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jeudi 11 juillet 2024

Pas d'issue humaine, mais uniquement divine



Source

Il y a deux mille ans, lorsque le Christ était fixé sur la Croix, il semblait que tout était perdu dans l'œuvre qu'Il avait fondée : les apôtres dispersés, terrorisés et désunis, Judas se suicide, les pharisiens Le narguent alors qu'Il achève de vivre Ses derniers instants sur terre. Immobile, le Christ semble ne plus pouvoir rien accomplir.

Or l'Église doit aussi connaître les mêmes étapes que son Maître. Elle doit connaître la trahison de Judas : les intimes du Christ – c'est-à-dire les évêques et les prêtres – vont Le livrer au bras séculier. Quelle ressemblance avec les catholiques modernistes ou libéraux, qui ne savent que faire pour plaire au monde et aux ennemis du Christ (surtout les Juifs).

Abandon de Pierre : c'est la défaillance des papes – en particulier François – qui se roulent dans la fange de la démagogie et du mondialisme parce que leur foi est morte.

Et puis, terreur des prêtres et des évêques... ceux qu'on appelle les "conservateurs" qui craignent de déplaire et calculent la dose de tradition qui est supportable par les ennemis.

Et puis les catholiques de la tradition... divisés et dispersés. Le désespoir de certains les pousse à mélanger messe traditionnelle et adhésion au concile et aux autorités conciliaires, d'autres pensent tout régler en déclarant que le pape n'est pas pape.

Et d'autres enfin, isolés mais libres, qui attendent le dénouement.

Bref, la situation est humainement insoluble.

Jean Vaquié ne voyait que l'intervention directe du Christ et de sa Sainte Mère, comme pour la résurrection de Lazare.

Pour notre part, il nous faut mériter cette Résurrection par un grand désir du secours divin. Une grande Espérance.

Que le Ciel nous inspire cette prière quotidienne du Notre Père : délivrez-nous du mal !

jeudi 9 mars 2023

Mgr Viganò : Le Mondialisme, nouvelle religion d'État

Dans notre publication datée du 8 mars 2023, Mgr Williamson analysait un texte phare de Mgr Viganò.  Nous vous présentons ici une analyse de ce même prélat - en vidéo et transcription écrite - concernant la nouvelle religion mondiale qui s'établit sous nos yeux. 



Elle fera encore que tout le monde, petits et grands, 
riches et pauvres, libres et esclaves,
aient tous une marque sur la main droite ou sur le front.
Nul ne pouvait acheter ni vendre s'il ne portait la marque,
c'est-à-dire le nom de la bête ou le nombre de son nom.
Ap 13, 16-17


Dans une intéressante intervention sur la chaîne américaine Fox News intitulée L'Eglise de l'environnementalisme (ici), le journaliste Tucker Carlson a souligné une contradiction qui a peut-être échappé à beaucoup, mais que je trouve extrêmement révélatrice.

Carlson rappelle que la Constitution américaine interdit la religion d'État, mais depuis un certain temps les gouvernements démocrates ont imposé au peuple américain le culte mondialiste, avec son agenda vert, ses dogmes woke, ses condamnations cancel culture, ses prêtres de l'OMS, et les prophètes du World Economic Forum. Une religion à tous égards totalitaire, non seulement pour la vie des individus qui la pratiquent, mais aussi dans la vie de la nation qui la confesse publiquement, en adopte les lois et les sentences, s’en inspire dans l'éducation et dans toute action gouvernementale.

Au nom de la religion mondialiste, ses adeptes exigent que tous les citoyens se comportent conformément à la morale du Nouvel Ordre Mondial, acceptant sans critique - avec une attitude de soumission pieuse à l'autorité religieuse - la doctrine définie ex cathedra par le Sanhédrin de Davos.

Aux citoyens, il n’est pas demandé de partager les motivations qui justifient les politiques sanitaires, économiques ou sociales imposées par les gouvernements, mais un assentiment aveugle et irrationnel, qui va bien au-delà de la foi. Pour cette raison, il n'est pas permis de contester la psychopandémie, de critiquer la gestion de la campagne de vaccination, de relever l’absence de fondement des alarmes climatiques, d'opposer l’évidence de la provocation de l'OTAN envers la Fédération de Russie avec la crise ukrainienne, de demander des enquêtes sur l'ordinateur portable de Hunter Biden, sur la fraude électorale qui a empêché le président Trump de rester à la Maison Blanche, ou de refuser de voir des enfants corrompus par des obscénités LGBTQ.

jeudi 15 septembre 2022

Qu'est-ce que la «REALITE» ? - III

KE 791 (10 septembre 2022) 

Saint Thomas est le grand guérisseur des esprits,
Lisez-le en latin, l’exercice est sans prix  !

En un seul article de sa Summa Theologiæ pleine de bon sens (Ia, q. 85, a.2), saint Thomas d’Aquin réfute, avec quelque 500 ans d’avance, les imbécillités de Kant et de ses nombreux disciples dans les temps modernes, à savoir que notre esprit humain ne peut connaître que les apparences des choses qui nous entourent. Car selon Kant, nous, les êtres humains, ne pouvons pas connaître la réalité des choses telles qu’elles sont réellement au-delà de leurs apparences. La chose, telle qu’elle est en elle-même (en allemand « das Ding an sich ») est absolument inconnaissable par nous. Si tel est le cas, nous pouvons nous demander comment nous pouvons même savoir qu’il existe un « Ding an sich » derrière les apparences des choses. En conséquence, les disciples de Kant n’ont plus porté aucune attention à une soi-disant réalité en soi, ou réalité extra-mentale. Résultat : la « philosophie » moderne a fait ses valises pour « Alice au Pays des Merveilles », rejoint l’ensorcelant sourire du chat du Cheshire encore dans l’arbre après la disparition du chat. Au revoir, la réalité. Bienvenue à toutes les fantaisies imaginables !

Saint Thomas a deux arguments de bon sens pour faire tomber ce misérable Kant de son piédestal.  Je vois par exemple un cheval dans un pré. Physiquement, le cheval n’est évidemment pas dans ma tête, mais seulement une certaine représentation du cheval. Maintenant, problème :

1) cette représentation du cheval par laquelle je connais le cheval est-elle comme une fenêtre ouverte sur le cheval de sorte que je connaisse le cheval lui-même ; ou

2) cette représentation est-elle elle-même ce que je connais, comme une peinture du cheval qui dépeint le cheval mais ne me donne aucune vue sur le cheval lui-même ?

Pour Saint Thomas, les représentations dans notre esprit sont comme des fenêtres sur la réalité extérieure à notre esprit. Pour Kant, elles sont comme des peintures derrière ou au-delà desquelles nous ne pouvons rien voir. Pour l’Aquinate, elles sont ce par quoi nous connaissons ; pour Kant, elles sont ce que nous connaissons.

Premier argument de Saint Thomas : si nous ne connaissons, pour ainsi dire, que le sourire du chat et pas le chat lui-même, alors comment pouvons-nous avoir une quelconque connaissance des chats ou de toute réalité extra-mentale ? Il n’existe plus de science ni de connaissance de la réalité extérieure à notre esprit. Et si nous ne connaissons rien en dehors de notre esprit, mais seulement nos propres représentations à l’intérieur de notre esprit, alors c’est la fin de toute connaissance de la réalité, et la fin de toute science. Évidence ! Plus d’un « savant » contemporain finit par perdre prise sur la réalité de sa propre « science », parce qu’à l’instar de la quasi-totalité du monde actuel, il a laissé le kantisme lui faire perdre la tête.

Second argument : si nous ne connaissions que les représentations de notre esprit, alors toutes ces représentations seraient vraies, car la vérité consiste en la conformité de notre esprit à la réalité qui lui est extérieure. Or si nous ne pouvions rien savoir au-delà de nos propres représentations, nous n’aurions aucun accès à une quelconque réalité extérieure pour pouvoir dire si nos représentations lui sont conformes ou non. Ainsi, tous les jugements de notre esprit basés sur nos propres représentations deviendraient vrais, car ils seraient conformes à eux-mêmes. Ainsi, Paul pourrait juger que le miel est amer tandis que Pierre pourrait juger qu’il est doux, et tous deux auraient raison ! Ni l’un ni l’autre n’aurait accès à une réalité objective autre que les représentations que chacun s’en fait, pour trancher le conflit de leurs opinions contradictoires. Exit la loi de non-contradiction. Exit la possibilité d’une discussion. Exit toute pensée objective. Entre en scène la « philosophie » moderne.

Saint Thomas est objectif par-dessus tout. Dans le même Article, il poursuit en expliquant que dans la vie réelle, la forme même de l’objet extérieur à notre esprit

1) donne à cet objet son existence, et

2) in-forme également notre esprit, c’est-à-dire procure l’existence même de nos pensées à notre esprit.

En d’autres termes, non seulement nos esprits sont capables de saisir la réalité extra-mentale ; mais encore, ils sont totalement incapables de fonctionner sans elle (du moins à l’origine de leur pensée). Par conséquent, la base même de la pensée humaine doit être objective, et cette base (pour autant qu’elle soit connaissable) peut être invoquée pour régler tout conflit d’opinions subjectives. Et, inscrite dans la réalité objective, la loi de non-contradiction – rien ne peut être et ne pas être en même temps et sous le même rapport – est également la base de notre pensée. Nos représentations de la réalité sont donc bien des fenêtres qui ouvrent fidèlement sur la réalité extérieure à notre esprit, et non des peintures qui bouchent la vue sur toute réalité située au-delà ou derrière elles, comme le prétend l’abominable Kant, qui s’est entêté jusqu’à la ruine de toute prise sur la réalité, et de toute pensée objective.

