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jeudi 2 août 2018

Déclaration à l'occasion de l'anniversaire des sacres du 30 juin 1988 (fin)


Voici la deuxième et dernière partie de la Déclaration de Mgr Williamson à l'occasion des 30 ans des Sacres de 1988.  Mgr reprend et actualise l'importante interview que Mgr Lefebvre avait donnée en 1989. 

Lien vers la première partie


1.Pourquoi avez-vous sacré quatre évêques l’an dernier ?

Mgr Lefebvre :

Je devais avoir des successeurs pour la survie de la Fraternité.   Lorsque j’ai annoncé en 1987 que je consacrerais des évêques, Rome était prête à faire des concessions pour m’arrêter de les faire, mais je n’avais pas confiance en ces conciliaires Romains après ces 14 années de discussions avec eux.  Ils organisèrent une visite de la Fraternité, mais « très vite nous avons réalisé que nous discutions avec des personnes qui n’étaient pas honnêtes. »
En fait, eux et nous travaillions en deux sens contraires.  A la dernière minute, les contacts montrèrent que nous souhaitions re-christianiser le monde moderne, alors qu’ils souhaitaient, selon l’esprit de ce monde, aider à sa -christianisation.  Pour la survie de la Tradition catholique, j’ai été obligé de sacrer.

samedi 28 juillet 2018

Déclaration à l'occasion de l'anniversaire des sacres du 30 juin 1988 (1/2)



Messe Pontificale à la Villeneuve
le 15 juillet 2018 
A l'occasion du trentième anniversaire des sacres de 1988, Mgr Williamson a fait une déclaration dont voici la première partie traduite en français et revue par Monseigneur. (Texte original ici )


Durant les 53 ans qui se sont écoulés depuis la fin du concile Vatican II en 1965, le plus grand acte accompli pour défendre la foi catholique a été sans aucun doute le sacre de quatre évêques par Mgr Lefebvre à Écône en Suisse, le 30 juin 1988. Cet acte a été le couronnement glorieux de sa longue et distinguée carrière au sein de l’Église Catholique. Le récent 30e anniversaire de ce grand évènement, se doit d’être commémoré par une présentation de ce qui y a conduit et de ce qui en a découlé.

jeudi 27 octobre 2016

Des signes dans le ciel pour le 100 ème anniversaire des apparitions de Fatima ?

Des signes décrits dans l’Apocalypse pendant le 100ème anniversaire des apparitions de Fatima ?

Des signes décrits dans l’Apocalypse pendant le 100ème anniversaire des apparitions de Fatima ?
Nous reproduisons ci-dessous l’article très intéressant paru dansThe Remnant écrit par Patrick Archbold et traduit par  le blog Dieu et moi le nul sans Lui

Le 23 Septembre 2017, nous allons voir la constellation de la Vierge avec le lever du soleil directement derrière elle ( pareil à la Femme revêtue du Soleil mentionnée dans l’Apocalypse ). Ces événements apparaîtront pendant le 100ème anniversaire des Apparitions de « La Femme revêtue du Soleil » c’est-à-dire Notre Dame de Fatima en 1917. Qu’est-ce que cela signifie ?


samedi 2 avril 2016

Sermon de Mgr Williamson à l'occasion du sacre du R.P. Thomas d'Aquin le 19 mars 2016

Source: France Fidèle

                Jour de grande joie !   Nous nous retrouvons tous aujourd’hui ici pour un Sacre d'évêque, la consécration d'un évêque, dans des circonstances absolument exceptionnelles de l'Eglise.   Et beaucoup de problèmes viennent tout droit du fait que les gens, même de bons catholiques, ne comprennent pas la gravité de la crise dans laquelle nous nous trouvons.

              Mais, tout d'abord, remercions tous les amis, jeunes et vieux, qui ont aidé, femmes et jeunes filles qui ont aidé et contribué à organiser cette cérémonie.  Derrière un évènement comme celui-ci, il y a beaucoup de travail. Et nous remercions tous ceux qui ont travaillé pour la cérémonie,  dans la sacristie, dans la cuisine, pour la décoration de notre cathédrale.
              

lundi 7 mars 2016

Entretien avec Dom Thomas d'Aquin OSB

6 mars 2016

Veritatem dilexisti


Aller à Rome ? Seulement si c’est pour demander si les autorités romaines acceptent Quanta cura, le Syllabus, Pascendi, etc. mais je crois que, pour l’instant, la réponse a déjà été donnée et elle est négative.

Le blason de Dom Thomas d'Aquin est désormais disponible avec sa description sur ce lien

Version originale sur Non Possumus
Traduction française réalisée pour le blog Reconquista (merci d'indiquer la source)

Mon Révérend Père : pourquoi y-a-t-il besoin d’un autre évêque pour la Résistance ? L’état de nécessité dans l’Eglise perdure-t-il ? Les évêques de la Fraternité ne suffisent-ils pas à l’Eglise ?

L'Église a besoin des évêques, Notre Seigneur l’a voulu ainsi. Ensuite, la Tradition a besoin d’évêques. Le travail de Mgr Williamson depuis 1988 est énorme. L’aide qu’apporte Mgr Faure est indispensable et un troisième évêque n’est pas de trop… La Tradition a compté jusqu’à 7 évêques quand Mgr Lazo, des Philippines, est revenu à la Tradition, avant la mort de NN.SS. Lefebvre et de Castro Mayer. La Résistance n’est rien d’autre que la Tradition qui continue.
Certains disent que votre sacre épiscopal sera un acte schismatique. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?
De même que les sacres de 1988 n’ont pas été un acte schismatique, le nouveau sacre ne le sera pas non plus. La raison des premiers est aussi celle des suivants, c’est-à-dire le fait que Rome ne veut pas revenir à la Tradition.
Evidemment, tant cette nouvelle consécration que celle de Mgr Faure pourront être critiquées, mais, pour qui considère attentivement les raisons avancées, il s’agit bien de consécrations qui ont le même motif que celles de 1988 : le constat que la chaire de Saint Pierre est occupée par des ennemis de NSJC. C’est un constat douloureux, mais c’est un constat objectif. Le refuser est faire preuve d’irréalisme, accusation faite par Mgr Fellay à ses trois frères dans l’épiscopat : NN. SS. Williamson, Tissier de Mallerais et de Galarreta.
Cette nouvelle consécration épiscopale n’a pas d’autres motifs que ceux qui firent agir Mgr Lefebvre, ni plus, ni moins. La seule différence est dans les circonstances particulières de la situation des autorités de la FSSPX, mais en ce qui concerne Rome et la crise, les raisons sont les mêmes à tout point de vue.

Mon Père, l’année dernière, à l’occasion de la consécration de Mgr Faure, la FSSPX a dit que la résistance est sédévacantiste, et que cela est prouvé par le sacre d’évêques sans permission des autorités romaines. Quelle est votre réponse à ces accusations ?
De même que Mgr Lefebvre n’était pas sédévacantiste, la résistance ne l’est pas non plus, bien qu’il y ait dans son sein, comme il y en a toujours eu dans la Fraternité, des sympathisants de cette thèse.

