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vendredi 26 mai 2017

Neuf trahisons. Preuve par 9.

Profitant de ce long pont de l'Ascension, nous invitons nos lecteurs à l'étude attentive de cette  lettre adressée à M l'abbé Bouchacourt. Elle ne recevra sûrement pas de réponse puisque telle est désormais la politique des supérieurs de l'actuelle FSPX mais elle a le mérite de résumer de façon synthétique toutes les erreurs qui se sont infiltrées au sommet de cette congrégation. 
 
Monsieur le Supérieur de District,

Pathétique, psychodramatique si ce n'est psychopathique. Tels sont les qualificatifs qui me viennent à l'esprit suite à votre réaction épidermique à des déclarations publiques de fidélité de 7 doyens et 3 supérieurs de Communauté co-signataires.

Leur acte public qualifié de « subversif »? Une profession de foi à leurs fidèles, qui en attendaient une depuis l'apostasie silencieuse grandissante à la tête de la FSSPX, qui se pare des vertus de prudence et d'obéissance aux « autorités romaines ». Profession mal argumentée d'ailleurs, puisqu'à votre exemple, elle fait de la Suprema Lex non un devoir absolu, mais une simple « permission canonique » qui « l'autoriserait » à désobéir. Vous voilà donc tel Caïphe déchirant vos vêtements face à des « subversifs » au demeurant fort obéissants. C'est dire si pour vous l'obéissance de l'apôtre doit être non seulement aveugle, mais muette!

Je pense que le mieux pour votre carrière (et peut-être votre salut) est de suivre le chemin de votre prédécesseur, démissionner et quitter la néo-FSSPX, mais pour un motif contraire à celui de M l'abbé de Cacqueray. Lui en effet avait réussi un quasi miracle, celui de faire collaborer à la « Lettre à nos frères prêtres » deux tempéraments aussi éloignés que la paille et le sycomore, respectivement les abbés Celier et de la Roque. Il avait aussi eu le courage de contrarier plusieurs fois publiquement la ligne «pseudo-diplomatique », traître car crypto-conciliaire, du chapitre 2012, et d'être obligé de rentrer dans le rang officiel, après réprobations à peine voilées de ses supérieurs. Si son motif de démission fut publiquement une vocation à épouser à Aurenque Dame Pauvreté de St François, Dieu l'y a certainement poussé aussi pour raison de « Nullam partem » avec la trahison de ses chefs.

Vos motifs à vous d'une démission actée sont déjà, pour reprendre vos propres termes, une trahison, une subversion et une prise d'otages des fidèles par Menzingen. 

La preuve par 9.

1- Trahison et subversion du chapitre 2012.

L'éjection de Mgr Williamson et de certains prêtres façon Paul VI versus Mgr Lefebvre (faux procès et faux suspens a divinis) n'est qu'un prétexte pharisien pour un second retour du Rhin épuré par Mgr Lefebvre, se rejetant dans le Tibre, nauséabondé par les Bataves. Des vocations « prussiennes » et de simples gardes suisses de Rome ont fait du chapitre 2012 un vrai mini-Concile Vatican 2 à la tête de « la Frat ». Elle n'est plus FSSPX, mais FSSPie Rbis (révolution bis, Pierre bis).

2- Trahison et subversion de la Tradition apostolique.


Pour Mgr Lefebvre et de Castro-Mayer comme pour Mystici corporis, le principe d'unité de l'Église est d'abord le Saint-Esprit, précisé Esprit de Vérité, et non d'abord le pape, principe de gouvernement au service de cette unité première du dogme catholique, incontournable. Lors du sermon des sacres de 1988, Mgr Lefebvre prit grand soin de rappeler ce que Mgr de Castro-Mayer avait rappelé à ses prêtres de Campos, l'autorité de la Tradition, autorité objective supérieure même à celle subjective des papes. C'est l'autorité du Commonitorium de St Vincent de Lérins, qui subsiste comme « buttes-témoins » lors de l'effondrement « géologique » de la papauté, actualisée des Syllabus de tous les papes anti-révolutionnaires jusqu'à Pie XII inclus (Jean XXIII exclus, Roncalli fut notoirement silloniste et douteusement élu pape, fait historique qui même si la fraude est prouvée un jour, ne suffit pas selon St Robert Bellarmin à le déclarer urbi et orbi « non pape »). La Tradition apostolique est un « verbe » et une « herméneutique de l'Ecriture », que le St-Esprit spire dans la bouche de l'apôtre véritable, y compris parfois contre la juridiction ordinaire défaillante. Ce qui fait du corps social de l'Église moins une armée soumise aveuglément à son chef le pape, qu'une milice (père Calmel) souvent de « francs-tireurs », « hors ordinaires » des évêques voire de papes (St Athanase).