Kyrie eleison

mardi 13 septembre 2022

Qu'est-ce que la «REALITE» ? - II

KE 790 (3 septembre 2022)

Dieu bénisse les maîtres enseignant comme ils vivent, 
Et ne fabriquant pas d’idées folles et nocives !

La semaine dernière, ces « Commentaires » ont vivement suggéré que pour juger de ce qu’est la réalité, le bon sens est bien supérieur aux soi-disants « savants et intellectuels ». Le problème des « savants » est que leur esprit est généralement confiné à la matière, ou aux choses matérielles ; donc ils n’ont très communément aucune idée des choses spirituelles, ou « invisibles » comme les nomme le Credo de Nicée (325). Cela en fait de mauvais juges de la partie la plus élevée de la réalité. Quant aux « intellectuels », la masse de leurs esprits est subjuguée par Kant (1724–1804), souverain-maître implicite du département de philosophie des « universités » modernes, lesquelles se font un devoir de mépriser le bon sens. En effet, notre bon sens peut être défini comme notre compréhension naturelle et venant de Dieu, des réalités qui nous entourent depuis la naissance jusqu’à la mort. Or, depuis la fin du 18ème siècle surtout, l’homme fait la guerre à Dieu et à la nature. 

C’est pourquoi, aujourd’hui, le bon sens est progressivement éliminé de l’esprit des hommes par leurs prétendus chefs, de sorte que, par exemple, les hommes doivent être féminins, les femmes masculines, et les enfants doivent soi-disant changer de sexe avant 12 ans sous peine d’avoir raté leur vie. 

Mais comment ce qui reste de bon sens à l’homme ordinaire peut-il résister devant les études et la science des « philosophes » ? Une équipe de footballeurs amateurs pourrait-elle battre une équipe de professionnels ? Normalement, les professionnels de n’importe quel sport battent facilement les amateurs, et les hommes ordinaires suivent leurs chefs. Et ainsi, celui qui suit son bon sens dans la société actuelle sera facilement persuadé qu’il a tort. Cependant, Aristote (384–322 av. J.-C.), grand philosophe connu pour son analyse de la réalité encore largement valable aujourd’hui, a dit un jour de ses collègues : « Il n’y a pas de stupidité qu’il n’y ait eu un philosophe pour la professer. » Ainsi, lorsqu’il s’agit des principes philosophiques de la vie, les professionnels n’ont pas toujours raison. 

Distinguons deux sens du mot « philosophie ». Ou bien « philosophie » renvoie à l’activité intellectuelle des hommes qui pensent, étudient, lisent et écrivent des livres, souvent dans des universités : il s’agit des philosophes professionnels. Ou bien « philosophie » définit les principes selon lesquels vit un homme, consciemment ou inconsciemment. Et comme aucun homme ne peut vivre sans avoir de tels principes, alors, dans ce second sens, tout homme vivant possède une certaine philosophie, qu’il soit amateur ou professionnel. 

Ces deux sens ne sont pas identiques. Dans le premier sens, si un philosophe écrit un livre, il peut le faire pour une variété d’autres motifs que d’analyser la réalité. Il peut écrire de la philosophie pour gagner sa vie, pour faire de l’argent, pour se faire un nom, etc. Et dans ce cas, il peut croire ou non à ce qu’il écrit, il peut écrire sciemment une absurdité, très éloignée de ce qu’il sait de la réalité. Dans tous les cas, il veut que les gens le prennent au sérieux, il doit donc au moins leur faire croire qu’il écrit ce qu’il croit être réel. Il se peut donc que je ne sache pas s’il est véridique ou non. 

Si je veux savoir ce que le philosophe professionnel pense vraiment, je dois me tourner vers le second sens du terme et, au lieu d’écouter ce qu’il dit ou de lire ce qu’il écrit, je dois regarder comment il vit, car cela me dira forcément ce qu’il pense vraiment. Voilà pourquoi l’exemple personnel est tellement plus parlant et persuasif que les simples mots. Si Mgr Lefebvre a fait tant de bons prêtres, c’est avant tout par son propre exemple. Si donc je veux savoir ce que tel ou tel philosophe pense vraiment de la réalité, je dois regarder ses actions plutôt que d’écouter ses paroles. 

Enfin, nous arrivons à ces « philosophes » qui enseignent, à la suite de Kant, que l’esprit humain ne peut pas savoir ce qui se cache derrière les apparences des choses. Fort bien. Mais comment agissent-ils ? Vivent-ils comme s’ils ne savaient pas que l’eau sert à laver ou le café à être bu ? Bien sûr que non. Comment Kant aurait-il pu se rendre à pied à l’université de Koenigsberg chaque matin s’il n’avait pas su faire la différence entre une porte et un mur, entre un escalier et une chaise ? Il n’aurait jamais pu vivre s’il avait pris au sérieux ses propres bêtises. L’énorme avantage de saint Thomas d’Aquin est que son système correspond au sens commun. Le « Docteur commun » de Dieu se conforme au bon sens donné par Dieu. 

Kyrie eleison. 

mercredi 31 août 2022

Qu'est-ce que la « RÉALITÉ » ? – I

KE 789 (27 août 2022)
Kant

Les communistes et les « savants » aiment la folie de Kant,
Mais les catholiques haïssent les monstres qu’elle enfante.

La question est aussi fondamentale que sa réponse est incertaine de nos jours. En cause, une confusion savamment entretenue. Et les « savants » eux-mêmes brouillent les pistes.

Pour preuve, voici un article récemment paru dans la section « nouvelles positives » de l’édition en ligne de l’« Epoch Times » du 21 août. L’article est intitulé « La réalité est-elle un hologramme ? un consensus social ? Ou le seul fruit de votre esprit ? Des savants expliquent ce qu’est vraiment la réalité ». Évidemment, nous sommes tous impatients de découvrir ce qu’est vraiment la réalité ! Examinons donc quelques citations de ces « savants » reproduites dans l’article, et flanquons chacune d’elles d’un commentaire catholique.

1) Albert Einstein (1879–1955). Peu avant sa mort, il aurait dit : « La réalité n’est qu’une illusion, bien qu’elle soit très persistante. » La réalité à laquelle Einstein fait ici référence est sans doute la réalité hors de l’esprit, ou extra-mentale. Et bien sûr, nombre d’êtres humains sont convaincus que le monde qui les entoure est à l’extérieur de leur propre esprit, et pas seulement à l’intérieur. C’est du bon sens. Mais le « savant » moderne estime bien entendu qu’il est au-dessus du bon sens, et il est convaincu que sa « science » sait mieux, et qu’elle ne reste pas à la superficie. Pourtant, comme Einstein semble l’avouer, le bon sens est « très persistant ». L’homme ordinaire sait que son chien n’est pas qu’une invention de son imagination ou de son esprit.

2) Werner Heisenberg (1901–1976). Pionnier de la physique quantique, il aurait dit : « Les mêmes forces organisatrices qui ont façonné la nature dans toutes ses formes ont également façonné la structure de nos esprits. » Cette déclaration a un sens vrai  : Dieu a créé à la fois la réalité extra- mentale et les esprits humains pour saisir cette réalité. Mais ici Heisenberg veut suggérer que nos esprits, de par leur nature, sont inaptes à capter les formes dans ce qu’ils saisissent de la nature qui les entoure. En d’autres termes, nos esprits ne peuvent connaître la réalité extérieure telle qu’elle est en elle-même, indépendamment de nos esprits. Cette suggestion est complètement fausse, car ce qu’il appelle les « forces organisatrices », et ce que les Catholiques appellent « Dieu », ont façonné nos esprits précisément pour connaître la réalité extra-mentale telle qu’elle est en elle-même, et non telle que « construite » par nos esprits dans le processus de la connaissance. De soi, nos esprits sont vides.

3) Peter Russell (né en 1946). Physicien et auteur religieux se proposant de combiner la science et la spiritualité. Il aurait déclaré : « L’illusion survient lorsque nous confondons la réalité que nous expérimentons avec la réalité physique, la chose-en-soi. » Or, cet écrivain est ouvert à la « spiritualité », il n’est donc pas un matérialiste primaire. Mais il n’en reste pas moins un kantien, coupé de la réalité extra-mentale. Car que dit-il ? Ce que nous, êtres humains, « expérimentons de la réalité » n’est pas la même chose que la réalité extra-mentale (qu’il appelle ici « réalité physique » ou « chose-en-soi », selon l’expression même de Kant : « das Ding an sich »).

En d’autres termes, comme Einstein, comme Heisenberg le suggère et comme la masse des « intellectuels » et des « scientifiques » d’aujourd’hui, mais à rebours des gens ordinaires qui ont encore un peu de bon sens, Russell accepte la proposition folle du « philosophe » allemand Emmanuel Kant (1724–1804). Selon ce dernier, l’esprit humain est intrinsèquement et absolument incapable de savoir ce qu’est une chose : nous ne pouvons connaître que ses apparences, tandis que notre propre esprit bricole en lui-même ce qu’est la « chose-en-soi », derrière ou au-delà des apparences ou phénomènes. D’où tant de « philosophes » modernes captivés par les sirènes de la phénoménologie. Pourtant, combien de ces phénoménologues auront eu un chien à eux, en la réalité extra-mentale duquel ils n’ont jamais douté un seul instant ! Le chien devait être nourri tous les jours, il fallait absolument l’empêcher d’exercer certaines fonctions naturelles à l’intérieur de la maison tous les jours etc.

