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jeudi 4 juin 2026

Hollywood s’invite à Ecône

 Source


Voici l’annonce faite par le canal Telegram des Sacres 2026, d’un documentaire à venir et dont la bande annonce est déjà en ligne: https://www.youtube.com/watch?v=xx0TX7HGF1E

« Réalisée sur deux ans par deux jeunes étudiants, TRADITIO est l’un des projets cinématographiques les plus ambitieux jamais réalisés par la Fraternité. Composée de trois parties, cette série entend présenter l’apostolat des prêtres de la Fraternité à travers le monde ainsi que leur attachement à l’Église catholique et au successeur de saint Pierre. 

Cette série sera également diffusée les 1er et 2 juillet 2026 sur les écrans de la prairie et accompagnera les temps d’attente précédant les célébrations. Une belle occasion pour les participants présents en avance de découvrir cette réalisation. »

Les commentaires ne se sont pas fait attendre et Médias-Presse-Infos commente ainsi la parution de ce documentaire, reprenant en grande partie les mots du canal cité ci-dessus :

« Dans le cadre de la véritable dynamique qui entoure l’annonce des sacres de quatre nouveaux évêques, la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X dévoile un documentaire intitulé TRADITIO – Pour l’amour de l’Église.
Une pépite cinématographique en trois parties.
Réalisée sur deux ans par deux jeunes étudiants de Suisse et d’Allemagne en collaboration avec la Maison générale de la FSSPX, cette production de plus de quatre heures est l’un des projets cinématographiques les plus ambitieux jamais réalisés par la Fraternité.
Composée en trois parties, cette série entend présenter l’apostolat des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X à travers le monde ainsi que leur attachement à l’Église catholique et au Successeur de saint Pierre.
Pour l’amour de l’Église est une série documentaire en trois parties, consacrée à la vie et à l’apostolat des prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X à travers le monde.
La diffusion sur les réseaux sociaux est annoncée ainsi :
  • Une œuvre de foi – 7 juin 2026 
  • Une œuvre d’espérance – 14 juin 2026 
  • Une œuvre de charité – 21 juin 2026
Cette série sera également diffusée les 1er et 2 juillet 2026 sur les écrans de la prairie et accompagnera les temps d’attente précédant les célébrations.
La bande annonce permet de déjà savourer la qualité cinématographique de cette série de trois reportages et de mieux découvrir et apprécier l’apostolat mondial de la FSSPX et le ministère du prêtre catholique au service de l’Église.»

On relèvera, sans forcer le texte, l’enthousiasme de ce média sous la plume d’Alain Depauw, qui note les « pépites », « la bande annonce du magnifique documentaire de la FSSPX ».

Parce que « la mémoire est la faculté qui oublie », dit-on, nous continuons à décrire, après avoir déjà relevé dans un autre texte ( https://havresaintjoseph-tradition.fr/la-fraternite-saint-pie-x-hier-1988-et-aujourdhui-2026/ ), ce que nous avons connu lorsque Ecône était Ecône, du vivant de Mgr Marcel Lefebvre. Nous n’allons pas jouer aux « Anciens » : « J’y étais ».

Cependant, il est bon de comparer deux faits majeurs dans l’Histoire de la Fraternité, avec celui qui arrive : la consécration de la Fraternité au Cœur Immaculé de Marie, puis les sacres de 1988.

Le premier événement eut lieu le 8 décembre 1984, non loin d’Ecône, à Martigny. Mgr Lefebvre consacra la Fraternité à l’Immaculée, en présence d’un grand nombre de prêtres, séminaristes (nous étions alors nombreux à Ecône ; de plus, le Séminaire d’Allemagne vint au complet, Flavigny n’était pas encore séminaire – 1986), de fidèles venus de plusieurs pays. La nuit qui précéda cette consécration et la Messe pontificale fut une nuit de prière et d’adoration continuelle. Pas de film pour « tuer le temps », comme cela va se passer sur la prairie d’Ecône début juillet. En effet les personnes étant passées par le portique électronique devront être présentes dès 6 h du matin pour la cérémonie qui commencera trois heures plus tard.

Il en fut de même pour les sacres du 30 juin 1988. La prière était au rendez-vous pour cette « opération – survie ».

A présent, on utilise le mot de « série », pour cette trilogie « Une œuvre de foi – 7 juin 2026 • Une œuvre d’espérance – 14 juin 2026 • Une œuvre de charité – 21 juin 2026 ». On passe au monde du cinéma. Nous avons déjà mis le doigt dessus : https://havresaintjoseph-tradition.fr/quatre-jours-dexception/ .

Avec ces sacres à venir, l’abbé Pagliarani aura réussi ce que Mgr Williamson annonçait, en le dénonçant, dès 2018, deux mois après son élection au faîte de la Fraternité Saint-Pie X : 

« S’il pense qu’il n’y a rien de plus pressé que d’unir les libéraux et les antilibéraux au sein de la Fraternité en ayant recours à des compromis politiques et des calculs humains, jamais il n’enrayera l’actuelle dégringolade de la Fraternité. Notre foi est notre victoire sur le monde, dit saint Jean (1 Jn 5, 4), et non notre politique. » (Commentaires Eleison, Tome 3, n° 582, p. 169)

Voici un autre aspect sur le même sujet.

Cette présentation des sacres, tous les écrits de l’abbé Pagliarani dans sa communication depuis février 2026, et celle de prêtres passant sur les plateaux
( https://www.youtube.com/watch?v=iW5jYixOZ7s ) donnent à réfléchir sur l’orientation des clercs de la Fraternité.

Nous avons mis en relief ( https://havresaintjoseph-tradition.fr/la-fraternite-saint-pie-x-hier-1988-et-aujourdhui-2026/ ) la différence de vue de la FSSPX dans le cours des années et surtout son glissement : hier on priait pour la conversion de Rome, aujourd’hui (cf. l’interview de l’abbé Gabard sur RCF Anjou, lien ci-dessus) ils cherchent désespérément un Mandat papal pour les sacres. Rien n’est dit sur la conversion du pape, les arguments sur l’état de nécessité manquent par ailleurs d’assise et demeurent dans le flou.

Concluons brièvement.

Ce n’est pas de l’esprit hollywoodien que les fidèles ont besoin ; c’est de celui de la prière et du sacrifice, et non des images et de « projets cinématographiques les plus ambitieux jamais réalisés par la Fraternité ». L’état de l’Église est pitoyable. On ne convertira ni Rome ni les fidèles gavés d’images par encore plus d’images et de musique (sauf par le grégorien et la polyphonie sacrée).

Prions le Rosaire, car nous sommes, disait sœur Lucie de Fatima, dans une « désorientation diabolique ».

Certains de nos amis,

– qui avaient tenu bon à travers les errements de la Fraternité Saint-Pie X,

– qui voyaient clair jusqu’ici 

commencent à vaciller.

Le Titanic sombre…


En la Fête du Très Saint Sacrement, 4 juin 2026
Abbé Dominique Rousseau

mardi 23 mai 2023

Considérations sur les sacres

KE 825 ( 6 mai 2023) et KE 826 (13 mai 2023)


 Consécrations – Rétrospective

 Nous n’avons plus la Foi de l’Évêque de Fer –

Prions pour éviter la folie et l’Enfer !

« Courir avec le lièvre et chasser avec la meute » : cette vieille expression anglaise s’emploie lorsque quelqu’un veut accomplir deux choses qui sont impossibles à faire en même temps. On peut courir avec la bête chassée ou chasser cette bête, mais on ne peut faire les deux à la fois. Un proverbe exprime la même réalité : « On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. » Si vous achetez le beurre, vous n’aurez plus l’argent. Si vous gardez l’argent, vous n’aurez pas le beurre. Il existe une autre expression : « On ne peut pas jouer sur les deux tableaux. » Soit les femmes ont leur carrière, soit elles ont leurs enfants, soit elles n’ont que la moitié des deux : une carrière passée à se languir d’avoir des enfants. Dans la vie réelle, nous devons choisir et arrêter d’être « assis entre deux chaises. »

Dans l’Église catholique de 1988, Mgr Lefebvre a été confronté à un choix éprouvant : selon ses propres termes, soit il procédait à l’« Opération Survie » en consacrant quelques prêtres comme évêques, pour assurer la survie de sa Fraternité Saint-Pie X, et ainsi défendre l’intégrité de la vraie Foi contre une fausse autorité qui était déterminée à détruire cette Foi – fait sans précédent dans toute l’histoire de l’Église ; soit il commettait l’« Opération Suicide », laissant une Fraternité privée de ses propres évêques, livrée en fin de compte à la merci des destructeurs de la vraie Foi, de la Doctrine, de la Messe et du Sacerdoce – ni plus ni moins.      Devant ce choix, il ne s’est pas épuisé à suivre en même temps ces deux voies contradictoires. Sans l’ombre d’un compromis, il a choisi de consacrer quatre évêques pour la Tradition, et voici les fruits de son choix : la survie, comme déjà dit, de la Foi, de la Doctrine, de la Messe et du Sacerdoce catholiques. La fausse autorité l’a « excommunié », bien entendu, mais il n’y a pas prêté attention. Il savait qu’une telle sanction était nulle en tous points du moment que ses auteurs détruisaient la Foi.

