jeudi 30 août 2018

Humanae vitae de Paul VI et Casti Connubii de Pie XI : la même doctrine ?


Nous publions cette brève analyse parue sur http://resistance.vraiforum.com/t689-Humanae-vitae-de-Paul-VI.htm . Cette étude mériterait sûrement un approfondissement en raison des graves conséquences familiales que la déclaration, au mieux ambiguë, de la FSSPX pourrait entraîner dans nos milieux. Si la FSSPX accepte en effet l'encyclique Humanae vitae sans aucune restriction, elle en accepte par conséquent les principes sous-jacents qui aboutiront tôt ou tard à des pratiques gravement contraceptives et miner la générosité des bonnes familles. Une étude très intéressante publiée dans "Le courrier de Rome" révélait d'ailleurs, il y a
Encart rajouté par Menzingen en dernière minute
pour s'adapter aux lecteurs venant de Reconquista.
quelques années, la pratique quasi universelle de l'usage de la méthode "naturelle" (contraceptive) dans les milieux ralliés.

PS de la rédaction : il y a de fieffés rusés libéraux à Menzingen ; ayant lu cette analyse sur Reconquista, le rédacteur de FSSPX-News s'est empressé de rajouter un paragraphe (au milieu du texte) pour tenter de relativiser la louange à l'encyclique. Tout en laissant la conclusion.


A l'occasion des 50 ans de la publication de l'encyclique Humanae vitae de Paul VI sur la question de la contraception , le site officiel de la FSSPX revient une fois de plus sur le sacro-saint paradigme de l'herméneutique de la continuité inventé par Benoît XVI pour sauver le concile vatican II : "il faudrait lire et interpréter les documents conciliaires et post conciliaires dans la lumière de la tradition pour bien les lire". Même si Humanae vitae peut être lue sans trop de difficulté dans le sens de Casti connubii de Pie XI au moins dans ses conséquences, il est tout à fait aberrant de prétendre interpréter les principes conciliaires dans la lumière de la tradition. La seule alternative est de mettre "tout le concile à la poubelle" comme le disait (autrefois) Mgr Tissier de Mallerais. Parce que le concile est avant tout un esprit (maçonnique, libéral) dans lequel l'homme se trouve le principe et la fin.

Mais cette optique de rejet global et spirituel du concile n'est plus celle de la nouvelle FSSPX ...même post-chapitre 2018 semble-t-il. 

Voici donc ce que nous lisons en conclusion de l'article tout à la louange d'Humanae vitae :

https://fsspx.news/fr/news-events/news/encyclique-humanae-vitae-cinquante-a…

citation :
"Aux héritiers de cette contestation, qui nous proposent aujourd’hui de “réinterpréter” Humanæ vitæ à la lumière d’Amoris lætitia (2016), nous répondons donc avec fermeté que nous continuerons à lire l’encyclique de Paul VI à la lumière de Casti connubii et du magistère pérenne de l’Eglise."

Pourquoi donc la Tradition Catholique ne devrait pas se référer à Humanae vitae de Paul VI ?

Le RP Marie Dominique avait publié une analyse d'une grande rigueur morale sur cette encyclique de Paul VI dans le sel de la Terre n°75. Contrairement aux affirmations de la maison générale de la FSSPX, il s'avère que cette encyclique s'appuie sur de mauvais principes même si les conclusions paraissent bonnes. Elle n'a donc pas du tout la force morale de l'encyclique de Pie XI sur cette question.

Extrait de l'étude sur Humanae vitae par le RP Marie Dominique O.P. : 

Deuxième partie : principes doctrinaux d'Humanae Vitae (HV 7-18)
Tout d’abord, est mise en premier « la communion [des époux] en vue d’un mutuel perfectionnement personnel (HV 8). » Paul VI en donnera lui- même l’explication :
"Nous avons volontiers suivi la conception personnaliste propre à la doctrine conciliaire touchant la société conjugale, en donnant ainsi à l’amour qui l’engendre et l’alimente, la place prééminente qui lui revient dans l’évaluation du mariage."

Le père Martelet S.J., l’un des principaux artisans de l’encyclique, commentera :
"L’amour n’était plus défini d’abord par la procréation : son sens de communion conjugale passait au premier plan et commandait tout ce qui en résulte.Dans ce contexte, la procréation n’est bien sûr plus indiquée comme étant la fin primaire du mariage." 

Lorsqu’on lit le paragraphe 9 de Humanæ vitæ, on constate que la fécondité de l’amour ne vient qu’en dernier lieu dans une énumération qui compte quatre caractéristiques de l’union conjugale. A cet endroit, l’encyclique de 1968 ne paraît donc pas avoir tranché en faveur de la morale des manuels classiques.

Il est utile de se rappeler ici le commentaire de Mgr Delhaye cité plus haut :
"On a refusé de dire encore « la génération fin primaire » [...] dans le souci de laisser ouverte la question de la contraception."L’enfant n’est plus un bien du mariage, mais « le don le plus excellent » (HV 9) se référant explicitement à GS 50.

