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jeudi 2 août 2018

Déclaration à l'occasion de l'anniversaire des sacres du 30 juin 1988 (fin)


Voici la deuxième et dernière partie de la Déclaration de Mgr Williamson à l'occasion des 30 ans des Sacres de 1988.  Mgr reprend et actualise l'importante interview que Mgr Lefebvre avait donnée en 1989. 

Lien vers la première partie


1.Pourquoi avez-vous sacré quatre évêques l’an dernier ?

Mgr Lefebvre :

Je devais avoir des successeurs pour la survie de la Fraternité.   Lorsque j’ai annoncé en 1987 que je consacrerais des évêques, Rome était prête à faire des concessions pour m’arrêter de les faire, mais je n’avais pas confiance en ces conciliaires Romains après ces 14 années de discussions avec eux.  Ils organisèrent une visite de la Fraternité, mais « très vite nous avons réalisé que nous discutions avec des personnes qui n’étaient pas honnêtes. »
En fait, eux et nous travaillions en deux sens contraires.  A la dernière minute, les contacts montrèrent que nous souhaitions re-christianiser le monde moderne, alors qu’ils souhaitaient, selon l’esprit de ce monde, aider à sa -christianisation.  Pour la survie de la Tradition catholique, j’ai été obligé de sacrer.

samedi 28 juillet 2018

Déclaration à l'occasion de l'anniversaire des sacres du 30 juin 1988 (1/2)



Messe Pontificale à la Villeneuve
le 15 juillet 2018 
A l'occasion du trentième anniversaire des sacres de 1988, Mgr Williamson a fait une déclaration dont voici la première partie traduite en français et revue par Monseigneur. (Texte original ici )


Durant les 53 ans qui se sont écoulés depuis la fin du concile Vatican II en 1965, le plus grand acte accompli pour défendre la foi catholique a été sans aucun doute le sacre de quatre évêques par Mgr Lefebvre à Écône en Suisse, le 30 juin 1988. Cet acte a été le couronnement glorieux de sa longue et distinguée carrière au sein de l’Église Catholique. Le récent 30e anniversaire de ce grand évènement, se doit d’être commémoré par une présentation de ce qui y a conduit et de ce qui en a découlé.

mardi 12 avril 2016

Déclaration des évêques de la Résistance Catholique (19 mars 2016)


 Notre Seigneur Jésus-Christ nous ayant avertis qu'à sa deuxième venue, la foi aura presque disparu du monde (Le. XVIII, 8), il s'ensuit qu'à partir du triomphe de son Église au Moyen-Age, elle ne pouvait connaître qu'une longue descente jusqu'à la fin du monde. Trois explosions en particulier ont jalonné cette descente: celle du protestantisme qui a refusé l'Église au 16me siècle; celle du libéralisme qui a refusé Jésus-Christ au 18me siècle; et celle du communisme qui a refusé Dieu tout entier au 20me siècle. Mais le pire de tout, c'est lorsque cette Révolution par étapes a réussi enfin à pénétrer jusqu'à l'intérieur de l'Église avec Vatican II (1962-1965). Voulant rapprocher l'Église du monde moderne qui s'était tellement éloigné d'elle, le Pape Paul VI a su faire adopter par les Pères du Concile « les valeurs de deux siècles de culture libérale ». Ils ont assimilé notamment la liberté, l'égalité et la fraternité Révolutionnaires sous la forme respectivement de la liberté religieuse qui en mettant en valeur la dignité humaine implique l'élévation de l'homme au-dessus de Dieu; de la collégialité qui en promouvant la démocratie nivelle et subvertit toute autorité dans l'Église; et de l'œcuménisme qui en louant les fausses religions implique la négation de la divinité de NSJC. Et dans le demi-siècle écoulé depuis la fin de Vatican II, les conséquences mortelles pour l'Église de cette adoption des « valeurs » Révolutionnaires ne sont devenues que de plus en plus évidentes, en culminant dans les scandales gravissimes et presque quotidiens qui souillent le pontificat du Pape régnant.
Pourtant le plus grave de tout au 21me siècle, c'est peut-être cette masse de Catholiques, clercs et laïcs, qui suivent encore docilement les destructeurs. En effet, comment beaucoup de ces destructeurs ne voient-ils pas ce qu'ils font ? Par une “désorientation diabolique” évoquée déjà avant le Concile par Sœur Lucie de Fatima. Et comment beaucoup de laïcs ne voient-ils toujours pas que l'Autorité catholique n'existe que pour établir la Vérité catholique, et dès qu'elle l’a trahie, elle perd son droit à être obéie ? Par la même désorientation. Et en quoi celle-ci consiste-t-elle, au juste ? En la perte de la Vérité, en la perte progressive de tout sens de l'existence même d'une vérité objective, parce qu'on a voulu se libérer de la réalité de Dieu et de ses créatures, pour la remplacer par la fantaisie des hommes, afin de pouvoir en faire à sa tête. Toujours la fausse liberté.

lundi 4 mai 2015

Déclaration de l'abbé Brendan King

Traduction pour France Fidèle


Prononcée le dimanche 26 avril 2015 devant ses fidèles pour leur expliquer la situation de la FSSPX et son départ pour rejoindre la Résistance catholique. Diffusée par écrit le dimanche 3 mai. 


