vendredi 29 juin 2018

Fin d'année scolaire au Séminaire Saint Louis-Marie Grignion


Source photos :  https://sajm-siteofficiel.blogspot.com/2018/06/photos-des-seminaristes-de-la-sajm-et.html

Ces quelques photos vous donneront un petit aperçu de la vie au séminaire pendant quelques jours : cérémonies, processions, sorties, études... Hélas, nous n'avons pas de photos des séminaristes en train de suer sur leurs examens de fin d'année mais vous pouvez facilement imaginer que les pères dominicains ont su faire travailler les neurones des séminaristes en latin, métaphysique, liturgie, théologie etc ... Les séminaristes auront réellement mérité leurs "vacances".
En septembre prochain, le séminaire ouvrira sa 4ème année. Prions avec ferveur et persévérance pour que Dieu envoie de nombreux ouvriers à sa vigne.

Répétition liturgique
Sortie du séminaire

Cours de latin intensif

Cérémonie de confirmations

Mgr Faure à l'occasion d'une cérémonie de confirmation

Messe dominicale, communion des séminaristes

Promenade avec les pères. Black and white

Prière  avec les pères au champ des martyrs d'Avrillé

Sortie à Béhuard


Pour aider le séminaire 

Soit pour aider à la pension d'un séminariste, à la location ou l'achat du séminaire, à l'achat d'ornements liturgiques (le séminaire est très démuni pour le moment) . Tous les renseignements sur :



jeudi 28 juin 2018

Adresse aux membres du chapitre général de la Fraternité Saint-Pie X

Saint François, stigmatisé 
Qu'aurait donc prêché un Saint François d'Assise à l'occasion de la retraite préparatoire au Chapitre de la FSSPX ? M. l'abbé Pivert nous le résume en quelques mots : amour de la pauvreté, amour des opprobres, humilité ....  Le Saint Esprit, que beaucoup ont prié ces derniers mois, parle aujourd'hui aux capitulants et leur indique la voie à suivre. Les capitulants oseront-ils suivre ce chemin ? 


Messieurs les abbés,

Avez-vous l’amour des opprobres ?

Vous prêchez les exercices de saint Ignace dont la méditation-clef nous trace le programme des vrais serviteurs de Dieu face au programme des serviteurs de Satan. C’est pauvreté, amour des opprobres, humilité et de là, affirme saint Ignace, découlent toutes les autres vertus.

La pauvreté ne semble pas être une marque distinctive de la Fraternité Saint-Pie X…

Et l’amour des opprobres non plus : vous recherchez l’approbation de la Rome apostate ! Vous voulez être reconnus par ceux que vous devriez dénoncer et combattre ! Vous pleurnichez devant eux pour quémander quelques miettes de reconnaissance. Vous ne voulez pas voir qu’ils sont eux-mêmes à la remorque du monde et des Bilderbeg.

Vous soumettez les mariages de vos fidèles au comportement du monde et non à la rigueur de l’évangile, car c’est bien cela : le faux droit de Vatican II favorise les divorces sous couvert de nullités, tandis que les sages exigences du code de saint Pie X forment les adorateurs du vrai Dieu.

Quant à l’humilité, je ne vous dirai qu’une chose : vous êtes des bourgeois et des aumôniers de bourgeois. Les musulmans n’ont-ils pas d’âme que vous ne cherchiez pas à les convertir ? Que vous n’envoyiez pas vos religieuses vivre au milieu d’eux comme le suppliait le Père de Foucauld ?

L’Apocalypse va tomber sur notre pauvre monde et vous ne formez pas les chrétiens pauvres, amoureux des opprobres et humbles qui seuls pourront résister à la puissance de l’argent, à la vanité de la technique, à l’orgueil de la Révolution.

Vous avez un mot à la bouche, un mot sort de vos plumes : obéissance ! Et vous ne voulez pas voir que vos jeunes vous échappent, happés par le monde.

Ah, Messieurs, il n’est plus temps de vous demander de revenir trente ans en arrière, c’est-à-dire à l’enthousiasme des sacres de 1988 par lesquels Mgr Lefebvre méprisant la fausse sagesse du monde, la fausse prudence de Rome, donnait au monde la seule réponse qu’il méritait : des missionnaires de la foi.

Car, depuis, vous avez jeté hors de la Fraternité Saint Pie X Mgr Williamson comme un malpropre, vous avez jeté comme une peste contagieuse des prêtres et des fidèles serviteurs de Dieu ! Vous avez prouvé par là, comme l’a dit l’abbé de Cacqueray, qu’ils n’avaient plus leur place dans la Fraternité Saint Pie X. Effectivement, notre place n’est plus au milieu de vous et, voudriez-vous nous réintégrer dans ce que vous avez fait de la Fraternité Saint Pie X, nous le refuserions.

Nous vous avons tant de fois tendu la main, mais vous nous avez méprisés et calomniés, alors, solennellement, appuyés sur la puissance de l’Évangile, par respect pour la majesté de Dieu, nous vous adjurons de revenir de vos errements, de demander pardon à Dieu de vos lâchetés. Des prêtres jureurs l’ont fait avant vous, pourquoi pas vous ? Vous demanderez à l’humble Vierge Marie de vous obtenir de Dieu, par une humble pénitence, par un humble apostolat auprès des plus pauvres, cachés au milieu des persécutés du monde moderne que vous avez aimé, vous lui demanderez l’honneur de l’humble confession de la foi. Et, le jour où le monde vous haïra, où il vous traitera comme le pire de ses ennemis, vous saurez que vous êtes pardonnés.

Abbé François Pivert
Prêtre de Jésus-Christ

mardi 26 juin 2018

Fraternité Cinquantiste *

Kyrie eleison DLXXI ( 23 juin 2018 )

Quelle est cette piété qui t’endort dans l’eau tiède ?
Ne néglige pas Dieu quand tu aides ton frère.


L’Église des années 1950 et la Fraternité Saint-Pie X des années 2000 souffrent toutes deux d’une maladie analogue : la même pathologie, qui affligeait l’Église, touche maintenant la FSSPX. Au juste, d’où vient ce mal ? Il consiste dans cette démarche insidieuse d’aller au-devant de l’homme moderne éloigné de Dieu, en rabaissant au niveau de l’homme sans Dieu les exigences de la Foi. L’image du Dieu véritable est alors rendue méconnaissable. Dans l’Église, on a prétendu adapter la Foi de toujours à notre monde moderne, donnant ainsi naissance au Concile Vatican II. Dans la FSSPX, on prétend maintenant adapter au Concile la Tradition Catholique, provoquant ainsi le dérapage de la FSSPX. “Les mêmes causes produisent les mêmes effets.”

Nous avons commémoré l’an dernier le centième anniversaire des grandes apparitions de Fatima. Au Portugal. Nous avons entendu Notre-Dame nous annoncer les catastrophes terrifiantes qui s’abattraient sur l’humanité si l’on n’écoutait pas ses demandes. Les ecclésiastiques n’ont pas réagi comme ils auraient dû, car plusieurs années après, la Très Sainte Vierge a confié à Sœur Lucie que même les bonnes âmes ne faisaient pas cas de ses demandes, alors que les méchants, bien sûr, persistaient dans la voie du péché. C’est ainsi que le règne de Pie XII (1939–1958) fut marqué d’abord par la dévotion à Fatima, mais dans la deuxième partie de son règne, dès les années 1950, on persuada le Pape qu’il fallait séparer l’aspect politique des apparitions, et notamment la Consécration de la Russie, de leur aspect dévotionnel. Et alors il négligea l’aspect politique tout en conservant la dévotion. Ce fut là une grande erreur. Or, c’est exactement la même erreur que répètent certains Supérieurs de la Fraternité depuis les années 2010.