Mon Père, quelle est votre position à ce sujet ?
Je pense que la position de Mgr Lefebvre à ce sujet est la plus raisonnable et la plus prudente. Le pape ne peut user de son autorité pour détruire l’Eglise ; en cela nous ne pouvons donc lui obéir. Nous nous refusons à prendre part à la destruction de l’Eglise. Quant à trancher si le pape a perdu son office du fait de cette œuvre de destruction, c’est une question disputée. Nous n’avons pas les prémisses pour arriver à une conclusion absolument indubitable. Dans le doute, il est donc plus prudent de ne pas affirmer que le siège est vacant et de le considérer comme pape.

Il y a un an, nous demandions à Mgr Faure ce qu’il ferait s’il était invité au Vatican par le pape François. Nous vous posons maintenant la même question : iriez vous ? Que diriez vous au pape François ?
Aller à Rome ? Seulement si c’est pour demander si les autorités romaines acceptent Quanta cura, le Syllabus, Pascendi, etc. mais je crois que, pour l’instant, la réponse a déjà été donnée et elle est négative.

Le professeur Carlos Nougué a publié un bref article sur votre vie, dans lequel il mentionne les pressions des autorités de la FSSPX lorsque vous avez refusé de chanter le Te deum en action de grâce du Motu Proprio Summorum Pontificum (Juillet 2007). Pouvez-vous nous en dire plus sur cet épisode et sur d’autres occasions dans lesquelles vous avez reçu des pressions des supérieurs de la FSSPX ?
Ce qui s’est passé quand Mgr de Galarreta est venu ici, pour me suggérer de quitter le monastère, est bien complexe, et bien des facteurs entrent en jeu. Seul Mgr de Galarreta pourrait dire exactement toutes les raisons qui l’ont poussé à me donner un tel conseil. La question doctrinale y est peut-être liée, mais ce n’est pas certain, car Mgr de Galarreta était, en principe, opposé aux accords. Quoiqu’il en soit, la liberté et la juste indépendance du monastère inquiétaient Mgr Fellay. Mgr de Galarreta donna comme argument les vocations pour le monastère, car tant que je serais prieur de Santa Cruz, mes confrères du Brésil n'enverraient pas de vocations chez nous.

Mon révérend père, votre expérience au Barroux vous a-t-elle aidé à renforcer votre opposition à la dérive ralliée ou accordiste de la FSSPX ?
Oui, il y a une similitude entre l’admiration de Dom Gérard pour le cardinal Ratzinger et l’admiration, ou au moins l’estime, de Mgr Fellay pour Benoît XVI.
Dom Gérard disait que Mgr Lefebvre restait aigri dans son coin en refusant d’entrer en contact avec les représentants romains, et que le cardinal Ratzinger était un homme avec lequel il était possible de négocier. Dom Gérard ne connaissait pas le cardinal et n’a pas voulu profiter de l’expérience de Mgr Lefebvre. Je pense que Mgr Fellay a commis la même erreur. Les conseils et observations des anciens sont fondamentaux dans la vie. Saint Thomas, en parlant de la docilité, signale cette disposition de l’âme que nous devons avoir vis-à-vis des anciens. Cela vaut la peine de lire l’article 3 de la question 49 de la IIa IIae. C’est très instructif. Dom Gérard n’a pas pris en compte les avis et avertissements de Mgr Lefebvre. Je pense que Mgr Fellay, lui aussi, aurait agi de manière bien différente s’il les avait médités. Il faudrait toute une étude sur l’attitude de Rome avec Dom Gérard et avec Mgr Fellay. Je pense que la prudence de Mgr Lefebvre a manqué à chacun d’entre eux.

Pourriez-vous nous raconter comment s’est produit la rupture entre votre monastère et la Fraternité en 2012 ?
La séparation a été progressive, due à plus d’un incident. Mais ce fut en 2012, quand, tant moi que le frère Arsenius, avons écrit sur les accords, et surtout quand Mgr Williamson vint visiter notre monastère et reçut tout notre appui, que la rupture se produisit.
Nous conservons néanmoins de bonnes relations avec certains membres de la FSSPX qui voient le problème, mais pensent qu’il est mieux de rester dans la Fraternité pour l’instant.

Mon Père, vous avez connu Mgr Lefebvre. Pouvez-vous nous parler un peu de lui ?
Mgr Lefebvre possédait la force et la tranquillité de ceux qui sont sûrs du bien-fondé de leur action, et cela uni à une grande disponibilité pour les âmes. Sa tranquillité venait de la solidité de sa Foi et de son bon sens. La certitude engendre le calme. Mais la certitude de la Foi est supérieure à toutes les autres. De là venait cette extraordinaire tranquillité dont faisait preuve Mgr Lefebvre en toute occasion. Lui, était un véritable évêque, comme le décrit Saint Paul, qui agissait en sorte de sauver sa propre âme et celle de ceux qui écoutaient ses paroles et ses conseils. Sa devise résume bien sa personne et son action : Credidimus Caritati

Comment expliqueriez-vous le changement qui s’est opéré dans la FSSPX au sujet de la possibilité d’un accord pratique avec Rome, et que pensez-vous de l’avenir de la FSSPX ?
Je pense qu’il y a des membres de la Fraternité qui veulent un accord et qui travaillent dans ce sens depuis de nombreuses années.
C’est sans doute pour éviter à la FSSPX une rupture interne que NN.SS. Tissier et de Galarreta ont accepté le changement de ce qui avait été décidé au Chapitre Général de 2006.
L’avenir de la Fraternité, Dieu seul le connaît. Je prie pour qu’elle revienne à sa première ferveur, mais une marche arrière sera difficile.
Ne vivant pas avec les membres de la FSSPX, il m’est difficile de donner une opinion argumentée. D’après ce que je lis et entends, je crois que la Fraternité essaye de maintenir un équilibre un peu instable entre la légalité et la fidélité. Ils lutteront sur un terrain choisi par l’adversaire ; d’un point de vue tactique, ce n’est pas très intelligent. La liberté de prêcher contre les erreurs romaines va être (elle l’est déjà) paralysée. De plus, Mgr Fellay semble penser différemment de Mgr Lefebvre, bien que lui-même le nie. Cela est mortel pour la FSSPX.

Mon Révérend père, peut-on parler de véritable libéralisme dans la FSSPX, ou cela est-il une exagération ?
On ne peut éviter un certain libéralisme en s’approchant de Rome.

Mon Père, comment définiriez-vous la Résistance, et comment voyez-vous son avenir ?
Je définirais la Résistance comme la fidélité à NN.SS. Lefebvre et de Castro Mayer. La résistance est la Tradition, ou la partie la plus saine de la Tradition, ou bien, du moins, la partie de la Tradition qui rejette le plus clairement l’idée d’un accord pratique sans la conversion préalable de Rome.
L’avenir de la résistance est dans la fidélité aux enseignements de NN.SS. Lefebvre et de Castro Mayer, c’est-à-dire les enseignements du Magistère infaillible de l’Eglise. Grâce à Dieu, nous avons NN. SS. Williamson et Faure avec nous, car ils ont été choisis par Mgr Lefebvre et ils en furent toujours les fidèles disciples.

