vendredi 31 janvier 2020

M. Roger Holeindre ... un homme de la vraie France

Le grand Français Roger Holeindre nous a quittés ce jeudi 30 janvier 2020. 

Ancien combattant, journaliste, écrivain et homme politique (cofondateur du Front national), Roger Holeindre était tout sauf un manieur de langue de bois ou un stratège à la petite semaine. Franc, droit et courageux, il fut un authentique et parfait représentant de l'ancienne France chevaleresque.

Roger Holeindre n’était pas de ceux qui mènent des faux combats pour éviter la confrontation réelle. 

Roger Holeindre n’était pas un lâche ou un calculateur, il voulait réellement sauver son pays, la France, et n’hésitait pas à prendre le taureau par les cornes et dire les choses.

Ecoutons une dernière fois avec bonheur ce petit discours prononcé en 1998 ... discours que nous n'entendons plus désormais dans les milieux politiques français (1) et encore moins dans les milieux ecclésiastiques.(2)

Prions pour le repos de l'âme de ce soldat de la vraie France.


Sa biographie :


(1) Nous parlons de la classe politique actuelle qui dirige notre patrie ou qui siège au parlement; nous n'excluons pas certains mouvements patriotes qui, actuellement exclus du pouvoir, tentent de maintenir la Chrétienté ou de reconquérir le terrain perdu comme l'institut Civitas, les Chevaliers de Notre-Dame...

(2) L'Eglise ne périra pas dans sa constitution hiérarchique : le Bon Dieu maintiendra donc suffisamment de hiérarchie authentiquement catholique pour la sanctification des élus. Cette hiérarchie est d'abord constituée par des évêques, c'est pourquoi il restera (théoriquement) toujours au moins un évêque catholique dans le monde .

mardi 28 janvier 2020

Rencontre avec Mgr Richard Williamson... toujours actuelle !

Le 8 mars prochain, Mgr Williamson fêtera ses 80 ans ! Les fidèles de la Tradition doivent beaucoup à cet évêque en raison de sa fidélité et de sa défense courageuse mais, hélas, solitaire, de la Foi Catholique à la suite de Mgr Lefebvre. 

Nous vous proposons ce soir de regarder cet entretien publié sur ERTV il y a déjà 5 ans mais vous pourrez constater son actualité tant du côté de Rome qui sombre plus profondément dans la fange moderniste que du côté de la FSSPX qui ne semble pas vouloir revenir de ses errements de 2012 en recherchant une sorte de compromis douteux avec les modernistes. 

En résumé, Mgr Williamson, c'est la Tradition qui n'a pas bougé d'un millimètre...


Les mystères du Christ sont nos mystères


Sermon de l'abbé Pivert - 25 janvier 2020 - Site de M l'abbé Pivert

Les mystères de la vie de Notre Seigneur sont nos mystères car :

1) Nous étions présents dans la pensée de Jésus-Christ et que Jésus-Christ les a vécus pour nous et qu'Il nous connaissait déjà en cet instant et qu'en nous connaissant Il nous appela.
2) Ils ont servi à mériter pour nous et qu'Il veut nous communiquer ses mérites pour peu que nous nous associons à Lui dans ses mystères. 
3) Car Il est notre modèle.

dimanche 26 janvier 2020

«…Induire en Tentation… » ?

Kyrie eleison DCLIV ( 25 janvier 2020 )

Seigneur, éprouvez-moi, punissez-moi, pécheur,
Si, par miséricorde, vous purifiez mon cœur


Une question classique concernant le Notre Père nous est posée par un de nos lecteurs, là où la version latine dit, « Ne nos inducas in tentationem » et de même la version adoptée après le Concile, « Ne nous soumets pas à la tentation ». Mais la tentation est souvent suivie du péché, qui est un mal. Or, comment Dieu, infiniment bon, pourrait-il nous conduire au mal ? Pourtant, si nous Le prions de ne pas nous conduire au mal, c’est qu’il pourrait le faire. Mais, encore une fois, comment est-ce possible ? Il faut noter que, « Ne nous soumets pas à la tentation » est la traduction littérale du texte original grec : « μη εισενεγκης ημας εις πειρασμον » – et l’Eglise enseigne que le texte original grec a été directement inspiré par Dieu lui-même ? La question qui se pose est donc : comment Dieu Lui-même peut-il nous conduire à la tentation ? Pour éclairer ce point important, quatre vérités doivent être établies :—