Un confrère de la FSSPX a entendu l’an dern ier (2017) deux membres importants de la Fraternité prêcher sur Fatima (1917). Il s’attendait à ce que les deux prédicateurs fissent une application en profondeur des apparitions mais, tout ce qu’il entendit fut de pieuses paroles. Certes, rien n’y était faux, mais ces prédications laissaient supposer un monde resplendissant de santé ! Ils ont parlé de la grandeur, de la bonté et de la miséricorde de Notre-Dame, et bien sûr de Son Cœur Immaculé, puissant refuge pour nous catholiques. Jusque-là, rien de mal. Mais, continue notre confrère . . .

“Pas un mot sur la situation catastrophique dans laquelle les individus, les nations et l’Église se débattent aujourd’hui. La première partie du Secret de Fatima a été mentionnée, mais la deuxième et la troisième ont été occultées. Les nations ne croulent-elles pas sous toutes sortes de problèmes ? Notre Mère l’Église, avec à sa tête le pape François, ne sombre-t-elle-pas dans des difficultés inimaginables ? Face à cette situation, comment oser passer sous silence les deuxième et troisième parties du Secret, sans même y faire allusion ?

“Nos Supérieurs sont en train de contracter une lourde responsabilité. Ils endorment leurs fidèles, ils les bercent dans une religiosité somnolente : « Nous avons la vraie Messe, nous avons la Foi, nous avons des prieurés, nous sommes membres de l’Église catholique . . . que pourrions-nous vouloir de plus ? » Des sermons de ce genre inhibent toute réaction ; on n’y parle plus d’engagement pour les batailles de la Mère de Dieu ; rien, pas même un avertissement contre les gadgets électroniques d’aujourd’hui. Voilà comment les catholiques deviennent des tièdes.

“Lorsque la Sainte Vierge eut fait voir aux enfants de Fatima les feux de l’enfer, ils augmentèrent nettement leurs prières, leurs efforts et leurs sacrifices. Mais nous, catholiques du 21ème siècle, nous n’aurions nul besoin d’une telle vision de l’enfer ? Ni d’être mis en garde contre la situation catastrophique de la politique actuelle ? Ni d’être informé de la situation dramatique de l’Église aujourd’hui ? Beaucoup de nos fidèles ne se doutent même pas qu’on leur cache quelque chose d’important. Quand ils entendent des sermons de ce genre, leur enthousiasme éclate, ils louent les prédicateurs, ils sont heureux au possible. Hélas, il n’est que trop compréhensible que les hommes préfèrent ce qui est agréable et facile à ce qui leur semble dur, bien que vrai.”

Kyrie eleison.

* Le « Cinquantisme » est ce Catholicisme des années 1950, extérieurement correct, mais intérieurement tout prêt à glisser dans le catholicisme désastreux des années 1960, années du Concile.

samedi 23 juin 2018

M. l'abbé Pfluger nous parle de la future prélature en bon connaisseur

Le sourire des gagnants ?
M. l'abbé Pfluger, actuel Premier Assistant de la FSSPX, a le mérite de ne rien cacher des projets de prélature en cours et nous lui sommes gré d'avoir développé cette question à l'occasion d'un interview donnée aux Etats-Unis il y a quelques jours . Un commentateur avisé (CMS) explique cette audace invraisemblable du Premier Assistant. 





Citation de M. l'abbé Pfluger *:
Dans le cadre d’une éventuelle Prélature personnelle – proposée par Rome à plusieurs reprises déjà – le Prélat et les futurs évêques seront choisis au sein même de la Fraternité.

On doit croire l’abbé Pfluger, car il maîtrise son dossier, et parle avec autorité.

Sans connaître le contenu exact des textes, mais sur la base des propos du Premier Assistant général, il est tout à fait crédible que le schéma d'organisation de la Prélature – sans doute en bonne place sur le bureau du Supérieur général – prévoie la désignation du Prélat et des évêques par le pape, qui les choisira parmi les membres de la FSSPX.

Mais cela n’est pas rassurant pour autant.

A voir l’évolution des choses, il s’avère en effet que le pape n'aura pas trop de mal à trouver "au sein même de la Fraternité" (oui, c’est sûr !) les "patrons" de la future structure… car des libéraux, "collabos", et autres "ralliés" au mirage d'une coexistence pacifique de la Tradition avec l'Eglise conciliaire, ... on en trouve suffisamment désormais en interne, Mgr Fellay ayant réussi, en 24 ans de supériorat, à modeler selon ses vues le profil-type des responsables "convenables" et maintenant "présentables"… aux autorités romaines !

D’ailleurs, depuis plusieurs années, l’abbé Pfluger participe lui-même à ce formatage de la hiérarchie de la Fraternité, étant en charge des "Ressources Humaines" (promotions et mutations). Et il sait travailler…

Par conséquent, le pape n'aura pas besoin d'envoyer siéger à Menzingen un gauleiter pris au sein de la Curie, ou parmi ses proches "hommes de confiance".

Si l’abbé Pfluger se montre si péremptoire sur le sujet qui nous occupe, c'est qu'il a pu vérifier lui-même les règles proposées par Rome dans le projet de normalisation canonique de la Fraternité : il faut donc bien écouter ce qu'il dit !

Ainsi, les apparences resteront sauves, et le chef de la nouvelle Prélature pourra rassurer son clergé et les fidèles : celle-ci continuera à "résister" à l’apostasie (eh oui!) comme le faisait la Fraternité de Mgr Lefebvre (si, si, absolument !), ... mais elle le fera désormais intra muros dans le sein de l’Eglise ("conciliaire") et avec la caution de l’autorité du pape, que demander de plus ?

Avec la caution ? peut-être, … mais surtout sous le contrôle !

Bravo François !


Pour mémoire :

* Extrait de l’interview de l’abbé Pfluger – publié le 16 juin 2018 sur FSSPX-News
Citation:

- Monsieur l’abbé, vous n’êtes pas sans savoir que certains jugements émanant d’une soi-disant « résistance » reprochent à Mgr Fellay d’avoir concédé aux autorités romaines le point suivant : si une normalisation canonique devait avoir lieu, les Statuts de la Fraternité devraient être modifiés en sorte que Rome pût nommer un Supérieur général et des Assistants extérieurs à la Fraternité…

- Cette vision est absolument fausse. C’est même exactement le contraire qui est vrai. Dans le cadre d’une éventuelle Prélature personnelle – proposée par Rome à plusieurs reprises déjà – le Prélat et les futurs évêques seront choisis au sein même de la Fraternité. Ces rumeurs ne reposent sur aucun fondement objectif ; tout cela « sent vraiment l’arnaque à plein nez », si vous me permettez l’expression ! D’ailleurs, les personnes auxquelles vous faites allusion enfreignent le plus souvent, dans leurs paroles et leurs écrits, la vertu de justice. Il suffit seulement de voir comment elles se révoltent à la seule idée d’une normalisation canonique de la Fraternité… Et pourquoi une telle attitude ? Cela tient en quelques mots : ils ont tout simplement perdu l’esprit de Mgr Lefebvre. Ils sont devenus étrangers à l’âme de notre Fondateur qui est « l’esprit de Notre Seigneur Jésus-Christ, de l’Eglise, de l’Evangile ». En définitive, ces angoisses paniques à l’idée de quelque contact que ce soit avec les autorités romaines, qui viennent de la part de ceux qu’on affuble de l’étiquette de « résistants », sont basées surtout sur la peur, et sur un manque flagrant d’espérance théologale.

mardi 19 juin 2018

Un "appel à la Fidélité"


Lettre ouverte au Chapitre de la FSSPX

Le site MEDIAS-PRESSE.INFO (ici) a publié récemment un texte faisant état de l’inquiétude des fidèles à l’approche du Chapitre général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X prévu pour le mois prochain.