Cette paralysie de l’esprit humain par Kant – et il ne faisait que systématiser l’apostasie de l’Europe tout autour de lui – est cruciale à éviter pour les Catholiques et pour quiconque veut sauver son âme. Comment puis-je prendre au sérieux un quelconque Dieu extra-mental s’il n’existe aucune réalité extra-mentale que je puisse connaître ? Lorsque l’Armée Rouge envahit la ville de Koenigsberg en 1945, elle détruisit des choses de toutes sortes, mais elle respecta soigneusement tous les monuments dédiés à Kant, comme on peut le constater encore aujourd’hui.... Rendez-vous pour le CE de la semaine prochaine !

Kyrie eleison.

mardi 30 août 2022

Que faire ?

Quand quelqu'un s'aventure à proposer une théorie, ou analyser la situation actuelle très difficile, la plupart d'entre nous demande aussitôt : qu'est-ce qu'il faut faire ? La première chose est de bien penser. Mais il se trouve que penser est la dernière chose que nous voulons. L'école (éducation nationale) a réussi à enlever la jugeote et a éradiqué la comprenette. BFMTV ne fait que finaliser le processus. 


Depuis le primaire jusqu'à l'université, notre pensée a subi un traitement diabolique : elle est encombrée, déroutée, savonnée, gelée, lancée sur de fausses pistes, réduite au court bouillon du diplôme et finalement laquée à l'extérieur avec tous les caramels de la pédanterie et de l'arrogance. 

Voyez tous ces énarques, les science-potistes qui occupent nos administrations. Écoutez M. Macron déclarer stupidement la guerre à la Russie. Il est l'image parfaite de celui qui est atteint par ces maladies de l'esprit. 

On passe par toutes les formes de déformation de l'esprit. 

Voici une petite liste des travers que nous retrouvons chez ceux qui nous gouvernent : l'utopie, l'imprudence, l'impossibilité, l'insolence, la dureté de cœur, l'isolationnisme, l'effronterie, l'indiscrétion, le ressentiment social, la futilité, l'inopportunité, la faute de vision politique, le touche à tout, l'obscurantisme, le capitalisme, le socialisme, le mondialisme etc.... 

On retrouve aussi ces choses dans le monde ecclésiastique (Rosmini il y a un siècle, mais surtout à Rome actuellement). Si le monde ne pense pas bien, alors le communisme mondialiste 2.0 ou alors une autre recette politique mal pensée s'imposera. Il ne reste alors que la force de l'Esprit Saint et le bon sens paysan pour faire le grand ménage. 

Si les hommes, et plus spécialement les chrétiens, ne se décident pas à passer le balai, c'est l'antéchrist qui le passera à leur place. Alors nous avons à commencer par nous laver nous-même. Pensons bien et prions pour bien penser.

lundi 15 août 2022

Le Rosaire, solution au mondialisme

KE 787 (13 août 2022)

Si les foules priaient à nouveau le Rosaire,
Les hommes sortiraient de leurs pires misères !

Jeune-nation.com/lectures/nouveaute-imposture-trahison-de-macron, présente le nouveau livre de M. Vernochet, auteur qui n’a jamais épargné sa peine depuis de nombreuses années pour dénoncer les misères de notre temps.

1) Trois alinéas présentent le livre en résumant les problèmes politiques et civilisationnels actuels qui y sont développés.

2) Ces Commentaires apportent une solution qui a pour elle l’Autorité Divine : le Rosaire de la Vierge Marie. Ils disent comment et pourquoi cette solution est La solution à des problèmes de cet ordre.

1) Le problème : Par commodité, beaucoup ne veulent pas savoir, ni même s’intéresser à la toile que les mondialistes tissent depuis longtemps. Il faut dire que les règles que ces mondialistes imposent sont subtilement forgées. Les restrictions sont ainsi censées faciliter notre vie ; et l’étouffement des libertés publiques et personnelles doit décharger les nations du fardeau d’avoir encore une âme. Les nations sans âme deviennent des foules de « consommateurs » achetant des choses qui ont un prix mais pas de valeur, et ces foules sont prêtes pour la tyrannie numérique. Pour vaincre les réticences, le mondialisme avance à coup de crises et de peurs manipulées et exploitées : « pandémie », conflit avec la Russie . . . . L’Hydre « globalisée », elle-même secouée de crises et de peurs, se barricade, tourmentée, dans quelques capitales occidentales.

Nos sociétés sont donc au bord de l’effondrement. Il s’agit maintenant de choisir entre le retour à un certain ordre naturel, ou la réinitialisation transhumaniste promise par le Forum Économique Mondial de Klaus Schwab. Le transhumanisme consiste à numériser l’homme, à le rendre compatible avec une machine, ensuite à le fondre avec cette machine, enfin à envoyer la mixture finale dans un grand ordinateur unique. Nos dirigeants sans conscience vont donc nous envoyer à la torture et à la mort, les yeux rivés sur la chimère du « Progrès ».

Des imposteurs comme Macron en France et Trudeau au Canada se sont hissés au pouvoir par le mensonge et la manipulation. Marionnettistes en chef de ce projet super-libéral, messianique et totalitaire, ils prétendent préparer un gouvernement mondial. Ils transforment surtout en antichambre de l’enfer les pays qui les ont portés au pouvoir. Tout ce qu’ils touchent se transforme en trahison des peuples : climat, Ukraine etc.

2) La solution : Tout d’abord, pourquoi la Vierge Marie ? Parce que Dieu existe et qu’Il veut que tous les hommes soient sauvés (2 Tim. 2, 4) ; parce que le Diable existe aussi, qu’il veut que tous les hommes aillent en enfer et qu’il est un adversaire trop fort pour les simples hommes (cf. Eph. 6, 12). C’est le Diable qui est le principal responsable des problèmes du monde moderne tels qu’ils ont été décrits ci-dessus. C’est donc à Dieu seul que revient la solution. Mais comme la nature humaine déchue s’enfonce de plus en plus dans les ténèbres à mesure que le monde finit sa course, Dieu confie de plus en plus le salut du monde à sa douce Mère. Elle est une Médiatrice que les pécheurs repousseront moins facilement même que le Cœur Sacré de son Fils. C’est pourquoi, surtout depuis 1789, date à laquelle la Révolution française a lancé – si l’on peut dire – le monde moderne, la Très Sainte Vierge a été spécialement désignée par Dieu pour intervenir auprès de Lui en faveur de l’humanité. Par exemple, Dieu veut donc que cela soit publiquement manifesté par la diffusion de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

Pourquoi la Vierge Marie promeut-Elle presque toujours la prière du Saint Rosaire, lorsqu’Elle intervient auprès des hommes ? Parce que c’est une prière simple et humble. Elle occupe nos bouches avec la louange de Jésus et de sa Mère ; nos esprits, avec les Mystères de la vie commune de Jésus et de Marie ; et nos doigts avec le chapelet qui continuera à prier pour nous quand nos esprits s’égareront, et qui rappellera nos esprits à la prière quand ils cesseront de s’égarer. En bref, le Rosaire est adapté par-dessus tout pour aider notre nature humaine déchue à se tourner vers Son divin Fils, vers Dieu, par Son intermédiaire. Dernière vérité importante : Marie ne retient rien pour Elle-même de l’attention ou de l’adoration due à Son Fils ! Dire le contraire serait comme accuser le cou de ne pas envoyer le sang à la tête.

Kyrie eleison

jeudi 7 juillet 2022

Message de Mgr Viganò aux participants à la procession réparatrice organisée contre la Gay-Pride italienne


A l'occasion des monstrueuses manifestations des homosexuels dans les rues italiennes, Mgr Viganò rappelle la grave responsabilité du clergé progressiste qui encourage cette corruption et qui n'a eu de cesse de démoraliser les catholiques qui combattent pour le Règne du Christ. Mgr Viganò insiste sur le fait que la Charité nous impose ces réparations. Celles-ci doivent se faire dans l'idée de ramener, à la lumière du Sauveur, les pauvres âmes égarées dans ces vices immondes.

Traduction de Francesca de Villasmundo, relue et corrigée par Mgr Viganò


Les dirigeants des affaires publiques et les Pasteurs de l'Église se montrent obéissants à 
l’anti-évangile du monde

Chers Fidèles, Laudetur Iesus Christus !

Pour ceux qui participent à la procession réparatrice de ce soir, et en particulier pour les moins jeunes d’entre eux, il semble presque incroyable qu’en quelques décennies, l’Italie ait pu être transformée de manière aussi radicale, effaçant l’héritage du Catholicisme qui l’a rendu grande et prospère entre les Nations. Nous assistons à un processus – apparemment irréversible – d’apostasie de la Foi ; un processus inverse à ce que saint Léon le Grand décrivait en célébrant la solennité des saints Apôtres Pierre et Paul, dans lequel il louait le rôle providentiel de l’Alma Urbe : de maîtresse de l’erreur, Rome est devenue disciple de la Vérité, écrivait le grand Pontife. Aujourd’hui, nous pourrions dire, avec le désarroi des enfants trahis par leur père, que la Rome des Martyrs et des Saints, de maîtresse de la Vérité, est devenue un disciple de l’erreur. Car l’apostasie actuelle, qui implique l’autorité civile et religieuse dans une rébellion contre Dieu le Créateur et Rédempteur, n’est pas partie d’en bas, mais d’en haut.

