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lundi 16 février 2026

La stratégie de la main tendue ou du petit chaperon rouge

Nous avons eu quelques réactions suite à cette caricature. Il est sans doute opportun de l'expliquer car la plupart des catholiques ne comprennent pas le danger du dialogue ou de la main tendue. Il s'agit d'une stratégie communiste en vue de neutraliser l'adversaire. Cette stratégie est aussi celle des modernistes : elle a été celle du Pape François, et elle est maintenant celle de Léon XIV et de ses agents. Explications.

La stratégie néo-communiste de « la main tendue » - avec Gramsci, Togliatti et Berlinguer – a attrapé les chrétiens naïfs qui ont été le cheval de Troie introduit dans le Sanctuaire et ont commencé le phénomène des « chrétiens pour le socialisme ». Ces chrétiens naïfs ont mordu à l’hameçon, en s’appuyant sur la fausse présomption selon laquelle chaque doctrine, bien qu’erronée à l’origine, peut évoluer vers le « bien », mais non nécessairement vers la vérité, laquelle n’intéresse plus les chrétiens pragmatiques du néo modernisme, comme pour les marxistes.

En bref, du domaine des principes modernistes kantiens immanentistes (Benoît XVI, 2005-2013), nous sommes passés au domaine marxiste de la théologie de la libération et de la primauté absolue de la pratique et de la rencontre personnelle (François Ier). Pour cette raison, depuis 2013, on ne parle plus de la continuité de Vatican II avec la Tradition (herméneutique de la continuité), de la pleine orthodoxie de la messe de Paul VI, mais on se rencontre, on se parle, on fraternise et à la fin, on finit par penser comme on agit (« agere sequitur esse »).

Malheureusement, les plus fragiles et vulnérables sont les catholiques fidèles puisque, contrairement aux modernistes, ils sont honnêtes, droits et peut-être un peu naïfs, alors que le modernisme, comme le marxisme, ne s’occupe pas du bien et du vrai, de la métaphysique et de la morale, mais seulement du résultat pratique.

Il ne faut donc pas s’étonner qu’il arrive aux fidèles naïfs ce qui est écrit dans l’histoire du Chaperon rouge qui répond naïvement au loup (comme Eve répondit naïvement au serpent) qui l’invite à entrer dans sa tanière : « Que vous avez de beaux yeux ! - C’est pour mieux te voir. – Que vous avez une belle bouche ! – C’est pour mieux te manger… » C’est dans la nature des choses que le grand poisson mange le petit, que le loup dévore l’agneau, que le chien haït le chat, que le modernisme édulcore et transforme tout doucement, insensiblement, le christianisme de l’intérieur, en laissant seulement les apparences (la belle liturgie) sans plus la substance (la philosophie, la théologie, l’ascétique et la mystique). Pourtant, au temps d’Arius, pour un seul iota (homousios/homoiusios), les catholiques ont été excommuniés et même martyrisés, mais aujourd’hui nous ne voyons pas de Saint Athanase dans la hiérarchie.

En 1945, Palmiro Togliatti (Discours au Comité central du Parti Communiste Italien, 12 avril) relança avec grand style l’idée léniniste/gramscienne de la rencontre, dans les pays à majorité chrétienne, des masses communistes et catholiques, au-dessus des dissensions théoriques, dans les actions syndicales, sociales et pacifistes. Sachant bien que le marxisme ou pratique pure n’avait rien à perdre, alors que le christianisme, dans lequel la primauté est à la théorie, aurait perdu de son sel et serait devenu insipide. « Quand le sel perd sa saveur, il n’est plus bon qu’à être jeté à terre et foulé aux pieds. » (Mt, V, 13)

Togliatti a proposé la rencontre entre communistes et catholiques (comme François Ier le propose entre modernistes et traditionalistes) uniquement sur le plan de l’action, sans aucune référence à l’idéologie (de même François Ier ne fait aucune référence à la théologie). Togliatti disait clairement : « Si on ouvre une discussion théologique, moi je ne veux pas y entrer. » Il en va de même pour François Ier. Togliatti n’a rien cédé de la doctrine communiste, comme François Ier ne cède rien de la théologie ultra-moderniste. Initialement, l’important est d’agir ensemble pour arriver finalement au leadership du mouvement marxiste sur les chrétiens et du modernisme pratique sur le catholicisme romain. A titre d’exemple, lorsque le Pô se jette dans la mer Adriatique, les eaux du fleuve restent bien distinctes sur les premiers mètres bien qu’ « édulcorées », mais après, la mer l’a annexé. Donc si les traditionalistes entrent ou se jettent dans les bras du mondialisme moderniste, au début, ils pourront maintenir leur identité bien qu’un peu édulcorée, mais après ils seront engloutis dans la globalisation du modernisme mondialiste.

L’imprudence, la confiance, l’optimisme exagéré, la présomption de soi-même, l’utopisme malsain ont amené les chrétiens dans la gueule du marxisme, comme cela arriva au Petit Chaperon Rouge qui finit dans la gueule du loup. Espérons que cela puisse servir d’exemple aux traditionalistes.

Antoine Gramsci, en 1920, écrivait : « En Italie, à Rome, il y a le Vatican, le Pape ; l’Etat libéral a dû trouver un système d’équilibre avec l’Eglise ; de la même manière, l’Etat ouvrier doit trouver un équilibre avec le Vatican. » Bergoglio dit : aujourd’hui, dans le Nouvel Ordre Mondial, il reste encore une bonne partie de catholiques non modernistes et non globalisés, donc il faut trouver un système d’équilibre pour les neutraliser. Pour celui-ci, comme pour Hegel, « la ruse de la raison est l’unique principe qui justifie ou non l’action », et Bergoglio est très rusé et très autoritaire. Attention à ne pas le sous-évaluer !

Dans le livre d’interview écrit par Sergio Rubin et Francesca Ambrogetti, intitulé  Jorge Bergoglio- Pape François, le nouveau Pape se raconte (Florence/Milan, Edition Salani, 2013), on lit : « L’obsession de Bergoglio peut se résumer en deux mots : rencontre et unité » (p 7). En effet, Bergoglio se définit lui-même comme le théoricien de « la culture de la rencontre » (p 107). Selon lui, il est nécessaire de donner « la priorité aux rencontres entre les gens, de marcher ensemble. Ce faisant, il sera plus facile d’abandonner les différences » (p 76). En outre, selon Bergoglio, il est bon « de ne pas se perdre dans de vides réflexions théologiques » (p 39).

Le programme proposé par François Ier est de désidéologiser au début, de se rencontrer, de construire des ponts, d’abattre les palissades, d’éviter de stériles discussions doctrinales, mettant en avant le « dialogue, dialogue, dialogue… », agir ensemble pour arriver par la suite à penser accidentellement de la même manière. (« Cogitare sequitur esse »). Ainsi le modernisme, qui, désormais occupe les sommets du milieu catholique et ecclésiastique, demande aux catholiques fidèles à la tradition d’agir ensemble pour vaincre le matérialisme, l’athéisme et de faire partie de la globalisation, du mondialisme et du Nouvel Ordre Mondial. Quelques catholiques fidèles de bonne foi se laissent convaincre et, par le biais d’un transbordement idéologique inaperçu, agissent de concert avec les modernistes et ils finissent par être mangés par eux, comme « le plus petit poisson est mangé par le plus grand ».

Togliatti encore, dans un discours à la conférence de Bergame (20 mars 1963), disait : « Désormais l’Eglise accepte que l’ère constantinienne est terminée avec ses anathèmes, ses discriminations religieuses. »

Dans la proposition communiste et moderniste du « compromis historique », on rend publiques et concrètes des garanties pour l’exercice de la foi catholique, mais délibérément, on ne pense pas à la question qui surgit spontanément : « Et après ? » Ce fut la question précise que Saint Philippe Néri posa au jeune Vincent Zazzera qui lui avait dit qu’il voulait devenir prêtre, puis évêque, cardinal et aussi Pape. Alors Saint Philippe lui demanda  « - Et après ? ».  Le malheureux ne l’écouta pas ; il n’a pas dit comme Saint Philippe Néri  « Je préfère le Paradis ».  Il ne pensa pas à l’éternité, mais à la carrière ; il devint évêque mais ne trouva pas la paix avec le Seigneur. On voit donc la malhonnêteté de la promesse marxiste/moderniste et, au minimum, la naïveté de l’acceptation catholique en ne pensant pas au « et après ? » sur cette terre et dans l’au-delà.

