dimanche 16 février 2020

L’autorité de Mgr Lefebvre – I

Kyrie eleison DCLVVII ( 15 février 2020 )


Catholiques ! Aujourd’hui, priez pour que vos prêtres
Soient dans la charité autant qu’ils doivent l’être


Pour illustrer le rapport entre la Vérité catholique et l’Autorité catholique, référons-nous à l’Athanase des temps modernes, à cet exemple concret que Dieu nous a donné pour nous frayer la voie à travers cette crise pré-apocalyptique : nous voulons parler de Monseigneur Marcel Lefebvre (1905–1991). Au Concile Vatican II, la plupart des dirigeants de l’Église étaient convaincus qu’il y avait quelque chose à changer dans l’expression de la Foi. C’est pourquoi, quelques années plus tard, ils décidèrent, en faisant appel à l’obéissance, de modifier le rite séculaire de la Messe. Mais par la force de sa Foi, l’Archevêque résista, fidèle à la Vérité immuable de l’Église, et manifesta ainsi que la Foi constitue dans l’Eglise le cœur et l’âme de son Autorité divine. Comme le dit un proverbe espagnol, « L’obéissance n’est pas la servante de l’obéissance ».

Certes, Mgr Lefebvre croyait que l’Église avait autorité pour commander à ses membres, à quelque échelon qu’ils soient, lorsqu’il s’agissait du salut de leur âme. Pour cette raison, dans les premières années de l’existence de la Fraternité Saint Pie X (1970–1974), il s’efforça d’observer le droit canon et d’obéir au pape Paul VI autant qu’il le pouvait. Mais lorsque des envoyés de Rome, venus inspecter son séminaire à Écône, tinrent devant les séminaristes des propos contraires à la vérité catholique, il rédigea la célèbre Déclaration de novembre 1974, où il protesta de toutes ses forces contre l’abandon de la Foi catholique par Rome au profit de la nouvelle religion conciliaire. Et, durant l’été 1976, lors de la messe de Lille, cette Déclaration devint comme la Charte du mouvement de la Tradition.

Pourtant, Mgr Lefebvre s’est toujours défendu d’être le chef de file de la Tradition. Pourquoi donc ? Parce que la Tradition catholique était alors (et est toujours) un mouvement officieux, sans aucune structure officielle. Il est vrai que Mgr Lefebvre n’était pas non plus le seul chef parmi les Traditionalistes, et il y en avait qui n’étaient pas d’accord avec lui, et d’autres qui ne lui rendaient pas hommage. Mais il n’empêche qu’un grand nombre de catholiques ont vu en lui leur chef ; ils lui ont fait confiance et ont suivi son exemple. Pourquoi ? Parce qu’ils voyaient en lui la persévérance dans cette Foi catholique qui seule peut sauver les âmes. En d’autres termes, l’archevêque n’avait peut-être officiellement aucune autorité sur eux, car la juridiction est l’apanage des hommes d’Église dûment élus ou nommés mais, il s’est acquis jusqu’à sa mort une autorité morale considérable par sa fidélité à la vraie Foi. En d’autres termes, son attachement à la vérité lui avait donné une autorité, officieuse mais réelle ; alors que l’autorité des autres prélats, par manque de vérité, ne cesse de s’affaiblir. La dépendance de l’autorité, du moins de l’autorité catholique, à l’égard de la vérité, s’est ainsi manifestée aussi clairement que possible.

Cependant, les choses ont été quelque peu différentes pour la Fraternité Saint-Pie X, fondée par l’archevêque en 1970. La FSSPX reçut, en effet, de l’Église officielle, une certaine juridiction de Mgr Charrière, évêque du diocèse de Genève, Lausanne et Fribourg, juridiction que le fondateur d’Ecône chérissait, car elle prouvait qu’il n’inventait pas les choses à son gré au fil du temps, mais qu’il faisait une oeuvre d’Église. Il a donc fait de son mieux pour gouverner la FSSPX comme s’il avait été le supérieur normal d’une congrégation catholique normale placée sous l’autorité de Rome. Et la défense de la vraie Foi ne lui donnait-elle pas le droit d’agir ainsi ? Mais les autorités romaines officielles utilisèrent tout leur pouvoir juridique pour ruiner son crédit, lui aliénant ainsi une foule de catholiques qui autrement l’auraient suivi.

