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lundi 4 juillet 2016

Fête Dieu à Cuenca (Equateur)

Pour la première fois depuis le Concile, la ville de Cuenca a vu se dérouler une procession traditionnelle de la Fête Dieu, grâce à la présence du R.P. Rafael OSB.

Ces photos ont été prises par diverses personnes assistant à la cérémonie.














samedi 19 décembre 2015

Monastère San José: Lettre aux Amis et bienfaiteurs (octobre novembre 2015)

Télécharger la lettre en cliquant sur ce lien

(Lire l'intégralité de la lettre ci dessous dans le document PDF)

Editorial:

Chers amis et bienfaiteurs,
Nous vous remercions une fois de plus pour votre aide, vos prières et votre générosité pour le Monastère Saint Joseph. En octobre, en l’honneur de Notre Dame du Très Saint Rosaire et en remerciement pour marquer l’anniversaire des deux ans de notre fondation, nous avons fait notre pèlerinage annuel au sanctuaire national de Notre Dame de Chiquinquirá, en marchant 38 kilomètres. Le nombre de pèlerins cette année a augmenté et nous étions 33 ! Nous avons aussi eu la joie de voir notre frère Mauro José (Nelson de Lima) recevoir l’habit bénédictin la veille de la Toussaint. Nous avons aussi reçu trois postulants de plus. Notre communauté a grandi et nous sommes maintenant 8 membres venus de 5 pays différents !
Pendant tout le mois de novembre, nous prierons pour vos fidèles défunts sur base des courriers que vous nous avez envoyés.
Nous avons commencé à construire le deuxième étage de notre monastère ce qui va nous permettre d’agrandir l’espace disponible pour être en mesure d’accueillir plus de vocations qui toquent déjà à nos portes. Ce projet comprend 15 cellules supplémentaires avec cabinet de toilette, une bibliothèque et une salle de cours. Nous continuons à compter sur votre soutien !
Pour être en mesure de comprendre la catastrophe en matière de foi et de morale que l’Eglise Conciliaire a amené, en particulier à cause de leur « œcuménisme « , et aussi pour comprendre le naufrage progressif mais réel du dernier bastion organisé qui défendait la foi, la FSSPX, naufrage causé par leur esprit de compromis, de silence et d’omission coupable en matière de foi, il est nécessaire d’évoquer une lettre excellente de l’évêque éclairé de Campos, Mgr De Castro Mayer. Monseigneur Lefebvre le tenait en haute estime et considération. Pour s’en rendre compte, il suffit de lire ce que Mgr Lefefebvre écrivait à l’évêque de Campos, le 17 octobre 1987, au sujet de manœuvres romaines dont l’objectif était d’empêcher les consécrations de 1988 : « quelque chose de vraiment mystérieux se cache derrière ce changement d’attitude de Rome à notre égard : il n’y a maintenant plus rien à signer ! Autorisation des livres liturgiques de 1962 ; reconnaissance de notre oeuvre telle qu’elle est (« avec son charisme » comme ils disent) ; acceptation d’une visite amicale dans un but d’information. Pourquoi ce brusque changement ? Est-ce à cause de notre intention de sacrer des évêques ? Peut-être. On verra bien. Mais nous allons rester vigilants : nous ne leur faisons pas confiance. C’est dommage que vous soyez si éloigné ; sinon j’aurais été vous rendre visite là-bas pour écouter vos conseils et vos avis : ils vont beaucoup me manquer. Je veux vous tenir au courant de ces évènements, parce que nous avons toujours marché main dans la main. Et en ce moment nous n’allons pas marcher sur des chemins différents »
Monseigneur de Castro Mayer (lettre pastorale, 6 janvier 1953) : « de sa nature même, la foi ne se contente pas de ce que certains appellent « les grandes lignes »; mais au contraire, la foi exige l’intégrité et la plénitude. Pour que cela soit plus clair pour vous, je vais vous donner un exemple avec la vertu de chasteté.  En ce qui concerne la chasteté, toute concession à ce sujet devient une tâche sombre, et toute imprudence met la vertu en danger. On a comparé une âme pure à une personne qui se tient debout sur une sphère ; tant qu’elle est debout en équilibre sur la sphère, elle n’a rien à craindre, mais tout mouvement imprudent va causer sa chute dans les profondeurs de l’abîme. Et pour cette raison, les moralistes et les auteurs spirituels affirment unanimement que la condition essentielle pour garder la vertu angélique consiste en une prudence attentive et intransigeante. C’est exactement ce qui se passe en matière de foi. Quand un catholique se trouve dans une situation d’équilibre parfait, sa persévérance sera facile et sûre. Néanmoins, cet équilibre ne consiste pas à simplement accepter « les grandes lignes » de la foi ; mais cela consiste plutôt dans la profession de toute la doctrine de l’Eglise, profession fait non seulement des lèvres mais aussi avec toute son âme, qui englobe l’acceptation fidèle, non seulement de ce que le Magistère de l’Eglise enseigne, mais aussi de toutes les conséquences logiques de cet enseignement ».
Père Prieur et la Communauté Bénédictine du Monastère de Saint Joseph