Les dirigeants des affaires publiques et les Pasteurs de l’Église se montrent obéissants à l’anti-évangile du monde, et tandis qu’ils refusent de rendre hommage au Christ Roi et d’obéir à Sa sainte Volonté, ils plient les genoux devant les nouvelles idoles du politiquement correct, brûlent de l’encens au simulacre d’une humanité abrutie par le vice et le péché. Ceux qui aujourd’hui guident le peuple dans les choses temporelles et spirituelles ont pour but, non pas le bien commun des citoyens et le salut des âmes des fidèles, mais leur corruption, leur damnation. Et la masse, ayant abandonné la voie de l’honnêteté, de la justice et de la sainteté, s’abandonne à la tromperie, à la corruption et à la révolte infernale contre Dieu.

Ne soyez pas surpris de voir les manifestations obscènes de la Fierté [gay-pride] défiler dans les rues des villes : l’espace que les égarés ont conquis au cours des dernières décennies avait été abandonné bien avant par les Catholiques, dont les clercs considéraient les processions en l’honneur du Saint-Sacrement, de la Sainte Vierge, des Saints Patrons comme des ostentations du « triomphalisme post-tridentin ».

Ne vous étonnez pas de voir le divorce, l’avortement, l’euthanasie, les unions sodomitiques et tout le pire qu’une humanité déviée et folle est capable de légaliser : si cela s’est produit, c’est parce qu’on a dit aux Catholiques qu’ils ne pouvaient pas imposer leur propre vision du monde et de la société, et qu’ils devraient cohabiter, au nom de la démocratie et de la liberté, avec les ennemis du Christ. Et ce fut une tromperie, parce que la tolérance qu’ils exigeaient de la majorité chrétienne du pays n’est plus autorisée, et tout le monde doit se soumettre à la dictature de la pensée unique, à l’idéologie du genre, à la doctrine LGBTQ. Vous rappelez-vous ? Le mariage n’a pas été remis en question, mais on demandait d’accepter les unions de fait. Et une fois que la légitimité a été donnée aux pacs, la porte a été ouverte au mariage homosexuel, aux adoptions pour les couples de même sexe, à la maternité de substitution, à l’avortement postnatal, à l’euthanasie imposée dans certains pays aussi aux jeunes et aux pauvres.

"Scelesta turba clamitat : Regnare Christum nolumus,"  chantons-nous dans l’hymne Te sæculorum Principem de la fête du Christ Roi. La populace délirante crie : Nous ne voulons pas que le Christ règne. Ce cri infernal, inspiré par Satan, est peut-être la seule chose honnête qu’ils savent dire. Et c’est vrai : dans le Royaume social du Christ, il n’y a pas de place pour le vice, il ne peut y avoir de légitimité pour le péché, ni de tolérance pour la corruption des jeunes. Nos adversaires savent bien que la Civitas Dei et la civitas diaboli sont ennemies, et que toute coexistence est non seulement impossible, mais impensable et absurde, puisque la société chrétienne est antithétique et inconciliable avec la société « laïque ».

Vous êtes venus témoigner publiquement de la Foi, avec l’intention de réparer les sacrilèges et les blasphèmes de la scelesta turba contre Jésus-Christ et contre Sa Très Sainte Mère. Parce que face à la haine cruelle et obscène de ces âmes rebelles, nous devons suivre l’exemple du Seigneur, outragé par ses bourreaux au moment où Il se sacrifiait sur la Croix pour leur salut. C’est en effet le Christ lui-même, avec son Incarnation, sa Passion et sa Mort, qui a le premier réparé les péchés infinis des hommes envers le Père éternel. Car seul un Dieu pouvait expier la désobéissance à Dieu, et seul un Homme pouvait offrir cette réparation au nom de l’humanité. Et nous aussi, membres vivants du Corps mystique du Christ qui est la Sainte Église, nous pouvons et devons réparer les offenses et les péchés de nos semblables avec le même esprit, avec la même obéissance, avec le même abandon confiant au Père.

Et tandis que nous regardons avec tristesse la multitude de péchés érigés comme modèle à imiter par une société qui est contre l’homme précisément parce qu’elle est contre Dieu, le devoir de la Charité nous oblige à prier pour ceux qui se sont laissés séduire par la tromperie du Serpent, afin qu’ils puissent se convertir et se repentir. Le monde inclusif qu’ils vous ont promis, la liberté supposée d’être et de faire ce que vous voulez indépendamment de la Loi du Seigneur, la licence et le vice célébrés et la vertu moquée et discréditée, sont des mensonges, tout comme était un mensonge la promesse d’être comme des dieux, que Satan a faite à nos premiers parents dans le paradis terrestre.

Je m’adresse à ceux qui participent à ces manifestations de la soi-disant « gay pride ». Non : vous ne serez pas comme des dieux, mais comme des bêtes. Vous n’aurez pas le bonheur, mais la douleur, la maladie, la mort : la mort éternelle. Vous n’aurez pas la paix, mais la discorde, les querelles et les guerres. Vous n’aurez pas la prospérité, mais la pauvreté. Vous ne serez pas libres, mais esclaves. Et cela se produira indéfectiblement parce que le Menteur est homicide depuis le début, et veut votre mort, effaçant à vos yeux l’image de Dieu, vous volant cette éternité bienheureuse qu’il a perdue le premier avec sa propre rébellion. Parce que le premier à pécher d’orgueil fut Lucifer lui-même, avec son Non serviam, je ne me plierai pas, je ne m’inclinerai pas devant Dieu, je n’accepterai pas de Le reconnaître comme mon Seigneur et Créateur. Comment pouvez-vous espérer que celui qui déteste l’Auteur de la vie puisse vous aimer, vous les créatures ? Comment pouvez-vous croire que celui qui a été condamné à la damnation éternelle soit capable de vous promettre cette béatitude éternelle dont il a été le premier à être privé à jamais?

Cette procession ne doit pas être une occasion de confrontation, mais une occasion de montrer aux nombreuses personnes trompées par le Malin qu’il existe un peuple animé par des sentiments de Foi et de Charité, qui, avec générosité et avec un regard surnaturel, offre ses prières, ses jeûnes, ses sacrifices pour implorer le pardon des péchés de leurs frères. La charité, fondée sur l’immuable Vérité de Dieu, est une arme formidable contre Satan et un instrument infaillible pour convertir le monde et ramener de nombreuses âmes au Seigneur. Les ramener à Celui qui a versé son Sang aussi pour eux, par amour. Par un amour infini, irrévocable, un amour qui a vaincu le monde, un amour qui déplace des montagnes, qui donne un sens à notre vie, qui ne frustre pas notre existence.  Lorsque nous voyons l’image du Sauveur cloué sur la Croix et que nous pensons aux tourments qu’Il a subis pour nous racheter et nous sauver, nous ne pouvons pas rester insensibles, tout comme les païens, les idolâtres, les pécheurs des siècles passés ne sont pas restés insensibles. Les sociétés corrompues dans l’intellect et la volonté, dédiées aux pires vices, piégées par de fausses religions, ont été conquises par cet amour – en fait : par cette Charité – qui a conduit les martyrs même enfants, les femmes et les personnes âgées à ne pas réagir contre leurs bourreaux, afin de ne pas échouer dans l’amour de Dieu. Combien se sont convertis en voyant des chrétiens mourir dans la dignité, persécutés pour leur foi ! Combien ont été baptisés devant l’exemple des chrétiens et la simple Vérité de l’Évangile !

Faisons donc cette réparation. Faisons-la avec un esprit surnaturel, et avec la persuasion que c’est précisément dans l’humble suite du Christ sur le chemin du Calvaire que nous pourrons Lui conduire tant d’âmes qui sont loin aujourd’hui. Et plus nous voyons le déchaînement des puissances du Mal, plus nous persévérons dans le Bien, dans la certitude de la victoire du Christ, unique et vraie Lumière du monde, sur les ténèbres du péché et de la mort.

Demandons avec une confiance filiale que le Saint-Esprit insuffle Sa Sainte Grâce aux pécheurs, touche leur cœur, éclaire leur esprit, stimule leur volonté. Afin que ceux qui ont été jusqu’à présent des maîtres de l’erreur et des exemples de péché puissent, avec l’aide et la miséricorde de Dieu et avec l’intercession de sa Très Sainte Mère et de notre Mère, être des disciples de la vérité et un exemple de vertu. Et qu’il en soit ainsi.

+ Carlo Maria Viganò, Archevêque

Reggio Emilia le 2 juillet 2022



©Traduction pour MPI de F. de Villasmundo relue et corrigée par Mgr Viganò

samedi 25 juin 2022

Questions et réponses brûlantes de deux prêtres de la Compagnie de Marie St Pie X - abbés Chazal et Salenave

A l'occasion du passage de l'abbé Chazal en France, et en particulier au prieuré de St Aignan sur Roë, nous avons organisé un petit entretien sur les questions qui intéressent  les catholiques.
 
1° Apostolat du front catholique en Asie
2° La guerre en Ukraine
3° La politique de la FSSPX
4° Le renforcement de la résistance en Europe

etc....

Bonne écoute. 



 

samedi 11 juin 2022

La réserve fédérale - II

KE 775 (21 mai 2022)

De bonnes institutions sont une aide éprouvée,
Mais à quoi bon si l’homme est toujours si mauvais ?