La crise interne au milieu catholique post-conciliaire des années 60/70, qui était favorable à la collaboration pratique avec le marxisme, est similaire à celle que l’on voit aujourd’hui, de façon claire, dans le monde catholique anti-moderniste qui veut fusionner avec le super-modernisme.

En bref, comme on disait dans les années 60, le Christ et Marx ne peuvent aller ensemble, mais les chrétiens et les marxistes peuvent se retrouver ensemble pour collaborer à la conduite des affaires publiques ; ainsi, aujourd’hui, on dit que le modernisme et le catholicisme sont inconciliables, mais les catholiques et les modernistes peuvent marcher ensemble et collaborer dans la conduite de l’Église, l’aidant à surmonter cette longue période de crise et à jeter les fondements d’un Nouvel Ordre Mondial, dans lequel il y aura un seul temple religieux, dans une seule République universelle.

L’important c’est, comme le disait Lénine : « ne pas attaquer l’ennemi frontalement, mais l’engluer dans les compromis. »

En résumé et au sens du présent article, on peut appliquer à Léon tout ce qui est dit de Bergoglio-François.

lundi 17 juin 2024

Le pasteur est frappé et les brebis sont dispersées... Que faire ?



Tout le monde connaît bien ces passages de l'Écriture Sainte où il est question d'un pasteur frappé : "Le pasteur est frappé et les brebis sont dispersées" (Zacharie 13 - Matthieu 26, 31).

Cette prophétie de Zacharie (chapitre 13) s'applique bien évidemment au temps de la passion du Christ, mais aussi à notre temps puisque l'Église doit passer par les mêmes épreuves que son Maître.

Dieu permet que le pasteur romain (terrestre) soit frappé pour un temps. Et cette triste réalité ne fait plus de doute pour tout vrai catholique.  L'épée divine est tombée sur le pasteur romain: son intelligence et son jugement sont obscurcis au point de faire alliance avec les ennemis de Dieu.

Mais que doivent faire les brebis fidèles face à une situation si inédite dans toute l'histoire de l'Église ?

1° la patience : cette épreuve aura son terme. Après tout vendredi saint couvert de ténèbres, apparaîtra un dimanche de Pâques ensoleillé.

2° la persévérance dans la foi de toujours - c'est la raison même de cette épreuve : le Bon Dieu veut faire surgir des âmes solides et réellement attachées à son Évangile. Il veut purifier son Église des catholiques tièdes et libéraux pour redonner naissance à une Église fervente et unie dans la charité (Église de Philadelphie).

3° ne pas former un bloc monolithique mais au contraire divers groupes et corps traditionnels qui résistent à la marée et l'esprit moderniste là où la Providence les a mis. Chaque bastion devra faire ses preuves : il se noiera dans l'apostasie ou restera spirituellement fort selon son degré de Foi. C'est ainsi que l'on a vu des bastions surgir en 1988 et sombrer en 2012.

Comment se terminera cette apostasie romaine ? Elle finira, c'est certain. Cette épreuve suprême aura un terme.  Comme toute épreuve, Dieu la mesure et ne permet pas qu'elle dépasse un temps et des forces donnés. Il en fut toujours ainsi dans l'histoire des épreuves de l'Église : après les 3 premiers siècles de persécutions sanglantes, la liberté de l'Église a été proclamée par les empereurs.  Après des siècles de luttes contre les grandes hérésies, l'Église est devenue le centre de la civilisation etc...

Ce qui est certain c'est que la fidélité entière à la Tradition prépare l'avènement d'un pape franchement catholique. Mais ce pape ne sera que le fruit de notre persévérance dans le combat. 

Abbé Salenave

samedi 16 mars 2024

Lettre ouverte à un Pape confus

 La lettre suivante, rédigée par l'abbé Chazal, est extraite du Miles Christi 26 (janvier 2024)

7 janvier 2024

Cher Pape François,

Ces derniers temps, plusieurs prêtres, dont l'un de vos archevêques, ont rejoint la Résistance grâce à votre radicalisme, et je voudrais vous encourager à persévérer dans votre effort pour restaurer  la Tradition catholique, même si cela va à l'encontre de vos désirs déclarés.

En effet, il ne se passe plus une semaine sans que vous n'évoquiez notre adhésion bornée, fixiste, rigide, sans vie (etc…) à la foi catholique immuable.   Votre volonté de mettre fin aux nombreuses messes en latin que vos prédécesseurs ont ouvertes dans le monde entier pour diviser le mouvement traditionnel... nous unit maintenant !!  N'ayant pas d'autre choix pour se faire ou ordonner ou convalider, de nombreux prêtre ont maintenant vu la lumière du jour sur la perversité de Vatican II et de ses réformes.

Votre animus delendi (volonté de détruire) est vraiment un cadeau. Sans lui, Mgr Viganò n'aurait pas pu voir une intention délibérée de détruire l'Église catholique.  Votre horrible haine envers tous les dogmes catholiques, confirmée par votre soutien à la sodomie et votre dissimulation de la pédophilie, a convaincu de nombreuses personnes que trop c'est trop, et qu'aucune collaboration avec l'Église conciliaire n'est plus possible.

Parce que vous assimilez l'acte de croire à l'acte de choisir (haeres en grec), pour vous la Foi est une hérésie et l'hérésie est la Foi. Cela a conduit beaucoup à déclarer que vous êtes un hérétique manifeste dont l'enseignement ne peut en aucun cas être suivi et qui occupe le Trône de Pierre avec "un trône d'impiété abominable". Même nos amis protestants vous traitent d'hérétique et vous contribuez à montrer qu'il y a une crise dans l'Église. Vous faites la démonstration des avertissements du pape saint Pie X, selon lesquels l'erreur se répandrait par le haut, et les vêtements de brebis que portaient vos prédécesseurs sont à peine perceptibles chez vous.

Je ne vous remercierai jamais assez pour votre sincérité dans l'hérésie, car une grande étiquette "poison" est apposée sur la bouteille de votre doctrine d’arsenic.

Pendant des années, nous avons essayé de persuader les gens que la révolution de l'Église dans Vatican II, comme toute révolution, favorise toujours les radicaux comme vous. Après Paul VI, deux "papes conservateurs" ont été mis en place et ont créé l'illusion de "l'herméneutique de la continuité" ou que la Tradition catholique pouvait rencontrer à mi-chemin le libéralisme moderne et la démocratie. Cela a permis de contenir le mouvement lancé par Mgr Lefebvre pendant un certain temps, et de nombreux bons catholiques ont été trompés.

Pourtant, votre parti radical voulait plus de révolution, voulait suivre la doxa de la judéo-maçonnerie et des gouvernements anti-catholiques sur la voie de la destruction de la religion, des familles et des nations, parce que "la révolution, comme une bicyclette, tombe si elle s'arrête" (Fidel Castro) ou ne s'arrête qu'en enfer.

C’est pourquoi, je dois vous remercier d'avoir mis fin à cette situation dangereuse, qui trompait de nombreux élus.

Peut-être avez-vous le sentiment que votre temps est compté et que vous préféreriez que notre Sainte Mère l'Église soit traînée dans la boue, mais alors que la majeure partie de l'Occident aime la boue et réclame  la fin de l'Église, d'autres parties adhèrent encore à la loi naturelle, et quelques-uns d'entre nous, isolés dans le monde occidental, n'acceptent pas la fin de l'Église catholique.

Grâce à vous, une compréhension plus claire de la fausseté de Vatican II est en train d'émerger, mais aussi la compréhension que nous ne pouvons pas collaborer avec vous et vos collègues destructeurs de l'Église, des nations et de l'institution de la famille.

Ecrit le jour de la fête de la Sainte Famille.

Bien respectueusement en Jésus et Marie,

Abbé François Chazal

jeudi 28 décembre 2023

À propos de la déclaration Fiducia Supplicans, par Dom Thomas d'Aquin



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PAX

À propos de la déclaration Fiducia Supplicans

En union avec Mgr Lefebvre et sa déclaration du 21 novembre 1974, nous adhérons nous aussi de tout notre cœur et de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, c'est-à-dire à Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.

Au contraire, a déclaré Mgr Lefebvre, nous refusons et avons toujours refusé de suivre la tendance néo-moderniste et néo-protestante de Rome, qui s'est manifestée dans le Concile Vatican II et, après le Concile, dans toutes les réformes qui en ont émergé.