Ne pas dénoncer la rupture radicale entre la Tradition apostolique et la Rome conciliaire est une trahison et une subversion.

3- Trahison et subversion du dogme sur l'Église. 


Dans la définition dogmatique de l'Église, la soumission (pas forcément active) au Souverain Pontife vient en 3ème position, après 1) la nécessité du baptême valide (éventuellement celui de désir vu de Dieu seul), et après 2) la profession de la foi exclusivement catholique, en « primauté » celle des papes!

« Un baptisé » quitte le corps de l'Église au for externe de quatre façons: schisme notoire, hérésie formelle, apostasie, excommunication valide (celle de Mgr Lefebvre fut invalide). Apostasie, schisme et hérésies sont formels et notoires lors du Concile Vatican 2, ce qui a conduit Mgr Lefebvre à faire sa déclaration de Novembre 1974: « Nous refusons la Rome néo-protestante », et à dire plus tard: « Ils ont quitté l'Église, c'est sûr, sûr, sûr! ». A la suite de quoi les papes eux-mêmes ont avalisé une « papauté renversée, subvertie, réformée, révolutionnaire », jusqu'à la pseudo-canoniser en 1983, ce qui a fait dire aux deux évêques consécrateurs: « C'est une nouvelle religion. Nous avons affaire à une contre-façon de l'Église. Ce code 1983 est pire que le novus ordo ».

Quant à toutes leurs « sanctions » (canonisations ou excommunications), elles sont nulles car prononcées au nom d'une « église » qui n'est pas l'Église. En effet, quelles sont les « autorités hiérarchisées » de l'église dite conciliaire?
– NSJC ? Non, un Concile, couronné et idolâtré en lieu et place de NSJC découronné,
– le Saint-Esprit de Vérité ? Non, un « esprit » d'une nouvelle fake Pentecôte, fake new evangelisation, en lieu et place du St Esprit soumettant l'intelligence à la Tradition apostolique, 
– la Tradition apostolique ? Non, une « nouvelle tradition », celle de la Contre-église maçonnique, la Révolution,
– des papes vicaires de NSJC? Non, mais selon Lupus à Volpe, vicaires d'un Concile apostat, canonisant l'appareil des modernistes que le père Calmel appelait le pandemonium de l'antéchrist. C'est donc par la « juridiction ordinaire romaine » que la Révolution:
– d'une part corrompt le catéchisme, le pouvoir d'ordre et tous les sacrements,
– d'autre part arrache les âmes à l'Église en les privant de foi certaine et des sacrements qui font naître, nourrissent et affermissent cette foi.
Dire des hommes d'Eglise conciliaires qu'ils « sont l'Eglise » comme l'affirme Mgr Fellay, est une trahison et une subversion, avalisant celles de l'Eglise par des hommes d'Eglise.

4- Trahison et subversion de l'état actuel de nécessité, et de la juridiction de suppléance.

L'état actuel de nécessité n'a jamais été prévu dans son ampleur par aucun code canonique. Il est donc insuffisant de faire appel à une « permission canonique » pour y pallier.
La juridiction ordinaire n'a d'autorité que pour la vérité (St Paul), et a pour précepte de confirmer dans la foi, foi nécessaire (mais pas suffisante) de moyen. Le pouvoir de juridiction est à la nécessité de précepte (contournable), ce que le pouvoir d'ordre est à la nécessité de moyen, incontournable, l'état de grâce pour être sauvé. La juridiction de suppléance est toujours exclusivement personnelle, mais non plus locale ou conjoncturelle. Du fait que c'est l'Ordinaire romain qui n'est plus conforme à la Tradition apostolique, la suppléance (comme la nécessité) est universelle et structurelle:
– la Suprema Lex est, pour tout clerc, au-dessus de tout droit canon, un devoir universel et non une « permission romaine », article x, y, ou z. Pour le laïc, c'est la profession de foi, « programme qu'il n'est point nécessaire d'en attendre l'ordre express des supérieurs » (Dom Gueranger),
– la juridiction ordinaire romaine n'est plus au service du pouvoir d'ordre, qu'elle corrompt et rend douteux (Mgr Lefebvre : « tous leurs sacrements sont douteux », y compris le mariage !),
– la juridiction conciliaire n'est qu'un précepte, mais qu'il est nécessaire de contourner d'autant plus de moyen, qu'elle est un précepte de perdition universelle!