On ne trouve d’autre part aucun encouragement clair aux familles nombreuses, et pour expliquer ce qu’il faut faire lorsque les époux sont dispensés du devoir de procréer, le pape n’emploie pas le mot de continence. L’expression « continence périodique » est remplacée par les mots – tout à fait exacts au demeurant – : « recours aux périodes infécondes » (HV 16) 3, et la continence totale n’est pas même envisagée.
Évidemment, ce que tout le monde attendait, c’était la position du pape par rapport à la contraception. On avait encore en mémoire son discours au Sacré Collège du 23 juin 1964 :
"Les règles données par le pape Pie XII à ce sujet doivent être considérées comme gardant toute leur valeur, du moins tant que nous ne nous sentirons pas en conscience obligé de les modifier (supra)".
On va alors arriver au paradoxe d’une encyclique qui, sur le fond d’une doctrine du mariage ouvrant la porte à un esprit contraceptif, va condamner la contraception.

Citons l’essentiel du texte :
L’Église, rappelant les hommes à l’observation de la loi naturelle, interprétée par sa constante doctrine, enseigne que tout acte matrimonial doit rester ouvert à la transmission de la vie (HV 11).

Cette doctrine, plusieurs fois exposée par le magistère, est fondée sur le lien indissoluble que Dieu a voulu et que l’homme ne peut rompre de son initiative, entre les deux significations de l’acte conjugal : union et procréation (HV 12). [...]

Est exclue toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme moyen de rendre impossible la procréation. [...] Il n’est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu’il en résulte un bien (Rm 3, 8), c’est-à-dire de prendre comme objet positif de volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et par conséquent une chose indigne de la personne humaine, même avec l’intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux. C’est donc une erreur de penser qu’un acte conjugal rendu volontairement infécond, et par conséquent intrinsèquement déshonnête, puisse être rendu honnête par l’ensemble d’une vie conjugale féconde (HV 14).

Dans Casti connubii, le pape Pie XI ajoutait :
Ceux qui auront commis quelque chose de pareil, se sont souillés d’une faute grave (supra).

Paul VI évite cette qualification. Bien sûr, on pourra arguer que l’« intrinsèquement déshonnête » en un tel domaine, ne peut être qu’un péché mortel. Pie XI, qui avait employé l’expression plus forte : « intrinsèquement contre-nature », avait quand même tenu à préciser que la faute était grave.
Est-ce un détail secondaire ? Il ne semble pas si l’on lit les commentateurs d’Humanæ vitæ :
Le caractère de « péché mortel » que certains voulaient voir attribué aux transgressions n’apparaît pas avoir été retenu par Paul VI, écrit Jan Grootærs. [...] On ne peut pas dire que la sévérité de Casti connubii a été maintenue à cet égard. Et pourtant ce point avait fait l’objet de débats difficiles à la commission pontificale de 1965-1966.

Cet avis est surtout partagé par le père Martelet S.J. que Paul VI lui- même, juste après la promulgation de l’encyclique, déclarait comme l’interprète officiel de sa pensée sur la morale conjugale :

"Reconnaître, avec l’encyclique, que la contraception demeure un désordre objectif de l’amour, [...] ce n’est pas pour autant condamner les consciences des individus ou des couples qui s’engagent dans une telle pratique parce qu’ils ne voient pas comment, en fait, ils pourraient l’éviter."

Une porte restait donc entrouverte, qu’une lecture rapide d’Humanæ vitæ ne remarque pas, mais que la plupart des épiscopats, et à leur suite nombre de prêtres, s’empresseront de franchir pour rassurer les couples onanistes.
Cela n’avait pas été possible avec Casti connubii, justement grâce au verrou de la « faute grave » qu’avait tenu à mettre Pie XI.

Autre faiblesse: l’absence de formule solennelle – qui tranche par exemple avec les enseignements de Pie XI et Pie XII sur ce sujet – servira de prétexte à plusieurs épiscopats pour nier l’infaillibilité de l’enseignement de Paul VI, et donc son caractère obligatoire ; argument malhonnête, puisque Paul VI ne faisait que réitérer une condamnation qui avait été faite solennellement et infailliblement par ses prédécesseurs. Mais c’est un autre verrou que Paul VI avait refusé de poser :

Malgré l’insistance des conseillers les plus préoccupés d’affirmer l’autorité doctrinale du Saint-Père, la qualification « infaillible » de l’encyclique fut refusée par le pape lui-même. Pendant le dernier trimestre de 1967, il y eut un débat très vif à ce sujet entre d’une part l’évêque de Mayence, Mgr Reuss, et le cardinal Ottaviani d’autre part : ce débat avait rendu publique la tension qui existait à huis clos.