Quelles seront vos priorités en tant qu’évêque ?
Donner les sacrements et assurer la prédication de la Foi.

Quelle sera la devise de votre blason et l’explication de ce dernier ?
Le Brésil prit d’abord pour nom « terre de la Sainte Croix ». C’est aussi le nom de notre monastère.
Au XIXe siècle, notre congrégation fut consacrée par notre fondateur, le R.P. Jean Baptiste Muard, aux Saints Cœurs de Jésus et de Marie.

Pour finir, mon révérend Père, Voudriez-vous donner un message aux fidèles de la Tradition, et particulièrement de la Résistance ?
Un message ? Qu’ils étudient les œuvres de Mgr Lefebvre et tirent des leçons de son exemple. Mgr Lefebvre, c’est le Père Le Floch ; le Père Le Floch, c’est le Magistère : c’est l’amour du Magistère de l’Eglise. C’est seulement de cette manière que l’on pourra vaincre le libéralisme et le modernisme.
En plus, qu’ils lisent et se procurent les grands auteurs antilibéraux, surtout ceux qui ont le mieux compris les erreurs du monde moderne, comme Mgr de Castro Mayer, Mgr Williamson et aussi Mgr Tissier, qui expose avec précision l’étrange théologie de Benoît XVI (Editions du Sel, février 2012) et qui nous a donné la biographie de Mgr Lefebvre ; sans oublier les anciens auteurs, dont la liste serait trop grande. Rappelons seulement Mgr Vital, le grand évêque brésilien ami de Mgr de Ségur, qui combattit vigoureusement la maçonnerie, et qui, pour cette raison, fut emprisonné et peut être empoisonné, car il mourut peu après sa libération de prison, de graves problèmes digestifs. Rappelons aussi le cardinal Pie, et, pour les brésiliens, Gustave Corção, dont le livre, le Siècle de l’enfer, devrait être connu de tous. Corção comprit bien le mal du siècle : le mensonge, et il disait que le XXe siècle pourrait être appelé le siècle du mensonge. Le remède à ce mal est son contraire : « Veritatem Dilexisti ».

Cher Père, nous remercions du fond du cœur Dieu, sa Sainte Mère, saint Joseph Protecteur de l’Eglise et Saint Benoît, pour la grande grâce qu’est pour la résistance votre sacre. Nous demandons à Dieu qu’ils vous donne un épiscopat très fécond. Nous vous remercions d’avoir accepté une charge si pesante, et NN.SS. Williamson et Faure de vous consacrer comme successeur des apôtres.
Deo Gratias !

mardi 3 novembre 2015

Le nouveau code: cheval de Troie dans la Tradition (abbé Chazal)

Ce texte est tiré du bulletin Miles Christi n°10 édité par l'abbé Chazal en langue anglaise. 
La version française a été réalisée pour le blog Reconquista, nous vous remercions donc d'indiquer la source si vous recopiez cet article. 
Cet article a été publié en français dans le n° 12 de notre bulletin papier (septembre-octobre 2015) [Télécharger ici]



Comme il s’avère, le Droit Canonique est le cheval de Troie de la FSSPX. Mes confrères ont beau me dire que « rien n’a changé, je peux toujours prêcher contre Vatican II et le Pape François ». « Je ne célèbre pas selon le NOM ». En 2012 nous nous sommes battus pour que l’œuvre de Monseigneur Lefebvre ne soit pas placée canoniquement sous la coupe de la nouvelle Rome, mais aujourd’hui, malgré tous les scandales et les réductions de la Foi de la nouvelle Rome, la FSSPX se trouve presque de fait, canoniquement sous la coupe du novus ordo. Le Droit Canonique est comme le système d’opération de l’Eglise Catholique ; il détermine qui gouverne, qui décide, qui nomme, qui enseigne, ce qui est défendu, ce qui est permis, qui va où, comment et pourquoi on est puni, etc. Les fidèles n’étudient pas le Droit Canonique ; et même la plupart des clercs sont assez ignorants sur ce sujet, alors que c'est le Droit Canon qui gouverne la société. Vatican II a débuté avec la constitution de la liturgie, et le nouveau code n'est arrivé qu'en 1983, donc 20 ans après ; alors que dans la crise de la Fraternité, l’interrupteur canonique est apparu en premier alors que la doctrine s’érode lentement et la nouvelle Messe ne pourra s’introduire que beaucoup plus tard, si cela devait jamais arriver..
Les trois pouvoirs de l’Eglise
Les trois pouvoirs de l’Eglise
Christ
Action
Sur
Nom
Vatican II
Prêtre
Sanctifier
Les âmes
« Munus sanctificandi »
Nouvelle messe
Prophète
Enseigner
Les intelligences
« Munus docendi »
Modernisme – 1789
Roi
Gouverner
Les volontés
« Munus regendi »
Nouveau code


Le MUNUS REGENDI couvre aussi le pouvoir d’administrer les personnes et les choses, ainsi que le pouvoir de juger et d’obliger, mais tout cela a lieu dans les limites du Droit, du Droit Canon. Tout le monde connait l’affirmation célèbre de Monseigneur Lefebvre que le nouveau code de 1983 est bien plus grave que la nouvelle messe. Il n’a jamais utilisé ce code, même pas une fois, jusqu’à son décès, et a mis sur pied la commission canonique Saint Charles Borromée pour remplacer et éviter les congrégations romaines du novus ordo, en particulier sur les questions du mariage.
Donc, que s’est-il passé ?

jeudi 23 juillet 2015

Mgr Tissier de Mallerais: Aucun compromis avec la Rome Moderniste !

Traduction d'un sermon donné en anglais par Mgr Tissier de Malerais le 1 janvier 2015, transcrit par The Recusant. (écouter l'audio ici)
Ce sermon avait été signalé par Mgr Williamson dans le Commentaire eleison 398, du 28 février 2015.
Prions pour Mgr Tissier pour qu'il ait la force nécessaire en ces temps de crise terrible.




Télécharger la transcription du sermon au format PDF pour l'imprimer et le diffuser autour de vous (il peut éclairer un bon nombre de fidèles restés dans la Fraternité)

La fête d’aujourd’hui est l’octave de la Nativité de Notre Seigneur et la Circoncision de Jésus Christ. Ecoutons d’abord l’Epitre de Saint Paul à Tite : « … ». Et le Saint Evangile de Notre Seigneur Jésus Christ selon Saint Luc, Chapitre 2 : « … »


Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, Amen.

Chers fidèles, au nom de l’abbé Charles Ward, notre prieur, et de mes confrères, nos prêtres et en mon nom propre, je vous souhaite une heureuse et sainte nouvelle année. Néanmoins, la situation de la crise dans l’Eglise empire, suite au récent synode des évêques, en octobre 2014 à Rome. Biens chers fidèles, opposons-y notre joie de la vraie Foi.