INTRODUCTION ET ETAT DE LA QUESTION
Je voudrais vous parler aujourd'hui d'un sujet très important qui nous concerne tous. Cette question est la question de la direction que la Fraternité prend pour l'avenir. Devons-nous suivre le même chemin que nous avons suivi depuis que la FSSPX a été fondée par l'archevêque en 1970, ou la Providence nous guide-t-elle maintenant dans une direction différente? La FSSPX et  la Tradition catholique doivent-elles poursuivre dans le même chemin indiqué par son fondateur, ou devons-nous changer maintenant notre position pour nous rendre plus acceptables pour le monde moderne et l’église post conciliaire et libéralisée ?  Puis-je vous rappeler la position de la FSSPX depuis sa création, qui a toujours été de garder le juste milieu entre le sédévacantisme sur la droite et le libéralisme et le modernisme sur la gauche. Cela a toujours été le choix prudent et sage de notre saint fondateur, pour éviter ces deux extrêmes erronés.  Je crois, et ainsi pensent beaucoup d'autres dans le clergé et parmi les laïcs, que depuis plusieurs années, la direction FSSPX s’est  éloignée de ce juste milieu prudent et sûr, en prenant une nouvelle direction vers une sorte de rapprochement ou de réconciliation avec la Rome moderniste.  Quand cette nouvelle orientation a-t-elle commencé et quelles ont été les circonstances qui l’ont favorisée? Je dirais que son origine et sa cause ont été le pèlerinage très réussi à Rome en l'Année Sainte 2000.

BRÈVE CHRONOLOGIE DES ÉVÉNEMENTS
Revenons maintenant en arrière à l'année des Sacres, 1988. Le 30 juin  de cette année-là, Mgr Lefebvre consacra quatre évêques de la tradition et fut puni pour cet acte héroïque d’ une excommunication au moins injuste. Cet acte, la FSSPX l’a toujours considéré comme invalide. L'archevêque a répondu dans sa défense, "excommunié par qui et de quoi." Les douze années suivantes ont été comme une guerre froide entre la FSSPX et les autorités romaines modernistes. L'archevêque a été appelé à recevoir sa récompense éternelle en 1991 et Rome espérait et attendait la désagrégation de la FSSPX dans les années qui suivirent. En fait, le contraire est arrivé : la FSSPX, par la grâce de Dieu, s’est développée et étendue à travers le monde et les fruits de Tradition ont été riches et abondants. Les autorités romaines l’ont reconnu ; les remarquables progrès et expansion de la tradition  étaient en contraste avec l'état alarmant de l'église post-conciliaire, victime des fruits empoisonnés de Vatican II. L'observation de Paul VI que la fumée de Satan était entrée dans l'église et que l'église s’auto détruisait, devenait de plus en plus une réalité avec les années. L'église connaissait la plus grave crise de son histoire et les apôtres aveugles du libéralisme et du modernisme occupant Rome la traitait  de progrès et de renouveau. Ceci est sûrement ce que Sœur Lucie décrit comme la désorientation diabolique dans l'église et la crise la plus profonde de la foi qui conduit l'église dans l’apostasie. Dans ce contexte de désintégration, la FSSPX et la Tradition étaient florissantes tout simplement parce qu'elles étaient fidèles à la tradition et gardaient ce juste milieu sûr et prudent.
C’était plus ou moins l'état des choses quand, en 2000, la FSSPX a organisé un pèlerinage très réussi à Rome en août de cette année. Son succès fut tel que les autorités romaines ont commencé à prendre un intérêt plus profond pour le travail de la Tradition et de nouveaux contacts ont été établis. Les Romains ont pu voir clairement que la FSSPX était une organisation sérieuse et florissante et ils semblaient être bien disposés envers nous.

Il est important de rappeler à ce stade que l'archevêque a toujours regardé Rome comme le centre de l'unité et a pris grand soin d'éviter l'accusation de schisme en maintenant le contact avec les autorités romaines. Il était aussi très conscient qu'il avait affaire aux libéraux et modernistes qui voudraient utiliser la terminologie catholique dans un sens différent. Pour cette raison, il  maintenait un détachement sain, en gardant une distance de sécurité par rapport à la contagion moderniste, mais toujours avec respect pour la fonction.

Après le succès de ce pèlerinage, les contacts amicaux ont continué au cours des dernières années du pontificat de Jean-Paul à qui a succédé Joseph Ratzinger en 2005, le pape Benoît XVI. Ce pape a commencé à prendre un grand intérêt personnel dans le «problème» de la Tradition et de la FSSPX et a commencé à travailler énergiquement vers l'octroi à la FSSPX d'un statut canonique dans l'Église. La Rome moderniste devenait encore plus conviviale et sympathique envers la FSSPX. Mgr Fellay demanda à Rome d'accorder la pleine liberté pour le rite tridentin de la messe et de lever ou de retirer l'excommunication des quatre évêques. Pour la FSSPX, c’était nécessaire pour établir l’existence d’une véritable volonté de la part de Rome vers la Tradition et de favoriser un climat de confiance et la confiance parmi les prêtres et les laïcs. Rome accéda à cette demande lorsque le pape Benoît publia le Summum Pontificorum et a levé les excommunications en janvier 2009. Un obstacle majeur était maintenant enlevé et le processus de rapprochement avec Rome prenait de l'ampleur. Beaucoup dans la FSSPX n’étaient toujours pas convaincus de la véritable bonne volonté de Rome étant donné leur attachement obstiné aux enseignements erronés et aux faux principes de Vatican II. Pourtant l'élan a continué malgré les discussions théologiques de haut niveau qui ont eu lieu pendant cette période entre la FSSPX et les théologiens romains. Ces pourparlers, que Rome n'a jamais publiés, ne servaient qu'à démontrer davantage à quel point la Rome moderniste était arrivée loin de la vérité catholique.