Cela indique déjà notre position face à un énième fruit de cette Rome à tendance néo-moderniste et néo-protestante. De quelle bénédiction s’agit-il ? Comment pouvons-nous amener ceux qui sont dans le péché à penser que Dieu peut bénir leur péché abominable ? Une pénitence, une absolution suivie d'une véritable conversion, tout ce qui peut y conduire est salutaire. Mais est-ce ce que nous voyons dans cette bénédiction ambiguë et hypocrite ? Non. Ce que nous constatons, c’est une aggravation constante du mal et la perte d’âmes.

Jusqu'à ce qu'un Pape entièrement fidèle à la Tradition revienne sur le fauteuil de Pierre, nous ne pourrons pas recevoir ce qui vient de la Rome actuelle comme s'il venait de la Rome éternelle. Il faut écouter et mettre en pratique les conseils laissés par Mgr Lefebvre : « C'est un devoir strict, pour tout prêtre qui veut rester catholique, de se séparer de cette Église conciliaire, jusqu'à ce qu'elle retrouve le chemin de la Tradition, du Magistère et la foi catholique ». Oui, nous devons nous séparer spirituellement du pape François, même si nous le reconnaissons comme pape. Un Pape qui n'agit pas comme le Bon Pasteur.

Tout ce que fait l’Église Conciliaire est entaché des faux principes de la Nouvelle Théologie condamnés par Pie XII mais adoptés par Vatican II. Cela se voit chez tous les papes conciliaires, de Jean XXIII à François.

Nous refusons de boire à cette fontaine empoisonnée que nous offre l'Église conciliaire, qui a causé et causera certainement tant de mal à l'Église jusqu'à l'arrivée d'un pape véritablement catholique. Que Notre-Dame, qui a vaincu toutes les hérésies, obtienne que l'Église voie bientôt ce Pape.

+ Thomas d'Aquin, OSB
Le 27 décembre 2023

mardi 2 août 2022

Mgr Viganò à propos de la visite papale au Canada

 



Source 

 

Rends compte de ton intendance, car maintenant tu ne peux plus être intendant. (Lc 16, 2)

"Ma femme, quand on lui demande qui l'a convertie au catholicisme, répond toujours : "le diable"". - G.K. Chesterton

Ce n'est pas un hasard si Satan est appelé un διάβολος, avec le double sens de menteur et d'accusateur. Satan ment parce qu'il déteste la Vérité, c'est-à-dire Dieu dans son Essence. Il ment parce que s'il disait la vérité, il révélerait ses propres tromperies. Il ment parce que ce n'est qu'en mentant qu'il peut aussi être l'accusateur de nos frères, "celui qui jour et nuit les accuse devant notre Dieu" (Ap 12,10). Et de même que la Très Sainte Vierge, tabernacle du Verbe incarné, est advocata nostra, de même Satan est notre accusateur et celui qui inspire un faux témoignage contre le juste.

La Révolution - qui est le renversement du kosmos divin pour instaurer le chaos infernal - n'ayant pas d'arguments pour discréditer l'Église du Christ et la société chrétienne qu'elle a inspirée et guidée au cours des siècles, a recours à la calomnie et à la manipulation de la réalité. La Cancel Culture n'est rien d'autre que la tentative de faire le procès de la Civitas Dei pour la condamner sans preuve, en imposant la civitas diaboli comme contrepartie de la prétendue liberté, égalité et fraternité. Pour ce faire, comme cela est évident, elle empêche les masses de connaître la vérité, car sa tromperie est basée sur l'ignorance et la mauvaise foi.

Cette prémisse est nécessaire pour comprendre la gravité du comportement de celui qui usurpe le pouvoir de vicaire découlant de l'autorité suprême de l'Église pour la calomnier et l'accuser devant le monde, dans une parodie grotesque du procès du Christ devant le Sanhédrin et Pilate. À cette occasion également, l'autorité civile écouta les fausses accusations portées contre Notre-Seigneur et, bien que reconnaissant son innocence, le fit flageller et couronner d'épines pour plaire au peuple excité par les grands prêtres et les scribes, puis l'envoya à la mort en le crucifiant avec le plus humiliant des supplices. Les membres du Sanhédrin ont ainsi abusé de leur autorité spirituelle, comme le préfet de Judée a abusé de son autorité civile.

La même farce s'est répétée au cours de l'histoire des milliers et des milliers de fois, car derrière chaque mensonge, derrière chaque accusation infondée contre le Christ et contre son Corps mystique qu'est l'Église, se cache le diable, le menteur, l'accusateur. Et il est évident, au-delà de tout doute raisonnable, que cette action satanique inspire les événements rapportés dans la presse ces derniers jours, depuis le perfide mea culpa de Bergoglio pour les prétendus péchés de l'Église catholique commis au Canada contre les peuples indigènes, jusqu'à sa participation à des rites païens et à des cérémonies infernales d'évocation des morts.

En ce qui concerne les "fautes" des missionnaires jésuites, je pense que Corrispondenza Romana (ICI) a répondu de manière exhaustive, en énumérant la brutalité dont les Martyrs du Canada ont été victimes de la part des Indiens Iroquois. Il en va de même pour les prétendues accusations relatives aux pensionnats indiens que l'État avait confiés à l'Église catholique et aux anglicans afin de civiliser les indigènes et de favoriser l'assimilation de la culture chrétienne du pays. On découvre ainsi que "les Oblats [de Marie Immaculée] ont été les seuls défenseurs de la langue et du mode de vie traditionnels des Indiens du Canada, contrairement au gouvernement et à l'Église anglicane, qui insistaient sur une intégration qui déracinait les autochtones de leurs origines". Nous apprenons également que le prétendu "génocide culturel" des autochtones dont la Commission de vérité et réconciliation a eu à connaître en 2008 s'est ensuite transformé, sans aucun fondement de vérité ou de probabilité, en "génocide physique", grâce à une campagne médiatique absolument fausse qui a été soutenue par le Premier ministre Justin Trudeau, un élève de Klaus Schwab et un partisan notoire du mondialisme et de l'Agenda de Davos...

Mais si la vérité a également été officiellement reconnue par des experts et des historiens non partisans, le culte du mensonge a néanmoins poursuivi son inexorable processus, culminant avec les excuses officielles du chef de l'Église, exigées par Trudeau et immédiatement faites siennes par Bergoglio, qui ne pouvait attendre d'humilier une fois de plus l'institution qu'il représente indignement. Dans leur empressement à se plier au récit officiel et à faire plaisir à leurs maîtres, Trudeau et Bergoglio considèrent comme un détail négligeable l'inexistence totale de preuves concernant les fosses communes fantômes dans lesquelles des centaines d'enfants auraient été secrètement enterrés. Cela devrait suffire à démontrer leur mauvaise foi et la prétention de leurs accusations et mea culpa ; aussi parce que le régime de la presse exige la tête des ennemis du peuple avec des procès sommaires, mais se garde bien de réhabiliter les innocents faussement accusés.

Le but de cette sale opération médiatique n'est que trop évident : discréditer le passé de l'Église catholique comme étant coupable des pires atrocités, afin de légitimer sa persécution actuelle, tant par l'État que par la Hiérarchie elle-même. Parce que cette Église, l'Église catholique "intolérante", "rigide", qui a prêché l'Évangile à tous les peuples et qui a laissé ses missionnaires être martyrisés par des tribus plongées dans la barbarie du paganisme, ne doit plus exister, ne doit pas faire de "prosélytisme" - "un non-sens solennel", "un péché très grave contre l'œcuménisme" - et ne doit pas prétendre avoir une Vérité à enseigner aux nations pour le salut des âmes. Et Bergoglio veut nous faire savoir qu'il n'a rien à voir avec cette Église, tout comme il déteste la doctrine, la morale et la liturgie de cette Église, au point de persécuter impitoyablement les nombreux fidèles qui ne se sont pas encore résignés à le suivre vers l'abîme de l'apostasie et qui voudraient honorer Dieu avec la messe apostolique.

Non pas que l'on ait jamais pensé que Jorge Mario puisse être catholique de quelque manière que ce soit : chaque expression, chaque geste, chaque mouvement qu'il fait trahit une telle impatience pour ce qui rappelle de près ou de loin Notre Seigneur que ses attestations d'irréligiosité et d'impiété sacrilège sont désormais superflues. Le voir assister impassiblement aux rites sataniques d'évocation des morts effectués par un chaman aggrave incroyablement le scandale d'avoir rendu un culte idolâtre à la Pachamama infernale dans la basilique vaticane, la profanant ainsi juste au-dessus de la sépulture du Prince des Apôtres.

