Affichage des articles dont le libellé est communisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est communisme. Afficher tous les articles

lundi 16 février 2026

La stratégie de la main tendue ou du petit chaperon rouge

Nous avons eu quelques réactions suite à cette caricature. Il est sans doute opportun de l'expliquer car la plupart des catholiques ne comprennent pas le danger du dialogue ou de la main tendue. Il s'agit d'une stratégie communiste en vue de neutraliser l'adversaire. Cette stratégie est aussi celle des modernistes : elle a été celle du Pape François, et elle est maintenant celle de Léon XIV et de ses agents. Explications.

La stratégie néo-communiste de « la main tendue » - avec Gramsci, Togliatti et Berlinguer – a attrapé les chrétiens naïfs qui ont été le cheval de Troie introduit dans le Sanctuaire et ont commencé le phénomène des « chrétiens pour le socialisme ». Ces chrétiens naïfs ont mordu à l’hameçon, en s’appuyant sur la fausse présomption selon laquelle chaque doctrine, bien qu’erronée à l’origine, peut évoluer vers le « bien », mais non nécessairement vers la vérité, laquelle n’intéresse plus les chrétiens pragmatiques du néo modernisme, comme pour les marxistes.

En bref, du domaine des principes modernistes kantiens immanentistes (Benoît XVI, 2005-2013), nous sommes passés au domaine marxiste de la théologie de la libération et de la primauté absolue de la pratique et de la rencontre personnelle (François Ier). Pour cette raison, depuis 2013, on ne parle plus de la continuité de Vatican II avec la Tradition (herméneutique de la continuité), de la pleine orthodoxie de la messe de Paul VI, mais on se rencontre, on se parle, on fraternise et à la fin, on finit par penser comme on agit (« agere sequitur esse »).

Malheureusement, les plus fragiles et vulnérables sont les catholiques fidèles puisque, contrairement aux modernistes, ils sont honnêtes, droits et peut-être un peu naïfs, alors que le modernisme, comme le marxisme, ne s’occupe pas du bien et du vrai, de la métaphysique et de la morale, mais seulement du résultat pratique.

Il ne faut donc pas s’étonner qu’il arrive aux fidèles naïfs ce qui est écrit dans l’histoire du Chaperon rouge qui répond naïvement au loup (comme Eve répondit naïvement au serpent) qui l’invite à entrer dans sa tanière : « Que vous avez de beaux yeux ! - C’est pour mieux te voir. – Que vous avez une belle bouche ! – C’est pour mieux te manger… » C’est dans la nature des choses que le grand poisson mange le petit, que le loup dévore l’agneau, que le chien haït le chat, que le modernisme édulcore et transforme tout doucement, insensiblement, le christianisme de l’intérieur, en laissant seulement les apparences (la belle liturgie) sans plus la substance (la philosophie, la théologie, l’ascétique et la mystique). Pourtant, au temps d’Arius, pour un seul iota (homousios/homoiusios), les catholiques ont été excommuniés et même martyrisés, mais aujourd’hui nous ne voyons pas de Saint Athanase dans la hiérarchie.

En 1945, Palmiro Togliatti (Discours au Comité central du Parti Communiste Italien, 12 avril) relança avec grand style l’idée léniniste/gramscienne de la rencontre, dans les pays à majorité chrétienne, des masses communistes et catholiques, au-dessus des dissensions théoriques, dans les actions syndicales, sociales et pacifistes. Sachant bien que le marxisme ou pratique pure n’avait rien à perdre, alors que le christianisme, dans lequel la primauté est à la théorie, aurait perdu de son sel et serait devenu insipide. « Quand le sel perd sa saveur, il n’est plus bon qu’à être jeté à terre et foulé aux pieds. » (Mt, V, 13)

Togliatti a proposé la rencontre entre communistes et catholiques (comme François Ier le propose entre modernistes et traditionalistes) uniquement sur le plan de l’action, sans aucune référence à l’idéologie (de même François Ier ne fait aucune référence à la théologie). Togliatti disait clairement : « Si on ouvre une discussion théologique, moi je ne veux pas y entrer. » Il en va de même pour François Ier. Togliatti n’a rien cédé de la doctrine communiste, comme François Ier ne cède rien de la théologie ultra-moderniste. Initialement, l’important est d’agir ensemble pour arriver finalement au leadership du mouvement marxiste sur les chrétiens et du modernisme pratique sur le catholicisme romain. A titre d’exemple, lorsque le Pô se jette dans la mer Adriatique, les eaux du fleuve restent bien distinctes sur les premiers mètres bien qu’ « édulcorées », mais après, la mer l’a annexé. Donc si les traditionalistes entrent ou se jettent dans les bras du mondialisme moderniste, au début, ils pourront maintenir leur identité bien qu’un peu édulcorée, mais après ils seront engloutis dans la globalisation du modernisme mondialiste.

L’imprudence, la confiance, l’optimisme exagéré, la présomption de soi-même, l’utopisme malsain ont amené les chrétiens dans la gueule du marxisme, comme cela arriva au Petit Chaperon Rouge qui finit dans la gueule du loup. Espérons que cela puisse servir d’exemple aux traditionalistes.

Antoine Gramsci, en 1920, écrivait : « En Italie, à Rome, il y a le Vatican, le Pape ; l’Etat libéral a dû trouver un système d’équilibre avec l’Eglise ; de la même manière, l’Etat ouvrier doit trouver un équilibre avec le Vatican. » Bergoglio dit : aujourd’hui, dans le Nouvel Ordre Mondial, il reste encore une bonne partie de catholiques non modernistes et non globalisés, donc il faut trouver un système d’équilibre pour les neutraliser. Pour celui-ci, comme pour Hegel, « la ruse de la raison est l’unique principe qui justifie ou non l’action », et Bergoglio est très rusé et très autoritaire. Attention à ne pas le sous-évaluer !

Dans le livre d’interview écrit par Sergio Rubin et Francesca Ambrogetti, intitulé  Jorge Bergoglio- Pape François, le nouveau Pape se raconte (Florence/Milan, Edition Salani, 2013), on lit : « L’obsession de Bergoglio peut se résumer en deux mots : rencontre et unité » (p 7). En effet, Bergoglio se définit lui-même comme le théoricien de « la culture de la rencontre » (p 107). Selon lui, il est nécessaire de donner « la priorité aux rencontres entre les gens, de marcher ensemble. Ce faisant, il sera plus facile d’abandonner les différences » (p 76). En outre, selon Bergoglio, il est bon « de ne pas se perdre dans de vides réflexions théologiques » (p 39).

Le programme proposé par François Ier est de désidéologiser au début, de se rencontrer, de construire des ponts, d’abattre les palissades, d’éviter de stériles discussions doctrinales, mettant en avant le « dialogue, dialogue, dialogue… », agir ensemble pour arriver par la suite à penser accidentellement de la même manière. (« Cogitare sequitur esse »). Ainsi le modernisme, qui, désormais occupe les sommets du milieu catholique et ecclésiastique, demande aux catholiques fidèles à la tradition d’agir ensemble pour vaincre le matérialisme, l’athéisme et de faire partie de la globalisation, du mondialisme et du Nouvel Ordre Mondial. Quelques catholiques fidèles de bonne foi se laissent convaincre et, par le biais d’un transbordement idéologique inaperçu, agissent de concert avec les modernistes et ils finissent par être mangés par eux, comme « le plus petit poisson est mangé par le plus grand ».

Togliatti encore, dans un discours à la conférence de Bergame (20 mars 1963), disait : « Désormais l’Eglise accepte que l’ère constantinienne est terminée avec ses anathèmes, ses discriminations religieuses. »

Dans la proposition communiste et moderniste du « compromis historique », on rend publiques et concrètes des garanties pour l’exercice de la foi catholique, mais délibérément, on ne pense pas à la question qui surgit spontanément : « Et après ? » Ce fut la question précise que Saint Philippe Néri posa au jeune Vincent Zazzera qui lui avait dit qu’il voulait devenir prêtre, puis évêque, cardinal et aussi Pape. Alors Saint Philippe lui demanda  « - Et après ? ».  Le malheureux ne l’écouta pas ; il n’a pas dit comme Saint Philippe Néri  « Je préfère le Paradis ».  Il ne pensa pas à l’éternité, mais à la carrière ; il devint évêque mais ne trouva pas la paix avec le Seigneur. On voit donc la malhonnêteté de la promesse marxiste/moderniste et, au minimum, la naïveté de l’acceptation catholique en ne pensant pas au « et après ? » sur cette terre et dans l’au-delà.

La crise interne au milieu catholique post-conciliaire des années 60/70, qui était favorable à la collaboration pratique avec le marxisme, est similaire à celle que l’on voit aujourd’hui, de façon claire, dans le monde catholique anti-moderniste qui veut fusionner avec le super-modernisme.