La situation se développait désormais rapidement, au point que Rome a  offert à ce moment un accord pratique concret au début de juin 2012 et il semblait clair que Mgr Fellay était prêt à signer. Il semble qu’aurait été accordée à la FSSPX une Prélature personnelle, plutôt comme le statut de l'Opus Dei, mais les évêques locaux auraient à donner leur approbation / autorisation pour notre apostolat dans leurs diocèses. Cela allait clairement être un problème majeur. À la dernière minute, de façon inexplicable, le cardinal Muller a insisté pour que la FSSPX accepte Vatican II et la nouvelle messe. Mgr Fellay a refusé l'accord et les négociations ont échoué. Ou alors nous l’avons pensé!

Vous vous souviendrez que Mgr Fellay nous a rendu visite en juin 2013 et a donné une conférence à Liverpool expliquant ses actions et sa stratégie dans les rapports avec la Rome moderniste. Il a dit à tous les prêtres du District à Preston qu'il s’était engagé dans ce processus long et étiré de négociations avec les autorités romaines parce qu'il voulait savoir ce qu'ils pensaient vraiment. Il répétait qu'il n'avait jamais été question d'un accord purement pratique, mais si tel était le cas, alors quel type d'accord était-il sur le point de signer? (Nous devons garder à l'esprit que le Chapitre général de 2006 avait décidé qu'il n'y aurait pas d'accord pratique avec Rome, sans retour clair et sans équivoque de Rome à la Tradition catholique). Il m'a dit en privé qu'il a estimé qu'il était de son devoir d'engager la FSSPX dans ces discussions et négociations. Cela est tout à fait raisonnable bien sûr, mais n’avons-nous pas déjà la preuve accablante de ce que les autorités romaines pensaient et croyaient et cela a été catégoriquement démontré à nouveau par ces entretiens récents et leur effondrement inévitable. Les Romains veulent toujours que nous acceptions la Nouvelle Messe et Vatican II – cela a toujours été ainsi à l’époque de Mgr Lefebvre et ce l'est encore plus aujourd'hui sous ce pontificat révolutionnaire de François!  Pourquoi alors nous demandons nous, ces négociations en cours et elles le sont clairement?  L'impression que nous avions après l'effondrement de cet accord était que nous devrions nous retirer maintenant de ces contacts étroits puisque l'intention des Romains était devenue limpide. Toutefois, les contacts ont été maintenus et cela a été confirmé récemment par Mgr Pozzo, secrétaire de la Commission Ecclesia Dei.

Revenons en juin 2012. J’étais à Ecône pour mon jubilé sacerdotal et l'atmosphère était tendue pour dire le moins. Je voulais parler à l’abbé Nely qui, comme deuxième assistant, est l'un des proches conseillers de Mgr Fellay. Il a accepté de me recevoir et je lui ai exprimé mes préoccupations au sujet d'un accord purement pratique avec Rome sans leur authentique conversion à la Tradition. Puis je lui posais la question: n’est-il plus possible pour la FSSPX de tenir à la position énoncée par l'archevêque, qui est ce JUSTE MILIEU ?  Il n'a pas répondu directement à la question mais a déclaré que toute une génération de catholiques grandissent sans savoir ce que c’est d'être dans une relation normale avec Rome. Ce n’est pas normal, a-t-il dit et si nous ne faisons pas quelque chose à propos de notre situation canonique, alors nous allons devenir schismatiques ou sédévacantistes. Ce fut une révélation très intéressante de la pensée qui se cachait derrière cette nouvelle stratégie de négociation avec Rome de la part de Menzingen. Il dit tout cela en fait. Le problème n’était pas avec la Rome moderniste, mais avec la FSSPX qui se trouvait dans une situation anormale. Qui et qu’est-ce qui avait causé la situation anormale en premier lieu, sinon le Concile et les papes moderniste conciliaires? L'archevêque n'a-t-il pas dit souvent (je l’ai entendu répéter de mes propres oreilles) "Je n’ai pas de vues personnelles en matière de religion." Il avait l'habitude de dire que  dans les années suivant le Concile, il se trouvait dans une position de plus en plus isolée jusqu'à ce qu'il soit enfin seul. Il n'a pas déménagé ou changé du tout, mais l'église, après le Concile, avait abandonné et rejeté deux mille ans de tradition pour embrasser les doctrines modernistes condamnées par l'Eglise. Nous nous sommes tous ralliés à lui parce que nous nous sentions tous abandonnés et trahis aussi, et nous avons reconnu dans sa voix et ses actions la voix de celui qui est le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.

Y aura-t-il un accord signé?  Beaucoup affirment que rien n'a été signé, donc il n'y a rien à craindre. C’est laissé entendre qu’on n’a rien compris puisque les faits révèlent tous qu'il y a un accord tacite déjà en place. Si le mariage n'a pas encore été consommé, les conjoints sont engagés et fiancés. Beaucoup ont observé l'absence de langage critique venant de Menzingen en ce qui concerne les scandales et les abus dans l'Église conciliaire au cours des quelques dernières années, et en particulier au cours du présente pontificat. Silence pour l’essentiel, et quand il y a une réponse, au mieux, elle est faible et en demi-teinte. Peut-être n'y aura-t-il  jamais un accord signé, jugé inutile parce que la FSSPX est déjà sur la bonne voie pour devenir une autre Fraternité Saint-Pierre et est, dans une certaine mesure, déjà sous le contrôle des autorités modernistes.