Autre absence dans Humanæ vitæ : aucune mention n’est faite des adversaires de Notre-Seigneur, qui sont les principaux responsables de la dégradation actuelle de la morale conjugale. Pie XI fustigeait vigoureusement, dans Casti connubii ceux qui tournent en dérision la sainteté du mariage par la parole et par les écrits, par les représentations théâtrales de tout genre, par les romans, [...] les projections cinématographiques, les discours radiophoniques, [...] les livres que l’on ne craint pas de représenter comme des ouvrages scientifiques. [...] Tous les fau- teurs de ces doctrines nouvelles, [...] plus ou moins consciemment, sont les émissaires du pire des ennemis [Satan]
Rien de cela dans Humanæ vitæ. Depuis Jean XXIII, les autorités officielles de l’Église sont persuadées qu’il n’y a plus d’ennemis.

Le Sel de la terre n° 105



Comme chaque trimestre, le nouveau Sel de la Terre est paru !  Et son sommaire nous incitera tous à l'acquérir pour nous former et trouver de vraies réponses dans la période difficile que nous traversons. 


ÉDITORIAL
★Quatre évêques pour défendre la foi

ÉCRITURE SAINTE
★ Père EMMANUEL O.S.B. : De la promesse et de la venue du Rédempteur

ÉTUDES
★ Frère PIERRE-MARIE O.P. : La satisfaction du Christ
★ Christian LAGRAVE : Léon de Poncins, l’homme et l’œuvre
★ Vincent LHERMITE : Les catholiques doivent-ils manifester ?

VIE SPIRITUELLE
★ JUDAS DE COLOGNE : Ma conversion à Jésus-Christ

LECTURES
★ DOCUMENTS :
– La révolution dans la vie consacrée : quoi de neuf ? (Guibert DE GORZE)
– Les rapports avec Rome (MAUBERT)
– L’engrenage antiliturgique du protestantisme (Dom GUÉRANGER)
– Le protestantisme, né de la folie, mène à la folie (Jacques BALMÈS)
– L’Église contre la science ?

★ RECENSIONS :
– Histoire de France (É. Keller) – Impériophobie et légende noire (M.A. Roca Barea)
– Les Martyrs (R. de Chateaubriand) – Von Galen (J. Fehrenbach)
– Une histoire mondiale du communisme, t. 1 : Les Bourreaux (T. Wolton)
– Nouvelle histoire des guerres de Vendée (J.J. Brégeon et G. Guicheteau)

★ PARMI LES LIVRES REÇUS

★ INFORMATIONS ET COMMENTAIRES :
– Anneau conciliaire


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lundi 27 août 2018

Ecole à la maison : rencontre avec une mère de famille

Dans son Kyrie Eleison n°484, SE Mgr Williamson écrivait ceci  au sujet de la responsabilité
parentale dans la crise actuelle : "Dans la guerre de religion actuelle, l’ordre du jour est sûrement celui des vivres essentiels, c’est-à-dire le strict nécessaire pour la survie du soldat, ici pour la survie de la Foi. Cette guerre doit être gagnée à la maison, ou elle sera perdue. Dieu donne aux parents un pouvoir naturel pour former leurs enfants qui dépasse, disons par cinq contre deux, le pouvoir de toute institution pour les déformer, mais à condition que les parents prennent en main leur pouvoir. Un petit gouvernail peut conduire un grand bateau mais pas si le timonier le laisse aller. Si les parents ne prennent pas en main leurs enfants, ils ne peuvent blâmer le monde s’il les conduit en Enfer. Et si les parents dans les écoles de la Fraternité ont voulu que leurs enfants soient formés plutôt pour le monde que pour le Ciel, cela n’explique-t-il pas en partie la glissade dangereuse de la Fraternité ?"


C'est dans cet esprit que de nombreuses familles catholiques ont décidé de prendre réellement le taureau par les cornes et à faire elles-mêmes l'école à la maison quand cela s'avérait possible. Découvrons maintenant le témoignage, bref mais réaliste, qu'une grand-mère a reçu ces jours-ci à l'occasion de l'un de ses voyages : 

A l'occasion d'un périple familial, nous avons eu le bonheur de rencontrer une mère de famille de 9 enfants. Cette courageuse maman nous a parlé de son expérience d'école à la maison. Même si l'expérience est difficile,  elle en vaut la peine. 

L'aîné a 12 ans et le plus jeune 6 mois. La maman fait école à tous les enfants en âge d'être scolarisé. 
L'année passée, l'aîné (un garçon) était en 6ème et rentre en 5ème. La seconde (une fille) était en CM2 et rentre en 6ème.  Madame utilise pour tous (primaire et secondaire) les cours du CEFOP. Ce choix s'est porté ainsi pour  la qualité des cours et le très bon niveau.  Comme elle prend les cours dès le départ, elle réussit à leur donner une très bonne autonomie si bien que l'aîné en 6ème se débrouillait tout seul sauf quand il y a une faiblesse dans une matière. C'était le cas du latin (fait par le mari car madame n'en avait jamais fait) et l'anglais fait par madame. 

Le problème des inspections.

Tous les ans l'inspecteur passe. Il n'est pas sympathique du tout. Il ne peut rien faire, seulement mettre des appréciations du genre : "enseignement partial en histoire". Cette inspection oblige madame à être très rigoureuse, les cahiers doivent être très bien tenus, il faut être très précis, suivre toutes les consignes.