Nous partageons cette inquiétude, ainsi que les quatre demandes formulées dans la Lettre ouverte, même si nous aimerions en ajouter une supplémentaire concernant la reconnaissance des quatre évêques de la Fidélité catholique, NN. SS. Williamson, Faure, Thomas d’Aquin, et Zendejas, injustement rejetés par les autorités actuelles de la FSSPX.

Malgré cela, cette initiative mérite d’être soutenue, et nous encourageons ceux de nos lecteurs qui se retrouveraient dans son message à donner leur adhésion au texte de la Lettre ouverte en suivant les indications fournies sur le site.

On peut accompagner l’adhésion d’un court commentaire, et si l’on souhaite, donner son nom par simples initiales.

Reconquista

Asie: Missions à Bohol; visite de Mgr Williamson en Corée et au Japon


Petites missions sur l'île Bohol



Stagnante pendant des années, notre petite mission de Dagohoy a deux minuscules petits enfants, Malitbog et La Esperanza.

Cette dernière est trop pauvre pour les prêtres diocésains qui réclament de l'argent, en particulier pour les sacrements.



La cloche avec son petit ton contre-Ut a une bonne portée sur la vallée, mais une Messe chantée a 4 servants n'est pas ou, pour mieux dire, est vraiment une mince affaire.




Comme dans le rite Éthiopien, les fidèles assistent a la messe de l'extérieur, ce qui renforce la sacralité du Sacrifice.

Voyage de Mgr Williamson




Mgr Willimason s'est rendu au Japon, à Akita : ici, devant les cotons qui recueillirent les larmes versées par la statue, ensuite authentifiées par l'université d'Akita.  Aujourd’hui, quasiment rien ne transpire de ces événements, ni du message plutôt sombre (et pas assez kumbaya), ni de la Sœur Agnès, qui fut expulsée et continue son existence a Honshu.








Les fidèles coréens ont aussi profité de la visite de Monseigneur deux dimanches d'affilée.


dimanche 17 juin 2018

Des préparatifs de Rome ?

Kyrie eleison DLXX ( 16 juin 2018 )

Comment prétendre ainsi qu’il n’y a pas conflit ?
Un combat pour la Foi, c’est tout ce que l’on vit !


Dans le contexte de crise qui submerge l’Église catholique depuis Vatican II (1962–1965), voilà subitement deux initiatives récentes des autorités romaines qui paraissent bien surprenantes. En effet, toutes deux ont l’air de favoriser la Tradition catholique que par ailleurs le pape François semble par maint côté vouloir éliminer une fois pour toutes. Le Grand Méchant Loup voudrait-il vraiment se montrer gentil envers le Petit Chaperon Rouge, ou bien ces deux gestes ne sont-ils que des ruses destinées à piéger la Fraternité Saint-Pie X dans la tanière conciliaire ? Serait-ce que Rome aussi prépare le Chapitre Général de la Fraternité prévu pour la mi-juillet ?

La première de ces deux initiatives est venue de la Commission Ecclesia Dei. On se souvient que cette institution fut créée à Rome en 1988 pour ralentir la tradition catholique qui menaçait de se développer à un rythme accéléré. Or, à la mi-février de cette année, Ecclesia Dei accordait à la Fraternité Saint-Pierre, d’orientation semi-traditionnelle, l’usage des rites liturgiques hautement traditionnels de la Semaine Sainte. Ces rites ont été utilisés durant plusieurs siècles avant que la réforme liturgique lancée par le cardinal Bugnini dans les années 1950 n’ait conduit à la nouvelle messe introduite à la fin des années 1960. Cette ancienne liturgie de la Semaine Sainte devient de plus en plus populaire auprès des catholiques qui répudient la nouvelle messe. La raison en est qu’elle contient de nombreux traits allant à l’encontre de la nouvelle liturgie moderniste que Paul VI, par une astuce administrative, a réussi à imposer à l’Église universelle en 1969. Faut-il croire que Rome se désengage enfin de la nouvelle messe ?

Non pas. Comme dit le célèbre vers de Virgile : « Quoi qu’il en soit, je crains les Grecs, même lorsqu’ils font des cadeaux ». Ce don fait à la Tradition peut très bien avoir été conçu par Rome pour persuader tous les Petits Chaperons Rouges, en particulier les participants au Chapitre Général de Juillet, qu’après tout le Grand Méchant Loup n’est pas aussi méchant qu’on le dit. Le Chapitre de juillet prochain est important pour Rome car ce bastion de la Foi, érigé par Monseigneur Lefebvre, doit être démantelé, parce qu’il a constitué de par son intense combat pour la Foi un véritable barrage entravant la marche du Nouvel Ordre Mondial, entrave sans aucune proportion avec la force numérique de la Fraternité Saint Pie X. Depuis la mort de Mgr Lefebvre, ce combat a été gravement affaibli, mais Rome peut craindre que le Chapitre ne le ressuscite. La volonté de Rome est qu’on élise comme Supérieur Général encore un libéral, à la rigueur un candidat de compromis, mais en tout cas pas un combattant de la Foi !

L’autre action inattendue de Rome a eu lieu le 16 mai dernier, lorsqu ’un journaliste bien connue du Vatican, Andrea Tornielli, a mis en lumière un extrait d’un livre publié récemment par un fonctionnaire romain sur le Pape Paul VI (1963–1978). L’extrait est un compte-rendu détaillé de la conversation de septembre 1976 entre le pape et Mgr Lefebvre, tenue dans les deux mois qui suivirent la messe de Lille célébrée par l’archevêque devant une foule immense. Cette messe a marqué le début du mouvement traditionnel, de sorte que le pape a voulu freiner l’archevêque. La conversation dura un peu plus d’une demi-heure et les Romains prirent des notes. Peu après, Mgr Lefebvre en donna une version quelque peu différente du script maintenant dévoilé par Rome. Mais pourquoi les Romains ont-ils gardé par devers eux cette relation plus complète pendant 42 ans ? Et pourquoi décident-ils de la publier maintenant ?

La réponse doit se situer dans le “quelque peu différente”. L’admirable site Internet d’Amérique Latine, Non possumus, a publié côte à côte la version romaine et le propre récit de Mgr Lefebvre. Les lecteurs de Non possumus peuvent vérifier par eux-mêmes comment les Romains ont blanchi l’aveuglement de Paul VI et leur propre vilenie. Exemple emblématique : Paul VI y a accusé l’archevêque de demander à ses séminaristes de prêter serment contre le pape, ce qui était absolument faux. L’archevêque a déclaré qu’il était prêt à jurer sur un crucifix que le pape l’avait accusé de faire prêter un tel serment. Un porte-parole romain a alors officiellement démenti qu’il ait été fait mention dans la conversation d’un tel serment.