En bref, comme on disait dans les années 60, le Christ et Marx ne peuvent aller ensemble, mais les chrétiens et les marxistes peuvent se retrouver ensemble pour collaborer à la conduite des affaires publiques ; ainsi, aujourd’hui, on dit que le modernisme et le catholicisme sont inconciliables, mais les catholiques et les modernistes peuvent marcher ensemble et collaborer dans la conduite de l’Église, l’aidant à surmonter cette longue période de crise et à jeter les fondements d’un Nouvel Ordre Mondial, dans lequel il y aura un seul temple religieux, dans une seule République universelle.

L’important c’est, comme le disait Lénine : « ne pas attaquer l’ennemi frontalement, mais l’engluer dans les compromis. »

En résumé et au sens du présent article, on peut appliquer à Léon tout ce qui est dit de Bergoglio-François.

dimanche 25 décembre 2022

Viens, Enfant Jésus !

KE 806 (24 décembre 2022)

Qu’une épée enflammée perce et déchire plutôt ton cœur,
Que de scandaliser un des petits de Notre Seigneur !

Le miracle relaté ci-dessous a eu lieu quelques jours avant la Noël 1956, dans la Hongrie occupée par les communistes. L’histoire nous a été transmise par l’intermédiaire d’un certain abbé Norbert, curé à Budapest, qui est ensuite passé à l’Ouest. Certains lecteurs de ces Commentaires doivent la connaître. Le texte est tiré de https ://americaneedsfatima.org/childrens-stories/come-infant-jesus. Nous remercions l’association America Needs Fatima. 

Gertrude, institutrice dans une école de filles, était une militante communiste fanatique. Elle s’était donnée la mission d’essayer d’arracher la foi catholique de ses élèves : elle se moquait constamment de leur religion, ou encore leur enseignait le marxisme. Une certaine Angèle, élève intelligente, dévouée, et déjà une petite meneuse, demanda à l’abbé Norbert de la laisser recevoir la Sainte Communion tous les jours, pour l’aider à supporter la persécution continue de son institutrice. « Elle te persécutera encore plus », prévint l’abbé Norbert, mais la petite fille de dix ans insista en disant qu’elle avait plus que jamais besoin de Jésus. 

Comme il fallait s’y attendre, à partir de ce jour, Gertrude, qui devinait confusément une différence, commença une véritable campagne de torture psychologique. Le 17 décembre, la maîtresse d’école avait imaginé un tour cruel, qui devait porter un coup mortel à ce qu’elle appelait « les vieilles superstitions qui infestent l’école ». D’une voix toute douce, elle continua à enseigner aux enfants le matérialisme athée, en affirmant que seules existent les choses que l’on peut voir et toucher. Pour illustrer son propos, elle demanda à Angèle de sortir de la pièce. Puis elle demanda à toute la classe de l’appeler. Les filles crièrent « Angèle, entre ! », et Angèle entra comme demandé, intriguée, mais pressentant un piège. 

« Vous voyez, les filles, » expliqua soigneusement Gertrude, « comme Angèle est une personne vivante, quelqu’un que nous pouvons voir, entendre et toucher. Lorsque nous l’appelons, elle nous entend. Mais supposons. . que nous appelions l’Enfant Jésus, en qui certaines d’entre vous semblent croire . . . pensez-vous qu’Il vous entendrait ? » Il y eut un silence de mort ; puis quelques voix dirent timidement : « Oui, nous le pensons. » « Et toi, Angèle ? », demanda l’institutrice. Angèle a enfin compris. Elle s’était attendue à un piège, mais pas de cette taille-là. Cependant elle répond avec une foi ardente : « Oui ! Je crois qu’Il m’entend ! ». Gertrude se met alors à rire fort et longtemps. Puis, elle se tourne vers la classe, et tire sa cartouche : « Eh bien ! Appelle-Le alors ! » Silence. Les arguments de la communiste avaient eu une certaine efficacité. 

Angèle se précipite soudain devant la classe, les yeux brillants. Elle fait face à ses camarades de classe, et elle crie : « Écoutez les filles, nous allons L’appeler ! Appelons toutes ensemble : « Viens, Enfant Jésus ! » Toutes les filles se lèvent d’un bond et commencent à crier : « Viens, Enfant Jésus, viens, Enfant Jésus. . . ». Gertrude est déstabilisée. Elle ne s’était pas attendue à cette réaction. Mais les filles continuent. Un halo d’espérance se dégage maintenant du petit chef. Lorsque l’attente est à son comble, la porte de la salle de classe s’ouvre sans bruit, une intense lumière se met à y briller, puis cette lumière entre dans la salle de classe et augmente légèrement, comme la lumière d’un feu intense mais sans violence. Au milieu de cette splendeur, brille un globe d’une lumière encore plus claire. 

Alors que les filles et l’enseignante regardent, immobiles, le globe s’ouvre et révèle un bel Enfant vêtu d’une tunique brillante. Son sourire est si ravissant que les petites filles sourient en retour, plongées dans une paix et une joie parfaites. Puis, doucement, le globe se referme et disparaît par la porte. Les enfants regardent encore avec ravissement en direction de la porte, lorsqu’elles sont ramenées sur terre par un cri aigu. « Il est venu ! » crie la maîtresse d’école terrifiée, « Il est venu . . .  ! ! ! ». Et elle s’enfuit dans le couloir. 

L’abbé Norbert a interrogé les petites filles une par une. Il a attesté sous serment qu’il n’avait pas trouvé la moindre contradiction dans leurs récits. Quant à Gertrude, elle a été internée dans un asile. L’énorme choc de l’apparition avait affecté son esprit impie et elle n’a plus jamais cessé de répéter : « Il est venu, Il est venu ! » 

Kyrie eleison

jeudi 30 juin 2022

Rerum Novarum II

KE 778 (11 juin 2022)

Vous voulez guider l’homme ? Eh bien, la place est prise ! 
Le Dieu qui l’a fait, lui, a fait aussi l’Église.

En 1891, dans sa fameuse encyclique Rerum Novarum aux évêques catholiques, le pape Léon XIII fustigea le Socialisme à cause de son opposition radicale à la nature donnée par Dieu à l’homme (Voyez le Commentaire de la semaine dernière). On estima à l’époque que le pape n’était pas l’ami de la classe ouvrière, dont les intérêts étaient soi-disant protégés par le Socialisme. C’était tout le contraire. Toute la seconde partie de l’encyclique donne la vraie solution aux problèmes réels de cette fin du 19ème siècle, pour lesquels le Socialisme s’avéra être une fausse solution. Puisqu’en ce 21ème siècle athée, le monde continue à se laisser séduire par le Socialisme et le Communisme des Mondialistes dans la même guerre contre Dieu, regardons – même brièvement – la vraie solution du pape. 

Il dit que cette solution doit venir de trois sources. La première et principale, l’Église catholique. La deuxième, l’État, qu’il appela à jouer un rôle particulier dans la protection des travailleurs. Et la troisième, les associations privées d’employeurs et d’employés, dont il précisa qu’elles devaient jouer un rôle très important. Mais le pape commença par dissiper les solutions chimériques aux problèmes sociaux, solutions qui cherchaient à éliminer tant 1) les inégalités naturelles visiblement inhérentes à tous les hommes que 2) la dureté – qui n’est pas naturelle – de cette « vallée de larmes », conséquence du péché. Les Catholiques savent que les inégalités sont naturelles à la création, qu’elles existent pour refléter la variété infinie du Créateur, et ils savent que la souffrance, la mort et la concupiscence ne sont entrées dans la création que par le péché originel de l’homme. 

Ainsi, le Communisme, en promouvant la lutte des classes et la révolte contre toute autorité, n’est pas naturel mais contre-nature. Et l’Église se propose la première de créer l’harmonie des classes et le respect de l’autorité, par ses moyens propres de justice naturelle et de charité surnaturelle. En justice, les ouvriers doivent travailler et respecter leurs employeurs ; les employeurs doivent respecter leurs travailleurs et s’occuper de leur bien spirituel et physique, en particulier en payant un juste salaire qui ne doit pas être déterminé comme le moindre montant qui évite à l’employeur de passer au tribunal. Dans la vision d’éternité de la charité, la richesse est plutôt un obstacle qu’une aide au salut, de sorte que le riche doit partager avec le pauvre, et le pauvre ne pas envier le riche. La foi détruit donc deux erreurs opposées, le Socialisme et le Capitalisme Libéral, en modérant le désir excessif des hommes pour la richesse. 

De même pour l’État (RN 46). Sa fonction première est la sauvegarde du bien commun de tous ses membres, non des seuls riches. De fait, les riches peuvent la plupart du temps subvenir eux-mêmes à leurs besoins, tandis que les pauvres peuvent facilement se retrouver dans la misère. Et dans la condition délabrée de la classe ouvrière en 1891, cela signifie que l’État doit intervenir en leur faveur. La loi doit protéger leurs mœurs, leur dignité et leurs conditions de travail, en établissant une protection spéciale des femmes et des enfants et en aidant les ouvriers à devenir des propriétaires. C’est ainsi que l’Église catholique posa les prémices de l’État-providence moderne. Léon XIII fut largement incompris en son temps, mais 40 ans après, Pie XI salua le bien accompli grâce à Rerum Novarum

Et troisièmement, le pape appela à créer et favoriser toutes sortes d’associations privées, comme les corporations médiévales, où les hommes puissent se rassembler non pas tant horizontalement au sein de la même classe, que verticalement, toutes classes confondues au sein du même métier, pour tirer vers le haut la prospérité de chaque classe. Les associations chrétiennes de cette sorte furent d’un immense profit, mais au lieu de les aider, les États anti-religieux les entravèrent. Que l’on s’occupe spécialement du bien religieux des travailleurs, mais que l’on prévoie aussi leur maladie, leur chômage, leur vieillesse et leurs accidents. Que l’exemple des Catholiques convertisse les Socialistes ! 