Photos de ce bulletin:









lundi 29 juin 2015

L'humilité dans le combat que nous menons - - - Lettre aux amis et bienfaiteurs du monastère San José (Colombie) - été 2015 -

Traduit pour Reconquista (merci de mentionner la source et le lien de l'article si vous le republiez)



Vérité et erreur numéro 32 (Lettre pastorale de Mgr De Castro Mayer), juin 1953:

Vraie affirmation : « L’union dans la charité est le fruit naturel de l'union dans la Vérité, ce qui importe avant tout est de garder l'intégrité de notre foi, sans laquelle on ne peut pas plaire à Dieu (St Paul aux hébreux XI,6)» (1)
Fausse affirmation : « Il est plus facile d’unir les âmes dans la charité que de les unir dans la vérité ».

Chers amis et bienfaiteurs,

Par la grâce et la volonté de Dieu et grâce à votre aide, le Monastère Saint Joseph continue à se développer et à persévérer dans le combat contre le moderniste Goliath au moyen de l’intégrité de la foi qui semble si faible et quasiment éteinte.

Notre Saint Père, Saint Benoît, a établi les bases sur lesquelles ce triomphe de la vérité, ce triomphe de notre foi, aura lieu, en nous disant dans sa sainte Règle :
Si « nous voulons atteindre rapidement à cette exaltation céleste, que nous atteignons au moyen de l’humilité dans notre vie présente ; comme « cette échelle qui est apparue en songe à Jacob », cette descente et cette ascension n’est rien d’autre que ceci : que par l’exaltation de soi, on descend et que par l’humilité, on monte » (Chapitre 7, 5-7).

L’humilité est le moyen de se mouvoir dans la réalité, dans cette vérité qui nous dit que Dieu est tout et que nous ne sommes rien et que néanmoins « nous pouvons tout en Celui qui nous fortifie ». (2)

Ceci est l’Humilité, de se mouvoir en Dieu, de travailler pour Dieu, et de ne pas travailler pour soi.

L’humilité est de sacrer Jésus Christ sur le trône comme roi et de nous faire Ses serviteurs.

L’humilité est de s’efforcer de faire plaisir à Dieu en toutes choses au lieu de se faire plaisir à soi ou de faire plaisir à des hommes, pour le bénéfice des hommes.

L’humilité est donc « de garder l’intégrité de notre foi, sans laquelle personne ne peut plaire à Dieu ». (3)

En même temps, l’humilité fait que nous montons, donc c’est aussi le cas quand nous gardons le combat pour l’intégrité de la foi, le combat pour la vérité. La défense de la foi est en principe, et aussi par besoin, le chemin voulu par Dieu pour atteindre le Ciel. Et personne n’a le droit, sous aucun prétexte, de modifier le chemin ascendant ; parce que « ne pas progresser sur le chemin du Ciel, c’est régresser ». Et c’est la raison pour laquelle la voie de l’orgueil, de l’exaltation de soi, n’est pas le chemin de la réalité, mais au contraire celui de l’illusion, pas celui de la vérité, mais de l’erreur. Cette voie consiste à ne pas servir Dieu, mais au contraire de servir notre orgueil, de servir les créatures. C’est la voie de la damnation, une voie qui descend, qui ne cherche pas à servir Dieu mais à servir l’homme.

Dans notre situation de guerre spirituelle, ne pas progresser, c’est reculer. Ne pas servir le Christ-Roi, à tout prix et à travers toute humiliation, signifie servir une idole avec notre orgueil. Comme nous l’enseigne Saint Pie X : « Ne pas combattre l’erreur (qui s’oppose à notre progrès) c’est approuver l’erreur ».