La nécessité de moyen étant l'état de grâce des fidèles, implique une nécessité de précepte: continuer le pouvoir d'ordre sacramentel par une juridiction de suppléance « hors Ordinaire romain, universel », tant que ce dernier couronne un Concile apostat en lieu et place de NSJC, Souverain prêtre et Roi découronné.
Envisager seulement d'accepter une « normalisation canonique » par la Rome actuelle, c'est accepter le couronnement du Concile Vatican 2, découronnant et éclipsant NSJC. Trahison, Apostasie, subversion.

5- Trahison et subversion de la charité pastorale au service de la pureté doctrinale.


Ordinations de juin 2011. Mgr de Galarreta: « Les discussions doctrinales actuelles à Rome sont un acte de charité pastorale au service de la pureté doctrinale, pour que Rome retrouve la Tradition de l'Église, « sa » Tradition ». C'était louable malgré la naïveté d'en obtenir « facilement » une amélioration, alors que le huis clos exigé était déjà « mettre la lumière sous le boisseau »... NSJC et sa Sainte Mère ne semblent pas avoir accordé beaucoup de grâces à ce genre d'apostolat: Rome ferma le dossier de ce « dialogue de sourds », pour dire maintenant passons à la « praxis », obéissez...

Retour de veste du même en 2013: « Tout se passe comme si l'accord doctrinal relevait d'une question pratique, d'un pragmatisme ». C'est la « synthèse » de l'abbé Pfluger: « Thèse, nous avons le droit. Antithèse, nous sommes inaudibles. Synthèse, taisons-nous et recollons les morceaux de la mésentente entre NSJC et le Sanhédrin ». A la sortie du Cénacle après la Pentecôte, à quel camp appartient Mr l'abbé Pfluger? Le contraire de la Croix, Vérité qui sauve celui qui la dit autant que celui qui la reçoit, et qui n'attire tout à Elle que si Elle est élevée de terre, et non mise sous le boisseau.

6- Trahison et subversion de la vocation prochaine de la FSSPX, le rêve de Dakar.


Jusqu'à Pie XII, le rêve de Dakar ne posait aucun problème de juridiction ordinaire. La vocation première de la FSSPX, « Père, sanctifiez-les dans la vérité », était une œuvre de formation doctrinale, orientée surtout pour « vacciner » les prêtres des subtilités libérales, modernistes et néo-modernistes diaboliques (théologie de la libération, mais aussi contre les Teilhard de Chardin, Chenu, Congar, de Lubac, Rahner, tous seulement interdits par Pie XII de « cathedra », chaire d'enseignement. St Pie X les aurait-il excommuniés? Dieu seul le sait).

Avec le Concile et la nouvelle Rome retournée, papauté réformée, refusée dans la déclaration de Novembre 1974, il s'agit en plus d'arracher prêtres et fidèles à une telle « juridiction ordinaire » de perdition des âmes. D'où le cri de l'Apôtre lors des sacres de 1988:
« Votre manifestation n'est pas seulement naturelle, mais surnaturelle, celle d'avoir enfin des prêtres catholiques, qui vous donnent la foi, et les moyens de la garder, les vrais sacrements, les vrais catéchismes ».
Quant aux sacres d'évêques? Simple comme Dieu: « Vous savez bien chers fidèles, qu'il n'y a pas de prêtres sans évêques. Et qui confirmera vos enfants demain? ».
Causa finita!

7- Trahison et subversion de la vocation éloignée de la FSSPX, le salut des fidèles, et non la conversion de Rome!

Le second coup de maître de Satan est de faire croire que s'opposer à Rome « trop longtemps » est un « début de schisme, de sédévacantisme pratique ». Passons allègrement sur les fausses accusations du ci-devant sieur abbé Pfluger, le « sédévacantisme pratique » dont il se garde bien d'en accuser Mgr Lefebvre!
Mais « Trop longtemps »? Mgr Tissier de Mallerais théorise sur le fait que Dieu ne peut pas laisser Son Église « trop longtemps » dans cette crise... C'est être hors sol, car du temps d'Athanase, la société même païenne de l'époque était moins perverse qu'aujourd'hui, alors que le sens escatologique de l'histoire est celui d'une décadence accrue avec l'abandon des dons de la grâce après les avoir reçus. S'il n'est jamais trop tard, on se rapproche toujours du trop tard, au risque d'être en retard non seulement d'une guerre, mais d'une apocalypse. Satan refait le coup du 17ème parallèle au Vietnam! Le Politburo soviétique et Krouchtchev disputaient s'il fallait négocier avec les USA le 18ème ou le 19ème parallèle pour séparer le Nord-Vietnam du Sud-Vietnam. Quel éclat de rire lorsque les USA proposèrent d'entrée de jeu le … 17ème! Mgr Tissier présuppose que 50 ans après le Concile, on peut faire confiance à Dieu pour transformer un accord pratique en « conversion de Rome ». On sait ce qu'il advint même du 17ème parallèle, alors que l'ennemi n'en demandait pas tant! ...