Par cette doctrine sur l’Église, l’État et les associations d’aide aux travailleurs, le Pape prouva qu’il condamnait non seulement le Socialisme mais aussi le Capitalisme Libéral qui, en plaçant la recherche du profit au-dessus du souci des hommes, avait réduit les travailleurs à une grande misère. Mais les Mondialistes reviennent à cette même grave erreur. Profiteront-ils de l’enseignement du pape Léon XIII ? On peut en douter. 

Kyrie eleison

mercredi 22 juin 2022

Rerum Novarum I

 KE 777 (4 juin 2022)   

Les Globalistes avides de pouvoir amènent 
Le Socialisme et sa douleur inhumaine.

Karl Marx n’a-t-il pas dit que le Communisme pouvait se résumer en une seule expression : « l’abolition de la propriété privée » ? Et Klaus Schwab, Globaliste parmi les Globalistes, n’a-t-il pas dernièrement promis à toute âme vivante que, sous le Globalisme, « vous ne posséderez rien mais vous serez parfaitement heureux » ? Tout ceci ne révèle-t-il pas que le Globalisme est par définition une continuation du Communisme ? Mais pourquoi une telle détestation de la propriété privée ? Parce que ces êtres sans-Dieu veulent mettre un terme à toute société humaine qui ait encore la moindre croyance, ou le moindre respect pour Dieu et ses dix Commandements : 7) tu ne voleras pas ; 10) tu ne convoiteras pas injustement le bien d’autrui. Soit deux Commandements sur dix pour établir le principe de la propriété privée parmi les hommes. La guerre moderne contre la propriété privée est, entre autres choses, une guerre de l’homme moderne contre Dieu. 

L’Église catholique défend les intérêts du Bon Dieu, elle défend donc la propriété privée contre les Socialistes, les Communistes, les Globalistes et tous les autres ennemis de la société humaine qui veulent l’abolir. Un des plus notables défenseurs de la propriété privée fut le pape Léon XIII (1878–1903), dans sa célèbre encyclique Rerum Novarum de 1891. À l’heure où les Globalistes athées menacent actuellement de renverser toute la société humaine avec leur « Réinitialisation », jetons un coup d’œil à la défense que ce pape a faite du principe de la propriété privée. 

La propriété privée, dit-il (RN 8), est un droit naturel de l’homme qu’il est injuste d’abolir, car cela lèse tant les travailleurs que les propriétaires, tant les États que les gouvernements. Ceci vient de ce que l’homme seul est un animal rationnel parmi tous les autres animaux, ou brutes. Ainsi tous les animaux doivent se nourrir, mais alors que Dieu a pensé à pourvoir en aliments tous les animaux sans raison, Il a donné aux hommes un esprit pour prévoir leur propre avenir. Cela signifie que, tandis que les animaux sans raison utilisent purement et simplement les choses, l’homme non seulement en use, mais peut aussi les posséder. Or, seule la terre peut pourvoir aux besoins futurs et récurrents des hommes. Donc l’homme est d’une nature telle qu’il peut soumettre la terre à sa possession, en d’autres termes : il a un droit naturel à la propriété. 

Une objection veut que l’État puisse pourvoir aux besoins de tous les hommes. Léon XIII répond (RN 13) par un autre principe-clé : l’individu est antérieur à l’État (parce que pour qu’un État existe, il doit exister auparavant des individus qui s’assemblent). Une autre objection veut que Dieu donne la terre en commun à l’humanité, autrement dit, il donne toute la terre à toute l’humanité (RN 14) et non à tel ou tel propriétaire. Léon XIII répond que s’il est vrai que Dieu offre la terre pour servir à tous et pour être possédée par n’importe qui, néanmoins, toute portion particulière doit être possédée par quelqu’un de précis. Autrement les querelles seraient sans fin, de telle sorte que, comme Klaus Schwab l’a très bien compris, l’État devrait intervenir pour exercer un contrôle total. 

En outre (RN 15), un homme est par définition plus motivé à travailler sa propre propriété, à l’arroser profondément de la sueur de son front. Le priver de la propriété, c’est le priver de la motivation de la travailler et c’est le frauder du fruit de son travail. L’homme s’attache naturellement à sa terre. Le Socialisme et le Globalisme le coupent, tous les deux, de ses racines pour mieux le contrôler. 

Le droit naturel de l’individu à la propriété est de plus renforcé par les obligations naturelles de la famille (RN 18). De même que la paternité est un droit naturel qui étend un individu comme tête d’une famille, de même la famille, par sa nature, étend le droit de propriété, soit par exemple pour nourrir toute la famille dans le présent, soit pour faire hériter les enfants à l’avenir. L’État ne peut ni ne doit pourvoir à ses besoins (exception faite des nécessités spéciales de familles en détresse), parce que les enfants n’entrent dans la société ou dans l’État que par leur famille, et donc la famille préexistante a des droits et des devoirs préexistants à ceux de l’État. 

Ce pape sensé conclut (RN 22) que le socialisme ravagera la société par des troubles, par l’envie, la pauvreté, la misère universelle et l’asservissement. Rendez-vous la semaine prochaine pour voir ce que dit Léon XIII des devoirs de l’État. 

Kyrie eleison 

jeudi 26 mai 2022

LE SOI-DISANT « RACISME »

KE 773 (7 mai 2002)

« Les Vies Noires comptent. » Sûr ! Mais c’est seulement
Au Ciel que Dieu récompensera leurs tourments.


Récapitulons les deux derniers numéros de ces Commentaires (23 et 30 avril) : si aujourd’hui le « racisme » a une importance telle qu’il va contre tout sens commun, c’est parce que le Marxisme est une religion de substitution, et que la lutte contre le « racisme » n’est que son nouveau visage. Mais ce qui n’est « qu’un nouveau visage » n’en présente pas moins dans les rues l’aspect d’une vraie croisade, exemple : « Black Lives Matter ». Pourquoi les communistes, chauffés ou réchauffés, se comportent-ils toujours comme des croisés ? Cette question touche à une réalité religieuse qui mérite – pour leur bien – toute notre attention. (En fait, seuls les hommes qui possèdent un peu de sens du vrai Dieu comprennent adéquatement notre monde moderne athée).

L’homme est une créature spirituelle. Les deux ordres d’êtres qui lui sont supérieurs, Dieu et les anges, sont purement spirituels ; les trois ordres qui lui sont inférieurs : animaux, végétaux et minéraux, sont purement matériels ; l’homme seul est à la fois spirituel par son âme et matériel par son corps. Être spirituel par son âme, lui seul parmi tous les animaux matériels possède l’intelligence et la raison, et par sa raison, le libre-arbitre. S’il était privé d’intelligence, il ne pourrait pas commander aux autres animaux, comme Dieu le lui a ordonné de le faire (Gen 1, 26), et comme visiblement il peut le faire. Si ce n’était pas le cas, les animaux plus forts et plus féroces que l’homme n’en auraient fait qu’une bouchée depuis longtemps. Mais le fondement authentique du Marxisme et du Communisme est le matérialisme athée, c’est-à-dire le refus d’un quelconque Dieu, d’un esprit au-dessus de la matière, et du libre-arbitre. Voyez la toute première erreur de notre âge matérialiste, condamnée en 1864 par Pie IX dans son Syllabus des Erreurs qui condamne 80 erreurs modernes.

Parce que « c’est Dieu qui nous a faits, et non nous-mêmes » (Ps 99, 3), alors nous sommes des créatures spirituelles, que cela nous plaise ou non. Créatures sorties des mains de Dieu, et destinées par Lui à aller vers Dieu, avec nos âmes spirituelles et immortelles seules capables, par le droit usage de notre libre-arbitre spirituel conjointement avec nos corps matériels ici-bas, de jouir là-haut de Son Ciel spirituel pour toujours. Donc, la réelle dignité de l’homme ne consiste pas tant dans cette simple possession du libre-arbitre, mais dans son usage droit. Mais par orgueil, l’homme refuse sa destinée spirituelle au Ciel car il devra y être soumis à Dieu. Ainsi s’explique sa prétention à n’être qu’un simple être matériel n’ayant pas à obéir aux Dix Commandements de Dieu.