Permettez-moi de vous donner un exemple parfait, ce qui nous amène jusqu'à nos jours, et démontre clairement à quel point la FSSPX a changé et est  sous l'influence de la Rome moderniste. Le 19 mars, en la fête de saint Joseph, Mgr Williamson a consacré un évêque Michel Faure dans un monastère bénédictin au Brésil. L’abbé Faure a été ordonné en 1977 à Ecône par Mgr Lefebvre et a été choisi par l'archevêque, comme son choix personnel, pour être consacré avec les trois autres candidats à Ecône le 30 juin 1988. L’abbé Faure a informé l'archevêque qu’ Alphonse de Galaretta serait un choix plus digne  et donc c’est ce dernier qui a été consacré et non l’abbé Faure. Si l’abbé Faure était resté silencieux, il aurait été un évêque de la FSSPX depuis  27 ans. Il était donc un choix judicieux et sûrement un acte nécessaire pour assurer la poursuite du sacerdoce, les sacrements, la succession apostolique et pour le salut des âmes. Menzingen a publié une déclaration le lendemain en disant que la FSSPX dénonçait la consécration : "La Fraternité Saint Pie X dénonce cette consécration épiscopale de l’abbé Faure, qui, malgré l'affirmation des deux clercs concernés, n’est pas du tout comparable aux Sacres de 1988. "  La seule chose qui est nécessaire avant tout pour la vie de l'Eglise est le sacerdoce et sans évêques, il ne peut y avoir aucun prêtre et la foi sera détruite. Comment la FSSPX peut-elle dénoncer cette action alors que la crise dans l'Église est infiniment pire que ce qu'elle était en 1988! Moi-même, comme prêtre de la FSSPX, je  ne dénonce pas, mais au contraire, je salue comme un acte le plus nécessaire et héroïque. La seule conclusion qui peut être tirée de cette dénonciation est que les auteurs ne pensent plus que la crise est très grave et qu'ils ont maintenant une nouvelle confiance dans la Rome moderniste de fournir des évêques catholiques pour l'avenir. Considérée objectivement, cette consécration était un bien positif pour l'église, de l'ordre le plus élevé, et je ne peux personnellement pas comprendre aucune raison de le dénoncer. Si on le fait, logiquement, on dénonce les consécrations de 1988 également. Tant que la crise de la foi continue, ces consécrations sont nécessaires et effectuées pour continuer la vie de la véritable Eglise du Christ. Mgr Fellay et Menzingen ont dénoncé l'acte nécessaire à la survie de l'Église! Un tel acte est une partie des plus nécessaires de l’opération survie et une coopération étroite et une entente avec la Rome conciliaire et moderniste est une opération suicide.

Au sujet du paragraphe intitulé "Etat de la situation", veuillez lire le communiqué de Reconquista sur ce lien. Ce paragraphe a été abusivement introduit dans la déclaration alors qu'il n'en a jamais fait partie. 

vendredi 21 novembre 2014

Déclaration du 21 novembre 1974: 40e anniversaire



Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.

Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues.
Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l’Église, à la ruine du Sacerdoce, à l’anéantissement du Sacrifice et des Sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les Universités, les Séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l’Église.
Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Église depuis dix-neuf siècles.
« S’il arrivait, dit saint Paul, que NOUS-MÊME ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème. » (Gal. 1, 8)
N’est-ce pas ce que nous répète le Saint-Père aujourd’hui ? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église.
On ne peut modifier profondément la « lex orandi » sans modifier la « lex credendi ». A messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Église charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l’orthodoxie et au magistère de toujours.
Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit.
La seule attitude de fidélité à l’Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme.
C’est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre oeuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la Sainte Église Catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures.
C’est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Église, par l’Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle.
Ce faisant, avec la grâce de Dieu, le secours de la Vierge Marie, de saint Joseph, de saint Pie X, nous sommes convaincus de demeurer fidèles à l’Église Catholique et Romaine, à tous les successeurs de Pierre, et d’être les « fideles dispensatores mysteriorum Domini Nostri Jesu Christi in Spiritu Sancto ». Amen.
En la fête de la Présentation de la Très Sainte Vierge.
+ Mgr Marcel Lefebvre

jeudi 13 novembre 2014

Il y a quarante ans...

Source: France fidèle


Il y a quarante ans…

Le 21 novembre prochain sera le quarantième anniversaire de la célèbre déclaration de Mgr Lefebvre, datée du 21 novembre 1974.
Ce texte magnifique est la charte de notre combat.
Il n’est pas inutile de rappeler dans quel contexte il fut rédigé. Mgr Tissier de Mallerais l’explique dans sa biographie de Mgr Lefebvre (p. 505-506) :
Après la visite à Ecône de deux prélats belges envoyés par le Vatican (11-13 novembre), dont l’attitude et les propos scandalisent les séminaristes, Monseigneur part pour Rome le 16. « Le 21, tandis qu’il se rend à l’une des Congrégations qu’il vient visiter, un garde suisse, jusqu’alors impassible, s’adresse brusquement à lui : Monseigneur, vous attendez encore quelque chose de ces gens-là ? » Le jour même, à Albano, l’évêque écrit le texte qu’il présentera comme « la position du séminaire et de la Fraternité depuis le début, mais en termes plus nets et définitifs, en raison de l’amplification de la crise ».
En termes plus nets : Monseigneur distingue bien clairement « la Rome catholique » et « la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante », autrement dit la Rome conciliaire. La confusion entretenue en ce domaine par les actuels supérieurs de la Fraternité n’est-elle pas l’une des causes principales de la crise qui secoue la Tradition ?
Mgr Lefebvre ne trouve pas de mots trop forts pour caractériser les conséquences de la réforme conciliaire : démolition, ruine, anéantissement, disparition… Cette réforme est « tout entière empoisonnée », on ne peut donc que lui opposer un « refus catégorique ».
D’autant plus catégorique aujourd’hui que la crise s’est encore amplifiée depuis quarante ans, et combien : le nouveau « droit », le nouveau « catéchisme », Assise, les fausses canonisations de papes destructeurs de l’Eglise, etc.
Il ne peut donc être question de faiblir dans la confession de la vraie foi et dans la dénonciation des erreurs qui s’y opposent. Il ne peut être question de « s’arranger » avec la Rome conciliaire, « de quelque manière que ce soit », tant que celle-ci ne sera pas vraiment convertie. Monseigneur l’affirmait en une autre occasion : « Quand on nous pose la question de savoir quand il y aura un accord avec Rome, ma réponse est simple : quand Rome recouronnera Notre-Seigneur Jésus-Christ. » (Conférence à Flavigny, décembre 1988.)
C’est en la fête de la Présentation de Notre-Dame que Mgr Lefebvre a écrit sa déclaration il y a quarante ans : la Vierge fidèle lui a inspiré cette protestation de fidélité. Nous la faisons nôtre, et nous demandons à notre Reine du Ciel de nous garder fidèles nous aussi jusqu’à notre dernier souffle.
Père Bruno

