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lundi 22 juin 2020

Parabole de la résistance

A travers cette parabole humoristique, M. l'abbé Chazal veut nous faire passer ce message essentiel pour notre époque révolutionnaire: une grosse structure avec la recherche d'un statut officiel reconnu est synonyme de chute. Restons petits, forts et méprisés par les méchants. Riche leçon. 


Rencontre avec la fsspx...

Il était une fois...  Un petit pot de yaourt suzuki "of ze resistance" gravissait une route étroite de montagne. Ses efforts étaient braves, mais subitement, sa route fut barrée par une pelleteuse au bord du précipice.

- Pauvre pelleteuse, pourquoi t'acharnes-tu à vouloir être reconnue avec tant de précipitation ?

- Le précipice est légal et reconnu.

- Tu te tues, c'est ton tort, le tort tue, pourquoi t'entêtes-tu?

- Mes vérins canoniques me retiennent dans la tradition et grâce au port du masque et à la distanciation sociale, je suis de plus en plus en sécurité.

- Tes vérins hypothétiques te maintiennent dans la trahison, tu te masques la réalité et tu te distancies de la voie étroite mais sûre donnée par notre Maître.

Sans autre forme de procès, dans le précipice, la pelleteuse glissa et le pot de yaourt passa.

Abbé Chazal



 


mercredi 28 novembre 2018

Analyse des nouvelles discussions avec Rome


Par M. l'abbé Girouard,  le 22 novembre 2018 


Chers paroissiens d’Aldergrove et Post Falls, 

Le nouveau supérieur de la néo-FSSPX, l’abbé Pagliarani, a été reçu aujourd’hui à Rome par le président de la Commission Ecclesia Dei (Mgr Pozzo). Il avait demandé une telle rencontre après son élection en juillet. Vous pourrez trouver plus de détails dans le lien suivant :  Source

Permettez-moi juste de dire ceci : 
  1. Comment un véritable amoureux et soldat du Christ-Roi peut-il souhaiter rencontrer les membres d’une telle organisation (l’Eglise Conciliaire) qui, comme l’a écrit Mgr Lefebvre, L’a découronné ? Comment une personne, ayant une claire vision de la Foi catholique et du culte pur dû au Dieu Tout-Puissant, peut-elle engager des discussions et négociations avec des ennemis de Dieu non repentis ? Comment peut-on prétendre travailler au salut des âmes alors que l’on « discute » avec ces responsables non repentis de la perte de millions d’âmes (beaucoup d’entre eux étant nos proches) ? 
  2.  La Fraternité a déjà discuté durant deux ans (2009-2011). Les résultats officiels furent qu’elles ont mis en évidence des différences doctrinales inconciliables entre l’Eglise Conciliaire et la Fraternité. Mais nous savons que Rome n’a pas changé depuis 2011, si ce n’est en pire. Nous savons aussi qu’ils ne sont pas sur le point de s’améliorer et de rejeter Vatican II et ses « réformes ». C’est pourquoi, de telles nouvelles discussions doctrinales, si elles doivent avoir un seul objectif, doivent tenter d’obtenir une autre conclusion que celle de 2009-2011, et ceci ne peut uniquement se réaliser que si la Fraternité est prête à changer ses propres vues doctrinales. (En pratique, l’abandon en 2012 de la Déclaration de 2006 était déjà un changement de doctrine, un virage vers le libéralisme). 
  3. Malgré cette conclusion « décevante » des discussions de 2009-2011, Rome proposa, le 14 septembre 2011, un « Préambule » en vue d’un accord. Il fut étudié et rejeté lors de la réunion spéciale des supérieurs majeurs à Albano en octobre 2011. Le fait que ce « Préambule » soit même étudié et discuté par les autorités de la FSSPX, malgré l’échec des discussions doctrinales de 2009-2011, et le fait qu’il soit refusé à Mgr Williamson d’y assister (à cause de son refus de fermer son blogue « Commentaires Eleison » qui dénonçait ces tractations avec Rome), nous montre que le désir d’une « normalisation » était déjà fort dans de nombreux cœurs… 
  4. Malgré ce refus du « Préambule » romain en octobre 2011, le Supérieur Général de la Fraternité à cette époque (Mgr Fellay) maintint des contacts avec Rome, et lui proposa sa propre version du Préambule le 15 avril 2012. Cette « Déclaration » destinée à Rome n’était que légèrement différente du Préambule romain de 2011. Mgr Fellay reçut alors l’assurance de ses « amis » romains que cette Déclaration était acceptée par le Pape, et qu’il serait convoqué à Rome en juin pour signer l’accord final. Alors Mgr Fellay et ses collaborateurs entreprirent une tournée mondiale de conférences, sermons et interviews télévisées pour promouvoir cette idée d’une « reconnaissance » romaine. 
  5. La seule chose qui empêcha cet accord formel entre Rome et la Fraternité à ce moment, ce fut la fuite, le 10 mai 2012, des lettres échangées les 7 et 14 avril de cette année-là entre Mgr Fellay et les trois autres évêques de la FSSPX qui étaient opposés à cette Déclaration (qu’il leur avait soumise avant de l’envoyer à Rome le 15 avril). Cette fuite et le voyage « promotionnel » de Mgr Fellay et ses amis ayant créé une forte réaction publique de nombreux prêtres de la FSSPX, Rome déclara, le 16 mai 2012, que le cas de Mgr Fellay et celui des trois évêques dissidents devraient être négociés séparément avec Rome. C’était une manière de dire que, en raison des dissensions internes au plus niveau dans la Fraternité, un accord général entre la Rome conciliaire et la Fraternité n’était pas possible à ce moment. En d’autres mots : avant que Rome puisse « normaliser » la Fraternité, celle-ci devait remettre de l’ordre dans ses rangs et revenir avec un front uni. 
  6. Alors, Rome, comme promis, convoqua Mgr Fellay à Rome. Il s’y conforma rapidement et le 13 juin, il était là-bas. Mais il lui fut donné à signer une nouvelle version de sa Déclaration du 15 avril, dans laquelle il y avait un paragraphe supplémentaire demandant l’entière acceptation de Vatican II. Ainsi Rome permettait-elle à Mgr Fellay de sauver la face à l’intérieur de la Fraternité, en lui donnant une raison officielle de refuser la dernière proposition romaine, et donc de paraître à nouveau « traditionnel ». Mgr Fellay déclara alors que tous les contacts avec Rome étaient suspendus et que la Fraternité était « revenue au point de départ ». (13 juin 2012)
  7.  Malgré ce « vaillant » refus de la proposition romaine de juin par Mgr Fellay, le Chapitre Général subséquent (Juillet 2012) fit un changement à 180° de la politique de la Fraternité, et déclara officiellement que la Déclaration du Chapitre Général de 2006 (« Pas d’accord pratique sans accord doctrinal », c’est –à-dire pas d’accord avec la Rome non-convertie) était désormais nulle et non nécessaire, et qu’une reconnaissance par la Rome non-convertie pouvait maintenant être acceptée, pour autant que Rome remplisse trois « conditions nécessaires » pour protéger l’ « identité » et la « mission » de la Fraternité. (Je reviendrai sur ce point plus loin) 
  8. En outre, le Chapitre Général de 2012, grâce à l’intervention de l’abbé Pagliarani (Et oui ! le nouveau Supérieur Général !), ne condamna pas Mgr Fellay pour sa proposition du 15 avril à Rome. De plus, il en sortit une Déclaration finale d’unité, disant explicitement que la Fraternité, après quelques temps de difficultés, avait retrouvé son unité. Plus tard, le Supérieur Général et ses assistants procédèrent à l’expulsion officielle, ou au déplacement « dans la brousse », de tous ceux qui avaient exprimé publiquement leur opposition à l’abandon de la politique de 2006, c’est-à-dire Mgr Williamson et quelques prêtres (votre humble serviteur étant l’un d’eux). Ainsi, seulement quelques mois après que Rome ait envoyé le message que les Supérieurs de la FSSPX avaient besoin de « remettre de l’ordre dans ses rangs » et de se présenter « avec un front uni », il fut visible que ces souhaits avaient été accomplis. 
  9. Cela conduisit à davantage de rencontres avec les officiels romains, et même avec le Pape François, et à l’adoption par Mgr Pozzo et Mgr Fellay, en septembre 2014, de la résolution de « régulariser » la situation de la FSSPX, et d’arriver à la « pleine communion », en travaillant « par palier ». Ils déclarèrent aussi qu’une « régularisation » pourrait s’opérer avant que tous les points de divergence soient éclaircis, et que ces « questions difficiles » pourraient être traitées, dans une atmosphère de « charité fraternelle », après la « normalisation ». 
  10. Ceci fut suivi de « concessions » de la part de Rome qui « régularisèrent » l’administration de sacrements par la Fraternité : la Pénitence (d’abord provisoirement en 2015, et ensuite à titre définitif en 2016) ; les Saints Ordres (2016) ; et le Mariage (2017). Ces « concessions » amenèrent la Fraternité, au moins pour l’administration de ces trois sacrements, sous l’autorité du Code de Droit Canon de 1983 (qui, comme l’a écrit J-P II dans sa Préface, met sous forme de lois les enseignements de Vatican II). Ces « concessions » furent toutes acceptées, avec gratitude et officiellement, par le Conseil Général de la Fraternité (Mgr Fellay et ses deux assistants). 
Tout ce qui précède nous montre que les discussions doctrinales de 2009-2011 ont mené à un tel point que, sans la fuite, en mai 2012, des lettres échangées par les quatre évêques, la Fraternité aurait été « reconnue », au printemps 2012, par la Rome non-convertie, et il lui aurait été donné un statut de Prélature Personnelle. 

