Affichage des articles dont le libellé est Commentaires eleison. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Commentaires eleison. Afficher tous les articles

mardi 14 avril 2026

Lettre de Broadstairs 11 (Avril 2026)

Voici la nouvelle Lettre de Broadstairs, rédigée par Mgr Paul Morgan qui poursuit l'apostolat à Broadstairs depuis le décès de Mgr Williamson. Il est désormais possible de recevoir la version française des lettres et documents publiés sur Respice Stellam (Apostolat de la Maison de la Reine des Martyrs à Broadstairs) en en faisant la demande à lettredebroadstairsfrancais@gmail.com

Nova et vetera

L’avènement du souverain Juge

Il est superflu de chercher l'heure précise du retour de Notre Seigneur, car c'est un secret impénétrable, inconnu de toute créature.

Toutefois, ce moment suprême, qui mettra fin au monde actuel de péché sera précédé de signes frappants qui captiveront l'attention des croyants comme des impies : la persécution de l'Antéchrist et l'apparition d'Énoch et d'Élie. Saint Paul affirme que le Jésus-Christ terrassera l'Antéchrist du souffle de Sa bouche, comme si le châtiment de l'homme de péché coïncidait avec le Second Avènement. Cependant, cette interprétation n'est pas partagée par tous, car les paroles de saint Paul pourraient signifier que la destruction de l'Antéchrist ne serait consommée qu'au jour du Jugement général, bien que sa mort soit déjà survenue quelque temps auparavant.

De plus, les Évangiles laissent clairement entendre qu'il y aura un certain laps de temps, quoique relativement bref, entre le châtiment du monstre et la consommation de toutes choses. Saint Thomas d'Aquin [Suppl. qu. 81, art. 1] répand une vive lumière sur le temps qui s'écoulera entre la mort de l'Antéchrist et la venue du Seigneur : « Avant l'apparition des signes du jugement, les impies se croiront en paix et en sécurité, car ils ne verront pas la fin du monde telle qu'ils l'imaginaient auparavant. » Dès lors, il est possible de formuler les conjectures plausibles suivantes, bien qu'elles ne relèvent que du domaine des simples probabilités.

Nous avons déjà parlé du triomphe retentissant de l'Église après la défaite de l'Antéchrist et de la façon dont elle ouvrira son cœur et ses bras à tous, à ses enfants, aux Juifs convertis, aux hérétiques convertis, aux descendants des enfants de Noé (Cham, Sem et Japhet) ; en un mot, réalisant la grande unité acquise par le Sang de l'Agneau de Dieu, lorsqu'il n'y aura qu'un seul troupeau et un seul berger.

Il y aura sans doute encore des personnes mauvaises et impies, même en ce temps de triomphe, mais il est permis de penser qu'elles seront cachées dans l'immensité de l'exaltation publique.

Cependant, ces jours merveilleux ne dureront que jusqu'à ce que les gens commencent à oublier ces événements solennels qui les ont conduits au bonheur, et alors une certaine tiédeur s'installera après la ferveur initiale, et cette transition se produira rapidement étant donné que l'Église n'aura plus d'ennemis à combattre.

Le même thème est développé par l'abbé Arminjon dans son ouvrage « Fin du monde présent. Mystères de la vie future ». Il écrit : « L'humanité, par un abus criminel des grâces, retournera à ses souillures. Tournant ses aspirations vers le monde, elle se détournera de Dieu Tout-Puissant, au point de ne plus voir le Ciel et ne plus se souvenir de Ses justes jugements. Toute foi sera éteinte dans les cœurs. La Divine Providence jugera qu'il n'y a plus aucun remède. »

« Ce sera comme au temps de Noé, lorsque les hommes vaquaient à leurs occupations habituelles jusqu'à ce que le déluge arrive et submerge le monde entier. De même, la catastrophe finale surviendra lorsque le monde se sentira le plus en sécurité, la civilisation sera à son apogée, l'argent abondant, avec des fêtes nationales et de grandes expositions. L'humanité se complaira dans une prospérité matérielle sans précédent, à l'image de cet homme de l'Évangile qui, se croyant à l'abri, ses greniers remplis, entendra soudain, au milieu de la nuit, un grand tumulte et une voix s'écrier : « Dieu est là, sortez à Sa rencontre ! » (Matthieu 25,6). »

Et l'auteur ajoute que ces hommes n'auront pas le temps de se repentir, bien que nous devions diverger sur ce point car la grande catastrophe sera en effet précédée de signes effrayants qui, ensemble, constitueront un appel suprême de la Miséricorde divine.

Le soleil s'obscurcira, la lune ne brillera plus et les lois du mouvement des astres sembleront suspendues. Les mers seront en proie à une grande turbulence, accompagnée de vagues gigantesques, et la terre sera secouée par des tremblements de terre, si bien que les hommes ne sauront où se réfugier. Enfin, la terre s'ouvrira et crachera un brasier infernal, tandis que dans le ciel apparaîtra une croix éclatante, annonçant la venue du Juge Souverain.

Nul ne peut dire combien de temps dureront ces signes. L'Écriture sainte affirme seulement que les hommes seront saisis de crainte, mais que certains se convertiront, comme au temps du Déluge, selon saint Pierre.

Quant aux justes, ils lèveront la tête avec confiance, et la croix resplendissante les comblera de joie. Ainsi l'Église aura accompli sa mission terrestre et le monde aura attendu qu'elle ait moissonné le dernier des élus.

(à suivre.)

Note reçue de Respice Stellam (sur telegram) :

Nous avons le plaisir de vous présenter le nouveau site Respice Stellam, entièrement remanié. Vous y trouverez les archives officielles de la « Lettre de Broadstairs » ainsi que tous les « Commentaires Eleison » en plusieurs langues, regroupés dans une base de données consultable. N’hésitez pas à le visiter pour vous familiariser avec son fonctionnement. Ce site comporte également une page dédiée aux dons en ligne destinés à soutenir la suite de l’apostolat de Mgr Williamson. Que Dieu vous bénisse.

dimanche 7 septembre 2025

Les écrits de Mgr Williamson


Nous avons appris que les Commentaires Eleison de Mgr Williamson ont enfin été publiés en français. Le tome I est déjà disponible. On y trouve tous les Commentaires Eleison de 2009 à 2013, soit plus de 500 pages. Un index alphabétique permet de retrouver les textes par thèmes.

Un livre très utile, que tout le monde devrait avoir dans sa bibliothèque !

Nous contacter pour recevoir le lien pour commander.




mardi 15 avril 2025

Pourquoi la "Résistance" ?

 Voici  le dernier Commentaire Eleison rédigé par Mgr Williamson et publié à titre posthume.

KE 915 ( 25 janvier 2025)



La FSSPX dégénère en rebelle

Qui veut légitimer la Rome criminelle.


Le témoignage suivant d’un ancien prêtre de la FSSPX remonte à 2013. Il a été légèrement raccourci et adapté. Rome insiste pour que la FSSPX accepte la nouvelle messe et Vatican II. Au cours des 12 dernières années, la FSSPX n’a cédé ni sur l’un ni sur l’autre : —

« Ce n’est pas sous le coup de l’émotion que nous avons décidé de devenir indépendants, en tant que groupe de 25 adultes et 10 enfants — environ un tiers d’une paroisse normale de la FSSPX. Nous ne sommes ni en colère, ni amers, ni rancuniers à l’égard de la FSSPX. Nous ne sommes pas non plus partis par amour du changement ou par fébrilité. Nous avons été contraints de quitter la FSSPX principalement parce qu’elle manque à la vérité. Nous ne voulions pas contribuer à la destruction du mouvement traditionnel. Car nous avons étudié avec sérieux les documents qui éclairent la récente crise de la FSSPX, et le bon travail de la ‘Résistance’ nous a permis de comprendre les évènements récents. Avec calme, nous espérons que cela encouragera plus de prêtres et de fidèles à faire de même.

« Ce que nous avons compris, c’est que — à bon entendeur — la Fraternité Saint Pie X était devenue la dixième congrégation religieuse à s’être ralliée à l’Église conciliaire. Même si les parties n’ont encore signé aucun accord, le Chapitre général de juillet 2012 a adopté le principe d’un tel accord. En effet, quelles que soient les conditions que les dirigeants de la FSSPX pourraient poser à un éventuel accord, ils ont décidé que la Société pouvait désormais signer un pacte avec ceux qui altèrent sans relâche la foi catholique. Lors des dernières négociations entre Mgr Lefebvre et le cardinal Ratzinger avant les sacres de juin 1988, le cardinal montra que Rome n’avait pas l’intention de faire le moindre geste sérieux en faveur de la Tradition catholique. Dès lors, Mgr Lefebvre n’a plus jamais parlé avec les responsables romains. Devant Dieu, la Nouvelle Messe n’est-elle pas une abomination qui contribue à la perte de la foi catholique dans d’innombrables âmes ? Comment un catholique digne de ce nom peut-il ne serait-ce que penser à passer un accord avec les défenseurs impénitents d’une telle falsification du seul vrai et indispensable sacrifice de Notre Seigneur ?