Déclaration  du 21 novembre 1974
Mgr_LefebvreNous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.
Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues.
Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l’Église, à la ruine du Sacerdoce, à l’anéantissement du Sacrifice et des Sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les Universités, les Séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l’Église.
Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Église depuis dix-neuf siècles.
« S’il arrivait, dit saint Paul, que NOUS-MÊME ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème. » (Gal. 1, 8)
N’est-ce pas ce que nous répète le Saint-Père aujourd’hui ? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église.
On ne peut modifier profondément la « lex orandi » sans modifier la « lex credendi ». A messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Église charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l’orthodoxie et au magistère de toujours.
Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit.
La seule attitude de fidélité à l’Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme.
C’est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre oeuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la Sainte Église Catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures.
C’est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Église, par l’Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle.
Ce faisant, avec la grâce de Dieu, le secours de la Vierge Marie, de saint Joseph, de saint Pie X, nous sommes convaincus de demeurer fidèles à l’Église Catholique et Romaine, à tous les successeurs de Pierre, et d’être les « fideles dispensatores mysteriorum Domini Nostri Jesu Christi in Spiritu Sancto ». Amen.
En la fête de la Présentation de la Très Sainte Vierge.
+ Mgr Marcel Lefebvre

jeudi 5 juin 2014

Déclaration publique des fidèles d'Asie et d'Australie (avril 2014)

Nous avons la joie de pouvoir publier la traduction, réalisée pour le blog Reconquista, de la déclaration des fidèles d'Australie et d'Asie s'opposant aux nouvelles orientations dans la FSSPX. Nous excusons du retard mis à la publier. 

Déclaration et Appel des Fidèles d’Asie et d’Australie

A Son Excellence Monseigneur Bernard Fellay,
Supérieur-Général, 
Fraternité Sacerdotale Saint Pie X (FSSPX),
Menzingen (Suisse)

19 février 2014

Votre Excellence,
Nous, les fidèles d’Australie et d’Asie, attachés à la Tradition Catholique, avons signé cette lettre de Déclaration Publique et Appel dans les buts suivants :
1) Remettre en question le changement de direction de la FSSPX sous votre autorité ;
2) Exposer :
a) Les erreurs graves ou ambiguïtés qui circulent au sein de la FSSPX et qui ont trompé beaucoup de fidèles ;
b) Le Libéralisme toujours croissant au sein de la FSSPX et qui semble influencé par les principes maçonniques ;
3) Insister que les Dogmes et les Doctrines de la Sainte Eglise Catholique ne doivent pas être diminués ou passés sous silence par les autorités de la FSSPX, mais pour dénoncer et condamner ceux qui les nient.

lundi 2 juin 2014

Déclaration publique à la conférence de Londres (2 juin 2013) de M l'abbé Girouard et ses fidèles


Chers MM. les Abbés et amis de la Résistance Catholique,

Ce fut mon intention, il y a un certain temps, de vous envoyer une contribution plus substantielle que celle-ci, mais j’ai été “en cavale” depuis le 21 mars, et ce n’est qu’aujourd’hui, à 18 :00 hres, heure de Londres, que je sortirai de l’incognito et reprendrai l’exercice d’un ministère public.

Pour ceux d’entre vous qui ne connaissez pas mon histoire, j’ai refusé un ordre de transfert, daté du 13 mars dernier, qui me faisait quitter mon prieuré de Langley, en Colombie-Britannique, pour aller au siège de la Fraternité à Montréal, Québec. Cet ordre fut une conséquence des nombreux sermons prêchés depuis le 27 mai 2012 en opposition à la Révolution au sein de la Fraternité. (Seuls trois sermons en anglais et une conférence en français furent enregistrés). Au cours des communications avec mon supérieur de District, m. l’abbé Jürgen Wegner, celui-ci m’a déclaré que je devrais impérativement cesser toute critique des autorités, et que je devrais me conformer à la ligne officielle de la Fraternité. J’ai refusé de me soumettre à ces directives, parce que je veux sauver mon âme. En effet, sachant ce que je sais, c’eût été un péché grave que de me taire pour garder ma sécurité matérielle et ma bonne réputation. C’est pourquoi, ayant empaqueté mes affaires, et en ayant mis la majeure partie en entreposage, j’ai quitté le Prieuré de Langley le 21 mars, et entrepris un voyage vers la demeure de bons fidèles. Le 28 mars j’ai ensuite publié une déclaration expliquant pourquoi je refuse désormais de me soumettre à la Nouvelle Fraternité.