Et notre sainteté de l’état de grâce et nos efforts pour acquérir la sainteté de toutes les vertus chrétiennes avec le malheur et la tristesse de ce monde, rempli d’hérésies et d’apostasies, la perte de la Foi catholique. Et opposons notre joie, joie chrétienne, à l’impiété des vices de tous ordres. Dont les promoteurs sont les autorités les plus hautes dans l’Eglise.

L’Eglise, bien chers fidèles, en ce jour de fête, premier jour de l’an, a coutume de chanter en premier lieu un Miserere à la fin de l’année écoulée. Ceci pour exprimer notre peine de nos péchés et notre espoir d’être pardonnés pour les péchés de l’an dernier.

lundi 29 juin 2015

L'humilité dans le combat que nous menons - - - Lettre aux amis et bienfaiteurs du monastère San José (Colombie) - été 2015 -

Traduit pour Reconquista (merci de mentionner la source et le lien de l'article si vous le republiez)



Vérité et erreur numéro 32 (Lettre pastorale de Mgr De Castro Mayer), juin 1953:

Vraie affirmation : « L’union dans la charité est le fruit naturel de l'union dans la Vérité, ce qui importe avant tout est de garder l'intégrité de notre foi, sans laquelle on ne peut pas plaire à Dieu (St Paul aux hébreux XI,6)» (1)
Fausse affirmation : « Il est plus facile d’unir les âmes dans la charité que de les unir dans la vérité ».

Chers amis et bienfaiteurs,

Par la grâce et la volonté de Dieu et grâce à votre aide, le Monastère Saint Joseph continue à se développer et à persévérer dans le combat contre le moderniste Goliath au moyen de l’intégrité de la foi qui semble si faible et quasiment éteinte.

Notre Saint Père, Saint Benoît, a établi les bases sur lesquelles ce triomphe de la vérité, ce triomphe de notre foi, aura lieu, en nous disant dans sa sainte Règle :
Si « nous voulons atteindre rapidement à cette exaltation céleste, que nous atteignons au moyen de l’humilité dans notre vie présente ; comme « cette échelle qui est apparue en songe à Jacob », cette descente et cette ascension n’est rien d’autre que ceci : que par l’exaltation de soi, on descend et que par l’humilité, on monte » (Chapitre 7, 5-7).

L’humilité est le moyen de se mouvoir dans la réalité, dans cette vérité qui nous dit que Dieu est tout et que nous ne sommes rien et que néanmoins « nous pouvons tout en Celui qui nous fortifie ». (2)

Ceci est l’Humilité, de se mouvoir en Dieu, de travailler pour Dieu, et de ne pas travailler pour soi.

L’humilité est de sacrer Jésus Christ sur le trône comme roi et de nous faire Ses serviteurs.

L’humilité est de s’efforcer de faire plaisir à Dieu en toutes choses au lieu de se faire plaisir à soi ou de faire plaisir à des hommes, pour le bénéfice des hommes.

L’humilité est donc « de garder l’intégrité de notre foi, sans laquelle personne ne peut plaire à Dieu ». (3)

En même temps, l’humilité fait que nous montons, donc c’est aussi le cas quand nous gardons le combat pour l’intégrité de la foi, le combat pour la vérité. La défense de la foi est en principe, et aussi par besoin, le chemin voulu par Dieu pour atteindre le Ciel. Et personne n’a le droit, sous aucun prétexte, de modifier le chemin ascendant ; parce que « ne pas progresser sur le chemin du Ciel, c’est régresser ». Et c’est la raison pour laquelle la voie de l’orgueil, de l’exaltation de soi, n’est pas le chemin de la réalité, mais au contraire celui de l’illusion, pas celui de la vérité, mais de l’erreur. Cette voie consiste à ne pas servir Dieu, mais au contraire de servir notre orgueil, de servir les créatures. C’est la voie de la damnation, une voie qui descend, qui ne cherche pas à servir Dieu mais à servir l’homme.

Dans notre situation de guerre spirituelle, ne pas progresser, c’est reculer. Ne pas servir le Christ-Roi, à tout prix et à travers toute humiliation, signifie servir une idole avec notre orgueil. Comme nous l’enseigne Saint Pie X : « Ne pas combattre l’erreur (qui s’oppose à notre progrès) c’est approuver l’erreur ».

C’est la raison pour laquelle nous devons chercher les ennemis du Christ et traiter avec eux dans le seul but de les convertir, de sorte qu’ils puissent monter, qu’ils puissent servir le Christ-Roi. Il ne nous est jamais permis de trahir la foi en descendant ensemble avec nos ennemis pour les « aider ». Cela ne nous est jamais permis, la fin ne justifie pas les moyens, « Dieu donne Sa grâce seulement aux humbles et Il résiste aux orgueilleux ».

Alors, c’est une question de principe d’approcher les ennemis du Christ avec la seule intention de les amener à la vérité, de les placer sur l’échelle ascendante, de sorte qu’ils puissent en effet recevoir la grâce de Dieu et leur permettre d’arriver au Royaume du Christ, ici-bas qui est l’Eglise Catholique, en dehors de laquelle, il n’y a pas de salut.

François affirme : « Il n’y a pas de Dieu catholique », en affirmant cela, il montre qu’il ne vit pas et qu’il n’enseigne pas la vérité, la foi. Il est donc « en train de descendre » et avec lui, tous ceux qui le suivent aveuglément. 

Msg Fellay affirme, à propos de ses tractations avec Rome : « Quand deux armées sont en train de discuter de paix, il y a une trêve, et il n’est pas permis d’attaquer l’autre pendant cette période ». Tout d’abord, comment se fait-il que des tractations de paix ont lieu, quand Rome moderniste rejette la paix du Christ, l’Esprit de Vérité, le Saint Esprit ? Cette attitude est aussi libérale que celle de François, parce qu’il ne se laisse pas guider par le principe de Vérité, le principe de foi, et par conséquent pas non plus par les principes de charité.

Cela explique, comme l’affirme Msg De Castro Mayer, que, en principe, la seule union possible est l’union dans la Vérité, dans la réalité, dans la foi, à laquelle nous participons et montons au moyen de l’humilité, car Dieu donne Sa grâce à l’humble. L’union dans la charité peut seulement exister comme conséquence et comme fruit de cette union dans la Vérité, qui est le Christ. Il est donc illusoire et c’est un mensonge de vouloir tout autre type d’union en dehors de la Vérité.

Qui ne vit pas « avec et pour » la Vérité et l’humilité du Christ et de Sa Très Sainte Mère, celui-là n’aura pas part à l’amour de Dieu qui est le fruit de la Vérité.

Cela explique que le dialogue, l’œcuménisme, la liberté, en tant qu’ils sont en dehors de la Vérité, en dehors de la foi, ils ne peuvent être que des armes de l’illusion et au service des apparences dont se servent fréquemment les libéraux, incitant les gens à s’éloigner encore plus de Dieu, les rendant esclaves soit du péché soit du mensonge.

Seule l’humilité, seule la Vérité, peut faire en sorte que le Christ règne sur nous.

Seule l’humilité et l’union dans la foi peut engendrer la vraie charité. Ce sont les seuls moyens pour arriver à la vie éternelle.