Demander pardon pour les inexistants "péchés des missionnaires" est un acte méprisable et sacrilège de soumission au Nouvel Ordre Mondial qui trouve une correspondance parfaite dans les silences complices et les protections scandaleuses dont Bergoglio est responsable envers les véritables victimes d'abus de ses protégés. Nous pouvons l'entendre demander pardon en Chine, en Afrique et parmi les icebergs de l'Antarctique, mais nous ne l'entendrons jamais prononcer un mea culpa pour les abus et les crimes commis en Argentine, pour les horreurs de la mafia lavande de McCarrick et de ses complices, et de ceux qu'il a promus comme ses collaborateurs. Nous ne l'entendrons jamais présenter des excuses crédibles pour s'être prêté au rôle de caution de la campagne de vaccination, un vaccin dont nous savons aujourd'hui qu'il est à l'origine d'un nombre terrifiant de morts subites et d'effets indésirables. Il ne se frappera jamais la poitrine pour ces péchés ; il en est même fier et sait qu'un geste de repentance sincère ne serait pas apprécié par ses principaux partisans, qui ne sont pas moins coupables que lui.

Nous voici donc devant le menteur, l'accusateur. Nous voici devant le persécuteur impitoyable du bon clergé et des fidèles d'hier et d'aujourd'hui, l'allié zélé des ennemis du Christ et de l'Église. L'adversaire acharné de la messe catholique, participant œcuménique aux rites sataniques et aux cérémonies païennes. Un homme divisé dans son âme par son double rôle de chef de la secte qui occupe le Vatican et d'inquisiteur de l'Église catholique. À ses côtés, dans ce spectacle sordide, son enfant de chœur Trudeau, qui propage la doctrine du genre et l'idéologie LGBTQ au nom de l'inclusion et de la liberté, mais qui n'a pas hésité un instant à réprimer dans le sang les révoltes justes et légitimes du peuple canadien, privé de ses droits fondamentaux sous l'excuse de l'urgence pandémique.

Ils forment un beau couple, sans aucun doute ! Tous deux ont été parrainés dans leur carrière par l'élite mondialiste anti-chrétienne. Tous deux ont été placés à la tête d'une institution avec pour mission de la démolir et de disperser ses membres. Tous deux sont des traîtres à leur rôle, à la justice et à la vérité.

Ces procès sommaires peuvent, peut-être, être appréciés par des contemporains de mauvaise foi ou dans l'ignorance, mais ils ne résistent pas au jugement de l'histoire, et encore moins au jugement sans appel de Dieu.

Le jour viendra où il sera appelé à rendre compte de son administration : "Redde rationem villicationis tuæ : jam enim non poteris villicare - Rends compte de ton intendance, car maintenant tu ne peux plus être intendant" (Lc 16, 2), dit le maître de la parabole de l'Évangile d'hier. Jusqu'à ce moment, en tant que membres baptisés et vivants du Corps mystique, prions et faisons pénitence, afin d'éloigner de nous les châtiments que ces scandales font peser sur l'Église et sur le monde. Invoquons l'intercession des martyrs du Canada, qui ont été outragés par l'accusateur assis sur le trône de Pierre, afin qu'ils obtiennent du trône de Dieu la libération de l'Église du fléau actuel.

+ Carlo Maria Viganò, Archevêque

1er août 2022

S. Petri ad Vincula

Ss. Martyrum Machabæorum

mardi 12 juillet 2022

Benoît a semé François

Saviez-vous que Ratzinger-Benoît XVI a fait toute la subversion doctrinale, et François en fait l’application théâtrale? Notre confrère italien, M l'abbé Tam, nous dresse le tableau du drame en deux étapes : la théorie et la pratique.

Pour télécharger tout ce numéro ici




mercredi 7 octobre 2020

Mgr Viganò commente la dernière encyclique à saveur maçonnique du Pape François


La dernière encyclique du Pape François était à peine publiée que le bulletin El Oriente, l'organe de communication de la Grande Loge d'Espagne, publie dans sa dernière édition un article intitulé "Le pape embrasse la Fraternité Universelle, le grand principe de la Maçonnerie". "Ce rêve fraternel est entré en collision avec l'intégrisme religieux qui , dans le cas de l'Eglise catholique, a conduit à des textes durs condamnant la tolérance de la Franc-Maçonnerie au XIXeme siècle". En revanche, la Grande Loge d'Espagne rappelle que la dernière encyclique du Pape François démontre " à quel point l'Eglise catholique actuelle est éloignée de ses anciennes positions. Dans Fratelli Tutti, le pape embrasse la Fraternité universelle, le grand principe de la Franc-Maçonnerie moderne". 

Alors une fois de plus, Mgr Vigano réagit en véritable évêque  et donne la lumière catholique à cette encyclique digne des égouts collecteurs modernistes.

Voici les réponses de Mgr Viganò à chacune des citations de l’encyclique qui lui ont été présentées par LifeSite:

274. De notre expérience de foi et de la sagesse accumulée au cours des siècles, mais aussi des leçons tirées de nos nombreuses faiblesses et échecs, nous, les croyants des différentes religions, savons que notre témoignage de Dieu profite à nos sociétés.

[NDT : le texte en français sur le site du Vatican est le suivant « À la faveur de notre expérience de foi et de la sagesse accumulée au cours des siècles, en apprenant aussi de nos nombreuses faiblesses et chutes, nous savons, nous croyants des religions différentes, que rendre Dieu présent est un bien pour nos sociétés ». Or selon moi il n’est pas équivalent à la version anglaise de LifeSiteNews traduite ci-dessus]. Le texte anglais recopié à partir du site du Vatican est : « From our faith experience and from the wisdom accumulated over centuries, but also from lessons learned from our many weaknesses and failures, we, the believers of the different religions, know that our witness to God benefits our societies. La version espagnole est équivalente à la version française : Desde nuestra experiencia de fe y desde la sabiduría que ha ido amasándose a lo largo de los siglos, aprendiendo también de nuestras muchas debilidades y caídas, los creyentes de las distintas religiones sabemos que hacer presente a Dios es un bien para nuestras sociedades. La version italienne est la suivante « A partire dalla nostra esperienza di fede e dalla sapienza che si è andata accumulando nel corso dei secoli, imparando anche da molte nostre debolezze e cadute, come credenti delle diverse religioni sappiamo che rendere presente Dio è un bene per le nostre società. ». Nous pouvons donc supposer que c’est la version anglaise officielle qui est défectueuse]

La proposition « nous, croyants des différentes religions, savons que notre témoignage de Dieu profite à nos sociétés » est volontairement équivoque: « rendre Dieu présent » ne signifie rien au sens strict (Dieu est présent en lui-même). Au sens large, si l'on entend « rendre Dieu présent par la présence d'une ou plusieurs religions » par opposition à «l' éloignement des valeurs religieuses » évoqué au § 275, [NdT « “departure from religious values » sur le site de LifeSiteNews or le mot « departure » ne figure pas dans la version anglaise sur le site du Vatican au §275.] comme semble le suggérer le texte, une telle proposition est erronée et hérétique, car elle met au même niveau la révélation divine du Dieu vivant et vrai avec les «prostitutions», comme la Sainte Écriture appelle les fausses religions. Affirmer que la présence de fausses religions « profite à nos sociétés » est également hérétique, car non seulement elle offense la Majesté de Dieu, mais elle légitime également l'action des dissidents, attribuant le mérite plutôt que la responsabilité pour la damnation des âmes et pour les guerres de religion menées contre l'Église du Christ par les hérétiques, les musulmans et idolâtres. Ce passage est également offensant car il implique subrepticement que ce « bien pour nos sociétés » a été acquis de manière générique [generically]« aussi en apprenant de beaucoup de nos faiblesses et échecs », alors qu'en réalité les « faiblesses et échecs » sont imputables aux sectes et seulement indirectement et «per accidens» aux hommes d’Église.

Enfin, je voudrais signaler que l'indifférentisme religieux, implicitement promu dans le texte Fratelli Tutti , qui définit comme "un bien pour nos sociétés" la présence de toute religion - au lieu de "la liberté et l'exaltation de la Sainte Mère Église" - nie en fait les droits souverains de Jésus-Christ, Roi et Seigneur des individus, des sociétés et des nations.

