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samedi 5 avril 2025

3 Avril : Saint Richard, évêque de Chichester (1197-1253)

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TOUTE RESSEMBLANCE AVEC UNE PERSONNE CONNUE SERAIT PUREMENT FORTUITE 😉

Saint Richard naquit en Angleterre. Ses parents occupaient alors un rang élevé et jouissaient d'une belle fortune; mais ils tombèrent dans une misère si profonde, qu'après leur mort, leur fils aîné fut longtemps retenu en prison pour dettes. Richard, son frère, travailla généreusement à sa délivrance; mais il s'appauvrit lui-même au point d'être obligé de gagner sa vie comme valet de ferme.

Bientôt il put aller à Paris continuer les bonnes études qu'il avait déjà faites dans sa jeunesse. Il se lia d'amitié avec deux amis choisis, aussi pauvres que lui; ils n'avaient qu'un manteau à tous les trois et se voyaient obligés de n'aller prendre leurs leçons que l'un après l'autre. Leur nourriture était plus que frugale, un peu de pain et de vin leur suffisait, et ils ne mangeaient de chair ou de poisson que le dimanche. Cependant Richard assura depuis que ce fut là pour lui le beau temps, tant il était absorbé par la passion de l'étude. Ses succès furent prompts et remarquables, si bien qu'à son retour en Angleterre il professa fort brillamment à l'Université d'Oxford.

Quelques années plus tard, sa modestie, sa chasteté, sa douceur et sa dévotion lui attirèrent le respect et l'amour de tout le monde; il fut élu chancelier de l'Université. Nommé ensuite évêque de Chichester, il eut à subir quelques temps les vexations du roi Henri III, en guerre avec Rome, mais il rétablit la paix par ses prières et ses procédés de conciliation.

Devenu désormais libre dans l'exercice de son ministère, il se fit remarquer par sa grande condescendance pour les petits et par sa miséricorde pour les pauvres. Comme on lui disait que ses dépenses excédaient ses revenus: "Il vaut mieux, dit-il, vendre son cheval et sa vaisselle d'argent que de laisser souffrir les pauvres, membres de Jésus-Christ."

Un jour, distribuant du pain, il en eut assez pour contenter trois mille pauvres, et il lui en resta pour cent autres qui survinrent après. Ces multiplications merveilleuses se renouvelèrent plusieurs fois. Il honorait les religieux et les embrassait souvent: "Qu'il est bon, disait-il, de baiser les lèvres qui exhalent l'encens des saintes prières offertes au Seigneur!"

Il mourut en baisant le Crucifix et en invoquant Marie contre les ennemis du salut.

vendredi 19 juin 2020

Aux origines de la crise -

Pour comprendre ce qui se passe en ce moment partout dans le monde, avec cette pandémie, qui est utilisée comme étincelle pour l'établissement d'un Nouvel Ordre Mondial, il nous faut remonter presque 3000 ans d'histoire.






Un entretien incontournable entre Silvano Trotta et Pierre Hillard : 


télécharger la conférence en MP3 : https://yadi.sk/d/411dYOI4edHsyw

Pour écouter seulement : 


lundi 19 février 2018

Le Lion d'Aviano

Depuis une première parution en français en 1921, la vie du Lion d'Aviano était devenue quasi introuvable.  En notre temps d'invasion, la lecture de la vie de ce Capucin, choisi par Dieu pour encourager la lutte des nations chrétiennes contre l'envahisseur, nous sera un encouragement pour persévérer dans le combat de la Foi et sans doute reprendre les armes pour protéger ce qui reste de Chrétienté. 
                                              


Vu l'importance de l'action de Marco d'Aviano, frère capucin du 17e siècle, dans l'Église et dans l'État, ce religieux mériterait d'être mieux connu. 

Entré à l'âge de 16 ans chez les Frères Mineurs Capucins, Carlo Domenico prend en religion le nom de Marco. Il croit s'enfoncer pour toujours dans une existence silencieuse et retirée. Or c'est à une vie dans le monde sans être du monde, au cœur des tumultes du siècle, que Dieu le destine. Il dira son douloureux Fiat à toutes les charges les plus accablantes et les plus insolites que lui imposera l'obéissance : diplomate, stratège, légat auprès des armées chrétiennes, missionnaire ne prêchant qu'en italien à des foules allemandes, françaises, suisses, flamandes... Une surabondance de fruits surnaturels découlera de son perpétuel sacrifice. 

En 1683, devenu le conseiller intime de l'empereur Léopold I de Habsbourg, l'humble capucin parviendra à unir les princes chrétiens divisés face au péril musulman et sera l'âme de la célèbre victoire du Kahlenberg.  Son rôle capital dans la libération, puis dans la défense de l'Autriche, porte de l'Europe chrétienne, est depuis longtemps minimisé dans de nombreux livres d'histoire, lorsqu'il n'est pas purement et simplement omis. Il n'est pas difficile d'en comprendre la raison : « Que diraient Voltaire et ses disciples, ironise le Père Ernest-Marie de Beaulieu, si l'on faisait paraître un moine avec un rôle honorable dans une page d'histoire? » 

Aux antipodes de notre «société» indifférentiste et bien loin des menées romaines visant à promouvoir la liberté religieuse au détriment de la Foi, ce fils de saint François se présente également à nous comme un pourfendeur d'hérésies.