1.Premièrement, Dieu peut vouloir un mal physique, comme par exemple une maladie pour punir les êtres humains moralement mauvais. Mais il est absolument impossible que Dieu veuille le mal moral. Pourquoi ? Parce que le mal moral est synonyme de péché. Or Dieu, étant la Bonté même, ne peut pas pécher, parce qu’il est l’Être même. Allons plus loin : si quelque chose existe, il faut nécessairement une Cause Première ; et cette Cause Première ne peut avoir de limite finie, fixée à son Etre par une cause antérieure. Sinon, elle ne serait plus Cause Première. C’est dire que la Cause Première est l’Etre Infini. Or, là où il y a de l’être, il y a du bien, et vice versa. En fait, les deux notions sont interchangeables. Le mal est dans quelque chose, toujours par un manque d’être dû à cette chose. Par exemple la cécité n’est pas un mal dans une pierre, mais c’est un mal pour un animal qui, normalement, est doté de la vue. Par conséquent, l’Etre Infini ne peut qu’être infiniment bon, et la Bonté Infinie est incapable de vouloir ou de causer directement un mal moral. Peu de choses sont aussi certaines que celle-là.

2.Toutefois, Dieu peut permettre un mal moral car il peut tirer du mal un plus grand bien. C’est d’ailleurs ce qu’Il fait toujours. Nous autres êtres humains, nous ne sommes absolument pas toujours capables de voir en quoi consiste ce plus grand bien. Mais au Jugement Général au plus tard, il nous sera donné à tous de voir clairement pourquoi tout le mal moral aura été permis par la Sagesse suprême. Voici une comparaison pour aider notre compréhension : l’envers d’un tapis tissé ne peut que laisser imaginer la beauté du motif se trouvant sur l’endroit du tapis. Or, cette beauté existe bel et bien. Si elle n’existait pas, l’envers ne laisserait même pas deviner la beauté de l’endroit invisible du tapis.

3.Objection : mais Dieu agit encore en permettant le mal moral, telle que, par exemple, la tentation de pécher. Ainsi, dans plusieurs versets de l’Écriture (Exode VII-XIII), il est dit que Dieu « a endurci le cœur de Pharaon pour qu’il pèche contre les Israélites ». Solution : En fait, chaque fois que Dieu permet un mal moral, il le fait sans poser aucun acte positif ; Il s’abstient simplement d’accorder la grâce ou l’aide avec laquelle le pécheur n’aurait pas péché. Mais, en choisissant de permettre au Pharaon de pécher, il est indiscutable qu’Il l’exposait à la tentation et au péché. Réponse, non, parce que l’Écriture dit « Dieu est fidèle, et il ne vous laissera pas être tenté au-delà de vos forces » mais plutôt : « avec la tentation il vous fournira aussi le moyen d’y échapper afin que vous puissiez l’endurer » (I Cor. X, 13).

C’est pourquoi les pécheurs qui sont tentés reçoivent de Dieu toute la grâce dont ils ont besoin pour ne pas pécher, encore faut-il que de leur côté, ils veuillent s’abstenir de pécher. Et s’ils succombent à la tentation, la faute leur incombe entièrement.

4. Mais chaque fois que les pécheurs succombent à la tentation, Dieu a prévu qu’ils le feraient. D’où la question suivante : pourquoi Dieu les y entraîne-t-Il, d’abord en permettant qu’ils soient tentés, et aussi en s’abstenant de leur donner la grâce dont ils ont besoin pour ne pas succomber ? D’un point de vue négatif : il est juste de dire que ce n’est jamais que la faute du pécheur s’il succombe. Et positivement : Saint Ignace donne dans ses Exercices Spirituels (#322) trois raisons positives pour lesquelles Dieu peut permettre la désolation spirituelle d’une âme. Or les mêmes raisons s’appliquent à la tentation spirituelle : Dieu peut faire un bon usage de la tentation morale : pour nous punir ; pour nous éprouver ; ou pour nous enseigner. Il peut nous punir pour le dernier péché que nous avons commis en permettant une nouvelle tentation. Ensuite, Il peut, par la tentation, nous mettre à l’épreuve, pour nous inciter à gagner de grands mérites, dans la mesure où nous résistons et ne succombons pas. C’était l’avis de Padre Pio lorsqu’il disait : « Si seulement les âmes savaient combien grands seraient leurs mérites en résistant à la tentation, d’elles-mêmes elles réclameraient d’y être soumises. » Et enfin : par la tentation, Dieu peut nous instruire en nous montrant à quel point nous dépendons de Son aide, à quel point nous devons rester humbles, et combien nous sommes faibles sans Son aide.