Et même si ce plan ne fut pas réalisé en juin 2012, il a néanmoins conduit à des changements radicaux dans les orientations de la Fraternité et parmi ses membres, seulement quelques mois plus tard ! 
(Une rapide remarque au sujet des « conditions nécessaires » à un accord avec l’Eglise Conciliaire décrétées lors du Chapitre Général de 2012 : Ces « conditions » posées par la néo-FSSPX sont une réminiscence du langage utilisé dans tous les accords signés par les autres Sociétés traditionnelles et l’Eglise Conciliaire ! En effet, tous ces accords affirment que Rome promet de protéger « la grâce et le charisme propres » de l’Institut ! Maintenant, réfléchissez un tout petit peu, et vous verrez à quel point un tel langage est très révélateur ! Effectivement, si Rome déclare qu’être Catholique est «une grâce et un charisme propres » de l’institut religieux qui nécessite une approbation spéciale et une protection de la part de Rome, cela implique que Rome ne considère pas le fait d’être Catholique comme le « courant dominant » et « normal » dans l’Eglise Conciliaire ! Et la raison en est que l’Eglise Conciliaire est officiellement œcuménique depuis la fin du Concile (1965). En d’autres mots, lorsque l’Eglise Conciliaire « reconnaît » un institut traditionnel,
  • Elle déclare implicitement que l’Eglise Conciliaire est différente de l’Eglise Catholique 
  • Elle accepte la Tradition dans un esprit d’œcuménisme, c’est-à-dire celui de « L’unité dans la diversité ». ) 
Revenons au 22 novembre 2018 : à présent, que pouvons-nous raisonnablement espérer de la requête de l’abbé Pagliarani de ré-ouvrir les « discussions doctrinales » avec Rome ? 

Evidemment, rien de bon ! 

En effet, durant les discussions doctrinales de 2009-2011, la Fraternité était toujours officiellement guidée par la Déclaration du Chapitre Général de 2006 (mentionnée au point 7). De plus, durant ces discussions, la Fraternité avait trois de ses quatre évêques opposés à un accord « pratique » avec la Rome non-convertie. La Fraternité pouvait aussi compter en son sein sur un bon nombre de prêtres farouchement anti-libéraux, qui n’avaient pas peur d’ « aboyer face aux loups déguisés en agneaux » publiquement. 

Mais, en 2018, la Fraternité commencera une nouvelle série de discussions doctrinales avec la Rome Conciliaire sur une base beaucoup plus faible ! Parce que depuis 2012, la Fraternité a changé en profondeur ! 