Dans une société sans Dieu comme la nôtre dans l’Occident d’aujourd’hui, les hommes ne veulent pas admettre que la religion gouverne la politique, parce que même si « Dieu » existe, ils veulent ne Lui donner aucune importance. C’est vrai, Il a joué un grand rôle dans la vie des hommes d’hier, mais aujourd’hui on se dira, « L’humanité a grandi, elle est adulte, les hommes n’ont plus besoin de Lui, et les hommes ont pris Sa place. Toute la gloire qui allait à Dieu doit maintenant aller à l’homme, et tout ce qu’Il a besoin de faire, s’Il existe, c’est de dégager avec bonne grâce et de nous laisser seuls. En tout cas, nous pouvons très bien faire sans Lui. » 

Hélas pour l’homme moderne ! La vie moderne prouve à chaque instant que nous ne pouvons pas nous passer de Lui ! Il y a un mois ces Commentaires présentaient une brève histoire des trois premières banques centrales des États-Unis d’Amérique, dont chacune fut rejetée par les Américains, avant que finalement la Réserve Fédérale (ci-après : Fed) ne fût créée par un vote du Congrès en 1913, et à partir de cette date la Fed a gagné de plus en plus de pouvoir, jusqu’au point d’être actuellement le maître incontesté de la vie économique et politique des États-Unis. Ce qui était arrivé en 1913, c’est qu’un cartel (coalition de partenaires pour promouvoir un intérêt commun) de banquiers de premier plan se fut réuni pour persuader le Congrès qu’il était dans l’intérêt du pays de leur confier, en tant qu’experts bancaires, mais indépendants de la politique et des politiciens, l’approvisionnement en argent aux États-Unis. 

Or, ce transfert ne fut pas sans soulever des contestations à l’époque, et il est toujours contesté depuis, en raison de la vérité d’une citation attribuée à un membre de la famille de banquiers la plus célèbre de toutes, les Rothschilds d’Europe, qui disait : « Donnez-moi le contrôle de l’émission de monnaie d’une nation, et je me moque de qui fait les lois. » Ainsi en 2022, la Fed des États-Unis n’achète pas seulement tous les États-Unis, on peut aussi dire qu’elle achète le monde entier. Car le dollar américain est la chose qui ressemble le plus à une monnaie mondiale, et ainsi la Fed étant maîtresse du dollar peut acheter le monde avant que le dollar ne soit sans valeur. (Juste en pianotant sur un ordinateur, la Fed peut aujourd’hui créer de rien des milliers de milliards de dollars.) 

La richesse du monde en échange de quelques impulsions électroniques sur quelques ordinateurs ? C’est tout bonnement irréel ! Non, ce n’est pas irréel. Cela arrive tout autour de nous, aujourd’hui même. Mais comment ceci est-il possible ? Au fond, parce que les peuples matérialistes tout autour du monde adorent la matière, adorent l’argent, et accordent toute leur confiance aux maîtres de la monnaie. Il y eut un temps où ils accordaient toute leur confiance à Celui Qui avait dit qu’il est plus facile à un chameau de passer par le chas d’une aiguille qu’à un homme riche d’entrer dans le Royaume des Cieux (Mt 19, 24). Et Dont la Parole avait révélé que l’amour de l’argent est la racine de tous les maux (1 Tim 6, 10). Et Qui nous avait assuré que si seulement nous recherchions le Royaume de Dieu et Sa justice, toutes ces choses (les besoins matériels) nous seraient également accordées (Mt 6, 33). Mais qui aujourd’hui croit encore en Dieu, à Son Royaume ou à Sa justice ? 

N’est-il pas alors évident que les vrais problèmes de la société ont leur source dans les cœurs des hommes, en ce qu’ils croient et en ce qu’ils aiment ? S’ils n’aimaient pas l’argent, la Fed aurait-elle une once du pouvoir qu’elle a ? Un célèbre livre sur la Fed, La créature de Jekyll Island, par G. Edward Griffin passe plus de 500 pages à mettre en pièces la Fed, mais quand il en vient à proposer des alternatives, l’auteur doit admettre (p. 571) qu’il y a un problème « avec tous les schémas impliquant le contrôle de la monnaie par les hommes ». Oui, en effet ! Et ce problème c’est le péché originel, que tout ce qu’il y a de mieux en politique et en économie ne peut résoudre. Napoléon n’a-t-il pas un jour admis, lui dont les armées commandaient à toute l’Europe, que son propre pouvoir n’arriverait jamais à la hauteur de celui du prêtre ? 

Chers lecteurs, oubliez la Fed et ses crapuleries. Si Abraham avait été capable de trouver seulement dix hommes justes dans Sodome, le Bon Dieu aurait épargné entièrement cette cité pécheresse (Gen 18). Si vous et moi profitions de ce calme avant l’orage pour nous efforcer, avec Sa grâce, de devenir des hommes justes, combien d’âmes ne serait-Il pas capable d’épargner dans notre monde méchant ? 

Kyrie eleison.

jeudi 26 mai 2022

LE SOI-DISANT « RACISME »

KE 773 (7 mai 2002)

« Les Vies Noires comptent. » Sûr ! Mais c’est seulement
Au Ciel que Dieu récompensera leurs tourments.


Récapitulons les deux derniers numéros de ces Commentaires (23 et 30 avril) : si aujourd’hui le « racisme » a une importance telle qu’il va contre tout sens commun, c’est parce que le Marxisme est une religion de substitution, et que la lutte contre le « racisme » n’est que son nouveau visage. Mais ce qui n’est « qu’un nouveau visage » n’en présente pas moins dans les rues l’aspect d’une vraie croisade, exemple : « Black Lives Matter ». Pourquoi les communistes, chauffés ou réchauffés, se comportent-ils toujours comme des croisés ? Cette question touche à une réalité religieuse qui mérite – pour leur bien – toute notre attention. (En fait, seuls les hommes qui possèdent un peu de sens du vrai Dieu comprennent adéquatement notre monde moderne athée).

L’homme est une créature spirituelle. Les deux ordres d’êtres qui lui sont supérieurs, Dieu et les anges, sont purement spirituels ; les trois ordres qui lui sont inférieurs : animaux, végétaux et minéraux, sont purement matériels ; l’homme seul est à la fois spirituel par son âme et matériel par son corps. Être spirituel par son âme, lui seul parmi tous les animaux matériels possède l’intelligence et la raison, et par sa raison, le libre-arbitre. S’il était privé d’intelligence, il ne pourrait pas commander aux autres animaux, comme Dieu le lui a ordonné de le faire (Gen 1, 26), et comme visiblement il peut le faire. Si ce n’était pas le cas, les animaux plus forts et plus féroces que l’homme n’en auraient fait qu’une bouchée depuis longtemps. Mais le fondement authentique du Marxisme et du Communisme est le matérialisme athée, c’est-à-dire le refus d’un quelconque Dieu, d’un esprit au-dessus de la matière, et du libre-arbitre. Voyez la toute première erreur de notre âge matérialiste, condamnée en 1864 par Pie IX dans son Syllabus des Erreurs qui condamne 80 erreurs modernes.

Parce que « c’est Dieu qui nous a faits, et non nous-mêmes » (Ps 99, 3), alors nous sommes des créatures spirituelles, que cela nous plaise ou non. Créatures sorties des mains de Dieu, et destinées par Lui à aller vers Dieu, avec nos âmes spirituelles et immortelles seules capables, par le droit usage de notre libre-arbitre spirituel conjointement avec nos corps matériels ici-bas, de jouir là-haut de Son Ciel spirituel pour toujours. Donc, la réelle dignité de l’homme ne consiste pas tant dans cette simple possession du libre-arbitre, mais dans son usage droit. Mais par orgueil, l’homme refuse sa destinée spirituelle au Ciel car il devra y être soumis à Dieu. Ainsi s’explique sa prétention à n’être qu’un simple être matériel n’ayant pas à obéir aux Dix Commandements de Dieu.

Mais aucun homme qui ait jamais vécu n’a conçu lui-même sa propre nature (Ps 99, 3), et donc, même quand il prétend n’être que matière, il reste spirituel, avec cet instinct donné par Dieu qui lui fait pressentir la vie au Ciel, sans mariage (Mc 12, 25), sans race (Gal 3, 28), sans aucune sorte d’inégalité blessante, mais où « le Christ sera tout en tous » (Col 3, 11). Au Ciel toutes ces irritantes inégalités, propres à la vie sur terre, s’effaceront devant la Gloire Divine de l’infinie variété des êtres humains bénis vivant en harmonie avec Lui – et entre eux.

Mais ici s’élève un problème insoluble pour les sans-Dieu que nous sommes. Nous tournons le dos à Dieu, mais nous ne pouvons cesser de désirer ces liberté, égalité, fraternité et immortalité qui viennent de Lui, et qui sont inscrites dans la nature spirituelle de nos âmes. Ainsi nous nous efforçons de faire entrer dans la brièveté de nos vies mortelles, la satisfaction de nos aspirations immortelles qui ne peuvent être comblées que dans Sa vie sans fin. Autant faire rentrer une pinte dans un verre à demi : impossible ! La vie moderne est pleine d’exemples de ces hommes à la poursuite de cette satisfaction par des moyens totalement impropres. « Vous nous avez fait pour Vous, Seigneur, et notre cœur est inquiet jusqu’à ce qu’il repose en Vous » (Saint Augustin).

