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mercredi 19 février 2020

La dernière ruse du pape

Des prêtres mariés ?

C’est NON... mais OUI !


Le Synode sur l’Amazonie est terminé depuis trois mois, et le pape François vient de publier l’Exhortation apostolique Querida Amazonia. A la surprise générale, ce texte ne reprend pas la proposition des pères synodaux sur l’admission d’hommes mariés au sacerdoce. 
Coup d’arrêt... ou piège ?

Correctio Marcelis nous explique ce qui se cache derrière le processus dit « Chemin synodal »: contrairement à l'opinion rapide et imprudente de certains, le St Esprit n'a pas du tout soufflé à Rome et le célibat sacerdotal est toujours autant menacé.

Quel est le mode opératoire d’une révolution ecclésiale sous le pontificat du pape François ?

- lancer une idée nouvelle : dans le cas considéré, il faut s’occuper de l’Amazonie (ce serait, disent certains, un « lieu théologique » appelant une réflexion spéciale de toute l’Eglise !),

- puis on réagit de façon officieuse et informelle à la nouveauté, en laissant planer le doute sur l’issue de la démarche (en plusieurs occasions, des conférences de presse en avion ont été utilisées dans cet esprit),

- ensuite, on engage un « processus » en forme de « débat », dont les thèmes sont fixés en amont (« document préparatoire » du 8 juin 2018, et Instrumentum laboris du 17 juin 2019) ; les intervenants et experts sont soigneusement sélectionnés ; du début à la fin, la démarche reste sous contrôle. C’est un « chemin synodal » qui s’ouvre ! 

- dans ce cadre, la parole est « libre », ce qui permet de laisser formaliser par l’assemblée des « avancées » majeures, qu’on habillera sous des prétextes de nécessité et d’urgence pastorale,

- puis on autorise la publication du texte ouvrant des pistes révolutionnaires : c’est le « Document final du Synode », qui en l’occurrence contient la proposition explicite d’un accès au sacerdoce d’hommes mariés déjà investis du diaconat (§ 111) et celle de promouvoir des femmes à certains ministères  (§ 102 et § 103), 

- parallèlement, on fait la sourde oreille à toute critique ou mise en garde (même provenant d’un pape « émérite » joignant sa plume à celle d’un Cardinal de Curie ),

- en conclusion (provisoire !), on livre au monde une Exhortation apostolique censée exprimer la pensée du pape sur les sujets traités par le Synode. Et contrairement à toute attente, ledit document ne fait pas allusion à une réforme de la discipline ecclésiastique visant l’ordination d’hommes mariés.  Il contourne également la question du diaconat féminin.

- Voilà, à grands traits, le descriptif des étapes ayant conduit à Querida Amazonia (Amazonie bien-aimée), texte daté du 2 février 2020, et publié le 12.

A l’attention de ceux qui désirent des preuves documentaires, voici les extraits les plus significatifs des deux textes romains précités (NB : nous avons surligné en gras les passages qui nous ont paru porter la pensée profonde des rédacteurs) et diverses précisions fournies lors de la conférence de presse de présentation :

1 – Document final du Synode (26 octobre 2019) 

(…) 
102. (…) Nous demandons la révision du Motu Propio de Saint Paul VI, Ministeria quedam, afin que les femmes formées adéquatement et préparées pour cela puissent recevoir les ministères du Lectorat et de l’Acolytat, parmi d’autres ministères à développer. Dans les nouveaux contextes d'évangélisation et de pastorale en Amazonie, où la majorité des communautés catholiques sont dirigées par des femmes, nous demandons que le ministère institué de "la femme leader de communauté" soit créé et reconnu au service des exigences changeantes de l'évangélisation et du service aux communautés.
103. Dans les nombreuses consultations menées en Amazonie, le rôle fondamental des femmes religieuses et laïques dans l'Église de l'Amazonie et ses communautés a été reconnu et souligné, étant donné les multiples services qu'elles offrent. Dans un grand nombre de ces consultations, le diaconat permanent pour les femmes a été demandé. C'est pourquoi le thème était aussi très présent au Synode. Déjà en 2016, le Pape François avait créé une Commission d'étude sur le diaconat des femmes qui, en tant que Commission, est parvenue à un résultat partiel sur ce qu'était la réalité du diaconat des femmes aux premiers siècles de l'Église et sur ses implications aujourd'hui. Nous souhaitons donc partager nos expériences et réflexions avec la Commission et attendre ses résultats.
(…)
111. (…) Considérant que la diversité légitime ne nuit pas à la communion et à l'unité de l'Église, mais qu'elle la manifeste et la sert (…), nous proposons d'établir des critères et des dispositions de la part de l'autorité compétente, dans le cadre de Lumen Gentium 26, pour ordonner prêtres des hommes idoines et reconnus par la communauté, qui ont un diaconat permanent fécond et reçoivent une formation adéquate au presbytérat, pouvant avoir une famille légalement constituée et stable, pour soutenir la vie de la communauté chrétienne par la prédication de la Parole et la célébration des sacrements dans les endroits les plus reculés de la région amazonienne. À cet égard, certains se sont prononcés en faveur d'une approche universelle du sujet.

2 – Exhortation apostolique du pape (2 février 2020) 

(…)
2. J’ai écouté les interventions pendant le Synode et j’ai lu avec intérêt les contributions des cercles mineurs. Dans cette Exhortation, je souhaite exprimer les résonances qu’a provoquées en moi ce parcours de dialogue et de discernement. Je ne développerai pas toutes les questions abondamment exposées dans le Document de conclusion. Je ne prétends pas le remplacer ni le répéter. Je désire seulement fournir un bref cadre de réflexions qui incarne, dans la réalité amazonienne, une synthèse de certaines grandes préoccupations que j’ai exprimées dans mes documents antérieurs, et qui aide et oriente vers une réception harmonieuse, créative et fructueuse de tout le chemin synodal.
3. En même temps, je veux présenter officiellement ce Document qui nous expose les conclusions du Synode auquel ont collaboré de nombreuses personnes qui connaissent, mieux que moi et que la Curie romaine, la problématique de l’Amazonie, parce qu’elles y vivent, elles y souffrent et elles l’aiment avec passion. J’ai préféré ne pas citer ce Document dans cette Exhortation parce que j’invite à le lire intégralement. 
4. Dieu veuille que toute l’Église se laisse enrichir et interpeller par ce travail ; que les pasteurs, les personnes consacrées et les fidèles laïcs de l’Amazonie s’engagent pour son application et qu’il puisse inspirer, d’une manière ou d’une autre, toutes les personnes de bonne volonté.
(…)