Pour commander : 

C. Paschale :      +33 7 67 70 47 24  ou   c.paschale@free.fr

vendredi 21 juillet 2017

Un exemple de résistance catholique : la Princesse Elvina Pallavicini

Le professeur de Mattei nous livre dans l article qui suit, le témoignage d'une fidélité héroïque à la Tradition lors de la révolution conciliaire. Ce témoignage est bien actuel : cette princesse isolée, malade, soumise à diverses pressions, "amicales" ou hiérarchiques, n'a cédé en rien. Puissions-nous, comme cette noble personne, accueillir en nos demeures les défenseurs de la vérité ( prêtres et évêques de la fidélité) comme elle le fit en son temps pour Mgr Lefebvre.

Princesse Elvina Pallavicini (1914-2004


Il y a quarante ans, un événement historique a eu lieu : Monseigneur Marcel Lefebvre a tenu une conférence le 6 juin 1977 au Palais Pallavicini à Rome, sur le thème « L'Église après le Concile ». Je pense qu'il vaut la peine de rappeler cet événement, sur la base des notes et des documents que j'ai conservés.

Monseigneur Marcel Lefebvre, fondateur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (1970), après les ordinations sacerdotales du 29 juin 1976, a été suspendu a divinis [interdiction en particulier de célébrer la Messe et d’administrer les Sacrements. ] le 22 juillet de la même année. Cependant, les Catholiques informés avaient de sérieux doutes quant à la légitimité canonique de ces mesures et, en particulier, leur l'incompréhension vis-à-vis du comportement de Paul VI qui semblait réserver ses censures pour ceux qui disaient vouloir rester fidèles à la Tradition de l’Église. Dans ce climat de désorientation, en avril de 1977, la Princesse Elvina Pallavicini (1914 -2004) a décidé d'inviter Monseigneur Lefebvre à son palais dans le Quirinal, pour entendre son raisonnement.

 La Princesse Pallavicini avait 63 ans à l'époque et était la veuve du Prince Guglielmo Pallavicini qui avait été tué lors de sa première mission de guerre en 1940. Pendant de nombreuses années, elle était en fauteuil roulant à la suite d'une paralysie progressive, mais elle était une femme d’esprit indomptable. Elle avait un groupe étroit d'amis et de conseillers autour d'elle, parmi lesquels le Marquis Roberto Malvezzi Campeggi (1907-1979), Colonel de la Noble Garde Papale au moment de la dissolution de ce corps en 1970, et le Marquis Luigi Coda Nunziante di San Ferdinando (1930-2015), ancien Commandant de la marine italienne. Au début, la nouvelle de la conférence qui a circulé au cours du mois de mai n'a suscité aucune préoccupation de la part du Vatican. Paul VI a pensé qu'il aurait été facile de convaincre la Princesse de s'abstenir de son idée et a confié la tâche à l'un de ses collaborateurs les plus proches, « Don Sergio » Pignedoli (1910-1980) qu'il avait fait Cardinal en 1973.

Le prélat a appelé la Princesse et s’est d'abord enquis de sa maladie. « Je suis contente — qu'Elvina Pallavicini a noté ironiquement — de votre intérêt [ envers mon bien-être physique] après une si longue période de silence ». Après environ une heure de plaisanteries, la question du Cardinal arriva enfin : « J'ai entendu dire que vous recevrez Monseigneur Lefebvre. Est-ce que ce sera une conférence publique ou privée ? » « Si c'est à ma maison, cela ne peut être que privé » répondit la Princesse. Le Cardinal a alors osé : « Ne serait-il pas opportun de la reporter ? Monseigneur Lefebvre a fait en sorte que le Saint-Père souffre beaucoup. Il est très affligé de cette initiative ... » La réponse de la Princesse Elvina a refroidi le Cardinal Pignedoli : « Votre Éminence, je pense que je peux recevoir n'importe toute personne que j'aime dans ma propre maison ».

Face à cette résistance inattendue, le Vatican s'est tourné vers le Prince Aspreno Colonna (1916-1987), qui occupait encore, ad personam, le poste d'Assistant au Trône Papal. Lorsque le responsable de cette famille historique a demandé à être reçu, la Princesse lui a dit qu'elle était occupée. Le Prince Colonna a demandé de lui rendre visite le lendemain à pareille heure, mais la réponse de la noble dame fut la même. Pendant que le Prince se retirait silencieusement, le secrétaire d'État pensa y arriver d'une autre manière. Monseigneur Andrea Lanza Cordero di Montezemolo, qui venait d'être consacré Archevêque et nommé Nonce en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a demandé une audience la Princesse. Le prélat était le fils du Colonel Giuseppe Cordero Lanza di Montezemolo (1901-1944), chef de la Résistance Monarchique à Rome et sur lequel les Allemands ont tiré à la Fosse Ardéatine. Pendant l'occupation allemande, la jeune Princesse Elvina avait collaboré avec lui, méritant une médaille d'honneur de bronze. Il a également participé à la rencontre, mais sa présence a vraiment irrité le futur Cardinal qui, en vain, a fait appel à la mémoire de son père pour éviter la prochaine conférence. Le Nonce a été informé que la situation ressemblait à la même résistance face aux nombreux soldats au National-Socialisme et comment il était parfois nécessaire de désobéir aux ordres injustes des supérieurs pour respecter les prescriptions de la conscience.

