Affichage des articles dont le libellé est Mgr Schneider. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mgr Schneider. Afficher tous les articles

jeudi 18 juin 2026

Mgr Schneider n'est pas Mgr Lefebvre

 RUPTURE THEOLOGIQUE



Mgr Schneider n'est pas Mgr Lefebvre


Nous vous avions récemment informé au sujet de Mgr Schneider qui devient la référence théologique quasi exclusive des supérieurs de la SSPX. Or, même si cet évêque peut sembler courageux dans son soutien public apporté à la SSPX, nous tenons à rappeler qu'il n'a pas grand chose de commun dans son analyse théologique de la crise et sa résolution pratique. Nous vous présentons un tableau qui manifeste les différences sur la critique du Concile. La rupture des supérieurs actuels avec Mgr Lefebvre n'est donc pas seulement pratique, elle est théologique. Mgr Schneider semble être celui qui ramènera la SSPX dans le giron de l'église conciliaire. Puissent les prêtres et les fidèles de bonne foi, réaliser la trahison en cours. Cliquez sur ce lien pour décourvir combien les supérieurs de la SSPX suivent Mgr Schneider : https://fsspx.news/fr/recherchez?searchterm=schneider

Télchargez le document ici

samedi 6 novembre 2021

Du baptême satanique (Mgr Viganò) et malheur aux prêtres qui se taisent

Pour faire suite à la publication de la 10ème vidéo de Mgr Viganò dans laquelle l'archevêque présentait le vaccin comme une "marque de la bête",  un lecteur australien a été plus loin et a présenté la vaccination comme une sorte de "baptême satanique".  Mgr  Viganò va profiter de cette intervention pour préciser sa pensée et montrer la grave culpabilité du Pape, des évêques et des prêtres qui poussent ou rassurent  les fidèles catholiques à recevoir cette "marque de la bête". 

Sous ce texte nous publions la petite vidéo de l'annonce de l'abbé Salenave qui reprend, en substance, l'avertissement de Mgr Viganò et qui interpelle ses confrères prêtres pour leur demander de ne pas se taire face à l'imposition de cette marque de la bête. 

Votre Excellence, ne pensez-vous pas qu'affirmer que la vaccination est une sorte de baptême satanique peut sembler un peu fort pour de nombreux catholiques qui se sont laissés convaincre, en toute bonne foi, de recevoir le vaccin ?

Merci de m'avoir posé cette question, qui me permet de préciser ma pensée et d'encourager les fidèles qui, pour diverses raisons, se sont fait vacciner.

Ma déclaration sur le symbolisme satanique du vaccin et le fait qu'il puisse représenter une "marque de la Bête" fait référence aux intentions de ceux qui ont décidé de créer une pandémie afin de l'utiliser malicieusement comme prétexte pour la réalisation du Grand Redressement en vue de l'établissement du Nouvel Ordre Mondial. Ce sont les élites lucifériennes qui donnent cette connotation presque ésotérique au vaccin, tout comme elles attribuent des caractéristiques rituelles et liturgiques à l'ensemble de la pandémie. La mienne se veut une hyperbole, visant à faire ressortir les aspects les plus inquiétants de cette farce pandémique.

En revanche, les simples fidèles qui, même sur les conseils de leur curé ou de leur directeur spirituel , ou sous la pression des médias et des institutions sanitaires, se laissent persuader de se faire inoculer, ne sont pas à blâmer et ne peuvent être tenus pour responsables de vouloir, avec ce vaccin, apostasier de la Foi catholique et être marqués de la "marque de la Bête". Il faut également rappeler que comme cela s'est produit avec des personnes que je connais et avec certains de mes proches, l'administration du sérum génétique était souvent imposée par le chantage ou la coercition, conditionnant les personnes à pouvoir utiliser certains services, à avoir accès à certains lieux ou même - comme cela se passe aujourd'hui en Italie - à ne pouvoir travailler que si elles avaient un passeport sanitaire et si elles avaient reçu le soi-disant vaccin. Même de nombreux prêtres, pour pouvoir exercer leur ministère et avoir accès aux hôpitaux ou aux hospices pour administrer les sacrements, ont été obligés de se faire vacciner, souvent sur ordre de leur évêque.

Il est curieux que la Congrégation pour la doctrine de la foi se soit prêtée au jeu de la caisse de résonance de l'Église profonde et de son chef, à un moment où une intervention clarifiante et sans équivoque aurait été nécessaire et indispensable. Au lieu de cela, nous voyons avec quelle hâte la CDF s'est empressée de donner une légitimité morale à des médicaments expérimentaux sans même connaître leurs composants, puisqu'ils sont couverts par le secret industriel ; avec quelle désinvolture l'utilisation de lignées cellulaires dérivées d'avortements a été déclarée moralement acceptable, déformant l'enseignement catholique dans le seul but de plaire à Bergoglio et au récit de la pandémie. "De nombreuses hérésies morales de notre temps contiennent également des citations de saint Thomas et d'autres docteurs de l'Église", a observé à juste titre Monseigneur Athanasius Schneider dans un récent discours.

Cette précipitation - en parfaite synchronicité avec le climat d'urgence qui a également légitimé les décisions irréfléchies des autorités civiles sous la pression de l'industrie pharmaceutique - a rendu la Note de la Congrégation omissive et incomplète, car elle ne tient pas compte des graves effets secondaires à court et à long terme du sérum génétique. La Congrégation est silencieuse sur les avortements provoqués des mères enceintes, qui ont augmenté de façon exorbitante ; elle est silencieuse sur le risque de stérilité induite par le sérum ; elle est silencieuse sur les graves pathologies et les décès qu'il provoque chez les enfants et les jeunes, qui sont aussi les moins exposés au risque d'hospitalisation par Covid. Enfin, la nouvelle technologie de l'ARNm utilisée pour la première fois par les sérums disponibles fait que l'on ne peut pas vraiment parler de "vaccins", mais de médicaments ou de thérapies, qui sont eux aussi clairement nocifs et inefficaces; et personne ne peut dire quelles modifications génétiques l'inoculation de la protéine Spike va provoquer. L'inefficacité avérée des vaccins les prive de la légitimité initialement reconnue par la Congrégation, puisque le danger auquel le patient est soumis est disproportionné par rapport au bénéfice - minime ou inexistant - qu'ils auraient dû initialement assurer. Malgré tous ces arguments, Bergoglio est devenu un témoin actif pour les vaccins, démontrant par son approbation le lien intrinsèque entre l'église profonde et l'état profond. La Congrégation pour la doctrine de la foi, si elle ne veut pas perdre complètement son autorité, doit se prononcer à nouveau, à la lumière des données désormais disponibles et des preuves scientifiques désormais reconnues par la communauté scientifique, même si elles sont censurées par les médias.