3 – Conférence de presse de présentation (12 février 2020) 


Au cours de la conférence de presse tenue le 12 février à Rome pour la présentation de l’Exhortation apostolique, le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du Synode des Évêques, et le Cardinal Michael Czerny, Secrétaire spécial du Synode sur l’Amazonie, ont insisté sur la distinction à opérer entre : 
- le document final du Synode d’une part, qui n’est pas revêtu de l’autorité magistérielle, n’ayant pas reçu d’approbation formelle du pape à cet effet, mais qui jouit néanmoins d’une « certaine autorité morale » (sic), 
- l’Exhortation apostolique d’autre part, qui doit être considérée comme engageant le magistère ordinaire du Souverain pontife.
Quant à lui, le Directeur de la Salle de presse du Vatican, Matteo Bruni, a précisé que le Document final était un document « précieux », dont le pape François avait reconnu la « valeur » et « l’autorité » (sic), et qu’il convenait de lire les dispositions de ce texte « à la lumière de l’Exhortation apostolique » !

Les questions des journalistes, visiblement perplexes, ont porté en particulier sur le problème de l’ordination d’hommes mariés, ainsi que sur le diaconat féminin. La porte a-t-elle été fermée par le pape à ces évolutions ?

Le Cardinal Czerny - bon interprète s’il en est de la pensée de François - a rappelé que ces dispositions du Document final n’avaient pas été reprises, effectivement, dans l’Exhortation papale… mais qu’il fallait comprendre que « tout cela s’inscrivait dans un parcours, dans un processus ».

« On est arrivé à un point très important de ce processus synodal », a-t-il poursuivi, et « pour les questions qui portent sur des thèmes qui n’ont pas été résolus par le pape, elles continueront à faire l’objet de débats (et de prières…) jusqu’à arriver à des décisions mûres (sic). On parle de fermeture, c’est conclu, c’est comme ça, … mais non, ce n’est pas le cas ! » 

Détail cocasse, à la fin des échanges avec les journalistes, le Directeur de la Salle de presse a conclu ingénument : « Je ne sais pas si maintenant c’est plus clair » !

° °

En résumé, pour décrypter correctement cette manœuvre subversive, il faut comprendre que la démarche de la Rome conciliaire, apparemment improvisée et confuse, évolue en fait selon une tactique parfaitement étudiée : 
- On présente un document qui comporte des évolutions majeures favorisant la dénaturation des ministères ordonnés, 
-  On déclare ce document « non magistériel », tout en lui reconnaissant une « autorité », 
- Le pape lui-même, dans une Exhortation réputée « magistérielle »,  «présente officiellement » ce document « non magistériel », sans l’approuver formellement, mais en invitant toute l'Eglise, clergé et fidèles, à le « lire intégralement » en vue de sa « réception » et à « s’engager pour son application », 
- Cerise sur le gâteau, on rassure les tenants de la tradition, les prélats conservateurs, et le pape émérite Benoît, en précisant que le texte final du Synode (publié avec l’accord du pape, faut-il le rappeler), doit être lu et interprété « à la lumière » d’une Exhortation du même pape… qui reste dans une prudente réserve au sujet des avancées contenues dans ce texte (car susceptibles de générer des controverses).
C’est du grand art !

A ces artifices dialectiques, indignes d’un Vicaire de Jésus-Christ et Successeur de Pierre, on ne peut qu’opposer la remarque de bon sens d’un internaute espagnol, J. Alar, mise en ligne le 13 février sur InfoCatόlica :
Efectivamente, no hay una aprobación expresa del documento final del sínodo y, por tanto, no es magisterio ordinario, pero la exhortación, que sí es magisterio, apoya y da el visto bueno al documento y no solo dice que hay que leerlo, Baldisseri, sino también aplicarlo, aplicarlo, Baldisseri. Se dice que el documento tiene autoridad moral, pero no magisterial. Como de costumbre, juegos de palabras, retórica, más ambigüedad y confusión. No, pero sí. 
Traduction : 
Effectivement, il n’y a pas d’approbation expresse du document final du synode et, par conséquent, ce n’est pas du magistère ordinaire, mais l’Exhortation - qui elle est bien du magistère – appuie et donne son visa au document en question, et elle ne dit pas seulement qu’il faut le lire, Baldisseri, mais qu’il faut aussi l’appliquer, l’appliquer Baldisseri !
On dit que le document a une autorité morale, mais pas magistérielle : comme d’habitude, jeu sur les mots, rhétorique, et plus d’ambiguïté et de confusion.
Non, mais oui ! 
On ne saurait mieux résumer l’état de la question. 

Correctio Marcelis

dimanche 29 décembre 2019

Parlez Haut et Fort !

Kyrie eleison DCL ( 28 décembre 2019 )

”Rome n’est plus dans Rome,” disait notre Archevêque,
Car sans la Tradition, la Foi est en échec.

Si l’on compte, dans le passé, de grands esprits, c’est parce qu’ils pouvaient élever leur cœur à de grandes choses. Cela implique que leurs pensées, implicitement ou explicitement, traitaient de Dieu. Et s’ils étaient véritablement de grands esprits, leur pensée ne s’arrêtait pas simplement à dénoncer les choses. L’un de ces esprits d’exception fut certainement Shakespeare, écrivain anglais, qui, en tant que catholique, se battit contre l’apostasie de son pays, au moment même où, vers 1600, sa carrière atteignait son apogée. Mais l’adoption du protestantisme par l’Angleterre signifiait pour l’écrivain que, s’il ne voulait pas être pendu, éviscéré et écartelé, il devait déguiser son message catholique. C’est ce qu’a montré Clare Asquith dans son livre “ Shadowplay “(Théâtre d’ombres), paru en 2005. Elle y fait monter la littérature anglaise bien au-dessus des visées “patriotes” anglaises ou des nains de la critique littéraire.