À ce stade, le Secrétaire d'État a joué sa dernière carte, en se tournant vers le Roi d'Italie, Umberto II, en exil à Cascais. Le Marquis Falcone Lucifero, ministre de la Maison Royale, a téléphoné à la Princesse pour lui faire savoir que le Souverain l'avait fortement exhortée à reporter la conférence. « Je suis étonnée de voir comment Sa Majesté se laisse intimider par le Secrétaire d'État après tout ce que le Vatican a fait à la Monarchie », a-t-elle répondu de manière décisive, confirmant que la conférence serait dûment tenue à la date fixée. Le Marquis Lucifero, étant le gentilhomme âgé qu'il était, envoya à la Princesse un bouquet de roses.

À ce stade, le Vatican a décidé d'utiliser des tactiques plus sévères. Une véritable campagne de terrorisme psychologique commença alors dans les grands quotidiens présentant la Princesse comme une « aristocrate obstinée », entourée « d'une poignée de nostalgiques » dans un monde destiné à disparaître. En privé, on a fait savoir à Donna Elvina que, si la conférence devait avoir lieu, elle serait excommuniée.

Le 30 mai, par un communiqué de presse à Ansa, la Princesse a précisé que « son initiative n'était motivée par aucune intention de défier l'autorité ecclésiastique mais plutôt par l'amour et la fidélité à la Sainte Mère Église et au Magistère ». « Les contrastes dans l’Église Conciliaire — continuait le communiqué — existent malheureusement, en dehors de la personne de Monseigneur Lefebvre et aussi en Italie à un degré non négligeable, même si c’est moins évident que dans le reste du monde Catholique. Nous avons l'intention, lors de la conférence du 6 juin, d'offrir à Monseigneur Lefebvre la possibilité d'exprimer directement ses thèses en toute liberté, précisément dans le but de clarifier les problèmes qui perturbent et affligent tant le monde Catholique, dans la certitude que la paix et la sérénité peuvent être ramenées par une unité restaurée dans la vérité : »

Le 31 mai, à la une du quotidien « Il Tempo », une déclaration du Prince Aspreno Colonna est apparue où nous lisons : « Le Patriciat Romain se dissocie de l'initiative » déplorant qu'il soit « complètement inopportun ». La bombe fut cependant larguée le 5 juin par le Cardinal Vicaire de Rome, Ugo Poletti (1914 - 1997). Par une déclaration agressive dans le quotidien de la Conférence des Évêques Italiens, Avvenire, Poletti a attaqué Monseigneur Lefebvre et ses « partisans aberrants », les définissant comme « une poignée de nostalgiques de classe, prisonniers d'habitudes traditionnelles ». Il a exprimé de plus de : « l'étonnement, de la douleur et du chagrin, mais la plus ferme désapprobation de l'offense commise contre la Foi, l'Église Catholique et Sa Divine Tête, Jésus », Monseigneur Lefebvre ayant mis en doute « des vérités fondamentales du genre relatif à l'infaillibilité de l'Église Catholique fondée sur Pierre et ses successeurs, en matières de doctrine et de morale ».

À partir des quartiers de la Princesse, il y a eu une réponse immédiate : « Il est difficile de comprendre comment l'expression privée de thèses qui ont été celles de tous les Évêques du monde jusqu'à quelques années auparavant peut perturber la sécurité d'une autorité dans une telle la mesure alors qu’elle a de son côté la force de la continuité doctrinale et la preuve de ses positions ». La Princesse a déclaré : "Je suis une Catholique Romaine Apostolique plus que convaincue, en voyant que j'ai atteint le vrai sens de la religion par le raffinement de la souffrance physique et morale : je ne dois rien à personne, je n'ai pas d’honneurs ni de prétentions à défendre, et je remercie Dieu pour tout. Dans les limites que l'Église le permet, je peux différer d’opinion, je peux parler, je peux agir : je dois parler et je dois agir : ce serait lâche de ne pas le faire. Et permettez-moi de dire que dans notre Maison, et aussi dans cette génération, il n'y a pas de place pour les lâches."

Enfin, la fatale journée du 6 juin est arrivée. La conférence a été soigneusement réservée à quatre cents invités, contrôlés par la « sécurité privée » fournie par les jeunes « Alleanza Cattolica », mais il y en avait plus d'un millier qui ont rempli les escaliers et le jardin du Palais historique Rospigliosi-Pallavicini, célèbre partout dans le monde pour ses œuvres d'art.