« Je me souviens que Mgr Lefebvre citait le prophète Malachie lorsqu’il parlait de la nouvelle messe : « … à vous, prêtres, qui méprisez Mon Nom. Vous dites : “En quoi avons-nous méprisé Ton Nom ?” En ce que vous apportez sur Mon autel un pain souillé. Et vous dites : “En quoi T’avons-nous souillé ?” En ce que vous dites : “La table du Seigneur est chose vile.” Quand vous présentez une bête aveugle pour la sacrifier, il n’y a pas de mal ! Et quand vous en amenez une boiteuse et malade, il n’y a pas de mal ! (1, 6-8). »

« La mission de la FSSPX n’a jamais été d’intégrer la structure de l’Église conciliaire pour la “transformer” de l’intérieur. Mgr Lefebvre a déjà condamné une telle illusion en 1988, après les sacres. La mission de la Fraternité est de former de vrais prêtres catholiques. Ces prêtres prêcheront à leur tour la vérité et lutteront vigoureusement contre l’erreur, sans compromis, ni “pourparlers”, ni “dialogue”, ni “négociations”. Cette petite légion sera alors comme un phare attirant les âmes de bonne volonté. La direction actuelle de la Fraternité étouffe les dissidents et expulse les critiques. La seule façon pour nous d’accepter la Vérité et de la dire haut et fort, c’est de nous séparer de cette nouvelle FSSPX. Soyons prêts à faire de nombreux sacrifices ; prions beaucoup pour la solution de la crise et pour notre persévérance dans le bon combat.

« Certains objecteront : quand rejoindrons-nous Rome ? Comment saurons-nous si nous avons un bon pape ? La réponse est simple : lorsque le pape condamnera publiquement la nouvelle messe et interdira sa célébration sous peine d’excommunication ; lorsqu’il condamnera et rejettera publiquement l’ensemble de Vatican II et ses conséquences. En d’autres termes, lorsqu’il prendra des mesures pour nettoyer le désordre. Et si nous nous demandons quand nous pourrons à nouveau faire pleinement confiance à la FSSPX, la réponse est la même : quand elle rétrogradera tous ses dirigeants et ses prêtres qui ont promu la nouvelle ligne ; quand elle condamnera en bonne et due forme les textes du Chapitre de 2012 ; quand sa nouvelle direction réhabilitera les prêtres fidèles ; quand elle publiera un livre sur l’histoire de cette crise et le fera lire chaque année dans nos communautés ; quand un nouveau Chapitre général abjurera tout contact avec les autorités conciliaires, jusqu’à ce que Rome ait nettoyé ses écuries. Et si cela paraît pour ainsi dire impossible, je réponds simplement : Et alors ? Quel est le problème ? Faisons notre devoir, rendons gloire à Dieu, et laissons-Le s’occuper de nos anciens collègues qui risquent de se compromettre. Prier et se sacrifier pour leur conversion, oui. Mais se compromettre, se mettre en danger ? Jamais ! Néanmoins, restons unis à eux dans la prière. »


Kyrie eleison

dimanche 13 avril 2025

La trahison de la FSSPX

KE 914 (18 janvier 2025)

Nul ne laisse une enfant croiser des loups charmants,
Car c’en est trop pour elle, ils sont si désarmants…
La vie n’enseigne pas ses leçons aux candides,
C’est pourquoi seul à Rome devait aller leur guide (à savoir, Mgr Lefebvre).


Sur Internet, à l’adresse  https://crowdbunker.com/v/A7bwTo5Ysp, on peut trouver une intéressante vidéo en français intitulée «  La trahison de la FSSPX racontée par des prêtres ». La vignette d’ouverture montre le pape François et l’abbé David Pagliarani, Supérieur général de la FSSPX (Fraternité Saint-Pie X) en train de se s’incliner l’un vers l’autre, comme s’ils étaient les meilleurs amis du monde. L’image peut bien être une fabrication plutôt que la réalité, mais c’est une trouvaille, parce qu’elle résume l’énorme fantaisie qu’ils poursuivent tous les deux, à savoir que 2 + 2 = 4, et 2 +2 = 4 ou 5 (ou 6 ou 6 millions), sont conciliables en 2 + 2 = quatre et demi. Mais c’est exactement la même réconciliation irréelle dont rêvaient Benoît XVI et Mgr Fellay en 2009. C’est le rêve fantaisiste des libéraux selon lequel les choses ne sont pas nécessairement ce qu’elles sont objectivement, mais tout ce que je peux subjectivement souhaiter qu’elles soient. Par exemple, si je n’aime pas les Dix Commandements, je les prends pour Dix Options  !

Et si, pendant les prochains dix ans, rien ne vient interrompre le cours actuel des affaires de l’Église, alors, en 2035, un autre dirigeant de l’Église et un autre supérieur général de la FSSPX seront susceptibles d’être caricaturés de la même manière, parce que le dirigeant libéral de l’Église se présentera toujours comme un ami de la Tradition catholique, tandis que le dirigeant de la FSSPX rêvant de Tradition cherchera toujours à obtenir l’approbation officielle de l’Église auprès des véritables ennemis de la Foi. Un bon caricaturiste pourrait rehausser la fabrication en représentant l’abbé Pagliarani comme le Petit Chaperon Rouge et le Pape apparent comme le Grand Méchant Loup  : «  Quelles belles dents tu as  », dit-elle en souriant. «  Tant mieux pour te dévorer, ma petite  !  »

Cependant, «  Ne jugez pas, afin de ne pas être jugés  », dit Notre Seigneur dans le Sermon sur la Montagne (Mt 7, 1–5). Certainement, tous les prêtres de la FSSPX ne sont pas des traîtres conscients qui veulent se débarrasser des derniers vestiges de Mgr Lefebvre. Il est certain que les étudiants des séminaires qu’il a construits reçoivent encore quelque chose hérité de lui. Mais le problème se situe au niveau de leurs supérieurs, des libéraux fermement retranchés aux commandes de la FSSPX au siège de Menzingen, en Suisse. Ils peuvent eux-mêmes croire fermement que la doctrine catholique exclut toute contradiction, aussi certainement que 2 + 2 = 4 exclut toute contradiction en arithmétique. Mais comment peuvent-ils alors être si déterminés à obtenir l’approbation officielle de la Tradition catholique par les apostats d’aujourd’hui à Rome  ? Ceux-ci ont le modernisme bien ancré dans la tête, ce qui signifie une remise en cause profonde de toute vérité ancienne et de son évidence. Entre les oreilles modernes, il n’y a plus assez de cellules grises capables de saisir l’ancienne vérité, pour ainsi dire.

À tel point que, lorsqu’un ami de la FSSPX lui propose de suivre l’exemple de Mgr Lefebvre en 1988 en consacrant pour elle, même sans l’approbation de Rome, les évêques dont elle a tant besoin pour son apostolat mondial, un ami plus triste et plus sage lui répond  : «  Ce n’est plus possible. Le siège de la FSSPX a tellement imposé aux séminaires de la Néo-fraternité une doctrine d’obéissance aux autorités romaines et d’obéissance aux autorités de la Néo-fraternité, que les jeunes prêtres qui sortent de ces séminaires depuis de nombreuses années en seraient dans la confusion la plus totale. Comme dans l’Église des années 1950, l’obéissance a pris le pas sur la Vérité. Conséquence  : «  Vous devez faire ce que je dis, simplement parce que je le dis  ». La folie existait en latin  : Sic volo, sic jubeo. Stat pro ratione voluntas (Ainsi je veux, ainsi je commande, ma volonté prend la place de la raison).

Dans les années 50, les catholiques étaient confrontés à un problème très concret  : comment combler le fossé toujours grandissant entre les exigences réelles de la Foi et l’impiété réelle du monde moderne, qui ne cessait de croître. Mais le cinquantisme, ‘payez, priez et obéissez’, autrement dit, le maintien des apparences de la Foi tout en en vidant la substance, n’était pas la solution requise. Tout naturellement, les apparences sans la substance signifiaient l’effondrement à la fois des apparences et de la substance, et ce fut l’Église des années 1960. Vatican II a naturellement suivi le cinquantisme. C’est grave, car un Vatican II-bis risque de suivre demain ce que Menzingen impose aujourd’hui à ses séminaristes.

C’est pourquoi la Néo-fraternité d’aujourd’hui, mais pas tous ses prêtres, ne s’éloigne pas du Vatican II des terribles années 60, mais y retourne. Cavete, consules. Attention à vous, chefs. À tout le moins, cessez d’inspirer les caricaturistes qui vous croquent en train de frayer avec votre ennemi mortel  !