C’est la raison pour laquelle nous devons chercher les ennemis du Christ et traiter avec eux dans le seul but de les convertir, de sorte qu’ils puissent monter, qu’ils puissent servir le Christ-Roi. Il ne nous est jamais permis de trahir la foi en descendant ensemble avec nos ennemis pour les « aider ». Cela ne nous est jamais permis, la fin ne justifie pas les moyens, « Dieu donne Sa grâce seulement aux humbles et Il résiste aux orgueilleux ».

Alors, c’est une question de principe d’approcher les ennemis du Christ avec la seule intention de les amener à la vérité, de les placer sur l’échelle ascendante, de sorte qu’ils puissent en effet recevoir la grâce de Dieu et leur permettre d’arriver au Royaume du Christ, ici-bas qui est l’Eglise Catholique, en dehors de laquelle, il n’y a pas de salut.

François affirme : « Il n’y a pas de Dieu catholique », en affirmant cela, il montre qu’il ne vit pas et qu’il n’enseigne pas la vérité, la foi. Il est donc « en train de descendre » et avec lui, tous ceux qui le suivent aveuglément. 

Msg Fellay affirme, à propos de ses tractations avec Rome : « Quand deux armées sont en train de discuter de paix, il y a une trêve, et il n’est pas permis d’attaquer l’autre pendant cette période ». Tout d’abord, comment se fait-il que des tractations de paix ont lieu, quand Rome moderniste rejette la paix du Christ, l’Esprit de Vérité, le Saint Esprit ? Cette attitude est aussi libérale que celle de François, parce qu’il ne se laisse pas guider par le principe de Vérité, le principe de foi, et par conséquent pas non plus par les principes de charité.

Cela explique, comme l’affirme Msg De Castro Mayer, que, en principe, la seule union possible est l’union dans la Vérité, dans la réalité, dans la foi, à laquelle nous participons et montons au moyen de l’humilité, car Dieu donne Sa grâce à l’humble. L’union dans la charité peut seulement exister comme conséquence et comme fruit de cette union dans la Vérité, qui est le Christ. Il est donc illusoire et c’est un mensonge de vouloir tout autre type d’union en dehors de la Vérité.

Qui ne vit pas « avec et pour » la Vérité et l’humilité du Christ et de Sa Très Sainte Mère, celui-là n’aura pas part à l’amour de Dieu qui est le fruit de la Vérité.

Cela explique que le dialogue, l’œcuménisme, la liberté, en tant qu’ils sont en dehors de la Vérité, en dehors de la foi, ils ne peuvent être que des armes de l’illusion et au service des apparences dont se servent fréquemment les libéraux, incitant les gens à s’éloigner encore plus de Dieu, les rendant esclaves soit du péché soit du mensonge.

Seule l’humilité, seule la Vérité, peut faire en sorte que le Christ règne sur nous.

Seule l’humilité et l’union dans la foi peut engendrer la vraie charité. Ce sont les seuls moyens pour arriver à la vie éternelle.

Et toute autre union voulue en dehors de la Vérité devient une union illicite, adultère, prohibée par Dieu.

Que Dieu éclaire nos esprits par le Saint Esprit durant cette Octave de la Pentecôte de sorte que nous soyons conduits par l’Esprit de Vérité et non pas par l’esprit diabolique du mensonge qui règne partout.

Nous demandons à tous nos amis et bienfaiteurs de continuer à nous aider, en particulier par leurs prières, afin que nous puissions continuer le combat si essentiel à la sauvegarde de l’intégrité de notre foi.

Nous vous assurons de nos prières quotidiennes pour chacun d’entre vous. Nous vous bénissons.

Père Rafael, OSB

(1) Msg Castro Mayer - juin 1953
(2) Saint Paul - Philippe IV, 13
(3) Msg Castro Mayer - juin 1953

mardi 14 octobre 2014

Dom Rafael Arizaga: Lettre ouverte aux prêtres et fidèles de la FSSPX: Réflexions de Mgr Antonio de Castro Mayer




L’intransigeance est à la vertu ce que l’instinct de conservation est à la vie. Une vertu sans intransigeance ou qui a l’intransigeance en horreur n’en est pas une, ou en conserve à peine les apparences. Une foi sans intransigeance soit est morte, soit en garde seulement les apparences, parce qu’elle en a perdu l’esprit. Etant donné que la foi est le fondement de la vie surnaturelle, la tolérance en matière de foi est le point de départ de tous les maux, en particulier des hérésies. » (Lettre pastorale, juin 1953, phrase authentique No. 37).