Quantité de travail :  beaucoup . Matin et après midi. 

Activités extérieures (qui ont l'air d'être obligatoires) : il faut être intelligent. Par exemple, pour les garçons, on peut faire de la marche nordique. Pour les filles, de la couture chez une dame amie. 

On dit souvent qu'il faut "socialiser" les enfants. Avec 9 enfants, madame trouve que l'on se socialise très bien ! Les enfants m'ont d'ailleurs paru ouverts, souriants, joueurs, normaux quoi !

Madame connaît d'autres familles comme eux dans la région, c'est de cette façon que se formeront de bons fortins catholiques. 

Une grand-mère 

samedi 25 août 2018

“Jeu de Vidéo Truqué” – II

Kyrie eleison DLXXX ( 25 août 2018 )

Si le Ciel dit qu’ici est la solution,
La voici, et non pas dans la révolution.

A la reine Isabelle, cette grande reine d’Espagne (1451–1504), on demanda un jour ce qu’elle voudrait voir représenté dans un tableau. Elle aurait répondu, “Je voudrais voir un prêtre disant la messe, une femme donnant naissance à un enfant et un criminel pendu au bout d’une corde”. Autrement dit, tout le monde a un rôle à jouer dans la vie et chacun doit jouer son rôle et non un autre. Imaginons ce qu’elle aurait dit à propos d’un monde où les prêtres célèbrent des pique-niques eucharistiques, où les femmes prennent la pilule et avortent en toute liberté, où les criminels sont condamnés à des peines de plus en plus courtes dans des prisons ressemblant à des hôtels de luxe. De nos temps, “Rien n’est que ce qui n’est pas” (Macbeth, I, 3).

mercredi 22 août 2018

La Fidélité catholique jusqu'en Croatie !


Cette année, les équipes des Amis du Sacré-Cœur avaient choisi la Croatie pour  leur camp missionnaire. Destination lointaine certes mais ô combien intéressante pour faire découvrir aux jeunes français (et belges) la nécessité des combats pour garder et répandre la vraie Foi Catholique. La Croatie se trouvant à la charnière de l'empire ottoman et  de l'occident, cette petite nation catholique a toujours dû rester sur ses gardes pour ne pas tomber sous le joug de la tyrannie musulmane.


La petite trentaine de jeunes a aussi découvert un pays encore marqué par la guerre d'indépendance des années 1990 (contre l'ex état communiste yougoslave) : écoles et églises pilonnées par l'artillerie serbe, régions désertées et encore minées dans les campagnes furent autant de témoignages sensibles de ce que peut être la dureté d'un combat pour se débarrasser du socialo-communisme, sans doute ce qui attend les Français dans un avenir plus ou moins proche.


Bref, une bonne leçon de vie chrétienne pour des jeunes traditionalistes français qui, sans cela, pourraient sans doute se laisser bercer par un catholicisme de pure convention (le lecteur aura compris) et sans conviction intellectuelle réelle.


A côté de ces dures nécessités de survie catholique et nationale, les équipes des Amis du Sacré-Cœur ont pu découvrir un magnifique pays au riche patrimoine même si la canicule s'est fait sentir au quotidien.


Le clergé, bien que contaminé par le modernisme romain et les pseudo apparitions de Medjugorje, n'a pas le sectarisme du clergé français. Un prêtre diocésain, non loin de Split, a même eu la gentillesse de me céder sa propre chambre alors que lui-même dormait dans une salle commune ! Imaginerait- on pareille chose dans un prieuré de la néo fsspx ? Le prieur cédant sa chambre à un prêtre de la Fidélité ? On peut toujours rêver...


Les équipes ont été une seule fois confrontées au sectarisme conciliaire : ils se sont fait jeter dehors par des religieux qui exigeaient que l'aumônier concélèbre avec eux le matin. L'équipe a préféré secouer ses sandales et dormir à la belle étoile sur ... la plage.

Les équipes ont été admirables de courage : le manque cruel d'eau, la fatigue et le harcèlement de la police locale (qui prenait les jeunes pour des migrants !) n'ont jamais entamé la bonne humeur et les chants de tout le monde. Très peu de plaintes malgré de bonnes blessures. L'éducation familiale, virile, rurale, réaliste des bonnes familles de la tradition porte visiblement de très bons fruits !

Restes d'une ancienne école détruite par les serbes orthodoxes
Nous avons découvert une chose bien admirable en Croatie : ce fut l'accueil des équipes par les villageois. Les vieilles paysannes ne savaient que faire pour nourrir et abreuver les jeunes Français fatigués. Certains réveillaient même les équipes en pleine nuit pour leur offrir figues, boissons, pain etc ... Ces braves gens savaient que la vraie richesse n'est pas dans la possession des biens de la terre mais dans le don, y compris du nécessaire.

Ce camp a permis à chacun de progresser dans les vertus chrétiennes : apprentissage ou redécouverte de la vie d'oraison, Angelus en commun, discussions sur les sujets brûlants : philosophie, catéchisme, sans oublier les questions politiques qu'un catholique ne peut négliger.