Kyrie eleison

vendredi 17 janvier 2025

Charité 2025

Auvergne 11 mai 2014

KE 913 (11 janvier 2025)


Si les catholiques pratiquaient la charité, tous les ennemis


Seraient, sans une goutte de sang, frappés à terre.

Il y a environ un mois, un prêtre de la « Résistance » catholique en France, l’abbé Matthieu Salenave, un autre réfugié de la FSSPX, a dressé un portrait éclairé de l’état dans lequel se trouve aujourd’hui l’Église catholique. Auparavant, il avait écrit publiquement de manière quelque peu critique sur l’état de la Nouvelle Société Saint-Pie X, qui s’était dégradée par rapport à ce qu’elle était lorsqu’elle fut fondée et dirigée par Mgr Lefebvre. Dans le texte qui suit, il a écrit qu’il souhaitait ajouter quelques «considérations plus positives et encourageantes ». Il a poursuivi :

« … si Dieu permet la dégringolade d'une œuvre sacerdotale, Il ne veut pas pour autant abandonner son Église et les âmes rachetées par son Précieux Sang. C'est pourquoi le Bon Dieu suscite, en parallèle à cette triste déchéance de la SSPX, depuis au moins 10 ans, de nombreux bastions. Ces petits fortins de catholicité sont divers et variés. Ils n'ont pas forcément la même optique et la même fermeté mais ce qui est certain c'est qu'ils ne veulent plus suivre la SSPX dans sa volonté de ralliement.

On aura ainsi la Compagnie de Marie avec l'abbé Chazal, la SAJM avec Mgr Faure, La Villeneuve avec l'abbé Pivert, les dominicains d'Avrillé, les bénédictins de Bellaigues, diverses confréries sacerdotales sous l'autorité des évêques de la « Résistance » et les divers prieurés... Tout cela uni sous l'autorité morale et spirituelle des 7 évêques de la « Résistance » (…) Le plus important dans cette résistance catholique reste bien évidemment la Foi catholique. Foi catholique défendue en première ligne par l'épiscopat pleinement fidèle et résistant. Car c'est ainsi que continue l'Église catholique dans sa hiérarchie légitime, sa Foi intègre et ses sacrements non douteux. Chaque bastion aura ses caractères propres et même ses faiblesses. Il n'est même pas exclu qu'un bastion tombe mais comme le disait le RP Calmel au sujet des bastions, cette chute de l'un ne fait pas périr l'ensemble comme ce serait le cas pour une œuvre qui engloberait toute la tradition catholique.

Le père Calmel soulignait aussi la charité qui doit unir les bastions. Car même si chaque bastion a une certaine autonomie qu'il faut respecter, il n'en reste pas moins nécessaire qu'il y ait une certaine entraide et d'éviter les jalousies ecclésiastiques et religieuses qui ont toujours été un fléau dans l'Église catholique.

Cette situation devra durer tant que l’Église n'aura pas retrouvé un Pape parfaitement catholique. Prions et méritons pour que Dieu nous le donne au plus vite. »

Alors pourquoi ces considérations de l’abbé Salenave méritent-elles d’être recommandées ? En quelques points :

* La perspective première est celle de Dieu (paragraphe 1) et de ce qu’Il ​​fait pour prendre soin de Son Église. C’est Dieu qui a permis à la FSSPX de flirter une fois de plus avec les apostats de Rome, en partie parce que leur orgueil le méritait, en partie parce qu’Il ​​avait besoin d’une seule congrégation mondiale pour rétablir les droits de la Tradition, mais une fois cela réalisé, Il n’avait plus besoin d’une seule Congrégation qui pourrait même sembler remplacer l’Église officielle.

* Nous avons ainsi une diversité de groupes traditionnels (paragraphe 2), tous centrés sur la foi , non sur leur propre gloire ni même sur leur survie, mais s'appuyant sur leurs propres évêques pour une ressemblance minimale avec l'autorité catholique.

* Cette diversité de ces bastions et le statut non officiel de leurs évêques (paragraphe 3) ne sont certainement pas une façon normale pour l'Église catholique de fonctionner, mais dans les circonstances actuelles, où Dieu purifie son Église, la diversité empêche une chute commune (paragraphe 2), et le caractère non officiel laisse la place à Dieu pour restaurer officiellement et correctement son Église, en son temps, par le triomphe du Cœur Immaculé de sa Mère.

* L’abbé Salenave commence par la foi et termine par la charité (paragraphe 4). Si les forteresses prétendent servir l’Église mais n’ont pas de charité, surtout les unes envers les autres , elles sont, comme le dit avec force saint Paul (1 Cor. XIII, 1) « comme un gong retentissant ou une cymbale retentissante». Que les forteresses se rendent compte de l’exemple de charité qu’elles donnent !

Kyrie Eleison

dimanche 12 janvier 2025

Champ de bataille : la Messe

KE 912 (4 janvier 2025)


Entre la nouvelle messe et l'ancienne, c'est la guerre, 
qui ne se termine pas par des paroles doucereuses, 
mais par du sang et des effusions de sang ! 

« Supprimer la messe, détruire l'Église » est une citation célèbre attribuée à Martin Luther (1483-1546). Il ne l'a peut-être jamais dite, bien qu'il semble très probable qu'il l'ait fait, mais dans tous les cas, la citation est vraie, comme les catholiques ont pu le constater après Vatican II. Le tout premier des 16 documents de ce concile concernait la liturgie, sous le nom de « Sacrosanctum Concilium », mais les mots du texte sont tout à fait ambigus. Ils peuvent paraître conservateurs, mais en fait ils sont conçus pour ouvrir la porte à cette révolution liturgique qui, au lendemain du Concile, a pratiquement détruit la messe. Très peu de temps après l’imposition officielle – apparemment – ​​de la nouvelle messe du pape Paul VI en 1969, l’archevêque Lefebvre a déclaré que s’il devait l’introduire dans son nouveau séminaire d’Ecône, il pourrait tout aussi bien fermer le séminaire dans les trois semaines. Tel est le pouvoir anticatholique de la liturgie « renouvelée », car c’est en assistant à la messe que la plupart des catholiques vivent leur religion.

En fait, de 1969 à aujourd’hui, la liturgie « renouvelée » du pape Paul VI a fait du rite de la messe le champ de bataille central de la grande guerre de la foi entre le catholicisme immuable de la Tradition et la révolution en constante évolution du protestantisme libéral-moderniste. Et c’est toujours le champ de bataille central, comme le montre la persévérance du pape François dans ses efforts insensés pour effacer complètement la messe latine. Un excellent article d’un laïc français, Yves de Lassus, est résumé ci-dessous. Pour accéder à l’article original, beaucoup plus complet :

https ://www.a-f-s.org/2022/01/11/lettre-aux-amis-de-l-afs-janvier-2022/

Le 18 décembre 2021, la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements (CCD) a publié une note intitulée Responsa ad dubia  répondant aux questions sur l’application du Motu Proprio Traditionis Custodes . De nombreux fidèles ont été désemparés par la dureté de cette réponse. Mais dès le départ, l’intention du Motu Proprio était claire ; la réponse de la Congrégation ne fait qu’expliciter une fermeté déjà exprimée dans Traditionis Custodes . Pour la CCD, la messe est le « partage de l’unique pain rompu » et le « mémorial de la Pâque ». Assister à la messe signifie « participer à la table eucharistique ».  On ne rappelle jamais que la messe est un sacrifice,  le renouvellement non sanglant de l'unique sacrifice du Christ sur la Croix.  

Cet effacement du caractère sacrificiel est accentué par le but que la CCD attribue à la messe. Pour la CCD, le but de la messe est l'unité. Le premier objectif de Traditionis Custodes et par conséquent de la messe elle-même est de « continuer la recherche constante de la communion ecclésiale ».  Aucun des quatre buts traditionnels de la messe n’est rappelé. Pour la CCD, la messe est avant tout une manifestation d’unité entre les hommes au lieu d’un acte entièrement tourné vers Dieu. Il est donc clair que l’intention générale de la réponse de la CCD est de mettre un terme une fois pour toutes à l’usage du Missel traditionnel. L’ancien rite, dit la CCD, « ne fait pas partie de la vie ordinaire de l’Église ». De plus, la CCD insiste sur le fait que « la réforme liturgique est irréversible ». Tout retour à l’ancien rite se veut donc impossible.

