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mercredi 4 mars 2026

Mgr Williamson à propos des négociations entre la FSSPX et Rome

Ce qu'écrivait déjà Mgr Williamson en 2003 reste d'actualité et nous donne une bonne grille de lecture des événements auxquels nous assistons.

Source

 


Lettres du recteur du séminaire Saint-Thomas-d'Aquin
Volume 4 Les Lettres de Winona, Partie 3
Monseigneur Richard Williamson
Lettre n° 232

5 mai 2003

Deux rumeurs – et d'autres à venir ?

Comme on pouvait s'y attendre, Rome ne laisse pas la Fraternité Saint-Pie-X tranquille. Un cardinal de la Nouvelle Église déclare : « Tant que la FSSPX agira de la sorte, nous ne pourrons avoir la paix. » Par tous les moyens, la Nouvelle Église doit absolument contrer la FSSPX, aussi insignifiante soit-elle numériquement, car ce qu'elle représente finira tôt ou tard par nuire à la Nouvelle Église, comme c'est déjà le cas.

Ces dernières semaines, deux rumeurs ont circulé en provenance de Rome. La première prétend que trois des quatre évêques de la FSSPX seront « réintégrés dans la communion » lors d'une messe tridentine publique célébrée par le cardinal Castrillón dans une grande basilique romaine le samedi 24 mai. La seconde affirme que l'indult de la messe tridentine sera étendu à tous les prêtres catholiques avant la fin de l'année 2003. Seul Dieu sait si Rome a voulu donner raison à ces rumeurs, ni même si elle en a le pouvoir. Quoi qu'il en soit, ces deux rumeurs sont de nature à mettre la FSSPX sous pression. Et comme beaucoup d'autres pourraient ébranler sa stabilité, il nous faut rester vigilants. Au risque de répéter ce que nous avons déjà dit, et même à maintes reprises, permettez-moi d'expliquer pourquoi, même si Rome semble faire preuve d'une grande générosité, la FSSPX doit être extrêmement prudente.

Le problème fondamental réside dans la « modernisation » de l'Église catholique, amorcée – ou du moins manifestée – dans les années 1960 par le Concile Vatican II (1962-1965), dont les seize documents ont révolutionné la doctrine catholique, et par le Nouvel Ordo de la Messe (1969), qui a bouleversé l'essence même de la pratique de l'Église, à savoir la liturgie de la messe. Puisque, par principe, l'Église catholique ne peut changer, les modernisateurs ont prétendu – et prétendent encore – que cette mise à jour n'avait rien changé d'essentiel. Or, les « catholiques » modernisés ressemblent si peu aux catholiques traditionnels que le changement était manifestement fondamental, et, rétrospectivement, Vatican II et le Nouvel Ordo de la Messe ont clairement posé les fondements de ce qui se voulait une religion nouvelle.

Aujourd'hui, l'ancienne religion catholique, centrée sur Dieu, et la nouvelle religion conciliaire, centrée sur l'homme, s'opposent. Or, comme toute guerre est en fin de compte une guerre de religion, une contradiction entre religions ne peut mener qu'à la guerre. Les conciliaristes se doivent, par fidélité à leur nouvelle foi, d'extirper et d'anéantir l'ancienne foi, tandis que les catholiques ont le devoir de refuser et de condamner cette fausse religion, avec tous ses fastes et toutes ses œuvres. C'est pourquoi, peu après Vatican II, les conciliaristes prétendaient qu'il s'agissait du concile le plus important de l'histoire de l'Église, tandis qu'une minorité de catholiques le dénonçait comme l'introduction, au sein de l'Église catholique, des principes anti-catholiques du monde moderne. De même, en 1969, le pape conciliariste Paul VI affirmait que la messe traditionnelle était abolie, alors qu'une poignée d'évêques et de prêtres catholiques la maintenaient en vie, notamment – ​​mais pas exclusivement – ​​Mgr Lefebvre et la Fraternité Saint-Pie-X qu'il avait fondée.

