes (quand dans une interview on lui a demandé comment il voulait qu'on se souvienne de lui, il a répondu: «il me suffit que les gens disent de moi que je suis bon/un brave homme ...») et qu'il paraisse ouvert à tous, ouvert aux défis, ouvert à la discussion, sauf qu'ensuite, il ne répond pas quand il devrait clarifier sa pensées imprudente et perturbante.
Toute personne qui ne pense pas comme lui est un adversaire, elle devient ipso facto «contre» l’Église, prenant à la lettre une citation de Benoît XVI mais extrapolée de son contexte et manipulée selon d'autres critères: "on est dans l’Église non par prosélytisme, mais par ATTRACTION".
Bergoglio veut attirer vers lui les personnes, ces 80 et même 90% des catholiques - et non-catholiques - qui tout en ayant une âme sensible, ne connaissent rien de l’Église et du magistère officiel. On peut donc être en désaccord avec le catéchisme, avec les dogmes et la doctrine, mais malheur à ceux qui disent ne pas être d'accord avec le pape François quand, en fait, il renverse les doctrines ...
Depuis quatre ans, il crée un «nouveau» magistère, liquide, sans fondement, sans patristique, sans catéchisme, sans doctrine, parce que telle doit être la «nouvelle église» voulue par le modernisme, une église fondée sur les émotions et les sensations, sur l'accompagnement, indépendamment du péché dans lequel on se trouve, ou dans Dieu sait quelle foi, sans nécessité de se convertir, mais plutôt pour cohabiter tous ensemble dans une grande orgie de sentiments.
Pourquoi parlons-nous de modernisme? Parce que, à lire attentivement et honnêtement l'homélie du pape François, elle semble un avertissement légitime à ces évêques qui feraient des COMPROMIS avec le monde, et on peut partager en toute quiétude son triple rappel (méthode jésuitique):
1. Des pasteurs sans compromis;
2. Des pasteurs qui ne s'approprient pas le troupeau;
3. Des pasteurs qui ne se considèrent pas comme le centre de l'histoire, prêts à partir.
Mais est-ce vraiment ainsi? A quoi se réfère le pape quand il tape sur les pasteurs prêts à défendre le catéchisme et la saine doctrine de toute tentative de renversement? Qui sont ces pasteurs qui feraient des compromis (sinon les bergogliens, aujourd'hui au pouvoir, en utilisant ses propres mots), et quels sont ces compromis dont il ne parle jamais? Et quand il parle des évêques qui doivent «apprendre à prendre congé», de qui et de quoi? Peut-être que le pape ne sait pas qu'un évêque l'est jusqu'à la mort, à moins qu'il ne devienne hérétique, et qu'il n'y a pas de retraite dans la Vigne du Seigneur? Alors, à qui fait-il allusion?
Vous vous rappelez le jésuite James Martin? Celui qui a dit que certains saints étaient gay? Eh bien, c'est le nouveau consultant de la communication du Vatican, nommé directement par Bergoglio et soutien connu des associations LGBT ... Qui sait pourquoi je pense au jésuite Richard McSorley, mieux connu comme «prêtre marxiste» - cf. cooperatores-veritatis.org - qui a inventé le «Jésus anti-institutionnel», celui avec les cheveux longs, avec le pouce levé, le beau parleur «hippie» avec sa philosophie du «laisse-toi aller, quel mal y a-t-il!». Son nouvel évangile de l'ammmour, de la libération, de la liberté, de la prospérité, le Jésus «pote» et compagnon, le Jésus rock and roll, le Jésus existentiel qui sort de l'église et des tabernacles pour plonger parmi les gens dans des comédies musicales ... l'histoire se répète, et s'enfonce (/sombre).
* * *
Concluons avec ces paroles prophétiques de Saint Pie X dénonçant la ruse des modernistes, que nous vous laissons méditer:
Ennemis de l’Église, certes ils le sont, et à dire qu'elle n'en a pas de pires on ne s'écarte pas du vrai. Ce n'est pas du dehors, en effet, on l'a déjà noté, c'est du dedans qu'ils trament sa ruine; le danger est aujourd'hui presque aux entrailles mêmes et aux veines de l’Église; leurs coups sont d'autant plus sûrs qu'ils savent mieux où la frapper. Ajoutez que ce n'est point aux rameaux ou aux rejetons qu'ils ont mis la cognée, mais à la racine même, c'est-à-dire à la foi et à ses fibres les plus profondes. Puis, cette racine d'immortelle vie une fois tranchée, ils se donnent la tâche de faire circuler le virus par tout l'arbre: nulle partie de la foi catholique qui reste à l'abri de leur main, nulle qu'ils ne fassent tout pour corrompre. Et tandis qu'ils poursuivent par mille chemins leur dessein néfaste, rien de si insidieux, de si perfide que leur tactique: amalgamant en eux le rationaliste et le catholique, ils le font avec un tel raffinement d'habileté qu'ils abusent facilement les esprits mal avertis. D'ailleurs, consommés en témérité, il n'est sorte de conséquences qui les fasse reculer, ou plutôt qu'ils ne soutiennent hautement et opiniâtrement.»