Lorsqu’il prit cette décision, il était complètement isolé, et il n’y eut à ses côtés qu’un seul autre évêque durant la cérémonie des Consécrations : Mgr de Castro Mayer, du Brésil. À l’époque la plupart des prêtres de la Fraternité suivirent Mgr Lefebvre, et ils le firent volontiers et avec fierté. Le résultat d’avoir choisi la Vérité, de s’être attaché à son choix et d’avoir refusé tout compromis jusqu’à sa mort moins de trois ans plus tard, fut que pendant les 20 années suivantes, progressivement, la Fraternité connut ses années les plus fructueuses, administrant à tout l’univers catholique la preuve vivante que la Tradition catholique n’était ni morte, ni dépassée.  Peu à peu, des catholiques toujours plus nombreux se sont rendu compte qu’ils ont été dupes de Vatican II et de ses chefs égarés. Hélas, environ 20 ans après les Consécrations, les dirigeants de la Fraternité ont cessé de s’attacher à ce qui avait été la motivation et l’œuvre de leur Fondateur, à savoir la défense de la Foi trahie, et depuis 15 ans ils cherchent à nouveau une approbation officielle des responsables de l’Église, chefs dénués de cette Foi qu’ils s’efforcent plus que jamais de détruire, comme avec le paganisme de la Pachamama, ou la « Synodalité » à l’allemande.

Mais il existe une lueur d’espoir pour la Fraternité, qui pourrait revenir sur les pas de son Fondateur, le grand Mgr Lefebvre. Aujourd’hui, 18 avril, son Supérieur Général, l’abbé Davide Pagliarani, a tenu une réunion électronique mondiale des Supérieurs de la Fraternité pour leur dire avant tout deux choses. Premièrement, qu’ils doivent commencer à préparer leurs fidèles des prieurés ou des séminaires à l’annonce de la Consécration de nouveaux évêques au sein de la Fraternité. Avec ou sans l’approbation officielle de Rome ? « Telle est la question ». Si c’est avec l’approbation de Rome, il est très probable qu’il s’agisse d’un piège. Si c’est sans leur approbation, c’est plutôt un signe encourageant que les prêtres de la FSSPX sont en train de retrouver la Foi de leur Fondateur.  Et deuxièmement, l’abbé Pagliarani a annoncé qu’un nouveau document du Vatican au sujet du projet de « Synode sur l’Avenir de l’Église » déclare que « les structures hiérarchiques de l’Église doivent être abolies ». En d’autres termes, la colonne vertébrale de l’Église doit être mise en pièces, ce qui revient à atomiser l’Église elle-même. Voilà le but de Vatican II dès l’origine, comme des esprits sagaces, tel Mgr Lefebvre, l’ont vu dès le départ.

Sa Fraternité commence-t-elle maintenant à voir plus clair ? Ou bien se fait-elle duper une fois de plus ? Ceci n’est pas encore clair. Mais ce qui est sûr et certain, c’est que la grande guerre entre les amis et les ennemis de Dieu se poursuit exactement à l’identique à travers les âges. Nous devons prier avec ferveur le Rosaire, aimer la Vérité et nous y tenir, quoi qu’il advienne.

Kyrie eleison

Eclairages sur les sacres


Juger pour condamner, Dieu nous l’a interdit,

Juger pour discerner, Il nous l’a tous prescrit.


Les Commentaires de la semaine dernière exprimaient un vœu pieux : que la Fraternité Saint-Pie X reprenne la position héroïque de son Fondateur en 1988, lorsque ce dernier consacra quatre de ses prêtres comme évêques contre l’interdiction explicite de Rome, pour la survie de la Foi, c’est-à-dire la défense et la protection de cette Foi. Hélas, mieux vaut s’en tenir à la réalité qu’aux illusions. La réalité ? Jeudi Saint dernier, dans le Séminaire de la Fraternité à Zaitzkofen, en Allemagne du Sud, la cérémonie épiscopale de Consécration des Saintes Huiles a été célébrée par un évêque lui-même consacré selon le rite douteux de la Nouvelle église, et non selon le rite de la Tradition Catholique qui, lui, est certainement valide.

Certes, il est exagéré de prétendre que ce nouveau rite est automatiquement invalide, c’est-à-dire invalide dans tous les cas. Comme tous les nouveaux rites sacramentels imposés à l’Église dans les années 1960 et 1970, au nom et dans le sillage de Vatican II (1962–1965), ce rite est ambigu dans son esprit et dans sa nature. C’est-à-dire qu’il veut s’ouvrir à la fois à la Tradition de Dieu et à la Modernité de l’Homme. Par exemple : l’Église de Notre Seigneur est une monarchie, mais dans le nouveau rite, le modèle de l’évêque est d’esprit démocratique. Le nouveau rite a donc été conçu pour inclure à la fois le nouveau et l’ancien et pour n’exclure ni l’un ni l’autre, et ceci était nécessaire pour que la révolution conciliaire ait réussi. En effet, si la Religion ancienne et véritable avait été trop visiblement éliminée, les catholiques s’en seraient rendu compte et n’auraient jamais accepté la Révolution, tandis que si la religion moderniste et Conciliariste n’avait pas été suffisamment incorporée, la Révolution n’aurait pas pu avoir lieu non plus.

C’est pourquoi l’ambiguïté était, et est toujours à l’ordre du jour, afin de corrompre les catholiques fidèles et de les mettre sur la voie de la perte de leur Foi. Ainsi, au catholique traditionnel qui affirme que Mgr Huonder n’a jamais été correctement consacré, on répondra : « Oh non, le nouveau rite est parfaitement valide », alors qu’au catholique moderne qui se plaindrait que Mgr Huonder trahit le Concile en se comportant comme un évêque traditionnel, on répondra : « Oh non, il a convenu au préalable avec le Pape de faire ce qu’il fait ». Et ce « bon » évêque lui-même ne voit sans doute aucune contradiction à servir en même temps le Pape à Rome et la Tradition épiscopale en Suisse. Mais l’ambiguïté n’est pas de Dieu.

Nous sommes au cœur du problème de millions de catholiques, aujourd’hui encore : des siècles de philosophie moderne, de libéralisme et de liberté religieuse ont progressivement effacé de leur esprit, au moins en matière de religion, tout sens d’une Vérité objective correspondant à la réalité, imposant l’unité et excluant la contradiction. Pour l’esprit moderne, une telle « Vérité » n’est pas une libération de l’erreur mais une tyrannie mentale, une privation de liberté, un refus de la dignité humaine, etc. Thomas Jefferson, héros de la révolution américaine, écrivait ainsi à un ami, en 1800 : « J’ai juré sur l’autel de Dieu une hostilité éternelle à toute forme de tyrannie sur l’esprit de l’homme ». Et cette citation est gravée en gloire à l’intérieur du Monument à Jefferson à Washington, D.C.

Bien entendu, le problème de la vérité mise au service de la liberté – et non la liberté au service de la vérité – ne date pas d’hier ou d’avant-hier. Il remonte au moins à Martin Luther (1483–1546), « le premier homme moderne » (Fichte), qui a si violemment jeté à la face de la Vérité catholique son bouillonnant « Moi-Homme ! », que l’Église catholique a eu besoin d’un Concile tout entier pour définir les vérités dogmatiques qu’elle tenait de Dieu, et qui eurent besoin pour la première fois d’être définies, tant elles étaient ébranlées par la révolte de la Subjectivité humaine, partie à la conquête des « droits de l’homme ».

Voici le point de départ de notre monde moderne, qui est si profondément enfermé dans sa défiance envers Dieu – « Voici ma position, je ne puis faire autrement », s’écria Luther. Peut-on donc reprocher à Mgr Huonder de ne pas voir de contradiction dans ce qu’il fait ? Ou au pape Bergoglio de l’avoir chargé d’agir comme cheval de Troie au sein de la FSSPX ? Ou aux successeurs de Mgr Lefebvre à la tête de la FSSPX d’avoir accueilli ce cheval de Troie ? Qui sait . . . . Dieu seul connaît à ce point toutes choses, que Son jugement sur Ses sujets est infaillible. Quant à moi, je n’ai pas à juger des intentions subjectives, mais je suis absolument tenu de juger, du mieux que je peux, des faits objectifs, afin de mourir moi-même non en protestant, mais en catholique : il y va du salut de mon âme.

Kyrie eleison.


samedi 13 mars 2021

Où sont passés les 600 prêtres de la FSSPX ?