Monseigneur Lefebvre est arrivé, accompagné de son jeune représentant à Rome, Don Emanuele du Chalard. La Princesse Pallavicini l'a rencontré dans son fauteuil roulant, poussé par sa Dame d’honneur, Donna Elika Del Drago. La Princesse Virginia Ruspoli, veuve de Marescotti, l'un des deux princes-héros à la bataille d'El Alamein, donna à Monseigneur Lefebvre une relique de Saint Pie X qui lui avait été donnée personnellement par Pie XII.

Malgré le fait que le Grand Prieuré de l'Ordre de Malte à Rome avait exprimé « une nécessité contraignante » de s'abstenir d'intervenir lors de la conférence, le Prince Sforza Ruspoli, le Comte Fabrizio Sarazani et d'autres Aristocrates courageux défiaient les censures de l'institution et étaient là en première ligne, juste à côté de Monseigneur François Ducaud Bourget (1897-1984), qui avait dirigé l'occupation de l'église Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris le 27 février.

La Princesse Pallavicini a introduit Monseigneur Lefebvre et il a pris place sous le baldaquin rouge avec les armoiries du Pape Clément IX, Rospigliosi. L'Archevêque après quelques moments de prière, a commencé par ces paroles : « Je respecte le Saint-Siège. Je respecte Rome. Si je suis là, c'est parce que j'aime cette Rome Catholique ». La Rome Catholique qu'il avait devant lui interrompit son discours à plusieurs reprises avec des applaudissements du tonnerre. Le hall était rempli à craquer et une foule s'était rassemblée sur les grands escaliers du palais.

Le « Concile d'aggiornamento » — explique Monseigneur Lefebvre — veut en réalité une nouvelle définition de l'Église. Pour être « ouvert » et être en communion avec toutes les religions, toutes les idéologies, toutes les cultures, l'Église devrait changer ses institutions excessivement hiérarchisées et se diviser en plusieurs Conférences Épiscopales nationales. Les Sacrements insisteront sur l'initiation et la vie collective plus que chasser Satan et le péché. Le leitmotiv du changement sera l'œcuménisme. La pratique de l'esprit missionnaire disparaîtra. Le principe selon lequel « tout homme est Chrétien et ne le sait pas » sera proclamé, si bien que peu importe la confession qui est pratiquée — elle cherche le salut.

Les changements liturgiques et œcuméniques — a poursuivi Monseigneur Lefebvre dans un silence feutré de tous ceux présents — provoquent la disparition des vocations religieuses et rendent les séminaires déserts. Le principe de la « liberté religieuse » semble scandaleux à l'Église et à Notre-Seigneur Jésus-Christ, car ce n'est rien d’autre que « le droit à la confession publique d'une fausse religion sans ingérence d'aucune autorité humaine ».

Monseigneur Lefebvre s'est alors attardé un peu à la cérémonie post-Conciliaire qui a cédé au Communisme, en se référant aux audiences répétées données aux dirigeants communistes par le Saint-Siège ; à l'accord de ne pas condamner le Communisme pendant le Concile ; au traitement méprisant réservé à plus de 450 Évêques qui ont demandé cette condamnation. Au contraire, le dialogue avec le Communisme a été encouragé par la nomination d'Évêques pro-Communistes comme Monseigneur Helder Camara du Brésil, Monseigneur. Silva Henriques du Chili et Monseigneur Mendez Arceo à Mexico.

C'est un fait, a ajouté Monseigneur Lefebvre en conclusion, que de nombreux Dominicains et de nombreux Jésuites qui professent ouvertement des hérésies ne sont pas condamnés et que les Évêques qui pratiquent l'inter-communion, qui introduisent des fausses religions dans leurs diocèses et églises, qui finissent même par être en concubinage, ne sont même pas mis sous enquête. Seuls les fidèles Catholiques risquent d'être expulsés des églises, persécutés, condamnés. « J'ai été suspendu a divinis parce que je continue à former des prêtres comme ils ont toujours été formés ».

En se tournant vers un auditeur touché par ses paroles, Monseigneur Lefebvre a conclu sa conférence en disant : « Aujourd'hui, l'obligation la plus sérieuse pour un Catholique est de conserver la Foi. Ce n'est pas licite d'obéir à ceux qui travaillent à la diminuer ou à la faire disparaître. Avec le Baptême, nous avons demandé la Foi à l'Église parce que la Foi nous conduit à la vie éternelle. Nous continuerons jusqu’à notre dernier souffle pour demander à l'Église cette Foi ».

La réunion s'est terminée par le chant du Salve Regina.

Le journaliste du Vatican, Benny Lai à La Nazione du 7 juin, a commenté : « Ceux qui s'attendaient à un tribun se sont trouvés devant un homme de douceur qui, avant d'inviter les personnes présentes à réciter le Salve Regina, a conclu [son discours] avec ces paroles : « Je ne veux pas former un groupe quelconque, je ne veux pas désobéir au Pape, mais il ne doit pas me demander de devenir Protestant ».

La conférence a été une victoire stratégique pour ceux qui ont été qualifiés de façon inappropriée de Traditionalistes, car Monseigneur Lefebvre a réussi à faire connaitre ses thèses au niveau international sans souffrir de conséquences canoniques.

Paul VI est mort un an plus tard, dévasté par la mort de son ami Aldo Moro.