Mais aucun homme qui ait jamais vécu n’a conçu lui-même sa propre nature (Ps 99, 3), et donc, même quand il prétend n’être que matière, il reste spirituel, avec cet instinct donné par Dieu qui lui fait pressentir la vie au Ciel, sans mariage (Mc 12, 25), sans race (Gal 3, 28), sans aucune sorte d’inégalité blessante, mais où « le Christ sera tout en tous » (Col 3, 11). Au Ciel toutes ces irritantes inégalités, propres à la vie sur terre, s’effaceront devant la Gloire Divine de l’infinie variété des êtres humains bénis vivant en harmonie avec Lui – et entre eux.

Mais ici s’élève un problème insoluble pour les sans-Dieu que nous sommes. Nous tournons le dos à Dieu, mais nous ne pouvons cesser de désirer ces liberté, égalité, fraternité et immortalité qui viennent de Lui, et qui sont inscrites dans la nature spirituelle de nos âmes. Ainsi nous nous efforçons de faire entrer dans la brièveté de nos vies mortelles, la satisfaction de nos aspirations immortelles qui ne peuvent être comblées que dans Sa vie sans fin. Autant faire rentrer une pinte dans un verre à demi : impossible ! La vie moderne est pleine d’exemples de ces hommes à la poursuite de cette satisfaction par des moyens totalement impropres. « Vous nous avez fait pour Vous, Seigneur, et notre cœur est inquiet jusqu’à ce qu’il repose en Vous » (Saint Augustin).

Il fut un temps où les employeurs ne se privaient pas d’avertir, dans les annonces d’emploi : « Juifs, noirs et femmes s’abstenir. » Les Juifs peuvent en vouloir aux Blancs d’avoir dirigé le monde ; les Noirs s’indigner du fait que beaucoup de gens les regardent de haut ; les femmes en vouloir à l’homme d’être le chef de famille. Mais qui blâmer ? Principalement les Blancs qui ont reçu de Dieu les dons nécessaires pour enseigner aux Juifs le Nouveau Testament ; aux Noirs leur dignité devant Dieu ; et aux femmes leur véritable rôle dans la famille. Mais en abandonnant Dieu, les Blancs se judaïsent eux-mêmes ; ils voient les Noirs déchirer leurs cités ; et ils s’efféminent. La véritable solution à ces problèmes et à tant d’autres est claire : les Blancs doivent commencer par revenir à Dieu.

Kyrie eleison

vendredi 13 mai 2022

Le marxisme racial

KE 772 (30 avril 2022)

Herbert Marcuse

Seigneur Dieu, sauvez votre peuple qui se perd;
Pardonnez-nous, brebis noyées dans la matière.

La semaine dernière, ces Commentaires ont essayé d’expliquer comment les mots « raciste » et « racisme » étaient dernièrement devenus presque aussi mortels que les mots « antisémite » et « antisémitisme » ; ceci fut l’occasion d’exposer l’argument montrant comment le Marxisme pouvait être renommé « Marxienté », parce qu’il avait été conçu comme un substitut de la Chrétienté. Si donc l’antiracisme actuel n’est qu’une métamorphose du Marxisme, ceci explique pourquoi le « racisme » inspire une horreur quasi-religieuse aux libéraux qui sont quasiment partis en croisade pour le faire disparaître. Croisade ? Oui, car les libéraux se battent pour remplacer dans l’univers entier, l’ordre de Dieu par l’ordre de l’homme, et Dieu par l’homme. Les papes du 19ième siècle enseignèrent que c’était l’adoration de la fausse liberté, le libéralisme, qui ouvrait la voie au Marxisme.

Comment James Lindsay, auteur et critique culturel américain, présenté la semaine dernière, a-t-il montré que l’antiracisme était un nouveau masque du Communisme Marxiste ? (v. theepochtimes.com/James Lindsay). Le fondement du Marxisme est le matérialisme athée, c’est-à-dire que Dieu n’existe pas et l’homme doit prendre la place qu’Il avait dans la Chrétienté. La religion n’est que « l’opium du peuple ». Le péché qui est responsable de tant de misères dans la société n’est plus le péché originel d’Adam et Ève, mais la propriété privée, parce qu’en créant une division du travail, elle engendre l’inégalité chez les hommes par des relations sociales de domination, d’exploitation et d’aliénation. En conséquence, le Communisme recréera le paradis, mais sur terre et non au Ciel, en abolissant la propriété privée et en restaurant l’égalité entre tous les hommes. « Ouvriers de tous les pays, unissez-vous ! » et ensemble nous abolirons les différentes classes d’hommes. D’où la lutte des classes conjointe au Communisme.

Au 19ième siècle, cette lecture de la société avait une certaine justification dans la réalité, dans la mesure où capital et travail étaient par trop divisés, et que les ouvriers étaient exploités par des capitalistes ne cherchant que le profit. Mais les Papes, surtout Léon XIII dans son encyclique Rerum Novarum de 1891, firent que les capitalistes comprirent qu’il était dans leur propre intérêt de s’occuper des ouvriers, et une conduite plus sage prévalut. En Occident, la classe ouvrière fut bien mieux considérée par la suite, avec le résultat que la prospérité des ouvriers ne les rendait plus fiables comme levier pour la Révolution. Or le niveau de vie des ouvriers n’avait jamais été le vrai but du Communisme, mais simplement un moyen de renverser ce qui restait de l’ordre Chrétien, pour frayer un chemin au triomphe de l’ordre des hommes. Il fallut donc trouver un nouveau levier.

Et celui-ci fut la trouvaille du philosophe germano-américain Herbert Marcuse (1898–1979), le plus influent des Marxistes du 20ième siècle. Il avait dans la moelle de ses os le même instinct Révolutionnaire anti-Chrétien que Karl Marx, qui était fils d’un Rabbin. Marcuse se sentait trahi par la classe ouvrière parce que cette classe rejoignait massivement la classe moyenne. Où pouvait-il bien trouver une nouvelle inégalité, exhalant un violent parfum d’injustice, qui pourrait enflammer d’enthousiasme pour la Révolution, et constituer un levier capable de renverser l’ordre social présent, pour ouvrir la voie au Nouvel Ordre Mondial ? Son choix se porta sur la race. Il se tourna, selon ses propres termes, vers la « population des ghettos », en vue de la faire diriger par des étudiants spirituellement sous-alimentés par le matérialisme de leur « universités » occidentales, et donc avides d’une nouvelle religion : le Nouvel Ordre Mondial Communiste.

Ainsi naquirent le marxisme identitaire, la politique identitaire, la mobilisation gauchiste des étudiants blancs, « Black Lives Matter » pour détruire les cités des hommes blancs et leur créer un sentiment de culpabilité. Ainsi naquirent le mépris pour tous ceux qui, désormais à droite, avaient trahi le Communisme ; le politiquement correct et la sacralisation d’une censure propre à empêcher la possibilité même d’une pensée de droite ; la « culture de l’annulation » actuelle, parce qu’on ne peut plus accorder la moindre tolérance démocratique à une quelconque résistance au gauchisme, parce que cette résistance n’a pas même le droit d’exister ... et ainsi de suite, sans fin. Voilà les racines de l’antiracisme du Meilleur des Mondes d’aujourd’hui.

Tout cela arrive parce que l’humanité a tourné le dos au vrai Messie et s’est tournée plutôt vers les experts en fabrication des faux messianismes, l’un après l’autre. L’humanité devra apprendre à ses dépens que c’est la Vérité qui compte. « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie, » dit Notre Seigneur (Jn 14,6)

Kyrie eleison

samedi 30 avril 2022

Marxisme = religion

KE 771 (23 avril 2022) 


Le cœur du système de Marx est le mépris
De Dieu. Les hommes, quand l’auront-ils bien compris ?

« Les coups blessent, les mots glissent » : la formule n’est pas toujours vraie. Les mots ont un pouvoir bien à eux de détruire l’ennemi en le flétrissant. À cet égard et sans conteste, le mot antisémite est vainqueur toutes catégories, encore que ces derniers temps, le mot raciste lui donne du fil à retordre. Mais d’où peut donc bien venir cette obsession actuelle pour la race, et pourquoi est-il devenu si mal porté d’être raciste ? James Lindsay, 43 ans, américain, est auteur et critique culturel. Comme on peut s’y attendre d’un homme de sa génération, il a attrapé la pensée gauchiste avec son biberon, et en a été nourri depuis. Mais voici qu’à l’instar de Dostoïevski et de Soljénitsyne en leur temps, il commence à passer de l’autre côté du miroir : en deux leçons, Lindsay explique clairement comment la « race » a pris aujourd’hui une importance exorbitante.

Dans sa première leçon, Lindsay montre comment le marxisme devrait plutôt s’appeler Marxienté, car il est l’ersatz chimiquement le plus pur de la Chrétienté. Lindsay dit que tout ceci apparaît très clairement dans les Manuscrits de 1844 de Marx, qui annoncent le Capital de 1867, mais ces Manuscrits seraient beaucoup plus importants et intéressants. Dans sa seconde leçon, Lindsay montre comment le système philosophique de Marx, en tant que successeur du subjectivisme de Kant et de l’évolutionnisme de Hegel, est en évolution perpétuelle, de sorte que dans la Révolution Communiste, cette évolution perpétuelle n’est pas seulement une option, mais comme l’a dit Lénine, elle est nécessitée par l’évolution même des circonstances à chaque époque. Et c’est un autre penseur Juif, Herbert Marcuse (1898–1979), qui, au milieu du 20ème siècle, a montré avec succès que la classe ouvrière, comme levier de la Révolution, était dépassée et devait être remplacée . . . par la race ! D’où l’importance quasi-religieuse de la race comme moyen de continuer à subvertir le monde.