Le 22 août 2013, M l'abbé Chazal expliquait aux fidèles de la Tradition que la Fraternité sacerdotale St Pie X était en train de subir une crise profonde qui devait logiquement aboutir à une séparation (mitose) entre l'aile libérale et l'aile fidèle à Mgr Lefebvre. Depuis la mort de Mgr Lefebvre le 25 mars 1991 jusqu'en 2012, la stratégie libérale n'était que peu perceptible mais en avril 2012, les 600 prêtres de la Fraternité découvrent cette stratégie qui consiste à rallier l'œuvre de Mgr Lefebvre aux autorités modernistes ( Benoît XVI à l'époque) sous couvert de reconnaissance.  M. L'abbé Chazal était à l'époque assez optimiste et pensait qu'une assez grande partie des prêtres de la Fraternité allait réagir soit en chassant les libéraux de la FSSPX soit en se séparant d'eux. Mais en 2021, nous constatons que c'est exactement l'inverse qui s'est passé : une minorité de prêtres de la Fraternité, à la suite de Mgr Williamson, a choisi la Fidélité à Mgr Lefebvre et a pu échapper aux réformes libérales de la FSSPX et fonder diverses œuvres (Compagnie de Marie St Pie X, séminaires, prieurés) et continuer ainsi modestement l'opération survie de Mgr Lefebvre par de nouveaux évêques (Mgr Faure, Mgr Thomas d'Aquin et Mgr Zendejas). 

Mais alors que sont donc devenus les 600 prêtres de la FSSPX avec toutes ses œuvres ? 

Mgr Fellay a continué jusqu'à la fin de son mandat le programme libéral fixé par le chapitre de 2012 en multipliant les contacts avec les autorités modernistes (Pape François et évêques diocésains) et procéder à une reconnaissance de la FSSPX par paliers par le biais des sacrements (pénitence et mariage). 

En 2018, un nouveau supérieur fut élu et certains imaginaient que la FSSPX reviendraient à la situation antérieure à 2012 en ce qui concerne les principes qui menaient la Fraternité St Pie X dans ses rapports avec les autorités romaines. En réalité, c'est une sorte de compromis mensonger qui a eu lieu puisque le conseil de la FSSPX était en réalité constitué de 3 membres favorables à un ralliement canonique complet et rapide (Mgr Fellay - abbé Schmidberger - abbé Bouchacourt ) et deux membres plutôt partisans d'un ralliement prudent et critique (abbé Pagliarani - Mgr de Galaretta). Les 600 prêtres de la FSSPX sont donc désormais dans une ligne fausse qui contredit la volonté de leur fondateur qui était d'attendre que Rome se convertisse pour envisager un quelconque ralliement théorique et pratique. Même si l'abbé Pagliarani ne semble pas faire d'approches avec Rome à cause des excès de François, il n'en reste pas moins que toutes les décisions prises par Mgr Fellay sur les sacrements sont désormais entérinées par toute l'œuvre. Les modernistes romains n'ont plus qu'à attendre que le fruit tombe avec le temps puisque les principes ont été abandonnés. 

Mais le plus grave  concerne l'esprit du  combat de la Foi et de l'ordre social catholique. La FSSPX a  une ligne et un esprit qui poursuit celui qui a été donné par Mgr Fellay. Esprit purement théorique et verbal sans aucune lutte pratique ou politique contre les désordres actuels.  L'acceptation du vaccin par la FSSPX est très révélatrice : on dira aux fidèles que le vaccin n'est certes pas parfait mais qu'en pratique, il est possible de se faire vacciner s'il y avait une nécessité professionnelle. L'unique prêtre qui a réagit sur cette question a d'ailleurs été menacé d'une sanction. Cet esprit libéral contamine également tout le séminaire d'Ecône puisqu'il y a officiellement une remise en cause des théories "complotistes" par le professeur de théologie de l'Eglise. On est très loin des cours de Mgr Lefebvre sur l'action maçonnique et le soutien au général Pinochet contre les communistes ! Le nouveau code de 1983 est aussi enseigné à quasi-égalité avec l'ancien code alors que Mgr Lefebvre affirmait que c'était la pire réforme du concile. 

Cette lente glissade est peut-être pire que la chute brutale  de 2012 car beaucoup de fidèles pensent que tout est redevenu normal et qu'il y a encore beaucoup de prêtres "solides" dans la FSSPX. Or cette solidité ressemble à celle d'un groupe qui s'affadit collectivement, se conforte et s'auto persuade dans la haine de ceux qui ont quitté l'œuvre pour sauver le petit reste. Puissent des épreuves et des persécutions réveiller les endormis !



jeudi 24 septembre 2020

" Tu quoque mi fili ! "

Le blog "Tels que nous sommes"  fait actuellement une recension presque complète des ruptures entre la doctrine de Mgr Lefebvre et celle qui est enseignée aujourd'hui par la plupart des cadres de la FSSPX et tout particulièrement Mgr Fellay. 

Il nous semble important de faire cette œuvre, même si la chose est pénible, car l'illusion ou la tromperie est l'une des choses les plus graves dans la vie catholique. La duperie est d'autant plus immorale que l'actuelle FSSPX affirme continuer à transmettre l'enseignement de son fondateur. Tout n'est évidemment pas faux dans l'enseignement des prêtres et des évêques de l'actuelle FSSPX, mais il y a des non-dits, des omissions, des contradictions qui finissent par voiler ou opacifier le lumineux enseignement de Mgr Lefebvre. 

Nous n'exagérons rien.  Voici par exemple quelques contradictions qui touchent le combat essentiel de Mgr Lefebvre : 

Sur le concile par exemple

Mgr Lefebvre accusait le Concile : « Sans rejeter en bloc ce concile, je pense qu’il est le plus grand désastre de ce siècle et de tous les siècles passés, depuis la fondation de l’Eglise. » Source (en anglais)

Mgr Fellay quant à lui, il excuse ou diminue le rôle du Concile : « Je pense, nous voyons que beaucoup de choses que nous aurions condamnées comme venant du concile, n’appartiennent pas en fait au concile, mais à la compréhension commune qu’on en a. » Source


À propos d’un accord avec une Rome moderniste non-convertie

Mgr Lefebvre  disait ceci « C’est donc un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette Église conciliaire, tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l’Eglise et de la foi catholique »    Mgr Lefebvre (Itinéraire Spirituel) 

Mgr Fellay dit au sujet des discussions avec la Rome moderniste lors de son sermon du 2 février 2012 à Winona :  « Nous leur avons dit très clairement, si vous nous acceptez tel quel, sans changement, sans nous obliger à accepter ces choses-là, alors nous sommes prêts. »   Source

Alors pourquoi le choix de Mgr Fellay pour la translation du corps de Mgr Lefebvre en 2020 ?

Les contradictions entre la doctrine et l'action anti-libérale de Mgr Lefebvre et celle - libérale - de Mgr Fellay sont devenues des évidences pour tous les catholiques de la Tradition. On peut d'abord s'étonner  de voir Mgr Fellay présider cérémonie de la translation du corps de Mgr Lefebvre en ce 24 septembre 2020 alors qu'il aurait été logique que ce fut le doyen des évêques ou même simplement le supérieur actuel de la FSSPX. Faut-il s'en étonner ? Non puisque les actuels dirigeants de la FSSPX suivent eux aussi la ligne libérale et conciliante avec Rome de Mgr Fellay. Ce choix de Mgr Fellay pour une cérémonie aussi solennelle n'a pas pu échapper au supérieur actuel de la FSSPX. La rupture que Mgr Fellay a provoqué en 2012 est donc belle et bien acceptée par tous les dirigeants actuels de la FSSPX. 

Conclusion 

Il ne s'agit donc plus de la trahison d'un seul de ses évêques mais désormais de toute la direction de la FSSPX ... et que dire de ceux qui étaient présents à cette cérémonie et qui acceptaient tacitement cette contradiction si flagrante ? 

lundi 18 mai 2020

Porter le masque et marquer la distance sociale sont-ils des signes de la Bête ?


Sous ce titre volontairement accrocheur, nous voulons inviter nos lecteurs à ne pas marcher
Culte catholique ? Ou soumission à la bête ? 

dans la combine du mondialisme sanitaire qui a non seulement réussi à  confiner comme de vulgaires bêtes toute l'humanité mais veut désormais imposer une sorte de muselière aux hommes sous prétexte de santé. La distanciation sociale fait aussi partie de ce plan et il est à craindre que les congrégations ralliées l'imposent dans leur lieux de culte. 

Puisse ce petit texte en faire réfléchir plus d'un

Le port du Tchador a été interdit dans certains pays "en pointes" du politiquement correct car cela était un signe de soumission intolérable pour les femmes vis à vis des hommes et vis à vis d’une religion : l’islam. Certes, se voiler la face et la bouche ( la bouche qui est l’organe de la parole et de la communication et qui nous différencie du règne animal) revient à renoncer à l’essentiel de sa dignité et de son humanité. Cela nous le savons tous.