Voici le cœur du problème, qu'il ne faut jamais perdre de vue. Nous sommes face à une guerre entre deux religions qui ne peut prendre fin qu'avec la disparition de l'une ou de l'autre. Les catholiques doivent mener ce combat avec les armes de la Vérité. Les conciliaristes, quant à eux, peuvent le mener par tous les moyens à leur disposition. Par la juste punition divine infligée à de nombreux catholiques pour leur tiédeur, les conciliaristes ont pu occuper la quasi-totalité des postes de pouvoir et d'influence au sein de l'Église. Ils s'en sont pleinement servis pour établir leur nouvelle religion.

Cependant, les catholiques avaient et ont toujours pour eux la Vérité, qui « est puissante et triomphera ». Les conciliaristes n'ont pu empêcher Mgr Lefebvre de dénoncer Vatican II et de préserver l'ancienne messe. Ils se sont jusqu'à présent montrés incapables d'empêcher la FSSPX de poursuivre sur cette voie. Or, la survie de leur nouvelle religion repose sur la destruction de l'ancienne, qui démontre la fausseté de Vatican II et de la nouvelle messe. C'est pourquoi ils doivent détruire, démanteler, paralyser ou corrompre la FSSPX, qui représente pour l'instant la plus importante résistance organisée au conciliarisme.

Une stratégie romaine aussi vieille que le monde est bien connue : « Diviser pour mieux régner ». D'où la première rumeur, prétendant que trois des quatre évêques de la FSSPX pensent d'une certaine manière, tandis que le quatrième en pense une autre. Mais l'un puis l'autre des trois évêques ont d'abord nié ces allégations, et le troisième l'aurait sans doute fait publiquement lui aussi, mais il n'en avait probablement pas envie. (Quant au quatrième, il s'est délecté de la publicité !) Et si, comme le voulait la rumeur, Rome pense que 70 % des prêtres de la FSSPX seraient heureux d'être « réintégrés » auprès des trois prétendus évêques, alors Rome connaît nos prêtres aussi peu qu'elle connaît nos évêques.

La seconde rumeur évoque une autre stratégie, aussi vieille que le monde : « les noyer sous les compliments », par exemple en promettant d'accorder en 2003 la condition préalable exigée en 2001 par la FSSPX pour entamer des négociations avec Rome, à savoir l'autorisation pour tous les prêtres d'utiliser librement l'ancien rite de la messe. Or, il est loin d'être certain que Rome puisse tenir une telle promesse en raison d'une partie des évêques conciliaires du monde. Mais si tel était le cas, la FSSPX se réjouirait de voir que la libre utilisation du véritable rite de la messe entraînerait une diffusion croissante de la grâce dans toute l'Église, les prêtres prenant conscience du trésor qui leur serait rendu. Cependant, même si Rome avait également « réintégré » les quatre évêques de la FSSPX, les autres conditions préalables de 2001 étant remplies, la FSSPX ne s'était engagée en 2001 que pour entamer des négociations de réconciliation avec Rome. Or, il est presque certain que les conciliaristes exigeraient désormais de la FSSPX qu'elle reconnaisse d'une manière ou d'une autre Vatican II, ce qu'elle ne peut faire. Ce sont les documents mêmes de ce concile, et non ses suites, qui sont imprégnés de la nouvelle religion.

Néanmoins, la stratégie de « l'étouffement par la bienveillance » présente de réels avantages pour Rome. Imaginons que Rome passe outre l'avis de ses propres évêques et déclare unilatéralement : « La FSSPX est simplement réconciliée avec Rome et réintégrée dans l'Église, y compris ses quatre évêques, sans conditions, sans exigences » ! Que ferait alors la FSSPX ? Si elle refusait, elle passerait pour une personne malhonnête. Mais si elle acceptait, notre marginalisation actuelle, motivée par une volonté de protection, prendrait fin, et nous serions exposés à une multitude de contacts néfastes avec des «catholiques » qui, ignorant tout du problème du conciliarisme, n'ont aucune compréhension véritable du catholicisme. Cela pourrait signifier la fin de la défense de la Foi par la FSSPX.

