samedi 13 juin 2026
Lettre de Broadstairs 13 : Consécrations épiscopales à Écône
dimanche 10 septembre 2023
Miles Christi XXV (été 2023 )
Vous n’apprenez pas de nouveaux tours à un vieux
singe ; et si les vieux tours fonctionnent toujours, ils seront sans cesse
répétés. Nous parlons de vieux singes,
dignes, expérimentés ; je ne donnerais pas cette garantie à de jeunes
singes, de petits singes, ce que l’on ne trouve pas de nos jours parmi
les simiens très expérimentés du Vatican.
En 2012, l’attrape était que « Rome a changé » et que
les conditions étaient réunies pour « une reconnaissance
canonique »… Cependant, Rome a
seulement changé vers le pire et la reconnaissance canonique a progressé par
paliers, et surtout sans signature officielle comme Mgr Fellay l’avait dit à
Jean-Pierre Maugendre dans un fameux entretien.
En 2023, une dizaine d’années plus tard, l’intrusion du Novus Ordo prend place, graduellement et si adroitement que, cette fois, nous ne sommes pas témoins d’une longue liste d’expulsions et vexations qui se produisirent dix ans plus tôt. Pourquoi ? Le nouvel Huonder. Néanmoins, cette intrusion est beaucoup plus grave parce qu’elle concerne les sacrements.
Mgr Lefebvre, pour de bonnes raisons, remit en question ce
troisième « pouvoir de sanctifier » dans l’Eglise du Novus Ordo. Dans son homélie historique du 30 juin 1988,
il déclara qu’il procédait à ce sacre de quatre évêques précisément parce qu’on
ne peut pas avoir une garantie de la
validité des ordinations (et sacres) dans le Novus Ordo en raison des
altérations manifestes de la « réforme liturgique » qui a suivi Vatican
II, par lesquelles la forme (« Spiritus
principalis ») a été tempérée ; et, un peu comme pour la réforme de
Cranmer (et de ses successeurs), presque toutes les annexes qui l’entourent ont
été modifiées comme pour ne pas exprimer clairement l’intention de l’Eglise,
mais de manière ambiguë, protestante. (à suivre)
mercredi 14 juin 2023
Petite analyse des vidéos de Mgr Huonder
Mgr Huonder est un évêque suisse
de langue allemande, qui a pris sa retraite, il y a quatre ans, dans une école de la Fraternité. Le
communiqué qui l'annonçait précisait dans quel
but : « se consacrer à la prière et au silence» ; ce qui semblait
exclure le ministère. En réalité, dès le début, Mgr Huonder s'est vu confier du catéchisme,
des confessions, des prédications pour
les élèves. Par la suite, il a visité
différentes chapelles, et à la Pentecôte 2021 il a même célébré une messe pontificale au séminaire de
Zaitzkofen, en Allemagne. C'est dans
ce même séminaire que, le jeudi saint
dernier (6 avril), il a de nouveau célébré une messe pontificale, cette fois
pour la consécration des saintes huiles. Il s'agit d'une cérémonie très importante,
puisque les saintes huiles sont la matière des sacrements de confirmation
et d'extrême-onction, et sont utilisées
également pour le baptême et l'ordre.
Pour qu'un évêque consacre
validement les saintes huiles, il faut qu'il soit vraiment évêque, c'est-à-dire
qu'il ait été sacré validement, et d'abord qu'il ait été ordonné validement en
tant que prêtre. Or Mgr Huonder a été ordonné prêtre en 1971 et sacré évêque en
2007, donc dans les deux cas selon le nouveau rite d'ordination ou de sacre,
qui remonte à 1968. Il semble que ce nouveau rite soit valide en soi, mais en pratique il est douteux. C'est ce qu'affirmait Mgr Lefebvre dans une
circonstance très solennelle, le 30 juin 1988 : les sacrements des évêques conciliaires « sont tous douteux »,
Quand il s'agit d'une chose aussi
vitale que les sacrements (qui sont les moyens par lesquels Notre-Seigneur nous
communique sa vie surnaturelle), on ne peut rester dans le doute. Il faut être «tutioriste », comme disent les
théologiens, c'est-à-dire aller au plus sûr, avoir la certitude qu'un donne ou
qu'on reçoit des sacrements valides. Si Mgr Lefebvre a fondé sa Fraternité,
c'est pour préserver le sacerdoce catholique, et du même coup la messe catholique
et les sacrements catholiques. Il a sacré quatre évêques dans le même but.