Que ce soit par les paroles ou par les actions dont la fréquence ne cesse d’augmenter, la FSSPX a démontré que déjà elle n’est plus intransigeante en matière de foi à l’égard des ennemis de l’Eglise Catholique qui l’occupent. En abandonnant cette intransigeance de la foi, pour reprendre les termes de Mgr Antonio de Castro Mayer, la FSSPX a perdu l’esprit catholique, l’esprit de son fondateur, Mgr Marcel Lefebvre. Sa défense pour la foi, à partir de là, soit est morte soit est pharisaïque, et ne fait plus que donner l’impression de défendre la vraie foi.


Cet esprit pharisaïque, pour reprendre les termes de Dom Antonio, « est le point de départ de tous les maux » ; en d’autres termes, c’est la « boîte de Pandorre » déclenchée par la FSSPX et qui touche la FSSPX.


La FSSPX malheureusement est en train de tomber dans la même attitude que les modernistes en attaquant ceux d’entre nous qui défendons avec énergie l’intransigeance en matière de foi ; tout en faisant preuve de tolérance et de sympathie pour les ennemis de l’Eglise, qui en ce moment occupent le siège de St Pierre, comme des loups déguisés sous une peau de mouton. Leur agissement est celui dont nous a averti Garrigou Lagrange : « les catholiques sont intolérants en matière doctrinale parce qu’ils croient, mais tolérants en matière de charité parce qu’ils aiment. Les ennemis du Christ sont tolérants en doctrine parce qu’ils ne croient pas, et intolérants en charité parce qu’ils n’aiment pas. Ceci est la contradiction dans laquelle tombent toujours les ennemis de l’Eglise. Déjà ils tolèrent toutes les opinions excepté les opinions de ceux qui disent que la foi est intransigeante. Mais si pour eux cela est seulement une opinion parmi d’autres, pourquoi ne la tolèrent-ils pas ? Et si cette opinion est erronée, alors pourquoi ne l’ignorent-ils pas de sorte à rendre leur façon de faire tolérable ?


Mgr de Castro Mayer explique cette phrase en disant que cette faute d’intransigeance dans la foi, qui est le dénominateur commun parmi tous ceux qui sont ennemis de l’Eglise, « doit nous ouvrir les yeux et doit nous faire considérer l’importance souveraine que tient pour la survie de l’Eglise l’intolérance en matière doctrinale. » C’est précisément la raison pour laquelle le Cardinal Pie disait aux catholiques français du XIXème siècle : « les batailles se perdent ou se gagnent au niveau doctrinal, l’erreur des catholiques français du XIXème siècle fut d’attendre de voir les conséquences des faux principes de la révolution française avant de réagir. » Attendre de voir les conséquences de la tolérance doctrinale de la FSSPX avant de réagir, déjà ce serait très tard pour réagir, pour livrer bataille contre les révolutionnaires. Nous ne devons pas attendre qu’il y ait un accord visible entre la Rome conciliaire
et la FSSPX avant de réagir si nous avons le désir de défendre le Règne du Christ Roi à travers la Foi, l’Espérance et la Charité (dans les circonstances actuelles, un tel accord serait un accord pratique nécessairement tolérant dans les principes puisque ceux qui occupent Rome ne se sont pas convertis).


Les services que nous, les membres de la Résistance, avons rendus à la FSSPX de les avertir au sujet de l’erreur gravissime dans laquelle ils sont tombés, a été un acte de charité immense et sur le thème le plus important qui existe dans notre existence : la défense de la foi, de la vie de l’Eglise, de la raison d’être de la FSSPX. Ce que nous avons essayé de faire c’est de sauver la FSSPX des griffes des ennemis du Christ, des ruses du démon, des apparences de bien ; et ceci au mépris de notre bien-être et réputation. Ceci est une des œuvres de miséricorde à l’égard du prochain qui consiste à corriger ceux qui sont dans l’erreur. Mais avec une grande désillusion, nous les membres de la Résistance avons vu qu’au lieu de nous voir remerciés pour une si énorme œuvre de charité à leur égard, nous n’avons reçu en retour que des coups, expulsions, anathèmes et persécutions. Est-ce que cette attitude ne nous confirme pas de façon limpide que la FSSPX est désorientée de façon diabolique et qu’elle a perdu sa raison d’être ? 