Il fut un temps où les employeurs ne se privaient pas d’avertir, dans les annonces d’emploi : « Juifs, noirs et femmes s’abstenir. » Les Juifs peuvent en vouloir aux Blancs d’avoir dirigé le monde ; les Noirs s’indigner du fait que beaucoup de gens les regardent de haut ; les femmes en vouloir à l’homme d’être le chef de famille. Mais qui blâmer ? Principalement les Blancs qui ont reçu de Dieu les dons nécessaires pour enseigner aux Juifs le Nouveau Testament ; aux Noirs leur dignité devant Dieu ; et aux femmes leur véritable rôle dans la famille. Mais en abandonnant Dieu, les Blancs se judaïsent eux-mêmes ; ils voient les Noirs déchirer leurs cités ; et ils s’efféminent. La véritable solution à ces problèmes et à tant d’autres est claire : les Blancs doivent commencer par revenir à Dieu.

Kyrie eleison

vendredi 20 mai 2022

Réponse aux mensonges occidentaux sur la situation militaire en Ukraine - sur les sanctions économiques contre la Russie

Pour comprendre au mieux la situation géopolitique actuelle en Russie, nous vous invitons à suivre les vidéos et conférences de M. Xavier Moreau.  Ce dernier sait de quoi il parle contrairement aux Gamelins des plateaux TV. Xavier Moreau est un homme d'affaires et un analyste politico-stratégique installé à Moscou depuis 16 ans. Saint-Cyrien et diplômé de la Sorbonne (Paris IV) en histoire des relations internationales, il dirige la société LinkIT Vostok à Moscou. Il conseille différents groupes internationaux dans les pays de l'ancienne URSS, dont la Russie et l'Ukraine, et dirige le site d'analyse géopolitique Stratpol

Il l’est l’auteur, aux éditions Ellipses, de « La nouvelle grande Russie : De l'effondrement de l'URSS au retour de Vladimir Poutine », une analyse du redressement politique, économique et géopolitique de la Russie post-soviétique durant les vingt dernières années.  A travers cet ouvrage, édité en 2012, Xavier Moreau éclaire, de manière synthétique et claire, les mécanismes qui ont conduit une puissance, déclinante au début des années 1990, à se redresser de façon spectaculaire sous l'ère Poutine, au point d'être redevenue aujourd'hui un acteur incontournable du nouveau monde multipolaire.

Il l’est également l’auteur, en 2015, aux Editions du Rocher, de « Ukraine, Pourquoi la France s’est trompée » dans lequel il démontre que l’ignorance de l'histoire de l'Ukraine, la méconnaissance des forces en présence et des enjeux économiques, le mépris des intérêts français sont à l'origine du plus grand fiasco de la politique étrangère française depuis les guerres de Yougoslavie.

Pour vous faire une juste idée de ses analyses, nous vous invitons à écouter cette dernière analyse sur la situation en Ukraine. 

M. Xavier Moreau développe la notion de guerre juste qui doit intéresser tout catholique !



vendredi 13 mai 2022

Le marxisme racial

KE 772 (30 avril 2022)

Herbert Marcuse

Seigneur Dieu, sauvez votre peuple qui se perd;
Pardonnez-nous, brebis noyées dans la matière.

La semaine dernière, ces Commentaires ont essayé d’expliquer comment les mots « raciste » et « racisme » étaient dernièrement devenus presque aussi mortels que les mots « antisémite » et « antisémitisme » ; ceci fut l’occasion d’exposer l’argument montrant comment le Marxisme pouvait être renommé « Marxienté », parce qu’il avait été conçu comme un substitut de la Chrétienté. Si donc l’antiracisme actuel n’est qu’une métamorphose du Marxisme, ceci explique pourquoi le « racisme » inspire une horreur quasi-religieuse aux libéraux qui sont quasiment partis en croisade pour le faire disparaître. Croisade ? Oui, car les libéraux se battent pour remplacer dans l’univers entier, l’ordre de Dieu par l’ordre de l’homme, et Dieu par l’homme. Les papes du 19ième siècle enseignèrent que c’était l’adoration de la fausse liberté, le libéralisme, qui ouvrait la voie au Marxisme.

Comment James Lindsay, auteur et critique culturel américain, présenté la semaine dernière, a-t-il montré que l’antiracisme était un nouveau masque du Communisme Marxiste ? (v. theepochtimes.com/James Lindsay). Le fondement du Marxisme est le matérialisme athée, c’est-à-dire que Dieu n’existe pas et l’homme doit prendre la place qu’Il avait dans la Chrétienté. La religion n’est que « l’opium du peuple ». Le péché qui est responsable de tant de misères dans la société n’est plus le péché originel d’Adam et Ève, mais la propriété privée, parce qu’en créant une division du travail, elle engendre l’inégalité chez les hommes par des relations sociales de domination, d’exploitation et d’aliénation. En conséquence, le Communisme recréera le paradis, mais sur terre et non au Ciel, en abolissant la propriété privée et en restaurant l’égalité entre tous les hommes. « Ouvriers de tous les pays, unissez-vous ! » et ensemble nous abolirons les différentes classes d’hommes. D’où la lutte des classes conjointe au Communisme.

Au 19ième siècle, cette lecture de la société avait une certaine justification dans la réalité, dans la mesure où capital et travail étaient par trop divisés, et que les ouvriers étaient exploités par des capitalistes ne cherchant que le profit. Mais les Papes, surtout Léon XIII dans son encyclique Rerum Novarum de 1891, firent que les capitalistes comprirent qu’il était dans leur propre intérêt de s’occuper des ouvriers, et une conduite plus sage prévalut. En Occident, la classe ouvrière fut bien mieux considérée par la suite, avec le résultat que la prospérité des ouvriers ne les rendait plus fiables comme levier pour la Révolution. Or le niveau de vie des ouvriers n’avait jamais été le vrai but du Communisme, mais simplement un moyen de renverser ce qui restait de l’ordre Chrétien, pour frayer un chemin au triomphe de l’ordre des hommes. Il fallut donc trouver un nouveau levier.

Et celui-ci fut la trouvaille du philosophe germano-américain Herbert Marcuse (1898–1979), le plus influent des Marxistes du 20ième siècle. Il avait dans la moelle de ses os le même instinct Révolutionnaire anti-Chrétien que Karl Marx, qui était fils d’un Rabbin. Marcuse se sentait trahi par la classe ouvrière parce que cette classe rejoignait massivement la classe moyenne. Où pouvait-il bien trouver une nouvelle inégalité, exhalant un violent parfum d’injustice, qui pourrait enflammer d’enthousiasme pour la Révolution, et constituer un levier capable de renverser l’ordre social présent, pour ouvrir la voie au Nouvel Ordre Mondial ? Son choix se porta sur la race. Il se tourna, selon ses propres termes, vers la « population des ghettos », en vue de la faire diriger par des étudiants spirituellement sous-alimentés par le matérialisme de leur « universités » occidentales, et donc avides d’une nouvelle religion : le Nouvel Ordre Mondial Communiste.

Ainsi naquirent le marxisme identitaire, la politique identitaire, la mobilisation gauchiste des étudiants blancs, « Black Lives Matter » pour détruire les cités des hommes blancs et leur créer un sentiment de culpabilité. Ainsi naquirent le mépris pour tous ceux qui, désormais à droite, avaient trahi le Communisme ; le politiquement correct et la sacralisation d’une censure propre à empêcher la possibilité même d’une pensée de droite ; la « culture de l’annulation » actuelle, parce qu’on ne peut plus accorder la moindre tolérance démocratique à une quelconque résistance au gauchisme, parce que cette résistance n’a pas même le droit d’exister ... et ainsi de suite, sans fin. Voilà les racines de l’antiracisme du Meilleur des Mondes d’aujourd’hui.

Tout cela arrive parce que l’humanité a tourné le dos au vrai Messie et s’est tournée plutôt vers les experts en fabrication des faux messianismes, l’un après l’autre. L’humanité devra apprendre à ses dépens que c’est la Vérité qui compte. « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie, » dit Notre Seigneur (Jn 14,6)

Kyrie eleison

lundi 2 mai 2022

Mgr Carlo Maria Viganò : « Le moment est venu de dénoncer les corrompus et les traîtres, d’expulser ceux qui ne servent pas le peuple mais l’État profond et le Nouvel Ordre Mondial »

Avec un léger retard, nous publions ce message de Mgr Viganò du 2 avril dernier. Cet ancien archevêque diplomate dénonce les "va-t-en guerre" américains qui rêvent d'un conflit ouvert avec la Russie au nom d'intérêts sordides. Un catholique ne peut donc soutenir cette hystérie anti-Russe sans se retrouver logiquement dans le camp des mondialistes, Biden, Macron qui veulent amener le monde au chaos. Il y a des guerres justes bénies de Dieu et des guerres injustes maudites par lui. La guerre économique, médiatique et militaire menée contre la Russie risque d'amener le monde au chaos prédit par de nombreuses prophéties. Ecoutons  et publions les sages conseils de Mgr Viganò pour ne pas tomber dans le piège des ennemis de Dieu. 

Congrès "Réveiller l'Amérique" 

Salem, Oregon, 2 avril 2022

Loué soit Jésus-Christ. 