Pour ne prendre qu’un seul exemple, dans l’annexe du livre sur le Sonnet 152, elle montre que, du début à la fin du texte, même si l’on applique ces vers de façon évidente à une femme que Shakespeare a dû connaître, il se cache en fait une seconde signification s’appliquant à l’écrivain lui-même de manière beaucoup plus large. Car il n’a pas su avertir ses compatriotes comme il aurait dû le faire. Voici les 14 vers de ce sonnet avec la traduction du sens obvie à côté, suivis de leur sens caché :

In loving thee thou know’st I am forsworn
But thou art twice forsworn to me love swearing,
In act thy bed-vow broke and new love torn,
In vowing new hate after new love bearing.
But why of two oaths’ breach do I accuse thee,
When I break twenty ? I am perjured most,
For all my vows are oaths but to misuse thee
And all my honest faith in thee is lost.
For I have sworn deep oaths of thy deep kindness,
Oaths of thy love, thy truth, thy constancy,
And to enlighten thee gave eyes to blindness,
Or made them swear against the thing they see.
  For I have sworn thee fair : more perjured eye
  To swear against the truth so foul a lie.


En t’aimant, tu le sais, je ne suis qu’un parjure ;
Mais toi, tu l’es deux fois en jurant que tu m’aimes ;
Car tu trahis ton mari, et le trahis de nouveau,
En vouant nouvelle haine après nouvel amour.
Mais pourquoi t’accuser – deux serments violés –
Si moi j’en viole vingt ? C’est moi le vrai parjure :
Car tous mes faux serments ne font que t’abuser,
Ma dite foi en toi n’étant plus du tout honnête.
J’ai juré que ton cœur était toute bonté
Ta profonde tendresse, et ton amour fidèle.
Et pour te glorifier l’invisible j’ai vu,
Ou juré ne pas voir ce que j’ai vraiment vu.
  J’ai témoigné cent fois de ta sincérité.
  Démence du mensonge, défiant la vérité !

Remarquons que le texte du sonnet prend davantage de sens selon sa signification cachée, qui fait référence à l’Angleterre infidèle, que selon la signification apparente concernant la maîtresse infidèle de Shakespeare. Ainsi, l’Angleterre des temps anciens est restée pendant 900 ans l’épouse fidèle de l’Église catholique. Mais, par l’Acte de Suprématie (« Tu trahis ») d’Henry VIII (1534), qui fondait l’Eglise anglicane, l’Angleterre rompit son mariage ("ton mari") avec l’Église catholique en prenant comme amant le protestantisme. Puis, sous Marie Tudor (1553), elle s’est remariée avec l’Eglise catholique (« nouvel amour »), pour retomber dans l’adultère avec le protestantisme sous Elisabeth Ier (1558) (“En vouant nouvelle haine” à l’Eglise catholique). Mais Shakespeare (1564–1616) se blâme lui-même pour une infidélité plus grave encore, car, au cours de ces années il a glorifié l’Angleterre (“pour te glorifier”) à plusieurs reprises, sous les Tudors infidèles, par exemple dans ses Pièces Historiques. Il les a glorifiés au détriment de l’Angleterre (« aussi t’ai-je abusée ») car, au fond de son cœur catholique, il savait très bien que le protestantisme serait la ruine de la “Merrie Englande”. En effet !

Et qu’en est-il aujourd’hui ? L’histoire se répète : pendant plus de 1900 ans, les catholiques du monde sont restés fidèlement mariés à la véritable Église, mais depuis Vatican II (1962–1965), la masse des fidèles a suivi les mauvais dirigeants d’alors, commettant un adultère plus ou moins prononcé avec le monde moderne (“tu trahis le lit”). Puis Mgr Lefebvre (1905–1991) en a ramené beaucoup à la véritable Église catholique (“nouveau serment”, “nouvel amour”, ou renouvellement de l’ancienne foi et de l’ancien amour), pour voir ses successeurs, maintenant à la tête de la Fraternité Saint-Pie X (fondée par lui en 1970) retomber dans le désir adultère de réunion avec la Rome conciliaire, qui se fonde sur la “haine nouvelle “ de la vérité préconciliaire.

Conclusion ? Ceux qui parmi nous sont comme Shakespeare ou comme tous les catholiques, nous devons déclarer haut et fort que la Rome de Pachamama n’est rien d’autre qu’une abomination, à fuir absolument.

Kyrie eleison.

vendredi 20 décembre 2019

Mgr Carlo Maria Viganò accuse le pape François de démanteler le Siège de Pierre et de souffrir d'« intolérance mariale »

Nous publions aujourd'hui cet acte d'accusation  contre le Pape François de S.E. Mgr Vigano, ancien nonce apostolique aux Etats-Unis. Nous commençons à retrouver la vigueur des propos de Mgr Lefebvre et de Mgr Williamson.  Et comme le dit de façon humoristique un site ami : "Encore un petit pas Mgr Vigano et vous reconnaîtrez enfin l’héroïsme du combat de Mgr Lefebvre. Nul doute qu’après une telle dénonciation des ravages conciliaires, celle de Mgr Huonder devrait suivre…"

Sources et traduction : Corrispondenza romana et Blog de Jeanne Smits
Corrispondenza romana a publié le texte intégral en italien, en exclusivité.

Cette  accusation fait suite à la scandaleuse procession avec l'idole "Pachamama" dans la basilique St Pierre et surtout aux déclarations du pape François qui, à l’occasion de la fête liturgique de Notre-Dame de Guadalupe, a qualifié de « sottises » (« tonterías » en espagnol) l’idée d’affirmer la doctrine de la Vierge Marie « corédemptrice ».

" Voici ce que dit le Seigneur Dieu,
qui a créé les cieux et qui les a étendus,
qui a affermi la terre avec ce qui en germe ;
qui donne le souffle au peuple qui vit sur elle,
et la respiration à ceux qui y marchent.
« Je suis le Seigneur, c’est là mon nom ;
je ne donnerai pas ma gloire à un autre,
ni mes louanges aux idoles. »
Le Seigneur sortira comme un héros,
il excitera son ardeur comme un guerrier ;
il élèvera la voix et il poussera des cris ;
il triomphera de ses ennemis.
Longtemps je me suis tu,
j’ai gardé le silence, je me suis contenu ;
je me ferai entendre comme une femme en travail ;
je détruirai et j’anéantirai tout à la fois.
Je rendrai désertes les montagnes et les collines,
je dessécherai leur verdure ;
je changerai les fleuves en îles,
et je tarirai tous les étangs.
Ils retourneront en arrière, ils seront couverts de confusion
ceux qui se confient aux idoles taillées
qui disent à des images de fonte :
« Vous êtes nos dieux. »
Qui a livré Jacob au pillage,
et Israël à ceux qui le dévastent ?
N’est-ce pas le Seigneur lui-même que nous avons offensé ?
car ils n’ont pas voulu marcher dans ses voies, ni obéir à sa loi.
Aussi a-t-il répandu sur lui l’indignation de sa fureur
et la violence de la guerre ;
il a allumé un feu autour de lui sans qu’il le sût ;
il l’a brûlé sans qu’il le comprit."
(Isaïe 42, 6-17, 24-25)