Une religion pour subvertir le monde ? Oui : c’est le Communisme, dont Winston Churchill disait qu’elle était « la Chrétienté armée d’une hache de guerre », et Pie XI, « le messianisme du matérialisme ». Vers 1851, le poète anglais Matthew Arnold (1822–1888) entendait dans le ressac, sur la plage de Douvres, « le long grondement mélancolique, de la Foi qui se retire du monde. » Au fur et à mesure que la Chrétienté reculait comme une marée descendante, apparaissait un immense vide dans les esprits des hommes et dans leurs vies. Ce vide a dû être rempli par quelque chose ou, comme a dit Chesterton, par n’importe quoi, mais de préférence quelque chose qui semblerait au moins capable de combler les mêmes besoins humains que la Chrétienté comblait. Et pour Lindsay c’est précisément ce que le marxisme a fait et fait encore. Car Marx a proposé bien plus qu’une simple théorie politique et sociale : il a tracé les contours d’une théologie, avec une théorie exhaustive de la nature humaine. Dressons une liste des différents thèmes essentiels à la Chrétienté, pour voir comment Marx les a remplacés :

La Chrétienté a un Dieu qui fixe un but et une fin à ce monde ; Son être est réel et stable (ontologie), et connaissable (épistémologie) ; il existe un royaume de Dieu qu’on peut obtenir au Ciel, mais sur la terre le Jardin d’Éden a été perdu par le péché originel, avec tous les péchés qui s’ensuivent ; cependant il existe, venant du Ciel, un rachat du péché par Jésus-Christ, notre Sauveur et Rédempteur.

Et voici ce que dit Marx. Il se débarrasse de tout Dieu réel, et Le remplace par l’homme. La religion est « l’opium du peuple ». Dans l’ontologie marxiste, l’être peut être réel mais il ne peut en aucun cas être stable, parce qu’il est en constante évolution (cf. Hegel). Il n’est pas objectif car il est connaissable seulement subjectivement (cf. Kant). Pour autant, la vie de l’homme sur cette terre a un but et une fin, qui est le triomphe de la Révolution socialiste par laquelle tous les hommes vivront dans l’harmonie Communiste, recréant le Royaume de Dieu et le jardin d’Éden, mais sur terre. Le péché originel qui vicie toute société non-socialiste est la propriété privée, parce qu’elle crée la division du travail, engendrant à son tour des relations sociales de domination, d’exploitation et d’aliénation. Donc le Communisme doit abolir la propriété privée (cf. Klaus Schwab) et toutes les distinctions de classe. La rédemption universelle adviendra aussitôt qu’on n’aura plus besoin du mécanisme de l’État pour établir l’égalité universelle. En attendant, tous les hommes doivent se ranger du côté de la Révolution, et travailler avec elle et pour elle, afin d’établir le paradis sur terre, où l’homme sera Dieu.

Vous pouvez voir M. Lindsay à l’adresse électronique suivante (transcription en anglais seulement) :


et vous reporter au numéro des Commentaires de la semaine prochaine pour la deuxième partie de son argument sur les racines du racisme d’aujourd’hui.

Kyrie eleison

jeudi 29 juillet 2021

Le Dieu qui perdure

Mgr Williamson nous rappelle ici que les lumières et les solutions radicales à toutes les crises humaines se trouvent dans le recours à la bonté divine qui ne fait jamais défaut en tout temps.  La crise covido-communiste n'échappe pas à ce postulat.

Commentaire Eleison 731 (17 juillet 2021)


La Judée véritable est l’Eglise de Dieu,
Elle aura un bon Pape ; et aussi un Roi pieux.


L’homme est toujours soumis au changement ; nul besoin d’en apporter la preuve. En revanche, Dieu ne change en rien, car il est l’Être par essence (et certains disent qu’Il n’existe pas !).De sorte que tout l’Être est en Lui. Il n’y a donc aucun être qu’Il puisse encore acquérir. Or, s’il changeait en quelque manière que ce soit, Il acquerrait de l’être de plus : Il ne peut donc pas changer. Les Psaumes ont tous été écrits par Dieu ; certes, par le truchement d’instruments humains, tel que le roi David, mais en définitive, par Dieu Lui-même. De sorte que chaque Psaume est un petit autoportrait du Dieu immuable, restant toujours fidèle à Lui-même, en dépit de toute la confusion des hommes dans les âges successifs, y compris dans le nôtre. Examinons le Psaume 77 (numérotation moderne 78) pour voir ce qui se trouve au cœur de la confusion covidiste, datant du printemps de l’année dernière. Ce n’est pas compliqué.

1–4 Le psalmiste commence par attirer l’attention de ses auditeurs : à la génération qui vient, il va conter les gloires de Dieu du temps passé, tout comme les générations d’antan les ont également racontées. (Remarquez ici l’appel à la Tradition. Constatez le contraste avec « l’éducation » d’aujourd’hui qui fait exactement l’inverse, allant jusqu’à interdire aux « éducateurs » de mentionner le nom même de Dieu).

5 Il a suscité un témoignage en Jacob, posé une loi en Israël, ordonnant à nos pères de les transmettre à leurs enfants ; 6 afin que la génération suivante en soit avertie, et que ces enfants, qui suivront, se lèvent à leur tour et les racontent à leurs enfants ; 7 afin qu’ils placent leur espérance en Dieu, qu’ils n’oublient pas les œuvres du Tout Puissant, mais qu’ils gardent ses Commandements ; (mais bien sûr, « l’éducation » moderne veut exclure Dieu.) 8 de peur qu’ils ne deviennent comme leurs pères : une génération rebelle, à la nuque raide, une génération au cœur infidèle, à l’esprit inconstant. (L’essence même de notre génération actuelle trouve ici sa description.)

9–20 A titre d’exemple : malgré tous les miracles par lesquels Dieu avait fait sortir les Israélites du pays d’Égypte et les avait conduits en Terre promise, malgré l’eau jaillie du rocher et coulant en quantité suffisante pour tout le peuple, il y en avait encore qui refusaient d’obéir à Dieu, estimant qu’il Lui serait impossible de les nourrir au milieu du désert.

21–22 C’est pourquoi, à force d’entendre les lamentations de ce peuple, le Seigneur fut rempli de colère ; un feu s’alluma contre Jacob, sa colère éclata contre Israël parce qu’ils continuaient de n’avoir aucune confiance en Lui et se défiaient de sa puissance salvatrice. (Pareillement, Dieu est aujourd’hui en colère contre l’Occident moderne athée, parce que celui-ci préfère accorder sa confiance aux « scientifiques », aux politiciens menteurs, aux matérialistes aveugles, plutôt qu’à Lui. L’épidémie du Covid en est un châtiment).

23–29 Pourtant, Dieu décida de nourrir les Israélites en abondance avec la manne. 30 Ils péchèrent encore. 31 Il les frappa de nouveau. 32 Ils ne croyaient toujours pas. 33 Il les fit donc mourir. 34–37 Alors ils se convertirent à Lui, mais ce n’était pas sincère. 38–40 Dans sa bonté, se souvenant de la fragilité humaine, Dieu leur pardonna. Mais combien de fois dans le désert ne L’ont- ils pas affligé ! 41–51 Combien de fois n’ont-ils pas oublié tout ce qu’Il avait fait en Égypte, pour punir et les Égyptiens et les Israélites. (Que de fois Dieu a flagellé l’Europe moderne, lui envoyant de terribles révolutions et des guerres sanglantes, et maintenant le Covid, – moins le supposé virus que l’épouvantable « vaccin » – Et pourtant, le peuple ne montre à Dieu que mépris).

52–58 Enfin, Dieu conduisit son peuple en Terre Promise mais, même là, les Israélites pratiquèrent l’idolâtrie. 59–64 Une nouvelle fois, Dieu montra sa colère, Il rejeta Israël et les livra à leurs ennemis (aujourd’hui : aux covidistes et aux communistes). 65–66 Une fois de plus, Dieu cède et, cette fois-ci, disperse les ennemis d’Israël. (Si seulement les Occidentaux se convertissaient à Dieu, s’ils revenaient à Lui, les covidistes et les communistes disparaîtraient dans un souffle d’air). 67–72 Mais Dieu, qui continuait toujours d’aimer Juda d’un amour de prédilection, lui donna le grand roi David.

Kyrie eleison.

samedi 23 janvier 2021

La Fraternité réorientée

Kyrie eleison DCCVI - 706 - (23 janvier 2021)

Certains de nos lecteurs pourraient penser que Mgr Williamson exagère quand il écrit que la 
Fraternité Saint Pie X a fait défection dans le combat de la Foi car "il reste quand même quelques bons prêtres et de bons sermons à l'occasion". Là n'est pas le problème puisque la gravité de la situation de la FSSPX c'est l'orientation générale que cette oeuvre poursuit depuis quelques années. Explications argumentées de Mgr Williamson.