Or, voici maintenant et sous le prétexte du coronavirus, que le masque, rebaptisé pour l’occasion en « masque de protection », est imposé non pas à une catégorie de la population, mais cette fois à tout le monde. Si les objectifs diffèrent, la démarche, elle, reste bien sûr la même. L’interdiction du voile islamique que nous avons connu ces dernières années (pour rendre à juste titre leur dignité aux femmes) dévoile, en creux, l’intention réelle du système quant à l’imposition actuelle de ce signe de consentement à la servitude.

C’est que le système est bien conscient que le masque est l’instrument, par excellence, de carpétisation les peuples, y compris et surtout de carpétisation morale, qui est la plus essentielle. Que le masque soit aussi obligatoire dans les lieux de cultes en est la preuve. Cela signifie clairement, que le premier culte, la première religion à respecter, est la philosophie maçonnique planétaire et ses lois d’infamies de déni du réel, c'est-à-dire le package «sémantico-juridique» de la culture de mort (légalisation du meurtre légal des enfants-à naître etc.).

 L’obligation du port du masque (et la distanciation sociale) à l’Église signifie « tu as le droit de prier ton petit dieu, mais surtout n’oublie pas que la première vénération, c’est à nous que tu la dois ».

Tel est le discours subliminal monstrueux de cette mystérieuse dictature qui écrase, chaque jour un peu plus, le genre humain.

JP Aussant 

Note de Reconquista : le signe d'une communauté catholique et d'un office non soumis à ces diktats maçonniques seront l'absence du port du masque et la proximité physique normale entre fidèles: preuve d'une réelle charité à l'égard de Dieu et du prochain. N'oublions que la communion Eucharistique est tout le contraire d'une distanciation sociale puisque c'est l'union la plus intime entre une âme et son Sauveur et que le fait de se serrer la main entre fidèles est un signe de  charité. 



Ci- dessous : photos prises à l'occasion de la fête-Dieu 2020 organisée par la FSSPX au philippines. Le prêtre qui tient l'ostensoir porte le masque avec le LOGO - FSSPX - L'alignement sur l'esprit du monde est complet. 




samedi 2 mai 2020

Eglises confinées : Mgr Viganò appelle à mettre fin au délire de toute-puissance de l'autorité civile

Mgr Vigano frappe encore un nouveau coup. Et même plusieurs en un seul !  Et il frappe juste. En homme de droit, il souligne l'aspect illégitime de l'interdit civil qui pèse actuellement sur le culte  public de l'Eglise.  Il montre aussi (comme le fit Mgr Lefebvre) que les évêques doivent reprendre leurs droits épiscopaux sur les conférences dites "épiscopales".  Mgr Vigano perçoit également la persécution contre l'Eglise Catholique à travers l'interdiction du culte : il invite le clergé à ne pas s'y résigner et à subvenir héroïquement aux besoins spirituels de leurs fidèles. Il dénonce aussi le fameux tracking et la mise en place d'un régime tyrannique que ne dénonce pas le clergé actuel et qui invite les fidèles à s'y soumettre (cf directives de la fsspx). 




Marco Tosatti : Excellence, le dernier décret du Président Giuseppe Conte a déçu les espoirs de la Conférence des évêques d’Italie (CEI) et a prorogé le confinement des messes dans l’ensemble de l’Italie. Certains canonistes et des experts en droit concordataire ont émis de nombreuses réserves à propos du comportement du gouvernement. Qu’en pensez-vous ?


Mgr Carlo Maria Viganò : Le Concordat entre le Saint-Siège et l’État italien reconnaît à l’Église comme relevant de son droit « natif », la pleine liberté et autonomie dans le développement de son propre ministère, qui voit dans la célébration de la sainte messe et dans l’administration des sacrements l’expression sociale et publique qui lui est propre, dans laquelle aucune autorité ne peut interférer, fût-ce avec le consentement de l’Autorité ecclésiastique elle-même, qui n’est pas propriétaire mais administratrice de la grâce véhiculée par les sacrements.

La juridiction sur les lieux de culte appartient donc pleinement et exclusivement à l’Ordinaire du lieu, qui décide en toute autonomie, pour le bien des âmes confiées à ses soins pasteur, des offices qui y seront célébrés et par qui. Il n’appartient pas au Premier ministre d’autoriser l’accès aux églises, et encore moins de légiférer sur ce que les fidèles ou le ministre du culte peuvent ou ne peuvent pas faire.

En outre, les déclarations sont nombreuses qui, faisant autorité et émanant d’éminents juristes et magistrats – mais aussi de la Cour suprême – soulèvent des doutes quant à la légitimité de légiférer par le biais de décrets du président du Conseil, en violation des droits supérieurs dont la prévalence est garantie par la Constitution de la République italienne. Sans même parler de la religion catholique, qui bénéficie d’une protection particulière en vertu de son statut spécial, la suspension du droit à la liberté de culte qu’impliquent les décrets du Premier ministre est clairement illégitime, et j’espère qu’il se trouvera quelqu’un pour bien vouloir le déclarer officiellement, mettant ainsi fin à ce délire inconvenant de toute-puissance de l’autorité civile non seulement devant Dieu et son Église, mais aussi devant les fidèles et les citoyens.


De nombreux fidèles et de prêtres se sont sentis abandonnés et bien peu protégés par la conférence épiscopale et les évêques.


Il faut préciser, pour éviter tout malentendu, que la Conférence des évêques n’a aucune autorité sur les évêques, qui ont pleine juridiction dans leur propre diocèse, en union avec le Siège Apostolique. Et cela est d’autant plus important que nous avons compris à quel point la CEI est trop conciliante, voire inféodée vis à vis du gouvernement italien.

Les évêques ne doivent pas attendre qu’un organisme sans juridiction leur dise quoi faire : c’est à eux qu’il appartient de décider comment se comporter, avec prudence et sagesse, afin de garantir aux fidèles les sacrements et la célébration des messes. Et ils peuvent le faire sans avoir à demander l’autorisation de la CEI et encore moins de l’État, dont l’autorité va jusqu’à la porte de nos églises, mais qui doit s’arrêter là.

Il est inouï que la Conférence épiscopale italienne continue de tolérer de tels abus, qui portent atteinte au droit divin de l’Église, violent une loi de l’État et créent un précédent très grave. Je crois aussi que le communiqué publié dimanche dernier représente la preuve du consentement du sommet de l’épiscopat, non seulement aux moyens mais aussi aux fins que ce gouvernement propose.

Le silence servile de la CEI et de la quasi totalité des Ordinaires, témoigne d’une situation de subordination à l’État qui est sans précédent ; elle a été perçue à juste titre par les fidèles et les prêtres comme une sorte d’abandon à eux-mêmes : elle se manifeste de manière emblématique à travers les cas d’incursions scandaleuses des forces de l’ordre dans les églises, pendant la célébration de la messe pour couronner le tout, avec une arrogance sacrilège qui aurait dû provoquer une protestation immédiate et très ferme de la part de la Secrétairerie d’État. L’ambassadeur d’Italie près le Saint-Siège aurait dû être convoqué, pour lui présenter une vive note de protestation en raison la très grave violation du Concordat par le gouvernement, tout en se réservant de rappeler le Nonce apostolique en Italie, au cas où la mesure illégitime ne serait pas retirée.

Le cardinal Parolin, en tant que « sponsor » du président Conté, se trouve dans l’embarras, et dans une situation de conflit d’intérêts. Il semble évident qu’au lieu de protéger la souveraineté et la liberté de l’Église, par fidélité à sa haute fonction institutionnelle de Secrétaire d’État, le cardinal Parolin a honteusement préféré se ranger du côté de son ami juriste. Même les intérêts de ce qu’on appelle le bénévolat catholique ne pouvaient justifier un tel choix.


De quels intérêts parlez-vous ? 


Je veux parler de la scandaleuse répartition des fonds publics destinés à l’accueil des immigrés clandestins, dont le pape Bergoglio et la CEI sont les principaux bénéficiaires et, en même temps, de vigoureux promoteurs. Il y a encore un autre conflit d’intérêts, qui fait de l’Église l’obligée de l’État ; il ne rend pas totalement illégitime le soupçon que les multiples silences de la CEI, y compris ceux dont nous avons été témoins durant ces mois de la supposée pandémie, sont motivés par la crainte de voir partir en fumée les revenus lucratifs de l’« hospitalité ». N’oublions pas que les fonds provenant du « 8 pour mille » se réduisent de plus en plus, ce qui confirme l’éloignement des fidèles italiens par rapport à une Église qui semble n’avoir d’autre objectif que de favoriser la substitution ethnique fortement souhaitée par l’élite mondialiste. Je crains que cette tendance ne se confirme dans les prochains mois, en réponse au silence des évêques.