De même, la version de Rome dissimule l’abîme qui sépare de la foi de l’Archevêque le modernisme de Paul VI. Tout se passe comme si les Capitulants n’auraient nul besoin de s’inquiéter de cette distance infinie séparant la Rome Conciliaire de la Fraternité Saint Pie X : qu’ils élisent c omme Supérieur encore un libéral, mais un candidat de compromis fera aussi l’affaire !

Kyrie eleison.

jeudi 14 juin 2018

LA STRATÉGIE DE LA MAISON GÉNÉRALE

OU LE PROGRAMME - ELECTORAL ? - DE MGR FELLAY


Sous la signature de Mgr Fellay, un texte fort intéressant est paru ce jour sur le site de La Porte Latine.

Rédigé dans la perspective d'une réunion prévue à Rome le 23 juin, le message apparaît comme une confirmation de la stratégie actuelle du Supérieur Général face à la dérive des autorités romaines : la Fraternité Saint-Pie X doit revenir à la réclamation première de Mgr Lefebvre...

"- Très Saint Père, laissez-nous faire l'expérience de la Tradition !"

Ce qui se traduit en clair par : "Cessons d'attaquer Rome ! Et plutôt que d'exiger du pape la condamnation solennelle des erreurs conciliaires et une profession publique de la foi catholique, ... démontrons à l'Eglise que nous sommes les meilleurs !"

Les membres du Chapitre général FSSPX de juillet sont désormais bien avertis...

Et avec eux, les lecteurs de Reconquista.

La crise dans l’Eglise : quelles racines, quels remèdes ?

 par Mgr Fellay – 14 juin 2018 Posted by La Porte Latine

Message de Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, à la journée d’étude

Cette journée d’étude est très utile, car il est plus que nécessaire aujourd’hui de remonter aux racines de la crise dans l’Eglise. En septembre dernier, lors de la publication de la Correctio filialis que j’ai signée, je souhaitais que « le débat sur ces questions majeures s’amplifie, afin que la vérité soit rétablie et l’erreur condamnée », c’est dire que j’adhère pleinement à l’objectif que vous vous êtes fixé : « Le rejet de ces erreurs et le retour, avec l’aide de Dieu, à la Vérité catholique complète et vécue, est la condition nécessaire de la renaissance de l’Eglise. » (Présentation du congrès du 23 juin 2018)

Correspondance entre le cardinal Ottaviani et Mgr Lefebvre

Votre démarche s’inscrit dans la ligne d’un échange de correspondance peu connu entre le cardinal Ottaviani et Mgr Lefebvre, qui peut nous fournir un éclairage précieux. Cet échange a eu lieu un an après la fin du Concile, en 1966.

En effet, le 24 juillet 1966, le cardinal Alfredo Ottaviani, alors Pro-préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, faisait parvenir aux évêques une lettre dans laquelle il dressait la liste de 10 erreurs qui s’étaient manifestées après le concile Vatican II. On peut y lire ces affirmations dont l’actualité, plus de 50 ans après, demeure intacte :

« La vérité objective et absolue, ferme et immuable, n’est presque pas admise par certains, qui soumettent toutes choses à un certain relativisme et ceci pour la raison fallacieuse que toute vérité suit nécessairement le rythme de l’évolution de la conscience et de l’histoire ». (n° 4)

« Des erreurs non moindres sont répandues dans le domaine de la théologie morale. En effet certains, non en petit nombre, osent rejeter la règle objective de la moralité ; d’autres n’acceptent pas la loi naturelle, mais affirment la légitimité de la morale de situation, comme ils disent. Des opinions pernicieuses sont proposées sur la moralité et la responsabilité en matière sexuelle et matrimoniale ». (n° 9)

La remise en cause de « la vérité objective et absolue » et de « la règle objective de la moralité », la promotion d’un « relativisme », la légitimation de « la morale de situation », telles sont les racines de la crise dans l’Eglise.

Le 20 décembre 1966 Mgr Marcel Lefebvre, alors Supérieur général des Pères du Saint-Esprit, répondit au cardinal Ottaviani par une liste de doutes. Ces dubia n’étaient pas les siens, mais ceux qu’il voyait s’introduire dans l’enseignement officiel, à la suite du Concile : « Qu’il s’agisse

– de la transmission de la juridiction des évêques,
– des deux sources de la Révélation,
– de l’inspiration scripturaire,
– de la nécessité de la grâce pour la justification,
– de la nécessité du baptême catholique,
– de la vie de la grâce chez les hérétiques, schismatiques et païens,
– des fins du mariage,
– de la liberté religieuse,
– des fins dernières, etc.

Sur ces points fondamentaux, la doctrine traditionnelle était claire et enseignée unanimement dans les universités catholiques. Or, de nombreux textes du Concile sur ces vérités permettent désormais d’en douter ».

Au sujet de cette clarté de la doctrine traditionnelle rendue trouble à partir du Concile, l’aveu – 24 ans après – du P. Peter Henrici s.j., dans son article « La maturation du Concile » (in Communio n° 92, nov.-déc. 1990, p. 85 et sqq.), confirme le bien-fondé de l’inquiétude de Mgr Lefebvre. Le théologien suisse n’hésite pas, en effet, à voir au Concile « l’affrontement de deux traditions différentes de la doctrine théologique, qui ne pouvaient, au fond, se comprendre mutuellement ! ».



Conséquences pratiques des doutes et erreurs


Mais Mgr Lefebvre ne se contentait pas d’énoncer et de dénoncer les doutes nouvellement apparus, il ajoutait aussitôt au cardinal Ottaviani : « Les conséquences en ont été rapidement tirées et appliquées dans la vie de l’Eglise ». Suivent alors, sous la plume de Mgr Lefebvre, les conséquences pratiques, pastorales, de ces doutes :

– Les doutes sur la nécessité de l’Eglise et des sacrements entraînent la disparition des vocations sacerdotales.

– Les doutes sur la nécessité et la nature de la « conversion » de toute âme entraînent la disparition des vocations religieuses, la ruine de la spiritualité traditionnelle dans les noviciats, l’inutilité des missions.

– Les doutes sur la légitimité de l’autorité et l’exigence de l’obéissance provoqués par l’exaltation de la dignité humaine, de l’autonomie de la conscience, de la liberté, ébranlent toutes les sociétés en commençant par l’Eglise, les sociétés religieuses, les diocèses, la société civile, la famille. (…)

– Les doutes sur la nécessité de la grâce pour être sauvé provoquent la mésestime du baptême désormais remis à plus tard, l’abandon du sacrement de pénitence. (…)

– Les doutes sur la nécessité de l’Eglise source unique de salut, sur l’Eglise catholique seule vraie religion, provenant des déclarations sur l’œcuménisme et la liberté religieuse, détruisent l’autorité du Magistère de l’Eglise. En effet, Rome n’est plus la « Magistra Veritatis » unique et nécessaire.