En effet, depuis 2012 : 
  1. La Fraternité a accepté le principe d’un accord avec une Eglise Conciliaire qui resterait Conciliaire. 
  2. Elle a expulsé tous ses membres qui étaient publiquement anti-libéraux, et Mgr De Galarreta et Mgr Tissier ont changé d’avis et rejoint Mgr Fellay. 
  3. En acceptant les trois « concessions » romaines de 2015, 2016 et 2017, elle s’est déjà placée sous la juridiction du Code de Droit Canon moderniste de 1983 et sous les autorités modernistes. 
  4. Le Chapitre Général de 2018 a de nouveau négligé de condamner la Déclaration de Mgr Fellay du 15 avril 2012, qui avait été initialement approuvée par le Pape Benoît XVI. 
  5. Ce même Chapitre Général de 2018 a élu à sa tête cinq Supérieurs Majeurs qui ont été actifs dans la recherche d’une « régularisation » par l’Eglise Conciliaire. 
  6. Il adopta également une tournure de phrase ambiguë qui peut être interprétée comme donnant au nouveau Supérieur Général pleine et absolue autorité pour signer unilatéralement un accord avec l’Eglise Conciliaire, c’est-à-dire sans avoir besoin de l’approbation d’un nouveau Chapitre Général. (Evidemment, une telle ambiguïté dans les propres documents officiels de la Fraternité n’est pas de bon augure pour la clarté des discussions à venir avec Rome !) 
C’est pourquoi, si les discussions de 2009-2011 amenèrent la Fraternité solide au bord d’un accord formel avec l’Eglise Conciliaire, nous avons des raisons de craindre que les discussions de 2018 conduiront une Fraternité faible à accepter formellement de rendre « entière » ce qui n’a été jusqu’ici qu’un régularisation « partielle », en d’autres termes, à aller d’un « Communion » partielle à une « Communion » entière. Ceci peut uniquement apporter un désastre en ce monde et dans l’autre. 

Les Supérieurs, membres et fidèles de la néo-FSSPX devraient se souvenir de l’avertissement donné par Notre-Seigneur dans le Livre de l’Apocalypse : « Sortez de Babylone (c’est-à-dire la Grande Babylone sise sur les sept collines = la Rome Prostituée), mon peuple, de peur que vous n’ayez part à ses péchés et que vous ne receviez de ses plaies. » (Apocalypse 18:4 ) 

Que Dieu ait pitié de Son Eglise ! 

Abbé P. Girouard

Traduction par nos soins, revue et approuvée par l'abbé Girouard

vendredi 23 novembre 2018

La FSSPX, ses sacrements « ralliés »…

et ses futurs évêques


Nous publions une très intéressante analyse de CMS qui pourra éclairer ceux qui ne comprennent pas tous les événements en cours entre les Supérieurs de la FSSPX et Rome.


Tous les ans, les prêtres du district de France de la Fraternité Saint-Pie X se réunissent pour suivre des sessions sur des thèmes divers. Cette année le thème choisi était l'épiscopat. Les abbés Portail et Boivin en étaient les principaux intervenants. Etonnant n'est-ce pas ?

Parallèlement à cela, il semble bien que Rome concéderait à l'actuelle Fraternité un ou deux évêques. Le bruit se confirme.

Ceci expliquerait les toutes récentes démarches romaines de la Fraternité, qui ressent la nécessité de nouveaux évêques en raison de sa présence aux quatre coins du monde, et qui aimerait bien pouvoir légitimer de tels sacres par un accord de Rome.

Dans cette logique, la FSSPX fait ce qu’il faut pour ne pas se fâcher avec l’autorité et risquer d’être de nouveau excommuniée par elle : elle se trouve ainsi contrainte, bon gré mal gré, d’avancer dans le sens d'une normalisation canonique. Et le pape le sait…

Pire que tout, elle se présente désormais en demandeuse – d’une bonne doctrine au sein de l’Eglise conciliaire, et de bons évêques fidèles à Mgr Lefebvre (désignés par François !) –, mauvaise posture pour une « négociation » !

Il ne faut pas s’y tromper : que le Supérieur général se rende à Rome signifie aussi et surtout – mais on ne le dira pas ! – que la Maison générale n’entend pas renoncer à la juridiction « conciliaire » reçue en 2015-2017 (confessions, ordre, et mariages).

Une récusation officielle serait pourtant la seule voie permettant de sortir la Fraternité du piège d’un « pré-ralliement » sur les sacrements, que lui a tendu le pape, et dans lequel elle est tombée par la faute de Mgr Fellay, paralysant ainsi définitivement sa liberté de sacrer des évêques.

Pour ménager l’ancien Supérieur général (désormais « conseiller » siégeant au Conseil), on ne peut revenir sur les actes majeurs de son gouvernement, ce qui serait le désavouer publiquement, et ouvrirait une crise grave à la tête de la FSSPX.

Dès lors, pour masquer sa démarche – plutôt que de reconnaître humblement ses torts (« à toute erreur… miséricorde ! ») –, la Fraternité met en place une manœuvre de diversion : la reprise des discussions doctrinales abandonnées en 2011.

Mais, ayant échoué en 2011 sous le pontificat de Benoît XVI, comment ces discussions pourraient-elles aboutir en 2018, 2019, ou… aux calendes grecques du pontificat de François ?! Serait-il au demeurant plus « parfaitement catholique » que son prédécesseur, selon l’exigence posée par Mgr Lefebvre lui-même en 1987 ?

Quant à imaginer que le pape d’Amoris laetitia acceptera de concéder à la Fraternité la totale liberté de professer la religion « d’avant 1962 » (dogme, ecclésiologie, droit canon, liturgie, discipline, sacrements, etc…), qui coexisterait alors pacifiquement avec « la religion de Vatican II » sous l’empire d'une même autorité… il s’agit d’une pure construction de l’esprit, ou plutôt d’une mauvaise blague !

Et la juridiction, tant qu’à faire, viendrait-elle de feu le pape Pie XII ?

La réponse catholique est celle-ci : Il ne peut exister d'espace pastoral sécurisé pour la Tradition à l'intérieur de l'Eglise dite "conciliaire", et il ne peut exister d'évêques de la Tradition fidèles à Mgr Lefebvre, qui soient désignés avec l'accord du pape François ! 

Par conséquent, ces "discussions doctrinales" ne sont qu’un écran pour « enfumer » les fidèles légitimement alarmés. Elles sont aussi un bon prétexte pour neutraliser les prêtres de la « résistance interne », toujours méfiants sur un rapprochement à hauts risques avec la Rome conciliaire.

Mais à vouloir faire ami-ami avec ses ennemis, ou à jouer au plus malin avec plus rusé que soi, on finit un jour par se prendre les pieds dans le tapis !