Mgr Lefebvre, tel le Bon Pasteur à la recherche de « la » brebis perdue, avait le souci des âmes plus que le souci de « Rome ». Rome, le pape? Restons modestes et humbles! Laissons ce mystère et la « conversion de Rome » à Dieu, mieux à la Mère de Dieu. Mais notre devoir d'état? Ne pas nous taire, être des Syllabus vivants, contre les anti-syllabus de Jean, Paul, Jean-Paul, Benoit, François et les autres. Et ceci urbi et orbi: s'il faut aller à Rome, n'y allons que pour le dire publiquement, et non en « huis clos » de discussions doctrinales, et certainement pas pour en recevoir des « privilèges » aussi exorbitants que « extra-ordinaires », comme le rite seulement toléré comme soit-disant « extra-ordinaire alors que c'est le novus ordo qui est extra-catholique, dans une « église » qui ne supporte pas le privilège d'avoir le don de foi catholique, ni celui de détenir la vérité comme un héritage à transmettre.

8- Trahison et prise en otages des institutions catholiques de la FSSPX.

Les laïcs ont confié leurs âmes et leurs enfants à la direction spirituelle des hommes de la FSSPX, et avec eux institué des écoles, chapelles ou églises. Ici, autant les prieurés sont la propriété morale de la FSSPX, écoles, chapelles et églises sont la propriété morale de l'Eglise ! Evidemment, ce sont autant de « bastions » que la Révolution a toujours cherché à détruire, « solver et coaguler» si possible par la tête, leurs chefs. La prélature personnelle est aussi un moyen de transfert de propriété morale de toutes les œuvres communes de l'Eglise, à la seule personne morale qu'est la FSSPX. Puis à Rome via « le pape seul ». Mais quelle Rome ? Celle qui détourne tous les biens de l'Eglise vers tout ce qui n'est pas l'Eglise, comme ce fut le cas pour l'AED du père au lard, utilisée pour aider les schismatiques des pays de l'Est...

Première erreur de la FSSPX: considérer leurs fidèles comme « appartenant à » la FSSPX. Or les fidèles appartiennent à l'Église, sont soumis « légalement » à la juridiction conciliaire, et ne sont soumis que « moralement » à une juridiction de suppléance personnelle des prêtres de la FSSPX, et non pas collective : la FSSPX n'est pas une « église de suppléance », mais une fraternité sacerdotale, sans aucune juridiction ordinaire autre que celle canonique du Supérieur général sur les membres de la FSSPX, mais absolument aucune juridiction ordinaire sur aucun laïc.

Le chapitre de 2012 semble bien avoir établi une sorte de prélature personnelle de Mgr Fellay, qui ne respecte plus les statuts canoniques de 1917. La question n'est donc plus celle d'une prélature, mais de la régularisation « 1983 » d'une prélature encore « sous statuts 1917 corrigés 2012 en interne » (ceux de Mgr Lefebvre revus par Mgr Fellay!).

2012 a donc aussi été une prise en otages de toutes les personnes et œuvres de la FSSPX, dans une prélature personnelle « anticipant » sa régularisation romaine à venir.

9- Trahison et subversion des institutions catholiques par leurs chefs.


Ce sont les supérieurs qui font les inférieurs. La prélature de Mgr Fellay a déjà évacué des chapelles les anti-poisons, tels que le Sel de la Terre des dominicains d'Avrillé, dont le seul tort a été leur réponse vraie sur une « éventuelle » prélature personnelle « romaine » de la FSSPX. Le même chantage à la confiance aveugle et à une « obéissance à Mgr Fellay, sorte d'anti-pape », agit sur les bénédictins et les capucins, via Mgr de Galarreta. Il s'agit maintenant de « solver », introduire les empoisonneurs et leurs poisons, le clergé et les sermons conciliaires ralliés ou conservateurs. 
Mais comme le dit si bien Mr l'abbé Schmidberger, l'avenir est la normalisation! Autrement dit le « coagula »...