***

Marie Immaculée, Vierge Mère, Acies Ordinata, priez pour nous

« Y a-t-il dans le cœur de la Vierge Marie autre chose que le Nom de Notre Seigneur Jésus-Christ ? Nous aussi, nous ne voulons avoir qu’un seul nom dans notre cœur : celui de Jésus, comme la Très Sainte Vierge. »

La parabole tragique de ce Pontificat se poursuit avec une succession de coups de théâtre qui s’accélèrent. Il ne se passe pas de jour sans que, depuis le trône suprême, le Souverain Pontife procède au démantèlement du Siège de Pierre, usant et abusant de l’autorité suprême, non pour confesser mais pour nier ; non pour confirmer mais pour égarer ; non pour unir mais pour diviser ; non pour construire mais pour détruire.

Hérésies matérielles, hérésies formelles, idolâtrie, superficialité de toutes sortes : le Souverain Pontife Bergoglio ne cesse d’humilier obstinément la plus haute autorité de l’Église, en « démythifiant » la papauté – comme l’aurait dit peut-être son illustre compagnon Karl Rahner. Son action vise à violer le Dépôt Sacré et à défigurer la Face catholique de l’Epouse du Christ, en paroles et en action, par la dissimulation et le mensonge, par ses gestes saisissants, d’une ostensible spontanéité, mais méticuleusement conçus et planifiés, par lesquels il s’exalte lui-même dans une continuelle auto-célébration narcissique, tandis que la figure du Pontife Romain est humiliée, et celle du Doux Christ en terre obscurcie.

Son action se sert de l’improvisation magistrale, de ce magistère à bâtons rompus, liquide, insidieux comme des sables mouvants, non seulement à haute altitude, à la merci des journalistes du monde entier, dans ces espaces éthérés qui peuvent mettre en évidence un délire pathologique de toute-puissance illusoire, mais aussi lors des cérémonies les plus solennelles qui devraient inciter au tremblement sacré et au révérencieux respect.

A l’occasion de la Mémoire de la Vierge de Guadalupe, le pape Bergoglio a une fois de plus donné libre cours à son évidente intolérance mariale, qui rappelle celle du Serpent dans l’histoire de la chute, dans ce Proto-Evangile qui prophétise l’hostilité radicale placée par Dieu entre la Femme et le Serpent, et l’hostilité déclarée de ce dernier qui, jusqu’à la fin des temps, va essayer de mordre le talon de la Femme et la vaincre, elle et sa descendance. Celle du Souverain Pontife constitue une agression manifeste contre les prérogatives et les attributs sublimes qui font de l’Immaculée, Mère de Dieu toujours Vierge, le complément féminin au mystère du Verbe incarné, intimement associé à Lui dans l’Economie de la Rédemption.

Après l’avoir réduite à n’être que la « voisine d’à côté », ou la migrante qui fuit, ou la simple laïque connaissant les défauts et les crises d’une femme quelconque marquée par le péché, ou le disciple qui n’a évidemment rien à nous apprendre ; après l’avoir banalisée et désacralisée, à l’image de ces féministes qui gagnent du terrain en Allemagne avec leur mouvement « Marie 2.0 », visant à moderniser la Vierge pour en faire un simulacre à leur image et ressemblance, le pape Bergoglio est allé encore plus loin à propos de l’Auguste Reine et Mère Immaculée de Dieu, qui « s’est métissée avec l’humanité… et a métissé Dieu lui-même ». En l’espace de quelques plaisanteries, il a frappé au cœur le dogme marial et le dogme christologique qui lui est lié.

Les dogmes mariaux sont le sceau apposé sur les vérités catholiques de notre foi, définies lors des Conciles de Nicée, d’Éphèse et de Chalcédoine ; ils sont le rempart indestructible contre les hérésies christologiques et contre le déchaînement furieux des Portes du Monde souterrain. Ceux qui les « traversent » et les profanent montrent qu’ils sont du côté de l’Ennemi. Attaquer Marie, c’est s’aventurer contre le Christ lui-même ; attaquer la Mère, c’est s’élever contre le Fils et se rebeller contre le mystère même de la Très Sainte Trinité. La Théotokos Immaculée, « terrible comme une armée rangée en bataille » – Acies ordinata – livrera bataille pour sauver l’Eglise et détruire l’armée de l’Ennemi déchaîné qui lui a déclaré la guerre, et avec lui toutes les pachamamas démoniaques retourneront définitivement en enfer.

Le pape Bergoglio ne semble plus contenir son incapacité à supporter l’Immaculée, et il ne parvient même pas à la cacher sous cette apparente dévotion ostentatoire, toujours sous les projecteurs des caméras, alors qu’il a abandonné la célébration solennelle de l’Assomption et la récitation du Rosaire avec les fidèles, qui remplissaient la cour de Saint Damase et la loggia supérieure de la Basilique de Saint Pierre sous Saint Jean-Paul II  [ Note du site Reconquista : nous ne partageons évidemment pas cette opinion quant à la sainteté de Jean-Paul II ]  et le pape Benoît XVI.

Le pape Bergoglio utilise la pachamama pour briser la Vierge de Guadelupe. L’intronisation de cette idole amazonienne jusque sur l’autel de la Confession de Saint-Pierre n’était rien de moins qu’une déclaration de guerre à la Dame et la Patronne de toutes les Amériques qui, par son apparition à Juan Diego, a détruit les idoles démoniaques et conquis les Indiens pour le Christ et pour l’adoration du « Dieu Très Vrai et Unique », grâce à sa médiation maternelle. Et ce n’est pas une légende !

Quelques semaines après l’épilogue de l’événement synodal qui a marqué l’investiture de la pachamama au cœur de la catholicité, nous avons appris que le désastre conciliaire du Novus Ordo Missae fait l’objet d’une modernisation supplémentaire, par l’introduction de la « Rosée » dans le Canon eucharistique au lieu de la mention du Saint Esprit, la troisième Personne de la Très Sainte Trinité.