CMS
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Voir le communiqué "rassurant" de Menzingen :

Communiqué de Menzingen pour les concessions faites sur les confessions : 
Communiqué de Menzingen pour les concessions faites pour les mariages : 

vendredi 2 septembre 2016

les nouveaux prêtres de la FSSPX bien reconnus par Rome d'après Mgr Fellay



Note de France Fidèle : L'extrait suivant est tiré d'un sermon donné par Mgr Fellay au séminaire Notre-Dame de Guadalupe (USA) en juillet dernier lors de la cérémonie où il a conféré des ordres mineurs. (Min 7 à 13)



Que signifie « être incardiné » ?  C’est un lien très spécial, unissant le prêtre à l’Eglise.  L’Eglise n’est pas prête à donner ces pouvoirs, pouvoir de la sanctification, de donner aux âmes le trésor de Dieu, si ce prêtre n’est pas incardiné.  Il y a deux moyens pour être incardiné : soit appartenir à un diocèse, soit appartenir à une congrégation religieuse.  L’Eglise refuse de donner ce sacrement à –appelons-les ainsi- des prêtres « vagus ».  Il faut qu’ils sous la juridiction, sous un ordre.

mardi 26 juillet 2016

La Fraternité Saint Pie X et les ordinations sacerdotales

Source: Gloria TV

Note de France Fidèle : En été, il y a beaucoup de décisions importantes qui passent inaperçues. En voici une grave et énorme qui concerne la FSSPX  :

Une nouvelle « normalisation » irrégulière…


Une étude récente a prouvé que Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, avait contrevenu à une disposition expresse du Chapitre -instance qui lui est supérieure-, en acceptant de sa seule autorité la juridiction « ordinaire » de l’Eglise, concédée par le pape dans une lettre en date du 1er septembre 2015.


Cette étude, datée du 13 juin 2016, est parue sur plusieurs sites internet à partir du 21 juin, notamment sur le site Gloria.tv, auquel on peut se reporter pour de plus amples précisions.


Bien que limitée et temporaire, puisque s’appliquant à deux sacrements seulement (pénitence et extrême-onction) et pour la seule Année jubilaire de la miséricorde, la mesure papale n’en exigeait pas moins, pour être valablement reçue par Mgr Fellay, une délibération préalable d’un Chapitre extraordinaire de la Fraternité, selon ce qu’avait prescrit le Chapitre général de juillet 2012.



mardi 12 juillet 2016

Intégration conciliaire de la FSSPX: Chronologie d'un engrenage

"Sans se laisser intimider, la FSSPX se jette dans la gueule béante"


Source: Gloria TV

Rome et la réintégration de la fraternité St Pie X de Alpha à l'oméga. Petite étude chronologique inspirée d' une publication récente

Nous savons que Mgr Lefebvre et ses prêtres ont été écartés de l’Eglise conciliaire de 1976 à 1988 .
Mais quelle date retiendront les historiens du futur pour la réintégration de la fsspx dans cette même Eglise conciliaire ? En réalité, le processus se fait par étapes depuis le début du XXIe siècle: premiers contacts sous Jean-Paul II; tolérance politique à l’égard de la messe traditionnelle et levée des « excommunications » sous Benoît XVI; multiples petits pas sous le pape François. Le processus de ralliement avance et nul ne sait quelle borne millaire elle se donnera. L’octroi d’un statut (prélature à venir) vient à l’esprit, mais d’autres éléments sont des "candidats" sérieux, comme la levée des sanctions ou l’octroi d’une juridiction pour confesser. En attendant que l’avenir retienne ce qui est peut-être déjà notre passé, voici un rappel des éléments d’union sous l’actuel pontificat. Nous avons prévu des renvois visibles aux différents liens des articles sur Internet qui permettent d'illustrer ce dossier.

a) Bergoglio avant François

www.dici.org/…/le-cardinal-ber…
En tant qu’évêque de Buenos Aires, le cardinal Bergoglio a facilité l’action de la FSSPX en Argentine. L’abbé Bouchacourt, alors Supérieur du disctict sud-américain de la FSSPX, a indiqué à DICI: “Je l’ai rencontré 5 ou 6 fois et il m’a toujours reçu avec bienveillance, cherchant à m’accorder ce que je demandais, sans se démener en cas d’obstacle...”
Concrètement, le cardinal Bergoglio avait obtenu des visas aux séminaristes non argentins de La Reja à la suite de l’éviction de Mgr Williamson du sol argentin.

b) 13 décembre 2013

www.dici.org/…/a-propos-dune-r…
Un première et brève rencontre entre Mgr Fellay et le Pape à la Maison Sainte-Marthe, à Rome.
DICI relativise:
“Mgr Fellay et ses assistants se sont rendus à Rome, à la demande de la Commission Ecclesia Dei, pour une rencontre informelle. À l’issue de cet entretien, Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission, a invité ses interlocuteurs à déjeuner à la salle à manger de la Maison Sainte-Marthe où ils ont été rejoints par Mgr Augustine Di Noia, secrétaire-adjoint de la Congrégation de la foi. C’est dans ce vaste réfectoire que le pape prend quotidiennement ses repas, à l’écart des autres convives. Mgr Pozzo a tenu à présenter Mgr Fellay au pape au moment où celui-ci quittait la salle à manger. Il y eut un bref échange où François a dit à Mgr Fellay, selon la formule de politesse habituelle, « enchanté de faire votre connaissance » ; à quoi Mgr Fellay a répondu qu’il priait beaucoup, et le pape lui a demandé de prier pour lui. Telle fut cette « rencontre » qui a duré quelques secondes.”

c) 23 septembre 2014

http://www.dici.ora/actualites/entretien-avec-mar-fellay-apres-sa-rencontre-avec-le-cardinal-muller/
Rencontre à Rome entre Mgr Fellay et le cardinal Müller, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. DICI évoque notamment:
"
le désir réciproque, à Rome et dans la Fraternité Saint-Pie X, de maintenir des entretiens doctrinaux dans un cadre élargi et moins formel que celui des précédents entretiens” la suite de cette rencontre, le cardinal Brandmüller et Mgr Schneider visitent plusieurs séminaires de la FSSPX, ainsi que Mgr Huonder et Mgr Arrieta.

d) 20 octobre 2014

tradinews.blogspot.fr/…/jean-marie-dumo…
Dans un entretien à Famille Chrétienne, Mgr Pozzo déclare:
"
C’est précisément pour dépasser les difficultés de nature doctrinale qui subsistent encore que le Saint-Siège entretient des rapports et des discussions avec la FSSPX, par le biais de la commission pontificale Ecclesia Dei. Celle-ci est étroitement liée à la Congrégation pour la doctrine de la foi, puisque le président de la commission est le préfet de la Congrégation lui-même.

e) 5 décembre 2014

www.dici.org/actualites/allemagne-renco…brandmuller/
Le cardinal Walter Brandmüller, visite le Séminaire Herz Jesu à Zaitzkofen (Allemagne), et y discute de l’autorité magistérielle du concile Vatican II.

f) 16 janvier 2015

www.dici.org/…/etats-unis-mgr-…
Visite de Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, au Séminaire Saint-Curé d’Ars à Flavigny (France).