Les implications du sérum génétique sont essentiellement morales et, en tant que telles, ne peuvent être considérées comme marginales, même si l'exercice normal des activités quotidiennes des personnes ou la capacité des prêtres à exercer leur ministère en dépendent. Mon frère Monseigneur Athanasius Schneider dit : "Le rejet intransigeant et sans équivoque de toute collaboration avec l'industrie fœtale est analogue au rejet intransigeant de toute collaboration avec le culte des idoles ou la statue de l'empereur par les chrétiens des premiers siècles". Mais à quel genre d'intransigeance peut-on s'attendre, lorsque Bergoglio accuse de rigidité et de fondamentalisme ceux qui veulent rester fidèles au Magistère et ne perd aucune occasion de se moquer et d'insulter ceux qui n'acceptent pas les déviations qu'il impose avec un autoritarisme haineux ?

Cependant, je voudrais rappeler à ceux qui ont été vaccinés que, lorsqu'on ne connaît pas la nature du sérum génétique expérimental ou lorsqu'on a fait confiance de bonne foi à l'autorité civile et ecclésiastique, je crois que le croyant individuel ne doit en aucun cas se sentir "coupable" d'avoir été vacciné. En effet, la doctrine nous enseigne que tout acte effectué sans avertissement complet et sans consentement délibéré ne peut être considéré comme moralement pécheur : ceci est vrai également dans le cas spécifique des soi-disant vaccins.

Ce qui demeure, c'est la grave responsabilité morale des autorités qui ont fait pression sur leurs sujets - tant civils qu'ecclésiastiques - pour qu'ils se soumettent à la vaccination. Les conséquences pour la santé de tous, y compris les décès et les handicaps permanents, pèsent comme des blocs sur la conscience des autorités sanitaires et plus encore sur la hiérarchie ecclésiastique, qui devra répondre devant Dieu de ses propres fautes et de celles qu'elle a fait commettre à ses sujets.

Prions pour que le Seigneur préserve ses enfants des dommages qui, avec une frivolité coupable ou, pire encore, une complicité criminelle, ont été causés à tant d'innocents qui ont fait confiance à l'autorité et à la parole de ceux qui sont chargés respectivement de protéger la santé de l'âme et du corps.

Publié initialement en italien le 24 septembre 2021, sur

______________________________

Malheur aux prêtres qui se taisent : 




mardi 15 décembre 2020

Cinq évêques publient une déclaration contre les vaccins du covid-19

Alors que le dernier article publié par l'actuelle FSSPX (abbé Sélégny) sème la confusion dans les consciences en ouvrant la porte à la réception du vaccin fabriqué à partir de cellules de foetus avortés, des voix épiscopales (pourtant modernistes)  se lèvent pour dénoncer l'immoralité de cette vaccination. 

 

"L'évêque Athanasius Schneider a publié le 12 décembre une déclaration contre les vaccins du covid-19
fabriqués à partir de tissus de bébés avortés. La déclaration a été cosignée par :


• Le cardinal Janis Pujats de Riga, en Lettonie
• L'archevêque d'Astana, Tomasz Peta, Kazakhstan
• L'ancien archevêque de Karaganda, Jan Pawel Lenga
• L'évêque Joseph Strickland de Tyler, au Texas

Un groupe international de scientifiques et de médecins a participé à l'élaboration de la déclaration qui réfute le "chœur grandissant" de conférences épiscopales, d'évêques individuels et de prêtres qui "autorisent" de tels vaccins. 

Les cinq prélats réfutent deux documents du Vatican (2005, 2008) qui soutiennent la théorie selon laquelle un vaccin immoral peut être "moralement licite" dans des "cas exceptionnels de nécessité urgente" s'il n'y a pas d'alternative. 

Cette position est inacceptable pour les catholiques qui "rejettent catégoriquement, et sans l'ombre d'un doute, l'avortement dans tous les cas comme un grave mal moral qui crie au ciel pour se venger", explique la déclaration. 

Le principe théologique d'une "coopération matérielle" moralement possible ne s'applique pour Schneider que dans des cas comme le paiement d'impôts ou l'utilisation de produits issus de l'esclavage, mais pas au crime "monstrueux" de l'avortement qui est "le pire génocide connu de l'homme". 

Le texte reprend que "la fin ne peut justifier les moyens". 

La Fraternité Saint-Pie X a publié sur SSPX.org (4 décembre) une longue déclaration acceptant les vaccins faits à partir de tissus fœtaux."

lundi 15 juin 2020

Un texte de l'archevêque Vigano du 9 juin 2020


Voici un document de Mgr Vigano daté du 9 juin 2020. Ce dernier dénonce très vigoureusement une église parallèle. Analyse parue sur le site italien Chiesapostconcilio .
Elle contient tout ce que Mgr Lefebvre avait lui-même condamné au sujet de cette église "parallèle, construite, superposée et opposée à la véritable Eglise du Christ".  

Nous publions également, avec l’autorisation de son auteur, la lettre que Mgr Thomas d’Aquin, évêque sacré par Mgr Williamson en 2016, vient d’écrire à Mgr Viganó pour l’encourager et le féliciter dans ce beau combat de la Foi que l’ancien Nonce rejoint de plus en plus clairement.