Je reviens à Mgr Huonder: il y a
un doute sur la validité de son ordination sacerdotale et de son sacre
épiscopal, ce qui entraîne un doute sur la validité de toutes les confirmations
et de toutes les extrêmes-onctions qui seront administrées avec les saintes
huiles consacrées le jeudi saint dernier à Zaitzkofen. Il s'agit donc d'un
événement gravissime, qui malheureusement n'a pas fait beaucoup de vagues;
malheureusement, parce que les prêtres qui ne sont pas d'accord auraient dû
protester publiquement. Leur silence est un silence complice. On sait cependant que quelques prêtres
allemands refusent d'utiliser les saintes huiles consacrées par Mgr Huonder (ce
qui est le signe qu'il y a vraiment un doute).
Dans les semaines qui ont suivi
cette cérémonie, le site de la Fraternité a publié trois vidéos présentées comme un « témoignage de Mgr
Huonder », sans doute pour rassurer les prêtres et les fidèles sur ses bonnes
dispositions. Nous allons voir que cela ne rassure guère, mais de toute façon
nous n'avons pas à juger ses intentions; le problème est objectif : ce Mgr Huonder
est-il vraiment évêque? les huiles qu'il
a consacrées il y a deux mois en Allemagne sont-elles vraiment des saintes
huiles? les enfants qui sont confirmés,
les malades qui sont extrémisés avec ces huiles reçoivent-ils vraiment les
sacrements de confirmation ou d'extrême-onction ? - Ceci dit, même si on
pouvait avoir une certitude quant à la validité du sacre de Mgr Huonder (auquel
cas les supérieurs auraient dû l'expliquer, au lieu de réclamer une confiance
qu'ils ne méritent plus, au moins depuis le 15 avril 2012), même en ce cas on pourrait
se demander s'il était convenable de faire célébrer une telle cérémonie par cet
évêque. C'est là qu'il est intéressant d'analyser brièvement les trois vidéos.
On y trouve quelques paroles
assez fortes au sujet de la crise, par exemple lorsqu'il dit que l'abolition du
rite traditionnel est « une injustice, un abus de pouvoir ». Mais il y a bien des éléments qui montrent
qu'il est loin d'adhérer au combat de la foi que nous voulons mener dans le
sillage de Mgr Lefebvre. Quelques exemples:
- Il est très bienveillant envers
Benoît XVI. Il se trompe d'ailleurs quand il prétend que ce pape a «levé
l'excommunication injuste de Mgr Lefebvre et des évêques de la Fraternité» : l'excommunication
n'était pas seulement injuste, mais invalide; et Benoît XVI n'a pas parlé de
Mgr Lefebvre (ni de Mgr de Castro Mayer).
- Au sujet d'Assise, il emploie
les expressions de « choc» et de « perte de confiance », mais il ne semble pas
voir qu'il s'agit d'abord et surtout d'un blasphème contre Notre-Seigneur.
- Il reconnaît qu'il porte un «
regard nouveau» sur ce qui s'est passé dans l'Église depuis quelques dizaines
d'années, mais il ne fait aucune allusion à son propre passé d'évêque très conciliaire,
très œcuméniste. Il est par exemple à l'origine du dies judaïcus, le «jour du judaïsme », institué en Suisse en 2011
et adopté ensuite par d'autres pays. Ses vidéos ne constituent pas une
profession de foi comme celle de Mgr Lazo en 1998 ou comme la célèbre
déclaration de Mgr Lefebvre en 1974. Monseigneur y affirmait clairement
son « refus catégorique d'acceptation de
la réforme ».
- Pour Mgr Huonder, la position
de Mgr Lefebvre sur le Concile est beaucoup plus nuancée: elle se résume dans
une lettre de Monseigneur où il acceptait le Concile «interprété dans le sens
de la Tradition ». C'est vrai que Monseigneur avait employé cette formule, mais
il faut se souvenir du contexte: c'était fin 1978, juste après l'élection de
Jean-Paul II, qui avait fait naître un certain espoir après les quinze années
désastreuses du pontificat de Paul VI. Mais Monseigneur en était vite revenu, et
il avait émis des jugements beaucoup plus sévères sur Vatican II.