Il ne faut pas se voiler la face. Le Saint-Siège est entré en guerre contre le rite traditionnel avec la volonté de l’éradiquer complètement de la vie de l’Église. C’est une véritable guerre entre deux conceptions différentes de la messe et deux conceptions radicalement opposées de l’Église et de la vie chrétienne. On est même légitimement en droit de se demander s’il s’agit de la même religion. Il est donc illusoire d’espérer que le Saint-Siège adoucisse sa position si nous tenons un discours conciliant.  Non ! Rome veut la fin de la messe traditionnelle, tandis que nous voulons maintenir le rite tridentin, parce que c’est Dieu lui-même qui le veut. Face à cette guerre entre les deux rites, il n’est plus possible de différer une décision. Il faut choisir un camp ou l’autre.

Lequel ? Il faut condamner l’erreur, même si elle vient du Saint-Siège. La messe est d’abord un sacrifice offert à Dieu dans un but qui est à la fois adoration, action de grâce, propitiation et expiation. Aucun pape ne pourra jamais abroger la bulle de saint Pie V autorisant à perpétuité l’usage du Missel traditionnel. La messe est dans une situation qui, à bien des égards, ressemble à celle vécue par Notre-Seigneur pendant sa Passion : l’Autorité suprême la condamne à mort. Mais pendant la Passion, Notre-Dame ne s’est pas révoltée : Elle est restée indéfectiblement proche de son Fils, silencieuse et recueillie. Sans doute a-t-elle prié pour les bourreaux. En ce qui concerne la messe latine, adoptons la même attitude : restons-y indéfectiblement attachés, même si elle vient d'être condamnée à mort. 

Kyrie eleison 

samedi 28 décembre 2024

Contre le sédévacantisme

KE 911 (28 décembre 2024)

 

La façon dont les hommes se comportent doit être affinée par la loi,

Mais la loi doit suivre de près la réalité.

La controverse autour de la démission du pape Benoît XVI en février 2013 continue d’alimenter le débat sur la vacance du Siège apostolique : cette démission était-elle valide ou non ? Si elle était valide, alors l’élection ultérieure du pape François n’était pas invalidée par le fait que Benoît XVI était toujours le pape valide. Mais si la démission de Benoît XVI était douteuse, alors un doute plane sur tout le pontificat ultérieur de François, car Benoît XVI n’est décédé qu’en 2022, après que François eut exercé la fonction de pape pendant près de dix ans. À l’automne de l’année dernière, l’évêque Athanasius Schneider a écrit un article très intéressant, accessible sur Internet, donnant de précieux principes sur toute la dispute autour de la vacance ou non du Siège apostolique (en latin « sedes »).

Cela peut sembler une dispute oiseuse, mais ce n’est pas le cas. L’Église catholique est une organisation mondiale, strictement hiérarchique, dans laquelle tous les curés dépendent d’évêques diocésains valides pour leur nomination valide à la tête des paroisses, et ces évêques dépendent à leur tour d’un pape valide pour leur nomination valide à la tête de leur diocèse. Pour que l’Église puisse fonctionner, son chef doit exister réellement, être clairement identifié et universellement accepté. Bien sûr, à plusieurs reprises dans l’histoire de l’Église, l’identité du pape a été contestée, notamment pendant le Grand Schisme d’Occident de 1378 à 1417, qui a vu à sa fin non pas deux mais trois candidats se proclamer papes. Cependant, tous les catholiques savaient que plus d’un pape était très nuisible à l’Église, de sorte que le schisme n’a duré que 39 ans.

Dans ce débat, il est intéressant d’observer comment l’Église a jugé la validité des papes en question. D’un côté, Urbain VII a été élu à Rome au conclave de 1378, au milieu de pressions et de menaces énormes, mais il a été accepté et reconnu comme pape par tous les cardinaux qui l’avaient élu. L’Église a fini par voir en lui et en ses successeurs la lignée des vrais et valides papes. D’un autre côté, quelques mois plus tard, des cardinaux français ont contre-élu un Français comme pape Clément VII, qui a établi la papauté d’Avignon dans le sud de la France. L’Église a fini par condamner cette lignée de « papes » comme antipapes. Ce qui ressort de cet exemple et de plusieurs autres, surtout au Moyen Âge, c’est que pour qu’un pape soit valide, la lettre de la loi importe moins que la nécessité absolue pour l’Église d’avoir un chef unique, visible, reconnu et certain.

Ainsi, Grégoire VI a acheté son pontificat en 1045 pour une grosse somme d’argent, de sorte que son élection était strictement invalide, mais l’Église l’a toujours reconnu comme un pape valide. En 1294, le pape Célestin V a démissionné de manière douteuse et Boniface VIII lui a succédé de manière controversée, mais les deux événements ont été « guéris à la racine », ou rendus valides par la suite, en étant universellement acceptés par les catholiques, le clergé et les laïcs. Cette doctrine d’un événement, illégal à l’époque mais rendu légal par la suite, l’Église l’applique aux mariages et aux élections papales, sous certaines conditions. Pour les élections papales, ces conditions sont que le nouveau pape soit immédiatement accepté comme pape par l’Église universelle. Ce fut certainement le cas du pape François, lorsqu’il salua la foule depuis un balcon du Vatican surplombant la place Saint-Pierre juste après son élection papale, avec toutes les fautes canoniques possibles de l’élection.

Quant à la démission controversée ou douteuse de Benoît XVI, les opinions peuvent diverger et l'Eglise peut décider avec autorité ce qu'elle signifie, seulement après qu'elle sera enfin sortie de la crise sans précédent provoquée par la séparation de l'autorité catholique et de la vérité catholique au Concile Vatican II. Cependant, sur la base des principes réalistes exposés par Mgr Schneider dans son article, il ne semble pas difficile de conclure que cette démission était à la fois douteuse en elle-même et nuisible dans la pratique à l'Eglise.

C’est douteux en soi , car Dieu a conçu son Église comme une monarchie, ou le règne d’un seul, et non comme une dyarchie, ou le règne de deux. Dieu a évidemment voulu que son Vicaire, ou son remplaçant, ait à sa disposition à Rome toute une aristocratie de fonctionnaires pour l’aider à gouverner l’Église mondiale, mais de cette aristocratie, il est le seul roi incontesté. Et nuisible dans la pratique , car la distinction faite par Benoît XVI entre « munus » (office) pour lui-même et «ministerium» (ministère ou travail) pour François, n’excluait pas clairement que lui-même continue à participer au gouvernement de l’Église. Cependant, qui a gouverné l’Église depuis la démission de Benoît XVI jusqu’à sa mort ? Pas Benoît XVI. Et quand Benoît XVI est mort, y a-t-il eu un conclave papal ? Non. C’est François qui a été pape, de 2013 à aujourd’hui.

Kyrie Eleison

mercredi 30 octobre 2024

L’aveuglement de Vatican II

Pour commander : ici
KE 901 (19 octobre 2024)

Les modernes vivent une vraie tragédie,

Parce qu’ils ignorent leur forte myopie.

Si nous voulons sauver nos âmes pour l’éternité, comme Dieu le souhaite pour nous tous (2 Tim. 2, 4), le monde d’aujourd’hui constitue un environnement dangereux. Car depuis sept siècles, à grands traits, l’humanité a lentement mais sûrement rétrogradé Dieu pour prendre Sa place : tentative insensée, vouée à l’échec, mais qui entretemps a conduit cette humanité au bord du suicide nucléaire. Or, depuis l’Incarnation, le plus grand obstacle à la folie de l’homme sur ce chemin de ruine a été la propre Église de Dieu, instituée par Son Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ. L’Église doit être la continuation de Son Incarnation parmi les hommes, la Lumière du monde pour dissiper la confusion des hommes, et le Sel de la terre pour empêcher leur corruption. Hélas, dans les années 1960, Vatican II fut l’apogée des tentatives humaines de servir le Diable en paralysant cette Église, en sorte d’envoyer toutes les âmes des hommes en Enfer au lieu du Paradis. De là viennent la confusion et la corruption qui nous entourent.

Mais Vatican II se devait d’être subtil, car au 20e siècle, notre Mère l’Église avait déjà analysé et réfuté les principales erreurs qui ont conduit à Vatican II, en particulier le protestantisme (1517) et ses rejetons, le libéralisme (1717) et le communisme (1917). Dans le cortège d’erreurs accompagnant ces trois-là, la plus dangereuse était certainement le modernisme (1907), car elle était maniée par des prêtres à l’intérieur de l’Église, prêtres désireux de mettre à jour l’Église de Dieu en l’adaptant à l’impiété de l’homme moderne. Il fallait donc de la subtilité pour tromper les catholiques alertés par toutes les formes du protestantisme (et pour la même raison, il faudra encore plus de subtilité à l’Antéchrist pour tromper une humanité rendue vigilante par le Châtiment divin qui aura lieu d’ici à son avènement).