On nous accuse d’avoir eu une réaction disproportionnée, mais à cela nous répondrons avec le Cardinal De Lai, Secrétaire du Conseil de la Sacrée Congrégation durant le Pontificat de Saint Pie X : « Il est toujours préférable d’exagérer un peu quand il faut avertir d’un danger plutôt que de se taire et de laisser la chose se développer. »


Pour toutes ces raisons, nous lançons à nouveau un appel à nos confrères de la FSSPX pour qu’ils retrouvent le vrai chemin de la défense de la foi qui est celle de l’intransigeance en matière doctrinale aussi bien en théorie que dans les principes, avant qu’il ne soit trop tard.


Nous vous quittons sur les paroles que votre propre saint patron, Saint Pie X, adressait au journal catholique ‘L’Unita’ qui avait été créé pour sauvegarder la foi et qui peut aussi s’appliquer à la FSSPX : « tout est bien quand il s’agit de respecter les personnes, mais je ne voudrais pas que sous prétexte d’aimer la paix, on en arrive à des compromis, et que pour éviter les haines, il y ait des manquements dans la vraie mission de ‘L’Unita’ (comprendre la FSSPX) qui consiste à veiller sur les principes et de servir de sentinelle d’avant-garde qui sonne l’alerte, peu importe finalement si cela se fait à la façon des oies du capitole, et qui réveillent ceux qui sont à moitié endormis. Sinon, le journal ‘L’Unita’ (comprendre FSSPX) n’aurait aucune raison d’être ». (Discussions page 107, Pensée Catholique, No. 23, page 84).


samedi 27 septembre 2014

Dom Rafael OSB: Lettre aux fidèles (août 2014)


Lettre aux fidèles, août 2014 : Monastère bénédictin San José (Saint Joseph)


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PAX


Août 2014
Monastère San José (Saint Joseph)
Santa Sofía, Boyacá, Colombia
Colombia


Chers amis et bienfaiteurs,
Nous vous saluons en suppliant notre Très Sainte Mère la Bienheureuse Vierge Marie de vous protéger et de vous combler sans cesse de ses bénédictions.

La crise sans précédent que nous vivons dans l’Eglise et dans le monde actuel nous oblige aujourd’hui plus que jamais à « veiller et prier » pour ne pas être entraînés par le courant infernal qui veut la destruction de tout ce qui est bon et sacré. Les crises sont permises pour châtier les mauvais et les gens sacrilèges, et pour éprouver la vertu et la fidélité des bons. Mais l’épreuve est d’une sévérité d’une telle ampleur que cela nous oblige à prendre toutes les armes que Dieu met à notre disposition et à nous tenir spirituellement prêts au combat.


Mais ce n’est pas tout, la vertu de prudence exige de nous une très bonne connaissance de l’ennemi pour pouvoir lutter efficacement. L’ennemi tient sous son pouvoir et sous sa domination tout le domaine économique, politique et religieux des sociétés modernes. Pour ce qui est de la doctrine et de la morale, l’ennemi est celui qui communique son enseignement en se servant de tous les moyens de communication. Ce sont eux qui décident de nos jours ce en quoi il faut croire et comment il faut agir. Les lignes ennemies sont très avancées, la destruction et les ténèbres n’ont jamais été aussi terribles ni si effrayantes. Devant le panorama si sombre que je viens de vous brosser, nous devons rassembler notre courage pour continuer de vivre dans cette réalité des choses même si cela est la dure réalité, et nous devons nous mobiliser et nous convaincre de la nécessité de « veiller et prier » constamment sans repos. Veiller et conserver les trésors de grâce et de vérité que nous avons reçue, veiller et les défendre, veiller et combattre nos ennemis qui sont ceux de Jésus-Christ. Prier pour que nous restions unis à notre Général et Chef, Jésus-Christ Notre Seigneur ; prier et ouvrir les yeux à notre prochain dans le but de les libérer de la ruse et de la destruction pour les enrôler dans l’armée de Notre Seigneur. Nous devons nous appliquer à vivre dans cette réalité si nous désirons prendre part au triomphe qui est celui de Jésus-Christ et si nous désirons ne pas être trompés. Nous sommes en état de guerre et celui qui souhaite ignorer cet état de fait, nécessairement succombera.