Chers amis, le général Michael Flynn m’a demandé de parler avec un message pour votre rassemblement. J’ai accepté sa proposition avec joie, car je souhaite vous saluer et vous encourager dans ce réveil des consciences. Si vous vous réveillez, c’est parce que jusqu’à présent quelqu’un vous a forcé à dormir, vous a drogué et vous a distrait de ce qu’il complotait, afin de continuer sans être dérangé dans son action criminelle. Mais le sommeil des Américains et de tous les peuples n’a que trop duré : c’est maintenant le moment d’ouvrir les yeux, de se réveiller, et de comprendre ce qui s’est passé et ce qui se passe. C’est le moment d’agir.

La menace d’une troisième guerre mondiale pèse sur nous tous. Ils nous ont dit que le président Poutine avait envahi l’Ukraine pour soutenir ses ambitions expansionnistes, mais en réalité, le but principal de l’opération militaire russe est d’empêcher l’agression de l’État profond et de l’OTAN. Poutine se bat contre la même élite mondialiste qui nous tient tous en otage. Le 6 mars, l’ambassadeur de Russie à l’ONU a dénoncé ce que vous prônez depuis deux ans : il a déclaré que Donald Trump est le président légitime des États-Unis, et que l’élection a été falsifiée, avec la complicité des nations européennes, en utilisant l’appareil Dominion. Et nous savons que, pour faire avancer l’agenda du Great Reset, il fallait se débarrasser de Trump, qui n’aurait jamais permis ni la farce pandémique, ni l’escalade de la crise russo-ukrainienne.

Ce n’est pas une guerre du peuple ukrainien. Ce n’est pas le peuple ukrainien qui persécute ses frères russes, mais un gouvernement fantoche soutenu par des milices militaires néo-nazies. Un gouvernement corrompu, voulu par la cabale mondialiste, qui se retrouve aujourd’hui avec un président cocaïnomane, un ancien acteur et danseur qui cache des milliards dans des paradis fiscaux alors que la population ukrainienne est parmi les plus pauvres d’Europe.

Ce n’est pas une guerre du peuple russe. Depuis des années, la Fédération de Russie exige le respect de la minorité russophone et la communauté internationale s’est toujours détournée.

Ce n’est pas une guerre des nations européennes. Ce sont les dirigeants de l’Union européenne qui veulent un conflit pour justifier la mise en œuvre de la Grande Réinitialisation et l’imposition d’un régime dictatorial fait de restrictions à la liberté, d’appauvrissement de la population, d’élimination des petites entreprises, d’imposition d’un régime inhumain et un modèle de vie technocratique, et l’annulation de l’identité des nations, de leur histoire et de leur religion.

Ce n’est pas une guerre des États-Unis. Les Américains se sont battus contre le nazisme, et il est scandaleux qu’aujourd’hui Biden aide un gouvernement qui soutient et collabore avec des groupes extrémistes qui arborent la croix gammée et propagent les idées nazies. C’est l’État profond, avec ses serviteurs désormais infiltrés dans toutes les institutions, qui veut la guerre pour étendre sa domination sur le monde entier sous prétexte « d’exporter la démocratie », alors qu’en réalité il ne pense qu’à vendre des armes, à s’enrichir, et s’appropriant les ressources des pays envahis, semant la destruction et la mort.

Nous ne devrions pas être surpris d’apprendre que le 6 janvier 2021, au Capitole de Washington, des membres du bataillon Azov étaient présents. Les ennemis de l’État n’hésitent pas à s’allier aux criminels de guerre pour accuser leur adversaire politique et accuser le président Trump d’insurrection. Ce seul fait devrait suffire à comprendre leur projet subversif et leur intention de ne reculer devant rien pour le réaliser.


Derrière cette guerre, il y a la volonté de détruire l’équilibre international, de forcer les nations européennes à imposer à la Russie des sanctions qui affectent principalement l’Europe, en parfaite harmonie avec les objectifs de la Grande Réinitialisation. La destruction de l’économie des nations qui dépendent du gaz et des matières premières russes entend les contraindre à s’approvisionner depuis les USA (en quantités bien inférieures à leurs besoins et à un prix bien plus élevé), mais surtout elle entend les soumettre et de les réduire en esclavage, comme l’a admis il y a quelque temps la sous-secrétaire d’État aux affaires politiques Victoria Nuland.

Ne nous faisons pas d’illusions : ces serviteurs du Nouvel Ordre Mondial qui ont réussi à occuper les plus hautes fonctions des gouvernements nationaux et des organisations internationales sont nos ennemis : ennemis du bien et ennemis de Dieu. Peu leur importe combien d’entre nous devront mourir des effets du vaccin, de la faim ou des bombes : ils ne s’intéressent qu’au pouvoir, à l’avantage personnel et à l’avantage de leurs maîtres, que personne jusqu’à présent n’a osé incriminer et condamner.

Cette guerre est motivée par le besoin pressant de la famille Biden de dissimuler le complot colossal et les crimes très graves dont Joe et Hunter se sont souillés les mains, ainsi que leurs complices. La nouvelle de leur implication dans la présence de biolaboratoires américains sur le territoire ukrainien cofinancés par Soros, dans l’activité de Burisma, dans le réseau financier d’Obama et des Clinton, confirme un énorme et scandaleux conflit d’intérêts qui en soi devrait nous amener à nous demander : au nom de qui parle Joe Biden ? Parle-t-il pour la défense des intérêts des États-Unis, ou pour cacher les crimes que lui et son fils ont commis ? Parle-t-il en tant que président des États-Unis ou en tant que marionnette entre les mains de l’État profond et de la cabale mondialiste ?

C’est une guerre : oui, une guerre qui a commencé il y a quelque temps, est restée souterraine et s’est manifestée avec la pandémie. C’est une guerre de l’élite contre l’ensemble de l’humanité. C’est une guerre non déclarée, mais qui a déjà fait des millions de victimes par refus de soins et vaccins forcés plus que par les armes. C’est une guerre du Nouvel Ordre Mondial contre vous, contre nous, contre nos enfants, nos valeurs et notre avenir. C’est une guerre des ténèbres contre la lumière. Lux in tenebris lucet, et tenebræ eam non comprehenderunt. La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas comprise, comme nous le dit saint Jean dans l’Évangile (Jean 1:5). Parce que les ténèbres détestent la lumière. La lumière est la vérité ; c’est la clarté; c’est l’honnêteté. La lumière est Christ. Les ténèbres sont des mensonges; c’est la tromperie; c’est un complot. Les ténèbres sont le royaume de Satan.

Que demande la Russie à l’Ukraine ? Reconnaître l’indépendance de la Crimée, garantir les droits de Donetsk et de Lougansk, réprimer les mouvements néo-nazis et rester neutre. Ce sont des choses que l’ONU devrait exiger en premier. Et Zelensky lui-même, sous la pression des forces militaires de Poutine, a déclaré qu’il était prêt à négocier des conditions de paix. Mais Biden ne le veut pas, et il force Zelensky à résister, poussant les nations européennes à envoyer des armes et des troupes, et menaçant – dans un délire fou – une intervention préventive avec des armes nucléaires.

Ce conflit n’aurait jamais dû commencer, si la paix avait vraiment été voulue. Mais comme Joe Biden l’a admis il y a quelques jours, la guerre « est une opportunité », tout comme l’était la pandémie. Et tandis qu’ils nous annoncent calmement que nous devrons bientôt faire face à une urgence alimentaire, leurs complices s’apprêtent à tirer profit de la vente de blé et de produits agricoles, après avoir passé ces dernières années à prendre possession de millions d’hectares de terres cultivables. Qu’attendent les magistrats pour reconnaître un coup d’État dans ces spéculations criminelles ? Combien de temps encore laisseront-ils ceux qui devraient défendre les intérêts nationaux et promouvoir le bien de leurs citoyens libres de servir leurs propres intérêts ?

Vous vous demandez peut-être pourquoi un évêque parle avec des mots que vous vous attendez à entendre de la part d’un politicien. C’est peut-être parce que les politiciens sont presque tous des serviteurs du système, vendus à la cabale mondialiste, payés par BigPharma, Soros ou l’État profond. Seuls quelques-uns – et vous savez tous qui sont ces quelques-uns, et certains sont ici aujourd’hui – ont eu le courage de dénoncer ce coup d’État mondial, de s’opposer au discours dominant et d’élever la voix contre la violation des droits fondamentaux et des libertés constitutionnelles des citoyens. .

Permettez-moi de vous parler en tant qu’évêque. Je l’ai dénoncé pour la première fois il y a deux ans, mais maintenant l’agression féroce et violente de ces conspirateurs est si évidente qu’ils ne se cachent même plus. C’est une attaque de l’élite qui a pour but la destruction de tout ce qui fait partie de notre identité, de notre culture et de notre Foi. C’est une élite infernale, qui désire la mort et déteste la vie ; qui désirent la maladie et détestent la santé ; qui détestent la paix et désirent la guerre ; une élite qui s’appuie sur le mensonge et déteste la vérité ; une élite qui veut l’esclavage et la tyrannie et déteste la liberté des enfants de Dieu. C’est une élite qui hait Dieu, hait Notre-Seigneur Jésus-Christ et s’est consacrée au service de Satan.

Si vous voulez vraiment vous réveiller, si le grand réveil est ce qui inspire votre protestation, vous devez avoir le courage de regarder la réalité en face, de comprendre que si ces traîtres ont réussi à arriver au pouvoir et peuvent aujourd’hui décider du sort d’individus des nations et du monde entier, c’est parce que nous n’avons pas réagi dès le début face aux premiers signes de leurs plans.