À la mort de Mgr Lefebvre en 1991, l’un des souhaits de ce prélat était que la Fraternité de prêtres qu’il avait fondée en 1970 travaille sur les erreurs subtiles de Vatican II pour les analyser et les dénoncer. C’est un travail précieux pour le salut des âmes, et un livre remarquable à cet égard, Prométhée, la religion de l’homme, de l’abbé Álvaro Calderón, a été traduit en français et publié en mai dernier par la maison d’édition de la Fraternité en France, accessible à https ://www.clovis-diffusion.com/promethee-la-religion-de-l-homme-c2x41035800. Le livre n’est pas facile à lire, mais il est hautement recommandable pour sa magistrale analyse thomiste de Vatican II.

Voici par exemple, très brièvement, la première erreur majeure de Vatican II dénoncée par l’abbé Calderón :

L’homme doit être le centre de la religion, parce qu’il est, parmi toutes les autres créatures matérielles, la seule créature qui soit aussi spirituelle. Il est donc supérieur à toutes les autres, il est le but principal de toutes les autres, et il est le but principal de toute la création matérielle, étant la seule créature créée pour elle-même, toutes les autres créatures matérielles n’ayant été créées que pour lui. Il doit donc être au centre de toute véritable religion de cette création.

Mais tous ces arguments ne tiennent pas compte du Créateur. Si nous partons de Dieu et non de l’homme, nous savons que la seule et unique cause ultime de la création de l’homme ne peut être que l’Essence de Dieu lui-même, car le seul et unique objet possible de la Volonté de Dieu est Sa propre Bonté, car cette Bonté infinie est la seule à pouvoir satisfaire Sa Volonté infinie. Toute créature et toute chose qu’Il choisit librement de créer, Il ne peut les vouloir que dans et par Sa volonté de Son propre Moi incréé.

Par conséquent, ce ne peut être que Lui-même, et non l’homme, qui est le but ultime de la création, et Lui seul qui peut être au centre de toute véritable religion dans cette création. Tous les arguments des textes de Vatican II qui tentent de placer l’homme à la place de Dieu au centre de la création matérielle, échouent à cause de l’ignorance, volontaire ou non, des suprêmes trésors de la philosophie et de la théologie issus de la Tradition catholique. Ainsi, l’un des derniers et des pires documents de Vatican II, Gaudium et Spes, est, selon l’abbé Calderón, imprégné par la philosophie moderne très fausse du personnalisme, selon laquelle la personne humaine est au centre de tout. Non, ce n’est pas le cas. C’est Dieu qui est au centre de tout.

Kyrie eleison.

samedi 5 octobre 2024

Mgr Lefebvre après 1988 - I et II

KE 896 (14 septembre 2024)


Le libéral, ce loup vêtu comme un agneau,

Est jugé par son fruit, car il perd le troupeau.

« Je suis ‘libre’, dit-il, mais je n’ai aucun droit, »

« Car je suis enchaîné, Dieu me tient par sa Loi. »

« Au diable, Paradis ! Je fais ce que je veux ! »

« Peu importent pour moi, la Loi, l’Enfer et Dieu  ! ! »

Après les quatre consécrations épiscopales de juin 1988, Mgr Lefebvre vit plus clairement que jamais que les conciliaires romains ne sont pas des serviteurs de la Foi catholique. En 1989, il donna un long entretien en France, hélas très abrégé ci-dessous. (Entretien original complet à https ://laportelatine.org/formation/crise-eglise/ecclesiadeisme/un-an-apres-les-sacres-entretien-de-mgr-lefebvre-a-fideliter-juin-1989.)

Pourquoi ces consécrations ?

Depuis déjà plusieurs années j’essayais de faire entendre à Rome qu’avançant en âge, il me fallait assurer ma succession. Ils craignaient ces consécrations épiscopales, alors ils faisaient allusion à la possibilité d’avoir un évêque, qui soit pour moi un successeur.

Je suis allé à Rome pour des colloques, mais sans confiance dans leur succès. J’ai voulu aller aussi loin que possible pour montrer la bonne volonté qui était la nôtre. Mais très vite, nous nous sommes aperçus que nous avions affaire à des gens qui n’étaient pas honnêtes. Rome a soulevé la question du Concile, dont nous ne voulions pas entendre parler. Nous avons trouvé une formule acceptable à la rigueur. Je n’ai obtenu qu’un seul évêque, alors que j’en demandais trois. Cela était déjà presque inacceptable. Et quand, avant même de signer le protocole, nous demandions quand nous pourrions avoir cet évêque, la réponse était évasive. Impossible d’avoir une date.

L’accumulation de méfiance et de réticence m’a poussé à exiger la nomination d’un évêque pour le 30 juin. C’était cela, ou je faisais des évêques. Face à cette mise en demeure, le cardinal Ratzinger a dit : « Si c’est comme cela, le protocole est aboli. C’est fini, il n’y a plus de protocole. Vous rompez les relations ». C’est lui qui l’a dit, ce n’est pas moi.

Mgr Lefebvre n’aurait-il pas dû rester dans l’Église ?

samedi 28 septembre 2024

Le mal du mondialisme

KE 894 (31 août 2024)
Pol Pot

Les ennemis de Dieu paraissent l’emporter,

Car tous Ses amis prient sans tenir ni lutter.

Dans son livre aujourd’hui censuré, La hiérarchie des conspirateurs, histoire du Comité des 300, le Dr John Coleman (né en 1940) a présenté une liste de 20 moyens par lesquels les criminels dirigeant le monde actuel entendent lui imposer leur Nouvel Ordre Mondial. Le Dr Coleman étudie depuis longtemps ces malfaiteurs (https://omnia-veritas.com/product-category/livres-en-francais/john-coleman/). L’intérêt d’une telle lecture pour les catholiques est d’admettre, s’ils ne l’ont pas encore fait, à quel point nos véritables dirigeants actuels sont des criminels, eux qui maîtrisent nos gouvernants fantoches mais sont eux-mêmes invisibles pour le public. Les catholiques doivent se rendre compte de l’astuce et de la concertation avec lesquelles les mondialistes agissent, et de la quasi-réalisation de leurs objectifs totalement impies. Finalement, Dieu ne les laissera pas vaincre, mais Il leur permettra de nous soumettre à l’épreuve rigoureuse qu’ils montrent que nous méritons —

1. Créer et dominer un gouvernement mondial unique, avec une religion et un système monétaire uniques.

2. Éliminer radicalement tout sentiment d’identité et de fierté nationales, car c’est à ce prix seulement que les hommes accepteront un gouvernement mondial au-dessus de toutes les nations.

3. Anéantir toute religion, en particulier la religion chrétienne, sauf leur propre nouvelle ‘religion’.

4. Inventer des techniques de contrôle mental afin de robotiser les humains et les maîtriser de l’extérieur.

5. Désindustrialiser totalement, à l’exception des secteurs de l’informatique et des services. Le but est d’arriver à une ‘société post-industrielle à croissance zéro’. L’industrie indispensable peut être délocalisée dans des pays du tiers-monde à bas coûts.

6. Encourager la consommation, voire la légalisation des drogues, et faire de la pornographie une forme d’art, afin qu’elle soit largement acceptée et même considérée comme normale.

7. Dépeupler les grandes villes, sur le modèle des massacres de Pol Pot au Cambodge.

8. Supprimer tout développement des sciences, à moins que celles-ci ne servent les objectifs des mondialistes.

9. Faire mourir 3 milliards de personnes d’ici 2050, soit par des ‘guerres locales limitées’ dans les pays développés, soit par la faim et la maladie dans les pays sous-développés. Par exemple, la population des États-Unis doit être ramenée à 100 millions d’habitants d’ici à 2050.

10. Affaiblir la morale des nations et démoraliser davantage les classes laborieuses par le chômage. Les jeunes seront provoqués à se rebeller contre le statu quo au moyen des drogues et des mauvaises musiques, ce qui conduira également à l’aveulissement et à la dissolution des familles.

11. Faire en sorte que les gens n’aient plus l’habitude de décider de leur propre sort, en leur faisant subir une crise après l’autre ; et qu’ils se sentent tellement dépassés par les décisions à prendre pour conduire eux-mêmes leur propre vie qu’ils en deviennent apathiques.

12. Fonder de nouvelles sectes et favoriser les sectes déjà existantes.

13. Promouvoir le fondamentalisme chrétien, qui considère l’Entité sioniste comme la ‘race élue de Dieu’, afin de soutenir Israël, entre autres, par d’énormes sommes d’argent.

14. Faciliter la propagation de sectes religieuses extrêmes comme les Frères musulmans ou les Sikhs et mener des expériences de contrôle mental, à l’instar de Jim Jones dans son camp de la mort de Jonestown en 1978.

15. Provoquer l’effondrement de l’économie mondiale et, en conséquence, un chaos politique total.

16. Se rendre maître des politiques nationales et internationales des États-Unis.

17. Apporter le plus grand soutien possible aux institutions supranationales telles que l’ONU, le FMI, la Banque des règlements internationaux de Bâle, la Cour internationale de justice de La Haye, tout en affaiblissant les institutions nationales.