Cette guerre nous oblige à une prudence aiguisée pour ne pas utiliser les armes de l’ennemi, ni sa doctrine ni sa morale ; en nous maintenant éloignés de ses méthodes d’enseignement : les moyens de communications des masses, son esprit libéral et moderniste qui pénètre partout. Nous ne devons jamais traiter aucune mesure de prudence comme étant suffisante. La prière doit être ininterrompue. Ne nous endormons pas, ne nous laissons pas tromper par les illusions de l’ennemi, que l’amour de la vérité, que l’amour à Jésus, Marie, et Joseph nous gardent fermes dans ce combat qui peut être se termine dans le martyr, nous ne le savons pas et Dieu seul le sait, mais l’essentiel est que si nous nous gardons cette attitude de « veiller et prier », dans cette attitude de combat, nous serons prêts avec la grâce de Dieu à donner nos vies pour Lui si nécessaire.


Grâce à votre générosité, les œuvres du monastère ont progressés spirituellement et matériellement. S’il vous plaît, continuez à nous venir en aide pour que nous puissions continuer à combattre le bon combat pour Jésus-Christ et pour vos âmes.

Avec la bénédiction et l’assurance de nos prières quotidiennes pour chacun d’entre vous.

Père Rafael, OSB et la communauté.

Prieur du Monastère San José (Saint Joseph)

jeudi 24 octobre 2013

Déclaration du Père Rafael Arizaga OSB et Fondation prochaine d'un monastère (mars 2013)






Je me déclare le serviteur de Jésus-Christ, de la Vierge Marie de Guadalupe et de notre Père Saint Joseph. Je désire uniquement vivre et mourir pour leur amour. C’est en ces dispositions que j’écris cette déclaration publique. Je ne crois pas que mes raisons d’agir soient la rébellion, les intérêts personnels ou autres, mais uniquement l'amour de la doctrine et de la charité. 

Le moteur de mon action, ce sont ces paroles du Père Garrigou-Lagrange : 


"L'Église est intolérante dans les principes parce qu'elle croit ; elle est tolérante en pratique parce qu'elle aime. Les ennemis de l'Église sont tolérants dans les principes parce qu'ils ne croient pas et sont intolérants en pratique parce qu'ils n'aiment pas " 

Les principes catholiques que nous avons reçus de Mgr Lefebvre sont le moteur, le coeur, la raison d'être de la FSSPX, et le plus grand trésor que nous avons hérité de lui. A travers ces principes nous avons reçu dans toute sa force et son intégrité la religion catholique. 

L'amour pour cette doctrine m'a amené à avoir confiance de manière toute particulière en l'enseignement de Mgr Williamson . Ses conseils m'ont savamment guidé afin que je continue dans mon cher monastère de Silver City à mener une vie monastique de fidélité, [car je suis] conscient que cette vie est la meilleure manière de servir l'Église dans la sublime vocation bénédictine. L'intolérance nécessaire des principes m'a conduit à m’appuyer sur Mgr Williamson, alors que la tolérance de la charité m'amenait à continuer dans mon cher monastère. 

Malheureusement mes supérieurs ont décidé que cette manière d'agir n'était pas possible. Les portes de mon monastère m’ont été fermées le dimanche 24 février, à ma grande surprise. Mon crime ? Suivre Mgr Williamson. Je ne veux pas attaquer mon monastère et mon Père spirituel, le Révérend Père Cyprien. Ils ne sont pas modernistes, ils ont l'intention de tout donner à Dieu et d’être des saints, leur générosité est incontestable. Le problème résidait plutôt en l'incompréhension de ce qui signifie la grandeur de la doctrine. La priorité de la doctrine sur tout le reste. Doctrine qui est solidement ancrée en Mgr Williamson, surtout, mais pas exclusivement. Cela a été démontré par le fait que ses enseignements et ses Commentaires Eleison n’ont jamais été réfutés. Cet amour de l'enseignement a fait que la condamnation de Mgr Williamson retombait aussi sur moi. Etre son ami et son fils, était mon péché. Ma recherche de la sagesse au moyen de sa direction spirituelle, sans aucun désir d'abandonner mon monastère, mais seulement pour être confirmé dans la foi, pour pouvoir continuer ma défense de la foi comme tout soldat du Christ doit le faire, afin de mieux pouvoir aider de cette façon mon Monastère, a été la cause de mon expulsion. 
La charité me demande de ne pas condamner la FSSPX ou mon monastère de Silver City, Dieu seul peut juger, je pardonne à tous pour l'injustice commise envers moi. En même temps, je prie tous ceux que j'ai offensés de me pardonner en particulier le Révérend Père Cyprien, que je ne cesserai jamais d'aimer et pour lequel je prierai toujours d'une manière spéciale, en espérant et en priant pour que la divine Providence nous réunisse de nouveau. Je ne me déclare ennemi de personne. 