Et toute autre union voulue en dehors de la Vérité devient une union illicite, adultère, prohibée par Dieu.

Que Dieu éclaire nos esprits par le Saint Esprit durant cette Octave de la Pentecôte de sorte que nous soyons conduits par l’Esprit de Vérité et non pas par l’esprit diabolique du mensonge qui règne partout.

Nous demandons à tous nos amis et bienfaiteurs de continuer à nous aider, en particulier par leurs prières, afin que nous puissions continuer le combat si essentiel à la sauvegarde de l’intégrité de notre foi.

Nous vous assurons de nos prières quotidiennes pour chacun d’entre vous. Nous vous bénissons.

Père Rafael, OSB

(1) Msg Castro Mayer - juin 1953
(2) Saint Paul - Philippe IV, 13
(3) Msg Castro Mayer - juin 1953

samedi 27 juin 2015

Extraits de conférences de l'abbé MacDonald en Australie

Traduction pour Reconquista (merci d'indiquer la source et le lien vers cet article)
Source: édition 26 du Recusant. 


A propos de mon départ de la Fraternité Saint Pie X


Vous voulez tous savoir pourquoi, moi, l’abbé MacDonald, j’arrive maintenant [Note de la Traduction (NDLT) : en Australie] pour rejoindre la Résistance. L’abbé Ortiz me répétait: « Vous devez aller en Australie ! Vous devez aller en Australie ! Vous devez aller en Australie ! ». Un peu comme un disque fêlé. Et donc j’ai décidé : « Bon, je vais en Australie. » J’ai donné à Monseigneur Fellay 30 jours de préavis, pour lui donner le temps de me trouver un remplaçant et ils ont décidé que je ne faisais pas grand-chose et ils ne m’ont pas remplacé, en tous cas pas encore.
Donc, j’avais une petite mission dans le sud du Pays de Galles, qui, soit dit en passant, n’a rien en commun avec la Nouvelle Galles du Sud [NDLT : la Nouvelle Galles du Sud se trouve en Australie]. J’avais donc l’habitude de passer dans le sud du Pays de Galles tous les premiers samedi. Mais le premier samedi d’avril étant le Samedi Saint, je n’ai pas pu m’y rendre ce jour là. Donc le premier samedi du mois de mars, j’ai dit aux fidèles dans le sud du Pays de Galles : « ceci est la dernière fois que je vous rends visite car je pars en Australie. » Ils ont tous dit : « c’est super, c’est merveilleux. » Et puis finalement le Dimanche des Rameaux, l’abbé Pazat devait se rendre aux Etats-Unis pour le weekend, et donc j’ai célébré la messe à ce endroit [NDLT : à Bristol] et je n’avais pas l’habitude d’y célébrer la messe. Donc j’ai annoncé à la messe du matin à Bristol ce que j’allais faire, et certains
m’ont dit que c’était la bonne décision à prendre, je dirais que 50% des fidèles m’encourageaient dans ma décision.
J’ai été dans beaucoup d’endroits. En Angleterre, la plupart des prêtres sont assez solides, on peut dire qu’il n’y a pas vraiment, en Angleterre, de libéralisme ostensible. Il y en a un peu de la part de l’abbé Pazat, il est nouvel arrivé et il y a aussi l’abbé Ockerse. Mais en dehors de ces deux abbés, je pense que les prêtres en Angleterre sont assez solides. L’abbé Morgan était solide dans le passé et c’est encore un bon abbé, mais il a hésité et maintenant il fait fausse route. Les gens disent qu’il a manqué l’occasion de réagir en 2012 et tout le monde en Angleterre l’aurait suivi, tous les prêtres en Angleterre l’auraient soutenu. Mais il n’a pas réagit. Et en fait, une personne me disait la semaine dernière qu’il y a 3 mois, l’abbé Morgan lui a dit : « On peut comparer Vatican II à un cake avec un peu de cyanure, ce qui rend tout le cake empoisonné. » Et cette personne a ajouté qu’il y a
une semaine, il (NDLT : il = l’abbé Morgan) lui a dit : « Vous savez, tout dans Vatican II n’est pas si mauvais. » Mais l’abbé Morgan a trouvé une bonne porte de sortie, il prend une année sabbatique. L’abbé de Cacqueray a fait de même, en entrant dans un couvent. Peut être ne va-t-il pas rester dans le couvent, peut être va-t-on lui dire qu’il n’a pas la vocation du couvent et alors il lui faudra bien en sortir.

Les abbés de la FSSPX refusent de parler


Mais beaucoup de prêtres refusent de parler de ce sujet. Par exemple, l’abbé Pazat. J’étais avec l’abbé Pazat pendant environ 8 mois en Angleterre et il refusait d’en parler. Il refusait de parler de la situation au sein de la Fraternité. Il avait publié un article avant mon arrivée, alors que je me trouvais encore en Irlande. Il a publié un document qu’il a trouvé sur le site américain de la Fraternité, c’était un article de l’abbé Simoulin. L’abbé Simoulin a écrit ce terrible article. J’ai vu cet article - j’étais alors en visite à Bristol parce que nous avions là une réunion de prêtres - et j’ai donc pris ce bulletin local qui reprenait cet article de l’abbé Simoulin, qui avait été traduit en anglais. L’abbé a dit qu’il l’avait trouvé sur notre site américain. Donc je l’ai lu et j’ai pensé : « quel ramassis d’inepties ! ». Donc j’ai écrit mes critiques sur cet article et j’ai
envoyé l’article accompagné de mes critiques à Monseigneur Fellay en faisant remarquer : « Voyez les inepties qu’ils publient ! ». Et je les ai aussi envoyées à l’abbé Simoulin puisqu’il en est l’auteur. Et l’abbé Simoulin m’a répondu : « je ne lis pas l’anglais ». Et Monseigneur Fellay m’a répondu : « Voyez cela avec l’abbé Simoulin ». Il a aussi communiqué ce même message à l’abbé Simoulin car il l’a fait par messagerie électronique. Par la suite, j’ai reçu un autre message de l’abbé Simoulin, cette fois en anglais, disant que j’avais mal compris certaines choses. Alors je lui ai répondu en français afin de clôturer la discussion, parce que cette discussion ne menait à rien. Ce n’est pas que j’écris en français, mais quelqu’un avait traduit mon texte. Notez que Monseigneur Fellay ne disait pas « On ne peut pas publier cela sur le site Web ! », ni rien de semblable.

Donc, quand j’ai été transféré au Saint Sauveur à Bristol, j’ai communiqué tout cela à l’abbé Pazat parce qu’il publiait cela dans son bulletin. Entretemps, je l’avais envoyé à l’abbé Morgan aussi. Et l’abbé Morgan a dit à l’abbé Pazat qu’il n’aurait pas dû publier cela. L’abbé Pazat se demandait pourquoi il ne pourrait pas le publier puisque c’était sur le site Web du district des Etats-Unis. Donc j’ai donné toutes ces informations à l’abbé Pazat en espérant entamer avec lui une discussion. Mais ce ne fut pas possible d’en parler. Non, ce n’était pas possible d’en parler. C’est ce qui se passe avec beaucoup de prêtres qui restent silencieux sur le sujet et suivent le courant qui les entraîne vers [un accord] avec Rome. Ils refusent d’en parler. Ils refusent de réfléchir. Ils ne sont pas intéressés à le faire. Il y a beaucoup de prêtres qui ont cette attitude dans la Fraternité.