Durant ces deux mois et demi, j’ai dû déménager quatre fois. J’ai dû aussi vivre « incognito », et à plusieurs reprises sortir en civil. Ceci fut absolument nécessaire afin de garder les autorités de la Fraternité dans l’incertitude au sujet de mon lieu de résidence, et je ne pouvais prendre le risque d’une rencontre fortuite avec des fidèles. J’ai travaillé à distance avec un groupe de paroissiens de Langley. Bien que plusieurs d’entre eux avaient été prêts à créer leur propre chapelle depuis l’annonce de mon transfert, j’ai insisté pour qu’ils prennent le temps d’étudier avec assiduité. Je voulais que leur décision soit basée sur des convictions plutôt que sur des émotions. Ils se sont donc réunis chez une famille après la messe dominicale, afin d’y étudier et discuter les documents pertinents à la crise de la Fraternité, ainsi que certains articles que je composais pour eux depuis ma terre d’exil. J’ai aussi fait circuler parmi le groupe des copies du magazine britannique « The Recusant », ce qui leur fut d’une aide immense. Tous ont apprécié le ton et la clarté de cette revue. Finalement, le 15 mai dernier, lorsque les membres du groupe me semblèrent suffisamment forts, je quittai ma dernière cachette et retournai à Langley pour les y retrouver. Nous décidâmes unanimement qu’il était temps de passer à l’action. Tous m’ont alors remis leur promesse de contribution financière, et le total nous montra que nous aurions les moyens de louer un modeste appartement pour moi-même, et une salle pour y dire la messe du dimanche. Je reçus entre temps des dons d’amis et d’étrangers, ce qui me permit d’acheter les objets nécessaires au fonctionnement d’une chapelle. Tout au long de ces semaines la divine Providence veilla sur moi et m’aida visiblement. Par exemple, l’ameublement, la vaisselle, et autres items pour mon appartement ne m’ont coûté que $55.00! Tout le reste me fut donné.

Très chers Abbés et amis, en cette solennité de la Fête-Dieu, c’est avec une grande joie que je vous annonce que, grâce à l’aide du bon Dieu, nous célébrerons notre première Messe à 10Am, donc à 18 :00 heures chez vous à Londres. Nous conformant à une promesse faite au grand St Joseph, nous avons décidé de nommer notre chapelle de la Résistance « St Joseph Défenseur de l’Église » et, dès aujourd’hui, je célébrerai la messe en son honneur à chaque premier dimanche du mois. Notre espoir est que l’existence de cette chapelle, née de rien, pourra encourager d’autres prêtres et d’autres fidèles à faire de même. Mon appartement a sa propre petite chapelle qui aura bientôt le Saint Sacrement. À toutes fins pratiques, on peut dire que ceci constitue le premier Prieuré de la Résistance au Canada. Je suis prêt à accueillir et à aider tout prêtre désirant joindre la Résistance. Je ne doute pas que le bon Dieu inspirera plusieurs âmes généreuses à nous aider financièrement et par leurs prières et sacrifices. Demain notre site Internet ouvrira officiellement, et les gens pourront s’y rendre et apprendre comment ils peuvent aider le Prieuré.

De plus, dans quelques jours nous serons en mesure de publier la vidéo de notre première messe. Le nom de notre site est SACRIFICIUM.ORG. Je l’ai choisi parce que le point central de l’Histoire est le Sacrifice de Notre Seigneur, et que ce sacrifice est attaqué sans arrêt par l’Église Conciliaire depuis la création de la Messe Bâtarde, la Messe de Luther, le Novus Ordo Missae. La Nouvelle Fraternité a cessé d’être horrifiée par cette abomination, allant jusqu’à en reconnaître la légitimité (Cf. Déclaration de Mgr Fellay du 15 avril 2012). La deuxième raison est que plusieurs sacrifices sont requis des prêtres et des fidèles qui veulent continuer le combat contre la Nouvelle Messe et les autres erreurs, scandales, et réformes de la Nouvelle Église. Nous voulons unir nos sacrifices à celui de Notre Seigneur. Ce Saint Sacrifice et cette Victime immaculée, « Sanctum Sacrificium, Immaculatam Hostiam », est la source de notre force, et nous voulons combattre et mourir pour lui.

Chers Abbés et amis de la Résistance, nous comptons sur vos prières et vous assurons des nôtres.

M. l’abbé Patrick Girouard et son groupe de 27 adultes et 11 enfants.

vendredi 31 janvier 2014

abbé P. Girouard: Déclaration aux membres de la Fraternité St-Pie X, aux communautés amies et aux fidèles de la Tradition. (28 mars 2013)


Le Jeudi Saint, 28 mars 2013

Très chers frères et sœurs dans le Christ Roi,

En ce jour où la Sainte Église commémore de grandiose façon l’institution du Saint Sacrifice de la Messe et du sacrement de l’Ordre, je profite de l’occasion pour vous faire part de ma décision de me placer en dehors de la structure officielle de la Fraternité. Mon intention n’est ni de la quitter, ni de la vilipender. Elle est en effet victime d’une entreprise qui vise à la ramener sous le pouvoir de l’Église Conciliaire, malgré les avertissements répétés de son fondateur, S.E. Mgr Marcel Lefebvre.


mercredi 22 janvier 2014

Déclaration de l'abbé Fuchs

Source: Avec l'Immaculée
Original en allemand: POShenker
Version anglaise: The Recusant

Aigen


Déclaration de l'abbé Martin Fuchs , Prêtre de la FSSPX

Que le Bon Dieu bénisse ce prêtre qui sacrifie son confort pour la défense de la vérité. Il réclame nos prières à tous, à la fin de cette lettre. Nous le mettons dans nos intentions. Ce prêtre est soutenu par les fidèles d'Aigen en Autriche, qu'il va desservir.


À Jaidhof, le 5 janvier 2014


C'est le cœur très lourd que j'ai communiqué au Supérieur Général ma démission de la Fraternité Saint-Pie X, le 30 décembre. Durant toute l'éternité, je serai reconnaissant à Mgr Lefebvre pour la foi catholique et pour le sacerdoce ! Avec regret, cependant, j’ai dû me rendre compte qu’au cours des dernières années, la Fraternité avait peu à peu dévié de la voie qu’il avait tracée.