J’ai lu avec grand intérêt le texte de S.E. Athanasius Schneider publié dans LifeSiteNews le 1er juin dernier et intitulé There is no divine positive will or natural right to the diversity of religions [la diversité des religions n'est pas le résultat d'un vouloir divin positif ni l'objet d'un droit naturel, NdT]. L’étude de Son Excellence résume, avec la clarté qui distingue les paroles de celui qui parle selon le Christ, les objections sur la prétendue légitimité de l’exercice de la liberté religieuse que le Concile Vatican II a théorisée, contredisant le témoignage de la Sainte Écriture, la voix de la Tradition et le Magistère catholique qui est le fidèle gardien de l’une et de l’autre.

Le mérite de ce texte réside tout d’abord dans le fait d’avoir su saisir le lien de causalité entre les principes énoncés ou sous-entendus par Vatican II et l’effet logique qui en résulte dans les déviations doctrinales, morales, liturgiques et disciplinaires qui sont apparues et se sont progressivement développées jusqu’à ce jour. Le monstrum engendré dans les cercles modernistes pouvait d’abord être trompeur, mais en se développant et en se renforçant, il se montre aujourd’hui pour ce qu’il est vraiment, dans sa nature subversive et rebelle. La créature, alors conçue, est toujours la même et il serait naïf de penser que sa nature perverse puisse changer. Les tentatives visant à corriger les excès du Concile – en invoquant l’herméneutique de la continuité – ont abouti à une faillite : Naturam espellas furca, tamen usque recurret (Épître d’Horace. I,10,24) [Chassez le naturel, il revient au galop]. La Déclaration d’Abou Dhabi et, comme le fait remarquer à juste titre Mgr Schneider, ses prodromes du panthéon d’Assise, « a été conçue dans l’esprit du Concile Vatican II » comme le confirme fièrement Bergoglio.

samedi 9 septembre 2017

Un Allié Bienveillant ? – II

Kyrie eleison DXXX (9 septembre 2017)

Lisez, Votre Excellence ! et voyez ces bandits
Dans leur scélératesse et dans leur infamie !


L’année dernière, Mgr Athanase Schneider, évêque d’Astana, au Kazakhstan, donnait une interview à Adelante la Fe, où il se trouvait en accord sur de nombreux points avec la Tradition catholique et avec les positions prises par Mgr Lefebvre. À tel point que, dans les « Commentaires » 498, du 17 janvier 2017, nous nous demandions si l’on pouvait voir dans cet Évêque du Kazakhstan un véritable allié de la Fraternité saint Pie X.

En juillet de cette année, il autorisait la publication d’un article exprimant des vues encore plus catholiques et encore plus favorables à la Tradition. S’il n’était pas alors un véritable allié, le serait-il devenu ? Pour répondre à cette question, il faut distinguer : subjectivement, son cœur penche du bon côté, parce qu’il veut sauver les âmes en suivant fidèlement la Tradition inchangée, mais objectivement, son esprit n’a toujours pas tout compris, car il pense encore, ou dit penser, que l’intention originelle de Vatican II n’était pas de créer une nouvelle église. Mais, Excellence ! Notre-Seigneur n’a-t-Il pas dit : « Vous les reconnaîtrez par leurs fruits » ? Et quels furent les fruits de Vatican II ? La Néo-église !

Ainsi, dans cet article, Mgr Schneider énonce beaucoup de choses entièrement vraies sur la Tradition et sur la doctrine catholique. Par exemple (§ 6) : la Tradition est le critère permettant de juger toute doctrine ultérieure, et (§ 8) : en cas de doute provenant d’une ambiguïté ou d’une nouveauté, c’est la Tradition qui prévaut. Il y a des ambiguïtés et des nouveautés dans Vatican II (§ 10) qui sont en contradiction avec la Tradition, et « l’herméneutique de la continuité » ne suffit pas pour résoudre ces contradictions. Hélas (§ 19), depuis 50 ans une Nomenklatura (bureaucratie de style communiste) au sein de l’Église se sert des ambiguïtés d e Vatican II pour fausser l’intention originelle du Concile, et pour créer « une nouvelle église de nature relativiste et protestante ». Aujourd’hui (§ 20) c’est le comble lorsqu’on déclare « infaillibles »“ les formulations objectivement ambiguës du Concile et les textes qui s’écartent de la Tradition : toute discussion devient alors impossible. Cette « dogmatisation » du Concile doit cesser (§ 22) ; il faut entamer une discussion théologique, libre et ouverte, à laquelle (§ 24) une FSSPX reconnue canoniquement pourrait apporter sa précieuse contribution. Seule, la vraie doctrine est vraiment pastorale, et elle seule, selon la volonté de Dieu, sauve les âmes. Telle est la teneur de cet article de Mgr Schneider.

Pourtant, Excellence, d’où vient que vous soyez si sûr que l’intention originelle du Concile n’était pas de créer « une nouvelle église néo-protestante » ? Pensez-vous que ses ambiguïtés n’étaient pas calculées ? N’avez-vous pas lu, par exemple, le père Schillebeeckx avouant qu’on avait saupoudré de « bombes à retardement » les textes durant le Concile pour les actionner, celui-ci une fois terminé ? Peut-être beaucoup de Pères du Concile ont pu dire, après le Concile, comme l’Empereur d’Allemagne Guillaume II l’a dit après la première guerre mondiale : “Ich habe es nicht gewollt” ( Je n’ai pas voulu cela), et certes, les pères conciliaires n’étaient pas tous acquis à l’idée d’une néo-église, mais les “éléments moteurs”, eux, l’étaient bel et bien ! Comment pouvez-vous penser que la « nouvelle église », comme vous la nommez vous-même, soit sortie du Concile par l’effet d’un pur hasard ? Lisez des livres sur le Concile, tels que Le Rhin se jette dans le Tibre de Ralph Wiltgen : le Concile fut une lutte épique que les catholiques ont perdue.