18. Infiltrer et maîtriser tous les gouvernements, afin de dissoudre les constitutions de chaque nation.

19. Fabriquer du terrorisme international puis négocier avec les terroristes passés à l’acte.

20. Soumettre toutes les institutions éducatives des États-Unis, afin de les ruiner complètement.

Kyrie eleison.

jeudi 26 septembre 2024

Tempête de Rosaires 2024

Depuis le continent, unissons-nous spirituellement à cette "tempête" de prières !

KE 895 (7 septembre 2024)

Notre-Dame de Walsingham

Marie voit nettement pourquoi nous saignons.

Mieux que nous, Elle sait ce dont nous manquons.

Tant à Fatima au Portugal en 1917, qu’à Akita au Japon en 1973, la Sainte Vierge a dit qu’Elle seule pouvait nous sauver à l’avenir. À Akita, Elle a précisé : « des calamités imminentes » qui pèsent sur nos têtes. À moins d’être naturellement ou volontairement aveugle, quiconque a observé les événements en Ukraine au cours des deux dernières années ne peut que voir venir une troisième Guerre mondiale nucléaire, qui apportera avec elle des afflictions sans nombre. Notre Dame d’Akita a également dit à Sœur Agnès Sasagawa que tous ceux qui mettent leur confiance en Elle seront sauvés. Elle voulait sûrement dire : sauvés pour l’éternité et pas seulement pour cette brève vie sur terre, qui est tellement moins importante.

Notre Seigneur a la totale maîtrise des futurs événements mondiaux et ne permet les fléaux que pour notre plus grand bien. Et c’est Lui-même qui nous a dit que pour récompenser Sa Mère du rôle particulier qu’Elle a joué pour le salut des âmes, en particulier dans les temps modernes, Il veut que le Cœur Immaculé de Marie soit crédité parmi les hommes du futur sauvetage de l’humanité, qui est plongée actuellement dans une situation désespérée. En effet, l’humanité sera sauvée par le triomphe du Cœur Immaculé de Notre Dame. Ce sera un bref âge d’or de l’Église, qui succédera au châtiment et constituera la plus grande victoire de l’Église de Notre Seigneur de toute son histoire en ce monde. Puis le péché reviendra, avec la descente vers l’Antéchrist et la persécution la plus redoutable contre les chrétiens, qui produira quelques-uns des plus grands saints de toute l’histoire de l’Église.

La Vierge Marie vient s’insérer dans ce drame universel qui précède la fin du monde, car c’est son Divin Fils Lui-même qui l’a désignée comme Reine de cette terre et notre Guide. À Akita, il y a un demi-siècle, elle nous a mis en garde, comme une bonne mère : «  Le feu tombera du ciel et anéantira une grande partie de l’humanité, les bons comme les mauvais, n’épargnant ni les prêtres ni les fidèles. Les survivants se trouveront dans une telle désolation qu’ils envieront les morts. Les seules armes qui vous resteront alors seront le Rosaire et le Signe laissé par Mon Fils (on ne sait pas encore en quoi consiste ce signe). Priez le Rosaire pour le Pape, pour les évêques et les prêtres. » De fait, le principal problème de notre Église et de notre monde plongés dans la tempête est la défection des clercs catholiques, trompés par le diabolique Concile Vatican II des années 1960.

En conséquence, le petit mouvement de la ‘Résistance’ en Angleterre organise à nouveau cette année un pèlerinage à Walsingham dans le Norfolk, du jeudi 26 au dimanche 29 septembre (mais cette année, la base est située à Swaffham, à environ 30 minutes de Walsingham en voiture). Comme les années précédentes, les activités principales des pèlerins seront la messe quotidienne et la prière du rosaire (15 mystères), soit jusqu’à dix rosaires en quatre jours, du jeudi au dimanche inclus. Cela peut sembler beaucoup, mais personne ne s’est plaint les années précédentes. Au contraire, tous ont été récompensés en comprenant à quel point le rosaire complet est relativement facile à réciter. Et chacun savait bien qu’il ne perdait pas son temps en faisant exactement ce que la Reine des Cieux nous demande à tous de faire. Au cœur de la détresse de notre époque se trouve un problème spirituel et non matériel. Le problème, c’est que l’humanité tourne le dos à Dieu, et à cause de cela tous les avions de guerre, sous-marins et chars d’assaut les plus récents et les plus performants sont plus ou moins inutiles. Voir Ps. 33 – 17, 18 – « Le cheval est impuissant à procurer le salut ( ... ) Mais l’œil du Seigneur est sur ceux qui Le craignent ».

Pour tous les détails pratiques concernant l’accès à Swaffham, l’hébergement (économique si vous apportez vos draps et vos serviettes), etc., veuillez envoyer un courriel à respicestellam2015@gmail.com. La messe aura lieu chaque jour dans un ancien couvent de Swaffham, suivie d’un petit-déjeuner simple ; une cuisine est mise à disposition pour préparer le repas du soir. Signalez dès que possible par courriel à cette même adresse si vous avez l’intention de venir, car les organisateurs aimeraient avoir d’avance une idée du nombre de participants.

Considérez que vous rendrez un grand service à Notre Dame, à votre pays, à votre famille et à vous-même en participant à cette ‘Tempête de rosaires’.

Kyrie eleison.

dimanche 15 septembre 2024

Scandale olympique

KE 893 (24 août 2024)


« Respect ! » dit notre Monde, en se moquant de Dieu.

Mais Dieu n’est pas moqué : Il enverra Son feu.

La récente cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris comprenait une présentation blasphématoire de la dernière Cène de Notre Divin Sauveur avec ses Apôtres la veille de Sa crucifixion. Le scandale a été tel que, grâce à Dieu, des commentateurs de toutes sortes ont dit et écrit une foule de vérités en guise de protestation. La cérémonie de clôture des jeux était ambiguë, mais pas aussi ouvertement scandaleuse. Cependant, que personne ne s’étonne de ce scandale. Au contraire, que chacun réfléchisse aux implications : Paris se suicide, et avec Paris, la ‘Civilisation occidentale’.

Il ne faut ainsi pas s’étonner que ce blasphème ait eu lieu, car il n’est que le dernier d’une série d’insultes publiques de plus en plus graves à l’égard du Bon Dieu. Ces insultes sont planifiées par Ses ennemis pour exploiter et propager le manque croissant de vraie religion chez Ses amis. L’apostasie sous-jacente, qui consiste pour la Chrétienté à tourner le dos au Christ, remonte au moins à la fin du Moyen-Âge. Elle a tout envahi à l’époque moderne avec la Révolution française de 1789, dont le centre était à Paris, et qui a établi la République maçonnique de France pour remplacer le Roi catholique de ce pays. La franc-maçonnerie, elle aussi ennemie de Dieu, est à l’origine de la création des Jeux olympiques modernes dans les années 1890, afin de promouvoir le sport païen avec, par exemple, de plus en plus de femmes portant des vêtements de plus en plus petits. Sur Internet, l’’artiste’ chargé de concevoir la scandaleuse cérémonie d’ouverture en question s’est justifié en disant qu’il avait voulu commémorer les ‘valeurs républicaines’ de la France. En d’autres termes, il n’a fait que poursuivre la Révolution française.

Ne voit-on toujours pas que ces scandales ne sont qu’une partie de la guerre universelle de notre monde contre Dieu ? En 2024, le pire est que les plus hautes autorités de l’État français devaient être au courant du scandale qui se préparait, et ont dû donner leur feu vert pour qu’il ait lieu. Quant aux autorités olympiques, elles ont bien sûr dû donner leur accord, si ce n’était pas leur idée dès le départ. Or quel rapport peut-il bien y avoir entre une moquerie de la Cène de Notre Seigneur et des jeux athlétiques ? Un très grand nombre de personnes ont aujourd’hui une idée si méprisante de la religion et de son importance qu’elles ne peuvent même pas imaginer que celle-ci joue un rôle prépondérant dans la vie des hommes. Or la religion était bien présente, mais enfonçant profondément dans l’abîme les sports et les jeux que les hommes aiment tant.

Concluons par deux citations : l’une, ignoble, tirée des Protocoles des Sages de Sion ; l’autre, divinement noble, tirée de l’Écriture, avec un commentaire sur la Cène. Commençons par un passage du Protocol n° 13 —

«  . . . . Afin que les masses elles-mêmes ne devinent pas de quoi il s’agit, nous les distrayons encore par des amusements, des jeux, des passe-temps, des passions, des ‘palais du peuple’. Bientôt nous commencerons grâce à la presse à proposer des concours d’art et de sports de toutes sortes : ces centres d’intérêts finiront par détourner leur esprit des questions dans lesquelles nous serions obligés de nous opposer à eux . . . »

Puis, tiré de l’Écriture, Lc 22, 15–20,

« J’ai désiré d’un grand désir de manger cette Pâque avec vous avant de souffrir… . Ceci est mon corps, qui est donné pour vous… . Cette coupe est la nouvelle alliance en mon Sang... »

Enfin le commentaire : À ce moment-là, Notre Seigneur semble comme presque déçu de n’avoir rien de plus à donner à ses Apôtres.