Une telle proposition de Rome est peut-être improbable, voire impossible, mais, pour affaiblir la FSSPX, ce serait sans doute la solution la plus judicieuse. Quoi qu'il en soit, elle met en lumière le problème fondamental. Même si ces Romains parlaient exactement le même langage que la FSSPX, leur religion moderniste les empêcherait d'interpréter les choses de la même manière. La « réconciliation » serait donc purement verbale, et non réelle, et la FSSPX perdrait la protection que lui confère sa marginalisation actuelle.

Alors pourquoi même envisager de négocier quoi que ce soit avec ces Romains ? Premièrement, « ils occupent le siège de Moïse » (Mt 23,2), ce qui leur confère une influence considérable sur le salut ou la damnation éternelle de millions d’âmes. Deuxièmement, avec les lourdes responsabilités qui en découlent, ils ont eux-mêmes des âmes à sauver, et certains d’entre eux pourraient encore tirer profit d’un contact avec des catholiques anti-conciliaires. C’est pourquoi l’archevêque Lefebvre a maintenu des contacts avec les Romains jusqu’en mai 1988.

Cependant, ces contacts prirent fin avec les consécrations épiscopales de juin de la même année, lorsque, comme le déclara l'archevêque, Rome avait démontré par ses actes un tel mépris pour les âmes que le problème était passé résolument du domaine diplomatique à celui du dogme. Ainsi, chaque fois qu'un cardinal Castrillón Hoyos insiste aujourd'hui sur la diplomatie, il compromet, de notre point de vue, tout contact avant même qu'il ne commence. Car si la FSSPX négociait sur autre chose que le dogme, les conséquences seraient désastreuses pour la Foi, comme on vient de le constater une fois de plus avec les prêtres de Campos, au Brésil.

Mais un dogme inflexible peut-il seulement être conçu par des esprits malléables, pour qui les mots n'ont de sens que dans une perspective flexible ? Personnellement, je pense que la plupart des esprits sont aujourd'hui tellement perdus dans l'imaginaire que seul un châtiment pourra les ramener à la réalité, et pour cela, il faudra arracher un grand nombre d'âmes à cette vie. Priez, chers lecteurs, pour que la FSSPX agisse selon la volonté de Dieu.

La nature particulièrement insidieuse du conciliarisme, de par sa ressemblance apparente avec le catholicisme, sera un thème central de la session doctrinale masculine qui se tiendra à Winona cet été. Le sujet sera complexe : trois encycliques majeures de Jean-Paul II, consacrées à Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit, seront au programme. Les ouvrages du professeur Dörmann, disponibles aux éditions Angelus Press, nous serviront de guide précieux.

Durant tout le mois de mai, implorons tout particulièrement l'aide et la protection de la Mère de Dieu, et prions le Rosaire pour l'aider à obtenir le salut de millions d'âmes perdues dans un monde en proie à la confusion.

Richard Williamson

jeudi 12 février 2026

Des évêques, OUI MAIS quels évêques ?

Le 11 février, l'abbé Salenave a proposé l'analyse ci-dessous, analyse de la situation telle qu'elle se présentait ce jour-là.

Source

L'annonce de sacres par l'abbé Pagliarani a sans doute rassuré ceux qui s'inquiétaient (seulement) de risquer ne plus recevoir les sacrements d'ordre et de confirmation.

Or la question d'un évêque ne soulève pas seulement la problématique des sacrements (qui peuvent être valides chez les modernistes), mais essentiellement de son pouvoir d'enseignement. C'est le propre de l'évêque d'enseigner.

Or, dans son communiqué, la SSPX ne rapporte absolument pas cette question. Le communiqué limite l'état de nécessité aux sacrements d'ordre et de confirmation.

Pourtant si Mgr Lefebvre a estimé être en état de nécessité, c'est essentiellement en raison des erreurs répandues par le concile Vatican II, la réforme liturgique n'étant que la partie émergée de l'iceberg.

Dans ces conditions, la SSPX va-t-elle pouvoir sacrer des évêques dans la ligne de Mgr Lefebvre ?