Las ! La Fraternité a été abusée.
Qui pourra, désormais, sauver l’humanité
?

L’abbé Pagliarani, Supérieur Général de la FSSPX, a publié en novembre dernier un texte commémorant le 50ème anniversaire de la fondation de la Fraternité en 1970. L’abbé Edward McDonald, prêtre de la "Résistance" en Australie, a écrit un intéressant commentaire là-dessus que nous résumons ci-après.

1. L’abbé Pagliarani pose la question suivante : "La flamme ("celle d'une charité sans peur") reçue de notre Fondateur est-elle encore vivante ? Exposée à une crise qui se prolonge indéfiniment dans l'Église et dans le monde, cette précieuse torche ne risque-t-elle pas de s'affaiblir avant de défaillir ? – L’abbé Pagliarani laisse cette question en suspens.

2. C’est à peine si, au fil du texte, l’abbé Pagliarani mentionne le Concile Vatican II. Pourtant, sans Vatican II, la FSSPX aurait-elle une raison d’être ? Car Rome est la source de toutes ces erreurs sur la foi, sur la doctrine et la morale que la FSSPX a combattues. Les papes post-conciliaires n’ont-ils pas mis en application les enseignements venant du Concile? Le centre de l'apostasie est au Vatican ; son siège est là. Or, l’abbé Pagliarani ne mentionne même pas les erreurs de Vatican II. Pourquoi ces omissions ? C’est que, pour lui, le combat est bel et bien terminé : la FSSPX fait maintenant, avec Vatican II et l'Église conciliaire, cause commune contre le mouvement de la "Résistance".

3. L’abbé Pagliarani réduit la voilure aux dimensions du combat propre à "la vie spirituelle". Pour Mgr Lefebvre, le Règne de Notre Seigneur Jésus-Christ tenait la première place ; procurer aux âmes la vie spirituelle découlait nécessairement de ce but premier. Maintenant, l’abbé Pagliarani fait de la vie spirituelle une priorité en disant, "Notre combat, c'est de permettre à Notre Seigneur Jésus-Christ d'être l'axe de notre vie spirituelle, la source de toutes nos pensées, de toutes nos paroles et de tous nos actes."

4. Pour l’abbé Pagliarani, tout a été dit : il n'y a plus de bataille doctrinale à mener. La FSSPX souhaite simplement continuer à parler, répétant sans doute des arguments déjà exprimés contre les erreurs de Vatican II. Mais, de fait, la FSSPX laisse ainsi dormir les erreurs de Vatican II, car beaucoup de nouvelles choses sont à dire, justement parce que, maintenant, le Pape ne cesse de développer de nouvelles erreurs à partir des documents de Vatican II. Qu’en est-il de la réfutation concernant Amoris Laetitia ? La FSSPX l’a-t-elle seulement entreprise ? Si la FSSPX ne trouve là rien de nouveau à dire, c'est qu'elle a cessé de lutter contre les erreurs du Vatican.

5. L'archevêque Viganò trouve beaucoup de choses nouvelles à dire sur les erreurs de l'Église conciliaire. Pourquoi la FSSPX ne peut-elle faire de même ? Simplement parce qu'elle a capitulé et qu’elle a été réduite au silence. Elle ne peut plus défendre les droits de Notre Seigneur Jésus-Christ. En novembre 2020, le père Daniel Themann, supérieur du district australien de la FSSPX, a interdit à ses membres de manifester publiquement contre un culte publiquement rendu à Satan dans le Queensland. Les fidèles ont dû se contenter de réparer calmement les sacrilèges dans leur chapelle.

6. La lassitude est un thème récurrent dans la lettre du l'abbé Pagliarani – ce n'est pas le cas des saints. Eux ne se fatiguent jamais, ne se lassent jamais de la bataille. Mgr Lefebvre ne s'est jamais lassé du combat. Il était déjà à la retraite lorsqu'il reprit les armes pour une nouvelle bataille contre l'Église conciliaire. A l’inverse, la FSSPX, lasse, incapable d’efforts, a déposé les armes. Elle n'a "rien de nouveau à dire".

7. Depuis plus de quinze ans, les séminaires de la FSSPX ne donnent plus aux séminaristes la formation doctrinale nécessaire pour combattre les erreurs modernes. Au contraire, le modernisme et le libéralisme ont été encouragés dans les séminaires. Désormais, les ordinands sont disposés à faire des compromis sur la vérité ; avec empressement ils coopèrent avec les évêques diocésains modernistes et se soumettent à eux. L’abbé Wegner, ancien supérieur du district des États-Unis, s'est un jour vanté d'avoir conclu des accords avec quarante évêques américains, tous modernistes et libéraux conciliaires.

8. Tout prêtre, resté à la FSSPX après sa capitulation, a décidé – si ce n’est explicitement, du moins tacitement – d'accepter cette nouvelle orientation de la FSSPX. Ce ne sont plus des catholiques militants. L'Église est indéfectible. La FSSPX ne l'était pas. Elle a fait défection.

9. Il ne reste plus d'organisation importante, capable de s'opposer à l'assaut des forces du mal qui, sous la forme du communisme athée, sont en train de conquérir la société. La stérilisation de la FSSPX a tari la dernière grande source de grâces et de bénédictions qui pouvait irriguer le monde. Les quelques poches de résistance qui subsistent ne sont pas en mesure d'arrêter, voire simplement d'entraver, l'asservissement du monde au communisme.

Kyrie eleison.

dimanche 10 janvier 2021

Madiran - Conclusion

Kyrie eleison DCCIV (9 janvier 2021)

Dieu ! Ne laissez pas les hommes à leur propre traîtrise !
Catholique ! Oublies-tu l'importance de l’Eglise ?


Sept numéros de ces "Commentaires" ont servi à étudier tour à tour le Prologue et les six Parties du livre de Jean Madiran (1920-2013), L'Hérésie du 20e siècle. Il est maintenant opportun de revoir ensemble ces Parties afin de mettre en évidence certaines de leurs leçons qui s’appliquent aujourd'hui à la situation de l'Église et du monde. Ainsi pourrons-nous en tirer des considérations qui suggèrent comment l'Église s’est trouvée dans la confusion qui est la sienne aujourd’hui.

Dès le Prologue, Madiran souligne plusieurs points clés : le problème se situait au niveau des Princes de l’Eglise, c’est-à-dire au niveau des évêques, qui levaient l’ancre de la bonne doctrine depuis déjà 100 ans, au nom du progrès. Finalement au 20ème siècle, ils subvertirent radicalement le christianisme, en le fondant dans un lent processus conduisant au communisme. Ce drame a commencé bien avant Vatican II. Donc au départ il y a la perte de la foi des évêques, et le résultat final sera le triomphe global du communisme : en 2020, le mensonge de la “pandémie” du Covid met le communisme à nos portes.

Dans la première Partie de son livre, Madiran met au jour, comme Pie X l'avait fait dans son Encyclique Pascendi (1907), le fondement philosophique de l'apostasie implicite des évêques, à savoir l’adoption du subjectivisme de la philosophie moderne. Par cette disposition intellectuelle, toute vérité, y compris même le dogme catholique, devient une simple option. La réalité objective est évincée. Désormais, l'objet dépend de mon esprit, ce n’est plus mon esprit qui doit correspondre à l'objet. Je suis libéré de la réalité. Dans tous les domaines, ces principes insensés se retrouvent au cœur de la folie de l'Église et du monde d'aujourd'hui. Les esprits de nos contemporains sont en déliquescence.

Dans la deuxième partie, Madiran déclare que les néo-évêques avaient l’intention d’établir une nouvelle religion, laquelle ne pouvait qu'être en guerre avec la religion catholique. Les néo-évêques n'avaient bien sûr aucun droit d'imposer leur fausse religion et, en tant que laïc catholique, Madiran pouvait même s’y opposer de plein droit. N’est-il pas merveilleux de voir l’archevêque Viganò reprendre en 2021 cette même position, prise également par Mgr Marcel Lefebvre en son temps ? Il existe une vérité catholique, objective et immuable, permettant aux catholiques de ne pas suivre leurs évêques qui la quittent.

Dans les parties III, IV et V, Madiran expose sept propositions formant le contenu de l'hérésie du XXe siècle. Elles sont tirées des écrits de l'évêque de Metz qui, selon Madiran, a le mieux mis en évidence cette hérésie : 
(1) Aujourd'hui, tout change ; de sorte que le concept même du salut par le Christ doit également changer. 
(2) Il doit se montrer plus social, car 
(3) la foi d’aujourd'hui est à l'écoute du monde,
(4) et la “socialisation” du monde d'aujourd'hui est une grâce. 
(5) En effet, aucun âge n'a été aussi fraternel, 
(6) et aucun n'a autant regardé vers le futur, donc aucun n’a autant espéré, que le nôtre.