Kyrie eleison.

samedi 17 août 2024

Déclaration de Mgr Thomas d'Aquin

KE 892 (17 août 2024)

Tu gardes le dépôt que le Maître a transmis,

Vrai disciple, loyal, sage et sans compromis !

Mgr Thomas d’Aquin, supérieur du monastère bénédictin de la ‘Résistance’ situé dans les collines derrière Rio de Janeiro au Brésil, ne fait pas souvent des déclarations publiques, mais celle qu’il a faite à la fin du mois dernier, « Mgr Lefebvre, Mgr Viganò et le sédévacantisme », pourrait nous faire souhaiter qu’il prenne position en public plus souvent. Lors des cruciales années 1970 et 1980, à l’époque où il était séminariste, le Frère Thomas d’Aquin n’a jamais été immédiatement sous la direction de Mgr Lefebvre au sein de la Fraternité Saint-Pie X ; mais il était plus proche de celui-ci en pensée et en esprit que beaucoup de ses propres séminaristes, et on le considérait à l’époque comme un confident de Mgr Lefebvre. Sa fidélité à la pensée de l’archevêque apparaît clairement dans sa récente déclaration consultable à https ://fr.mosteirodasantacruz.org/post/mgr-viganò-mgr-lefebvre-et-le-sédévacantisme —

Monseigneur Viganò s’est comporté en véritable héros dès qu’il s’est rendu compte, ou a commencé à se rendre compte, de la décomposition morale et doctrinale de l’Église conciliaire. Malheureusement, il semble pencher vers la position sédévacantiste. L’avenir nous dira quelle est sa véritable position.

Quant à Mgr Lefebvre, il avait déjà commencé ce combat contre l’Église conciliaire dans des circonstances plus décisives qu’aujourd’hui. Il avait gagné la confiance des fidèles du monde entier grâce à la solidité de sa formation et à la supériorité de sa prudence. Sa prudence lui a permis d’éviter à la fois les ralliements des communautés Ecclesia Dei et l’erreur du sédévacantisme. Avec précision, il a montré comment Dom Gérard et d’autres suicidaient leurs œuvres en se plaçant sous l’autorité des modernistes, et comment les sédévacantistes, de leur côté, se plaçaient dans une position aussi incertaine que dangereuse, en affirmant plus que ce que l’enseignement de l’Église ne permet d’affirmer.

Certains pensent que Mgr Lefebvre serait sédévacantiste aujourd’hui. Je ne le crois pas. Je pense même le contraire. Je crois que les arguments qu’il a donnés de son vivant gardent leur force et leur pertinence aujourd’hui. Ses arguments sont simples. Que devient l’Église si les papes de Jean XXIII à François ne sont pas papes ? Les cardinaux qu’ils nomment ne sont-ils pas des cardinaux ? Qui élira le pape ? Comment pourrons-nous avoir à nouveau un pape ? Cela semble mettre en péril l’existence même de l’Église. Le mieux est d’attendre le jugement que l’Église émettra un jour, qui définira et résoudra cette question.

Face à la divergence des idées et des procédures au sein de la Tradition, je ne vois qu’une seule ligne de conduite raisonnable : garder et transmettre ce que nous avons reçu de Mgr Lefebvre, tant sur le plan doctrinal que sur le plan prudentiel. Mais beaucoup diront : la prudence tient compte de l’évolution de la situation entre l’état de la crise à l’époque de Mgr Lefebvre et aujourd’hui. Oui, il y a des changements, mais ils ne sont pas essentiels. L’essence de la crise reste la même. Comme la crise arienne, qui a duré environ 60 ans, cette crise se poursuit sans que l’essentiel ne change. C’est pourquoi l’exemple de Mgr Lefebvre reste d’actualité.

Que Notre-Dame, qui a vaincu toutes les hérésies, nous accorde la grâce de vaincre les attaques du démon et des modernistes.

+ Thomas d’Aquin O.S.B.

 

Voici la sagesse catholique de Mgr Lefebvre, réaffirmée pour notre temps, la plus fructueuse pour l’Église lorsque nous la jugeons à ses fruits : ne pas dévier à droite ou à gauche, comme le Seigneur Dieu l’a ordonné à Josué lorsque celui-ci eut succédé à Moïse à la tête des Israélites (Josué 1, 7). C’est la vérité qui est la mesure de cette position centrale, et non un compromis entre droite et gauche ; car la vérité vient de Dieu.

Kyrie eleison.

mercredi 14 août 2024

La puissance du chapelet

KE 891 (11 août 2024)


Allons au Ciel par la plus simple des prières,

Loué par tous les saints, l’humble et très sûr Rosaire.

 

Quand la semaine dernière (n° 890 du 3 août) ces Commentaires ont conclu que le Rosaire était la solution à l’actuelle folie de ces prétendues lois de l’Église que la Rome moderniste veut soi-disant nous imposer, nombre de lecteurs ont pu se demander quel pouvait être le lien entre les deux. Comment l’Église peut-elle, pour ainsi dire, se décharger de tous ses problèmes sur le Rosaire ?

Pourtant, avant qu’elle ne fût remplacée dans les années 1960 par un fantoche plus manœuvrable par les modernistes, sœur Lucie de Fatima affirma que Dieu, à notre époque, avait donné au Rosaire une puissance spéciale telle, qu’il peut résoudre tous les problèmes. Les catholiques (et les non-catholiques) doivent croire à cette puissance, en prévision des épreuves imminentes qui vont fondre sur le monde. Et voici la clé : dans le meilleur des cas, le monde qui nous entoure réduit Dieu à une coquille vide. Or, la prière du Rosaire rétablit peu à peu la réalité de Dieu dans les âmes humaines. Voyons d’abord comment l’homme produit l’absence de Dieu, puis examinons la puissance du Rosaire.

Dans les temps modernes, l’humanité a commencé à dévier de Dieu au plus tard au cours du XIVème siècle, avec le déclin de la Foi catholique en Dieu et la montée correspondante de l’estime pour l’homme à l’occasion de la prétendue Renaissance, ou ‘Renaissance’ de l’homme révolté. L’idée sous-jacente était que le Moyen Âge avait tellement surestimé Dieu qu’il avait mésestimé l’homme. Au début du XVIème siècle, cette idée a mené à l’explosion de l’humanisme, c’.-à-d. la surévaluation égoïste de l’homme, par Martin Luther (1483–1546), sous la forme du protestantisme. Cette révolte fragmentaire de l’homme subjectif contre l’ordre objectif unifié du Dieu catholique a dominé depuis la ‘civilisation occidentale’ moderne. Or, du protestantisme découle toutes les erreurs les plus importantes de notre temps, par exemple le naturalisme, le rationalisme et surtout le libéralisme au XIXème siècle, puis l’œcuménisme, le modernisme et surtout le communisme au XXème siècle. L’impiété a fait du chemin.

Pendant plus de 400 ans, les Papes catholiques ont maintenu la foi catholique face à Luther, si l’on peut dire, mais avec le Concile Vatican II (1962–1965), ils ont cédé, et en 2024 la voie était libre pour que des Jeux olympiques commencent en tournant en dérision la Sainte Cène. Or, un tel blasphème représente pratiquement la nouvelle religion de la ‘civilisation occidentale’. Pour saisir pleinement combien l’éloignement de l’homme moderne du seul vrai Dieu est profond et durable, il faut lire un portrait de Luther comme celui du philosophe français Jacques Maritain dans son essai Les trois réformateurs. Car le soulèvement violent de Luther contre Dieu était dans les profondeurs mêmes de l’âme humaine. Mais comment peut-on alors prétendre que prier le Rosaire, dévotion simple et répétitive, puisse constituer un remède ?

Physiquement, le Rosaire occupe, règle et apaise les parties les plus mobiles de l’être humain : les doigts avec les grains, la bouche avec les prières, l’esprit avec la contemplation des Mystères, les pieds également si l’on marche. Captivée, notre attention inconstante est alors libre de converser intimement avec Dieu, c’.-à-d. de prier. Mon esprit bat-il la campagne ? Les grains me sortent de la distraction. Et spirituellement, les Mystères sont centrés sur Notre-Seigneur, symétriquement enchâssés dans les Mystères de Notre-Dame (les ‘Mystères lumineux’ ajoutés par les modernistes ne sont pas symétriques et il ne faut pas tenir compte de cette nouveauté) : Elle Lui donne naissance, Il meurt pour nos péchés, Elle est récompensée par la Royauté sur l’Univers.