Messe au sanctuaire de ND de Laghet
devant un moderniste en rage ;-)
Le retour de camp fut aussi assez mémorable. Douane slovène zélée (par crainte des migrants) mais nous finissons par passer. La Messe de retour était  prévue près de Nice. Nous avions choisi le sanctuaire marial de Notre-Dame de Laghet pour célébrer cette dernière Messe dominicale. Les sœurs de Laghet nous accueillirent sans histoire, admirant même cette belle jeunesse catholique mais à peine suis-je arrivé dans la sacristie que l'aumônier (moderniste) des lieux bondit sur moi pour m'exprimer sa colère de voir célébrée une Messe traditionnelle  mais c'était sans compter sur la brave sœur sacristine qui avait déjà vite tout préparé sur l'autel majeur pour se réjouir ... d'une vraie messe dont elle semblait visiblement ravie ! Les quelques Niçois de la Tradition purent ainsi profiter de Messe. Moralité : la vraie tradition n'a pas besoin de demander des autorisations aux autorités modernistes (de Rome ou d'ailleurs) pour exercer son ministère, n'en déplaise à ceux qui veulent une reconnaissance canonique pour leur ministère.


Après cette riche et belle épopée croate , impossible pour nos jeunes de se satisfaire désormais d'une vie médiocrement catholique et apostolique. La ferveur, le zèle ou alors la mort. Puisse ce camp n'être que le commencement d'une année que nous espérons tout aussi riche que ce camp missionnaire.

L'aumônier.

Messe chantée du 15 août :
Notre Dame du haut des cieux bénit ses Amis du Sacré-Cœur 

Dans la campagne croate au lever du soleil
Les vaines richesses modernes et les belles citées catholiques 


lundi 20 août 2018

Se remplir l'esprit de vérité

par un prêtre
« Un homme sans étude est comme un soldat sans armes »

C'était un vieux dicton des hommes du Moyen-Age, un âge catholique formé sous l'égide des saints Évangiles et de la Règle de saint Benoît. Des hommes occupés par leurs devoirs d'état, conscients qu'ils faisaient partie de tout un ordre social qui adorait et reconnaissait la Royauté sociale de Notre Seigneur. Des hommes qui estimaient la Vérité au prix de leur vie (chevalerie), et même le sacrifice de leur vie (vie monastique). Combien d'entre eux ont rempli les rangs de la milice monastique et des ordres de chevalerie, à la suite du Roi qui invita tous les hommes à « vendre tout ce qu'ils possédaient, prendre sa croix et le suivre ». Les noms de ces héros résonnent encore dans les rues, même de nos jours ; des noms tels que Saint Benoît, Saint Bernard de Clairvaux, Saint Robert de Molesmes, le pape Saint Grégoire VII, saint Thomas Beckett, saint Louis, saint Ferdinand III, saint Edouard, saint Olivier Plunkett, etc. Tous avaient en haute estime l'usage de la plus noble faculté donnée à l'homme, dont l'objet est le plus élevé, à savoir s'imprégner l'esprit de la Vérité et combattre pour Lui, qui est la seule Voie, la Vérité, et la Vie, Notre Seigneur. Comme ils l'avaient si bien compris, il n'y en a pas d'autre !

Les armes que tout homme, créé pour la vision béatifique, doit connaître et dont il doit aimer le travail qui en découle, c'est le temps consacré à l'étude. L'étude de la vérité dans chaque science, étude des Saintes Écritures, des Pères, des écrits des Saints, des encycliques des papes, des travaux sur la crise dans l’Église, etc. doivent être des armes familières à chacun. Chacun doit toujours essayer de trouver du temps pour boire le vin de la contemplation de la Vérité, sans quoi ils deviennent faibles, et remplissent leur vide intérieur avec des futilités et des distractions inutiles, dont l'éternel ennemi est si riche !

Considérez-le comme un labeur indispensable ; comme une partie de votre régime. Les médecins doivent rester au courant des avancées médicales, les mécaniciens des meilleures techniques et les constructeurs des meilleurs outils. Pour beaucoup d'entre eux, le sort de leur famille en dépend. Il en est de même pour notre salut éternel et nos devoirs de soldats confirmés de construire le Corps Mystique du Christ, nous devons faire de l'étude et de l'amour de la Vérité LA priorité !

Une partie du temps consacré à ces lectures peut être fait seul, avec des amis, avec son conjoint, ou même avec sa famille. L'écoute de sermons, conférences ou d'audio livres peuvent faire du temps de route jusqu'au travail un temps bien employé pour avancer vers le But. « Ab inimico disce », dit l'ancien axiome, « apprends de l'ennemi ». Voyez comment les hommes donnés à Mammon sacrifient tout pour leurs inutiles gains ! Les communistes, musulmans, sionistes, franc-maçons, modernistes, satanistes, ne s'arrêteront devant rien, endureront toutes les tribulations, auront une patience héroïque, et pour quoi ? Pour atteindre leur but ! Des buts qui coïncident entièrement avec les plans du diable !