Si véritablement cette Néo-église est le fruit d’une minorité conspiratrice qui attire à elle une masse de cardinaux, d’évêques, de prêtres et de laïcs qui passent trop de temps à regarder la télévision et ne prient pas assez, pensez-vous vraiment qu’une « discussion théologique libre et ouverte » va résoudre le problème ? Six mois avant sa mort, Mgr Lefebvre a déclaré que le véritable problème de Vatican II résidait moins même dans les grandes erreurs identifiables comme la liberté religieuse, la collégialité et l’œcuménisme, que dans un subjectivisme partout présent qui vide de toute sa force objective la doctrine catholique et qui en arrive à dissoudre l’Église elle-même. Et l’important n’est pas que Mgr Lefebvre l’ait dit ; l’important est de savoir si c’est vrai. Or, c’est là une vérité criante. L’esprit de l’homme moderne a été réduit en bouillie, d’abord par sa propre faute, mais aussi par l’action surtout des francs-maçons. Votre Excellence connaît-elle la franc-maçonnerie, ou pense-t-elle, comme tant de pauvres âmes ont fini par le croire, qu’il ne s’agit que d’une inoffensive organisation de bienfaisance, injustement calomniée ?

Entre 2009 et 2011, se sont tenues une demi-douzaine de sessions de « débats théologiques libres et ouverts » entre quatre théologiens romains et quatre membres de la FSSPX (avant la trahison du Chapitre général de 2012). Résultat ? un coup d’épée dans l’eau ! Menzingen a promis que le contenu des discussions serait publié. Nous attendons toujours. A la tête de la Fraternité Saint Pie X, pour plaire à Rome, on tient à faire passer aux oubliettes la doctrine que vous estimez tant vous-même, et Dieu sait si vous avez raison !

Kyrie eleison.

mercredi 22 février 2017

Interview de Mgr Schneider le 5 février 2017

Note de Reconquista : Dans cet extrait de l'interview, Mgr Schneider revient sur la proposition de prélature pour la (néo) FSSPX. Il peut paraître surprenant qu'un évêque, qui a visité cette œuvre, ne perçoive pas (ou plus) qu'il y a un problème de Foi à la base. Cela fausse tout le raisonnement catholique et sa conclusion pastorale. On se demande aussi ce que deviendront les pauvres fidèles de la tradition si un évêque diocésain refuse la prélature ? L abandon total . Cela paraît bien surprenant de la part d'un "berger". Aurions-nous affaire à un "mercenaire"? Mgr Fellay rentre donc dans cette logique pastorale cruelle.
Heureusement le séminaire St Louis Marie d Avrillé prépare des pasteurs pour les temps à venir .
 

Traduction par les soins de Reconquista.


(…)Premièrement, récemment Mgr Fellay semble avoir accepté le gant que Son Excellence lui a tendu en décembre quand il a dit qu’il était irréaliste d’attendre que la situation soit parfaite avant de signer un accord avec Rome.  Selon ces déclarations, il semble qu’il y a une conviction de leur part d’aller de l’avant pour autant qu’il leur soit permis « d’être eux-mêmes ».  A ce stade, que diriez-vous à Mgr Fellay et au Pape François comme ultime tentative pour arriver à un accord ?

Je dirais d’abord que ce n’est pas une question d’accord, parce que lorsque l’on parle d’accord, c’est qu’il y a des différences.   Mais dans ce cas, il n’y a pas de différences dans la Foi, dans la Foi catholique.  Donc je dirais que c’est plus une question de discipline, et donc c’est une question pastorale avec une communauté comme la FSSPX qui, c’est tout à fait évident, produit des fruits visibles pour construire la foi catholique et transmettre l’intégrité de la Foi catholique, la liturgie et la vie chrétienne comme elle a été pratiquée durant de siècles.  Mais le problème dans la manière dont ils travaillent et existent, c’est qu’ils n’ont pas la reconnaissance du Saint-Siège, ce qui est une exigence pour toute communauté catholique, une exigence indispensable  pour être catholique : avoir un lien canonique visible avec la Chaire de Pierre, le Vicaire du Christ.  (…)


Merci Monseigneur.  La formule proposée d’une prélature personnelle semble être perçue par beaucoup comme la panacée ; cependant, le canon 297 du Code de Droit Canonique stipule clairement que l’établissement d’une prélature personnelle dans un diocèse exige la permission de l’évêque local.  Pensez-vous, Monseigneur, que sous cette forme canonique, la FSSPX pourra s’établir dans les diocèses dont l’évêque est hostile, ce qui pourrait être une grande majorité ? Comment prévoyez-vous le développement de la situation afin que cet accord ne soit pas enterré en pratique par ces évêques, comme cela se passe pour d’autres instituts comme la FSSP qui est seulement reçue par une petite minorité épiscopale ?

Bien, je pense que ceci n’est vraiment pas le point fondamental.  En pratique, bien sûr, quand le Code de Droit Canonique l’établit, c’est une loi générale pour l’Église.  Une prélature personnelle, ou même un ordre de droit pontifical, doit demander la permission à l’évêque local avant d’ouvrir une maison ou commencer son apostolat.  C’est donc une pratique commune dans l’Église et qui existait déjà dans l’antiquité avant le Concile comme une loi canonique similaire, même si le terme prélature n’existait pas encore, mais cela
existait de droit pontifical.  Mais je pense, de mon point de vue, que ce n’est pas une conclusion problématique parce que nous devons aussi faire confiance à la Providence de Dieu.  Nous ne pouvons pas agir dans l’Église comme une compagnie d’assurance avec une police d’assurance que cela arrivera dans le futur.  Nous sommes l’Église et non une entité séculière ou politique, mais bien surnaturelle. 