De plus la néo-Eglise, dont la subversion s’étendait tout autour de lui, avait pour effet d’affaiblir sérieusement l’autorité de l’Archevêque jusqu’à l’intérieur même de la Fraternité. Prenons un exemple. Si avant le Concile un prêtre mécontent de son évêque diocésain sollicitait l’autorisation de rejoindre un autre diocèse, le second évêque consultait naturellement le premier au sujet du demandeur ; et si le premier conseillait au second de ne rien avoir à faire avec le demandeur, sa demande était immédiatement rejetée. Au contraire, si un prêtre insatisfait de la Fraternité demandait à rejoindre un diocèse de la Néo-église, l’évêque sollicité était prêt à « le recueillir dans le bercail officiel » puisqu’il fuyait volontairement le « schisme lefebvriste ». L’archevêque n’était donc pas soutenu par ses frères évêques, si bien qu’il ne pouvait pas imposer de discipline à ses prêtres au sein de la Fraternité comme il aurait dû pouvoir le faire. L’exercice de l’autorité était une affaire délicate, dans la mesure où il ne disposait donc d’aucune sanction qui lui permît de contrôler les prêtres rebelles. C’est ainsi que le manque de vérité de la Néo-église privait la Fraternité de l’autorité catholique qui lui était pourtant due pour défendre la vérité.

Par conséquent, pour compenser le manque d’unité dans la Vérité venant de la hiérarchie, les prêtres traditionnels doivent aujourd’hui faire preuve d’une tolérance supérieure à la normale les uns envers les autres, et les catholiques traditionnels doivent prier plus que jamais pour que leurs prêtres acquièrent cette tolérance. Cela n’a rien d’impossible.

Kyrie eleison.

mercredi 12 février 2020

Faut-il se réjouir de la levée des excommunications de 2009 ?

Nous vous proposons un petit retour sur la levée des excommunications des 4 évêques de la FSSPX en 2009. Cet événement a souvent été interprété comme une étape heureuse pour la Tradition. Ce n'est pas le cas hélas. Explications par Joseph.  

Ce décret de levée des excommunications du 21 janvier 2009 a été l'un des éléments les plus importants dans la politique de ralliement et de soumission de la FSSPX à la Rome moderniste. 

A l’usage des fidèles, on a présenté à l’époque l'événement comme l'annulation d'une injuste sentence portée contre la tradition catholique... et on a été jusqu'à faire chanter le Magnificat dans les chapelles des prieurés à la fin des messes dominicales. 

Mais du côté de Rome, la chose est très claire quand on lit bien le décret : il s'agit de lever (et non pas de déclarer nulle) une sentence d'excommunication en raison du « malaise » des évêques de la FSSPX, et de la demande formulée par ceux-ci ! Pour Rome, l’excommunication a été justement portée contre un acte de désobéissance formelle de Mgr Lefebvre, et c’est la contrition manifestée par les évêques (qualifiée de « malaise ») qui autorise la levée de la sentence. 

En elle-même, la chose est gravissime quand on y réfléchit bien, car Rome a fait en sorte que les autorités de la FSSPX soient censées reconnaître, au moins implicitement, que les sacres étaient une erreur, qu’il s’était donc agi d’une imprudence grave de Mgr Lefebvre, autrement dit d’un acte schismatique, et par conséquent peccamineux. Voilà pourquoi Rome a commis ce décret. Avec le recul, on perçoit que cette mesure de prétendue "clémence" de Benoît XVI a constitué une grande victoire des modernistes sur la tradition catholique. Faire chanter le Magnificat pour célébrer une pareille machination est tout bonnement une fumisterie ! 

Ce qui corrobore cette analyse, c’est que Rome s’est bien gardée de faire mention, ni même une simple allusion, à la mémoire de Mgr Lefebvre (et à celle du co-consécrateur Mgr de Castro-Mayer) dans la levée de ces excommunications, au motif implicite qu’on ne peut lever l’excommunication d’un mort (qui ne peut plus regretter ses actes). 

On s’est donc contenté d’absoudre les évêques vivants (et contrits !). 

En présentant en 2020 les faits de façon à faire croire que Rome a levé les sentences, non seulement contre les quatre évêques sacrés en 1988, mais aussi contre leurs deux consécrateurs, les actuels supérieurs de la FSSPX ne font que confirmer qu’ils continuent à voir de bonnes intentions romaines dans le geste de 2009, alors qu’il s’agissait évidemment d’un piège. 