Dans toute cette affaire, la position du pape François semble contradictoire : au départ, il a ordonné au cardinal-vicaire de fermer les églises de Rome avant que Conte ne publie le Décret ; puis il l’a mis dans l’embarras en le contredisant publiquement, et il les fait rouvrir. Il a encouragé les messes en ligne pour ensuite parler de gnose, incitant la CEI à prendre position contre le gouvernement ; mais pas plus tard qu’hier il a au contraire recommandé que les fidèles obéissent aux dispositions des décrets.


Bergoglio n’est pas étranger à ce genre de changement subit. Comme chacun se le rappellera, avant que n’éclate le scandale au sein de l’Ordre de Malte sur la distribution de préservatifs dans les hôpitaux, François avait écrit une lettre au cardinal patron, le cardinal Raymond Burke, dans laquelle il lui donnait des instructions très claires sur son devoir de veiller sur l’Ordre afin que la morale catholique y soit scrupuleusement respectée. Mais lorsque la nouvelle est devenue publique, il n’a pas hésité à désavouer Son Éminence. Il plaça l’Ordre sous commissaire et exigea la démission du Grand Maître et la réintégration du Conseiller qui avait été expulsé précisément parce qu’il était responsable de cette déplorable violation de la morale.

Dans le cas que vous avez rappelé, le cardinal-vicaire a cherché à défendre la justesse de son action, expliquant que l’ordre de fermer les églises avait été donné par Sa Sainteté. Dans l’affaire plus récente de la CEI, la déclaration publiée dimanche après-midi avait manifestement l’approbation de son président, le cardinal Bassetti, qui à son tour devait avoir consulté François. Il est déconcertant qu’en l’espace de quelques heures, la chaire de Sainte-Marthe désavoue la CEI en invitant les fidèles et les prêtres à obéir aux dispositions du gouvernement qui non seulement sont abusives, mais qui constituent une violation des consciences, au détriment du salut des âmes.

Personne n’a l’intention d’exposer les fidèles à une éventuelle contagion, en admettant sans pour autant le reconnaître qu’il s’agisse là une éventualité justifiant une telle crainte, mais la taille de nos églises et, malheureusement, le nombre si exigu des fidèles qui les fréquentent habituellement, permettent de respecter des distances de sécurité tant pour la prière individuelle que pour la célébration du saint sacrifice ou d’autres cérémonies. Il est évident que les législateurs zélés ne vont plus à l’église depuis longtemps...

N’oublions pas que les fidèles ont le droit, et pas seulement le devoir, d’assister à la messe, de se confesser, de recevoir les sacrements : c’est un droit qui leur vient du fait qu’ils sont des membres vivants du Corps mystique en vertu du baptême. Les pasteurs ont donc le devoir sacré – même au risque de leur santé et de leur vie même, si nécessaire – de respecter ce droit des fidèles, et pour cela ils doivent rendre compte à Dieu, et non au président de la conférence épiscopale italienne ni au président du Conseil.


Ces derniers jours, S.E. Mons. Giovanni d’Ercole a lancé un sévère avertissement à Conte et au « comité scientifique » dans lequel il a intimé : « Vous devez nous donner le droit de pratiquer le culte, sinon nous le reprendrons. » Des paroles fortes et courageuses qui semblent suggérer un certain réveil des consciences chez les pasteurs.


Monseigneur D’Ercole a parlé en vrai évêque, avec l’autorité qui vient du Christ. Comme lui, j’en suis sûr, il y a beaucoup d’autres pasteurs et prêtres qui se sentent responsables des âmes qui leur sont confiées. Mais ils sont si nombreux à rester silencieux, davantage pour ne pas provoquer un soulèvement des âmes que par peur. C’est précisément en ce temps de Pâques que la parabole évangélique du Bon Pasteur résonne dans la liturgie ; Jésus y évoque également les mercenaires qui ne se soucient pas du salut des brebis : ne rendons pas vain l’avertissement divin et l’exemple du Sauveur, qui donne sa vie pour les brebis !

Je me permets de m’adresser à mes confrères de l’épiscopat : croyez-vous que, lorsqu’au Mexique ou en Espagne on a fermé les églises, interdit les processions, interdit l’usage de l’habit religieux en public, les choses ont commencé autrement ? Ne permettez pas que la liberté de l’Église soit entravée sous prétexte d’une supposée épidémie ! Ne le permettez ni de la part de l’État, ni de la part de la CEI ! Le Seigneur vous demandera de rendre compte des âmes qui sont mortes sans les sacrements, des pécheurs qui n’ont pas pu se réconcilier avec Lui, d’avoir interdit aux fidèles, pour la première fois dans l’histoire depuis l’édit de Constantin, de célébrer dignement la Sainte fête de Pâques. Vos prêtres ne sont pas des timorés mais des témoins héroïques, et ils souffrent par les ordres arbitraires que vous leur donnez. Vos fidèles vous implorent : ne restez pas sourds à leur cri !


Voilà des paroles qui semblent inviter à la désobéissance vis-à-vis de l’autorité ecclésiastique, avant même la désobéissance aux autorités civiles.


L’obéissance est ordonnée à la Vérité et au Bien, sans quoi c’est de la servilité. Nous sommes arrivés à un tel affadissement des consciences que nous ne réalisons plus ce que signifie « témoigner de la Vérité » : croyez-vous que Notre Seigneur nous jugera pour avoir été obéissants à César, alors que cela signifie désobéir à Dieu ? Le chrétien n’est-il pas tenu à l’objection de conscience, même au travail, lorsque ce qui lui est demandé viole la loi divine ? Si notre Foi n’était fondée que sur l’obéissance, les Martyrs n’auraient même pas eu à affronter les tourments auxquels la loi civile les condamnait : il aurait suffi d’obéir et de brûler un grain d’encens devant la statue de l’Empereur.

Nous ne sommes pas encore, du moins en Italie, confrontés au choix crucial entre la vie et la mort ; mais on nous demande de choisir entre le devoir d’honorer Dieu et de l’adorer, et l’obéissance aux diktats des soi-disant experts, mille fois contredits par l’évidence des faits.

Je trouve paradoxal que dans cette tromperie, qui est désormais manifeste même pour les observateurs les plus modérés de ce qui se passe autour de nous, on impose au peuple de Dieu la tâche ingrate de devoir témoigner de sa propre Foi devant les loups, sans pouvoir avoir ses bergers à ses côtés. C’est pourquoi j’exhorte mes frères à reprendre fièrement leur rôle de guides, sans invoquer le prétexte du respect de normes illégitimes et déraisonnables. Je fais miennes les paroles de Mgr D’Ercole : « Nous n’avons pas besoin de faveurs de votre part : nous avons le droit de réclamer et ce droit doit être reconnu » !


Certains pourraient penser que vos propos sont source de division à un moment où il est facile d’exaspérer les âmes déjà si éprouvées des citoyens.


L’unité dans la foi et la charité se fonde sur le salut des âmes, et ne se fait pas à leur détriment : ni les « entretiens » de la CEI, ni les réunions papales souriantes avec le Premier ministre, à qui l’on a accordé une collaboration indulgente, révélatrice de connivence et de collaboration, ne suffisent. Proclamer la vérité est nécessairement « diviseur », car la vérité s’oppose à l’erreur, tout comme la lumière s’oppose à l’obscurité. Ainsi a dit le Seigneur : « Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais la division. » Lc. XII, 51.

En admettant sans pour autant le reconnaître que le coronavirus soit si virulent et si mortel qu’il justifie la ségrégation d’un peuple entier, voire du monde entier, eh bien : les sacrements et la messe ne sont-ils pas justement refusés aujourd’hui qu’ils sont justement les plus nécessaires au salut éternel ?

D’après tout ce que vous avez dit, Excellence, je crois saisir certaines de vos perplexités quant à la nature du coronavirus : est-ce mon impression ou croyez-vous – comme le disent de nombreux médecins – que quelqu’un a voulu profiter de la pandémie à d’autres fins ?

Ce n’est pas ici le lieu pour exprimer mes réserves sur la soi-disant « pandémie » : je crois que des scientifiques faisant autorité ont pu démontrer ce qui se passe réellement, et ce que les masses croient, à l’inverse, grâce à un contrôle minutieux de l’information qui n’hésite pas à recourir à la censure pour faire taire les voix de la dissidence. Il me semble cependant évident que le COVID-19 a fourni une excellente occasion – voulue ou non, nous le saurons bientôt – d’imposer à la population une restriction de la liberté qui n’a rien de démocratique, ni encore moins de bon.