- J'ai remarqué dans les vidéos
plusieurs habitudes caractéristiques des ralliés: Mgr Huonder cite le texte du
Concile sur la liturgie pour critiquer la messe de Paul VI, alors que Paul VI
est inséparablement le pape du Concile et le pape de la nouvelle messe, et que
la nouvelle messe est la messe du
Concile. Il se réfère au nouveau code de droit canon. Il évoque « les prêtres qui,
pour des raisons de conscience, voulaient rester fidèles à la liturgie
traditionnelle », ce qui n'est pas faux mais très incomplet, puisqu'il faudrait
dire « pour des raisons de foi ». Il insiste sur le droit à la messe
traditionnelle, qui est bien réel mais qui n'est pas l'essentiel : nous refusons
la nouvelle messe parce qu'elle est mauvaise, dangereuse, empoisonnée. D'une manière
générale, Mgr Huonder insiste davantage sur la loi que sur la foi.
- Un dernier point très important
: il explique qu'en janvier 2015 Rome lui a demandé de faire le lien avec la
Fraternité, en vue ... d'une reconnaissance canonique. On sait par ailleurs qu'il
a été impliqué dans le « cadeau» du pape François à la Fraternité fin 2015 : la
juridiction pour les confessions. Il affirme également s'être installé dans une
maison de la Fraternité avec la bénédiction de Rome. Et à la fin de la
troisième vidéo, il avoue franchement: « J'ai rempli ce mandat [du
Saint-Siège], et je suis toujours en train de le remplir.» Voilà qui est clair: Mgr Huonder travaille,
aujourd'hui encore, à l'intégration de la Fraternité dans l'Église conciliaire,
intégration qui ne peut aboutir qu'à une désintégration. On peut craindre
que «l'affaire Huonder » ne soit pas
terminée, et que d'autres «paliers» se préparent.
Prions pour la Fraternité, qui
est de plus en plus en grand danger, et demandons au Saint- Esprit - même si
l'octave de Pentecôte est terminée - de nous donner la lucidité et la force: la
lucidité pour y voir clair, la force pour marcher droit.
lundi 9 janvier 2023
Benoît XVI et la Messe
| Le néo-conservatisme aura vécu |
Mgr Ganswein avoue
https://fsspx.news/fr/news-events/news/propos-de-mgr-ganswein-sur-benoit-xvi-dans-un-journal-allemand-79139
L’article se conclut en ces termes :
Il faut reconnaître que le motu proprio Summorum pontificum a été l’occasion pour de nombreuses personnes de découvrir ou de redécouvrir la messe traditionnelle et de s’y attacher, et pour certains d’aller au-delà dans une découverte de la tradition, malgré l’intention initiale.
jeudi 12 juillet 2018
"Un ordinariat pourrait être pris en considération " (Abbé Pagliarani)
mercredi 11 juillet 2018
Ce que disent les ennemis de la tradition catholique au sujet du chapitre
"Chez les lefebvristes, une élection décisive pour le rapprochement avec Rome"
lundi 2 juillet 2018
Mgr Fellay, les louanges et les opprobres...
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| A Rome |
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| En Suisse |
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| Expulsion d'Argentine |
- Qui reçoit les louanges de François ?
- Qui reçoit de lui « quelque chose de méchant » ?
Il serait peut-être temps que Mgr Fellay lui aussi … « se pose des questions » !
samedi 23 juin 2018
M. l'abbé Pfluger nous parle de la future prélature en bon connaisseur
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| Le sourire des gagnants ? |
| Citation de M. l'abbé Pfluger *: |
| Dans le cadre d’une éventuelle Prélature personnelle – proposée par Rome à plusieurs reprises déjà – le Prélat et les futurs évêques seront choisis au sein même de la Fraternité. |
Pour mémoire :
* Extrait de l’interview de l’abbé Pfluger – publié le 16 juin 2018 sur FSSPX-News
| Citation: |
- Monsieur l’abbé, vous n’êtes pas sans savoir que certains jugements émanant d’une soi-disant « résistance » reprochent à Mgr Fellay d’avoir concédé aux autorités romaines le point suivant : si une normalisation canonique devait avoir lieu, les Statuts de la Fraternité devraient être modifiés en sorte que Rome pût nommer un Supérieur général et des Assistants extérieurs à la Fraternité…
- Cette vision est absolument fausse. C’est même exactement le contraire qui est vrai. Dans le cadre d’une éventuelle Prélature personnelle – proposée par Rome à plusieurs reprises déjà – le Prélat et les futurs évêques seront choisis au sein même de la Fraternité. Ces rumeurs ne reposent sur aucun fondement objectif ; tout cela « sent vraiment l’arnaque à plein nez », si vous me permettez l’expression ! D’ailleurs, les personnes auxquelles vous faites allusion enfreignent le plus souvent, dans leurs paroles et leurs écrits, la vertu de justice. Il suffit seulement de voir comment elles se révoltent à la seule idée d’une normalisation canonique de la Fraternité… Et pourquoi une telle attitude ? Cela tient en quelques mots : ils ont tout simplement perdu l’esprit de Mgr Lefebvre. Ils sont devenus étrangers à l’âme de notre Fondateur qui est « l’esprit de Notre Seigneur Jésus-Christ, de l’Eglise, de l’Evangile ». En définitive, ces angoisses paniques à l’idée de quelque contact que ce soit avec les autorités romaines, qui viennent de la part de ceux qu’on affuble de l’étiquette de « résistants », sont basées surtout sur la peur, et sur un manque flagrant d’espérance théologale.