Madiran fait remarquer que cette socialisation, fraternelle et pleine d'espoir, équivaut à une nouvelle religion, laquelle est le communisme. Et de fait, depuis Vatican II, les hommes d'Église glissent de plus en plus à gauche ; leur religion humaniste est leur nouvelle croisade ; l'homme est leur nouveau dieu. Quant à Jésus Christ, à sa Sainte Mère, au Ciel et à l'Enfer, ils sont de plus en plus oubliés, ne comptant guère plus dans la vie réelle.

Dans la cinquième partie, Madiran présente la septième Proposition de l'évêque de Metz : 
(7) La loi naturelle provient de l'intérieur de l'homme ; en d'autres termes, il n'y a pas de loi objective pour l'homme venant de l'extérieur ou d’en-haut. Or, dit Madiran, s’il n'y a plus de nature, c’en est fini du surnaturel ; les dix Commandements se volatilisent, et la charité véritable s’éteint. Dans ce contexte, quelle société et surtout quelle société chrétienne pourrait jamais subsister ? Une telle subversion ne laisse de place qu’au communisme. Voilà où nous en sommes ; et la situation en 2021 est encore bien plus détériorée qu'en 1968. Dans cette Partie, Madiran s'attaque aux racines mêmes de la désorientation et de la désagrégation de l'homme moderne, rendant l’État policier la seule option sociale possible.

Dans la sixième partie, Madiran termine son livre, peu après les émeutes estudiantines du printemps 1968 à Paris. Elles lui ont fourni en guise de conclusion, un spectacle bien à point. Dans la deuxième Partie sur les évêques, il avait écrit que la Néo-église, en n'enseignant que des choses modernes, transformait les jeunes d'aujourd'hui dans les barbares de demain. En 1968, ils remplissaient de leur chaos les rues de Paris (comme on remplirait à nouveau les rues des États-Unis en 2020). Madiran tient les évêques pour responsables de tout cela. Le communisme est une solution fausse. Dieu seul est la vraie solution.

Kyrie eleison

dimanche 3 janvier 2021

Retour du Communisme

Kyrie eleison DCCIII (2 janvier 2021)

Je veux croisade et vrai credo, je ne veux pas d’eau tiède !
Votre « décence » est torve ; votre « fair-play » m’excède.


L’élection présidentielle américaine de novembre dernier a été le théâtre d’une confrontation radicale entre la droite politique conservatrice et la gauche politique révolutionnaire. En effet, depuis longtemps déjà, les conservateurs occidentaux, dont la force était Dieu, vont en s’affaiblissant; tandis que les révolutionnaires, dont la force est dans la révolte contre Dieu, se renforcent. La confrontation est inévitable et, si la gauche ne l’emporte pas en 2020, il ne fait aucun doute qu’elle sera de nouveau en pleine vigueur en 2024 ; à moins que, d’ici là, le peuple américain ne se tourne sérieusement vers Dieu.

Sur ces entrefaites, un éditorial paru dans Dixie Heritage Letter de novembre dernier, en provenance du Sud américain, mettait en exergue, en quatre paragraphes, quatre points principaux concernant la confrontation de 2020. Nous donnons ci-après le texte en abrégé; les quatre points principaux sont mis en évidence en caractères gras –

1. Les juges qui examinent l’appel de Trump au sujet du non-respect des règles du scrutin sont des libéraux qui ne s’embarrassent ni de vérité, ni de justice

Concernant la fraude électorale massive perpétrée, sans qu’on puisse en douter, lors des élections présidentielle du 3 novembre dernier, l’équipe juridique de Trump a déterré toutes sortes de preuves. Pour autant, il ne sera pas facile pour eux de les faire valoir. Du fait que beaucoup des juges, qui instruisent leurs plaintes, sont des « Tout sauf Trump » et, très franchement, ils ne se soucient guère des preuves présentées, aussi convaincantes qu’elles soient. Car ils font partie de l’État Profond et doivent, à toute force, faire en sorte que Trump ne soit pas réélu,

2. Même les « conservateurs » de la Cour Suprême sont bien faibles, face à des libéraux résolus.

Les avocats de Trump devront aller jusqu’à la Cour Suprême. Mais ils devront prier pour qu’un ou deux des juges « conservateurs » ne se laissent pas acheter, comme ce fut le cas de John Roberts, il y a quelques années de cela, lorsque ce supposé conservateur a finalement voté libéral. Certes, Roberts était conservateur, mais il cherchait surtout à concilier les libéraux. Or, ce scénario-là semble se reproduire de plus en plus souvent. On pourrait presque dire, « avec des conservateurs de la trempe de Roberts, qui a encore besoin de libéraux ? »

3. Le libéralisme décent ne peut pas résister à l’indécence du communisme : il y conduit naturellement.

Voilà ce qu’on a pu lire dans un éditorial local : « De nombreux Américains pensent que le régime communiste est un concept abstrait, qui n’impacte que des nations lointaines. Ils ne se rendent même pas compte qu’il est déjà à nos portes. Le communisme s’est répandu en Amérique sous des appellations telels que socialisme, progressisme, libéralisme, néo-marxisme, etc., dans un lent processus étalé sur des décennies de subversion systématique par l’Union soviétique d’abord, et par le Parti communiste chinois (PCC) maintenant. La croyance en Dieu et les principes qui en découlent sont les principales raisons qui ont permis aux États-Unis de jouir de la liberté, de la démocratie et de la prospérité. C’est pourquoi les États-Unis sont aujourd’hui ce qu’ils sont. Mais cette année-ci, le processus démocratique a été subverti. L’extrême-gauche, et le communisme diabolique qui la sous-tend, utilisent le mensonge, la fraude et la manipulation pour tenter de priver le peuple de ses droits et de ses libertés ».

4. Si nos juges font passer leur aversion pour la religion avant la réalité, les États-Unis sont bien prêts de sombrer dans le communisme

Nous n’imaginons pas combien notre pays est proche de basculer dans le communisme. Si l’élite de ce pays décide, d’une manière ou d’une autre, que les opposants de Trump doivent l’emporter, alors il se peut très bien que nous nous retrouvions tous communistes. Que se dit-il en haut lieu ? « Vous pouvez très bien voter pour entrer dans le socialisme, mais il faudra tirer pour en sortir. C’est pourquoi la gauche veut vos armes, car vous n’êtes pas censés pouvoir en sortir ». Beaucoup de choses dépendent du résultat de cette élection – pour les deux parties.

Kyrie eleison.

dimanche 16 décembre 2018

Discussions Renouvelées ? – III

Kyrie eleison DXCVI ( 15 décembre 2018 )

Une belle niaiserie . . . comme on n’en voit plus guère :
“Dîner avec le diable sans une longue cuillère.”

Certains lecteurs de ces “Commentaires” seront peut-être mécontents de voir que, pour la troisième fois, nous revenons sur la rencontre entre le Cardinal Ladaria et l’abbé Davide Pagliarani qui s’est tenue à Rome le 22 novembre dernier. Il peut leur sembler qu’il s’agit là de simples disputes entre prêtres. Mais, catholique ou non, tout être humain souffrira les peines éternelles de l’enfer s’il ne sauve pas son âme. Pour cela, il est nécessaire d’agir en accord avec la doctrine catholique ; c’est pourquoi cette doctrine doit rester pure. Dans les années 1970, la Fraternité Saint-Pie X était la plus ardente à défendre au sein de l’Église la doctrine catholique contre la confusion de Vatican II. Mais voilà que, depuis 2012, la Fraternité se montre moins fidèle à cette doctrine. C’est pourquoi, il est légitime que tout être humain se préoccupe de savoir si, oui ou non, les discussions avec Rome vont venir à bout de la fidélité de la Fraternité à l’Église et à la doctrine de Notre Seigneur Jésus-Christ, unique Sauveur du genre humain.

Il y a deux semaines, ces “Commentaires” (EC 594) présentaient globalement le communiqué de presse du 23 novembre. Le siège de la Fraternité, à Menzingen, décrivait la rencontre de la veille entre l’abbé Davide Pagliarani, nouveau Supérieur Général de la Fraternité, et le Cardinal Ladaria, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Il y a une semaine, les “Commentaires” (EC 595) présentaient le texte intégral des troisième et quatrième paragraphes de ce communiqué de presse, avec leur lueur d’espoir pour que la Fraternité revienne sur la voie tracée par son Fondateur qui voulait défendre la doctrine de la foi. Mais lorsque le cinquième paragraphe concluait que les discussions doctrinales avec Rome doivent être reprises, la lueur s’assombrit. Pourquoi donc ? Parce que les discussions doctrinales entre Rome et la Fraternité ont déjà eu lieu entre 2009 et 2011 (EC 594) ; parce que les néo-modernistes romains d’hier et d’aujourd’hui n’arrivent plus à penser droit (EC 595) ; mais aussi parce que Rome n’a qu’un seul but dans ces discussions avec la Fraternité : mettre un terme définitif à sa résistance historique contre le Nouvel Ordre Mondial satanique.