Ce sont des preuves techniques de la dictature, où l’on programme le  « tracking » des personnes sous prétexte de santé et d’une hypothétique future résurgence du virus. On pense pouvoir imposer un régime tyrannique dans lequel des personnes qui n’ont été élues par qui que ce soit prétendent déterminer ce qui est légal et ce qui ne l’est pas, le traitement à imposer et la punition à infliger à ceux qui veulent y échapper. Plus grave encore, tout cela se passe avec le soutien d’une partie de la Hiérarchie : s’ils nous avaient raconté il y a quelques années, nous ne l’aurions pas cru.


Une parole d’espoir, pour conclure ?


Il y a toujours une raison d’espérer, dès lors qu’on a un regard surnaturel. Tout d’abord, cette épidémie a fait tomber de nombreux masques : ceux des pouvoirs réels, des lobbies internationaux qui brevètent un virus et s’apprêtent également à breveter le vaccin, tout en faisant pression pour qu’il soit imposé à tous, dans un conflit d’intérêts criant. Au moins, nous savons maintenant qui ils sont et à quoi ils ressemblent.

Les masques de ceux qui se prêtent à cette farce sont également tombés, sonnant des alarmes injustifiées et semant la panique parmi la population, créant une crise non seulement sanitaire, mais aussi économique et politique aux dimensions mondiales. Ici aussi, nous savons qui ils sont et quel est leur plan.

Enfin est tombé le masque de l’anonymat de tant de bonnes gens. Nous avons pris conscience de ce que tant de générosité, d’abnégation, de bonté sont toujours là, malgré tout. Médecins, infirmières, prêtres et bénévoles, certainement ; mais aussi de nombreuses personnes sans visage et sans nom qui aident leurs voisins, qui apportent du réconfort à ceux qui souffrent, qui se réveillent de la torpeur et commencent à comprendre ce qui se passe autour d’eux. C’est un réveil du Bien, dont le Seigneur est sans aucun doute l’auteur. C’est Lui qui gouverne le destin de l’Église et du monde, et Il ne permettra pas au Mal de prévaloir.

N’oublions pas que – comme je l’ai rappelé récemment – Notre-Dame de Fatima a promis à Sœur Lucie qu’avant la fin des temps un Pape consacrerait la Russie à son Cœur Immaculé, et que ce geste d’obéissance serait suivi d’une période de paix. Remettons nous donc nous-mêmes, nos familles et notre chère Italie à la Très Sainte Vierge, sous son manteau, avec toute la confiance de notre foi en ses paroles.



vendredi 24 avril 2020

Un entretien très fort de Monseigneur Vigano


Nous publions aujourd'hui cet entretien que Mgr Carlo Maria Viganò vient d'accorder  au site
portugais Dies Irae, repris en italien par le blog Stilum Curiae du vaticaniste Marco Tosatti et traduit en français par Jeanne Smits Il y évoque le troisième secret de Fatima, qui pour lui n'a pas été encore publié; il ne mâche pas ses mots contre le concile Vatican II et les sectes qui l'ont manipulé pour forger une néo-église qui ne fait que conduire ses fidèles à l'apostasie et à l'acceptation du nouvel ordre mondial !   Il insiste le rôle du « petit troupeau » fidèle etc ......  Ses paroles justes et fortes que nous ne retrouvons que chez certaines autorités de la Fidélité doivent nous pousser à prier pour ce prélat qui commence à parler comme un véritable évêque catholique.

Dies Irae : Excellence, merci beaucoup de nous avoir accordé cette interview. Nous sommes confrontés à l'épidémie de COVID-19 qui, ces derniers mois, a bouleversé la vie de millions de personnes et a même causé la mort de tant d'autres (1) . Face à cette situation, l'Église, par le biais des conférences épiscopales, a décidé de fermer toutes les églises et de priver les fidèles de l'accès aux sacrements. Le 27 mars dernier, devant une place Saint-Pierre vide, le pape François, agissant de manière clairement médiatique, a présidé une prétendue prière pour l'humanité. La façon dont le Pape a mis en scène ce moment a suscité de nombreuses réactions, dont l'une a cherché à associer la présence solitaire de François au message de Fatima, à savoir le Troisième Secret. Êtes-vous d'accord avec cela ?


Mgr Carlo Maria Viganò : Tout d'abord, permettez-moi de vous dire que je suis très heureux d'accorder cette interview aux fidèles du Portugal, que la Vierge a promis de préserver dans la foi, y compris en ces temps de grande épreuve. Vous êtes un peuple qui a une grande responsabilité, car vous serez peut-être bientôt appelé à protéger le feu sacré de la religion, alors que les autres nations refusent de reconnaître le Christ comme leur Roi et Marie comme leur Reine. 

La troisième partie du message que Notre Dame a confié aux petits bergers de Fatima, pour qu'ils le remettent au Saint-Père, reste un secret jusqu'à aujourd'hui. La Vierge a demandé qu'il soit révélé en 1960, mais le 8 février de cette année-là, Jean XXIII a publié un communiqué indiquant que l'Église « ne veut pas prendre la responsabilité de garantir la véracité des paroles que les trois petits bergers ont dit avoir reçu de la Vierge Marie ». Avec cette mise à l'écart du le message de la Reine du Ciel, une opération de dissimulation a commencé, évidemment parce que le contenu du message allait révéler la terrible conspiration de ses ennemis contre l'Église du Christ. Il y a encore quelques décennies, il semblait incroyable que nous puissions en arriver au point de bâillonner la Vierge Marie elle-même, mais ces dernières années, nous avons également été témoins de tentatives de censurer jusqu'à l'Évangile, qui est la Parole de son divin Fils. 

En 2000, sous le pontificat de Jean-Paul II, le secrétaire d'État, le cardinal Sodano, a présenté comme troisième secret une version de celui-ci qui, par rapport à certains éléments, semblait clairement incomplète. Il n'est pas étonnant que le nouveau secrétaire d'État, le cardinal Bertone, ait cherché à détourner l'attention pour la faire porter sur un événement passé, afin de faire croire au peuple de Dieu que les paroles de la Vierge n'avaient rien à voir avec la crise de l'Église et la collusion entre modernistes et franc-maçons dans les coulisses de Vatican II. Antonio Socci, qui a mené une enquête approfondie sur le troisième secret, a mis au jour ce comportement malveillant de la part du cardinal Bertone. D'autre part, c'est Bertone lui-même qui a fortement déconsidéré et censuré Notre-Dame des Larmes de Civitavecchia, dont le message concorde parfaitement avec ce qu'elle a dit à Fatima. 

N'oublions pas l'appel de la Vierge – appel ignoré – à la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé par le pape et tous les évêques, comme condition pour vaincre le communisme et le matérialisme athée : la consécration non pas du « monde », non pas de « cette nation qu'Elle veut que nous lui consacrions », mais « la Russie ». Était-ce si difficile de le faire ? Oui, bien sûr, pour ceux qui n'ont pas un regard surnaturel. Il était préférable de suivre le chemin de la détente avec le régime soviétique, inaugurée précisément par Roncalli, sans comprendre que sans Dieu, aucune paix n'est possible. Aujourd'hui, avec un président de la Confédération russe qui est certainement chrétien, la demande de la Vierge pourrait être satisfaite, évitant ainsi de nouveaux malheurs pour l'Église et le monde. 

Benoît XVI lui-même a confirmé la pertinence du message de la Vierge, même si, selon l'interprétation du Vatican, il doit être considéré comme accompli. Ceux qui ont lu le troisième secret ont clairement déclaré que son contenu concerne l'apostasie de l'Église, qui a commencé précisément au début des années soixante et qui a atteint un stade si évident aujourd'hui qu'il peut être reconnu par les observateurs laïcs. Cette insistance presque obsessionnelle sur des sujets que l'Église a toujours condamnés, telles que le relativisme et l'indifférentisme religieux, un faux œcuménisme, l'écologisme malthusien, l'homo-hérésie et l'immigration, a trouvé dans la Déclaration d'Abou Dhabi l'accomplissement d'un plan conçu par les sectes secrètes il y a plus de deux siècles. 

En pleine Semaine Sainte et à la suite du fatidique Synode sur l'Amazonie, le Pape a décidé de créer une commission pour débattre et étudier le diaconat féminin dans l'Église catholique. Pensez-vous que cela vise à ouvrir la voie à une cléricalisation des femmes ou, en d'autres termes, à une tentative de dénaturer le sacerdoce institué par Notre Seigneur Jésus-Christ le Jeudi saint ? 