Pie XI, dans sa définitive [immortal] Encyclique Quas Primas , proclame: «Quelle merveille, alors, que celui que Saint Jean appelle le 'prince des rois de la terre' apparaisse dans la vision prophétique de l'Apôtre comme celui qui 'a sur Son vêtement et sur Sa cuisse écrit «Roi des rois et Seigneur des seigneurs!». C'est le Christ que le Père « a désigné héritier de toutes choses»; 'car Il doit régner jusqu'à ce qu'à la fin du monde Il ait mis tous Ses ennemis aux pieds de Dieu et du Père.' ”Et puisque les ennemis de Dieu ne peuvent être nos amis, la fraternité des peuples contre Dieu est non seulement ontologiquement impossible, mais théologiquement blasphématoire.


277. L'Église estime [estims] la manière dont Dieu agit dans les autres religions et «ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle a une haute estime pour leur mode de vie et de conduite, leurs préceptes et doctrines qui… reflètent souvent un rayon de cette vérité qui éclaire tous les hommes et toutes les femmes. (Décl. Nostra aetate, 2)

[ NdT version française copiée du site du Vatican : "L’Église valorise l’action de Dieu dans les autres religions et « ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui […] reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes »".]

La référence au document conciliaire Nostra aetate est la confirmation du lien idéologique de la pensée hérétique bergoglienne avec les prémisses précédemment exposées par Vatican II. Dans les fausses religions il n'y a rien de vrai et saint « ex se » car tous les éléments de vérité qu'elles peuvent préserver sont de toute façon usurpés et utilisés pour dissimuler l'erreur et la rendre plus nuisible. Aucun respect ne peut être accordé aux fausses religions, dont les préceptes et les doctrines doivent être exclus et rejetés dans leur intégralité. Si donc parmi ces éléments de vérité et de sainteté Bergoglio veut inclure par exemple le concept d'un [NdT le problème est que la version latine de NA ne connait pas d’article « un Dieu unique » ou « le Dieu unique » ?] Dieu unique qui devrait rapprocher les catholiques de ceux qui professent une religion monothéiste, il faut préciser qu'il existe une différence substantielle et inévitable entre le vrai Dieu Un et Trine et le dieu miséricordieux de l'Islam.

277. D'autres boivent d'autres sources. Pour nous, la source de la dignité humaine et de la fraternité est dans l'Évangile de Jésus-Christ.

La seule source à partir de laquelle il est possible de boire est Notre Seigneur Jésus-Christ, à travers l'unique Église qu'Il a établie pour le salut des âmes. Ceux qui essaient d'étancher leur soif à partir d'autres sources ne l'étanchent pas et s'empoisonnent presque certainement. Il est également contestable que le concept hétérodoxe de dignité humaine et de fraternité dont il est question dans Fratelli Tutti se retrouve dans l'Évangile, qui contredit plutôt clairement cette vision horizontale, immanentiste et indifférentiste théorisée par Bergoglio. Enfin, la spécification «pour nous» est trompeuse, car elle relativise l'objectivité du message évangélique à une manière personnelle de voir ou d'expérimenter les choses, et par conséquent le prive de son autorité, qui découle de l'origine divine et surnaturelle de la Sainte Écriture.

279. […] Un droit humain fondamental ne doit pas être oublié dans le chemin vers la fraternité et la paix. C'est la liberté religieuse pour les croyants de toutes les religions.

La liberté de religion pour les croyants de toutes les religions n'est pas un droit de l'homme, mais un abus dépourvu de tout fondement théologique et, même avant cela, une telle liberté n'est ni philosophique ni logique. Ce concept de liberté religieuse - qui remplace la liberté d'une seule religion, la «liberté de la religion catholique d'exercer sa mission» et la «liberté des fidèles d'adhérer à l'Église catholique sans entrave de l'État» par le permis de adhérer à toute croyance, quelle que soit sa crédibilité et credenda (ce que nous devons croire) - est hérétique et inconciliables avec la doctrine immuable de l'Eglise. L'être humain n'a pas droit à l'erreur : la liberté de coercition expliquée par le magistère de Léon XIII dans l'encyclique Libertas praestantissimum ne supprime pas l'obligation morale de n'adhérer librement qu'au bien, puisque de la liberté de cet acte dépend sa moralité, c'est-à-dire sa capacité à mériter une récompense ou une punition. L'État peut tolérer l'erreur dans certaines situations, mais il ne peut jamais légitimement placer l'erreur sur le même plan que la vérité, ni considérer toutes les religions comme équivalentes ou non pertinentes : l'indifférentisme religieux est condamné par le Magistère, tout comme le relativisme religieux. L'Église a la mission de convertir les âmes à la vraie foi, en les arrachant aux ténèbres de l'erreur et du vice. La théorie d'un prétendu droit à l'erreur et à sa diffusion est aussi une offense à Dieu et une trahison de l'autorité par procuration des Pasteurs Sacrés, qu'ils doivent l’exercer aux fins pour lesquelles elle a été établie, et ne pas répandre l'erreur et discréditer l'Église du Christ. Il est incroyable que le Vicaire du Christ (j'ai oublié : Bergoglio a renoncé à ce titre !) puisse reconnaître tout droit aux fausses religions, puisque l'Église est l'Épouse de l'Agneau, et il serait blasphématoire de penser que Notre Seigneur pourrait avoir d’autres épouses .

281. […] «Dieu ne voit pas avec ses yeux, Dieu voit avec son cœur. Et l'amour de Dieu est le même pour tout le monde, quelle que soit la religion. Même s'ils sont athées, son amour est le même. Quand le dernier jour viendra, et qu'il y aura suffisamment de lumière pour voir les choses telles qu'elles sont vraiment, nous allons nous trouver assez surpris. (Tiré du film Pape François: Un homme de sa parole, de Wim Wenders (2018))

[NdT la version française sur le site du Vatican est « Dieu ne regarde pas avec les yeux, Dieu regarde avec le cœur. Et l’amour de Dieu est le même pour chaque personne, quelle que soit sa religion. Et si elle est athée, c’est le même amour. Au dernier jour et quand il y aura la lumière suffisante sur la terre pour voir les choses telles qu’elles sont, il y aura des surprises ! ».]

L'utilisation d'expressions percutantes et manquant de clarté et de sens est l'un des moyens que les Innovateurs utilisent pour insinuer les erreurs sans les formuler clairement. La proposition «Dieu ne regarde pas avec ses yeux, Dieu regarde avec son cœur» peut être au mieux une expression émouvante, mais dénuée de toute valeur doctrinale. Au contraire, cela nous porte à croire qu'en Dieu la connaissance et l'amour sont dissociés, que l'amour de Dieu est aveugle et que, par conséquent, l'orientation de nos propres actions n'a aucune valeur à ses yeux.

La proposition « L'amour de Dieu est le même pour chaque personne, quelle que soit sa religion» est gravement équivoque et trompeuse, plus insidieuse qu'une hérésie flagrante. Cela nous amène à croire que la réponse libre de l'homme et son adhésion à l'amour de Dieu sont sans rapport avec sa destinée éternelle.

Dans l'ordre naturel, Dieu crée chaque personne avec un acte d'amour gratuit : l'amour de Dieu s'étend à toutes ses créatures. Mais chaque personne humaine est créée en vue de l’adoption filiale et de la gloire éternelle. Dieu accorde à chaque personne les grâces surnaturelles nécessaires pour que chacun puisse Le connaître, L'aimer, Le servir, obéir à Sa loi inscrite dans le cœur, et ainsi parvenir à embrasser la Foi.

Dans l'ordre surnaturel, l'amour de Dieu pour une personne est proportionnel à son état de Grâce, c'est-à-dire dans la mesure où cette âme correspond au Don de Dieu par la Foi et les œuvres, méritant la récompense éternelle. Dans les plans de la Providence, l'amour pour le pécheur - y compris l'hérétique, le païen et l'athée - peut consister à accorder de plus grandes grâces touchant son cœur et le conduisant à la repentance et à l'adhésion à la vraie Foi.

« Quand le dernier jour arrivera et qu'il y aura suffisamment de lumière sur terre pour pouvoir voir les choses telles qu'elles sont, nous aurons plusieurs surprises » : cette proposition suggère que ce que l'Église enseigne peut en quelque sorte être réfuté le jour du Jugement dernier . Parmi ceux qui auront «plusieurs surprises», il y aura en réalité ceux qui croient pouvoir adultérer la Foi et l'Ordre Moral avec les délires des modernistes et l'adhésion aux idéologies perverses du siècle, et on verra que ce que l’Église a toujours prêché, et ce que l'anti-église nie obstinément, correspond exactement à ce que Notre Seigneur a enseigné aux Apôtres.