C’est un pas supplémentaire dans le sens de la régression vers la naturalisation et l’immanentisation du culte catholique, vers un Novissimus Ordo panthéiste et idolâtre. La « Rosée », entité présente dans le « lieu théologique » des tropiques amazoniens – comme nous l’ont appris les Pères synodaux – apparaît comme le nouveau principe immanent de fécondation de la Terre, qui opère sa « transsubstantiation » dans un Tout panthéistement relié, auquel les hommes sont assimilés et soumis, à la gloire de la pachamama. Et nous voilà plongés dans les ténèbres d’un Nouveau Paganisme, mondialiste et éco-tribal, avec ses démons et ses perversions. Par cet énième bouleversement liturgique, la Révélation divine passe de la plénitude à l’archaïsme ; de l’identité hypostatique de l’Esprit Saint, nous glissons vers l’évanescence symbolique et métaphorique propre à la rosée, que la gnose maçonnique a fait sienne depuis longtemps.

Mais revenons un instant sur les statues idolâtres, d’une rare laideur, et sur la déclaration du pape Bergoglio au lendemain de leur enlèvement de l’église de Traspontina et de leur noyade dans le Tibre. Cette fois encore, les paroles du Pape ont le parfum d’un mensonge colossal : il nous a fait croire que les statuettes ont été promptement exhumées des eaux sales grâce à l’intervention des Carabinieri. On se demande pourquoi une équipe de VaticanNews, coordonnée par Tornielli et Spadaro de Civiltà Cattolica, avec des reporters et des cameramen de la presse judiciaire, n’est pas venue filmer les exploits des plongeurs et capturer le sauvetage des pachamas. Il est également peu probable qu’une opération aussi spectaculaire n’ait pas retenu l’attention de quelques passants, équipés d’un téléphone portable pour filmer puis relancer le scoop sur les réseaux sociaux. Nous sommes tentés de retourner cette question à la personne qui a fait cette déclaration. Certainement, cette fois aussi, il nous répondra par son silence éloquent.

Depuis plus de six ans maintenant, nous sommes empoisonnés par un faux magistère, une sorte de synthèse extrême de toutes les idées fausses conciliaires et des erreurs post-conciliaires qui se sont propagées imparablement, sans que la plupart d’entre nous ne s’en aperçoivent. Il en est ainsi parce que Vatican II a ouvert non seulement la boîte de Pandore, mais aussi la fenêtre d’Overton, et d’une manière si graduelle que personne ne s’est rendu compte des bouleversements qui avaient eu lieu, de la nature authentique des réformes, de leurs conséquences dramatiques ; nous n’avons même pas pensé à avoir de soupçon à l’égard de celui qui se trouverait réellement aux commandes de cette gigantesque opération subversive que le cardinal moderniste Suenens appelait « le 1789 de l’Eglise catholique ».

Ainsi, au cours de ces dernières décennies, le Corps mystique s’est lentement vidé de son sang par une hémorragie que rien ne pouvait arrêter : le Dépôt sacré de la Foi a été progressivement dilapidé, les Dogmes dénaturés, le Culte sécularisé et progressivement profané, la Morale saccagée, le Sacerdoce diffamé, le Sacrifice eucharistique protestantisé et transformé en Banquet convivial…

Maintenant l’Eglise est inanimée, couverte de métastases, dévastée. Le peuple de Dieu devenu analphabète, dépouillé de sa Foi, tâtonne dans les ténèbres du chaos et de la division. Au cours de ces dernières décennies, les ennemis de Dieu ont progressivement fait de deux mille ans de Tradition, de la terre brûlée. Par une accélération sans précédent, grâce à la charge subversive de ce pontificat soutenue par le puissant appareil jésuite, on est en train de livrer un coup de grâce mortel à l’Eglise.

Avec le pape Bergoglio – comme avec tous les modernistes – il est impossible de chercher la clarté, car la marque distinctive de l’hérésie moderniste est précisément la dissimulation. Maîtres de l’erreur et experts dans l’art de la tromperie, ils « s’efforcent de faire accepter universellement ce qui est ambigu, présentant le côté inoffensif, qui servira de passeport pour introduire le côté toxique, qui a été initialement gardé caché » (P. Matteo Liberatore S.I.). Ainsi, le mensonge répété avec obstination et obsession finit par devenir « vrai » et accepté par la majorité.

Typiquement moderniste, aussi, est la tactique de soutenir ce que l’on veut détruire, en utilisant des termes vagues et imprécis, en favorisant l’erreur sans jamais la formuler clairement. C’est exactement ce que fait le Pape Bergoglio, avec son amorphisme qui dissout les Mystères de la Foi, avec l’approximation doctrinale qui lui est propre, par laquelle il « métisse » et démolit les dogmes les plus saints, comme il l’a fait avec les dogmes mariaux de la Mère toujours Vierge de Dieu.

Le résultat de cet abus de pouvoir, nous l’avons sous les yeux : une Eglise catholique qui n’est plus catholique, un récipient vidé de son contenu authentique et rempli de marchandises de pacotille.

L’avènement de l’Antichrist est inévitable, il fait partie de l’épilogue de l’Histoire du Salut. Mais nous savons que c’est la prémisse du triomphe universel du Christ et de sa glorieuse Epouse. Ceux d’entre nous qui n’avons pas été trompés par ces ennemis de l’Eglise, enfermés dans le Corps ecclésial, devons nous unir et faire front commun contre le Malin, vaincu depuis longtemps, mais encore capable de nuire et de provoquer la perdition éternelle des multitudes, mais dont la Sainte Vierge, notre « Condottiera », écrasera définitivement la tête.

Maintenant, c’est notre tour. Sans équivoque, sans nous laisser chasser de cette Eglise dont nous sommes les enfants légitimes et dans laquelle nous avons le droit sacro-saint de nous sentir chez nous, sans que la horde haineuse des ennemis du Christ nous fasse sentir marginalisés, schismatiques et excommuniés.

Maintenant, c’est notre tour ! Le triomphe du Cœur Immaculé de Marie – Corédemptrice et Médiatrice de toutes les grâces – passe par ses « petits », certes fragiles, et pécheurs, mais du signe absolument contraire à celui des enrôlés dans l’armée de l’Ennemi. « Petits » consacrés, sans aucune limite, à l’Immaculée, pour être son talon, la partie la plus humiliée et méprisée, la plus détestée par l’enfer, mais qui, avec Elle, écrasera la tête du Monstre infernal.