C'est chose quasiment impossible, car le(s) candidat(s) qui sera choisi ne pourra pas être choisi en dehors de la SSPX - ce sera sans doute un directeur de séminaire, un supérieur de district ou une personne importante - MAIS qui aura suivi et adhéré à la nouvelle orientation de la SSPX depuis 2012. Il aura forcément adhéré à l'esprit du chapitre révolutionnaire de juillet 2012, il aura aussi accepté les paliers sacramentels comme la juridiction pour les confessions, et le nouveau statut des mariages conclus dans la Fraternité. Il aura en outre accepté l'éjection de Mgr Williamson.

Dans ces conditions, on imagine mal un évêque de fer comme Mgr Lefebvre ou Mgr Williamson, mais davantage un évêque gentil et conciliant qui donnera les sacrements sans faire de vagues.

Voilà pourquoi Rome pourrait ne pas fulminer d'excommunication,  et voilà aussi pourquoi Mgr Fellay a donné son accord au principe de ce(s) sacre(s).

Il n'est pas besoin d'être grand prophète pour imaginer que ce(s) évêque(s) seront des Fellay (bis). 

Rome n'aura définivement plus rien à craindre d'une oeuvre qui aura cessé de se battre.

Une fois de plus, nous saisissons toujours mieux pourquoi Mgr Williamson avait bien fait de sacrer six évêques. Par ce fait, il continuait "l'opération-survie" spirituelle de Mgr Lefebvre.

jeudi 20 novembre 2025

« Écartez-vous. La jeune fille n’est pas morte. Elle dort. »


par S.E. Mgr Thomas d'Aquin O.S.B.


« Filia mea modo defuncta est… »
« … non est enim mórtua puella, sed dormit… »
« Et deridebant eum. »

La sainte Église semble morte en ce moment. Elle a été envahie par les modernistes qui ont pris les postes-clé. Les prévisions et les plans de la franc-maçonnerie semblent avoir triomphé. La franc-maçonnerie désirait un pape qui eût les idées de la franc-maçonnerie. Elle ne voulait pas d’un pape franc-maçon ; cela pourrait être dangereux pour elle, mais un pape portant ses idées serait l’idéal. Dieu a permis que cela fût ainsi, comme dans le cas de Job, où Dieu a permis qu’il fût tenté, attaqué, dépouillé et blessé par le démon, au point d’être abandonné par son épouse et par ses amis.

Un concile qui rompt avec la Tradition, c’est-à-dire qui rompt avec Notre-Seigneur Lui-même. Des réformes qui intensifient cette rupture. L’excommunication de Mgr Lefebvre et de Mgr Antônio de Castro Mayer, qui ne furent jamais réhabilités.

Une nouvelle liturgie de la Messe, comme l’avaient prédit les pires ennemis de l’Église. Des rencontres œcuméniques au goût de la franc-maçonnerie, rencontres qui sont la négation de l’exclusivité de l’Église catholique comme unique arche du salut.

De nouveaux saints qui sont, en réalité, de faux saints, comme “saint Jean-Paul II”, “saint Paul VI”, “saint Jean XXIII” et bien d’autres.

L’encouragement donné au mouvement charismatique, d’origine protestante et diabolique.

Des attaques contre les termes corédemption et médiation de Notre-Dame.

La destruction et la corruption des séminaires et de la vie religieuse, la stagnation des vocations.

vendredi 31 octobre 2025

Raviver la mémoire de Mgr Williamson


Sacre de Mgr Thomas d'Aquin par Mgr Williamson
le 19 mars 2016

Le 29 janvier de cette année 2025, en la fête de saint François de Sales, Dieu Notre-Seigneur a rappelé à l’éternité Son Excellence Monseigneur Richard Nelson Williamson.

Quel jugement pouvons-nous, et devons-nous, porter sur la vie octogénaire de ce prélat de la Sainte Église catholique?

Avant tout, il fut un homme demeuré fidèle aux orientations données par son supérieur ecclésiastique et consécrateur, Mgr Marcel Lefebvre.  Ainsi, il mit en pratique sa devise épiscopale : Ut fidelis inveniatur, se conformant aux positions de celui qui voulut que l’on inscrivît sur sa tombe: Tradidi quod et accepi.