Conclusion. En permettant que nous soyons tentés, Dieu peut tirer tant de bien pour les pécheurs que nous ne sommes même pas obligés de demander à ne pas être tentés. Mais nous devons absolument demander la grâce de ne pas succomber aux tentations. Seigneur, que le feu me réchauffe, mais ne me brûle pas ; que la tentation me fasse mériter, mais ne me fasse pas tomber.

Kyrie eleison.

mercredi 22 janvier 2020

De meilleures nouvelles des Philippines

Monsieur l'abbé Pivert annonce :

Monsieur l’abbé Chazal m’a envoyé le message suivant concernant son séminariste sous-diacre :
“Tout va mieux maintenant. Merci de vos prières, suivies d’effets presque instantanés. La lutte continue.”

samedi 18 janvier 2020

Demande de prières urgentes pour un séminariste aux Philippines



Sur son site, l'abbé Pivert annonce : 

Je vous fais part du message suivant reçu de M. l’abbé Chazal :

“Notre nouveau sous-diacre a attrapé la dengue pendant ses vacances et son niveau de globules rouges est tombé à 45 000, ce qui est assez sévère, presque critique. Je vous prie de bien vouloir prier pour lui. Merci d'avance. In Iesu et Maria, ” 

Oui, il faut prier et faire prier. L’Asie manque cruellement de prêtres fidèles.

Le Professeur Drexel – III

Kyrie eleison DCLIII ( 18 janvier 2020 )

Mon âme, reste en paix, car les actes odieux
Seraient-ils tous enfouis, resurgiront un jour. (Hamlet, I, 2)


Dans ce troisième et dernier extrait tiré de l’admirable ouvrage du professeur Drexel intitulé « La foi est plus grande que l’obéissance », publié dans les années 1970 en Autriche, nous allons montrer dans ces Commentaires en quoi nous sommes fondés de croire que ces messages viennent de Notre Seigneur. Car en soi, leurs propos sont pleinement orthodoxes et, dans la confusion ecclésiale consécutive à Vatican II (1962–1965), nous avons là le verdict catégorique mettant en évidence la dérive de l’Église officielle, dérive ininterrompue depuis. Pour le clergé catholique, le message constitue un avertissement particulièrement clair : si vous persistez dans cette nouvelle direction, venant des hommes, et par laquelle vous abandonnez la vraie religion de Dieu, vous risquez de subir une mort effrayante, vous condamnant à l’enfer. Pour les laïcs catholiques, le livre est un encouragement tout aussi clair : si avec foi et courage, vous restez fidèles à la véritable Église, votre récompense sera grande dans le Ciel. En 2020, pour le clergé comme pour les laïcs, le message reste tout à fait d’actualité.

MAI 1974.

Ne vous laissez pas abattre par le désordre des idées et les hérésies proférées par les prêtres prévaricateurs et apostats. Leur corps et leur jouissance sensuelle leur importent plus que l’amour de Mon Église et des âmes immortelles. Que tous les vrais croyants sachent que les ennemis intérieurs et extérieurs de l’Église périront – pour l’éternité – à moins qu’ils ne se repentent sincèrement pour revenir à la seule et unique doctrine de l’Église.

Je vous le dis : D’autres prêtres se lèveront. Ils sont déjà en formation, cachés dans le silence, réservés pour un avenir proche. Dans un esprit apostolique, suivant la trace des saints, pour défendre cet ordre divin et cette unité de mon Église catholique que je désire, ils s’avanceront, avec un saint respect pour célébrer le mystère et le miracle de la Sainte Eucharistie. (C’est sûrement une prophétie concernant les jeunes prêtres de la Tradition qui commenceraient à sortir d’Écône en petit nombre mais de façon significative, en 1976).