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort s’est demandé : « Mais quand ce triomphe aura-t-il lieu ? Dieu seul le sait. » Notre tâche est de veiller et de prier comme le recommande ardemment sainte Catherine de Sienne : « Hélas ! Je meurs et cependant je ne puis mourir. Ne restez pas endormis dans la négligence, faites au moment présent ce qui est possible. Consolez-vous en Christ Jésus, le doux amour. Noyez-vous dans le sang du Christ crucifié, mettez-vous en croix avec le Christ crucifié, cachez-vous dans les plaies du Christ crucifié, baignez-vous dans le sang du Christ crucifié » (Lettre 16).

L’Eglise est enveloppée par les ténèbres du modernisme, mais la victoire appartient à Notre Seigneur et à son Epouse. Nous voulons continuer à professer la foi éternelle de l’Eglise face au rugissement du Mal qui l’assiège. Nous voulons veiller avec Elle et avec Jésus, dans ce nouveau Gethsémani de la fin des temps, pour prier et faire pénitence en réparation des nombreuses offenses qui leur ont été faites. »

+ Carlo Maria Viganò
Archevêque titulaire. d’Ulpiana
Nonce apostolique
19 décembre 2019

dimanche 15 décembre 2019

La jeunesse au créneau

Kyrie eleison DCXLVIII (14 décembre 2019)

Le meilleur de l’action commence par la foi,
Par la messe et le chapelet, pour agir de bon aloi !


Partout où des idées complexes et controversées se présentent au grand public, les prosélytes de la désinformation excellent à user d’une technique classique consistant à focaliser l’attention des gens sur une image faisant sensation, propre à rester gravée dans les esprits, qui servira d’illustration au message à faire passer. C’est évidemment le cas des statues de la Pachamama qui ont été mises en évidence du début à la fin du récent Synode des évêques qui s’est déroulé à Rome et qui, parait-il, avait mission de prodiguer au Pape des conseils pour l’avenir de l’Église catholique. Le Pape lui-même a dit qu’il s’agissait là de statues de la Terre Mère, c’est-à-dire d’idoles païennes. Ce qui n’a pas manqué d’attirer l’attention des catholiques. Un jeune Autrichien et son épouse ont jeté cinq de ces statues dans le Tibre. L’interview que ce jeune a donnée ensuite à John-Henry Westen, du Life Site News, a été très édifiante et parmi les ténèbres tout autour, elle mérite d’être reproduite ici, quoi qu’abrégée et adaptée, comme d’habitude. Alexander Tschugguel, 26 ans, est marié seulement depuis cet été. Il habite le centre-ville de Vienne.

Qu’est-ce qui vous a pris de jeter ainsi les idoles ? Avez-vous seulement pensé pour vous-même aux conséquences possibles ?

Ma femme et moi, nous nous sommes intéressés au Synode. Nous avons visité l’église où étaient exposées des pièces amazoniennes. Les statues de la Pachamama m’ont immédiatement apparu comme des idoles dressées contre le Premier Commandement. Ma motivation pour agir ainsi était simple : faire en sorte qu’elles disparaissent de l’église où elles étaient, faire sortir le paganisme du sanctuaire catholique. Quant aux conséquences, je n’ai jamais imaginé l’impact qu’allait avoir le fait de les faire disparaître. J’ai toujours estimé qu’une conséquence vraiment grave serait plutôt de rater son paradis. En comparaison, cet acte ne m’a pas paru trop pour moi.

Cela vous gênerait-il de parler de votre vie dans la foi catholique ?

Je ne suis catholique que depuis ma conversion du luthéranisme, à l’âge de 15 ans. Plus j’enquêtais sur la foi catholique, plus elle devenait belle. Maintenant, je ne peux plus m’imaginer être non-catholique.

Comment vous êtes-vous préparé spirituellement à jeter ces idoles ?

Avec beaucoup de prière. Beaucoup de chapelets chaque jour, et avec la messe quotidienne si possible. Nous sommes restés en prière jusqu’à ce que nous soyons entrés dans l’église, et nous avons continué de prier alors même que nous les jetions. La préparation spirituelle a été déterminante. Sans la prière, il ne nous aurait pas été possible d’agir.

Aviez-vous eu peur des autorités, d’enfreindre la loi, d’éventuels affrontements concernant ces idoles ?

Nous voulions simplement faire sortir les idoles de l’église ; nous ne cherchions pas la bagarre. Nous sommes entrés dans l’église dès son ouverture, afin d’éviter toute confrontation. Nous ne voulions rien pour nous-mêmes, ni argent ni publicité. Si des poursuites devaient être encourues, nous gardions confiance dans le calme et la prière pour surmonter l’épreuve, si elle devait se produire.

Un peu plus tard, lorsque le Pape, en tant qu’évêque de Rome, s’est excusé de votre comportement, comment avez-vous réagi ?

Tout d’abord, il a appelé les statues « Pachamama ». C’est donc bien qu’elles étaient des idoles. Ensuite, nous n’avons pas agi contre le peuple amazonien, mais pour, pour qu’il possède la vraie religion catholique. « Très Saint-Père, nous vous en prions : veuillez comprendre de quoi il s’agit : nous ne voulons pas d’idoles dans l’Église. Nous voulons que l’Église suive Notre Seigneur Jésus-Christ selon la Tradition de l’Église. »

Beaucoup de gens diraient que vous détestez tout simplement le pape François.

Je ne détesterais jamais le Pape. Je ne veux haïr personne. Il a besoin de notre prière, et de notre humble aide chaque jour pour qu’il lui soit plus facile de nous comprendre. Si le Synode doit l’aider, pourquoi les laïcs ne le peuvent-il pas ?

Votre acte a réveillé la bravoure un peu partout dans l’Église. Même certains dignitaires ecclésiastiques ont qualifié votre acte d’« héroïque ».

J’en suis flatté. Toutefois, rappelons que nous n’avons jamais agi pour nos personnes. Nous voulions simplement faire ce qui est juste aux yeux de Dieu. Le Premier Commandement interdit de se prosterner en adoration devant une image gravée. Or, c’est exactement ce qui s’est passé dans les jardins du Vatican.

Vous avez suivi le Synode. Qu’en pensez-vous, et qu’en est-il de ses résultats ?