+ Carlo Maria Viganò, archevêque

mercredi 1 mai 2019

Lettre ouverte aux évêques de l’Eglise catholique

Source : GloriaTV


Note préalable de "juristecatholique" : le blog de Jeanne Smits a traduit et publié ces jours-ci une lettre de vingt théologiens catholiques qui accusent le Pape François d'adhérer et de professer des hérésies. Les auteurs ne relèvent pas toutes les hérésies mais les plus actuelles et les plus grossières surtout en ce qui regarde le mariage. On déplorera l'absence totale de condamnations du concile Vatican II et les références à Jean Paul II et au magistère conciliaire. Ce qui rend ce document sans grande valeur théologique puisque les hérésies du Pape François ne sont que le développement logique des erreurs et de l'esprit conciliaire. Cette réaction, aussi louable soit-elle, se situe dans la logique de ceux qui pensent pouvoir concilier le concile Vatican II et la tradition catholique de l'Eglise.

L' intérêt majeur de ce document se trouve surtout dans l'annexe. Les universitaires rappellent les positions catholiques en ce qui concerne la situation d'un pape hérétique. Et force est de constater que la position de Mgr Lefebvre était la bonne : d'une part ne pas se soumettre à un pape qui professe des hérésies et d'autre part impossibilité d'affirmer que le pape est automatiquement déchu de son autorité par l'affirmation d'hérésies (sédévacantisme).


Exclusif : des universitaires et des théologiens catholiques accusent le pape François d'hérésie (traduction française intégrale)
Posted: 30 Apr 2019 01:31 PM PDT

mardi 5 décembre 2017

Le pape François et le fameux "rapport Kolvenbach"

Le site "Benoit et moi" (de tendance ratzinguérienne) a publié un article concernant le très trouble passé du Pape François. Même si ce fameux rapport "Kolvenbach" reste à retrouver, il n'en demeure pas moins vrai que la méthode actuelle de gouvernement du pape François semble confirmer son passé et sa psychologie. On se demande alors pourquoi certains croient encore que Bergoglio veut le bien de la Tradition (sic).


Nous parlons ici du rapport rédigé en 1991 par le Général des jésuites d'alors, à la demande de l'archevêque de Buenos Aires, dans le cadre d'une enquête de routine sur le père Bergoglio, - pourtant en disgrâce auprès de son ordre - avant de le nommer évêque auxiliaire.
Le 24 janvier 2016, le site <Rorate Caeli> posait la question: "UN JOB POUR UN VRAI JOURNALISTE: QUI PEUT TROUVER LE 'RAPPORT KOLVENBACH' SUR LE PÈRE BERGOGLIO? ( benoit-et-moi.fr/2016).

mardi 13 juin 2017

Quelles sont les cibles du pape François ?

 L'analyse suivante n'est pas dépourvue d'intérêt même si elle a ses limites (L'auteur ne voit pas que le pape Benoît XVI est tout autant moderniste que François même si son modernisme est plus teinté de conservatisme). Mais il n'est pas mauvais de relever jusqu'où l'orgueil moderniste peut conduire le clergé catholique, pape compris. 

Homélies du matin, fragments de jésuitisme moderniste https://cronicasdepapafrancisco.wordpress.com/2017/05/31/omelie-del-mattino-schegge-del-gesuitismo-modernista/   31 mai 2017.                                                         

* * *

Qui sont les «cibles» du pape François dans ses homélies matinales à Sainte Marthe?

L'homélie du 30 mai du pape François à Sainte Marthe (cf. fr.zenit.org) a fait grand bruit. Diverses, les interprétations, diverses, les hypothèses, unanimes les doutes et le sentiment de scandale.

Tout cela, à dire vrai, n'est plus une nouveauté. Ce qui est nouveau, c'est la méthode du Pape qui a transformé la messe du matin, qui devrait être célébrée dans l'intimité avec le Christ pour commencer au mieux la journée, en une scène d'où il lance - quotidiennement - un anathème contre des personnes non identifiées. Au point que le tabernacle est mis «de côté» et au centre, il n'y a plus l'Eucharistie, mais la parole du Pape, ce Pape qui par ailleurs aime beaucoup s'auto-citer et réinterpréter les Écritures selon l'anathème qu'il va lancer et à qui il va le lancer.

Une bonne façon de lire ces homélies matinales, sans se laisser conditionner par les pires frustrations, étant de se poser à soi-même les questions épineuses que le Pape propose en guise de réflexion sur les Lectures du jour, pour un bon examen de conscience, on peut dire aussi que la chaire de Sainte Marthe, est devenue la «tribune» d'où le pape François aime se dresser tous les matins pour lancer foudre et éclairs contre ceux qui ne pensent pas comme lui!

Dit en un mot: est-il vraiment crédible que le pape François s'en soit pris à Benoît XVI dans son homélie du 30 mai [Le vrai pasteur sait prendre congé]? Quelqu'un a suggéré que Bergoglio n'avait pas digéré la magnifique préface de Benoît XVI au livre du Cardinal Sarah en défense de l'Eucharistie et de la saine Liturgie, et la préface en défense de Sarah isolé par le pape François, et il aurait réagi en se déchaînant avec ces mots très durs dans l'homélie d'hier matin. C'est possible, Bergoglio a une personnalité directe et spontanée, ce n'est pas un diplomate, il dit ce qu'il pense, même s'il se trompe, il se soucie davantage d'être lui-même que de protéger sa charge des embarras qu'il crée souvent lui-même. Quoi qu'il en soit, nous vous conseillons de lire et méditer l'article d'Aldo Maria Valli, sur le sujet [cf. Les miséricordieux perdent leurs nerfs].

Toutefois, nous lisons dans cette homélie quelque chose d'encore plus grave qui se profile peut-être à l'horizon. Nous allons essayer de vous le faire partager.
Nous suivons TOUS les jours le magistère actuel, lisons toutes les source officielles, car il est fondamental de ne pas s'arrêter aux journaux et à leurs gros titres ou affirmations, et c'est aussi une richesse énorme pour nous de nous tenir au courant et de méditer sur les documents papaux et tout ce qui les concerne ...

A présent, parcourez attentivement le magistère du pape François, celui officiel, justement, de ces quatre années et vous constaterez que dans TOUS les textes il ne cite que lui-même et ses propres textes. Quand il cite Paul VI ou Jean-Paul II, ou Benoit XVI, il le fait NON PAS comme citation d'un texte pour confirmer l'enseignement de toujours, mais en extrapolant quelques phrases dans les textes de ces papes, qu'il utilise pour CONFIRMER ce qu'il dit et qu'il arrive à déformer. Un exemple frappant est le cas des deux citations d'Amoris Laetitia de Jean-Paul II et de saint Thomas d'Aquin, mais complètement RETOURNÉES, au point que sur La Bussola, le Dominicain Riccardo Barile a dû intervenir pour corriger son confrère Schönborn, puisque cette citation - incorrecte - dans le texte du pape ÉTAIT DE LUI, comme lui-même l'a affirmé .... et ce n'est pas par hasard que sont nées les fameuses «dubia» (*)].

Bref, le pape François ne cite plus, ne cite jamais, les Pères de l'Église, le Catéchisme ou le magistère pétrinien, mais ce faisant, il en crée un tout nouveau en rupture avec l'enseignement bimillénaire de l'Église.

C'est dans ce scénario qu'il faut situer les homélies matinales, parce qu'elles sont la seule opportunité qu'a Bergoglio de pouvoir rencontrer les gens - choisis et soigneusement sélectionnés par lui - et de leur parler de «ses» projets, de «sa» vision de l'église futuriste. Puisqu'il ne peut pas dire ouvertement et explicitement que son projet est celui de Karl Rahner, adopté par le jésuitisme moderniste des années 60-70, dont Pedro Arrupe est devenu le porteur, et dans lequel Bergoglio lui-même a été formé, il est évident qu'il doit dissimuler ce projet.

Et quel meilleur expédient qu'une «innocente» homélie matinale, en présence de prêtres, d'évêques et de cardinaux pour transmettre SA RÉVOLUTION?