JUILLET 1975.

Mon Église vit au milieu de l’apostasie et de la destruction. Mais elle vit dans des âmes nombreuses, fidèles et loyales. Il y a toujours eu, dans l’histoire de mon Église, des moments de déclin, de désertion et de dévastation, car il y a toujours eu de mauvais prêtres et des bergers négligents. Mais l’esprit de Dieu reste le plus fort ; et sur les ruines, au milieu du cimetière de l’infidélité et de la trahison, il ressuscite Son Église ; plus petite qu’auparavant, sans doute, mais elle fleurit à nouveau. Le travail de mon serviteur Marcel à Écône n’est pas près de disparaître ! (Le « Marcel » ici mentionné est bien sûr Mgr Lefebvre qui, en 1970, a fondé le Séminaire Traditionnel d’Écône).

MARS 1976.

Mon fils Marcel (Mgr Lefebvre) est fidèle et souffre beaucoup pour la foi ; mais il est sur la bonne voie. Il est comme une lumière, comme une colonne de vérité, alors que par ailleurs beaucoup de mes prêtres se montrent infidèles. La Foi est plus grande que l’obéissance. C’est pourquoi je souhaite que se poursuive le travail d’éducation théologique des prêtres dans l’esprit et selon la volonté de mon fils Marcel, afin d’apporter un secours salutaire à la véritable Église. (Quiconque a des oreilles pour entendre, comprendra ici une claire approbation du mouvement de la Tradition Catholique).

DÉCEMBRE 1976.

Ceux qui se préparent au sacerdoce et entrent dans les séminaires sous la direction des évêques diocésains, entrent sans avoir une foi entière et profonde dans la Transsubstantiation ; et beaucoup de candidats au sacerdoce flirtent avec l’idée de se marier un jour. C’est pourquoi, dans beaucoup d’endroits, le temps où les âmes manqueront de prêtres n’est pas très éloigné.


Pourtant, les prêtres qui voient dans le Saint Sacrifice de la Messe le plus vrai, le plus saint des sacrifices, et qui célèbrent avec une sainte révérence le mystère de Mon Corps et de Mon Sang, à l’exemple de mon digne serviteur Marcel, sont persécutés, méprisés et mis hors la loi.

Kyrie eleison.

jeudi 16 janvier 2020

17 janvier : Fête de Notre-Dame de Pontmain


Messe près de Pontmain 

23, rue de la Basse Porte à Lécousse

à 18 h 00 

Pour fêter l'anniversaire des apparitions de Notre-Dame à Pontmain en 1871 aux enfants du village.

Résumé de l'histoire et oraison de la Messe pour les diocèses bretons :

mercredi 15 janvier 2020

Voyage missionnaire en Ouganda : 06 - 21 novembre 2019

Petit retour en Afrique avec l'abbé N'dong Ondo qui nous raconte son travail missionnaire ces derniers mois au Gabon et désormais en Ouganda où il commence à recueillir des probables vocations religieuses et sacerdotales. Que nos lecteurs n'hésitent pas à prier pour lui, lui écrire et l'aider dans son courageux labeur missionnaire de la Tradition Catholique. 

1 Inquiétude

Pour ce quatrième voyage, je suis plutôt inquiet. En effet, c’est mon premier voyage en l’absence de Francis qui est maintenant frère à Libreville. Je me demande comment va se passer ce nouveau séjour en l’absence de celui qui organisait mes séjours précédents en Ouganda. Est-ce que les nouveaux responsables seront à la hauteur ?

2 Kampala

A mon arrivée à Entebbe, je suis accueilli par un groupe de fidèles dont une venue depuis Kabale. Ils me conduisent d’abord chez une dame à Entebbe pour me reposer. Puis, ils me conduisent chez notre premier groupe de Kampala. C’est vers dix heures du soir que je leur dis la messe. Le lendemain, avec notre fidèle de Kabale, nous allons nous renseigner sur les démarches nécessaires pour obtenir un statut légal pour notre apostolat. Les réponses qui nous sont données ne nous éclairent pas beaucoup. Le lendemain samedi, je rends visite à notre second groupe de Kampala puis je repars passer la nuit avec notre premier groupe de fidèles.