Il était question qu’il aborde des sujets tabous, tels que le mariage des prêtres et l’ordination des femmes, ce qui a éveillé mes soupçons. Tout le côté politique du Synode est ainsi apparu au grand jour : c’était un mélange d’idées fausses tant sur la foi que sur la politique. Le Synode ne devait avoir pour rôle que de conseiller. Mais ne parle-t-on pas maintenant d’appliquer le Synode, notamment en Allemagne ? Les gens doivent comprendre qu’en fait, derrière ce Synode, il y a eu tout le programme mondialiste.

Vous avez agi ! Que conseillez-vous à d’autres jeunes comme vous, pour qu’ils passent à l’action ?

Visitez l’église la plus Traditionnelle qui soit proche. Dites chapelets sur chapelets. Lisez des livres de philosophie et d’histoire de l’Église. Parlez dans votre famille, dans votre paroisse, à vos amis. Parlez plus fort ! Rejoignez les mouvements pro-vie, pro-famille, aidez votre prêtre, etc . . . .

Kyrie eleison.

lundi 25 novembre 2019

lundi 4 novembre 2019

A Angers, réparation du synode

Ce dimanche 3 novembre a été l'occasion d'une action réparatrice suite à l'horrible synode amazonien. Cette procession publique (et non dans une chapelle quelconque de la FSSPX) a eu lieu à Angers même. Action publique car les actes idolâtriques qui ont été commis à Rome étaient publics et, qui plus est, sous le regard bienveillant du pape !!

Un premier acte réparateur a été réalisé par ce jeune Autrichien (Alexander Tschugguel) qui a jeté les idoles dans le Tibre. Mais il fallait faire plus que cette belle action symbolique et montrer au Bon Dieu le regret collectif de L'avoir autant offensé dans sa ville Sainte et, qui plus est, par son vicaire.


Ce sont les Amis du Sacré-Cœur (ASC) qui ont pris l'initiative de cette réparation publique. Les séminaristes d'Avrillé et les Dominicains se sont joints à cette action pour lui donner plus d'éclat et pour montrer que le véritable clergé catholique ne veut  pas rentrer dans la ronde infernale de l'apostasie romaine menée par le pape lui-même.


Les dizaines de chapelet  et un chemin de Croix médité par un père dominicain ont rythmé cet acte réparateur.

Et enfin, les jeunes Catholiques ont renouvelé l'acte de ce courageux catholique autrichien en jetant de nouveau, mais symboliquement,  une idole "Pachamama " (photos ci-dessous) en passant sur le pont qui enjambe la Maine.

Car la jeunesse catholique n'entend pas suivre aussi cette église œcuménique qui, au lieu d'évangéliser les nations, pousse les catholiques à l'indifférentisme, au relativisme et enfin à l'apostasie universelle des nations. Ces jeunes catholiques ne veulent pas non plus suivre ceux qui, sous prétexte de faire du bien, veulent se rallier par paliers canoniques à cette Rome conciliaire.

Nul doute que le ciel a été consolé par ces réparateurs qui ne veulent plus voir ces actes idolâtriques dans la ville sainte.
























Pachamama  ....
qui retourne en son lieu

dimanche 27 octobre 2019

Réparation pour le Synode

Chers amis,

Que faire devant les scandales dont le Synode sur l'Amazonie nous a tout particulièrement abreuvés pendant ces 3 dernières semaines ? 

Manifester notre désaccord sur internet et nous lamenter sur la terrible époque que nous vivons ? Bien des gens l'ont fait, mais cela ne sert à rien. Prier ? Certainement, car nous sommes bien faibles et bien petits devant l'abomination qui ravage notre Sainte Mère l'Eglise, et Notre-Seigneur Jésus-Christ nous invite à toujours prier, afin de nous-même rester fidèles. Reste à aller au cœur du problème et à agir en fonction : le Synode sur l'Amazonie est une attaque à la Royauté de Notre-Seigneur, à son enseignement, à son Eglise; c'est une apostasie générale et publique des hommes d'Eglise, qui demande donc une réparation publique, pour demander pardon et attirer la miséricorde divine sur nous et sur toute l'Eglise. 

C'est pour cela que nous vous invitons à une procession réparatrice à Angers, le dimanche 3 novembre.

Pour défendre l'honneur du célibat sacerdotal, des séminaristes du séminaire St Louis-Marie Grignion de Montfort d'Avrillé, encouragés par SE Mgr Faure,  viendront se joindre à cet acte réparateur public (et non en privé dans une chapelle comme d'autres). 

A Dieu tout honneur et toute gloire !

Les Amis du Sacré-Cœur



Télécharger le tract ici

Puisque ce synode scandaleux s'est déroulé sous l'autorité plus que bienveillante du Pape François, il importe plus que jamais d' offrir à Dieu des prières d’intercession et de réparation pour le salut éternel de l’âme du pape François, Vicaire du Christ sur terre, et le salut des prêtres et fidèles catholiques qui ont commis et participé à ce synode. 

Cette prière peut être récitée comme acte réparateur :

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, recevez de notre cœur contrit, par les mains de Marie, Mère Immaculée et toujours vierge, cet acte sincère de réparation pour les actes d’adoration d’idoles et de symboles en bois qui ont eu lieu à Rome, Ville éternelle et cœur du monde catholique, pendant le synode sur l’Amazonie. Répandez dans le cœur du Pape François, des cardinaux, des évêques, des prêtres et des fidèles laïcs, l'Esprit de crainte  afin qu’il expulse les ténèbres de leurs esprits, et qu’ainsi, ils reconnaissent l’impiété de ces actes qui ont offensé votre Divine Majesté, et qu’ils vous offrent des réparations publiques et privées.

  
« Répandez dans tous les membres de l’Église la lumière de la plénitude de la foi catholique. Rallumez en eux le zèle ardent à apporter le salut de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, à tous les hommes, en particulier aux peuples de la région amazonienne, qui sont encore esclaves des choses faibles et périssables que sont les symboles et idoles sourds et muets de la “Terre Mère”, à tous les peuples qui sont esclaves du diable et qui n’ont pas le bonheur indicible de connaître Jésus Christ et de participer en Lui à la vie de votre nature divine. 


« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, qui êtes le seul vrai Dieu, en dehors duquel il n’y a pas d’autre dieu et aucun salut, ayez pitié de votre Église. Regardez surtout les larmes et les soupirs  de vos fidèles, qui dans leur zèle pour votre gloire et dans leur amour pour l'Église notre Mère ont rejeté les œuvres de l'esprit des ténèbres. 