Le nom du Cardinal Poletti est toujours lié à l'affaire obscure de la nulla osta [ note : déclaration officielle affirmant qu’on est pas contre quelque chose ou quelqu’un ] qu'il a accordée le 10 mars 1990, pour l'enterrement de Banda della Magliana Boss « Renatino » De Pedis, à la basilique de Sant'Apollinare. [ La Banda della Magliana est une bande de malfaiteurs italiens basé à Rome dans le quartier de Magliana. Enrico de Dedis fut l'un des fondateurs et le dernier chef de la banda della Magliana. ]

La Princesse Pallavicini est sortie gagnante de ce « défi ». Non seulement elle n'a pas été excommuniée, mais dans les années suivantes, son palais est devenu le point de référence de nombreux Cardinaux, Évêques et intellectuels Catholiques. Elle et ses amis romains n'étaient pas « des fantômes du passé » comme les a définis le Corriere della Sera le 7 juin 1977, mais des témoins de la Foi Catholique qui préparaient l'avenir. Quarante ans plus tard, l'histoire les a prouvés justes.

lundi 16 mai 2016

Pie XII - Décret d'excommunication du Père Léonard Feeney

Texte publié sur le site internet Le Doctrinaire

Pie XII - Décret d'excommunication du Père Léonard Feeney 

DÉCRET DU SAINT-OFFICE EXCOMMUNIANTLE R. P. LEONARD FEENEY S. J.(13 février 1953) [i]

Il y a quelques années un groupe d'étudiants et d'étudiantes de l'Université de Harvard se réunissaient régulièrement au Centre d'accueil Saint-Benoît, à Boston, dont l'aumônier était le R. P. Leonard Feeney

Trois professeurs laïques furent exclus du collège des Pères Jésuites par décision du recteur, parce que professant sur la thèse « Hors de l'Eglise pas de salut » des doctrines erronées.

Mais bientôt après le Père Feeney prenait fait et cause pour ces professeurs et il les intégrait dans le corps professoral de son Centre et se rebellait ainsi contre son supérieur. L'archevêque de Boston, S. Excellence Mgr Cushing, se voyait obligé de condamner le Père Feeney et de lui enlever à partir du 1er janvier 1949 les pouvoirs d'entendre les confessions.

Une lettre du Saint-Office dénonçait l'hérésie du Père Feeney, mais celle-ci ne fut pas rendue publique au moment de sa publication en août 1949.

Aussi nous donnons ici le texte de cette lettre du Saint-Office du 8 août 1949.

Cette Suprême Sacrée Congrégation a suivi très attentivement le commencement et le cours de la sérieuse controverse, soulevée par certains associés du St. Benedict Center et du Boston College, concernant l'interprétation de la maxime : « Hors de l'Eglise point de salut ».

Après avoir examiné tous les documents nécessaires ou utiles sur ce sujet — entre autres le dossier envoyé par votre chancellerie, les recours et rapports où les associés duSt. Benedict Center exposent leurs opinions et leurs réclamations, et en outre beaucoup d'autres documents se rapportant à cette controverse recueillis par voie officielle, — la Sacrée Congrégation a acquis la certitude que cette malheureuse question a été soulevée parce que le principe « hors de l'Eglise point de salut » n'a pas été bien compris ni examiné et que la controverse s'est envenimée par suite d'un sérieux manquement à la discipline, provenant du fait que certains membres des associations mentionnées ont refusé respect et obéissance aux autorités légitimes.

En conséquence, les Eminentissimes et Révérendissimes Cardinaux de notre Suprême Congrégation ont décrété en session plénière, le mercredi 27 juillet 1949, et le Souverain Pontife, en l'audience du jeudi suivant 28 juillet 1949, a daigné approuver l'envoi des explications doctrinales, de l'invitation et des exhortations suivantes

Nous sommes obligés par la foi divine et catholique à croire toutes les choses que contient la Parole de Dieu, Ecriture ou Tradition, et que l'Eglise proposé à la foi comme divinement solennelle, mais encore par son magistère ordinaire et universel[ii].

Or, parmi les choses que l'Eglise a toujours prêchées et ne cessera pas d'enseigner, il y a aussi cette déclaration infaillible où il est dit qu'il n'y a pas de salut hors de l'Eglise.

Cependant, ce dogme doit s'entendre dans le sens que lui attribue l'Eglise elle-même. Le Sauveur, en effet, a confié l'explication des choses contenues dans le dépôt de la foi, non pas au jugement privé, mais à l'enseignement de l'autorité ecclésiastique.

Or, en premier lieu, l'Eglise enseigne qu'en cette matière il existe un mandat très strict de Jésus-Christ, car il a chargé explicitement ses apôtres d'enseigner à toutes les nations d'observer toutes les choses qu'il avait lui-même ordonnées[iii].

Le moindre de ces commandements n'est pas celui qui nous ordonne de nous incorporer par le Baptême au Corps mystique du Christ qui est l'Eglise, et de rester unis avec lui et avec son Vicaire par qui lui-même gouverne ici-bas son Eglise de façon visible.