[Voici quelques exemples :]
1. Le "Te Deum" d'action de grâces [de la FSSPX] pour le Motu proprioliant intimement la messe tridentine à la messe de Paul VI et demandant l'acceptation du Concile Vatican II. Jusqu'à récemment, on pouvait lire sur Internet qu’au Prieuré Saint-Pie X à Munich, la « Sainte Messe » était offerte « (dans la forme extraordinaire) ». Au séminaire, j'ai appris que la messe est dite dans le rite tridentin. Il n'y a pas de rite ordinaire ou extraordinaire, ceci est une construction tout à fait indéfendable du pape Benoît XVI. Celui qui parle d'un rite extraordinaire doit donc avoir à l'esprit et accepter un rite ordinaire, la nouvelle messe.

2. La gratitude pour la levée de l’excommunication des quatre évêques. Mgr Lefebvre a déclaré lors d'une conférence de presse en 1988 : "Alors nous sommes excommuniés par des modernistes, par des gens qui ont été condamnés par les papes précédents. Alors qu’est-ce que cela peut bien faire ? Nous sommes condamnés par des gens qui sont condamnés, et qui devraient être condamnés publiquement. Cela nous laisse indifférent." Mgr Lefebvre a toujours considéré l'excommunication comme nulle et non avenue. Mais ce qui est nul et non avenu n'a pas besoin d’être levé. - En outre, avec la levée, l'injustice perpétrée contre Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer continue à rester en vigueur.

3. La volonté de négocier avec Rome, bien que Mgr Lefebvre ait déjà énoncé clairement et sans équivoque dans quelles conditions cela devait se produire à l’avenir. "En supposant que d'ici à un certain temps Rome fasse un appel, qu'on veuille nous revoir, reprendre langue, à ce moment-là c'est moi qui poserai les conditions. Je n’accepterai plus d’être dans la situation où nous nous sommes trouvés lors des colloques. C’est fini. Je poserai la question au plan doctrinal : « Est-ce que vous êtes d'accord avec les grandes encycliques de tous les papes qui vous ont précédé. Est-ce que vous êtes d'accord avec Quanta Cura de Pie IX, Immortale Dei, Libertas de Léon XIII, Pascendi de Pie X, Quas Primas de Pie XI, Humani generis de Pie XII ? Est-ce que vous êtes en pleine communion avec ces papes et avec leurs affirmations ? Est-ce que vous acceptez encore le serment antimoderniste ? Est-ce que vous êtes pour le règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ ? Si vous n'acceptez pas la doctrine de vos prédécesseurs, il est inutile de parler. Tant que vous n'aurez pas accepté de réformer le Concile en considérant la doctrine de ces papes qui vous ont précédé, il n’y a pas de dialogue possible. C'est inutile."
(Fideliter n ° 70) [NDLR : plutôt, Fideliter, n°66, pp. 12-14]

4. La mise en avant d'un arrangement pratique sans un nettoyage doctrinal des hérésies du Concile Vatican II. Dans une conférence spirituelle, le 21 Décembre 1984, Mgr Lefebvre disait : "Alors la question canonique, purement extérieure, publique dans l’Église, est secondaire. Ce qui est important, c’est de rester dans l’Église… dans l’Église, c’est-à-dire dans la foi catholique de toujours et dans le vrai sacerdoce, et dans la véritable messe, et dans les véritables sacrements, dans le catéchisme de toujours, avec la Bible de toujours. C’est cela qui nous intéresse. C’est cela qui est l’Église. D’être reconnus publiquement, ça c’est secondaire."

5. Toujours et encore, j'ai dû me rendre à l’évidence qu'aucun langage clair n’était tenu. Ainsi, la deuxième intention de la croisade du rosaire stipule : "Pour le retour de la Tradition dans l'Église ..." Qu'entend-on par "l'Église" ? L'Église catholique, fondée par Jésus-Christ, ou l'Église post-conciliaire ? Si cela signifie l'Église catholique alors aucun retour n’est possible parce que la Tradition fait partie intégrante de l'Église catholique ; si cela signifie l'église post-conciliaire, alors c'est elle qui a quitté la Tradition. Par conséquent, c'est elle qui doit revenir à la Tradition, et non la Tradition à l’Église.

Telles sont les principales raisons qui m’ont conduit à prendre ma décision. Malgré les avertissements de trois évêques auxiliaires, Mgr Williamson, Mgr Tissier de Mallerais et Mgr de Galarreta, [ndlr : « Weihbischöfe ». Si nous avons bien compris ce mot, il y a là une petite inexactitude de formulation : il n’y a pas d’évêques auxiliaires dans la FSSPX, tous ont la même charge.], malgré les avertissements [au vu de ce qui se passait à] l’Institut du Bon Pasteur, en dépit de la connaissance de l'attitude du pape Benoît XVI, pour lequel aucune avancée n’était possible sans l'acceptation du Concile Vatican II, les discussions et les négociations se sont poursuivies.

On pourrait arguer :"Notre Supérieur général n'a pas signé quoi que ce soit." - Mais il était prêt à signer un accord, sans avoir résolu les différences doctrinales, comme sa lettre du 17 Juin 2012 le prouve. Ils étaient prêts pour le pire, mais Rome ne voulait pas. - A présent, la confiance dans les Supérieurs n’est plus seulement mise à l’épreuve, elle est détruite.