Combien plus les enfants de la Lumière, les hommes de la Tradition, les soldats du Christ Roi devraient endurer pour la victoire de la cause des causes : le règne social du Christ ! Satan, Luther, Mahomet n'ont jamais pu dire comme le Christ l'a fait : « Je régnerai malgré mes ennemis », « Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre », « Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi, s'il ne t'avait été donné par mon Père ».

La prière, l'étude et les bonnes œuvres forment l'essentiel de tout bon combat catholique. La Foi doit être connue et aimée. « Que la connaissance du Christ réside en vous abondamment ! », s'exclame saint Paul en s'adressant aux premiers chrétiens. La prière et l'étude vont de pair, tout comme les bonnes œuvres. Certainement, « un homme sans étude est comme un soldat sans armes » ! Combattez, le rosaire dans une main, l'épée de la Foi dans l'autre !


« Si vous ne lisez pas, vous deviendrez bientôt des traîtres, car vous n'aurez pas compris le problème ! » (abbé Aulagnier, cité par Mgr Lefebvre)

Jeu-Vidéo Truqué – I

Kyrie eleison DLXXVIII ( 18 août 2018 )

Politique, paix, ou guerre, à l’encontre,Tout tourne autour du Christ, que l’on soit pour ou contre.

La charité commande certainement de prier pour le nouveau Supérieur Général de la FSSPX afin que Dieu lui donne le discernement et la force nécessaires pour ramener la Fraternité sur le chemin que Mgr Lefebvre avait tracé pour elle – et pour le bien de l’Église universelle. Mais, à regarder les choses de façon réaliste, il est probable que l’abbé Pagliarani n’ait pas de tels projets. En réalité, humainement parlant, tout indique qu’il est sur la même longueur d’onde que Mgr Fellay. Ne doit-il pas son élection comme Supérieur Général à un plan prévu et soutenu à la fois par Rome et par Mgr Fellay, au cas où ce dernier ne serait pas réélu, comme, en effet, cela s’est avéré ? Voici une notion de l’accord : si l’abbé Pagliarani consentait à s’occuper des intérêts de Mgr Fellay, en retour celui-ci soutiendrait en cas de besoin la candidature de l’abbé au poste de Supérieur Général. Voici quelques indications permettant de penser qu’ils conspirent pour amener la Fraternité Traditionaliste sous la coupe de la Rome Conciliaire.

On se souvient que, lors du Chapitre Général intermédiaire (non électif) de 2012, c’est l’abbé Pagliarani qui a sauvé Mgr Fellay des arguments dévastateurs présentés au Chapitre exigeant la démission de Mgr Fellay et son remplacement au poste de Supérieur Général. C’est l’abbé Pagliarani qui a affirmé alors devant tous que le Chapitre ne pouvait pas administrer une gifle au Supérieur Général ; et par une veulerie typique, le Chapitre est immédiatement passé à d’autres sujets.

Peu après ce Chapitre, l’abbé Pagliarani a été promu (comme récompensé ?) par Mgr Fellay au poste éminent de Recteur du séminaire de la Fraternité d’Amérique latine, en Argentine, à La Reja. Là-bas, on a entendu plusieurs fois l’abbé Pagliarani critiquer ceux qui ne comprenaient pas la nécessité d ’un accord de la Fraternité avec Rome – ce qui était en parfaite conformité avec la politique de Mgr Fellay.

Quant à l’ajout des deux “Conseillers” au Conseil Général de la Fraternité, rapprochant ainsi Mgr Fellay du pouvoir de la FSSPX dont il venait d’être évincé quelques jours auparavant, il est possible qu’un jour nous sachions exactement comment cela s’est passé. En tout état de cause, est-il probable que les Capitulants, dociles et respectueux comme ils l’étaient, eussent voté pour une telle mesure si elle n’avait pas semblé agréable au nouveau Supérieur Général ? En fait, ne serait-ce pas plutôt l’abbé Pagliarani en personne qui l’a proposée ?

Certes, tant que les faits ne sont pas encore connus, ces questions restent à l’état de spéculations. Cependant, ces spéculations ne sont en rien oiseuses car, au cours des prochaines années, le sort de la Fraternité aura une grande influence sur l’Église universelle. La Fraternité redeviendra-t-elle le rempart majeur de la résistance à l’apostasie conciliaire qui continue ses ravages au sein de l’Église, ou bien va-t-elle se joindre à ce mouvement d’apostasie ? Numériquement, la Fraternité a toujours été négligeable au sein de l’Église universelle en comparaison avec toutes les autres institutions qui la composent. Mais la fidélité sans faille de la Fraternité à la doctrine catholique et aux sacrements de toujours, abandonnés ou pervertis par les plus hauts dignitaires de l’Église, a fait de la Fraternité une force qu’ il fallait prendre en compte. La fermeté de Mgr Lefebvre sur la vérité l’a rendu redoutable. Les Papes conciliaires ne pouvaient ni l’avaler ni le cracher, alors qu’ils ont depuis longtemps avalé et dévoré Mgr Fellay.