C'est pourquoi nul ne se sauvera sachant que l'Église est d'institution divine par le Christ, il refuse malgré cela de se soumettre à elle ou se sépare de l'obédience du Pontife romain, Vicaire du Christ sur la terre.

Non seulement notre Sauveur a-t-il ordonné que tous les peuples entrent dans l'Eglise, il a aussi décrété que c'est là un moyen de salut sans lequel nul ne peut entrer dans le royaume éternel de la gloire.
Dans son infinie miséricorde, Dieu a voulu que, puisqu'il s'agissait des moyens de salut ordonnés à la fin ultime de l'homme non par nécessité intrinsèque, mais seulement par institution divine, leurs effets salutaires puissent également être obtenus dans certaines circonstances, lorsque ces moyens sont seulement objets de « désir » ou de « souhait ». Ce point est clairement établi au Concile de Trente aussi bien à propos du sacrement de Baptême qu'à propos de la Pénitence[iv].

Il faut en dire autant, à son plan, de l'Eglise en tant que moyen général de salut. C'est pourquoi, pour qu'une personne obtienne son salut éternel, il n'est pas toujours requis qu'elle soit de fait incorporée à l'Eglise à titre de membre, mais il faut lui être uni tout au moins par désir ou souhait.

Cependant, il n'est pas toujours nécessaire que ce souhait soit explicite comme dans le cas des catéchumènes. Lorsque quelqu'un est dans une ignorance invincible, Dieu accepte un désir implicite, ainsi appelé parce qu'il est inclus dans la bonne disposition de l'âme, par laquelle l'on désire conformer sa volonté à celle de Dieu.

Ces choses sont clairement exprimées dans la Lettre dogmatique publiée par le Souverain Pontife Pie XII, le 29 juin 1943, « sur le Corps mystique de Jésus-Christ »[v]. Dans cette Lettre, en effet, le Souverain Pontife distingue clairement ceux qui sont actuellement incorporés à l'Eglise comme membres et ceux qui lui sont unis par le désir seulement.

Parlant des membres qui forment ici-bas le Corps mystique, le même auguste Pontife dit: « Seuls font partie des membres de l'Eglise ceux qui ont reçu le Baptême de régénération et professent la vraie foi, qui, d'autre part, ne se sont pas pour leur malheur séparés de l'ensemble du Corps ou n'en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l'autorité légitime »[vi].
Vers la fin de la même Encyclique, invitant à l'unité, avec la plus grande affection, ceux qui n'appartiennent pas au corps de I'Eglise catholique, il mentionne ceux qui « par un certain désir et souhait inconscient, se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur»[vii]. II ne les exclut aucunement du salut éternel, mais il affirme par ailleurs qu'ils se trouvent dans un état « où nul ne peut être sûr de son salut éternel »[viii], et même qu' « ils sont privés de tant et de si grands secours et faveurs célestes, dont on rte peut jouir que dans l'Eglise catholique »[ix].

Par ces paroles, le Pape condamne aussi bien ceux qui excluent du salut éternel les hommes qui ne sont unis à l’Eglise que par le désir implicite, que ceux qui affirment erronément que tous les hommes peuvent se sauver à titre égal dans toutes les religions[x].

Cependant, il ne faudrait pas croire que n'importe quelle sorte de désir d'entrer dans l'Eglise suffise pour le salut. Le désir par lequel quelqu'un adhère à l'Eglise doit être animé de charité parfaite. Un désir implicite ne peut pas non plus produire son effet si l'on ne possède pas la foi surnaturelle « car celui qui s'approche de Dieu doit croire qu'il existe et qu'il rémunère ceux qui le cherchent »[xi]. Le Concile de Trente déclare[xii] : « La foi est le principe du salut de l'homme, le fondement et la racine de toute justification. Sans elle, il est impossible de plaire à Dieu et de compter parmi ses enfants »[xiii].

Il est évident, d'après ce qui précède, que les idées proposées par le périodique From the Housetops (n. 3) comme l'enseignement authentique de l'Eglise catholique, sont loin de l'être et sont très dangereuses aussi bien pour ceux qui sont dans l'Eglise que pour ceux qui vivent en dehors d'elle

De cet exposé doctrinal découlent certaines conclusions touchant à la discipline et à la conduite que ne peuvent méconnaître ceux qui défendent avec vigueur la nécessité d'appartenir à la véritable Eglise et de se soumettre à l'autorité du Pontife romain et des évêques « que l'Esprit-Saint a désignés pour gouverner l'Eglise »[xiv].

C'est pourquoi il est inexplicable que le St. Benedict Center puisse prétendre être un groupe catholique et désirer être considéré comme tel et qu'en même temps il ne se conforme pas aux prescriptions des canons 1381 et 1382 du Code de droit canonique, et continue d'être une cause de discorde et de révolte contre l'autorité ecclésiastique, et de trouble pour beaucoup de consciences.

En outre, il est difficile de comprendre qu'un membre d'un Institut religieux, le P. Feeney, se présente comme « défenseur de la foi » et qu'en même temps il n'hésite pas à attaquer l'enseignement donné par les autorités légitimes et ne craigne même pas d'encourir les graves sanctions dont le menacent les sacrés canons pour les violations graves de ses devoirs de religieux, de prêtre et de simple membre de l'Eglise.