g) 11 février 2015

www.dici.org/…/etats-unis-mgr-…
Mgr Schneider, rencontre Mgr Bernard Fellay, ainsi que plusieurs prêtres de la Fraternité, au Séminaire Saint-Thomas d’Aquin à Winona (États-Unis). Cette visite coïncide “avec la réunion sacerdotale annuelle, où quelque 80 prêtres du District des Etats-Unis se retrouvaient au séminaire
Ces deux rencontres portent sur la réforme liturgique de Paul VI et les présupposés doctrinaux du Nouvel Ordo Missae.

h) 14 avril 2015

www.cath.ch/…/letat-argentin-…
L’État argentin reconnait la FSSPX comme catholique. Apic note que :
L'archevêque de Buenos Aires, le cardinal Mario Poli, apporte son appui à la Fraternité sacerdotale saint Pie X de Mgr Lefebvre (FSSPX) en vue de l'obtention de sa reconnaissance par l'Etat argentin. Cette démarche n'a probablement pas pu se faire sans l'aval du pape François, estiment les observateurs

i) 5 juin 2015

www.lavie.fr/…/mgr-fellay-mand…
La Congrégation pour le doctrine de la foi (CDF) mandate Mgr Bernard Fellay, comme juge de première instance pour le procès d'un de ses prêtres, accusé de crime grave. Mgr Fellay note avec ironie: “J’ai été mandaté par Rome pour rendre des jugements selon le droit canon, concernant certains de nos prêtres appartenant à un groupe qui pour le Saint-Siège, n'existe pas.”

j) 1er septembre 2015

w2.vatican.va/…/papafrancesco_20150901_lettera-indulaenza-aiubileo-misericordia.html
Le pape autorise les prêtres de la FSSPX a confesser durant l’Année de la Miséricorde. Dans une lettre au Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, il écrit:

Une dernière considération s’adresse aux fidèles qui, pour diverses raisons, désirent fréquenter les églises où les offices sont célébrés par les prêtres de la Fraternité Saint Pie X. Cette Année jubilaire de la Miséricorde n’exclut personne. Certains confrères évêques m’ont fait part en plusieurs occasions de leur bonne foi et pratique sacramentelle, unie toutefois à la difficulté de vivre une situation pastorale difficile. J’espère que dans un proche avenir, l’on pourra trouver les solutions pour retrouver une pleine communion avec les prêtres et les supérieurs de la Fraternité. Entre temps, animé par l’exigence de répondre au bien de ces frères, j’établis, par ma propre disposition, que ceux qui, au cours de l’Année Sainte de la Miséricorde, s’approcheront, pour célébrer le Sacrement de la Réconciliation, des prêtres de la Fraternité Saint Pie X recevront une absolution valide et licite de leurs péchés.”

Le soir même, Mgr Fellay remerciera le pape de ce geste canonique.

k) 22 septembre 2015

blog.messainlatino.it/…/arcivescovo-di-…
L'archevêque de Ravenne invite la FSSPX à célébrer régulièrement dans une de ses paroisses, pour répondre aux besoin des fidèles faisant une demande de messe traditionnelle. Le blog Missa in Latino observe:
après l'annonce du pape sur les confessions licites de la part des prêtres FSSPX, l'épiscopat italien ne tarde pas à s'aligner. Ainsi ce qui était impensable hier est aujourd'hui permis, voire souhaité”.

l) 17 janvier 2016

www.dici.org/…/mgr-de-galarret…
Dans une conférence à Bailly, Mgr de Galarreta déclare: “Je pense que le pape va aller dans le sens d’une reconnaissance unilatérale.”

m) 22 janvier 2016

www.dici.org/…/etats-unis-conf…
Dans une conférence aux USA, Mgr Fellay précise divers points. Sur la juridiction accordée pour confesser “Ce n’est pas juste une délégation de pouvoir, c’est un pouvoir ordinaire d’entendre les confessions. En temps normal, ce pouvoir est accordé au prêtre par l’évêque. Mais, dans le cas présent, nous l’avons reçu directement du pape. C’est très rare mais il peut le faire. (...) Et cela implique aussi, nécessairement, que toutes les sanctions qui pesaient sur les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X, sont levées. Les sanctions et la permission de confesser ne pourraient aller de pair, ce serait absurde.”Sur les relations avec Rome:

il n’y a absolument aucun doute que le pape est personnellement impliqué dans notre dossier [...] Il nous connaît très bien et la façon dont il se comporte nous oblige à penser qu’il éprouve de la sympathie à notre égard... Cela peut sembler contradictoire ! Personnellement, je pensais vraiment que nous allions de nouveau être condamnés par Rome, mais c’est le contraire qui arrive.”

Sur le pape François et la Fraternité Saint-Pie X

On lui a offert la biographie de Mgr Lefebvre, il l’a lue deux fois ! Ce qui ne se fait pas si l’on ne s’intéresse pas à ce sujet. Il dit souvent publiquement qu’il ne faut pas se renfermer sur soi, qu’il ne faut pas rester entre nous mais prendre soin de ‘la périphérie’, etc. Et il voit que c’est exactement ce que nous faisons. Nous allons chercher les âmes là où elles se trouvent, nous essayons de les aider, et je suis à peu près sûr que le pape voit tout cela et qu’il en est satisfait. Peut-être qu’il n’est pas content de tout ce que nous faisons, mais de cet aspect-là, oui.”

Sur la régularisation de la Fraternité:
“Il est impossible de vous dire ce qui va se passer demain. Est-ce que nous allons être reconnus ? Sincèrement, je n’en ai aucune idée. Pourquoi ? A cause de la situation de l’Eglise ! A Rome même, certains veulent notre mort. Ils veulent que nous soyons condamnés ! Qui va l’emporter ? Le pape ou les autres ? Je suis navré de vous dire que je ne sais pas.”

n) 1er avril 2016
fr.radiovaticana.va/…/1220135

Le pape François et Mgr Fellay se rencontrent à Rome. Mgr Pozzo évoque une rencontre "très cordiale et constructive qui représente un pas supplémentaire sur le chemin de la réconciliation que nous souhaitons".

o) 10 avril 2016

www.dici.org/…/les-joies-melee…
Dans un sermon au Puy-en-Velay, Mgr Fellay donne des détails sur sa rencontre avec le pape François.... “il nous a expliqué que sous Benoît XVI, à la fin de son pontificat, avait été fixée une date butoir, et que si la Fraternité n’acceptait pas la proposition romaine jusqu’à cette date, il était décidé que la Fraternité serait excommuniée, et le pape François de nous dire : c’est probablement le Saint-Esprit qui a inspiré le pape Benoît XVI et qui lui a fait dire quelques jours avant sa démission d’abandonner cette idée, car Benoît XVI a dit : Je laisse cette affaire à mon successeur. Et au successeur, le pape François, a été proposé... on a mis sur son bureau notre excommunication en disant : il n’y a qu’à mettre la date et la signature. Et le pape François de dire : Non, je ne les excommunie pas, je ne les condamne pas

et aussi:

il nous a dit : le pouvoir de confesser, bien évidemment il continue après (l’Année sainte), et aussi donner l’extrême onction, et aussi pour l’absolution de l’avortement, tout cela continue. A ce moment-là je lui ai dit : Pourquoi pas pour les autres sacrements alors ? Il était tout à fait ouvert, on va voir comment les choses vont se développer.”