Proposition de remèdes concrets

Face à ces maux, Mgr Lefebvre propose respectueusement à l’adresse du Souverain Pontife des remèdes concrets : « Que le Saint-Père (…) daigne par des documents importants proclamer la vérité, poursuivre l’erreur, sans crainte des contradictions, sans crainte des schismes, sans crainte de remettre en cause les dispositions pastorales du Concile »

Il demande au pape de soutenir efficacement les évêques fidèles : « Daigne le Saint-Père :

– encourager les évêques à redresser la foi et les mœurs individuellement, chacun dans leurs diocèses respectifs, comme il convient à tout bon pasteur ; – soutenir les évêques courageux, les inciter à réformer leurs séminaires, à y restaurer les études selon saint Thomas ;
sur « les racines de la crise dans l’Eglise »,  Rome, 23 juin 2018.
– encourager les supérieurs généraux à maintenir dans les noviciats et les communautés les principes fondamentaux de toute ascèse chrétienne, surtout l’obéissance ;
– encourager le développement des écoles catholiques,
– la presse de saine doctrine,
– les associations de familles chrétiennes ;
– enfin réprimander les fauteurs d’erreurs et les réduire au silence ».

A son humble niveau, dans la Fraternité Saint-Pie X qu’il fonda en 1970, Mgr Lefebvre s’est efforcé de mettre en œuvre ces remèdes : enseignement thomiste dans les séminaires, ascèse chrétienne et obéissance inculquées aux séminaristes ; et autour des prieurés : écoles catholiques, presse catholique, associations de familles chrétiennes.

Cette mise en œuvre pratique était essentielle pour le fondateur de la Fraternité : faire ce qui est possible à son niveau, avec les grâces de son état, mais en n’oubliant jamais – comme il l’écrit au cardinal Ottaviani – que « le Successeur de Pierre et lui seul peut sauver l’Eglise ».

De l’exclusif à l’inclusif… et retour 

Il convient d’ajouter ici qu’aux yeux de Mgr Lefebvre, cette mise en œuvre pratique est un remède efficace au relativisme. Il veut répondre au plan doctrinal, mais aussi au plan pastoral parce qu’il a conscience de la dimension idéologique des nouveautés postconciliaires. Or on ne peut répondre de façon purement spéculative à une idéologie, car elle ne verra dans cette réponse qu’une idéologie contraire et non pas le contraire d’une idéologie. Tel est le mode de raisonnement de ce relativisme subjectiviste qui dilue « la vérité objective et absolue » et « la règle objective de la moralité ».

En fait, les « doutes » dénoncés plus haut ont pour conséquence la remise en cause de l’essentiel, à savoir la mission salvifique de l’Église, par la promotion de ce « christianisme secondaire » si bien analysé par Romano Amerio. Cette perte de vue de l’essentiel brouille l’enseignement doctrinal et moral jusque-là clair. Lorsque la mission salvifique de l’Église n’est plus centrale, ni prioritaire, plus rien n’est hiérarchisé, ni structuré harmonieusement, et l’on a tendance à justifier les contradictions, les incohérences – qui sont beaucoup plus que des « doutes » !

Dès lors, on va faire en sorte que ce qui dans la bouche de Notre Seigneur était exclusif : ou l’un ou l’autre (« Nul ne peut servir deux maîtres, car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. » Mt 6, 24), devienne conciliable ou inclusif, comme on dit aujourd’hui. On remplacera le ou l’un ou l’autre par la formule et l’un et l’autre « qui combine le ciel et le monde en un composé, dont la partie dominante qui donne au composé son caractère, est le monde » (Romano Amerio, Iota unum, étude sur les variations de l’Église catholique au XXe siècle, Nouvelles Éditions Latines, 1987, p. 417). – Cela au nom d’une « miséricorde pastorale », englobant immigration, droits de l’homme et écologie…

C’est pourquoi Mgr Lefebvre a tant insisté pour qu’on laisse à la Fraternité Saint-Pie X une entière liberté pour « faire l’expérience de la Tradition ». Face à l’idéologie relativiste et à ses conséquences stérilisantes pour L’Église (vocations en déclin, pratique religieuse en chute constante…), il savait qu’il fallait expérimentalement opposer les fruits de la Tradition bimillénaire. Il souhaitait que ce retour à la Tradition permette, un jour, à l’Église de se la réapproprier. Remonter aux racines de la crise, c’est – dans le même temps – remonter à la Tradition : des effets aux causes, des fruits à l’arbre, comme nous y invite Notre Seigneur. Et là, il n’y a pas d’idéologie qui tienne, car les faits et les chiffres ne sont pas « traditionalistes », encore moins « lefebvristes », ils sont bons ou mauvais, comme l’arbre qui les produit.

Qu’à partir de cette expérience modeste mais irréfutable, L’Église puisse se réapproprier sa Tradition, tel est le but de Mgr Lefebvre et de son œuvre. Et nous ne pouvons que faire nôtre la conclusion de sa lettre au cardinal Ottaviani :

« Sans doute suis-je bien téméraire de m’exprimer de cette manière ! Mais c’est d’un amour ardent que je compose ces lignes, amour de la gloire de Dieu, amour de Jésus, amour de Marie, de son Église, du Successeur de Pierre, évêque de Rome, Vicaire de Jésus-Christ ».

Mgr Bernard Fellay

La Porte Latine du 14 juin 2018

24 juin : Ordination sacerdotale à Santa Cruz

Dom Thomas d'Aquin nous annonce l'ordination sacerdotale du Frère Jean-Baptiste ce 24 juin prochain.

Il nous demande de prier pour lui, pour qu'il soit un saint prêtre, pour la gloire de Dieu et le Salut des âmes.

Ci-dessous quelques photos de son ordination diaconale.













mardi 12 juin 2018

Pèlerinage au Mont Saint Michel le Samedi 29 septembre

Saint Michel Archange est le grand protecteur de la Sainte Eglise, du Sacerdoce, de la Sainte Messe et surtout de la Papauté. Aussi SE Mgr Williamson a-t-il vivement encouragé les catholiques fidèles à venir prier le grand Archange en raison des circonstances dramatiques où nous nous trouvons actuellement. 
Il semble que les ultimes bastions de la chrétienté soient ébranlés en profondeur par les hordes infernales entrevues par le pape Léon XIII. 

Comme cette année le 29 septembre tombe un samedi, il sera d'autant plus facile pour les pèlerins de venir d'assez loin pour implorer ce grand Archange de nous secourir. 

 Voici donc les premières modalités de ce pèlerinage sur le quel nous aurons l'occasion de revenir.



Ce pèlerinage se déroule donc le samedi 29 : il est possible de contacter un responsable pour réserver des chambres du vendredi au dimanche pour assister aux Messes des prêtres et évêques qui diront la Messe dans la région.

 Vous pouvez encore réserver des chambres à des prix très raisonnables près du Mont Saint Michel 

Tract pdf " pèlerinage au Mont Saint Michel" 

samedi 9 juin 2018

Les libéraux préparent le Chapitre

Kyrie eleison DLXIX ( 9 juin 20128 )

Capitulants, la Foi doit passer en premier.
Même si Menzingen il faudra reléguer !


Pas tout le monde ne dort. Il y a en France quelqu’un qui surveille les préparatifs des libéraux en vue du prochain Chapitre général de la Fraternité Saint-Pie X. La Fraternité y aura encore, probablement pour la dernière fois, la possibilité de se lever, comme Mgr Lefebvre l’a fait, pour la défense de la foi catholique contre le concile Vatican II. Une personne, qu’importe son nom, a écrit sur le site Fidélité catholique francophone (ici)  un excellent article dénonçant les funestes propos que le Secrétaire Général de la Fraternité, l’abbé Christian Thouvenot, a tenus au début de cette année lors d’une interview parue dans le bulletin de la Fraternité du District d’Allemagne. Ce qui suit doit beaucoup à cet article.