Conclusion?
Le salut est dans la « clôture versus la FSSPie Rbis » pour les religieux, dans la fuite pour les laïcs, le vote des pieds... 
Kyrie eleison, Seigneur donnez-nous beaucoup de saints évêques !
Laïcs, rejoignez la Reconquista, http://cristiadatradicinalista.blogspot.fr/
Veuillez agréer, Monsieur le Supérieur de District, l'expression de mon Nullam partem in Christi veritatis rege per semper virginem Mariam,

Un fidèle neuf fois trahi.

lundi 5 octobre 2015

Une conférence sur l'identité catholique qui fera date


Une conférence sur l’identité catholique qui fera date



Une conférence sur l’identité catholique qui fera date
(Catholic Identity Conference Makes History)

Sur la photographie :
1 – Chanoine Moreau, Institut du Christ-Roi
2 – Abbé Michael Rodriguez (diocèse d’El Paso)
3 – Abbé Ladis Cizik (diocèse de Pittsburgh)
4 – Abbé John Brucciani, FSPX
5 – Abbé Gregory Pentegraft, FSP

C’est quelque chose que vous ne voyez pas tous les jours. Comme la situation dans l’Église empire chaque jour un peu plus, il n’est pas difficile de prévoir un rapprochement progressif des catholiques traditionnels du monde entier dans les jours à venir.

Lors de la Conférence sur l’Identité Catholique à Weirton, West Virginia (USA), ce week-end [26 et 27 septembre 2015] des prêtres de toutes les grandes fraternités catholiques et des sociétés sacerdotales traditionnelles se sont réunis pour encourager les fidèles à garder l’ancienne Foi et à ne pas se décourager. Sur la photographie on note la présence de deux prêtres diocésains (qui ne célèbrent que l’ancienne messe), d’un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre, d’un prêtre de la Fraternité Saint Pie X et d’un prêtre de l’Institut du Christ-Roi.

Un faux compromis ? Pas du tout ! Il y a encore des différences stratégiques entre ces prêtres, et ils ne prétendent pas le contraire. Mais, en reconnaissant la gravité de la crise existante et la nécessité de confirmer les fidèles à ce moment critique de l’histoire, ces prêtres ont voulu être des pasteurs fidèles pour les brebis dispersées et craintives, les invitant à prier, à s’attacher à la Tradition sans jamais la lâcher et à garder la Foi.

Que Dieu bénisse et garde ces prêtres courageux et leur puissant exemple de la véritable charité chrétienne. Que Dieu continue à bénir son Église avec de bons et saints prêtres.

Commentaire :
Notre force, c’est de défendre la vérité. S’associer avec ceux qui ont trahi la vérité, soit qu’ils acceptent les erreurs conciliaires, soit qu’ils se taisent en ne les dénonçant plus, c’est poursuivre « l’opération suicide » commencée en 2012 par Mgr Fellay et ceux qui ont accepté de le suivre. N’y a-t-il plus de Maccabées dans la Fraternité Saint-Pie X pour défendre l’honneur de Mgr Lefebvre et de la vérité ?

mercredi 19 août 2015

L'esprit du chapitre de juillet 2012

Source: Christus Vincit
L'esprit du chapitre de juillet 2012, esprit de tolérance ou esprit catholique?

Voilà désormais trois années que s'est déroulé le chapitre de 2012.
Avec le recul et tous les événements qui s'en sont suivis, nous pouvons légitimement penser que les décisions prises par cette assemblée ont semé plus de doutes, de perplexités et de larmes que de joies aux catholiques fidèles à la tradition .


Ce chapitre fut essentiellement l'œuvre de Mgr Fellay. Il a orienté la fsspx sans retour dans une nouvelle voie qui se voulait plus pratique et devait préparer la fsspx et ses membres à s'intégrer par paliers à l'Eglise conciliaire tout en estimant se protéger des influences modernistes .

Au delà de l'aspect discutable et irréaliste de ce rapprochement avec la Rome conciliaire , il faut soulever un aspect de ce chapitre qui n'a pas été véritablement mis à jour . Nous voulons parler de son esprit .

L'esprit du chapitre de 2012 n'a pas été un esprit de Foi il faut le dire ; ce chapitre a été consciemment ou non un esprit de tolérance dans son acceptation la plus mauvaise qui soit .

Tolérance de l'Eglise conciliaire qui est acceptée et prise comme l'épouse légitime puisqu'on envisage des épousailles avec une prostituée moyennant six conditions pratiques.