L'Ordre Sacré ne peut pas et ne pourra jamais être modifié dans son essence. Les attaques contre le sacerdoce ont toujours été au centre de l'action des hérétiques et de leur inspiration, et il est compréhensible qu'il en soit ainsi : atteindre le sacerdoce signifie détruire la Sainte Messe et la Sainte Eucharistie ainsi que tout l'édifice sacramentel. Parmi les ennemis jurés de l'Ordre Sacré, les modernistes n'étaient pas en reste, évidemment, eux qui, depuis le XIXe siècle, ont théorisé une église sans prêtres, ou avec des prêtres et des prêtresses. Ces illusions, anticipées par certains représentants du modernisme en France, ont surgi subtilement au Concile, avec la tentative d'insinuer qu'il existe une certaine équivalence entre le sacerdoce ministériel, issu de l'Ordre Sacré, et le sacerdoce commun des fidèles, issu du baptême. Il est significatif que, précisément en jouant sur ce malentendu recherché, la réforme de la liturgie ait également été affectée par l'erreur doctrinale de Lumen Gentium, réduisant le ministre ordonné à n'être que le simple président d'une assemblée de prêtres. Au contraire, le prêtre est un alter Christus, non pas par désignation populaire, mais par configuration ontologique au Grand Prêtre, Jésus Christ, qu'il doit imiter dans la sainteté de vie et le dévouement absolu également représenté par le célibat. 

L'étape suivante doit nécessairement être accomplie, sinon par l'élimination du sacerdoce lui-même, du moins en le rendant inefficace, en l'étendant aux femmes, qui ne peuvent être ordonnées : c'est exactement ce qui s'est passé dans les sectes protestantes et anglicanes, qui connaissent aujourd'hui aussi la situation embarrassante d'avoir des évêques lesbiennes dans la soi-disant église d'Angleterre. Mais il est clair que le « prétexte » œcuménique – le fait de se rapprocher des communautés dissidentes et d'en assumer même les erreurs les plus récentes – est fondé sur la haine de Satan pour le sacerdoce et conduirait inévitablement l'Église du Christ à la ruine. Le célibat, d'autre part, est également l'objet de ces mêmes attaques, car il est propre et spécifique à l'Église catholique et constitue une défense précieuse du sacerdoce que la Tradition a gardée avec zèle au cours des siècles.                             
La tentative d'introduire une forme de ministère ordonné féminin dans l'Église n'est pas récente, malgré les déclarations répétées du Magistère. Même Jean-Paul II a défini sans équivoque et avec toutes les exigences canoniques d'une déclaration ex cathedrainfaillible, qu'il est absolument impossible de remettre en cause la doctrine sur cet argument. Mais comme il a été possible d'utiliser le Catéchisme pour déclarer la peine de mort « non conforme à l'Évangile » – ce qui est sans précédent et hérétique – aujourd'hui, on tente ex novo de créer une forme de diaconat féminin, évidemment en préparation d'une future introduction du sacerdoce féminin. La première commission créée par Bergoglio il y a quelques années a donné un avis négatif, confirmant ce qui, d'ailleurs, ne devrait même pas faire l'objet de discussions ; mais si cette commission n'a pas pu obéir aux souhaits de François, cela ne signifie pas qu'une autre commission, dont les membres, choisis par lui, sont plus « dociles » et désinhibés quant à la démolition d'un autre pilier de la foi catholique, ne puisse pas le faire. Je ne doute pas que Bergoglio ait des méthodes persuasives et puisse exercer des formes de pression sur la commission théologique ; mais je suis tout aussi sûr que, dans le cas où cet organe consultatif donnerait un avis favorable, il ne faudrait pas nécessairement arriver à une déclaration officielle du Pape pour voir la prolifération des diaconesses dans les diocèses d'Allemagne ou des Pays-Bas, Rome restant muette. La méthode est bien connue et permet, d'une part, de porter atteinte au sacerdoce et, d'autre part, de donner un alibi confortable à ceux qui, au sein de la structure ecclésiale, peuvent toujours faire appel au fait que « le Pape n'a rien permis de nouveau ». Ils ont fait de même en autorisant les conférences épiscopales à légiférer de manière autonome sur la communion dans la main, qui, imposée par des moyens abusifs, est maintenant devenue une pratique universelle. 

Il faut dire que ce désir de promouvoir les femmes dans la hiérarchie trahit le souci de suivre la mentalité moderne, qui a enlevé aux femmes leur rôle de mère et d'épouse afin de désorganiser la famille naturelle. 

Rappelons que cette approche des dogmes de l'Église confirme un fait indéniable : Bergoglio a adopté la théologie dite de situation, selon laquelle les lieux théologiques sont des faits ou des matières accidentelles : le monde, la nature, la figure féminine, les jeunes… Cette théologie n'a pas pour fondement la vérité immuable et éternelle de Dieu, mais, au contraire, part de la prise de conscience de l'urgence obligatoire des phénomènes pour proposer des réponses conformes aux attentes du monde contemporain. 

Excellence, selon des historiens reconnus, le Concile Vatican II a représenté une rupture avec la Tradition, d'où l'apparition de courants de pensée qui veulent la transformer en une simple « association philanthropique » qui embrasse le monde et son utopie mondialiste. Comment voyez-vous ce grave problème ? 

Une église qui se distingue comme nouvelle par rapport à l'Église du Christ n'est tout simplement pas l'Église du Christ ! La religion mosaïque, c'est-à-dire l'« église de l'ancienne loi », voulue par Dieu pour conduire son peuple à la venue du Messie, s'est accomplie dans la Nouvelle Alliance et a été définitivement révoquée, sur le Calvaire, par le sacrifice du Christ : de son côté naît l'Église de la Nouvelle et Éternelle Alliance, qui remplace la Synagogue. Il semble que l’église post-conciliaire, moderniste et maçonnique, aspire elle aussi à transformer, à dépasser l'Église du Christ, en la remplaçant par une « néo-Église », créature déformée et monstrueuse qui ne vient pas de Dieu.

L'objectif de cette néo-Église n'est pas d'amener le peuple élu à reconnaître le Messie, comme pour la Synagogue ; elle n'est pas de convertir et de sauver tous les peuples avant la seconde venue du Christ, comme pour l'Église catholique, mais de se constituer en bras spirituel du Nouvel Ordre Mondial et en défenseur de la Religion Universelle. En ce sens, la révolution conciliaire a dû d'abord démolir l'héritage de l'Église, sa Tradition millénaire, dans laquelle elle a puisé sa propre vitalité et son autorité en tant que Corps Mystique du Christ, pour se débarrasser ensuite des représentants de l'ancienne Hiérarchie, et n'a commencé que récemment à se présenter, sans faux-semblant, telle qu'elle cherche à être. 

Ce qu'elle présente comme une utopie est, en réalité, une dystopie, car elle représente la concrétisation du projet de la franc-maçonnerie et la préparation de l'avènement de l'Antéchrist.

Je suis également convaincu que la majorité de mes frères, et plus encore la quasi-totalité des prêtres et des fidèles, ne sont pas absolument conscients de ce plan infernal, et que les événements récents ont ouvert les yeux de beaucoup. Leur foi permettra à Notre Seigneur de rassembler le pusillus grex autour du vrai Pasteur avant l'affrontement final.

Pour restaurer l'ancienne splendeur de l'Église, de nombreux aspects doctrinaux du Concile devront être remis en question. Quels points de Vatican II remettriez-vous en question ? 

Je pense que les personnalités éminentes qui ont exprimé les points problématiques du Concile mieux que moi ne manquent pas. Certains pensent qu'il serait moins compliqué et certainement plus intelligent de suivre la pratique de l'Église et des Papes telle qu'elle a été appliquée avec le synode de Pistoia : même là, il y avait quelque chose de bon, mais les erreurs qu'il affirmait étaient considérées comme suffisantes pour le laisser tomber dans l'oubli. 

Le présent pontificat représente-t-il l'aboutissement d'un processus qui s'ouvre avec le Concile Vatican II, souhaité dans le cadre du « Pacte des catacombes », ou se trouve-t-il encore dans une phase intermédiaire ? 

Comme c'est le cas pour toute révolution, les héros de la première heure finissent souvent par être victimes de leur propre système, comme ce fut le cas pour Robespierre. Celui qui était hier considéré comme le porte-drapeau de l'esprit conciliaire, semble presque devenu aujourd'hui un conservateur : les exemples sont là à la vue de tous. Et il y a déjà ceux qui, dans les cercles intellectuels du progressisme (comme celui fréquenté par un certain Massimo Faggioli, hautain dans son prénom, mais sans grammaire dans son nom [NDT : en italien fagioli veut dire haricot. Faggioli étant une erreur d’orthographe]), commencent à propager ici et là quelques doutes sur la capacité réelle de Bergoglio à faire des « choix courageux » – par exemple, abolir le célibat, admettre les femmes au sacerdoce, ou encore légitimer la communicatio in sacris avec les hérétiques – en souhaitant presque qu'il se retire pour faire élire un pape encore plus obéissant parmi les élites qui avaient, dans le Pacte des Catacombes et la mafia de Saint-Gall, leurs partisans les moins scrupuleux et les plus déterminés.