Donc à l’heure actuelle, la FSSPX a de nombreux fidèles  et de nombreux endroits où ils travaillent et où eux-mêmes n’ont pas assez de prêtres - j’en ai eu connaissance – pour satisfaire les besoins de tous les endroits où ils sont déjà présents.  Pour autant que je sache, le Saint-Siège a décidé qu’au moment où la Prélature sera érigée, les endroits déjà existants, avec leurs maisons et églises, seront automatiquement reconnus sans avoir à demander au préalable une autorisation de l’évêque.  Cette disposition ne vaudra que pour les futures fondations.  Je pense qu’alors la Prélature pourra aller auprès d’autres évêques qui les acceptent et il y a des évêques qui accepteront, et  pour ces évêques qui refuseront, ils ne sont pas éternels, ils peuvent avoir un successeur qui acceptera.  Ainsi nous devons avoir une vision plus surnaturelle et avoir confiance. (…)

vendredi 3 février 2017

« Les spécialistes de la Tradition » : réponse d’Alexandre Gnocchi à M. l’abbé Citati à propos de la « controverse » sur Mgr Schneider

Texte original italien : https://www.riscossacristiana.it/fuori-moda-la-posta-di-alessandro-gnocchi-240217/

Première traduction française : http://medias-catholique.info/les-specialistes-de-la-tradition-reponse-dalexandre-gnocchi-a-m-labbe-citati-a-propos-de-la-controverse-sur-mgr-schneider/6205

Traduction française légèrement améliorée par des amis de Reconquista :




J’ai lu l’article avec lequel Don Angelo Citati répond sur le site de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X à mes récentes considérations sur l’institut dont il est devenu récemment un prêtre. Je vous avoue que si ce qui se passe dans les coulisses concernant la publication de cet article n’était pas parvenu à ma connaissance, je n’y aurais pas répondu. Les conditions nécessaires n’auraient pas été réunies, parce que la sympathie naturelle que j’ai pour le zèle des jeunes pousses comme Don Citati est inversement proportionnelle à la considération que j’ai pour leurs écrits. Comment pouvez-vous ne pas trouver sympathique un jeune prêtre qui, au nom de la Fraternité Saint-Pie X, arrive même à pardonner volontiers ma véhémence de début de sexagénaire ? « C’est pourquoi nous lui pardonnons volontiers ces derniers articles intempestifs », me dit le jeune Don Angelo Citati. Mon petit, mais pour qui vous prenez vous, avec vos mandats ? Vous savez combien je me soucie de votre pardon et de celui de la FSSPX à propos de mes articles intempestifs ? Écoutez, je le passe à Paul Deotto, qui publie mes articles, votre pardon, juste au cas où lui en aurait besoin.


J’ai rarement vu le ridicule monter si haut et avec une telle facilité. Pour en faire autant, Bergoglio, qui est pourtant Bergoglio, doit mettre un nez de clown et faire deux culbutes sur la place Saint-Pierre ; Don Citati et ceux qui sont pour lui ont, quant à eux, très bien réussi à rester sérieux. Pas un bon signe.



Je vois déjà les belles âmes habituelles offensées par la façon dont je traite un prêtre, sans respect pour la soutane. Mais le prêtre, s’il veut garder son sacerdoce loin de ces dangers, devrait avoir la prudence de ne pas se mêler des diatribes publiques. Du moment qu’il le fait, il doit avoir la virilité d’enlever sa soutane et d’entrer dans la mêlée. Voilà pourquoi les écrits d’un religieux ne devraient porter en signature que le prénom et le nom de famille sans le titre religieux. Il faut en prendre note, cher révérend, et de ne pas mettre en péril le « Don » dans des questions trop épineuses pour le simple Angelo Citati. Première erreur.



Mais revenons au pardon que vous me concédez « volontiers » au nom de la FSSPX. Peut-être le pauvre Don Citati ne se rend pas compte de la monstruosité qu’il a énoncée avec style : ceux qui pensent différemment de lui et de la Fraternité Saint-Pie X ont besoin d’être pardonnés. Mais vous et la FSSPX, Don Citati, qui donc pensez-vous être ? La quatrième personne de la Quaternité ? Prenez note que, comme tous les autres hommes, je n’ai à être pardonné que si je pense différemment de Notre-Seigneur : pas si je suis en désaccord avec vous, avec l’abbé Marc Nely, avec Mgr Bernard Fellay, et encore beaucoup moins avec Bergoglio qui vous attend à bras ouverts. Peut-être ne vous en rendez-vous pas compte, mais vous

mardi 31 janvier 2017

Allié Bienveillant ?

Allié Bienveillant ?
 Kyrie Eleison numéro CDXCVIII (498) 28 janvier, 2017

Un évêque décent aux Tradis veut du bien ?
Du Concile à l’Enfer il ne voit pas le lien.


Mgr. Athanase Schneider, venant d’Allemagne mais actuellement Évêque d’Astana au Kazakhstan, s’est fait connaître ces dernières années aux catholiques de la Tradition par maintes déclarations qui vont apparemment dans le sens de la Tradition. Par exemple l’année dernière il s’est associé publiquement aux quatre cardinaux qui ont mis en question la doctrine exprimée par le Pape François dans son document Amoris Laetitia. Lorsque Mgr Schneider fait tant pour critiquer la glissade à « gauche » de l’Église officielle, il est possible qu’il ne comprenne pas qu’on puisse l’attaquer de la « droite », mais il s’agit de la Vérité et non pas de nos petites personnalités. Excellence, merci de toute la vérité que vous avez eu le courage de défendre en public, mais laissez-vous dire que la Vérité est bien plus forte et bien plus exigeante que vous ne pensez. Vous avez accordé récemment une interview à Adelante la Fe. Ayez la bonté de ne pas le prendre personnellement si quelques-unes de vos réponses sont citées ici (en lettres italiques) pour être critiquées.

"Je suis convaincu que dans les circonstances actuelles, Mgr Lefebvre aurait accepté sans hésiter la proposition canonique de Rome d’une Prélature Personnelle pour la Fraternité St Pie X."

Mgr Schneider avec l'abbé Wach de l'ICRSP
Excellence, cela n’est pas possible. Mgr Lefebvre a cru, et il l’a prouvé par des arguments tirés de la théologie et l’histoire de l’Église, que Vatican II fut une trahison sans précédent par laquelle les autorités suprêmes de l’Église abandonnèrent 1900 ans de doctrine immuable de l’Église. Or, la Rome officielle suit toujours ce concile objectivement perfide. Donc soumettre la Fraternité à cette Rome-ci, ce sera soumettre le poulailler au renard. Mgr Lefebvre a toujours espéré que la Rome néo-moderniste se redresserait, mais il n’en est rien jusqu’ici.