Les capitulants ont en fait admis et acceptés l'idée incroyable que la vérité pouvait se mélanger et coexister à égalité avec l'erreur . Que la Tradition sainte et multiséculaire de l'Eglise pouvait et devait ( moyennant quelques garanties ) se faire à l'idée de côtoyer et vivre avec la pire espèce des hérésies qu'est le modernisme. N'est ce pas l'idéal maçonnique ? N'est ce pas son idéal pour amener toutes les "religions " à n'en faire qu'une seule sous l'égide de l'Antéchrist ? La Tradition Catholique étant la seule à prétendre posséder la vérité , il était bien logique que la maçonnerie mettrait toute sa malice et sa puissance pour obtenir ce que le chapitre de 2012 a concédé . Le petit grain d'encens de l'apostasie ...

Car cet esprit de cohabitation entre l'erreur et la vérité ( la vérité demandant des conditions de survie à l'erreur ) est tout sauf catholique .
Rien n'est plus intolérant à l'erreur et au pluralisme religieux que la Foi catholique .

L'histoire de l'Eglise n'est que l'histoire de cette l'intolérance.

Qu'est ce que les martyrs ? Des intolérants en matière de Foi, qui aiment mieux les supplices que de professer l'erreur . Qu'est-ce que les symboles ? Des formules d'intolérance, qui règlent ce qu'il faut croire et qui imposent à la raison des mystères nécessaires . Qu'est ce que la papauté ( normalement) ? Une institution d'intolérance doctrinale, qui par l'unité hiérarchique maintient l'unité de la Foi . Pourquoi les ( bons ) conciles ? Pour arrêter les écarts de la pensée, condamner les fausses interprétations du dogme, anathématiser les propositions contraires à la Foi.

Avant 2012 la fsspx était clairement intolérante vis à vis de l'erreur moderniste et n'envisageait aucune cohabitation avec la Rome actuelle ( dans les décisions des chapitres précédents , dans la majorité de ses membres .. un peu moins dans son chef qui n'a pas cessé de glisser et qui entraîne tout le monde dans sa glissade ) .

Depuis 2012 un esprit de tolérance souffle désormais à plein sur cette structure. Avant 2012 nous traitions l'église conciliaire comme il se devait c'est à dire comme une secte qui est dans l'erreur et qui ne mérite que d'être nommée comme telle . Cette église conciliaire en était choquée et n'avait de cesse de réclamer la tolérance à son égard ( à son concile, à ses nouveautés etc ) elle semblait appeler les catholiques en leur disant : " nous voulons bien vous supporter en notre sein ( conciliaire ) pourquoi ne nous tolérez vous pas ? Pourquoi tant de haine ? Etc "
Mais les bons prêtres et évêques ne voulaient pas entendre cette voix perfide et fausse . Et ils préféraient être les témoins de l'intransigeance et l'unicité de la vérité catholique quitte à passer pour schismatique.

Mais, direz vous, le chapitre semble avoir mis des barrières apparemment assez difficiles à franchir pour arriver à un accord , une signature ? Beaucoup se rassurent à ce simple fait qu'il n'y a pas signature ( il en faut peu pour rassurer un malade ).
Peu importe : le principe d'un mélange est établi , c'est un esprit nouveau qui est posé . L'acceptation théorique d'une entente ou d'une cohabitation plus ou moins agréable entre l'erreur et la vérité .
Or nous le disons, Il n'y a aucun mélange entre la lumière et les ténèbres au sein de l'Eglise. Les bons papes ont condamné toutes ces erreurs qui conduisent l'humanité actuelle à l'indifférentisme, au chaos religieux et politique et nous refusons de pactiser un tant soi peu avec elle et leur apporter notre crédit , notre âme, notre temps ( et notre argent !)
Un prêtre dont l'énergie se consacre entre autre à sortir les âmes de l'erreur et du mal pourrait t il accepter que sa propre congrégation soit marquée par le sceau de cette infamie ?

Que s'en est il suivi ? Qu'est devenue l'œuvre providentielle de l'Archevêque Marcel Lefebvre après ce chapitre ?
L'esprit de vérité est parti . Autrement dit l'Esprit Saint qui ne peut supporter le mélange de vérité et d'erreur ne peut plus œuvrer normalement dans une institution qui prétend faire coexister les deux . Qui prétend pouvoir vivre théoriquement avec une femme adultère sans en porter la tâche ?

Que fait alors le ciel pour répondre à cela ?