Le combat pour la Foi


Il s’agit vraiment d’un combat pour la foi. Je pense qu’une grosse partie du problème est que, alors que nous sommes supposés faire partie de l’Eglise militante tant que nous sommes sur terre - car c’est notre rôle d’être des militants – et bien il y a trop de pacifistes, trop d’objecteurs de conscience qui ne veulent pas se battre dans l’Eglise. Ils pensent que c’est plus facile si on ne doit pas se battre, si on ne doit pas combattre : il suffit de trouver des accommodements. C’est ce qu’on doit enseigner aux jeunes. Notre Seigneur a dit : « Celui qui aime sa mère et son père ou son mari et sa femme ou ses amis ou quiconque plus que Moi, n’est pas digne de Moi. » Nous devons faire les sacrifices qu’Il exige de nous.
La crise dans l’Eglise empire et la bataille continue. Et l’idée actuelle est que nous devons nous accommoder de l’église conciliaire. Et cela est le problème avec la crise au sein de la Fraternité Saint Pie X. Et cette crise s’aggrave aussi car le Pape François étant ce qu’il est, encore plus de gens ne veulent pas aller en direction de Rome. Mais les Supérieurs eux continuent à vouloir aller en direction de Rome. Donc, dans ce sens, le Pape François a été une bénédiction, car il permet aux gens de se rendre compte que Rome n’est pas Catholique, qu’il n’y a rien de Catholique à Rome. Mais l’idée reste que malgré tout, il faut aller en direction de Rome. Et certaines choses se passent, et cela arrive de plus en plus souvent.
Donc cette crise a lieu et nous en subissons les conséquences désastreuses. Et souvent c’est parce que nous ne voulons pas nous battre et nous ne voulons pas faire les sacrifices que Dieu nous demande. Dieu veut toujours que nous perfectionnons les choses, et si vous progressez, alors Il exige encore plus de vous. Certains parmi vous connaissent sans doute déjà le récit réputé de Sainte Thérèse. Elle marchait et - j’imagine qu’ils n’avaient pas de voiture à cette époque – une charrette arrive et éclabousse de boue tout son vêtement. Or elle se dirigeait pour rendre visite à un roi ou un duc ou quelqu’un d’important, car elle voulait essayer de faire fonctionner un autre Carmel. Et elle a dit à Dieu: "Seigneur, pourquoi avez-vous permis cela ? » Et Dieu lui a répondu : « C’est de cette façon que je traite mes amis. » Et elle a alors dit : « Et bien, je comprends que vous ayez peu d’amis ! » Donc Dieu, quand on fait
quelque chose pour Lui, parfois, Il jette dans nos pieds un autre obstacle, et c’est ce qui nous arrive pour le moment.

vendredi 29 mai 2015

L’abbé Bouchacourt : « c’est tout grâce au Pape » ; Pozzo : « la route continue ! »

Source: The Recusant
Traduit pour Reconquista (merci de mentionner la source originale et la source française)


Nous référons le lecteur à un article paru il y a une semaine dans le magazine hebdomadaire français « Famille Chrétienne » (ce magazine n’est pas même un magazine de tendance conservatrice selon le Novus Ordo – il est en effet considéré comme un magazine libéral même par les standards du Novus Ordo !), une traduction de cet article se trouve ICI ou bien sur notre page de documents de référence.

Comme on pouvait s’y attendre, la majorité de cet article n’apporte rien de neuf, mais il contient quelques bribes d’entretien avec l’abbé Christian Bouchacourt (lui qui s’est fait remarquer en disant que « les juifs n’ont pas commis de déicide ») qui saisit l’occasion pour louer le Pape François pour son aide en ce qui concerne la reconnaissance de la FSSPX. Rappelons-nous que ce fut l’abbé Bouchacourt qui le premier a demandé la reconnaissance déjà en 2011. Il avait demandé à celui qui était alors Cardinal Bergoglio (aujourd’hui le Pape François), l’homme, qu’il qualifie de « … celui qui a facilité les choses » [en termes de reconnaissance de la FSSPX]. « Sans lui, cela aurait été impossible. »

Il y a aussi quelques bribes d’entretiens avec Monseigneur Pozzo dans lesquels, parmi d’autres commentaires, il dit que la « route » du « dialogue » entre la FSSPX et Rome « continue ».

Quelqu’un souhaite-t-il demander à l’abbé Daniel Themann ce que cela signifie, lui qui avait dénigré la Résistance en déclarant : « Résistance à quoi donc ? ».

Quelqu’un souhaite-t-il demander à l’abbé Jacques Emily ce que cela signifie, lui qui insistait « qu’il n’y a pas d’accord et qu’il n’y en aura pas ! » (et qui ajoutait que quiconque dit le contraire doit être « d’une telle mauvaise foi » cf ICI) ?

Quelqu’un souhaite-t-il demander à Monseigneur Fellay ce que cela peut signifier, lui qui disait lors de discussions en Angleterre, en Irlande et ailleurs que tout est fini entre la FSSPX et Rome, et que les discussions sont terminées ?

mercredi 20 mai 2015

La néo-FSSPX toujours plus contrôlée par l’aile libérale

Source: Non Possumus
traduit et adapté pour Reconquista

Le bulletin du district d’Irlande nous fait part du changement de supérieurs de district pour l’Irlande et pour la Grande Bretagne:

  • Le nouveau supérieur de district pour l’Irlande sera l’abbé Vicente Griego dès le 15 aout, et l’Irlande se séparera du district de Grande Bretagne pour se convertir en maison autonome. L’abbé Griego sera déchargé de son poste de Recteur du Séminaire d’Australie.
  • Le nouveau supérieur du District de Grande Bretagne et de Scandinavie sera l’abbé Robert Brucciani.



Ces deux prêtres qui ont fait l’objet d’une nomination récente sont des partisans inconditionnels de Menzingen.


  • L’abbé Morgan prendra un an de congé sabbatique en France.


Ainsi nous pouvons constater que les prêtres expérimentés et de tendance plutôt antilibérale comme pouvait l'être l'abbé Morgan (un peu comme l'abbé de Caqueray en France), et surtout ceux qui sont contraires à la politique de Menzingen, sont relégués dans l’ombre.


Rappelons-nous que ces nouveaux supérieurs pourront assister au prochain Chapitre Général. Dans les Chapitres de la FSSPX, la même chose arrive que dans les conclaves : les libéraux votent pour les libéraux.

lundi 4 mai 2015

Déclaration de l'abbé Brendan King

Traduction pour France Fidèle


Prononcée le dimanche 26 avril 2015 devant ses fidèles pour leur expliquer la situation de la FSSPX et son départ pour rejoindre la Résistance catholique. Diffusée par écrit le dimanche 3 mai. 