Et à voir l’évolution actuelle de la FSSPX, il faut reconnaître que le piège a très bien fonctionné…

Joseph 

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Décret de la Congrégation pour les évêques sur la levée de l’excommunication, janvier 2009

Décret du cardinal Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques, à la demande des quatre évêques de la Fraternité Pie X qui ont sollicité le Saint Père pour la levée de l’excommunication Latae Sententiae

« Dans une lettre adressée, le 15 décembre 2008, à son Eminence le cardinal Dario Castrillon Hoyos, président de la commission pontificale Ecclesia Dei, Monseigneur Bernard Fellay, au nom des trois autres évêques consacrés le 30 juin 1988, sollicitait de nouveau la levée de l’excommunication latae sententiae déclarée officiellement par le Décret du Préfet de la Congrégation pour les évêques publié le 1er juillet 1988.

Dans cette lettre, monseigneur Fellay affirme, entre autre : « Nous sommes toujours fermement déterminés dans notre volonté de rester catholiques et de mettre toutes nos forces au service de l’Eglise de Notre Seigneur Jésus Christ, qui est l’Eglise catholique romaine. Nous acceptons son enseignement dans un esprit filial. Nous croyons fermement à la Primauté de Pierre et à ses prérogatives, et c’est pour cela même que nous souffrons tant de l’actuelle situation. »

Sa Sainteté Benoît XVI – sensible comme le serait un père au malaise spirituel manifesté par les intéressés à cause de la sanction d’excommunication, et confiant en leur volonté, exprimée dans la lettre citée auparavant, de ne ménager aucun effort pour approfondir, via des colloques nécessaires avec les autorités du Saint Siège, les questions qui restent en suspens afin de pouvoir parvenir rapidement une pleine et satisfaisante solution au problème qui s’est posé à l’origine – a décidé de reconsidérer la situation canonique des évêques, Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta qui avait suivi leur consécration épiscopale.

Avec cet acte on désire consolider les relations réciproques de confiance, intensifier et stabiliser les rapports de la Fraternité Saint Pie X avec le Siège Apostolique. Ce don de paix, au terme des célébrations de Noël, veut être aussi une preuve pour promouvoir l’unité dans la charité de l’Eglise universelle et arriver à supprimer le scandale de la division.

On espère que ce pas sera suivi de réalisation rapide de la pleine communion avec l’Eglise de toute la Fraternité de Saint Pie X, témoignant ainsi de la vraie fidélité et de la vraie reconnaissance du Magistère et de l’Autorité du Pape avec la preuve de l’unité visible.

En vertu des facultés accordées par le Saint Père Benoît XVI, en vertu du présent décret, je remets aux évêques Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galarreta la levée de l’excommunication latae sententiae décrétée par cette Congrégation le 1er juillet 1988, et je déclare privé d’effet juridique, à partir de ce jour, le Décret émis à l’époque.

Rome, de la Congrégation pour les évêques, 21 janvier 2009
Cardinal Giovanni Battista Re
Préfet de la Congrégation pour les évêques

mardi 11 février 2020

Sur l'assistance aux mariages sans surplis... une grosse bévue !

Une intéressante analyse de Joseph au sujet de l'assistance des prêtres de la FSSPX à certains mariages : 

Une personne m'a fait une réflexion fort sensée au sujet de la circulaire de l'abbé de Jorna. En particulier sur la question de l'assistance aux mariages faits sans délégation (ou avec refus) : 

Point 4 : " Dans les cas de mariages accomplis par un refus positif et délibéré de la délégation telle que le chapitre de la FSSX l'a statué en juillet 2018, on assistera in nigris. Il n'y a pas de raison de s'opposer ou de participer à une opposition, par jugement péremptoire et
personnel en matière de prudence aux décisions de ce chapitre."

L'abbé de Jorna demande que les prêtres de la FSSPX assistent "in nigris" aux mariages accomplis par un refus positif (ou sans avoir demandé la délégation, ce qui revient au même). La FSSPX considère en effet comme nul un mariage fait avec refus : l'exemple du mariage de Caen qui a été convalidé par une sanatio en est la preuve (ce mariage avait été contracté avec refus de la délégation de l'évêque moderniste de Bayeux). 

Cela veut dire que les prêtres de la FSSPX qui viennent à ce mariage où la délégation a été refusée assisteraient en soi à un non-sacrement puisque la validité du mariage dépendrait absolument de l'acceptation de la délégation conciliaire !! Donc l'abbé de Jorna demande aux prêtres d'assister (certes sans surplis) à une cérémonie totalement invalide selon eux. Autrement dit à cautionner un concubinage public !