.... et avec Mgr Pozzo:

il nous a dit : Vous avez le droit de défendre votre opinion sur la liberté religieuse, sur l’œcuménisme, sur les relations avec les autres religions, exposées dans Nostra ætate. C’était tellement surprenant que je lui ai dit : Ce n’est pas impossible que je vous demande de venir nous dire cela chez nous.”

Et aussi:

Mgr Pozzo nous a dit : Il faudrait bientôt penser à établir un séminaire en Italie!”

p) 22 juin 2016

http://tradinews.blogspot.fr/2016/06/diocese-de-ratisbonne communique de.html
L’évêque de Ratisbonne, sur le territoire duquel est situé le séminaire de Zaitkofen (FSSPX), annonce que les ordinations sacerdotales n’entraine plus de sanctions, à la demande de Rome:
Les ordinations sont simplement tolérées et acceptées, sans sanction. Cela résulte d’une concession que le Saint Siège accorde sans contrepartie, en vue du rapprochement espéré de la Fraternité, après un temps de réflexion intense et d'examen.”

q) 29 juin 2016

http://www.dici.ora/actualites/communique-du-superieur-aeneral/
La FSSPX réaffirme ses principes de manière forte à la suite d’une réunion de ses membres les plus éminents: “La Fraternité Saint-Pie X, dans l’état présent de grave nécessité qui lui donne le droit et le devoir de distribuer les secours spirituels aux âmes qui recourent à elle, ne recherche pas avant tout une reconnaissance canonique, à laquelle elle a droit en tant qu’œuvre catholique. Elle n’a qu’un désir : porter fidèlement la lumière de la Tradition bimillénaire qui montre la seule route à suivre en cette époque de ténèbres où le culte de l’homme se substitue au culte de Dieu, dans la société comme dans l’Eglise.”

r) 30 juin 2016

www.la-croix.com/…/Le-Vatican-esti…
Commentant la déclaration de la veille, Mgr Pozzo estime qu’il n’y pas là de quoi se formaliser:
Certaines de ces déclarations sont prévisibles, dans le sens où ils ont toujours dit cela, et d’autres sont attentistes dans le sens où ils n’entrent pas dans le détail des questions qui font actuellement l’objet des discussions et dont nous devons encore parler

s) 2 juillet 2016

Mgr de Galarreta se réjouit de la reconnaissance des ordinations de la fsspx par Rome. Il rajoute aussi :
laportelatine.org/…/galarreta_16070…

"Et alors le Patriarche de Babylone, qui est chaldéen, dit que nous sommes schismatiques. Et l’Ordinaire en France pour les Eglises orientales dit que nous sommes des illégaux. Or le Pape lui-même dit que la Fraternité, nous sommes des catholiques. Alors nous sommes des catholiques ou nous sommes des schismatiques ? J’ai avec moi la lettre qui m’a été donnée par Son Excellence Monseigneur Fellay, où la Congrégation de la doctrine de la Foi nous dit, a dit à Monseigneur, que nous pouvons procéder aux ordinations sans demander la permission des Ordinaires du lieu ; qu’il suffit de leur donner les noms des ordonnés, chose que nous ferons bien sûr, opportunément."

Oméga)
En attendant l'Oméga de la réconciliation qui sera l'acceptation totale et inconditionnelle du concile Vatican II... mais pour cela, il faudra encore un peu de patience.

vendredi 8 juillet 2016

Unilatéral ?



Les supérieurs de la FSSPX nous répètent à l'envie qu'il ne s'agit pas vraiment d'un accord avec Rome, mais plutôt d'une reconnaissance de la part de Rome, reconnaissance unilatérale qu'on ne peut donc refuser car ne dépendant pas de nous.
Nous achevions il y a quelque jours notre article Du pape à la Providence... en affirmant que l'acceptation d'un acte unilatéral lui fait perdre beaucoup de son unilatéralité. Et que dire quand l'acte unilatéral est demandé, accepté avec les remerciements des bénéficiaires ?

Un nouveau fait montre clairement que cette prétendue "unilatéralité" n'est qu'un leurre pour rassurer ceux qui veulent l'être. Il s'agit du sermon de Mgr de Galarreta à Saint Nicolas (Paris) pour l'ordination de l'abbé Sabur, le 2 juillet dernier.
L'évêque argentin y confirme que les ordinations sacerdotales de la FSSPX sont, non seulement tolérées, mais acceptées par Congrégation pour la Doctrine de la Foi (dont dépend Ecclesia Dei) comme le disait le communiqué de l'évêque de Ratisbonne et son commentaire par Ennemond. L'unique demande de la CDF est que la FSSPX donne les noms des ordonnés; demande acceptée bien sûr.

Il semble que cet acte romain ne soit pas une surprise de juin, car dès avril-mai derniers, nous avions été mis au courant de l'autorisation romaine (peut être était elle seulement probable à ce moment) pour les ordinations par la famille d'un ordinand.

Conséquence de cette décision romaine: après les confessions et l'extrême onction, voilà les ordinations reconnues par Rome, et ainsi intégrées à la juridiction conciliaire.