Malheureusement, au cours de sa vie, il fut beaucoup méprisé par ceux-là mêmes qui composent les membres de l’association religieuse fondée par Mgr Lefebvre. Et quelle fut la cause de ce mépris?

Il semble que ses adversaires l’accusaient, ouvertement ou sourdement, d’exagération, d’imprudence, voire d’une certaine folie. Ces jugements sont-ils fondés ?

Pour être justes, nous devons reconnaître que nul n’est exempt de commettre des fautes, consciemment ou non, en cette vallée de larmes. Ce qui importe davantage d’examiner, c’est si, au fond, quelqu’un demeure sur le droit chemin.

Et quelle est, probablement, la « faute capitale» que lesdits membres de la Fraternité Saint-Pie X imputent à Mgr Williamson ?

Il nous semble que ce serait le fait qu’il se soit éloigné de la soumission qu’il devait alors au Supérieur général de la Fraternité, Mgr Bernard Fellay.

Si tel est le cas, examinons si cette accusation d’insoumission est fondée ou non.

Le point névralgique du désaccord entre les deux évêques fut le rapprochement avec les autorités romaines, dans le but d’obtenir d’elles une reconnaissance canonique pour la Fraternité Saint-Pie X.

Alors, lequel des deux avait raison ?

Pour répondre à cette question, lisons ce que chacun écrivit à l’autre à ce sujet.

(Intertitre de Reconquista : Arguments de Mgr Williamson :)

« Un accord, même purement pratique, rendrait nécessaire et imposerait progressivement à la Fraternité de se taire sur toute critique du Concile ou de la nouvelle messe. En cessant d’attaquer ces victoires de la Révolution, qui sont les plus importantes, la Fraternité cesserait nécessairement de s’opposer à l’apostasie universelle de notre époque lamentable et s’enfoncerait elle-même. »

jeudi 15 mai 2025

Deux évêques, deux parcours

 
Source

Le 8 octobre 2024 décédait Mgr Tissier. Quelques mois plus tard, le 29 janvier 2025 ce fut Mgr Williamson qui quitta cette terre. Peut-on dire que l'itinéraire des deux évêques fut le même ? Non évidemment. Ce qui est certain c'est qu'ils reçurent tous les deux le même héritage de Mgr Lefebvre.

Les deux évêques furent très brillants intellectuellement, même si Mgr Williamson déplaisait singulièrement à une bourgeoisie (et noblesse ) française bien rangée. Mais s'ils furent tous les deux de brillants théologiens, l'historien ne pourra jamais dire que leur parcours fut identique. On peut même dire qu'il se sépara en pratique en 2012 quand Mgr Tissier décida de ne plus défendre son confrère dans l'épiscopat et préféra rester dans la SSPX jusqu'au bout, donnant l'illusion que la Tradition Catholique ne pouvait survivre que dans et par la SSPX. L'historien pourra aussi souligner son fléchissement doctrinal à partir de 2018 quand il écrira à un ecclésiastique qu'il ne réécrirait plus son étude sur l'existence d'une église conciliaire. 

Essayer de faire croire que les deux évêques ont eu le même parcours c'est donc oublier cette réalité du combat  de l'Eglise sur le terrain. Mgr Williamson avait certes de l'estime pour Mgr Tissier et sa rigueur intellectuelle mais il a très clairement perçu que l'évêque français n'était pas un combattant de terrain mais un penseur. ( "Mgr Tissier a un moteur de Ferrari mais il manque l'embrayage pour avancer"). Mgr Williamson avait, quant à lui, ces deux qualités : la contemplation et l'action en harmonie avec la contemplation. Dès qu'il perçut la trahison de certains clercs, il n'hésitera pas à mettre toute la puissance de son épiscopat pour dénoncer ces manœuvres. Il accomplit ainsi sa mission d'épiscope (surveillant) pour sauver les brebis du loup. On ne pourra pas en dire autant de Mgr Tissier. Hélas.