De quelle «révolution» parlons-nous? La révolution du jésuitisme moderniste! Et qu'on ne nous accuse pas d'obsessions ou de complotisme, lisez les faits avant de refuser une confrontation honnête! La révolution jésuitiste est la suivante: leur projet est de catholiciser tout ce qu'il est impossible (pour eux) de convertir, et de fait, le mot 'conversion' a été supprimé; les âmes ne doivent plus être converties MAIS ACCOMPAGNÉES ... Voici quelques exemples que vous trouverez à travers les faits.

Déjà au siècle dernier, les jésuites modernistes réalisèrent qu'ils n'avaient plus d'espoir de convertir les protestants, et ils commencèrent à étudier autour d'une table, à travers la «nouvelle Théologie» (en français dans le texte) comment catholiciser la doctrine protestante; la même chose était arrivée pour le marxisme et la doctrine communiste transformée en Théologie de la Libération, puis en Théologie du Peuple, auxquelles Bergoglio est sensible et dont il est porte-parole. Avec l'avènement de l'oecumania alimenté par l'"esprit" du Concile Vatican II, les nouveaux pasteurs modernistes, n'étant plus en mesure de se vouer au martyre pour que les Âmes se convertissent, avec l'aide des établissements jésuites, ont commencé à catholiciser toutes les religions, en les plaçant sur le même plan que la Foi unique de l’Église catholique. Si vous n'êtes pas d'accord, il suffit de lire la dénonciation de Ratzinger quand il a découvert que le mot ÂME avait disparu du nouveau Missel (cf. ooperatores-veritatis.org).

Complotisme? Nullement, mais plutôt réalisme d'un projet créé autour d'une table et dont le principal relais est aujourd'hui le Pape. A partir de cette réalité, on peut comprendre les nombreuses interventions de Bergoglio contre les catholiques décidés à rester fidèles non pas à l'église d'«un pape», ou de «mon pape», mais à toute l'Église bimillénaire officielle et à tous ses enseignements. Les homélies du matin servent au pape François à procéder à une sorte de «lavage de cerveau», à une rééducation À SA RÉVOLUTION, pour l'émergence d'une église faite «à son image et ressemblance» de pensée.

Et de qui se sert-il? De personnages discutables comme Paglia, Galantino, Schönborn, Kasper, Maradiaga, pour n'en citer que quelques-uns; et puis il en insère d'autres, de la nouvelle garde, à travers ses nominations; et quelle meilleure occasion que l'homélie matinale pour indiquer ses directives et sa volonté? Pour ceux qui n'acceptent pas ces directives, Bergoglio réagit de trois façons - preuve à l'appui: la première est l'isolement de ceux qui ne pensent pas comme lui, s'il ne peut pas les déplacer; la deuxième consiste à les laisser aux mains de ses disciples sans intervenir; la troisième est le déplacement s'il s'agit d'un évêque ou d'un cardinal.

                                                               * * *

Et ici nous arrivons à la fameuse homélie du 30 mai: à qui était-elle adressée?

Pour ne citer que quelques noms concrets, Bergoglio en a après Caffara, après Negri, et il craint que les évêques et les cardinaux qui doivent prendre leur retraite à 75 ans, puissent se coaliser pour donner lieu à une forte résistance contre certaines de ses prises de position de nature à modifier la doctrine catholique, parce que c'est le scénario le plus authentique de la future l'Église.

L'homélie avait déjà été anticipée à plusieurs reprises par le pape François contre les évêques «rigides, nostalgiques de la sobriété, de la rigueur doctrinale...», mais il ne donne JAMAIS de noms, laissant chacun non seulement penser à lui-même pour comprendre où il en est, mais parfois juste pour lancer la discussion! Il a dit en plusieurs occasions, qu'il aime la discussion et c'est l'une des raisons pour lesquelles il n'expliquera jamais ses interventions, permettant à chacun de les comprendre comme il le souhaite. Il veut que les gens l'aiment pour ses gestes (quand dans une interview on lui a demandé comment il voulait qu'on se souvienne de lui, il a répondu: «il me suffit que les gens disent de moi que je suis bon/un brave homme ...») et qu'il paraisse ouvert à tous, ouvert aux défis, ouvert à la discussion, sauf qu'ensuite, il ne répond pas quand il devrait clarifier sa pensées imprudente et perturbante.

Toute personne qui ne pense pas comme lui est un adversaire, elle devient ipso facto «contre» l’Église, prenant à la lettre une citation de Benoît XVI mais extrapolée de son contexte et manipulée selon d'autres critères: "on est dans l’Église non par prosélytisme, mais par ATTRACTION".

Bergoglio veut attirer vers lui les personnes, ces 80 et même 90% des catholiques - et non-catholiques - qui tout en ayant une âme sensible, ne connaissent rien de l’Église et du magistère officiel. On peut donc être en désaccord avec le catéchisme, avec les dogmes et la doctrine, mais malheur à ceux qui disent ne pas être d'accord avec le pape François quand, en fait, il renverse les doctrines ...

Depuis quatre ans, il crée un «nouveau» magistère, liquide, sans fondement, sans patristique, sans catéchisme, sans doctrine, parce que telle doit être la «nouvelle église» voulue par le modernisme, une église fondée sur les émotions et les sensations, sur l'accompagnement, indépendamment du péché dans lequel on se trouve, ou dans Dieu sait quelle foi, sans nécessité de se convertir, mais plutôt pour cohabiter tous ensemble dans une grande orgie de sentiments.

Pourquoi parlons-nous de modernisme? Parce que, à lire attentivement et honnêtement l'homélie du pape François, elle semble un avertissement légitime à ces évêques qui feraient des COMPROMIS avec le monde, et on peut partager en toute quiétude son triple rappel (méthode jésuitique):

1. Des pasteurs sans compromis;
2. Des pasteurs qui ne s'approprient pas le troupeau;
3. Des pasteurs qui ne se considèrent pas comme le centre de l'histoire, prêts à partir.

Mais est-ce vraiment ainsi? A quoi se réfère le pape quand il tape sur les pasteurs prêts à défendre le catéchisme et la saine doctrine de toute tentative de renversement? Qui sont ces pasteurs qui feraient des compromis (sinon les bergogliens, aujourd'hui au pouvoir, en utilisant ses propres mots), et quels sont ces compromis dont il ne parle jamais? Et quand il parle des évêques qui doivent «apprendre à prendre congé», de qui et de quoi? Peut-être que le pape ne sait pas qu'un évêque l'est jusqu'à la mort, à moins qu'il ne devienne hérétique, et qu'il n'y a pas de retraite dans la Vigne du Seigneur? Alors, à qui fait-il allusion?

Vous vous rappelez le jésuite James Martin? Celui qui a dit que certains saints étaient gay? Eh bien, c'est le nouveau consultant de la communication du Vatican, nommé directement par Bergoglio et soutien connu des associations LGBT ... Qui sait pourquoi je pense au jésuite Richard McSorley, mieux connu comme «prêtre marxiste» - cf. cooperatores-veritatis.org - qui a inventé le «Jésus anti-institutionnel», celui avec les cheveux longs, avec le pouce levé, le beau parleur «hippie» avec sa philosophie du «laisse-toi aller, quel mal y a-t-il!». Son nouvel évangile de l'ammmour, de la libération, de la liberté, de la prospérité, le Jésus «pote» et compagnon, le Jésus rock and roll, le Jésus existentiel qui sort de l'église et des tabernacles pour plonger parmi les gens dans des comédies musicales ... l'histoire se répète, et s'enfonce (/sombre).

                                                                           * * *

Concluons avec ces paroles prophétiques de Saint Pie X dénonçant la ruse des modernistes, que nous vous laissons méditer: 

«Ces hommes-là peuvent s'étonner que Nous les rangions parmi les ennemis de l’Église. Nul ne s'en étonnera avec quelque fondement qui, mettant leurs intentions à part, dont le jugement est réservé à Dieu, voudra bien examiner leurs doctrines, et, conséquemment à celles-ci, leur manière de parler et d'agir.
Ennemis de l’Église, certes ils le sont, et à dire qu'elle n'en a pas de pires on ne s'écarte pas du vrai. Ce n'est pas du dehors, en effet, on l'a déjà noté, c'est du dedans qu'ils trament sa ruine; le danger est aujourd'hui presque aux entrailles mêmes et aux veines de l’Église; leurs coups sont d'autant plus sûrs qu'ils savent mieux où la frapper. Ajoutez que ce n'est point aux rameaux ou aux rejetons qu'ils ont mis la cognée, mais à la racine même, c'est-à-dire à la foi et à ses fibres les plus profondes. Puis, cette racine d'immortelle vie une fois tranchée, ils se donnent la tâche de faire circuler le virus par tout l'arbre: nulle partie de la foi catholique qui reste à l'abri de leur main, nulle qu'ils ne fassent tout pour corrompre. Et tandis qu'ils poursuivent par mille chemins leur dessein néfaste, rien de si insidieux, de si perfide que leur tactique: amalgamant en eux le rationaliste et le catholique, ils le font avec un tel raffinement d'habileté qu'ils abusent facilement les esprits mal avertis. D'ailleurs, consommés en témérité, il n'est sorte de conséquences qui les fasse reculer, ou plutôt qu'ils ne soutiennent hautement et opiniâtrement.»
(Pascendi dominici gregis, 8 septembre 1907).

jeudi 16 mars 2017

Le silence décidé des quatre cardinaux. Qu'en penser ?