En bon logicien, M. l'abbé de Jorna aurait dû demander strictement à ses prêtres de ne JAMAIS assister à un "mariage" fait sans demande de juridiction conciliaire (ou avec refus). 

Une nouvelle circulaire viendra peut-être mettre à jour cette énorme bévue canonique pour enchaîner encore plus profondément les mariages et les confessions de la FSSPX sous l'autorité des modernistes.

dimanche 9 février 2020

Pape Indispensable – II

Kyrie eleison DCLVI ( 8 février 2020 )

Jamais la Tradition n’apportera l’espoir
De s’unir sous un Pape ignorant ses devoirs.


Les « Commentaires » de la semaine dernière (DCLV, 1er février) attribuaient la crise sans précédent qui sévit dans l’Eglise catholique à la prévarication des autorités lors du Concile Vatican II ; crise qui perdure maintenant depuis plus de 50 ans. De ce constat découlait logiquement que la crise ne prendrait fin que lorsque l’autorité Catholique serait rétablie dans Vérité. Or la Vérité catholique est immuable. C’est donc au Pape et aux évêques qu’il incombe d’y revenir et non à elle de se déplacer jusqu’à épouser leurs nouvelles positions. Nous déclarions en outre que c’est le Pape qui doit rétablir les évêques dans leur mission, mais que seul le Bon Dieu peut rétablir le Pape dans son rôle. Cependant, Dieu ne remettra le Pape sur pied que « lorsque nous aurons compris la leçon ». En effet, si Dieu nous tirait trop tôt de ce bourbier, nous autres, pauvres pécheurs, nous n’en profiterions que pour retomber dans nos déviations. Dieu ne peut pas se permettre d’être trop généreux avec notre génération perverse. Mais quelle est la leçon que nous devons alors tirer de cette situation ?

Entre autres enseignements, nous devons admettre que le monde ne peut se passer d’une Église saine ; que pour être saine, l’Église doit avoir un pape aux idées saines, et que ce pape doit être obéi. Par exemple, en 1965, à la fin du concile Vatican II, l’apostasie battait son plein parmi les ecclésiastiques. Pourtant, Dieu offrit une nouvelle chance à l’humanité. Paul VI était à ce moment-là confronté à la question grave des moyens artificiels de contrôle des naissances, autrement dit à la contraception. Les conditions de vie dans les villes modernes poussaient la masse des évêques, des prêtres et des laïcs catholiques à remettre en cause l’ancienne condamnation stricte de l’Église. Il leur semblait qu’elle devait être assouplie, que le point de vue du monde moderne était fondé et que la règle immuable de l’Église, en d’autres termes, Dieu lui-même était en tort. Paul VI avait voulu lui aussi adoucir la règle.

Cependant, lorsque la commission d’experts qu’il avait chargés d’étudier la question lui remit son rapport, il vit de lui-même que la règle ne pouvait pas être assouplie. Ses arguments qui aboutissaient au maintien de la règle n’eurent certes pas la force des anciens arguments fondés sur l’immutabilité du droit naturel, mais néanmoins, Paul VI maintint l’essentiel dans son encyclique « Humanae Vitae » de 1968. Cependant, l’encyclique était à peine publiée que l’enfer se déchaîna dans l’Église, et en 1969, Paul VI imposait à l’Eglise la Messe du Novus Ordo. Quand on se demande si Dieu aurait peut-être épargné la Nouvelle Messe aux évêques et aux prêtres si, au lieu de rejeter la loi divine, ils avaient obéi au Pape, cela n’a rien d’une spéculation oiseuse. Car en désobéissant au Pape, alors que celui-ci restait fidèle à la loi divine, ces hommes d’Église ont en fait tous contribué à l’effondrement de l’autorité dans l’Eglise. Dès lors toute loi divine devenait branlante, et c’est ainsi que le chaos s’est installé au sein de l’Église depuis.