Nous avons toléré la destruction de la famille, nous avons enduré que le vrai Dieu soit mis sur un pied d’égalité avec les idoles, nous avons permis que des milliards d’innocents soient tués par avortement, nous avons permis que nos enfants soient corrompus par l’immoralité, la pornographie, la corruption de la théorie du genre et de l’idéologie LGBT. Nous avons permis à nos dirigeants d’utiliser la liberté non pas pour servir Dieu et le bien commun, mais pour adorer Satan et répandre le péché et le vice. Nous avons cru que si nous laissions les autres libres d’agir contre la loi naturelle et divine, ils nous laisseraient à leur tour libres d’être d’honnêtes et bons citoyens. Nous sommes tombés dans une énorme tromperie, car notre tolérance envers le mal s’est aujourd’hui nécessairement transformée en intolérance de la société envers le bien.

Le moment est venu d’agir. Il faut vraiment tous se réveiller, se relever, et exiger que ceux qui nous gouvernent soient honnêtes, pensent au bien commun, et n’obéissent qu’à Dieu et à ceux qui les ont élus pour aider les citoyens à vivre honnêtement, au lieu de nous voir chaque jour plus humiliés, traités comme des esclaves et forcés d’assister à la destruction de tout ce que nos pères ont laborieusement construit.

Le moment est venu de dénoncer les corrompus et les traîtres, d’expulser ceux qui ne servent pas le peuple mais l’État profond ou le Nouvel Ordre Mondial. Parce qu’aucun d’entre nous ne veut de ce nouvel ordre mondial, seuls les quelques-uns qui pensent pouvoir encore nous terroriser avec la pandémie, avec la menace d’une guerre nucléaire, avec l’appauvrissement des nations et avec l’imposition de règles absurdes que personne n’a jamais voulu ou approuvé.

Le moment est venu non seulement de se lever mais aussi de se mettre à genoux : pas comme le fait Black Lives Matter, mais comme le fait tout bon chrétien devant la Majesté de Dieu. A genoux, le Saint Rosaire à la main, priant le Seigneur de nous pardonner nos péchés et les péchés publics des nations, le suppliant d’avoir pitié de nous et lui promettant que nous nous engageons d’abord – nous tous – à vivre comme bons chrétiens, comme patriotes, comme citoyens honnêtes, comme pères et mères de famille responsables, comme enfants obéissants, comme de vaillants soldats.

Le moment est venu de constituer une Alliance anti-mondialiste, un mouvement civil mondial qui donne la parole à la majorité des citoyens, dénonçant le coup d’État en cours, révélant les connivences des puissants, les conflits d’intérêts des lobbies, et les mensonges des grands médias. Cette Alliance doit avoir son propre objectif clair et commun qui réfute l’agenda du mondialisme et lui oppose une proposition concrète, conforme à la loi naturelle, au bien commun et à la bonne gouvernance. Une proposition qui promeut l’harmonie entre les nations et la coexistence pacifique entre les peuples souverains, dont le droit de vivre dans leur propre patrie doit être reconnu, ainsi que leur droit de construire leur propre avenir et leur bien-être sans exploiter les autres et sans être exploités. Une proposition qui donne la centralité à la souveraineté des nations, à la protection de la religion, de la culture et des traditions, à la défense de la vie et de la famille. Une proposition qui brise définitivement les chaînes odieuses de la dictature des idéologies qui, au cours des dernières décennies, nous ont été imposées uniquement pour nous détruire en âme et en corps.

Chers amis, puissiez-vous qui reconnaissez les États-Unis d’Amérique comme une seule nation sous Dieu, ayez le courage et la cohérence de vous opposer de toutes vos forces aux conspirateurs qui se sont infiltrés dans les postes de gouvernement, à tous les gens corrompus qui sont prêts à provoquer un conflit mondial afin d’obéir à leurs maîtres, et à tous les traîtres qui veulent soumettre l’humanité à la tyrannie odieuse de Satan.

Réveillez-vous, chers Américains ! Réveillez-vous et revêtez l’armure de lumière, comme dit saint Paul. N’ayez pas peur de témoigner courageusement de votre foi, de votre amour pour votre patrie, de votre désir légitime d’honnêteté et de bonté, de vérité et de beauté. Si vous savez vous ranger du côté de Christ, sa victoire certaine sera aussi la vôtre.

Que Dieu vous bénisse tous. Que Dieu bénisse et inspire votre réveil avec des objectifs saints. Et que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique

.Mgr Carlo Maria Viganò (signature)


+ Carlo Maria Viganò, archevêque
2 avril 2022

jeudi 28 avril 2022

"L'ELECTION" ne changera rien au châtiment à venir.

Il y a quelques jours, sur telegram, l'abbé Salenave a publié cette petite analyse d'actualité.

Certains se raccrochent aux branches de la prochaine élection républicaine dans l'espoir de limiter la casse. 

Nous sommes d'accord pour dire que Macron est le symbole de la corruption extrême et de la perversité humaine. 

Mais n'oublions pas que Macron est surtout le SIGNE du châtiment qui tombe sur l'apostasie des Français. 

Macron n'est pas la cause de nos malheurs mais la conséquence du rejet de Dieu par la presque totalité des Français.

Demain, je vais dire une messe de la Fidélité à Paris, ville de presque 12 millions d'habitants avec les périphéries. 

Combien de fidèles vont assister à la Messe de toujours, se confesser, réparer leurs crimes et ceux de leurs frères ? Pas plus d'une cinquantaine !! 

A Sodome, Dieu n'a pas trouvé 10 justes. Il l'a alors détruite d'une façon exemplaire. 

Ce sera le cas de Paris et de nombreuses villes en France selon d'innombrables prophéties.  

Macron en sera peut-être l'instrument car il a déjà presque déclaré la guerre à la Russie en fournissant des armes aux bataillons ukrainiens.

La suite vous la connaissez mais je veux tout de même vous citer quelques prophéties reconnues : 

Père Louis-Marie Pel (1945) :

« Les saisons n’existeront plus trois années au moins avant que la terre puisse redonner des herbes et de la végétation. Grande famine dans le monde entier.

Paris sera détruite par la Révolution et brûlée par des tirs atomiques des Russes depuis Orléans et la région de Provins. Tandis que Marseille et la Côte d’Azur s’écrouleront dans la mer. »

Marie-Josèphe Levadoux (XIXème siècle) :

« Notre Seigneur me dit: «Avertis mon peuple, et s’il ne tient pas compte de mes avertissements, Je le frapperai comme j’ai frappé Sodome et Gomorrhe. J’ai vu Paris rempli de sang! Des monceaux de cadavres! J’ai vu aussi au milieu d’une vaste plaine noirâtre, une borne sur laquelle était écrit: Ici était Paris. »

Correspondance Hohenlohe (1828) :

« Paris sera détruit. Le feu qui tomba sur Sodome et Gomorrhe tombera aussi sur cette ville; et pour la détruire, le ciel s’unira à la terre…. Pendant trois jours, Paris sera enseveli sous une pluie de soufre et on n’y verra plus que des précipices… Cette ville ne sera plus jamais rétablie. »

Marianne Gaultier (1804) :

« La grande prostituée sera détruite par le feu. Mais l’Ange du Seigneur avertira les justes de Paris.  Personne ne saura d’où est venu le feu. Tous les mauvais périront. Les malheurs de la France seront si grands que plusieurs en mourront de frayeur. »

Père Nectou (1760) :

« Durant ce bouleversement épouvantable qui, parait-il, sera général, et non pour la France seulement, Paris sera entièrement détruit, non sans qu’il y paraisse des signes qui mettront les bons à même de s’enfuir; et sa destruction sera si complète, que vingt ans après, les pères se promenant avec leurs enfants sur les ruines et répondant à leurs enfants leur diront : il y avait là une grande ville mais à cause de ses crimes, Dieu l’a détruite. »

La mort de Macron sera t elle le signal de ce châtiment ? C'est très probable:

Maria Bordoni (XXème siècle) :

« Avertissez, je vous en supplie. Monseigneur, les évêques, les prêtres et toutes les communautés de veiller à tout cela et de se munir après cela d’habits de laïques pour prendre la fuite quand il le faudra pour éviter le massacre. Je ne sais pas l’époque, mais je puis donner un signe. Il y aura une mort à Paris, et le moment de cette mort sera le signal de la justice divine pour Paris et la France. De ce moment il faudra quitter Paris pour n’être pas massacré et consumé par les flammes. »

Ce n'est donc pas la misérable élection de demain qui changera la donne ... Mgr Lefebvre et aujourd'hui Mgr Williamson nous avertissent : c'est l'heure de la justice divine.

Abbé Matthieu Salenave

samedi 16 avril 2022

A toi qui as 20 ans cette année ...

M. l'abbé Salenave adresse aujourd'hui un petit mot pour les jeunes qui héritent d'un monde fou et diabolisé. Il leur explique brièvement les raisons de cette situation apocalyptique dans le monde et surtout dans l'Eglise, et ce que le Bon Dieu attend d'eux aujourd'hui car pour un catholique, il n'y a aucune raison de désespérer : à chaque crise, y compris les plus noires, le Ciel a suscité des hommes et des solutions. Dans les années 80, le ciel nous a donné Mgr Lefebvre puis la FSSPX; mais aujourd'hui la donne a changé et le mal s'est approfondi : que veut Dieu pour ces jeunes ? Réponse ici :