Commençons par les funestes propos en question : « Il est vraisemblable que la question du statut de Prélature personnelle soit posée lors du Chapitre. Mais c’est le Supérieur général seul qui conduit la Fraternité et qui a la responsabilité des relations de la Tradition avec le Saint-Siège. Mgr Lefebvre, en 1988, avait tenu a bien préciser cet aspect ». Ces propos sont funestes parce qu’ils correspondent à la vision de Menzingen, siège de la Fraternité où travaille l’Abbé Thouvenot. Il y prépare les membres et les sociétés amies de la Fraternité au Chapitre Général lors duquel Mgr Fellay voudrait arriver à faire dépendre de lui seul, et en toute légalité apparente, l’acceptation d’une Prélature personnelle offerte par Rome. Par ce stratagème, il mettrait fin, une fois pour toutes, à la capacité de la Fraternité de défendre la Foi en résistant au Novus Ordo et au Concile Vatican II. Propos funestes, en vérité, parce qu’ils sont ou ambigus ou erronés.

En premier lieu, le Supérieur Général n’est pas la seule personne à la tête de la Fraternité. Certes, les Statuts établis par Mgr Lefebvre stipulent que le Supérieur Général, une fois élu, est doté de pouvoirs considérables pour au moins 12 ans. Mgr Lefebvre voulait en effet que le Supérieur Général ait suffisamment de temps pour réaliser quelque chose sans être entravé comme lui-même le fut par les Pères du Saint-Esprit. Mais le Chapitre Général qui se réunit tous les six ou douze ans est au-dessus du Supérieur Général. C’est le Chapitre Général qui édicte les orientations que doit suivre le Supérieur Général. En théorie, le Chapitre Général de 2012 avait prévu que toute « normalisation canonique » nécessiterait un vote majoritaire du Chapitre. Mais, dans les faits, Mgr Fellay a déjà « normalisé » avec Rome les confessions, les ordinations et les mariages. Et voilà maintenant que le Secrétaire Général suggère que Mgr Fellay peut, tout seul, « normaliser » le reste sans que le Chapitre général ait son mot à dire ! Les quarante Capitulants de Juillet prochain ont-ils conscience de l’enjeu que révèle ce discours de Menzingen ? Sont-ils prêts à l’accepter ?

Deuxièmement, l’abbé Thouvenot prétend que seul Mgr Fellay est responsable des relations entre la Tradition catholique et le Saint-Siège. Sans aucun doute, Rome et Mgr Fellay lui-même aimeraient qu’il en fût ainsi. De cette manière, Rome pourrait récupérer d’un seul coup toute la « Tradition » et Mgr Fellay pourrait ainsi étendre à proportion son empire. Mais la « Tradition » est un ensemble composite et hétérogène d’instituts et de communautés religieuses qui, certainement, ne souhaitent pas tous être pris dans la rafle conciliaire, ni tous se retrouver sous la houlette de Mgr Fellay. C’est la raison pour laquelle Mgr Lefebvre répétait qu’il ne voulait pas qu’on dise qu’il était le chef de la Tradition catholique. Mais aujourd’hui, Mgr Fellay et son secrétaire jouent tous les deux le jeu de la Rome conciliaire.

Troisièmement, si Mgr Lefebvre a souligné, au moment des sacres de 1988, que lui seul était responsable des relations de la Fraternité avec Rome, c’était parce qu’il savait que les jeunes collaborateurs qui l’entouraient ne sauraient faire face à la ruse des Romains, comme, hélas, nous avons pu le vérifier depuis sa mort en 1991. Il ne faut donc pas chercher la raison de ses propos dans la confiance qu’il aurait eue dans la structure de la Fraternité pour doter le Supérieur Général d’une grâce spéciale qui le mettrait à l’abri des Romains conciliaires. Si l’on veut se tromper, ce n’est pas par une structure que l’on sera sauvé. Mais Mgr Lefebvre pouvait-il en faire autrement ? Il fallait bien qu’il disparaisse un jour ou l’autre !

Chers lecteurs, si vous connaissez un capitulant du Chapitre de juillet prochain, demandez-lui s’il est au courant de ce que dit le Secrétaire général !

Kyrie eleison.

jeudi 7 juin 2018

M. L’ABBÉ COOPER : « MGR WILLIAMSON EST COMME UN PÈRE POUR MOI »

Le 24 octobre 2012, Mgr Fellay décidait avec son petit conseil d'expulser  Mgr Williamson de la FSSPX afin de faciliter le processus de ralliement à l'église conciliaire. Une grande majorité des prêtres de la FSSPX n'a jamais admis une telle décision qui, au delà de son aspect profondément injuste, a aussi heurté le sens sacerdotal de tous ceux qui avaient pu approcher ou bénéficier du ministère de Mgr Williamson. M L'abbé Cooper fut l'un d'entre eux : M l'abbé Pivert nous rapporte son beau témoignage. 

Site de M. l'abbé Pivert

L’abbé Cooper prêtre de la Fraternité Saint Pie X, est décédé récemment. Voici l’admirable hommage qu’il avait rendu à Mgr Williamson juste après que celui-ci eut prononcé les paroles qui ont fait trembler le monde.

« […] je connais Monseigneur Williamson depuis vingt-neuf années. Il a donné la toute première retraite à Winona. Il a été recteur du séminaire à partir de ma deuxième année de séminaire. Il était mon directeur spirituel et je suis sûr que je ne serais pas prêtre si Mgr Williamson n’avait pas été là. Et je pense qu’il y a plusieurs prêtres qui diraient la même chose, qu’ils ne seraient jamais devenus prêtres ou séminaristes si Mgr Williamson n’avait pas été là. Vous avez assisté à ses sermons et vous pouvez certainement dire qu’il n’y a jamais eu de meilleur prédicateur. Vous allez à ses retraites et vous dites : « C’est le meilleur prédicateur de retraite ! ». Vous allez à ses conférences et à ses cours et vous dites : « Il n’y a jamais eu de meilleur professeur ! ». C’est un très, très bon évêque. Et je veux que vous vous souveniez de tout ce qu’il a souffert pendant le temps où il a été responsable du district des États-Unis […] et tout ce qu’il a fait pour nous. Je veux que vous vous rappeliez ces choses pour que vous vous souveniez de prier pour lui et pour que vous ne gardiez pas dans votre cœur de ressentiment contre lui. […] Mgr Williamson ne fuit jamais la controverse. Il dit ce qu’il pense. Il ne pourrait parler contre sa pensée.

Il est un homme de grande compétence et de grande intelligence. Souvenez-vous de ce que cet homme a fait pour nous… et n’oubliez jamais tous les sacrifices qu’il a faits.

J’espère que vous pouvez dire que je l’aime tendrement. Il est comme un père pour moi… et je pense pour beaucoup d’entre vous aussi en raison des sacrifices qu’il a faits pour nous. […] Donc, mes chers amis, priez pour Monseigneur Williamson. Souvenez-vous de ce qu’il a fait pour l’Église et faites de votre mieux pour toujours le soutenir. Et surtout par la prière. »

Source : Extrait de Fr Cooper on Bishop Williamson . https ://www.youtube.com/watch ?v=0cU48UztP4k)

mercredi 6 juin 2018

Conférence de M l'abbé Morgan sur les sacres de 1988

Voici donc la conférence filmée que M l'abbé Morgan a bien voulu donner à la chapelle de Vedrin en ce dimanche 3 juin 2018. M l'abbé Morgan nous raconte  ce qu'il a vécu de cette opération survie en direct. Il a vécu de très près ces événements historiques puisqu'il était à l'époque grand cérémoniaire. C'est à lui que Mgr Lefebvre confia cette grande cérémonie. Il nous rapporte des anecdotes inédites et touchantes avec tout son flegme britannique. 