Nous avons là un exemple emblématique montrant que la Vérité a besoin de l’autorité, que le monde a besoin de l’autorité de l’Église et que l’Église a besoin du Pape. En particulier dans les grandes villes d’aujourd’hui, les hommes sont incapables de voir en quoi la contraception est mauvaise car elle semble à tous être au contraire une option frappée au coin du bon sens. C’est pourquoi, sans une autorité divine pour interdire la contraception, rien ni personne ne peut résister aux passions humaines qui y poussent. C’est ainsi que Vatican II (Gaudium et Spes #48) a suggéré que dans l’acte de mariage, le bien-être des époux passe avant la procréation, ouvrant ainsi les vannes au divorce, à l’adultère, à l’avortement pré- et post-natal, à l’euthanasie, à l’homosexualité, au changement de sexe et à des horreurs encore inconnues, mais toutes contenues implicitement dans l’inversion des fins du mariage. En effet, notre mère l’Eglise sait depuis toujours que briser l’acte de mariage entraîne à sa suite l’éclatement du mariage, de la personne individuelle, de la famille, de la société, de la nation et du monde. C’est dans ce chaos que nous nous trouvons aujourd’hui. Cela montre bien à quel point l’autorité est nécessaire.

Or, afin de permettre aux hommes pécheurs de gagner le Ciel et d’éviter l’Enfer, l’autorité la plus importante pour imposer à leurs esprits faux l’infaillible Vérité divine et à leurs volontés rebelles la Loi éternelle, est bien celle de l’Église. Et pour incarner cette autorité et la manifester aux hommes le Dieu Incarné, Notre Seigneur Jésus-Christ, a choisi d’instituer et organiser Son Église comme une monarchie, dont le chef suprême est le Pape de Rome. À lui seul reviennent la mission et la grâce de gouverner et d’unifier tous les membres de l’Église autour de la Vérité catholique. Il s’ensuit que, lorsque le Pontife romain se sépare de la Vérité, comme c’est le cas depuis Vatican II, les brebis sont nécessairement dispersées, car personne d’autre que le pape ne reçoit de Dieu cette mission et cette grâce de les unir (cf. Lc. XXII, 32).

Kyrie eleison.

jeudi 6 février 2020

Mgr. Vitus Huonder en visite officielle en Suisse romande

Le bulletin officiel de la FSSPX en Suisse (Le Rocher - février/mars 2020 ) nous présente la tournée officielle de Mgr Huonder dans le district de Suisse. Mgr Huonder, qui n'a jamais rétracté publiquement ses positions conciliaires,  avait déjà prêché à plusieurs reprises dans la chapelle du prieuré d'Oberiet en Suisse alémanique et prêchant même aux fidèles en faveur des décrets conciliaires ! Il élargit désormais son cercle d'action avec l'accord des autorités de la FSSPX.  Cette tournée est une façon d'officialiser l'intégration de Mgr Huonder dans la FSSPX.

Il a ainsi pu visiter les maisons de Genève et aller jusqu'à Glis... en passant par l'école "Fleurs de Mai" où les enfants lui ont chanté un cantique.


mardi 4 février 2020

Croisade de la Charité

Jésus et la Samaritaine

Pour ce mois de février, nous examinerons  la manière dont nous percevons le prochain car de cela, dépend notre zèle apostolique

dimanche 2 février 2020

La Fidélité catholique en recherche d'un local fixe sur Paris !


Voilà près de 7 années que le groupe de la Fidélité Catholique de Paris se bat courageusement pour que la Messe de toujours puisse être célébrée et chantée presque toutes les semaines. Les prêtres se déplacent de province pour desservir ce bon groupe.


Jusqu'ici les messes sont célébrées soit chez des particuliers .... comme au temps des catacombes, soit dans des salles louées. La tradition se retrouve comme dans les années 1970 quand l'abbé Serralda célébrait les Messes dans la salle Wagram.

Mais la nécessité d'un local fixe et visible pour les Parisiens se fait sentir; en parallèle avec des recherches, le groupe de Paris a donc débuté une neuvaine à Notre-Dame de Lourdes (du 2 au 11 février) pour que le ciel daigne trouver un asile pour ce petit troupeau fidèle.

Nous vous convions à cette neuvaine ou à ces recherches.

Que les Saints et Saintes de Paris nous soient en aide !

Vous pouvez nous contacter à partir de ce site ou sur   messes.paris@gmail.com

Pape Indispensable – I

Kyrie eleison DCLV (1er février 2020 )

En vain tous nos moutons aujourd’hui dramatisent,
Seul un Pape unira la véritable Eglise.