Enfin, il n'est pas prudent de tolérer que certains catholiques revendiquent pour eux-mêmes le droit de publier un périodique, dans l'intention d'y exposer des doctrines théologiques, sans la permission de l'autorité ecclésiastique compétente, que l'on appelle imprimatur et qui est prescrite par les sacrés canons.

Ceux, donc, qui s'exposent au grave danger de s'opposer à l'Eglise, doivent méditer sérieusement qu'une fois que « Rome a parlé », ils ne peuvent passer outre même pour des raisons de bonne foi. Leur lien à l'Eglise et leur devoir d'obéissance sont certainement plus stricts que pour ceux qui adhèrent à elle « seulement par un désir inconscient ». Qu'ils comprennent qu'ils sont les enfants de l'Eglise, affectueusement soutenus par elle avec le lait de la doctrine et les sacrements, et que, après avoir entendu la voix de leur Mère, ils ne peuvent donc pas être excusés d'ignorance coupable. Qu'ils comprennent que le principe suivant s'applique à eux sans restriction : « La soumission à l'Eglise catholique et au Souverain Pontife est nécessaire au salut».

Ce document était rendu public le 4 septembre 1952.

Le Père Feeney, au lieu de se soumettre, se révolta davantage et commença une campagne de violence contre les autorités religieuses. Le 25 octobre 1952, le Père fut mandé à Rome ; il refusa de s'y rendre ; après un dernier avertissement, il fut excommunié.

Il continue à occuper le Centre Saint-Benoît et a une centaine d'adeptes qui, au milieu de leurs prières, lancent des invectives aux autorités religieuses. Ils se nomment « Esclaves du Coeur Immaculé de Marie ».

Comme le prêtre Léonard Feeney, résidant à Boston (Saint Benedict Center), lequel à cause du grave refus d'obéissance à l'Autorité ecclésiastique avait été déjà suspendu « a divinis », nonobstant les avertissements réitérés et l'instante menace d'excommunication à encourir ipso facto, n'est pas venu à résipiscence, les Eminentissimes et Révérendissimes Pères préposés à la sauvegarde de la foi et des mœurs, dans la séance plénière du mercredi 4 février 1953, l'ont déclaré excommunié avec tous les effets de droit.

Et le jeudi 12 février 1953, Sa Sainteté Pie XII, Pape par la Providence de Dieu, a approuvé, confirmé le décret des Eminentissimes Pères et ordonné qu'il fût rendu public.

Voir pour plus d'information un site ami : Notre Dame des Anges


[i] D'après le texte latin des A. A. S., XXXXV, 1953, p. 100.
[ii] Denzinger, n.1792.
[iii] Matth., XXVIII, 19-20.
[iv] A. A. ., XXXV 1943, pp. 193 et s.
[v] Denzinger , n.797 et 807
[vi] Cf. Encyclique Mystici Corporis Christi.
[vii] Cf. Encyclique Mystici Corporis Christi.
[viii] Ibid.
[ix] Ibid.
[x] Cf. Pape Pie IX, Singulari quadam, Denzinger, n. 1641 s. ; Pie XI, Quanto conficiamur moerore, Denzinger, n. 1677.
[xi] Hébr., XI, 6.
[xii] Session VI, ch. VIII.
[xiii] Denzinger, n.801
[xiv] Act. XX, 28.

vendredi 15 avril 2016

Un chapitre censuré du Père Berthe

Source: Dominicains d'Avrillé

La magnifique vie de Jésus du père Augustin Berthe (Jésus-Christ, sa vie, sa passion, son triomphe) s'achevait par trois chapitres :

– Triomphe de Jésus sur les juifs
– Triomphe de Jésus sur les païens
– Triomphe de Jésus sur l'Antéchrist

Malheureusement, des rééditions récentes ont supprimé deux de ces trois chapitres. Voici le premier (Triomphe de Jésus sur les juifs).


Persécution des Apôtres par le Sanhédrin


samedi 14 juin 2014

Mgr Williamson: Les sept âges de l'Eglise, Montréal, le 30 octobre 2013


Mgr Williamson ayant mentionné dans une de ses récentes conférences en France cette division de l'histoire de l'Eglise, nous pensons qu'il peut être intéressant de publier la transcription de cette conférence



Télécharger en PDF

Conférence avec minutage. Nous tenons à votre disposition le fichier mp3.
Nous remercions le traducteur et le blog Filii Mariae pour la vidéo.