On le sait : chaque fois que les communistes voulaient s’emparer d’un pays, le principal obstacle sur leur chemin était toujours l’Église catholique qui rejette catégoriquement – doctrinalement – le matérialisme athée des communistes. Mais les communistes ont appris à ne pas combattre les catholiques sur le plan de la doctrine, là où les catholiques fidèles sont les plus forts. Au lieu de cela, ils les ont invités à se joindre à eux dans une action commune, supposément pour le bien du peuple. Une fois établie la collaboration entre catholiques et communistes, ces derniers exploitaient les contacts pratiques qui en résultaient pour contourner le blocage doctrinal. La seule chose que les communistes ne voulaient pas, c’était que les catholiques rompent tout contact. Car sans contacts, il était impossible aux marxistes de subvertir les catholiques.

De même, il y a dix ans de cela, le Cardinal Castrillón Hoyos, employa la même tactique lorsque Rome lui demanda de négocier avec les prêtres de la Fraternité : "Commençons par un accord pratique, leur disait-il ; une fois ensemble, nous réglerons les problèmes doctrinaux. Ce qui importe, c’est que nous arrivions d’abord à un accord pratique".  A l’inverse, Mgr Lefebvre ne cessait d’insister pour que la doctrine catholique passe avant tout. Hélas ! Les successeurs de Monseigneur ont pensé qu’ils savaient s’y prendre mieux que lui. Si bien qu’ils ont constamment cherché à entrer en contact avec les apostats romains, qui, logiquement, ont été ravis d’aller dans ce sens. De sorte que, depuis 2000, la Fraternité défend la Foi de plus en plus faiblement. Le sel est en train de perdre sa saveur. Si la Fraternité ne change pas sérieusement de cap, elle finira par être jetée et foulée aux pieds (Mt. V, 13).

L’autre problème qui se pose est de savoir si la Fraternité désire avoir des discussions avec Rome afin d’obtenir l’autorisation officielle de consacrer la nouvelle génération d’évêques dont elle a cruellement besoin pour assurer son apostolat de par le monde. Mais si elle ne veut pas consacrer de nouveaux évêques sans la permission de Rome, comment pourra-t-elle faire autrement que d’accepter les termes qui lui seront imposés ? En se mettant à mendier, la Fraternité fait que c’est Rome qui choisit, c’est Rome qui est au volant, évidemment. Or, s’il s’agit de défendre la Foi, les conciliaires n’ont rien à faire à la place du conducteur. Le nouveau Supérieur Général veut-il reprendre les discussions théologiques en vue d’obtenir une permission romaine ? Dieu le sait. Mais en tout cas, discuter avec Rome signifie que le Supérieur Général devra danser avec les loups. Mission à haut risque !

Kyrie eleison.

vendredi 25 mai 2018

Le Sel de la Terre n° 104



ÉDITORIAL
Une petite lumière dans les ténèbres

ÉCRITURE SAINTE
★ Frère EMMANUEL-MARIE O.P. : La Jérusalem céleste (Richesses de l’Apocalypse VIII)

ÉTUDES
★ Frère PIERRE-MARIE O.P. : Les fins dernières
★ Frère LOUIS-MARIE O.P. : Dieu prouvé au cœur de l’homme

DU COMMUNISME AU MONDIALISME

★ Michel DEFAYE : Les Révolutions en France étudiées par Marx et copiées par Lénine
ANNEXE : Le Bolchevisme et le Jacobinisme (Albert MATHIEZ)
★ Frère RÉGINALD O.P. : La mission de Soljenitsyne
★ Julien PICODON : L’éternelle tentation communiste de l’Antiquité à la Révolution française

LES GRANDES HEURES DE LA TRA DITION
★ Les leçons du passé
★ Mgr THOMAS D’AQUIN O.S.B. : De Bédoin au Barroux
★ PARVULUS : Avant Morgon : Verjon
★ Paul MARIE : La Fraternité de la Transfiguration

LECTURES
★ DOCUMENTS :
– Quand L. Veuillot regrettait que Luther n’ait pas été brûlé (S. COLINET)
– Quelques nouvelles de Rome occupée
– Les rapports avec Rome (MAUBERT)
– Le sédévacantisme : solution ou diversion ? (DOMINICUS)
– Réponse à certaines questions sur la situation de l’Église
★ Recensions : Le Lion des Flandres – Chesterton thomiste ? – Benoîte Rencurel. Une vie avec les anges – Le Chaînon manqué

★ PARMI LES LIVRES REÇUS

★ INFORMATIONS ET COMMENTAIRES :
– Le vêtement chrétien (Père BRUNO O.S.B.)
– Des musulmans convertis écrivent au pape François

mardi 13 février 2018

Révélation : l'église patriotique et schismatique de Chine avec des évêques invalides mais Rome s'en moque

En Chine, depuis la fin des années 1950, il y a deux Églises : une schismatique et illégitime, qui ne reconnaît pas l’autorité du pape, mais obéit au gouvernement communiste. L’autre, persécutée et forcée de vivre cachée, qu’on appelle « l’Église souterraine », reconnue par Rome comme légitime et qui n’a jamais fait et ne fait pas de compromis avec le régime communiste. Rome approuvait et soutenait celle-ci et condamnait la schismatique-communiste...

Le pape François a changé de stratégie et pratique une politique dite de « détente » à l’égard de Pékin, semblable à celle mise en œuvre par Paul VI à l’égard des pays communistes d’Europe de l’Est, avec la soi-disant Ostpolitik.

Mais il y a plus grave encore, nous savons maintenant de source absolument certaine, par la bouche de Mgr Li, qu'une partie de cette église patriotique chinoise n'a pas d'évêques valides (et par conséquent tous les autres sacrements). Cette révélation énorme et gravissime ne semble pas émouvoir du tout la Rome actuelle.  

Témoignage exceptionnel recueilli par "Xia Chang" dans "le dilemme des catholiques de Chine"( publié dans "Le Sel de la terre" n° 102 page 123)


Mgr Li, évêque de Luoyang - Mgr Pierre Li Hongye -, desservait aussi le diocèse de Zhengzhou, resté sans évêque. Rome avait nommé, pour remplacer l'évêque de ce diocèse, un prêtre patriotique. La réaction des fidèles avait été : autant nous faire bouddhistes !
Mgr Li avait avec lui une dizaine de prêtres et plusieurs dizaines de religieuses, en civil bien sûr, comme dans tous les diocèses. Les religieuses, qui enseignent le catéchisme et s'adonnent aux œuvres de charité, n'ont pas le droit de vivre en communauté et elles habitent deux par deux chez des particuliers, ce qui ne facilite ni l'esprit de communauté, ni l'observance de la règle, ni l'obéissance.
Mgr Li avait été arrêté le 17 avril 2001. La seconde fois que nous l'avons rencontré, il était assigné à résidence dans son village natal du Hutuo. C'est un pauvre village de la campagne très argileuse du Henan, auprès duquel se trouve la nécropole des empereurs de la dynastie des Song (960- 1279), celle-là même qui fut renversée par les Mongols. Le tumulus est précédé de deux longues rangées de statues monumentales des dignitaires de la cour, qui datent des 12e et 13e siècles.
Le jour de cette seconde visite - c'était le vendredi 20 novembre 2009 -, Mgr Li nous a confirmé point par point ce qu'il nous avait déjà dit cinq ans plus tôt. Un de ses camarades de séminaire était devenu Mgr Zhao, évêque patriotique de Cang Zhou. A l'heure de la mort, il avait fait venir Mgr Li à son chevet et lui avait confié que, forcé par les communistes de procéder au sacre épiscopal de deux prêtres indignes, il avait volontairement omis la forme, sans que cela éveille les soupçons. Les deux nouveaux faux évêques, Mgr Chang Shouyi et Mgr Wang Jiwei, avaient femme et enfants. Le second procéda rapidement au sacre de trois autres faux « évêques ».
Après le décès de Mgr Zhao, Mgr Li a donc écrit au pape pour l'informer de la situation. Il n'a reçu aucune réponse. Bizarrement cependant Radio Vatican mentionnait son nom peu après et laissait entendre que c'était un passéiste manquant de charité.
Mgr Li est décédé 16 mois plus tard, le 23 mars 2011, au cours de la veillée pascale. Il laissait le souvenir d'un pasteur caractérisé par la force avec laquelle il vécut sa vocation et supporta de longues souffrances, ayant passé 28 ans dans les prisons et dans les camps. D'un tempérament fort, Mgr Li Hongye était une figure de premier plan de l'Église catholique en Chine. Il est mort alors qu'il bénissait l'eau baptismale avant d'administrer les baptêmes.
Le vicaire général de Mgr Li nous a confirmé que beaucoup de sacres épiscopaux de l'Église patriotique étaient douteux : en d'autres termes, il est probable qu'une bonne partie des évêques patriotiques chinois ne sont pas des évêques, que les prêtres qu'ils ont ordonnés ne sont pas des prêtres, et que les sacrements que ceux-ci donnent ne sont pas des sacrements. Et ceci, même si ces faux évêques reçoivent par la suite une reconnaissance de Rome.