Cependant, ‘Rome ne s’est pas faite en un jour’ et le Rosaire lui-même ne peut pas rouvrir le Ciel en quelques semaines. Mais celui qui persévère dans la prière du Rosaire a toutes les chances de revenir sur la longueur d’onde du Ciel, et de s’éloigner progressivement toujours plus de celle du Monde. Chaque Mystère possède sa propre leçon divine, et les quinze ensemble me font parcourir tout le cycle de l’histoire de notre Rédemption. Voici pourquoi je suis né, et je n’ai à chercher autre chose nulle part ailleurs. Je passe en revue en moins d’une heure les raisons qui ont mené à la Création. Car nos vies sur terre ne sont pas seulement « méchantes, pauvres, brutales et brèves », comme le dit un philosophe anglais. Pour nous amener au Ciel, Notre Seigneur seul a souffert pour nous tous plus que nous ne pourrions jamais souffrir tous ensemble. Je veux aller au Ciel. Je serai fidèle à la prière toute particulière que Dieu a donnée à son Église pour m’y amener !

Kyrie eleison.

mercredi 7 août 2024

Romains IX et X

KE 882 (8 juin 2024)

Epître aux Romains (chapitres 9 à 11)
 

Juifs qui êtes cruels contre la Palestine,

Que vaudront vos raisons face aux raisons divines ?

 

Ces Commentaires mentionnent souvent les Juifs car ces derniers jouent un rôle considérable dans les affaires du monde et de l’Église. Dans ce qui est sans doute la plus importante des quatorze épîtres de saint Paul, l’Apôtre leur consacre trois chapitres entiers (chap. 9 à 11). C’est parce que les Juifs eurent joué un rôle prépondérant dans l’essor et la formation de l’Église catholique que les premiers fidèles furent scandalisés par leur complet refus du Christ — après avoir poussé Ponce Pilate à Le crucifier — refus qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui à de rares mais nobles exceptions près. En fait, ceux qui accusent les Juifs leur reprochent d’avoir voulu dominer le monde depuis la crucifixion du Christ pour qu’arrive l’Antéchrist ; et à notre époque, disent-ils, ces Juifs se rapprochent plus que jamais de leur but, ce qui est une catastrophe sans précédent pour l’humanité. Mais les Juifs répondent que ces accusations ont pour seule origine la haine des Juifs, ou l’«  antisémitisme ».

Où est la vérité ? Les Juifs ont été le principal obstacle à la mission de saint Paul, qui consistait à implanter l’Église catholique partout où il le pouvait afin de sauver des âmes pour l’éternité. C’est pourquoi ils sont si souvent mentionnés dans ses Épîtres, et pas toujours sous un éclairage favorable (notamment en 1 Thess. 2, 14–16). Or chaque mention d’eux par saint Paul fait partie des Saintes Écritures donc, comme l’enseigne l’Église catholique, ces mentions sont d’abord et avant tout la Parole de Dieu et seulement après la parole de leur auteur humain.

Il s’ensuit qu’accuser saint Paul d’« antisémitisme », c’est accuser Dieu lui-même d’être « antisémite ». Or, quelque définition que l’on donne à ce mot, le sens en est laid. Mais Dieu est la Vérité elle-même (Jean 14, 6) et il n’y a aucune laideur en Lui. Par conséquent, tout ce que dit saint Paul au sujet des Juifs est vrai et n’est pas « antisémite ».

Si nous voulons savoir ce qu’il faut penser des Juifs et que nous nous tournons pour cela vers l’Écriture afin de découvrir ce que Dieu pense d’eux, alors, le mieux est d’aller lire saint Paul qui a eu un contact très direct avec eux au cours de son apostolat. Chez saint Paul, la présentation la plus complète du problème que les Juifs représentent se trouve dans les trois chapitres de l’Épître aux Romains mentionnés plus haut. Notez que saint Paul ne parle pas, pour l’essentiel, de l’amertume de ses contacts apostoliques avec eux, bien au contraire . . .

lundi 8 juillet 2024

Les criminels du Covid

KE 883 (15 juin 2024)

Catholique apostat, le Bon Dieu te flagelle,

Comme Il l’a fait jadis pour le Juif infidèle.


Durant la crise du Covid de 2020–2022, d’innombrables politiciens et membres du corps médical nous ont menti en affirmant que les « vaccinations », mortelles, étaient « parfaitement sûres et efficaces ». À rebours, le Dr Michael Yeadon, honnête Anglais fort de dizaines d’années d’expérience au plus haut niveau de Pfizer, fut l’un des rares à dire héroïquement la vérité. Pfizer est un colosse américain de ‘Big Pharma’, surnom de l’industrie pharmaceutique internationale en laquelle tant d’entre nous avaient eu confiance jusqu’au Covid. (Extrait vidéo de l’entretien original à l’adresse https://x.com/wideawake_media/status/1654829752090329088 ; ci-dessous, le texte a été très légèrement modifié pour des raisons de clarté).

CHD.TV : Nous vous remercions d’être avec nous. Vous êtes un ancien vice-président de Pfizer. Pourriez-vous nous parler brièvement de votre fonction au sein de cette entreprise ?

Dr Yeadon : Pendant de nombreuses années jusqu’en 2011, j’ai été responsable de la recherche mondiale et de la phase initiale de développement des nouveaux médicaments dans les domaines respiratoires et allergiques chez Pfizer. Par le biais de quelques sites Internet, j’étais en contact indirect avec 200 personnes.

CHD.TV : Au début de l’année 2020, vous étiez donc à même de bien comprendre la situation ?

Dr Yeadon : J’avais des connaissances dans à peu près tous les domaines de cette industrie, et lorsque j’ai commencé à remarquer que d’anciens collègues, parmi lesquels Sir Patrick Vallance, disaient des choses à la télévision que je savais être fausses, et dont je savais qu’il savait qu’elles étaient fausses, à ce moment-là j’ai eu le déclic. C’était vers février 2020. Je me souviens d’avoir dit à ma femme : « Ce qu’ils racontent n’a rien à voir avec ce qui arrive. Quelque chose ne tourne pas rond. »

Ensuite, quand j’ai vu non seulement mon pays se confiner, mais aussi des dizaines d’autres pays faire la même chose au même moment, j’ai dit à vos auditeurs que c’était la preuve d’une opération supranationale. Il était impossible d’arriver à ce résultat seulement au niveau local ou national. Donc la décision avait dû être prise à un niveau supérieur. J’ignore s’il s’agit de l’Organisation mondiale de la santé, du Forum économique mondial ou d’une autre organisation. Je suis convaincu que cette action collective de confiner prouve, absolument et sans équivoque, qu’il n’y a pas simplement eu un virus à la dérive provoquant une panique générale. Tous les pays ont fait en même temps les mêmes choses stupides, inefficaces et notoirement connues pour ne pas fonctionner. Et il est impossible qu’il y ait eu une planification séparée pays par pays pour cette pandémie, car j’ai lu tous les textes afférents.

Aussi, quand j’accuse ces personnes de mentir, le fais-je en toute sûreté et je sais qu’aucune d’entre elles ne me poursuivra en justice. Au contraire, je leur dis : « Allez-y, poursuivez-moi ». J’aimerais bien que l’affaire sorte devant un tribunal. Je leur dis : « Vous serez perdant, et pas un peu ». Ils renoncent donc à me poursuivre. À la place, ils me salissent et ils me censurent. Je n’en ai plus rien à faire. Nous sommes face à quelque chose de bien plus grave qu’un prétendu virus. J’aimerais au moins pouvoir vous dire que le contenu des injections, que les blessures causées par ces prétendus «vaccins », tout était un accident. Non, ce n’était pas un accident. J’ai passé 32 ans à concevoir rationnellement des médicaments. Je savais et j’ai écrit, avant même que l’un de ces « vaccins » n’obtienne une autorisation d’utilisation d’urgence, qu’ils étaient dangereux. Je suis convaincu, et j’affirmerais la main sur la Bible, devant le juge et le tribunal, que ces injections ont été faites pour blesser, mutiler et tuer délibérément. (Fin de l’entretien)


Alors, qui sont les coupables derrière le Covid ? Toujours les mêmes. Voici un florilège de citations attribuées à « Henry » Kissinger : « 1) Il y a des montagnes d’argent à se faire avec les vaccins d’une pandémie. 2) Avec le succès de la campagne Covid, tout a changé de face. 3) À l’instant où les gens acceptent d’être vaccinés, c’est fini pour eux. » Kissinger (1923–2023) était l’un des chefs de file du Nouvel Ordre Mondial.

Kyrie eleison