Le temps nous dira comment l’abbé Pagliarani assumera ses énormes responsabilités. En attendant, nous prions pour lui, mais humainement, nous n’avons pas trop d’espoir. Le risque est trop grand que les dirigeants de la Fraternité suivent l’ensemble des dirigeants du monde en transformant la Fraternité en un “jeu vidéo truqué”, expression qui est une bonne trouvaille pour décrire le monde qui nous entoure. Pour punir l’humanité qui abandonne Dieu partout, le Créateur semble donner à ses ennemis le pouvoir d’extirper les derniers vestiges du Christ et de la civilisation chrétienne. Cependant, au moins pour un certain temps encore, les apparences du Christ et de son Église doivent être maintenues jusqu’à ce qu’elles n’éveillent même plus de nostalgie chez les hommes en voie de déchristianisation. D’où le jeu vidéo sans réalité d’aujourd’hui sous des apparences d’hier. D’où le truquage des élections et des chapitres pour faire naître le Meilleur des Mondes, sans Christ ni Dieu.

Hélas, pour ces pauvres ennemis. Dieu existe . . . et le bras de Notre Seigneur se fait de plus en plus lourd !

Kyrie eleison.

vendredi 17 août 2018

Nostra Aetate: shéma de l'abbé Chazal

Le dernier Miles Christi (à lire ici puis ici), contenait également ce schéma analysant le décret de Vatican II Nostra Aetate, sur les religions non chrétiennes. 
Le voici traduit pour les lecteurs de Reconquista. 
Avec ce schéma s'achève la publication de ce numéro du Miles Christi; nous vous signalons donc qu'il est désormais téléchargeable intégralement en PDF (avec illustrations): il peut être téléchargé ici ou ici

Le schéma, à imprimer sur feuille A3 peut être téléchargé indépendamment sur ce lien

https://od.lk/d/Ml8xNTkxMzA0NTBf/Nostra%20Aetate%20Shema%20Chazalen%20une%20page.pdf


jeudi 16 août 2018

L'importance des encycliques (abbé Chazal)


Urbain II

[Traduit du bulletin Opportet Christum regnare, bulletin de la League of Christ the King, automne 2015]

Chers membres de la Ligue,

Quand la Providence le voudra, nous aurons un autre Urbain II ; en attendant, nous devons nous contenter des encycliques pontificales. Peut-être que si nous les étudions suffisamment, Dieu hâtera ce jour, comme quand les maçons de la Haute Vente furent dénoncés par les bons papes. Ces maçons étudièrent le moyen de renverser ces bons papes et parvinrent finalement à installer des papes conformes à leurs idées et plans.

Si nous n'étudions pas, nous disons en réalité à Dieu que nous ne sommes pas vraiment intéressés par de bons papes, et alors, pourquoi prendrait-Il le soin de nous en envoyer un pour remplacer ceux que nous subissons aujourd'hui ?

lundi 13 août 2018

Miles Christi XVI (2/2)



Malgré tout, les dispositions des clercs restent difficiles à sonder... Nous attendons toujours que les Capucins et leurs trois maisons s'échappent complètement de la FSSPX libéralisée. Mgr de Galaretta continue à célébrer leurs ordinations à Morgon même, alors que l'abbé de Jorna en personne refuse de les voir à Ecône ; c'est la position de la Résistance qui est exprimée dans le livret qu'ils ont édité, mais ils préfèrent ne pas donner les noms des sophistes qu'ils réfutent... dont Mgr de Galaretta lui-même qui préfère rester silencieux, tout en ayant déclaré que si la majorité des supérieurs votaient pour un accord avec Rome, ce serait bon, les supérieurs ayant les grâces d'état (Conférence de Villepreux).

dimanche 12 août 2018

Chapitre Général – III (CE 578 du 11 août 2018)

Même si tous les signes laissent penser que la "nouvelle" direction de la FSSPX ne changera en rien de l'orientation ralliériste décidée en 2012, Mgr Williamson, en charité, veut cependant laisser une chance au nouveau supérieur général.

Église, ou Fraternité, par Dieu iraient à bon port,
Sauf si les hommes refusent de Lui confier leur sort.