Je me déclare seulement intolérant du péché, et ennemi de la doctrine libérale, péché contre le premier commandement, puisque le libéralisme est un blasphème en action qui a infiltré, sans aucun doute, diverses parties de la FSSPX. 

Par charité pour ma pauvre âme j’implore la miséricorde infinie de Dieu, et vous tous, mes frères dans la foi, je vous demande, par charité fraternelle, de prier beaucoup pour votre serviteur. 

Avec l'aide de Dieu, nous allons bientôt ouvrir un monastère et maintenant je vous demande votre aide. Nous y recevrons tous les catholiques qui sont intolérants pour la doctrine et tolérants dans la charité.

Toujours vôtre en notre Saint Père Saint Joseph.


Père Raphaël Arízaga OSB 


samedi 28 septembre 2013

Excellente nouvelle: fondation du monastère bénédictin de la Résistance de San Jose en Colombie


Nous publions avec joie cette excellente nouvelle. Le père Rafael Arizaga OSB ouvre un monastère bénédictin en Colombie avec 5 moines.

Une nouvelle fondation importante de la Résistance en Colombie

source de l'interview : Non possumus




Cette interview pas ordinaire est une excellente nouvelle pour la Résistance ! Allez sur le site du nouveau monastère en Colombie pour voir le diaporama du monastère sur le lien ci dessous : 
http://benedictinos.jimdo.com/

Faire un don au monastère


Père, pouvez-vous nous donner des nouvelles du projet du nouveau monastère de Saint Joseph ?

Bien sûr. D'abord, je tiens à remercier tous les lecteurs et amis fidèles deNon possumus pour leur aide spirituelle et matérielle. Je veux parler du projet qui a bien évolué, avec l'aide de Dieu et de vous tous. La Providence nous a installés en Colombie. Il y a eu des signes importants qui nous ont appelés là-bas, maintenant nos projets sont donc dans ce pays. Ces derniers mois, ils se sont concrétisés et toute la Résistance nous appuie. Le projet est très avancé et un Monastère est déjà construit, (cela fait environ 6 ans que la construction est commencée), grâce à la foi de quelques familles qui ont voulu construire quelque chose qui servirait à la conservation de la foi. Sans savoir exactement à quel usage il serait destiné, ces familles ont commencé à construire un monastère et un couvent bénédictin, de par la façon dont il a été construit. Il est dans les montagnes, dans un endroit où il y a eu pendant quatre siècles des monastères. Ces personnes ont confié à Dieu leur travail afin qu'un jour, il y ait une maison religieuse et elles ont consacré le projet de maison religieuse à Saint Joseph . Alors, quand elles m'ont vu arriver avec le projet d'un monastère, elles m'ont offert cette construction, et après avoir analysé cela avec les supérieurs, nous avons vu que c'était le lieu le plus approprié pour commencer le projet du monastère Saint Joseph.

- Quand ouvrirez-vous le monastère et où est-il situé ?
Nous projetons d'ouvrir le 7 Octobre, avec cinq moines et avec l'aide du monastère de la Sainte-Croix du Brésil et de nombreux bienfaiteurs. Les nouvelles vocations commenceront à arriver l'année prochaine.

Saint Joseph a été chargé du projet depuis le début et nous sommes très heureux qu'il ait progressé si rapidement.

Le monastère est situé dans la région la plus bénie de la Colombie, à quelques kilomètres de la ville de Chiquinquira qui est le sanctuaire national de Notre-Dame du Rosaire, vocable sous lequel on invoque le plus la Sainte Vierge en Colombie. Il est également à moins de 500 m d'un ancien monastère dominicain, qui a été construit dans cette région parce que l'Apôtre Barthélemy, lors d'une apparition, a demandé de construire une maison de prière, une maison religieuse dans cette région, en disant que c'était la volonté de Dieu. Et comme le monastère est aujourd'hui un musée, nous avons compris que c'était à nous d'accomplir à nouveau le désir de Jésus-Christ transmis par Son apôtre saint Barthélemy.
- Quel rôle a joué le monastère de la Sainte Croix [du Brésil] dans cette nouvelle fondation ?

Le monastère Santa Cruz a vu que la meilleure façon de soutenir et d'aider son monastère était de fonder une autre maison bénédictine qui pourra recevoir des vocations de langue espagnole. En même temps, ils pourront partager le travail et le ministère du monastère de Sainte-Croix au Brésil. Dom Thomas nous a donné toute son aide, son soutien, et avec l'aide de ses moines, nous allons commencer ce nouveau monastère.