Voici l'extrait du sermon de Mgr de Galarreta (source):
Or le Pape lui-même dit que la Fraternité, nous sommes des catholiques. Alors nous sommes des catholiques ou nous sommes des schismatiques ? J’ai avec moi la lettre qui m’a été donnée par Son Excellence Monseigneur Fellay, où la Congrégation de la doctrine de la Foi nous dit, a dit à Monseigneur, que nous pouvons procéder aux ordinations sans demander la permission des Ordinaires du lieu ; qu’il suffit de leur donner les noms des ordonnés, chose que nous ferons bien sûr, opportunément. Alors nous ne sommes ni schismatiques, ni des illégaux.

mardi 5 juillet 2016

Du pape à la Providence…


« Le pape le veut ». ainsi s’intitulait un article, attribué à M. Max Barret, diffusé en juin 2012, alors que les dissensions internes de la FSSPX devenaient publiques, et que la marche vers l’accord était à son apogée (rappelons que Mgr de Galarreta avait dit alors en deux occasions, que le 13 juin, Mgr Fellay allait à Rome. En visite dans une maison religieuse au soir de ce 13 mai, Mgr de Galarreta ne dissimulait pas son soulagement, ce qui ne manquait pas d’étonner le supérieur de la maison, qui le questionna et apprit ainsi, que dans cette rencontre du 13 juin, Mgr Fellay y allait avec la décision de signer ; mais Rome ne le lui permit pas, en élevant au dernier moment les exigences, sauvant ainsi Mgr Fellay et lui rendant une image de fermeté doctrinale).
L’auteur de l’article ne faisait que reprendre un argument couramment entendu dans la FSSPX, argument utilisé pour montrer qu’un accord ne pouvait être refusé, même si, peut-être, nous eussions préféré un autre moment… Argument qui portait auprès de nombreux fidèles, qui, au cours des années précédentes, avaient été abreuvés de la propagande de DICI et Cie, visant à présenter le pape Benoît XVI comme un pape cherchant à revenir à la Tradition de l’Eglise. La réponse de l’auteur était simple et ne faisait que rappeler certaines paroles éclairantes de Mgr Lefebvre sur la théologie de celui qui était alors le cardinal Ratzinger…
Avec le temps, et les papes, les arguments changent… il est en effet difficile d’arguer de la volonté du pape François, dont les ravages sont contestés au sein même de l’église conciliaire, pour recevoir une « reconnaissance canonique »…
Alors, qu’à cela ne tienne, du pape, on passe à la Providence. Et voilà qu’on nous répète maintenant, que SI la providence nous montre qu’un accord est réalisable, nous devons être prêt à l’accepter (citation inexacte dans ses termes, reprenant le sens d'une phrase d’une lettre d’un membre éminent du chapitre général) ; que la FSSPX désire redoubler ses efforts pour répondre le Règne du Christ, avec les moyens que la divine Providence lui donnera (communiqué de Mgr Fellay le 29 juin 2016). Et nous épargnerons ici un certain nombre de nos bons prieurs de la FSSPX qui nous disent qu’ils ne veulent pas d’accord, mais que nous devons suivre la Providence, et que si celle-ci nous accorde une reconnaissance -unilatérale bien sûr- il faudra l’accepter pour le bien de l’Eglise… mais que surtout, il faut suivre la Providence et non la précéder comme l’abbé Pfluger, ou ses méchants résistants… (Que Monsieur le Premier assistant reçoive nos excuses pour cette association pour le moins diffamante…)
Dans la même veine, Mgr Tissier, dans son très bon sermon des ordinations du 29 juin à Ecône, glisse une phrase qui peut faire peur, affirmant que la FSSPX doit prendre tous les moyens pour communiquer la réalité du sacerdoce du Christ à toute l’Eglise. Nous pouvons imaginer que Son Excellence ne pense qu’aux bons moyens, surtout vu le ton de son sermon, mais il n’empêche que ce discours soit semblable à celui de certains de ses confrères, ouvertement pro-reconnaissance, qui s’en trouvent confortés. Et vu certains propos de Mgr Tissier, privés ou publics (comme son sermon de Pentecôte), il semble que Le dernier évêque relativement ferme de la Fraternité, marche, au moins un peu, dans ce nouvel argument.
On nous répète en effet, que malgré tous les désastres du pape François, la Providence semble nous montrer que l’on nous accorde une place au sein de l’Eglise, sans contreparties, pour lutter de l’intérieur, et que bien sûr l’on ne peut refuser un don de la Providence (surtout que nous y avons droit, dit le communiqué du 29 juin).
Pour avoir une réponse à ce nouvel argument, nous supplions ceux, au sein de la FSSPX, qui n’ont pas perdu leur bon sens, ouvrent les yeux sur l’action du pape François et de tout le milieu romain (le sort des franciscains de l’Immaculée, pour ne donner qu’un exemple); qu’ils ouvrent les yeux sur la soi-disant absence de contreparties, alors que depuis 2012 au moins, vaticanistes et prélats romains s’accordent pour dire que la FSSPX a baissé le ton de ses critiques, que règne une censure plus ou moins importante dans la FSSPX (pour ne citer qu’un exemple, un peu vieux certes, la revue Fideliter, éditée par le district de France, était interdite aux séminaristes de Winona, en décembre 2012…).
Qu’ils pensent qu’une reconnaissance unilatérale, cesse d’être unilatérale quand elle est acceptée (comme par exemple, la reconnaissance unilatérale de la juridiction pour les confessions le 1 septembre 2015, cessa d’être unilatérale quand la FSSPX renonça à la juridiction de suppléance) voir la réponse deMenzingen à la question d’un fidèle.
Vue la situation engendrée par ce rapprochement avec Rome, qu’ils pensent que, comme le dirait l’abbé Girouard, la Providence « ne fait pas des cadeaux pourris »… et que celui-ci, en l’occurrence, semble plus proche d’une pomme empoisonnée ou d’un cadeau grec que d’un don de la Providence. Et que celle-ci, d’ordinaire préfère utiliser d’autres moyens que la violation successive et répétée de deux chapitres généraux (Violation de celui de 2006 en 2012, et violation de 2012 en 2015, puisqu’à chaque fois, Mgr Fellay ou était sur le point de signer l’accord, ou a accepté une reconnaissance romaine (1 septembre 2015) sans l’accord préalable du chapitre extraordinaire demandé par ces deux chapitres ordinaires)
Que les anciens élèves de Mgr Williamson, enfin, se rappellent certaines huitres d’un certain poème (The Walrus and the Carpenter) … et que les autres se rappellent que quand le loup veut que nous nous approchions de lui, « c’est pour mieux te manger mon enfant ! »

samedi 2 juillet 2016

Réaction romaine au communiqué de Menzingen

Il semble que Rome soit moins naïve que la plupart des fidèles de la Tradition: d'un communiqué affirmant que la reconnaissance canonique n'est pas le souci premier de la FSSPX, et que cette dernière veut prendre les moyens que la Providence lui donne (et bon nombre de supérieurs ou d'évêques de la FSSPX présentent comme tel une reconnaissance "unilatérale"), Mgr Pozzo conclut simplement qu'il n'y a pas là de "porte fermée au dialogue"... 