" Très Sainte Trinité, qui par Jésus-Christ, avez établi l'unique sacerdoce et l'avez confié à la garde de votre Eglise. Vous, qui, à travers les siècles avez suscité de saints pontifes pour préserver cet unique sacerdoce dans son authentique pureté et avez voulu que les prêtres revêtus  de cette immense dignité conservent la chasteté, ayez pitié de ceux qui, à l'occasion de ce synode, sous l'autorité et la responsabilité du Pape François, tentent de le souiller en ouvrant la porte au mariage des prêtres. "

Ayez pitié de nous : épargnez-nous, Seigneur, parce Domine, parce Domine, parce Domine ! 
Ayez pitié de nous : Kyrie eleison ! »

mercredi 23 octobre 2019

La néo-FSSPX vole-t-elle au secours de la victoire ?

Après deux jours de silence calculés,  à la remorque des innombrables réactions indignées, Menzingen se décide enfin à jeter au Tibre l'idole Pachamama !

Les lecteurs de Reconquista ne bouderont pas leur plaisir d'apprendre que la néo-FSSPX se positionne enfin en faveur du geste courageux des catholiques romains débarrassant l'église Santa Maria in Traspontina de ses idoles indiennes. 


Il lui reste, quant à elle, à jeter sans délai aux égouts du ralliement la juridiction "ordinaire" de l'Eglise (conciliaire) pour les sacrements, reçue et acceptée depuis 2015 des mains du pape François et plus encore les actes scandaleux du chapitre de 2012 qui envisagent un accord pratique sans la conversion de cette Rome apostate. Et ainsi à renouer avec la juridiction dite "de suppléance" héritée de Mgr Lefebvre, qui fut en vigueur dans la Fraternité pendant quarante ans.

Après cette récusation officielle et publique, on pourra croire à la sincérité des Supérieurs de la Maison générale !

Nous attendons...

Reconquista

lundi 21 octobre 2019

Des catholiques jettent des idoles de Pachamama dans le Tibre

Source : GloriaTV

Ce lundi 21 octobre, un groupe de courageux catholiques est entré dans l'église Santa Maria in Traspontina, à proximité immédiate du Vatican.

Ils ont nettoyé le lieu saint de plusieurs statues de la Pachamama qui étaient exposées lors du synode de l'Amazonie.

Puis, ils sont allés à plusieurs mètres jusqu'au fameux Ponte Sant'Angelo (Pont des Saints Anges) et ont jeté les idoles dans le Tibre.

La scène a été enregistrée par Michael Del Bufalo, utilisateur de Youtube (vidéo ci-dessous).


Commentaire de Jeanne Smits: 

A ce jour, personne n'a été capable à la Salle de Presse du Vatican de donner des explications sur ces figurines, dont certains affirment qu'elles représentent « Notre Dame de l'Amazonie », d'autres déclarant qu'ils pensent à titre personnel qu'il s'agit simplement d'une représentation de la femme donneuse de vie. A première vue, et compte tenu du rituel indigène clairement identifiable du « Pago a la tierra » (paiement à la terre) dont elles ont été honorées à plusieurs reprises, il s'agit de représentations de la Pachamama, la « Terre Mère » dont on parle sans détour au Synode sur l'Amazonie.

L'objectif affiché des personnes qui ont jeté les statuettes dans le Tibre était de mettre fin au scandale de la présence d'idoles et du culte qui leur a été rendu.

Car même si les statuettes représentaient, fort laidement et de manière scandaleuse, la Vierge Marie, celle-ci n'est pas Dieu et un catholique ne se prosterne pas devant elle.

Après cette réparation, réaction lamentable du Vatican :  vaticannews
"Le porte-parole du Vatican, Paulo Ruffini, a qualifié cet acte d' "embarrassant" et d' "insulte" envers les peuples autochtones, tandis que les catholiques tradis se réjouissent de ce que ce qu'ils prétendent être une idole païenne a été enlevée puis jetée au Tibre ...Paolo Ruffini, du Vatican, dénonce l'action de personnes qui ont pris une statue indigène dans une église et l'ont jetée dans le Tibre comme un "coup monté ... contre l'esprit de dialogue". source
"Un acte d'iconoclasme et une nouvelle attaque contre les indigènes d'Amazonie déjà persécutés."
"Cela se produit dans un climat d'hostilité envers les icônes indigènes généré par certains secteurs de l'Église pendant le synode amazonien.iciMaintenant, quelqu'un a volé ces figurines, appelées populairement "Notre-Dame de l'Amazone", dans l'église où elles ont été exposées - au moins l'une d'entre elles a été bénie par le Pape - et les a jetées dans le Tibre."

Réflexions de Reconquista :

- Après les idoles, ne faudrait-il pas également envoyer se baigner dans le Tibre tous ces apostats  qui occupent Rome ?
- A cette heure, soit un jour après cette belle et courageuse réparation, on notera le silence assourdissant de la néo-FSSPX.


mardi 8 octobre 2019

Synode amazonien : le concile Vatican II en actes et en fruits

Certains de nos lecteurs s'interrogent au sujet du Synode qui réunit à Rome 183 évêques de la région amazonienne. Quelles sont les caractéristiques et la gravité de l'événement ? Quelles en seront les conséquences pour l'Eglise ?

Nous vous invitons à écouter une conférence-analyse d'un très bon niveau : elle présente clairement les enjeux de ce Synode, les divers groupes d'influence susceptibles d'en manipuler les débats, et les résultats escomptés par les progressistes, en particulier la remise en cause du célibat sacerdotal à l'échelle de l'Eglise universelle. Le pape François signe là une nouvelle étape de sa révolution ecclésiale.

Il faut rappeler que ce Synode est dans le pur sillage du Concile Vatican II. Il ne fait qu'appliquer les principes approuvés et votés par les pères du concile (notamment dans la Constitution Lumen Gentium). 

La gravité de cet événement, qui va bouleverser en profondeur la vie des catholiques (du moins ce qu'il en reste), rend plus incompréhensible le rapprochement canonique opéré "par paliers" depuis plusieurs années entre les supérieurs de Menzingen et cette Rome "conciliaire et synodale", et plus encore les plaintes de certains "résistants internes" au sein de la FSSPX qui estiment que la Fidélité Catholique est trop critique à l'encontre de cette politique.

Veulent-ils donc, eux aussi, se laisser intégrer en douceur dans cette Eglise synodale, et poursuivre bientôt leur ministère traditionnel à côté de prêtres mariés ?



Pour télécharger et écouter en mode audio simple (MP3) : ici