Les 4 cardinaux Brandmüller, Burke, Caffara et Meisner, qui avaient publié les dubia au Pape pour clarifier le document "Amoris Laetitia", ont finalement décidé ne  plus faire   une correction publique comme ils l'avaient annoncé.

Ils se sont réunis il y a environ trois semaines, à Rome, et  ont opté pour ce choix. Il semble que la raison est le fait qu'ils ne se sentent pas soutenus par d'autres cardinaux, au niveau officiel. Ils ont donc décidé de jeter l'éponge.
  
Cette attitude de mutisme des princes de l’Église est en soi contradictoire avec leur mission cardinalice. 

Car le pasteur doit exposer sa vie et sa renommée pour défendre les brebis. Le mercenaire, non. "C'est une honte pour un pasteur, disait Jean le Scolastique, de craindre la mort "(ou l'exil sur une île). 
Le pasteur est tenu en tout temps de prêcher son troupeau, s'il doit conserver la Foi et la morale catholique quand elles sont respectées; il doit bien davantage les défendre quand elles sont attaquées. Si le pasteur ne parle pas, les brebis iront sans remède dans la gueule du loup. 

Le pasteur (prêtre, évêque ou cardinal) doit-il aussi élever la voix contre ceux qui ne paraissent pas loups au dehors, et qui se couvrent de peau de brebis ? Oui, il faut avertir les brebis qu'elles se gardent aussi d'eux. C'est ce que Notre Seigneur lui-même enseigne : "Attende a falsis prophetis, qui veniunt ad vos in vestimentis ovium, intrinsecus autem sunt lupi rapaces (Matt, VII, 15). C'est surtout contre eux qu'il faut parler, parce que le danger de séduction est plus grand de leur part pour les brebis. 

Mais s'il n'y a pas d'espérance d'arrêter la rage des loups (pape et évêques progressistes), le pasteur devra-t-il élever si fort la voix avec autorité, et s'exposer peut-être à des insultes ou des sanctions ?  Oui pour le pasteur. Non pour le mercenaire. Dieu qui a confié le troupeau au pasteur, ne lui demandera pas compte de la vie des brebis, mais de sa vigilance. Il dépend du pasteur de veiller sur ses brebis. "Je t'ai mis, dit Dieu à Ézéchiel, pour garder la maison d'Israël [...] Si quand je dis à l'impie, tu mourras; tu ne le lui fais pas savoir, et tu ne parles pas pour qu'il quitte l'impiété et ne meure pas, il mourra dans son péché, mais je te demanderai compte de son sang" (Ezech. III,17)

Ce silence des cardinaux met le âmes dans un état d’extrême nécessité en ce qui concerne la Foi et la Morale. Car c'est le relativisme moral qui va désormais submerger le monde catholique en ce qui regarde le sacrement du mariage.

Cet état d'extrême nécessité justifie amplement la décision de Mgr Williamson de sacrer un évêque de plus, et ce, pour faire mieux entendre la Foi qui sauve, aux oreilles des bons et des mauvais.

Bernardus

vendredi 17 février 2017

WikiLeaks : Clinton, Obama, Soros ont renversé le Pape Benoît XVI lors d’un coup d’État au Vatican

Note de Reconquista : cette demande d'un groupe de dirigeants catholiques est à relever car l'étonnante démission du pape (déjà très conciliaire) Benoît XVI a effectivement ouvert la porte à l'ultra progressisme de François. La question qui se pose désormais est la validité de la démission de Benoît XVI et l'élection de François. Question délicate : faudra-t-il un nouveau conclave pour déposer le pape actuel ? Chose étonnante,  dans quelques jours un colloque universitaire international va se réunir à Paris pour étudier la question de la  "déposition du pape".  Nous enjoignons nos lecteurs à se rapporter à l'excellente étude du Sel de la Terre n° 90 sur la déposition du pape selon Jean de St Thomas. Ces hypothèses d'école ne valident bien évidemment en aucun cas les thèses sédévacantistes qui déchoient le pape avant et sans l'intervention d'un pouvoir légitime. 

WikiLeaks : Clinton, Obama, Soros ont renversé le Pape Benoît XVI lors d’un coup d’État au Vatican

Un groupe de dirigeants laïcs catholiques ont demandé au Président Trump d’enquêter pour savoir si Soros, Obama et Clinton ont bien organisé un coup d’État au Vatican pour installer le gauchiste radical François.

Selon un groupe de dirigeants catholiques qui citent des preuves de diverses sources, en particulier de courriels ébruités par WikiLeaks, George Soros, Barack Obama et Hillary Clinton ont orchestré un coup d’État au Vatican pour renverser le pape conservateur Benoît XVI et le remplacer par le gauchiste radical François.

colloque universitaire international
Avant de démissionner inopinément dans des circonstances inhabituelles, le Pape Benoît XVI a régné sur l’Église catholique de 2005 à 2013. Devenu le premier pape démissionnaire depuis le Pape Grégoire XII en 1415, Benoît est largement considéré comme le premier à avoir fait cela de sa propre initiative depuis le Pape Célestin V en 1294.

Toujours est-il que le groupe de dirigeants catholiques cite de nouvelles preuves découvertes dans les courriels divulgués par WikiLeaks, pour affirmer que le Pape conservateur Benoît n’a pas vraiment démissionné de sa propre initiative, mais a été poussé hors du Vatican par un coup d’État qualifié de « Printemps catholique » par les dirigeants catholiques.

Se servant de l’appareil diplomatique et du pouvoir politique et financier des USA, par la contrainte, la corruption et le chantage, Soros, Obama et Clinton ont imposé un « changement de régime » dans l’Église catholique romaine, afin de remplacer le Pape conservateur Benoît XVI par le Pape François qui, au grand étonnement des Catholiques du monde, est devenu depuis lors un improbable porte-parole du gauchisme international.

Les dirigeants catholiques ont envoyé une lettre au Président Trump, pour l’exhorter à lancer une enquête officielle sur les activités de George Soros, Barack Obama, Hillary Clinton (et d’autres), qui sont, selon eux, impliqués dans l’orchestration du printemps catholique qui a atteint son but : « changer le régime » au Vatican.

Les dirigeants catholiques citent huit questions précises auxquelles ils ont répondu concernant les événements suspects qui ont conduit le Pape Benoît XVI à la démission, la première abdication pontificale en 700 ans.

« Nous avons des raisons précises de penser que le ‘changement de régime’ au Vatican a été conçu par l’administration Obama, » disent les pétitionnaires, dans leur lettre du 20 janvier au président Trump.

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« Lors de la troisième année du premier mandat de l’administration Obama, nous avons été alarmés de découvrir que la Secrétaire d’État Hillary Clinton, et d’autres responsables auxquels elle était associée,

vendredi 13 janvier 2017

De la prière pour le pape

par un père capucin
 

Source : Résistance catholique francophone


Il est indéniable - et cela crève autant nos yeux que nos cœurs - que François surpasse en scandales tous ses prédécesseurs post conciliaires sur le siège de Pierre. Point n’est besoin de les évoquer, il suffit de suivre le sinistre feuilleton des “Nouvelles de Rome” dans le Sel de la Terre. Même des prêtres et des laïcs de paroisse protestent publiquement, jusqu’à ne plus se considérer de son Église (voir MCI-44-8)

A fortiori dans nos rangs de la Tradition, on l’on constate que de plus en plus de fidèles - et même des prêtres - en sont si outrés qu’ils ne veulent plus prier pour le pape, et parlent de lui comme s’il était un antipape, avec un mépris affiché. Paradoxalement, d’autres rêvent toujours de restaurer l’Église en concluant un accord canonique avec lui.