Conférence


Excusez moi pour cette tenue de guérilla ... [Mgr est en clergyman, tenue habituelle des prêtres en Angleterre, d'où Mgr vient de débarquer]
00 :00 :00
…Je pourrais commencer par là : nous sommes bien en guérilla ; la situation du monde, de l’Eglise et maintenant de la Fraternité Saint-Pie X est telle ! Probablement je n’ai pas besoin de vous le dire, mais il y a toujours la tentation de penser que ce n’est pas si terrible que cela. Que…la vision, par exemple, à la tête de la Fraternité Saint-Pie X maintenant est sûrement la suivante : la Fraternité Saint-Pie X est une congrégation normale, Rome n’est pas réellement anormale. Ce n’est pas normal, mais ce n’est pas tellement anormal, alors, avec un peu de souplesse des deux côtés, on pourrait quand même s’entendre et arriver à un accord. Voilà la vision à la tête de la Fraternité.
00 :01 :11
C’est une vision très déficiente, parce qu’on ne comprend pas la profondeur du mal. Le mal est très profond. Le mal remonte à des siècles et des siècles. On peut bien, je ne sais pas combien d’entre vous sont au courant de la vision de l’histoire de l’Eglise du père Holzhauser, des sept époques de l’Eglise. Il y a les trois époques qui montent, il y a les mille ans de chrétienté, et puis il y a trois époques qui descendent. Ça fait sept époques. Un peu plus de détail :

1. L’époque des apôtres 

00 :02 :12
Il y a l’époque des apôtres, de la mort de Notre Seigneur en croix jusqu’à la destruction de Jérusalem : l’époque des apôtres ; donc, de trente-trois jusqu’à soixante-dix, la destruction de Jérusalem par les Romains, la fin publique et évidente de la religion mosaïque, de la religion de l’Ancien Testament. Cette religion, [ ?], est morte avec la mort de Notre Seigneur en croix. Mais ce n’était pas…la mort de l’ancienne religion, de Moïse, de l’Ancien Testament, n’était pas évidente. Jusqu’à la destruction de Jérusalem, la mort de cette religion mosaïque n’était pas évidente, avec la destruction de Jérusalem, cela devient évident.

2. L’époque des martyrs

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Deuxième époque : l’époque des martyrs, de soixante-dix jusqu’à trois cent treize. Trois cent douze, la bataille du pont Milvius où l’empereur Constantin a battu l’empereur Maxence, et Constantin est devenu le maître de l’Empire Romain ; et un an plus tard, c’est l’édit de Milan et la libération de la religion chrétienne, de la religion catholique et chrétienne. L’Eglise monte. Imaginez-vous une époque où l’Eglise monte au lieu de descendre. Il faut se l’imaginer, hein ? parce que nous sommes tellement habitués à la descente, la descente, la descente de l’Eglise. Et si nous pensons que l’Eglise monte aujourd’hui, nous trompons.
00 :04 :06
Deuxième époque de l’Eglise, jusqu’au triomphe de l’Eglise sur l’empire Romain. L’empire Romain s’est fait chrétien, suite à l’édit de Milan. S’il faut encore des années, mais sous l’empereur Théodose, à la fin du IVème siècle, l’Eglise monte encore, mais le Diable change de tactique. Avec la conversion de l’empire Romain, on ne peut plus jeter les chrétiens aux lions. Et la police, maintenant est du côté des chrétiens au lieu d’être contre les chrétiens. La police romaine, l’empire Romain. Alors le Diable ne peut plus utiliser l’empire et la police pour abattre les chrétiens. Il doit corrompre la doctrine. Et donc, au lieu d’attaquer les corps, il s’attaque aux esprits, aux esprits catholiques.

mercredi 4 juin 2014

Précision au sujet du film sur les Cristeros

Dans cette guerre, la «liberté religieuse» n'a pas été comprise comme compris par les libéraux. Le film ne parvient pas à cela, mais en général est véridique. 

La Guerre des Cristeros n'était pas une escarmouche: les morts dans cette guerre sont estimés à 250 000 (population avait à l'époque: environ 15 millions).
Il est vrai que les Cristeros ont réclamé la liberté religieuse. Mais il l'entendaient évidemment comme les papes l'entendaient alors: la liberté pour la vraie religion (qui est la seule, les autres sont fausses puisqu'elles ne relient pas l'homme à Dieu). C'est donc dans ce sens qu'il faut comprendre la "liberté religieuse" des Cristeros. Le film, réalisé par des américains et de nos jours a pris le sens moderne, libéral, du terme.

Extraits de la dernière lettre du général Enrique Gorostieta


Précision importante sur la liberté religieuse dans ce film. 

Le film Cristiada: For Greater Glory ayant connu un grand succès en France, un prêtre de la Résistance nous a envoyé le document suivant.

Lettre du 16 mai 1929 (un mois après cette lettre, des "accords", très douloureux, ont été signés entre le gouvernement et l'Épiscopat Mexicain). 

"Depuis que notre lutte a commencé, la presse a écrit régulièrement sur d'éventuels arrangements ("arreglos") entre le soi-disant gouvernement et un membre de l'épiscopat mexicain, pour mettre fin au problème religieux. Chaque fois que ces nouvelles ont paru, les Cristeros se sont sentis envahis par un froid de mort, mille fois pire que tous les dangers qui ont été prêts à faire face, pire, bien pire que toute l'amertume qu'ils ont dû passer.

Chaque fois que la presse nous parle de l'existence d'un évêque parlementant avec Calles, nous sentons comme une claque dans le visage, la plus douloureuse, car il s'agit de qui on pourrait attendre un réconfort, un mot d'encouragement dans notre lutte; d'encouragement et de réconfort nous n'en avons reçu de personne, sauf pour une très honorable exception.