"Mgr Lefebvre était doué d’un profond « sensus ecclesiae », ou sens de l’Église"

C’est vrai, parce qu’il possédait en profondeur et avec clarté la doctrine ou enseignement catholique, qui se situe au cœur de l’Église. « Allez, enseignez toutes les nations, » fut la dernière instruction de Jésus à ses Apôtres (Mt. XXVIII, 19–20). Or, Vatican II a trahi cette doctrine, donc c’est le sens
même de l’Église qui a fait que Mgr Lefebvre a répudié ce Concile. Les conciliaristes de la Rome actuelle ne seront jamais capables de reconstruire l’Église.

"Il a consacré quatre évêques en 1988 parce qu’il était persuadé qu’il y avait un réel état de nécessité."
En effet, mais attention ! C’est la crise objective qui a engendré la conviction subjective, et pas l’inverse. Notre monde moderne est malade mentalement, du subjectivisme. Mgr Lefebvre fut un objectiviste.

Mgr Schneider et d'autres ralliés..
"Si la Fraternité reste trop longtemps canoniquement indépendante, ses membres et ses fidèles vont perdre leur sens de la nécessité d’être soumis au Pape, et ils finiront par cesser d’être catholiques."
Le Pape est Pape pour « confirmer ses frères » dans la Foi – voir Lc.XXII, 32. S’il s’agit d’un Pape conciliaire dont la foi est corrompue par Vatican II, il ne pourra plus donner ce qu’il n’a pas lui-même. C’est en se soumettant aux Papes conciliaires que des catholiques sans nombre ont perdu depuis le Concile la vraie Foi.

"Aucun Catholique ne peut choisir les Papes auxquels il obéira ou non. Le Bon Dieu guide son Église".

La crise présente dans l’Église est sans précédent parce que jamais avant dans toute l’histoire de l’Église on n’a vu toute une série de Papes, l’un après l’autre, en décalage par rapport à la vraie Foi, comme nous en avons vu depuis Vatican II. Ceci oblige – exceptionnellement – les catholiques à juger leurs Papes, évêques et prêtres dans la mesure nécessaire pour s’assurer que ce ne sont pas des loups. Par cette crise le Bon Dieu purifie son Église, et dès que la purification sera complète, Il donnera à son Église un grand Pape, catholique pour de vrai.

"J’ai dit à Mgr. Fellay qu’à Rome nous avons besoin de la Fraternité dans cette grande bataille pour la pureté de la Foi."

Excellence, veuillez croire que la Rome Conciliaire fera de son mieux pour compléter la corruption de la foi de la Fraternité. Déjà la Fraternité officielle a glissé loin de la Foi objective de Mgr Lefebvre.

Kyrie eleison.

vendredi 6 janvier 2017

Mgr Lefebvre répond à Mgr Schneider. Il faut choisir ...

Dans un récent entretien,  Mgr Athanasius Schneider, évêque du Kazakhstan, a déclaré: "C'est mon grand souhait que la FSSPX soit reconnue et établie à l'intérieur de la structure régulière de l'Église ".

Nous aimerions nous arrêter  sur certains des commentaires de l'évêque en question :

En premier :
"Je suis convaincu que dans les circonstances actuelles, Mgr Lefebvre accepterait sans hésiter la proposition canonique d'une prélature personnelle. Les ordinations épiscopales ont été réalisées en 1988 parce qu'en toute bonne conscience, il a pensé qu'il devait le faire, comme un acte extrême, et en même temps, il a dit que cette situation ne devrait pas durer longtemps."


mercredi 14 décembre 2016

Reconnaissance conciliaire de la FSSPX

Rome conciliaire/FSSPX : une reconnaissance à rebours et en douceur

Dans une interview donnée au journal Présent ( present.fr/2016/12/09/conserver-lesprit-combat-chretien/ ) le samedi 10 décembre 2016, Mgr Athanasius Schneider a eu des mots tout à fait nouveaux vis-à-vis de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X fondée par Mgr Marcel Lefebvre.


Citation:
Le souverain pontife a prorogé la possibilité de confesser pour les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X au-delà de l’Année de la Miséricorde. Cela vous paraît-il une décision importante ? .

"Oui, bien sûr, et j’en suis très heureux ! Voilà un geste très pastoral, très miséricordieux, selon moi un des gestes les plus importants du pontificat du pape François, qui aide le processus d’intégration canonique de cette réalité ecclésiale qui existe depuis 50 ans et qui porte des fruits spirituels évidents. Beaucoup de jeunes familles regroupées autour de la Fraternité Saint-Pie X aiment l’Eglise, prient pour le pape, comme le faisaient leurs ancêtres avant eux. L’Eglise contient diverses maisons, diverses spiritualités. Seuls les ecclésiastiques hostiles à la Fraternité lui présentent des exigences exagérées. Jean XXIII comme Paul VI ont toujours insisté sur le caractère pastoral du Concile. Si la Fraternité a des difficultés pour accepter certains documents de Vatican II, il faut replacer cela dans le contexte de l’objectif pastoral du Concile. Le dogme n’a pas changé. Nous avons la même foi. Il n’y a donc pas de problème pour une intégration canonique de la Fraternité Saint-Pie X".


Vous avez été un des hommes d’Eglise envoyés par le Vatican pour visiter des séminaires et des prieurés de la Fraternité. Quelle solution pensez-vous possible à sa position controversée ?