Nos auditeurs voudront bien nous excuser des quelques imperfections techniques de la vidéo ... nous n'avons pas les moyens techniques de la néo-fsspx mais nous espérons que tout le monde en tirera un sujet d'édification. 



"Mozart mis en Cause" par Mgr Williamson

Kyrie eleison DLXVIII ( 2 juin 2018 )

La nature a besoin de musique. Que les deux soient prisés.
Un prix est à payer, quand l’une ou l’autre est méprisée.


A la suite du numéro 550 de ces “Commentaires” qui a fait l’éloge de Mozart (27 janvier 2018), nous avons reçu d’un lecteur une lettre personnelle dans laquelle il nous confiait que le célèbre compositeur lui posait un problème : Mozart n’était-il pas un franc-maçon passionné ? N’a-t-il pas laissé passer la seconde moitié de sa vie sans composer d’œuvre majeure pour l’Église catholique ? Quant à ses opéras, ne traitent-ils pas des relations hommes-femmes et les questions de moralité de façon très relâchée ?

Assurément, la musique est d’une importance telle pour les âmes que les objections de ce lecteur valent la peine qu’on y réponde publiquement, afin que les personnes qui ne connaissent pas encore Mozart soient encouragées – sans y être obligées, évidemment – à écouter sa musique pour leurs moments de détente. Rappelons donc quelques principes pour répondre à chacune des trois objections de notre lecteur.

Que Mozart ait été franc-maçon soulève un principe très important. Certes, on ne peut pas séparer l’artiste de son art, cependant on doit distinguer l’un de l’autre. Ce qui fait la bonté morale d’un artiste en tant que personne, n’est pas la même chose que ce qui fait la bonté artistique de ses œuvres (Summa Theologiae, 1a 2ae, Q57, Art.3). Ainsi, Picasso était, en tant que personne, une crapule ; tandis que son art, d’un point de vue purement artistique, est brillant. A l’inverse, d’innombrables peintres victoriens ont bien pu être personnellement d’une haute moralité, alors que leurs peintures sont tristes comme la pluie. Ainsi, l’esprit maçonnique a certainement influencé une partie de la musique composée par Mozart dans sa maturité, notamment la “Flûte Enchantée”, mais la musique en tant que telle ne relève certainement pas de la guerre menée contre Dieu par la Franc-maçonnerie. C’est bien plutôt aux parents catholiques de Mozart et à son éducation d’enfant dans l’environnement d’une Autriche hautement catholique sous l’impératrice Marie-Thérèse. qu’elle doit son innocence et sa beauté.

En seconde lieu, étant donné que la Messe en Do Mineur et le Requiem sont restés inachevés, il est exact de dire que Mozart, dans sa maturité, n’a pas composé d’œuvre majeure pour l’Église. Mais combien de fois ces deux œuvres sont-elles interprétées, et avec quel impact religieux ! Et connaît-on un morceau de musique jouée ou chantée dans les chapelles et les églises catholiques aussi souvent que “l’Ave Verum “ de Mozart ? De plus, si nous savons distinguer la musique implicitement catholique de la musique qui l’est explicitement, qui pourrait nier que Mozart, tout comme Shakespeare, soit un formidable soutien des valeurs catholiques ? Nous voulons parler, dans le cas de Mozart, des valeurs d’harmonie, d’or dre, d’équilibre et de joie qu’éprouvent d’innombrables auditeurs en l’écoutant. Ces grands artistes, implicitement catholiques de par leur héritage, ne sont-ils pas une miséricorde de Dieu permettant aux post-catholiques de jouir de valeurs catholiques sans qu’ils s’en rendent compte ? Car, si les post-catholiques s’en rendaient compte, ne s’empresseraient-ils pas de répudier ces valeurs, à l’instar des libéraux acharnés qui « déconstruisent » actuellement Shakespeare dans leurs prétendues « universités » ? Sans doute Mozart subit-il le même sort dans leurs « conservatoires de musique ». En fait, les acteurs et les musiciens libéraux d’aujourd’hui arrivent-ils même à s’approcher du cœur de Shakespeare ou de Mozart ? Non ! Et que cela nous dit-il de ce cœur ? Qu’il ne plaît point aux libéraux !

Troisièmement, certains opéras de Mozart sont en partie tellement légers que Beethoven les méprisait : « Jamais je n’aurais pu composer d’opéras aussi frivoles » disait-il. Mais cela laisse de côté les passages plus sérieux des mêmes opéras. Il y a, d’un côté, la coquetterie de Zerlina mais, de l’autre, la damnation de Don Juan au milieu des flammes de l’enfer ; d’un côté le badinage du Comte, mais de l’autre ses sincères regrets exprimés à la Comtesse souffrante ; d’un côté le Sérail, mais de l’autre, la mise en valeur du pardon. Dans un monde déchu, la vie réelle se déroule tantôt de façon comique, tantôt de façon sérieuse. Voyez comment, au début de “Don Juan”, Mozart combine musicalement le duel et la mort d’un duelliste avec la panique brouillonne de Leporello, ce lapin au service de Don Juan. Il est certain que Mozart, tout comme Shakespeare, « a vu la vie de façon équilibrée et dans son entier », comme a dit Matthew Arnold du grand dramaturge grec, Sophocle.

En conclusion, il est clair que Mozart reste par  un côté assez coquin (voir le film “Amadeus”), et qu’il fait partie intégrante de cette chrétienté, déjà décadente, de la fin du 18ème siècle. Cependant, par rapport à la décadence enregistrée depuis lors, ne dirait-on pas que sa musique s’approche de celle des anges, tout en évitant de paraître inaccessible à nous autres modernes ? Tout homme nuit à son âme en fréquentant une musique de bas étage, sans valeur intrinsèque de mélodie, d’ harmonie ni de rythme. Par contre, en général il ne pas nuira pas à son âme en fréquentant Mozart, bien au contraire.

Kyrie eleison.

lundi 4 juin 2018

Pourquoi Notre Seigneur est-il présent dans le Très Saint Sacrement ?

Sermon à l'occasion de la Fête du Saint-Sacrement en la chapelle St Joseph en Bretagne Ouest.

Tabernacle de la chapelle saint Joseph près de Morlaix

Messe et communion pour la fête du Très Saint Sacrement

dimanche 3 juin 2018

Qui est le prêtre selon Jésus Christ ?

Le site du séminaire Saint Louis Marie Grignion a publié un très bel article du RP Charmot (s.j.) sur le sacerdoce. Nous le reproduisons pour nos lecteurs car il nous permettra de raviver notre Foi dans la grandeur du Prêtre Catholique au moment où l'esprit conciliaire voudrait le réduire à un animateur paroissial et où un autre esprit utilitariste veut en faire un instrument au service d'une diplomatie humaine. Dans ce texte, c'est le Christ qui parle au chrétien.