- Des moines de Santa Cruz vont-ils aller en Colombie ?

Oui, quelques moines vont rester avec nous. Je ne sais pas encore combien, mais pour l'instant il y en a un qui arrive en octobre.

- Comment se passera la cérémonie d'ouverture du nouveau monastère le 7 Octobre ?

Nous allons faire une messe solennelle avec tous les moines et un prêtre de passage qui sera également présent, ainsi que tous les fidèles. Notre-Dame du Rosaire protégera les débuts du monastère .

- Mgr Williamson est-il au courant du projet ?

Mgr Williamson a donné sa bénédiction, lorsqu'il a vu ce travail providentiel, ce désir de mettre un bastion de la foi afin de préserver l'héritage de Mgr Lefebvre et tous les signes de Dieu pour s'y installer. Il nous a demandé de nous lancer dans cette aventure monastique en Colombie. Il nous a donné sa bénédiction et il est prêt à nous aider pour tout ce dont nous aurons besoin. Il nous a seulement demandé une chose: que nous gardions fidèlement la prière de l'office divin en commun tous les jours, parce que la clé de voûte d'un monastère est la fidélité à la sainte Règle, à l'Office divin et à la liturgie traditionnelle.

- Avec combien de moines et de prêtres commencez-vous le monastère ?

Nous commençons le 7 Octobre à 5. Un autre prêtre va nous aider, un prêtre ami de la Tradition qui a toujours travaillé dans les milieux traditionnels.

- Combien de fidèles vous ont visités et vous aident dans votre oeuvre ?

Au cours des trois derniers mois, entre 120 et 150 fidèles différents sont venus.

- Assistez-vous les fidèles de la Résistance dans leur besoin de sacrements ?

Oui, à la demande de Mgr Williamson, nous voyagerons pour répondre à la demande des fidèles, même ceux de l'Equateur, à Quito et Cuenca. Les fréquences des visites ne sont pas encore fixées, mais  nous irons de temps en temps.

- « Mon père, quels sont aujourd'hui les besoins du monastère ? Est-il tout à fait terminé ?"

Le monastère est habitable, nous pouvons y vivre, mais c'est encore très rudimentaire. Il nous manque encore des choses importantes, par exemple, nous n'avons pas d'électricité (nous mettons des panneaux solaires), pas d'eau potable. Nous  utilisons de l'eau que nous allons chercher à un lac, nous avons besoin d'un puits. Nous avons des meubles, il nous manque certaines fenêtres et nous avons besoin de construire un deuxième étage pour loger 10 autres moines. En outre, bien sûr, il faut trouver la nourriture des moines. Par conséquent, nous avons besoin de l'aide de tous les fidèles de la Résistance.

- Vous avez consacré à Saint Joseph tout ce projet  depuis que vous avez quitté les Etats-Unis, n'est-ce pas ?

Saint Joseph est le protagoniste principal de ce projet. Saint Joseph a initié le projet, qu'il poursuit et il terminera le travail. Nous avons dit aux moines qui veulent entrer dans le monastère que Saint-Joseph en est le Père abbé, qu'ils doivent tous lui être consacrés car Saint Joseph est le modèle achevé de la vie monastique, celui qui a aimé le plus Jésus-Christ et la Sainte Vierge. Il nous aidera à vivre la perfection de la vie bénédictine. Saint Joseph est l'abbé, le père de la maison et le monastère sera comme Nazareth. Le but de tous les moines est de devenir d'autres Saint Joseph vivant de l'amour de la Sainte Vierge et se sacrifiant pour Jésus-Christ par les vœux de la perfection et de la fidélité à la Règle. Les moines travaillent et prient comme Saint Joseph et à ses côtés, à travers lui et pour lui, afin d'être agréables à Notre Seigneur Jésus-Christ et à la Sainte Vierge.

-  Le monastère a-t-il un site internet ?

Oui, et nous demandons à tous les fidèles de le visiter.

Merci beaucoup, mon Père, pour cette interview.

Le site du monastère de Saint Joseph est :
http://benedictinos.jimdo.com/ . [Nous l'avons mis en colonne de droite du blog Avec l'Immaculée.]

Pour les fidèles qui veulent coopérer matériellement à cette oeuvre, nous donnons le lien suivant :
http://benedictinos.jimdo.com/donativos/