"La prélature personnelle est une position très adaptée à la réalité de la Fraternité Saint-Pie X et à sa mission. Je suis convaincu que Mgr Lefebvre aurait accepté volontiers et avec gratitude cette structure ecclésiale officielle, reconnaissance par l’Eglise de l’apostolat mené. Ce ne serait que rendre justice, bien tardivement, à l’injuste suppression de la Fraternité en 1975 de la part du Saint-Siège. À ce moment-là, Mgr Lefebvre a présenté un recours. L’érection d’une prélature serait en quelque sorte accepter le recours canonique de Mgr Lefebvre avec un retard de 40 ans. D’autre part, la Fraternité ne doit pas exiger des garanties à 100 %, ce qui reste irréaliste : nous sommes sur terre, pas au Ciel ! Ce serait un geste qui trahirait un certain manque de confiance en la Providence."
L'organe de presse MPI commente judicieusement cet entretien 

"Depuis quelques années, Mgr Schneider apparaît de plus en plus comme un OVNI dans le monde ecclésial. Évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, il passe beaucoup de son temps en Europe à visiter les oeuvres « traditionalistes » au sens large. Ces différentes visites européennes semblent lui faire prendre petit à petit conscience de la gravité de la crise de l’Eglise.

C’est ainsi qu’il est l’un des seuls évêques à s’être élevé publiquement et avec vigueur contre l’ignoble Synode sur la famille de 2014 et 2015 suivi la politique de destruction du mariage par le pape François. C’est dans ce contexte qu’il travaille à une reconnaissance canonique de la FSSPX. Si l’intention de Mgr Schneider semble être des meilleures, des éléments semblent encore lui échapper, que traduisent certaines contradictions contenues dans son interview.

La possibilité de confesser pour les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X n’est en rien « un geste très pastoral très miséricordieux », et pour deux raisons :

1 – les confessions dispensées par les prêtres de la FSSPX sont valides et licites vu l’état de nécessité dans la crise actuelle de l’Eglise ;


2 – il n’y a pas de miséricorde à octroyer à quelqu’un quelque chose qu’il possède déjà, surtout quand les notions de miséricorde du pape François en matière de confession sont substantiellement en contradiction avec le dogme catholique.

Si la FSSPX est une « réalité ecclésiale qui existe depuis 50 ans et qui porte des fruits spirituels évidents », c’est donc que son action se situe dans le cadre de l’Eglise et qu’elle est bénie de la providence. Pourquoi Rome continue donc de dire que les mariages célébrés par les prêtres de la FSSPX sont invalides ?


« Si la Fraternité a des difficultés pour accepter certains documents de Vatican II, il faut replacer cela dans le contexte de l’objectif pastoral du Concile. Le dogme n’a pas changé. » Là est le problème de fond. Tout d’abord la problématique du concile n’est pas de savoir q’il est pastoral ou non, mais de savoir si ce qu’il dit est catholique ou non. Car le fait qu’un concile soit pastoral ne justifie en rien qu’on y trouve des éléments contraires à la Foi. Faire de la pastorale en opposition avec la doctrine, voici qui mène à l’apostasie. Mgr Athanasius Schneider affirme que le « dogme n’a pas changé » : certes, aucune définition dogmatique nouvelle n’est venue contredire le dogme de l’Eglise, cependant, toute la doctrine déversée dans l’Eglise depuis le concile Vatican II est celle d’une nouvelle religion qui a modifié dans sa substance même le corpus doctrinal des catholiques, hiérarchie comprise.


« La Fraternité ne doit pas exiger des garanties à 100 %, ce qui reste irréaliste : nous sommes sur terre, pas au Ciel ! Ce serait un geste qui trahirait un certain manque de confiance en la Providence. » La Fraternité se doit d’exiger des garanties à 100% justement parce que nous ne sommes pas au Ciel ! Et ses garanties ne sont pas pour elle-même mais pour ceux qui y ont trouvé refuge après la trahison des autorités romaines et de la totalité de la hiérarchie. Et ce n’est pas un manque de confiance en la providence, mais une défiance juste et nécessaire vis à vis d’une hiérarchie qui détruit jour après jour l’Eglise.


En réalité la question n’est pas celle de la FSSPX ; regarder les choses sous cet angle c’est ne pas voir le véritable problème : celui du concile Vatican II. Ses fruits « miraculeux » sont désormais connus, visibles pour tous : liturgie anthropocentrique, Eglise sécularisée, relativisme, abandon de la pratique, séminaires vides et vocations détruites, dogmes niés et oubliés…A quand la remise en cause de ce Concile pour le véritable bien de l’Eglise ? Et d’ailleurs si ce concile n’est que pastoral comme le prétend Mgr Schneider, qu’est-ce qui empêche de le remettre en cause ? A moins qu’il ne soit pastoral que lorsqu’il s’agit d’obtenir un accord suicidaire pour la FSSPX…

La confiance envers Mgr Schneider ne pourra prudemment être de mise, même si nous nous réjouissons de son évolution et que nous le remercions pour ses prises de positions courageuses, que lorsqu’il attaquera frontalement le concile Vatican II, source doctrinale empoisonnée, et qu’il cessera de célébrer la liturgie protestantisée de Paul VI. Car qui ne remonte pas aux causes nous mènera aux même conséquences…"


Comme bien le souvent, le commentaire de MPI est judicieux. Mais n'y manque-t-il pas un élément très important ? Le journaliste de MPI  a-t-il tiré toutes les conclusions de cette nouvelle situation ? N'est-il pas "en retard" par rapport à Mgr Fellay ?

Au début de la citation de Mgr Schneider, il est question de la prolongation de la possibilité de confesser pour les prêtres de la FSSPX. A ce propos, Mgr Schneider insiste :

Citation:
"Oui, bien sûr, et j’en suis très heureux ! Voilà un geste très pastoral, très miséricordieux, selon moi un des gestes les plus importants du pontificat du pape François, qui aide le processus d’intégration canonique de cette réalité ecclésiale qui existe depuis 50 ans et qui porte des fruits spirituels évidents.
A notre connaissance, Mgr Fellay n'a pas refusé ... C'est qu'il a accepté "ce geste paternel" ... La FSSPX est donc bien passée de la juridiction de suppléance à la juridiction ordinaire ( et c'est bien ainsi que le perçoit Mgr Schneider). N'est-ce pas se trouver déjà dans l'église conciliaire ?

Citation:
"La Fraternité se doit d’exiger des garanties à 100% justement parce que nous ne sommes pas au Ciel !"

Il est trop tard ... C'est fait, le chat conciliaire a attrapé la souris fsspx et se joue d'elle désormais.