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mercredi 14 décembre 2016
Reconnaissance conciliaire de la FSSPX
Dans une interview donnée au journal Présent ( present.fr/2016/12/09/conserver-lesprit-combat-chretien/ ) le samedi 10 décembre 2016, Mgr Athanasius Schneider a eu des mots tout à fait nouveaux vis-à-vis de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X fondée par Mgr Marcel Lefebvre.Citation:
L'organe de presse MPI commente judicieusement cet entretienLe souverain pontife a prorogé la possibilité de confesser pour les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X au-delà de l’Année de la Miséricorde. Cela vous paraît-il une décision importante ? .
"Oui, bien sûr, et j’en suis très heureux ! Voilà un geste très pastoral, très miséricordieux, selon moi un des gestes les plus importants du pontificat du pape François, qui aide le processus d’intégration canonique de cette réalité ecclésiale qui existe depuis 50 ans et qui porte des fruits spirituels évidents. Beaucoup de jeunes familles regroupées autour de la Fraternité Saint-Pie X aiment l’Eglise, prient pour le pape, comme le faisaient leurs ancêtres avant eux. L’Eglise contient diverses maisons, diverses spiritualités. Seuls les ecclésiastiques hostiles à la Fraternité lui présentent des exigences exagérées. Jean XXIII comme Paul VI ont toujours insisté sur le caractère pastoral du Concile. Si la Fraternité a des difficultés pour accepter certains documents de Vatican II, il faut replacer cela dans le contexte de l’objectif pastoral du Concile. Le dogme n’a pas changé. Nous avons la même foi. Il n’y a donc pas de problème pour une intégration canonique de la Fraternité Saint-Pie X".
Vous avez été un des hommes d’Eglise envoyés par le Vatican pour visiter des séminaires et des prieurés de la Fraternité. Quelle solution pensez-vous possible à sa position controversée ?
"La prélature personnelle est une position très adaptée à la réalité de la Fraternité Saint-Pie X et à sa mission. Je suis convaincu que Mgr Lefebvre aurait accepté volontiers et avec gratitude cette structure ecclésiale officielle, reconnaissance par l’Eglise de l’apostolat mené. Ce ne serait que rendre justice, bien tardivement, à l’injuste suppression de la Fraternité en 1975 de la part du Saint-Siège. À ce moment-là, Mgr Lefebvre a présenté un recours. L’érection d’une prélature serait en quelque sorte accepter le recours canonique de Mgr Lefebvre avec un retard de 40 ans. D’autre part, la Fraternité ne doit pas exiger des garanties à 100 %, ce qui reste irréaliste : nous sommes sur terre, pas au Ciel ! Ce serait un geste qui trahirait un certain manque de confiance en la Providence."
"Depuis quelques années, Mgr Schneider apparaît de plus en plus comme un OVNI dans le monde ecclésial. Évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, il passe beaucoup de son temps en Europe à visiter les oeuvres « traditionalistes » au sens large. Ces différentes visites européennes semblent lui faire prendre petit à petit conscience de la gravité de la crise de l’Eglise.
C’est ainsi qu’il est l’un des seuls évêques à s’être élevé publiquement et avec vigueur contre l’ignoble Synode sur la famille de 2014 et 2015 suivi la politique de destruction du mariage par le pape François. C’est dans ce contexte qu’il travaille à une reconnaissance canonique de la FSSPX. Si l’intention de Mgr Schneider semble être des meilleures, des éléments semblent encore lui échapper, que traduisent certaines contradictions contenues dans son interview.