À ce stade, je vous remercie de tout mon cœur, mes chers fidèles, pour toutes vos prières et sacrifices, par lesquels vous avez soutenu mon ministère sacerdotal. Volontiers, je me recommande aussi à l’avenir à vos prières,

Abbé Martin Fuchs.

dimanche 19 janvier 2014

Adresse aux fidèles

Cette Adresse aux fidèles a été signée par 45 prêtres et lue ce dimanche 19 janvier 2014 dans leur chapelle respective.
Nombres de confrères ont hésité à s’y joindre, soit sous l’effet de pressions, soit arrêtés par l’intention de M. l’abbé de Cacqueray de faire lui-même une action décisive auprès de Menzingen. Mais M. l’abbé de Cacqueray a abandonné son courageux projet pour se contenter d’un énième texte qui brille une fois de plus par l’ambiguïté.
Le 16 janvier, Mgr Fellay expliquait dans un document interne de trois pages que les trous qu’il faisait dans le bateau étaient bien fait dans les règles de l’art… Et quinze jours auparavant, M. l’abbé Pfluger déclarait aux frères en récollection que la Fraternité devait être « purifiée »…
Déjà, suite à la déclaration des trois évêques du 27 juin 2013 et ce malgré ses ambiguïtés, M. l’abbé de Cacqueray avait renoncé à un ultimatum qu’il avait lancé à Mgr Fellay. Quant à Mgr Tissier, il regrette, aujourd’hui et en privée, d’avoir apposé sa signature sur cette déclaration dangereuse. Mais le mal est fait… Le temps approche où nombre de confrères, fatigués de ces subtilités typiquement libérales, quitteront leur hésitant silence pour retrouver une liberté de parole toute apostolique, et ce pour le plus grand bien des âmes et la gloire de Dieu.
L’Adresse aux fidèles est suivie de la liste des signataires et d’une explication du père Bruno.

ADRESSE AUX FIDÈLES

Fidèles à l’héritage de Mgr Marcel Lefebvre, et en particulier à sa mémorable « Déclaration » du 21 novembre 1974, nous adhérons de tout notre coeur, de toute notre âme, à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.
Selon l’exemple de ce grand prélat, intrépide défenseur de l’Eglise et du Siège apostolique, nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le Concile Vatican II, et, après le Concile, dans toutes les réformes et orientations qui en sont issues.
Depuis l’an 2000 et surtout à partir de 2012 les autorités de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X font le chemin inverse en se rapprochant de la Rome moderniste.
La déclaration doctrinale du 15 avril 2012, suivie de l’exclusion d’un évêque et de nombreux prêtres et confirmée par la condamnation du livre ‘Mgr Lefebvre Nosrapports avec Rome’, tout cela montre la pertinacité dans cette voie qui conduit à la mort.
Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Eglise depuis vingt siècles.
Sous la protection de Notre-Dame gardienne de la foi, nous entendons poursuivre l’opération survie commencée par Mgr Lefebvre.
En conséquence, dans les circonstances tragiques où nous nous trouvons, nous mettons notre sacerdoce à la disposition de tous ceux qui veulent demeurer fidèles au combat de la foi. C’est pourquoi, dès maintenant, nous nous engageons à répondre aux demandes qui nous seront faites pour soutenir vos familles dans leurs tâches éducatives, offrir la formation sacerdotale aux jeunes gens qui le désireront, et assurer la messe, les sacrements et la formation doctrinale partout où il le faudra.
Quant à vous, nous vous exhortons à être des apôtres zélés pour le règne du Christ-Roi et de Marie-Reine.
Vive le Christ-Roi !
Notre-Dame gardienne de la foi, protégez-nous !
Saint Pie X, priez pour nous !
Le sept janvier deux mille quatorze.
Nous sommes à la disposition de nos confrères prêtres : certains n’ont pas pu ou pas souhaité, dans un premier temps du moins, s’associer à notre démarche. Qu’ils n’hésitent pas à prendre contact avec l’un d’entre nous (discrétion assurée).
Nous sommes de même à la disposition des religieux et religieuses de la Tradition qui comprennent l’extrême gravité de la situation actuelle.

Liste de signataires

1. Abbé de Mérode (prieur, France)
2. Abbé Koller (prieur, France)
3. Abbé Vignalou (France)
4. Abbé Hubert de Sainte-Marie d’Agneau (France)
5. Abbé Nicolas Pinaud (France)
6. Abbé Matthieu Salenave (France)
7. Abbé Olivier Rioult (France)
8. Père Pierre-Marie OP et les 10 autres pères d’Avrillé (France)
19. Père Bruno OSB (France)
20. Père Avril, fondateur de l’œuvre de Notre-Dame de Salérans (France)
21. Père Raffali et sa communauté des Stellamarins (France)
22. Abbé Picot (Kenya)
23. Abbé Jean-Michel Faure (Amérique du sud, Membre du chapitre de 2012)
24. Abbé Chazal (Asie)
25. Abbé Florian Abrahamowicz (Italie)
26. Abbé Brühwiller (Suisse)
27. Abbé Fuchs Martin (Autriche)
28. Abbé Girouard (Canada)
29. Abbé David Hewko (USA)
30. Abbé Pierre-Célestin Ndong Ondo (Gabon)
31. Abbé Ernesto Cardozo (Brésil)
32. Abbé Arturo Vargas (Mexique)
33. Abbé Fernando Altamira (Colombie)
34. Abbé Hugo Ruiz (Mexique)
35. Abbé Juan-Carlos Ortiz (Australie)
36. Abbé Frank Sauer (Allemagne)
37. Abbé Eduardo Suelo (Asie)
38. Abbé Richard Voigt (USA)
39. Abbé Arnold Trauner (Autriche)
40. Abbé Trincado (Mexique)
41. Abbé Valan Rajkunan (Asie)
42. Père Raphaël Arizaga OSB (Mexique)
43. Père Thomas d’Aquin Ferreira da Costa OSB (Brésil)
44. Père Jahir Brito, FMBV (Brésil)
45. Père Joaquim Daniel Maria de Sant’ana, FMBV (Brésil)