Quand l’autorité catholique se sépare de la vérité catholique, comme cela s’est passé à Vatican II, ce n’est jamais la vérité qui a bougé, car la doctrine catholique ne peut pas changer. C’est donc l’autorité qui a bougé. C’est pourquoi la séparation de l’autorité d’avec la vérité à Vatican II n’est imputable qu’aux seules autorités de l’Église. Raison de plus pour chérir les autorités qui restent fidèles à la Vérité, à l’instar de Mgr Lefebvre et de sa Fraternité Saint Pie X. Raison de plus pour jeter encore un coup d’œil à ce qui est arrivé lors du récent Chapitre Général à Écône. La Fraternité reviendrait-elle sur le chemin de son fondateur après le dérapage de 2012, ou bien doit-on appliquer le proverbe français qui dit : « Plus ça change, et plus c’est la même chose » ?

samedi 11 août 2018

Sermon de Monsieur l'abbé Chazal - Causes et remèdes de la crise dans la Tradition

M l'abbé Chazal explique les raisons pour lesquelles la Tradition s'est trouvé "sonnée" en 2012. Mais pas de fatalisme ! L'abbé nous enseigne les leçons à tirer de ce mauvais coup de massue.






vendredi 10 août 2018

Conférence de M l'abbé Chazal le 29 juillet en la chapelle Sainte Cécile

Nos lecteurs et auditeurs pourront profiter des vacances estivales pour reprendre quelques forces spirituelles en écoutant l'abbé Chazal toujours aussi passionnant ! Conférence sur l'apostolat en Asie, la question de la crise de la FSSPX, le sédévacantisme etc ....





mercredi 8 août 2018

MILES CHRISTI XVI ( Été 2018 ) (1/2)

Nous publions aujourd'hui la première partie du Miles Christi (de Monsieur l'abbé Chazal) qui, une fois de plus, nous apporte réconfort : la grâce de Dieu est toujours en action et les âmes droites peuvent trouver la Vérité.

Télécharger l'intégralité du Miles Christi

Fleurs d'hiver


La crise dans l’Église ressemble à un interminable hiver sibérien ; pas étonnant que la Russie doive jouer un un rôle dans la fin de cette crise. Cependant, comme tant d'edelweiss, d’héroïques fidélités individuelles compensent pour les débâcles des congrégations et l'apostasie des nations.

Un bel exemple est Mrs Rona Lucy Joyner, qui travaillait comme audit. Pour elle, les choses doivent être prouvées ; son esprit est toujours en train de chercher, d'enquêter, mais, surtout, les choses doivent être vraies ou fausses.

Cette notion vaut de l'or : c'est le « est est non non » de Notre Seigneur ; et une fois que l'on y a adhéré, il a d'infaillibles résultats : du protestantisme à l'endroit où elle s'attendait le moins à atterrir : l’Église catholique.


samedi 4 août 2018

Chapitre Général – II (CE du 4 août 2018)

Grand Dieu, je n’en peux plus ! Venez, secourez-nous !

Vous êtes Tout-puissant. J’ai confiance en vous !

Mgr Williamson le 5 juillet 2018

Pour le moment, on peut raisonnablement penser que la conclusion du Chapitre Général de la Fraternité Saint-Pie X cache en fait encore une défaite de la Foi catholique. En effet, n’est-il pas dommage que les 40 supérieurs majeurs de la Fraternité de Mgr Lefebvre ne comprennent pas la dimension de la crise de l’Église et du monde qui nous harcèle tous aujourd’hui ? Et pourtant cette crise est bien réelle. D’une certaine manière, on ne peut leur en tenir rigueur, car ils ne sont ni plus ni moins que des enfants de leur siècle. En effet, puisque nous vivons à l’époque pré-apocalyptique, pourquoi les prêtres de la Fraternité échapperaient-ils aux tentations et à l’aveuglement qui depuis Vatican II ont fauché la plupart des évêques et des prêtres de l’Église Universelle ? L’Église a la promesse de Notre-Seigneur que jamais les portes de l’enfer ne prévaudront contre elle (Mt. XXVIII, 20) ; mais la Fraternité n’a jamais reçu une telle promesse.

jeudi 2 août 2018

Déclaration à l'occasion de l'anniversaire des sacres du 30 juin 1988 (fin)


Voici la deuxième et dernière partie de la Déclaration de Mgr Williamson à l'occasion des 30 ans des Sacres de 1988.  Mgr reprend et actualise l'importante interview que Mgr Lefebvre avait donnée en 1989. 

Lien vers la première partie


1.Pourquoi avez-vous sacré quatre évêques l’an dernier ?

Mgr Lefebvre :

Je devais avoir des successeurs pour la survie de la Fraternité.   Lorsque j’ai annoncé en 1987 que je consacrerais des évêques, Rome était prête à faire des concessions pour m’arrêter de les faire, mais je n’avais pas confiance en ces conciliaires Romains après ces 14 années de discussions avec eux.  Ils organisèrent une visite de la Fraternité, mais « très vite nous avons réalisé que nous discutions avec des personnes qui n’étaient pas honnêtes. »
En fait, eux et nous travaillions en deux sens contraires.  A la dernière minute, les contacts montrèrent que nous souhaitions re-christianiser le monde moderne, alors qu’ils souhaitaient, selon l’esprit de ce monde, aider à sa -christianisation.  Pour la survie de la Tradition catholique, j’ai été obligé de sacrer.

mercredi 1 août 2018

Croisade de la Charité




Après une petite interruption, nous reprenons notre Croisade.  Quels plus grands ennemis de la Charité que la haine, les rancœurs, les inimitiés... ?  Sainte Catherine de Sienne nous répond et Mère LM Claret de la Touche nous l'illustre.