Le Saint Esprit continue son ouvrage : d'un côté il laisse l'esprit d'en bas s'exercer dans cette institution qui fut jadis son instrument de choix et Il permet l'aveuglement des âmes qui ne veulent pas voir la gravité des décisions de ce chapitre de 2012. Il apparaît bien par exemple depuis lors que le motif des grandes décisions ne soit plus la défense intransigeante de la vérité catholique mais la recherche d'une sorte de modus vivendi avec le monde ( branding) et avec la Rome conciliaire ( entente cordiale) . Ce manque d'esprit catholique s'en ressent logiquement à tous les niveaux : les procès canoniques qui n'ont plus pour fin de faire briller la justice et la vérité mais de donner un vernis de sentence pour satisfaire l'autorité ; les relations avec les autorités conciliaires qui se déroulent "dans un esprit cordial ; les nominations qui n'ont plus pour fin de mettre les plus capables, expérimentés et intelligents mais de placer des amis; les déclarations publiques creuses , les relations tendues avec ceux qui étaient autrefois "les communautés amies " parce que trop "intolérantes " ; les mutations qui doivent en finir une fois pour toute avec l'ère antilibérale de la fsspx...
Devant un tel avachissement de la ferveur catholique, les fidèles déboussolés sont bien en droit de se demander si la vérité et l'esprit de vérité est encore là .
C'est la face noire de cette nouvelle orientation.

D'un autre côté, le Saint Esprit suscite des âmes généreuses et souffrantes pour l'honneur de la vérité et de la Sainte l'Eglise.
Vous cherchez la vérité sur la terre ? cherchez l'Eglise intolérante. Cherchez des prêtres et des évêques intolérants. Car les erreurs savent se faire des concessions mutuelles dans la mesure où elles ont un père commun : "Vos ex patre diabolo estis " . La vérité , fille du ciel , est la seule qui ne capitule point .
Car la vérité, comme Dieu, ne meurt jamais .

Pour conclure nous dirons que le chapitre de 2012 est comme la ligne de démarcation entre la zone libre ( catholique ) et la zone occupée ( germano Suisse et libérale) . Il y a ceux qui l'acceptent et ceux qui le refusent . Il est la ligne de partage entre l'Eglise maîtresse et propriétaire de la vérité et le monde qui refuse le règne intégral de la vérité .

dimanche 11 août 2013

Déclaration Doctrinale de Mgr Fellay le 15 avril 2012

Au sujet de cette déclaration doctrinale de Mgr Fellay, nous vous invitons vivement à en lire la critique par l'abbé de Jorna, directeur du Séminaire d'Ecône, que celui ci a distribuée et prononcée lors du Chapitre Général de Juillet 2012. 
Nous vous invitons aussi à lire la critique de l'abbé Girouard, canadien, et de la Sapinière.  