Année après année, le temps passe sans que rien dans l’Eglise ne semble corriger l’absurdité de la situation. Mais les catholiques fidèles à la Tradition n’arrivent pas à comprendre pourquoi les prêtres de la Tradition continuent leurs disputes. Pourquoi ne s’unissent-ils pas ? Ne croient-ils pas tous en la même Tradition de l’Eglise ? Ne sont-ils pas tous d’accord pour dire que Vatican II a été un désastre pour l’Eglise ? Et ne sont-ils pas tous conscients que se battre entre prêtres est un spectacle peu édifiant, propre à décourager les fidèles de la Tradition ? Pourquoi ne peuvent-ils pas oublier leurs différends et se concentrer sur ce qui les unit : sur ce que l’Eglise fait et enseigne depuis toujours pour le salut des âmes ? A cette question, il y a une réponse. Peut-être est-il nécessaire de la leur rappeler régulièrement, pour aider les catholiques à persévérer dans la Foi.

Nous partons de l’idée que, dans l’histoire de l’Église, cette crise n’a rien de normal. Elle est en fait un passage obligé dans le seul et unique parcours conduisant vers la seule et unique fin du monde. Pour tirer au clair la structure de cette crise, s’il y a une paire de mots à laquelle recourent ces « Commentaires » c’est bien : « Vérité » et « Autorité ». La crise remonte à un passé bien antérieur à Vatican II, notamment à la « Réforme » déclenchée par Luther (1483–1546). Mais alors que, jusqu’à Vatican II, l’Église catholique se battait pour empêcher que le poison protestant ne pénétrât dans l’Église, voilà que depuis Vatican II la plus haute Autorité catholique, deux Papes et 2000 évêques, abandonnent la lutte et permettent au poison de mettre à mort l’Eglise. Et si les textes du Concile sont caractérisés par l’ambiguïté, c’est qu’à l’époque il fallait maintenir quelque apparence catholique. Mais sous cette apparence la véritable poussée des textes, le fameux « esprit du Concile », est vers l’intégration dans l’Eglise du libéralisme et du modernisme qui ont fait suite au protestantisme, si bien que tout ce qui reste encore de catholicisme en sera éliminé dès que ce reste de catholicisme se sera laissé suffisamment ramollir.

Essentiellement, cela signifie qu’au Concile, l’Autorité Catholique a abandonné la Vérité Catholique au profit d’une doctrine plus en accord avec son temps. C’est pourquoi l’Autorité catholique se trouve maintenant séparée de la Vérité. Aux catholiques qui veulent rester catholiques, ne se présente plus qu’une seule et terrible alternative : soit ils adhèrent à l’autorité de l’Église, depuis le Pape jusqu’en bas de la hiérarchie, et du même coup, ils renoncent à la doctrine catholique ; soit ils adhèrent à la doctrine et se mettent en porte à faux vis-à-vis de l’Autorité catholique. A moins qu’ils ne choisissent une des nombreuses positions intermédiaires entre ces deux pôles. Dans tous les cas, les brebis sont dispersées, sans que de leur part il n’y ait eu de faute comparable à celle des deux principaux Bergers et des 2 000 autres bergers qui en tant que responsables du Concile ont entériné la trahison de la Vérité de l’Église par l’Autorité de l’Église. C’est dans cette fracture, opposant l’Autorité à la Vérité, que se trouve le cœur de la crise, maintenant vieille d’un demi-siècle.

Or, pour la seule vraie religion du seul vrai Dieu, la Vérité est vitale, et l’Autorité est tout aussi essentielle pour la protection de cette unique Vérité contre les blessures du péché originel intrinsèques à la nature humaine. Alors, pour résoudre la crise et mettre fin à la schizophrénie et à la dispersion des brebis, la seule solution possible est le retour du Berger et des bergers, du Pape et des évêques, à la Vérité catholique. Mais pour cela, l’heure n’a certainement pas encore sonné, ni dans l’Église ni dans la Fraternité Saint Pie X, laquelle – selon toute apparence – ne trouve rien de mieux que de vouloir se remettre sous l’autorité des ecclésiastiques conciliaires. (Et Mgr Lefebvre ? « Il est mort », diront certains !)

Donc, en attendant que le Bon Dieu remette le Pape sur pied – et personne de moins que Lui ne peut le faire – et qu’à son tour, le Pape « une fois converti, fortifie ses frères » (Lc.XXII, 32), c’est-à-dire redresse les évêques de par le monde ; en attendant cela, la crise ne peut qu’empirer. D’ici là, nous devrons comprendre cette leçon et attendre que Dieu nous prenne en pitié. Et d’ici là, comme le dit un proverbe anglais, « Ce qui ne peut être guéri, doit être supporté ».

Kyrie eleison.