Mgr Schneider sympathise avec les milieux ralliés



Rencontre des chefs religieux  Kazakhs en 2013 à Astana


samedi 22 août 2015

Opinion de Mgr Schneider sur la possibilité de reconnaissance de la FSSPX

Source: Tradinews

Adelante la Fe: Votre Excellence a récemment visité [les séminaires de] la FSSPX aux Etats Unis et en France. Nous savons qu’il s’agit d’une rencontre ‘discrète’ mais pouvez-vous nous dire ce que vous retirez de ce que vous avez vu et de vos discussions ? Comment voyez-vous une reconciliation à venir, et qu’est-ce qui peut y faire le plus obstacle ?
Mons. Schneider: Le Saint Siège m'a demande de visiter les deux [séminaires] de la FSSPX, en vue de mener une discussion sur un sujet théologique spécifique, avec un groupe de théologiens de la FSSPX et avec Son Excellence Mgr Fellay. Pour moi, cela montre que le Saint Siège ne tient pas la FSSPX pour une réalité ecclesiale négligeable, mais qu'elle doit être prise au sérieux. Je garde une bonne impression de mes visites. J'ai pu observer une réalité saine dans ces deux [séminaires], aussi bien théologique, spirituelle, qu'humaine. Le “sentire cum ecclesia” de la FSSPX est illustré par le fait que j'ai été reçu avec un vrai respect, et cordialement, en tant qu'envoyé du Saint Siège. De plus, j'ai vu avec plaisir que dans les deux endroits, il y avait à l'entrée une photo du pape François, le Pontife régnant. Dans les sacristies, il y avait des plaques avec le nom du pape François et de l'évêque diocésain de lieu. J'ai été touché d'assister au chant traditionnel pour le pape (“Oremus pro pontifice nostro Francisco…”) lors de l'exposition solennelle du Saint Sacrement.

Il n'y a pas, à ma connaissance, de raisons majeures pour refuser la reconnaissance canonique officielle au clergé et aux fidèles de la FSSPX, en même temps qu'ils devraient être acceptés tels qu'ils sont. C'était du reste la demande de l'archevêque Lefebvre au Saint Siège: "Acceptez-nous tels que nous sommes".

Je crois que la question de Vatican II ne doit pas être une “conditio sine qua non”, dans la mesure où c'était une assemblée de caractère pastoral, à visée pastorale. Une partie des déclarations conciliaires ne reflète que leur époque, et leur valeur est temporaire, comme pour tout document pastoral ou disciplinaire. Au regard de la perspective bi-millénaire de l'Eglise, on peut dire que les deux parties (le Saint Siège et la FSSPX) sur-évaluent et sur-estiment une réalité pastorale de l'Eglise, qui est Vatican II. 

Dans la mesure où la FSSPX a la foi, rend le culte, et mène la [vie] morale qui étaient demandés et reconnus par le Magistère Suprême, et qui étaient observés universellement dans l'Eglise pendant des siècles, et dans la mesure où la FSSPX reconnait comme légitimes le pape et les évêques diocésains et prie publiquement pour eux, et qu'elle reconnait également la validité des sacrements selon l'editio typica des nouveaux livres liturgiques, cela devrait suffire à une reconnaissance canonique de la FSSPX de la part du Saint Siège. Sinon, l'ouverture pastorale et œcuménique de l'Eglise contemporaine, qui a été maintes fois répétée, perdra manifestement sa crédibilité, et l'histoire reprochera un jour aux autorités actuelles d'avoir "imposé à ses frères plus de charge que nécessaire" (cf Actes 15:28), ce qui est contraire à la méthode des Apôtres.

lundi 12 janvier 2015

Nouvelles rencontres informelles avec un prélat romain: Mgr Schneider (Note interne)

 Source Non Possumus

Note interne confidentielle de la Maison  Générale
Diffusion : membres prêtres
Date : le 18 décembre, 2014

Note  au    sujet   d’une    réunion   de   membres  de   la    Fraternité  avec  le   Cardinal Brandmüller.

Le 5 décembre 2014 a  eu  lieu  la  réunion annoncée entre des  membres de  la Fraternité et  le Cardinal Brandmüller. A cette rencontre, qui s’est déroulée en langue allemande à Zaitzkofen, étaient  présents  le  Cardinal  Brandmüller,  Mgr  Fellay, MM.  les   abbés  Schmidberger, Frey, Udressy, Wuilloud,  Gaudron et Kasteleiner.

La réunion a été  très  cordiale. Le Cardinal semble avoir  été  bien  impressionné par sa  visite  du séminaire, l’accueil du corps professoral et des séminaristes.

Lors  de  la réunion, Mgr Fellay  et  nos  prêtres ont  expliqué les  positions de  la Fraternité sur  le statut particulier du  concile Vatican  II, l’autorité de  ses documents, son  interprétation et  son caractère atypique de « concile pastoral ». Ils ont  insisté sur  le fait que l’on ne peut  pas  séparer les textes du concile Vatican  II de l’esprit du concile et des réformes qui l’ont suivi.

Les réponses du Cardinal aux  objections de la Fraternité restent dans  l’ensemble les mêmes que celles  de la Commission Ecclesia Dei.

D’un point  de vue théologique, cet  entretien n’a rien  apporté de nouveau. Les divergences entre les  deux  positions sont  claires. La rencontre a cependant permis au  Cardinal de  visiter  l’un de nos   séminaires,  d’y  rencontrer  les   prêtres, d’entendre  directement  les   objections  que   la Fraternité formule contre le  concile Vatican  II et  les  réformes postconciliaires, de  constater notre unité  doctrinale.

Deux  prochaines rencontres sont  prévues avec  Mgr Athanasius Schneider : l’une au séminaire Saint  Curé  d’Ars à Flavigny  en  janvier, et  l’autre en  février  au séminaire St. Thomas Aquinas  à Winona.

Cette note est une  information interne confidentielle, elle  ne  doit être diffusée sous aucun prétexte.  La   Maison  Générale  se   charge, si  nécessaire, de   la communication externe.

-------