DECLARATION DOCTRINALE DU 15 AVRIL 2012 QUE MGR FELLAY AVAIT ENVOYÉE AU CARDINAL LEVADA
I
Nous promettons d’être toujours fidèles à l’Eglise catholique et au Pontife romain, son Pasteur suprême, Vicaire du Christ, successeur de Pierre et chef du Corps des évêques.
II
Nous déclarons accepter les enseignements du Magistère de l’Eglise en matière de foi et de morale, en donnant à chaque affirmation doctrinale le degré d’adhésion requis, selon la doctrine contenue dans le nº 25 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium du Concile Vatican II (1).
III En particulier :
1 Nous déclarons accepter la doctrine sur le Pontife romain et sur le Collège des évêques, avec son chef, le Pape, enseignée par la Constitution dogmatique Pastor æternus du Concile Vatican I et par la Constitution dogmatique Lumen Gentium du Concile Vatican II, chapitre 3 (De constitutione hierarchica Ecclesiæ et in specie de episcopatu), expliquée et interprétée par la Nota explicativa prævia à ce même chapitre.
2 Nous reconnaissons l’autorité du Magistère auquel seul est confié la tâche d’interpréter authentiquement la Parole de Dieu écrite ou transmise (2) dans la fidélité à la Tradition, se souvenant que « le Saint Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et expriment fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi » (3).
3 La Tradition est la transmission vivante de la Révélation « usque ad nos » (4) et l’Eglise dans sa doctrine, dans sa vie et dans son culte, perpétue et transmet à toutes les générations ce qu’elle est et tout ce qu’elle croit. La Tradition progresse dans l’Eglise avec l’assistance du Saint Esprit (5), non comme une nouveauté contraire (6) mais par une meilleure compréhension du depositum fidei (7).
4 L’entière Tradition de la foi catholique doit être le critère et le guide de la compréhension des enseignements du Concile Vatican II, lequel à son tour éclaire – c’est-à-dire approfondit et explicite ultérieurement – certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Eglise, implicitement présents en elle ou non encore formulés conceptuellement (8).
5 Les affirmations du Concile Vatican II et du Magistère pontifical postérieur relatives à la relation entre l’Eglise catholique et les confessions chrétiennes non-catholiques, ainsi qu’au devoir social de religion et au droit à la liberté religieuse, dont la formulation est difficilement conciliable avec les affirmations doctrinales précédentes du Magistère, doivent être comprises à la lumière de la Tradition entière et ininterrompue, de manière cohérente avec les vérités précédemment enseignées par le Magistère de l’Eglise, sans accepter aucune interprétation de ces affirmations qui puisse porter à exposer la doctrine catholique en opposition ou en rupture avec la Tradition et avec ce Magistère.
6 C’est pourquoi il est légitime de promouvoir par une légitime discussion l’étude et l’explication théologique d’expressions et de formulations du Concile Vatican II et du Magistère qui a suivi, dans le cas où elles ne paraissent pas conciliables avec le Magistère antérieur de l’Eglise (9).
7 Nous déclarons reconnaître la validité du sacrifice de la Messe et des Sacrements célébrés avec l’intention de faire ce que fait l’Eglise selon les rites indiqués dans les éditions typiques du Missel romain et des Rituels des Sacrements légitimement promulgués par les papes Paul VI et Jean-Paul II.
8 En suivant les critères énoncés ci-dessus (III, 5), ainsi que le canon 21 du Code, nous promettons de respecter la discipline commune de l’Eglise et les lois ecclésiastiques, spécialement celles qui sont contenues dans le Code de droit canonique promulgué par le pape Jean-Paul II (1983) et dans le code de droit canon des Eglises orientales promulgué par le même Pontife (1990), restant sauve la discipline à concéder à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X par une loi particulière.
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On lit en note :–
(1) Cf. aussi la nouvelle formule de la Profession de foi et du Serment de fidélité pour assumer une charge exercée au nom de l’Eglise, 1989 ; cf. CIC cann 749 ; 750, 1et 2 ; 752 ; CCEO cann. 597 ; 598, 1 et 2 ; 599.
(2) Cf. Pie XII, encyclique Humani Generis.
(3) Vatican I, Constitution dogmatique, Pastor aeternus, Dz. 3070.
(4) Concile de Trente, Dz. 1501 : « Toute vérité salutaire et toute règle morale (Mt. XVI, 15) sont contenues dans les livres écrits et dans les traditions non écrites qui, reçues par les Apôtres de la bouche du Christ lui-même ou transmises comme de la main à la main par les Apôtres sous la dictée de l’Esprit Saint, sont parvenues jusqu’à nous. »
(5) Cf. Concile Vatican II, Constitution dogmatique Dei Verbum, 8 et 9, Denz.4209-4210.
(6) Vatican I, Constitution dogmatique Dei Filius, Dz. 3020 : « Aussi doit-on toujours retenir le sens des dogmes sacrés que la sainte Mère l’Eglise a déterminé une fois pour toutes, et ne jamais s’en écarter sous le prétexte et au nom d’une intelligence supérieure de ces dogmes. Croissent donc et se multiplient abondamment, dans chacun comme dans tous, chez tous les hommes aussi bien que dans toute l’Eglise, durant le cours des âges et des siècles, l’intelligence, la science et la sagesse ; mais seulement dans le rang qui leur convient, c’est-à-dire dans l’unité du dogme, de sens et de manière de voir (St. Vincent de Lérins, Commonitorium, 28). »
(7) Vatican I, Constitution dogmatique Dei Filius, Dz. 3011 ; Serment antimoderniste, nº 4 ; Pie XII, Lettre encyclique Humani Generis, Dz 3886 ; Concile Vatican II, Constitution dogmatique Dei Verbum, 10, Dz. 4213.
(8) Comme par exemple l’enseignement de la sacramentalité de l’épiscopat in Lumen Gentium, nº 21.
(9) On trouve un parallèle dans l’histoire avec le Décret des Arméniens du Concile de Florence, où la porrection des instruments était indiquée comme matière du sacrement de l’Ordre. Néanmoins les théologiens discutèrent légitimement, même après ce décret, sur l’exactitude d’une telle assertion ; finalement la question fut résolue d’une autre façon par le pape Pie XII.