INTRODUCTION ET ETAT DE LA QUESTION
Je voudrais vous parler aujourd'hui d'un sujet très important qui nous concerne tous. Cette question est la question de la direction que la Fraternité prend pour l'avenir. Devons-nous suivre le même chemin que nous avons suivi depuis que la FSSPX a été fondée par l'archevêque en 1970, ou la Providence nous guide-t-elle maintenant dans une direction différente? La FSSPX et  la Tradition catholique doivent-elles poursuivre dans le même chemin indiqué par son fondateur, ou devons-nous changer maintenant notre position pour nous rendre plus acceptables pour le monde moderne et l’église post conciliaire et libéralisée ?  Puis-je vous rappeler la position de la FSSPX depuis sa création, qui a toujours été de garder le juste milieu entre le sédévacantisme sur la droite et le libéralisme et le modernisme sur la gauche. Cela a toujours été le choix prudent et sage de notre saint fondateur, pour éviter ces deux extrêmes erronés.  Je crois, et ainsi pensent beaucoup d'autres dans le clergé et parmi les laïcs, que depuis plusieurs années, la direction FSSPX s’est  éloignée de ce juste milieu prudent et sûr, en prenant une nouvelle direction vers une sorte de rapprochement ou de réconciliation avec la Rome moderniste.  Quand cette nouvelle orientation a-t-elle commencé et quelles ont été les circonstances qui l’ont favorisée? Je dirais que son origine et sa cause ont été le pèlerinage très réussi à Rome en l'Année Sainte 2000.

BRÈVE CHRONOLOGIE DES ÉVÉNEMENTS
Revenons maintenant en arrière à l'année des Sacres, 1988. Le 30 juin  de cette année-là, Mgr Lefebvre consacra quatre évêques de la tradition et fut puni pour cet acte héroïque d’ une excommunication au moins injuste. Cet acte, la FSSPX l’a toujours considéré comme invalide. L'archevêque a répondu dans sa défense, "excommunié par qui et de quoi." Les douze années suivantes ont été comme une guerre froide entre la FSSPX et les autorités romaines modernistes. L'archevêque a été appelé à recevoir sa récompense éternelle en 1991 et Rome espérait et attendait la désagrégation de la FSSPX dans les années qui suivirent. En fait, le contraire est arrivé : la FSSPX, par la grâce de Dieu, s’est développée et étendue à travers le monde et les fruits de Tradition ont été riches et abondants. Les autorités romaines l’ont reconnu ; les remarquables progrès et expansion de la tradition  étaient en contraste avec l'état alarmant de l'église post-conciliaire, victime des fruits empoisonnés de Vatican II. L'observation de Paul VI que la fumée de Satan était entrée dans l'église et que l'église s’auto détruisait, devenait de plus en plus une réalité avec les années. L'église connaissait la plus grave crise de son histoire et les apôtres aveugles du libéralisme et du modernisme occupant Rome la traitait  de progrès et de renouveau. Ceci est sûrement ce que Sœur Lucie décrit comme la désorientation diabolique dans l'église et la crise la plus profonde de la foi qui conduit l'église dans l’apostasie. Dans ce contexte de désintégration, la FSSPX et la Tradition étaient florissantes tout simplement parce qu'elles étaient fidèles à la tradition et gardaient ce juste milieu sûr et prudent.
C’était plus ou moins l'état des choses quand, en 2000, la FSSPX a organisé un pèlerinage très réussi à Rome en août de cette année. Son succès fut tel que les autorités romaines ont commencé à prendre un intérêt plus profond pour le travail de la Tradition et de nouveaux contacts ont été établis. Les Romains ont pu voir clairement que la FSSPX était une organisation sérieuse et florissante et ils semblaient être bien disposés envers nous.

Il est important de rappeler à ce stade que l'archevêque a toujours regardé Rome comme le centre de l'unité et a pris grand soin d'éviter l'accusation de schisme en maintenant le contact avec les autorités romaines. Il était aussi très conscient qu'il avait affaire aux libéraux et modernistes qui voudraient utiliser la terminologie catholique dans un sens différent. Pour cette raison, il  maintenait un détachement sain, en gardant une distance de sécurité par rapport à la contagion moderniste, mais toujours avec respect pour la fonction.

Après le succès de ce pèlerinage, les contacts amicaux ont continué au cours des dernières années du pontificat de Jean-Paul à qui a succédé Joseph Ratzinger en 2005, le pape Benoît XVI. Ce pape a commencé à prendre un grand intérêt personnel dans le «problème» de la Tradition et de la FSSPX et a commencé à travailler énergiquement vers l'octroi à la FSSPX d'un statut canonique dans l'Église. La Rome moderniste devenait encore plus conviviale et sympathique envers la FSSPX. Mgr Fellay demanda à Rome d'accorder la pleine liberté pour le rite tridentin de la messe et de lever ou de retirer l'excommunication des quatre évêques. Pour la FSSPX, c’était nécessaire pour établir l’existence d’une véritable volonté de la part de Rome vers la Tradition et de favoriser un climat de confiance et la confiance parmi les prêtres et les laïcs. Rome accéda à cette demande lorsque le pape Benoît publia le Summum Pontificorum et a levé les excommunications en janvier 2009. Un obstacle majeur était maintenant enlevé et le processus de rapprochement avec Rome prenait de l'ampleur. Beaucoup dans la FSSPX n’étaient toujours pas convaincus de la véritable bonne volonté de Rome étant donné leur attachement obstiné aux enseignements erronés et aux faux principes de Vatican II. Pourtant l'élan a continué malgré les discussions théologiques de haut niveau qui ont eu lieu pendant cette période entre la FSSPX et les théologiens romains. Ces pourparlers, que Rome n'a jamais publiés, ne servaient qu'à démontrer davantage à quel point la Rome moderniste était arrivée loin de la vérité catholique.

La situation se développait désormais rapidement, au point que Rome a  offert à ce moment un accord pratique concret au début de juin 2012 et il semblait clair que Mgr Fellay était prêt à signer. Il semble qu’aurait été accordée à la FSSPX une Prélature personnelle, plutôt comme le statut de l'Opus Dei, mais les évêques locaux auraient à donner leur approbation / autorisation pour notre apostolat dans leurs diocèses. Cela allait clairement être un problème majeur. À la dernière minute, de façon inexplicable, le cardinal Muller a insisté pour que la FSSPX accepte Vatican II et la nouvelle messe. Mgr Fellay a refusé l'accord et les négociations ont échoué. Ou alors nous l’avons pensé!