LE PRÊTRE, UN AUTRE MOI-MÊME

Le Prêtre, mon enfant, n’est pas pour toi.
Tout ce qu’il est pour moi.
Il ne le sera jamais, parce que ta Foi,
Si vive qu’elle soit, ne cessera d’être infirme et partielle, et mêlée de vues humaines et de ténèbres.
Mais si tu savais tout ce que le Prêtre est pour moi,
Tu le regarderais comme un autre moi-même.

— Seigneur Jésus, éclairez-moi. Du Prêtre, je connais
Tout ce que l’Eglise m’en a dit.
Mais je vois aussi en Lui ce qui voile à mes yeux
La face divine de Jésus-Christ.
Votre présence au tabernacle est plus facile à croire
Que votre Présence en celui qui pourtant a consacré l’Hostie
Et qui l’a déposée dans le ciboire et dans mon cœur.
Vous me dites cependant que ce mystère de foi
Est aussi cher à votre Cœur que celui de l’Eucharistie.

— Peut-être, mon enfant, m’est-il plus cher parce que les espèces du pain ne sont rien,
Tandis que le Prêtre est un de mes enfants préférés
Que j’ai choisi dès sa naissance,

Et dans l’éternité, au Conseil Trinitaire,
Comme un prolongement de mon Sacerdoce,
Un souvenir et un instrument de ma Passion,
Une expression vivante de ma charité,
Une effusion du Saint Esprit dans l’Eglise,
Une autre forme d’incarnation de Moi-même.
J’avais la condition de Dieu ; j’ai pris celle d’esclave :
Et maintenant, j’ai pris la forme sacerdotale.

J’aime le Prêtre, non seulement comme une chose utile à mes fins,
Mais un peu comme j’aimais ma propre humanité,
Les membres de mon Corps et de mon Âme
Et aussi ma Mère Marie, qui m’a donné mon Humanité.
La Vierge Immaculée m’a enfanté.
A sa façon, le Prêtre est aussi une Mère pour moi.
Parce qu’il me donne par les sacrements une présence
Vivante, active, réelle, totale, adulte, féconde.
Une présence d’Amour parmi les hommes.

Le Prêtre diffuse ma vie divine dans tous les temps
Et les fruits multiples de ma très puissante Passion,
Qui sont les fruits de ma très puissante Dilection.
Il fait croître par le Saint Esprit
Mon corps mystique, comme la Vierge a fait naître
Et a développé mon corps divin jusqu’à son achèvement.
Et c’est pour cela que j’aime le Prêtre, chaque prêtre,
Dans l’intimité de ma vie sacramentelle.
Si le Prêtre m’aimait autant que je l’aime,
S’il me donnait de son être autant que je lui donne du mien,
S’il était comme des « espèces » eucharistiques,
Dont le lien avec moi serait un lien d’amour,
Ah ! Comme on connaîtrait mieux la richesse de mon Cœur !
Mais beaucoup manquent de Foi et l’humain les offusque.

Je vois des fidèles regarder avec un respect surnaturel
Les églises, les autels, les vases sacrés, les croix en or,
Les nappes immaculées, tous les objets bénits.
Et cependant aucune chose ne peut avoir un caractère sacerdotal.
Le Prêtre est infiniment au-dessus du Temple,
De l’Autel, de tous les objets du culte religieux.
Toute la Sainteté des choses saintes
Découle de son pouvoir sacramentel et de sa dignité.
Rien n’est Jésus-Christ. Au contraire, le Prêtre est Jésus continué.
En son nom, c’est-à-dire en sa personne, il prie, il parle,
Il agit, il absout, il bénit, il consacre en son nom.
Là où la Foi ne voit pas Jésus-Christ dans le Prêtre.
Il n’y a que des images et des jeux pour les sens.



Les Mères qui aspirent à l’honneur d’avoir un fils prêtre,
Un Fils qui monte à l’Autel, qui donne Jésus au monde,
Qui les bénisse et répande autour de lui la vie divine,
Ne connaissent qu’une petite partie du bonheur entrevu.
Et les âmes qui prient pour les vocations sacerdotales,
Qui les suscitent, les secourent, les rendent possibles,
Et les âmes encore qui se mettent au service du Sacerdoce
A la manière de la Vierge au service de Jésus,
Toutes ces âmes, pourvu que la Foi fasse en elles
Le miracle de la Transfiguration et les éblouisse
De la seule présence de Jésus-Christ,
Ces âmes sont des privilégiées de son Cœur.


Leur vocation touche profondément le Cœur Sacerdotal
De Jésus-Christ et seconde de près son Amour.
Jésus est présent dans le pauvre qui tend la main,
Dans le malade hospitalisé, dans le Samaritain blessé,
Dans l’enfant de la rue, dans le malheureux persécuté,
Mais il l’est bien davantage et par une onction spéciale,
Dans le Prêtre consacré.
Judas réclame pour les pauvres les trois cents deniers
Que Madeleine dépensait pour oindre les pieds du Christ,
Mais Jésus la loua d’honorer ainsi son Corps sacré.
Comme Madeleine, les âmes qui se mettent au service des prêtres
Rendent au Christ, par leur Foi vive,
L’hommage le plus élevé et le plus sensible à son Cœur.

Mon Dieu donnez-moi un cœur eucharistique et sacerdotal.
Comme la Sainte Hostie, que le Prêtre soit à mes yeux,
Jésus toujours présent et nourrissant
Pour mon âme ! — Si je savais le don de Dieu !

vendredi 1 juin 2018

Tract n°5 sur les Témoins de Jéhovah

Un document très intéressant pour tout le monde : 

Beaucoup de fidèles sont abordés au moins une fois par an par des Témoins de Jéhovah. S'ils ont pris auparavant la précaution d'imprimer ce tract, ils pourront s'en servir pour discuter avec eux en orientant la discussion sur le point essentiel : non pas la façon d'interpréter précisément tel ou tel passage de la Bible, mais l'AUTORITE qui peut trancher cette interprétation; car ils en ont une, eux aussi !! Et ils pourront, à la fin de la discussion, leur laisser ce tract en leur demandant d'y réfléchir et de demander la lumière de Dieu. On ne sait pas ce que cette petite graine jetée dans leur esprit donnera peut-être ?

Publication des dominicains d'Avrillé

Télécharger le tract


Conférence sur l'abbé Yann-Vari Perrot par M l'abbé Salenave


A l'occasion de la sortie du livre de Yaouenn Caoussin " J'ai tant pleuré sur la Bretagne" , M. l'abbé Salenave donnera près de Morlaix, une conférence sur ce prêtre emblématique qui s'est battu jusqu'à la mort pour maintenir la Foi et la langue bretonne.  Ce vaillant prêtre fut assassiné après avoir célébré sa Messe.
" Ses ennemis ont voulu tuer en lui la Bretagne tout entière, telle qu'elle avait été dans le passé et telle qu'il voulait qu'elle restât toujours, c'est à dire chrétienne et bretonne. Nous n'avons pas eu dans le passé et nous n'aurons pas dans l'avenir beaucoup d'hommes de ce genre, dans lequel le cœur de la Bretagne vit, qui sont porteurs eux-mêmes d'une Bretagne vivante, car un pays n'existe que dans l'esprit et le cœur des gens, il n'y a pas de Bretagne en dehors des Bretons"
 ( Abbé Le Floc'h, 1953)

Conférence à 14h30
Renseignements  : francefidele.org@gmail.com