Retranscription de l'interview de Mgr Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale "Ecclesia Dei"
La commission Ecclesia Dei ne considère pas cette déclaration comme une porte fermée au dialogue. Mais il semble que le communiqué n’entre pas dans le détail des questions concrètes qui sont l’objet d’examen et de dialogue entre la Commission et la Fraternité Saint-Pie X. Le dialogue sur ces questions concrètes doit donc se poursuivre.

Comment interprétez-vous ce communiqué ?
Il ne dit rien de nouveau au regard de positions déjà bien connues de la fraternité, au sujet de la situation de l’Église aujourd’hui.
Je peux éventuellement ajouter que lorsqu’on se réfère au manque de reconnaissance canonique, que la fraternité ne considère pas comme primordiale en ce moment, et bien, je peux dire que la reconnaissance canonique du Saint-Siège est une condition essentielle pour qu’une œuvre catholique soit en pleine communion ecclésiale, selon le Droit (canon). Cette reconnaissance n’existe pas encore, mais nous travaillons à cette fin.

Benoît XVI tenait beaucoup à ce travail afin de parvenir à l’unité avec la fraternité Saint-Pie X. Le Pape François est-il dans la même optique ?
Oui, absolument. Le Pape François a l’unité de l’Église à cœur, ainsi que toute ce qui peut y contribuer. Il est disponible, et cela, je le crois, a été perçu par Mgr Fellay. Mais nous ne pouvons nier qu’il reste des problèmes à résoudre, à affronter.

Donc, de la part du Saint-Siège et de votre commission Ecclesia Dei, il y a ouverture et fermeté…
La fermeté porte sur ce qui est essentiel pour être catholique. De ce point de vue, il n’y a aucun changement. Mais je ne crois pas qu’il s’agisse ici de fermeté. On parle juste d’affronter les problèmes et de les résoudre, de les résoudre ensemble. L’ouverture est dans ce sens. Nous avons identifié les questions à traiter, nous sommes en train d’y travailler, il faudra du temps, ainsi qu’une disponibilité réciproque.
(HD-MA-SB-OB avec I-media)

vendredi 1 juillet 2016

Opération survie

Source: France Fidèle

Arsenius, Monastère Sainte Croix de Nova-Friburgo, le 27 Juin 2016 

Compte tenu du fait que Rome a toujours refusé de revenir à la foi traditionnelle de l'Église et, par conséquent, n’a jamais considéré la reconnaissance officielle de la FSSPX de la même manière que Mgr Lefebvre la considérait, et donc logiquement n’offre aucune garantie que cette reconnaissance officielle ne sera pas un piège, le même Mgr Lefebvre jugeait qu’il n’était pas à propos de reprendre les pourparlers avec Rome tant que celle-ci n’affirmait pas devoir revenir à la foi dans les vérités révélées que la Sainte Église a toujours préservées et transmises sans faille. En bref : un accord pratique avec Rome n’aurait lieu que quand leur doctrine redeviendra conforme à la doctrine que nous professons dans la "Famille de la Tradition", qui est tout simplement la doctrine de l'Église. 

C’est ainsi que le comprit la Fraternité, lors du Chapitre Général de 2006, en se fondant sur ce qu'elle pensait alors être la pensée de Mgr Lefebvre, qui décida donc qu'elle ne ferait d’accord pratique avec Rome, que lorsqu’il y aurait un accord doctrinal. 

 Mais en 2012, le nouveau Chapitre Général en jugea différemment : il propose la possibilité d'un accord pratique sans exiger de Rome un changement dans sa doctrine moderniste. 

Pour lors, ils veulent instiller en nous que la pensée de Mgr Lefebvre était la suivante : on se contente de Rome des «garanties» concernant la continuation de la «Tradition», comme si cela suffisait de le part de ceux qui sont attachés à une doctrine délétère qui règne dans la tête de l'église de Rome, comme s’ils étaient dignes de confiance. 

Mais nous, qu'on appelle la «résistance», nous préférons penser, comme lors du Chapitre de 2006, que nous devons attendre des temps meilleurs pour accepter que Rome nous accorde un statut officiel. 

Dans cette même ligne de pensée Mgr Lefebvre se décida à consacrer des évêques en 1988, sans l'approbation de Rome : pour le moment notre situation ne peut pas être régularisée, nous devons donc faire ce que nous pouvons pour que nous puissions survivre. Il a appelé cela « l’opération survie ». 

On voit bien que ceux qui devraient perpétuer cette « opération » ont pris une voie différente pour faire face à la crise actuelle (ou du moins se soumirent au Chapitre de 2012. Mais le fait est que, officiellement, la Fraternité a pris ce nouveau chemin) il nous revient de donner à ceux qui pensent comme Mgr Lefebvre, les moyens de continuer, avec l'indispensable soutien d’évêques. 

Il est vrai que cette posture qui est la nôtre nous a mérité l'abandon par une partie de notre parentèle et de ceux qui hier étaient nos amis, et, de même, nous ont été gracieusement accordées les épithètes de "groupuscule" et de "tortueux". Ainsi honnis et réduits à un petit nombre, que nous importe !, nous sommes avec Celui qui est le centre de notre vie : notre Seigneur Jésus-Christ crucifié, qui est tout pour nous. Nous savons que Lui aussi, sur sa Croix, avait pour seule compagnie « un groupuscule», un petit nombre d'amis : Sa Très Sainte Mère, la Vierge douloureuse, dont le cœur triomphera, écrasant la tête du démon (« Ipsa conteret »), un évêque seulement, des douze qu’Il consacra – Saint Jean l’Évangéliste – fidèle là, à ses pieds, (« Fidelis inveniatur ») et quelques autres âmes ; lui, qui aimait la vérité (« Veritatem dilexisti »), et qui par-dessus tout désirait la fidélité à celle-ci, qu’importe le nombre de ceux qui le rejoignent. N’appliquons pas aux saintes âmes du Calvaire l'adjectif « tortueux », car il est très humiliant pour elles : alors qu’il peut très bien être juste en ce qui nous concerne. 

Nous ne désirons pas que l' « équipe » de Menzingen (pour rester dans la veine de ceux qui nous attaquent) mène à « l’échec », mais nous croyons que la déroute est aussi certaine que l’est la mort de celui qui saute du pinacle du temple. Nous croyons que s’applique à cette présente tentative ce que notre Seigneur a dit, à propos de la tentation évoquée en dernier lieu : c’est tenter Dieu.