Vous vous souviendrez que Mgr Fellay nous a rendu visite en juin 2013 et a donné une conférence à Liverpool expliquant ses actions et sa stratégie dans les rapports avec la Rome moderniste. Il a dit à tous les prêtres du District à Preston qu'il s’était engagé dans ce processus long et étiré de négociations avec les autorités romaines parce qu'il voulait savoir ce qu'ils pensaient vraiment. Il répétait qu'il n'avait jamais été question d'un accord purement pratique, mais si tel était le cas, alors quel type d'accord était-il sur le point de signer? (Nous devons garder à l'esprit que le Chapitre général de 2006 avait décidé qu'il n'y aurait pas d'accord pratique avec Rome, sans retour clair et sans équivoque de Rome à la Tradition catholique). Il m'a dit en privé qu'il a estimé qu'il était de son devoir d'engager la FSSPX dans ces discussions et négociations. Cela est tout à fait raisonnable bien sûr, mais n’avons-nous pas déjà la preuve accablante de ce que les autorités romaines pensaient et croyaient et cela a été catégoriquement démontré à nouveau par ces entretiens récents et leur effondrement inévitable. Les Romains veulent toujours que nous acceptions la Nouvelle Messe et Vatican II – cela a toujours été ainsi à l’époque de Mgr Lefebvre et ce l'est encore plus aujourd'hui sous ce pontificat révolutionnaire de François!  Pourquoi alors nous demandons nous, ces négociations en cours et elles le sont clairement?  L'impression que nous avions après l'effondrement de cet accord était que nous devrions nous retirer maintenant de ces contacts étroits puisque l'intention des Romains était devenue limpide. Toutefois, les contacts ont été maintenus et cela a été confirmé récemment par Mgr Pozzo, secrétaire de la Commission Ecclesia Dei.

Revenons en juin 2012. J’étais à Ecône pour mon jubilé sacerdotal et l'atmosphère était tendue pour dire le moins. Je voulais parler à l’abbé Nely qui, comme deuxième assistant, est l'un des proches conseillers de Mgr Fellay. Il a accepté de me recevoir et je lui ai exprimé mes préoccupations au sujet d'un accord purement pratique avec Rome sans leur authentique conversion à la Tradition. Puis je lui posais la question: n’est-il plus possible pour la FSSPX de tenir à la position énoncée par l'archevêque, qui est ce JUSTE MILIEU ?  Il n'a pas répondu directement à la question mais a déclaré que toute une génération de catholiques grandissent sans savoir ce que c’est d'être dans une relation normale avec Rome. Ce n’est pas normal, a-t-il dit et si nous ne faisons pas quelque chose à propos de notre situation canonique, alors nous allons devenir schismatiques ou sédévacantistes. Ce fut une révélation très intéressante de la pensée qui se cachait derrière cette nouvelle stratégie de négociation avec Rome de la part de Menzingen. Il dit tout cela en fait. Le problème n’était pas avec la Rome moderniste, mais avec la FSSPX qui se trouvait dans une situation anormale. Qui et qu’est-ce qui avait causé la situation anormale en premier lieu, sinon le Concile et les papes moderniste conciliaires? L'archevêque n'a-t-il pas dit souvent (je l’ai entendu répéter de mes propres oreilles) "Je n’ai pas de vues personnelles en matière de religion." Il avait l'habitude de dire que  dans les années suivant le Concile, il se trouvait dans une position de plus en plus isolée jusqu'à ce qu'il soit enfin seul. Il n'a pas déménagé ou changé du tout, mais l'église, après le Concile, avait abandonné et rejeté deux mille ans de tradition pour embrasser les doctrines modernistes condamnées par l'Eglise. Nous nous sommes tous ralliés à lui parce que nous nous sentions tous abandonnés et trahis aussi, et nous avons reconnu dans sa voix et ses actions la voix de celui qui est le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.

Y aura-t-il un accord signé?  Beaucoup affirment que rien n'a été signé, donc il n'y a rien à craindre. C’est laissé entendre qu’on n’a rien compris puisque les faits révèlent tous qu'il y a un accord tacite déjà en place. Si le mariage n'a pas encore été consommé, les conjoints sont engagés et fiancés. Beaucoup ont observé l'absence de langage critique venant de Menzingen en ce qui concerne les scandales et les abus dans l'Église conciliaire au cours des quelques dernières années, et en particulier au cours du présente pontificat. Silence pour l’essentiel, et quand il y a une réponse, au mieux, elle est faible et en demi-teinte. Peut-être n'y aura-t-il  jamais un accord signé, jugé inutile parce que la FSSPX est déjà sur la bonne voie pour devenir une autre Fraternité Saint-Pierre et est, dans une certaine mesure, déjà sous le contrôle des autorités modernistes.

Permettez-moi de vous donner un exemple parfait, ce qui nous amène jusqu'à nos jours, et démontre clairement à quel point la FSSPX a changé et est  sous l'influence de la Rome moderniste. Le 19 mars, en la fête de saint Joseph, Mgr Williamson a consacré un évêque Michel Faure dans un monastère bénédictin au Brésil. L’abbé Faure a été ordonné en 1977 à Ecône par Mgr Lefebvre et a été choisi par l'archevêque, comme son choix personnel, pour être consacré avec les trois autres candidats à Ecône le 30 juin 1988. L’abbé Faure a informé l'archevêque qu’ Alphonse de Galaretta serait un choix plus digne  et donc c’est ce dernier qui a été consacré et non l’abbé Faure. Si l’abbé Faure était resté silencieux, il aurait été un évêque de la FSSPX depuis  27 ans. Il était donc un choix judicieux et sûrement un acte nécessaire pour assurer la poursuite du sacerdoce, les sacrements, la succession apostolique et pour le salut des âmes. Menzingen a publié une déclaration le lendemain en disant que la FSSPX dénonçait la consécration : "La Fraternité Saint Pie X dénonce cette consécration épiscopale de l’abbé Faure, qui, malgré l'affirmation des deux clercs concernés, n’est pas du tout comparable aux Sacres de 1988. "  La seule chose qui est nécessaire avant tout pour la vie de l'Eglise est le sacerdoce et sans évêques, il ne peut y avoir aucun prêtre et la foi sera détruite. Comment la FSSPX peut-elle dénoncer cette action alors que la crise dans l'Église est infiniment pire que ce qu'elle était en 1988! Moi-même, comme prêtre de la FSSPX, je  ne dénonce pas, mais au contraire, je salue comme un acte le plus nécessaire et héroïque. La seule conclusion qui peut être tirée de cette dénonciation est que les auteurs ne pensent plus que la crise est très grave et qu'ils ont maintenant une nouvelle confiance dans la Rome moderniste de fournir des évêques catholiques pour l'avenir. Considérée objectivement, cette consécration était un bien positif pour l'église, de l'ordre le plus élevé, et je ne peux personnellement pas comprendre aucune raison de le dénoncer. Si on le fait, logiquement, on dénonce les consécrations de 1988 également. Tant que la crise de la foi continue, ces consécrations sont nécessaires et effectuées pour continuer la vie de la véritable Eglise du Christ. Mgr Fellay et Menzingen ont dénoncé l'acte nécessaire à la survie de l'Église! Un tel acte est une partie des plus nécessaires de l’opération survie et une coopération étroite et une entente avec la Rome conciliaire et moderniste est une opération suicide.

Au sujet du paragraphe intitulé "Etat de la situation", veuillez lire le communiqué de Reconquista sur ce lien. Ce paragraphe a été abusivement introduit dans la déclaration alors qu'il n'en a jamais fait partie.