La possibilité de confesser pour les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X n’est en rien « un geste très pastoral très miséricordieux », et pour deux raisons :
1 – les confessions dispensées par les prêtres de la FSSPX sont valides et licites vu l’état de nécessité dans la crise actuelle de l’Eglise ;
2 – il n’y a pas de miséricorde à octroyer à quelqu’un quelque chose qu’il possède déjà, surtout quand les notions de miséricorde du pape François en matière de confession sont substantiellement en contradiction avec le dogme catholique.
Si la FSSPX est une « réalité ecclésiale qui existe depuis 50 ans et qui porte des fruits spirituels évidents », c’est donc que son action se situe dans le cadre de l’Eglise et qu’elle est bénie de la providence. Pourquoi Rome continue donc de dire que les mariages célébrés par les prêtres de la FSSPX sont invalides ?
« Si la Fraternité a des difficultés pour accepter certains documents de Vatican II, il faut replacer cela dans le contexte de l’objectif pastoral du Concile. Le dogme n’a pas changé. » Là est le problème de fond. Tout d’abord la problématique du concile n’est pas de savoir q’il est pastoral ou non, mais de savoir si ce qu’il dit est catholique ou non. Car le fait qu’un concile soit pastoral ne justifie en rien qu’on y trouve des éléments contraires à la Foi. Faire de la pastorale en opposition avec la doctrine, voici qui mène à l’apostasie. Mgr Athanasius Schneider affirme que le « dogme n’a pas changé » : certes, aucune définition dogmatique nouvelle n’est venue contredire le dogme de l’Eglise, cependant, toute la doctrine déversée dans l’Eglise depuis le concile Vatican II est celle d’une nouvelle religion qui a modifié dans sa substance même le corpus doctrinal des catholiques, hiérarchie comprise.
« La Fraternité ne doit pas exiger des garanties à 100 %, ce qui reste irréaliste : nous sommes sur terre, pas au Ciel ! Ce serait un geste qui trahirait un certain manque de confiance en la Providence. » La Fraternité se doit d’exiger des garanties à 100% justement parce que nous ne sommes pas au Ciel ! Et ses garanties ne sont pas pour elle-même mais pour ceux qui y ont trouvé refuge après la trahison des autorités romaines et de la totalité de la hiérarchie. Et ce n’est pas un manque de confiance en la providence, mais une défiance juste et nécessaire vis à vis d’une hiérarchie qui détruit jour après jour l’Eglise.
En réalité la question n’est pas celle de la FSSPX ; regarder les choses sous cet angle c’est ne pas voir le véritable problème : celui du concile Vatican II. Ses fruits « miraculeux » sont désormais connus, visibles pour tous : liturgie anthropocentrique, Eglise sécularisée, relativisme, abandon de la pratique, séminaires vides et vocations détruites, dogmes niés et oubliés…A quand la remise en cause de ce Concile pour le véritable bien de l’Eglise ? Et d’ailleurs si ce concile n’est que pastoral comme le prétend Mgr Schneider, qu’est-ce qui empêche de le remettre en cause ? A moins qu’il ne soit pastoral que lorsqu’il s’agit d’obtenir un accord suicidaire pour la FSSPX…
La confiance envers Mgr Schneider ne pourra prudemment être de mise, même si nous nous réjouissons de son évolution et que nous le remercions pour ses prises de positions courageuses, que lorsqu’il attaquera frontalement le concile Vatican II, source doctrinale empoisonnée, et qu’il cessera de célébrer la liturgie protestantisée de Paul VI. Car qui ne remonte pas aux causes nous mènera aux même conséquences…"
Citation:
"Oui, bien sûr, et j’en suis très heureux ! Voilà un geste très pastoral, très miséricordieux, selon moi un des gestes les plus importants du pontificat du pape François, qui aide le processus d’intégration canonique de cette réalité ecclésiale qui existe depuis 50 ans et qui porte des fruits spirituels évidents.
Citation:
"La Fraternité se doit d’exiger des garanties à 100% justement parce que nous ne sommes pas au Ciel !"
Il est trop tard ... C'est fait, le chat conciliaire a attrapé la souris fsspx et se joue d'elle désormais.
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| Mgr Schneider sympathise avec les milieux ralliés |
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| Rencontre des chefs religieux Kazakhs en 2013 à Astana |