Excellence, aujourd'hui, nous catholiques, nous nous sentons souvent isolés par l'Église et presque abandonnés par nos pasteurs. Que pouvez-vous dire aux hiérarchies et aux fidèles qui, malgré la confusion et l'erreur qui se répandent dans l'Église, cherchent à persévérer dans cette dure bataille pour préserver l'intégrité de notre foi ? 

Mes paroles seraient certainement insuffisantes. Ce que je fais, c'est répéter les paroles de Notre Seigneur, le Verbe éternel du Père : Je serai toujours avec vous, jusqu'à la fin du monde. Nous nous sentons isolés, c'est vrai : mais les apôtres et tous les chrétiens ne ressentaient-ils pas la même chose ? Notre Seigneur lui-même ne s'est-il pas senti abandonné, à Gethsémani ? Ce sont les temps de l'épreuve, peut-être de l'épreuve finale : nous devons boire la coupe amère, et même s'il est humain d'implorer le Seigneur de l'éloigner de nous, nous devons répéter avec confiance : non pas ma volonté, cependant, mais la Tienne. En nous rappelant ses paroles réconfortantes : Dans le monde, vous aurez des afflictions, mais ayez confiance ! J'ai vaincu le monde.Après l'épreuve, aussi dure et douloureuse soit-elle, la récompense éternelle est préparée pour nous, celle que personne ne peut nous enlever. L'Eglise brillera à nouveau de la gloire de son Seigneur après ce terrible et très long Triduum de Pâques. 

Mais si la prière est certainement indispensable, nous ne devons pas nous abstenir de mener le bon combat, en nous faisant les témoins d'un militantisme courageux sous l'étendard de la Croix du Christ. Ne nous permettons pas de nous faire remarquer, comme la servante l'a fait avec saint Pierre dans la cour du grand prêtre : « Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen », pour ensuite renier le Christ. Ne nous laissons pas intimider ! Ne permettons pas qu'on mette le bâillon de la tolérance sur ceux qui veulent proclamer la Vérité ! Demandons à la Vierge Marie que notre langue proclame avec courage le Royaume de Dieu et sa Justice. Que le miracle de Lapa se renouvelle, où Marie a donné la parole à la petite Joana, née muette. Puisse-t-elle aussi donner à nouveau la parole à nous, ses enfants, qui sommes restés muets pendant longtemps. 

Notre-Dame de Fatima, Reine des victoires, Ora pro nobis.

(1)  Sur le sujet de nombre de morts lié au covid19, nous renvoyons nos lecteurs aux diverses études scientifiques indépendantes des gros laboratoires pharmaceutiques qui prouvent que ce virus, certes un peu plus virulent qu'une grippe de saison, n'a été qu'un prétexte pour les mondialistes d'établir par la force du confinement universel  un nouvel ordre mondial.

dimanche 29 mars 2020

Voulez-vous gagner une Jaguar avec la Fraternité Saint Pie X ?


Il est très facile de vous inscrire au tirage au sort en faisant un don au Séminaire des Etats-Unis, un peu plus difficile si vous ne donnez rien. Voici l’annonce, et voici les règles du tirage au sort. Inutile de lire ces règles, en voici le paragraphe clef :

« Vous n’avez pas encore gagné. Le grand prix est une Jaguar XE 2020 avec un Prix de Détail Suggéré par le Fabricant d’environ 35170 $. Les chances de gagner sont de un (1) divisé par le nombre total de billets valides inscrits dans ce tirage du Séminaire St Thomas d’Aquin. Il débute le 2 octobre 2019 à 17 h 00. Heure normale de l’Est et se termine le 13 juin 2020 à 12 h 00. (EST).

« Envoyez le formulaire d’inscription officiel par la poste, reçu en personne ou téléchargé sur stas.org, et envoyez-le à STAS avec votre don. Vous serez inscrit dans le tirage au sort et recevrez un talon de confirmation…

« Vous pouvez commander directement sur stas.org en saisissant les informations de votre carte de crédit ou de débit. Votre talon vous sera alors envoyé par voie électronique. Le participant peut choisir de recevoir un e-mail de confirmation de retour contenant un certificat confirmant le (s) numéro (s) de ses billets et le dessin particulier auquel ils sont inscrits. Si le participant choisit de faire livrer son certificat d’une manière autre que le courrier électronique, des frais de service de 1,95 $ seront ajoutés pour la livraison du courrier aux États-Unis ou de 4,95 $ pour la livraison du courrier non américain. Les commandes sur le site Web se terminent le 9 juin 2020 à 23 h 59 HNE. »

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lundi 30 septembre 2019

Le supérieur du district d'Afrique fait appel à des prêtres conciliaires

Le site MPI vient de nous faire découvrir une lettre publique (ci dessous) que M. l'abbé Henry Wuilloud, supérieur de la FSSPX en Afrique, a adressée en décembre dernier aux fidèles de la Réunion et de l’Île Maurice. Le site nous apprend que :
L'abbé Wuilloud autorise d'ouvrir les lieux de culte à un prêtre conciliaire,  - M. l'abbé Galvan, bi-ritualiste et aumônier aux armées - ou d'assister aux messes d'un prêtre de l'ICRSP (Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre), prêtres qui, malgré toute le bonne volonté que l’on doit leur reconnaître, adhèrent aux erreurs du concile Vatican II qui détruisent l’Eglise et qui reconnaissent comme bonne la messe néo protestante de Paul VI.
Bien naturellement cette situation sème la division, certains refusant à juste titre les services d’un prêtre moderniste, d’autres au contraire ayant demandé à la FSSPX de ne plus venir puisque desservis par l’ICRSP. Voilà comment une posture libérale sape les efforts d’un apostolat vraiment catholique. 
Sous prétexte de charité et d’apostolat en direction de ses fidèles, l’ancien supérieur du district de Suisse, fait officiellement donner les sacrements de façon habituelle par des prêtres qui adhèrent aux erreurs qui détruisent l’Eglise.
M. Christian Lassale relève à juste que titre que : 
M. l'abbé Wuilloud est dans la ligne libérale de l’ancien supérieur général de la FSSPX (Mgr Fellay) qui dans la logique d’un ralliement tant recherché, de fait, a imposé la présence de Mgr Huonder aux nouvelles autorités de Menzingen ; cet évêque, bien qu’imbibé des erreurs conciliaires, prêche, dit la messe et confesse dans les lieux de culte alémanique de la FSSPX.

Ce scandale supplémentaire – et qui continue à l’heure où nous écrivons – n’est pas sans rappeler celui qui s’est passé en Angleterre, où l’évêque conciliaire local, Mgr Egan, a été invité à diriger les enfants dans la prière du chapelet dans la chapelle . Non seulement il n’a pas été donné tord au directeur de l’Ecole, monsieur l’abbé John Brucciani, mais les sœurs oblates qui ont refusé de participer à ce scandale ont été exclues. 
La ligne franchement libérale imprimée par Mgr Fellay a gravement contaminé les esprits et les rangs de la FSSPX, et ce fait supplémentaire montre in concreto la profondeur du mal. Il ne suffira pas de ne pas valider un accord déjà entériné à 90% pour redresser une situation désastreuse, mais de revenir sans ambiguïté sur des décisions et des actes qui blessent profondément la profession de la Foi, qui contaminent les esprits et sèment la division.

Nos lecteurs ne manqueront pas de relever la conception aberrante que M. l'abbé Henry Wuilloud se fait du sacerdoce catholique.  Pour l'actuel supérieur de district d'Afrique, un "bon prêtre" serait celui qui "enseigne la foi et la morale catholique, qui célèbre les sacrements selon la liturgie de 1962 et qui ne soit pas contre nous !

Ce qui revient à affirmer  deux erreurs : 

1)  L'appartenance à l'église conciliaire (ou à ses satellites ralliés comme l'ICRSP) ne serait plus au fond un signe d'opposition avec la Tradition. C'est oublier que l'église conciliaire est une institution qui, de soi, est en opposition avec la Tradition Catholique.  Par ce fait l'abbé Wuilloud affirme que la FSSPX n'est plus en opposition  avec l' église conciliaire puisqu'elle peut se lier officiellement avec des prêtres liés juridiquement à cette néo-église. 

2) La deuxième touche l'essence du sacerdoce : un bon prêtre ne devrait pas être en opposition avec une oeuvre faillible. Cela est manifestement faux car le sacerdoce catholique se réfère d'abord à Notre Seigneur, à l'Eglise Catholique et aux évêques vraiment fidèles plus qu'à une simple institution. 

Prions pour les bons fidèles de la Réunion et de l’Île Maurice. Ces derniers ont su sanctifier leurs dimanches et fêtes pendant des années entières sans la présence de prêtres de la Tradition (visites une fois par an !). Ils ont su tenir jusqu'ici dans la Fidélité, nul doute que les menaces de l'abbé Wuilloud ne sauront les effrayer.

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