(Pascendi dominici gregis, 8 septembre 1907).
jeudi 16 mars 2017
Le silence décidé des quatre cardinaux. Qu'en penser ?
Les 4 cardinaux Brandmüller, Burke, Caffara et Meisner, qui avaient publié les dubia au Pape pour clarifier le document "Amoris Laetitia", ont finalement décidé ne plus faire une correction publique comme ils l'avaient annoncé.Ils se sont réunis il y a environ trois semaines, à Rome, et ont opté pour ce choix. Il semble que la raison est le fait qu'ils ne se sentent pas soutenus par d'autres cardinaux, au niveau officiel. Ils ont donc décidé de jeter l'éponge.
Cette attitude de mutisme des princes de l’Église est en soi contradictoire avec leur mission cardinalice.
Cet état d'extrême nécessité justifie amplement la décision de Mgr Williamson de sacrer un évêque de plus, et ce, pour faire mieux entendre la Foi qui sauve, aux oreilles des bons et des mauvais.
vendredi 17 février 2017
WikiLeaks : Clinton, Obama, Soros ont renversé le Pape Benoît XVI lors d’un coup d’État au Vatican
Note de Reconquista : cette demande d'un groupe de dirigeants catholiques est à relever car l'étonnante démission du pape (déjà très conciliaire) Benoît XVI a effectivement ouvert la porte à l'ultra progressisme de François. La question qui se pose désormais est la validité de la démission de Benoît XVI et l'élection de François. Question délicate : faudra-t-il un nouveau conclave pour déposer le pape actuel ? Chose étonnante, dans quelques jours un colloque universitaire international va se réunir à Paris pour étudier la question de la "déposition du pape". Nous enjoignons nos lecteurs à se rapporter à l'excellente étude du Sel de la Terre n° 90 sur la déposition du pape selon Jean de St Thomas. Ces hypothèses d'école ne valident bien évidemment en aucun cas les thèses sédévacantistes qui déchoient le pape avant et sans l'intervention d'un pouvoir légitime. Un groupe de dirigeants laïcs catholiques ont demandé au Président Trump d’enquêter pour savoir si Soros, Obama et Clinton ont bien organisé un coup d’État au Vatican pour installer le gauchiste radical François.
Selon un groupe de dirigeants catholiques qui citent des preuves de diverses sources, en particulier de courriels ébruités par WikiLeaks, George Soros, Barack Obama et Hillary Clinton ont orchestré un coup d’État au Vatican pour renverser le pape conservateur Benoît XVI et le remplacer par le gauchiste radical François.
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| colloque universitaire international |
Toujours est-il que le groupe de dirigeants catholiques cite de nouvelles preuves découvertes dans les courriels divulgués par WikiLeaks, pour affirmer que le Pape conservateur Benoît n’a pas vraiment démissionné de sa propre initiative, mais a été poussé hors du Vatican par un coup d’État qualifié de « Printemps catholique » par les dirigeants catholiques.
Se servant de l’appareil diplomatique et du pouvoir politique et financier des USA, par la contrainte, la corruption et le chantage, Soros, Obama et Clinton ont imposé un « changement de régime » dans l’Église catholique romaine, afin de remplacer le Pape conservateur Benoît XVI par le Pape François qui, au grand étonnement des Catholiques du monde, est devenu depuis lors un improbable porte-parole du gauchisme international.
Les dirigeants catholiques ont envoyé une lettre au Président Trump, pour l’exhorter à lancer une enquête officielle sur les activités de George Soros, Barack Obama, Hillary Clinton (et d’autres), qui sont, selon eux, impliqués dans l’orchestration du printemps catholique qui a atteint son but : « changer le régime » au Vatican.
Les dirigeants catholiques citent huit questions précises auxquelles ils ont répondu concernant les événements suspects qui ont conduit le Pape Benoît XVI à la démission, la première abdication pontificale en 700 ans.
« Nous avons des raisons précises de penser que le ‘changement de régime’ au Vatican a été conçu par l’administration Obama, » disent les pétitionnaires, dans leur lettre du 20 janvier au président Trump.
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« Lors de la troisième année du premier mandat de l’administration Obama, nous avons été alarmés de découvrir que la Secrétaire d’État Hillary Clinton, et d’autres responsables auxquels elle était associée,
vendredi 13 janvier 2017
De la prière pour le pape
Il est indéniable - et cela crève autant nos yeux que nos cœurs - que François surpasse en scandales tous ses prédécesseurs post conciliaires sur le siège de Pierre. Point n’est besoin de les évoquer, il suffit de suivre le sinistre feuilleton des “Nouvelles de Rome” dans le Sel de la Terre. Même des prêtres et des laïcs de paroisse protestent publiquement, jusqu’à ne plus se considérer de son Église (voir MCI-44-8)
A fortiori dans nos rangs de la Tradition, on l’on constate que de plus en plus de fidèles - et même des prêtres - en sont si outrés qu’ils ne veulent plus prier pour le pape, et parlent de lui comme s’il était un antipape, avec un mépris affiché. Paradoxalement, d’autres rêvent toujours de restaurer l’Église en concluant un accord canonique avec lui.