Le dimanche, je chante la messe d’abord pour ce groupe puis dans l’après-midi, je fais de même pour notre second groupe. De ce lieu, je me suis rendu dans une localité près de Kampala pour y rencontrer un éventuel bienfaiteur. Il s’agit d’un monsieur très intéressé par la Tradition et il est disposé à nous donner un terrain pour construire une chapelle et un presbytère pour notre communauté. Nous devons auparavant obtenir un statut légal pour notre communauté et ensuite procéder au transfert de propriété avant de trouver des fonds pour la construction. Nous recommandons ce projet à Notre Dame du Perpétuel Secours.

Après environ une semaine à Kampala, je suis conduit chez nos fidèles de Masaka.

3 Masaka

Au départ, nous avions prévu un court séjour de trois jours à Masaka mais finalement nous y resterons près d’une semaine avant de nous rendre à Kabale. A la fin de notre séjour à Masaka, nous sommes restés un jour dans les environs de Masaka, à Kikenene chez une de nos fidèles. De là, nous avons attendu des heures avant de pouvoir prendre un bus pour Kabale. En effet, il n’est pas facile de trouver un bus disponible pour Kabale depuis Masaka. En général, les bus arrivent pleins à Masaka au départ de Kampala ou bien ils ne vont pas jusqu’à Kabale.

4 Kabale

Initialement, il était prévu un séjour d’une semaine à Kabale mais après beaucoup d’hésitations, le séjour a été finalement réduit à un seul jour. En effet, la situation à Kabale s’est malheureusement beaucoup dégradée et nous ne pouvions plus y séjourner toute une semaine.

A cause de la lenteur du bus, nous sommes arrivés tard dans la nuit à Kabale. Nous avons cependant dit la messe devant près d’une vingtaine de personnes. Le lendemain, nous avons célébré la messe avant de rencontrer notre future religieuse. Elle est toujours déterminée à nous rejoindre au Gabon. Avec la grâce de Dieu, nous espérons qu’elle pourra faire le voyage en septembre 2020. J’ai également discuté avec notre responsable sur place pour nous permettre de faire un séjour plus long la prochaine fois si Dieu le veut. Ensuite, nous avons pris le bus pour regagner la capitale, Kampala.

5 De retour à Kampala

Nous arrivons mardi 19 novembre à Kampala en début de soirée. Le voyage n’a pas été très long car nous avons pris un bus plus rapide pour nous ramener à Kampala. Le bus que nous avons pris pour Kabale s’arrêtait presque partout . Le samedi, nous sommes allés visiter l’immense parcelle achetée par nos fidèles pour leur groupe de prières. Ce lieu est relativement loin de Kampala et la route qui y conduit est vraiment mauvaise. A un moment, nous sommes restés bloqués environ trente minutes. La
route était bloquée par une camionnette de sable qui venait à peine de s’embourber. Les routiers bloqués ont pu créer une déviation et c’est ainsi que nous avons pu passer. Après une longue et chaotique route, nous sommes enfin arrivés à leur community land. Ils ont déjà commencé les travaux : maison-mère et une chapelle presque achevée.

Le lundi suivant, j’ai été conduit auprès d’une fidèle désireuse de nous donner un terrain pour la Tradition. Le terrain est à environ une heure de Kampala et il est bien situé. Là aussi, nous devons d’abord obtenir un statut légal avant de pouvoir procéder au transfert de propriété et trouver les fonds pour la construction. Arrivé au terme de mon séjour, je repasse par Entebbe pour y dire la messe à minuit avant d’être conduit à l’aéroport.

6 Les vocations

Pendant tout mon séjour, j’ai été assisté par deux jeunes. Je connais le premier depuis mon premier voyage en Ouganda. Le second est un ancien séminariste conciliaire. Il a quitté l’Eglise conciliaire pour rejoindre la Tradition. Tous les deux veulent devenir prêtres dans la Tradition. Nous espérons donc qu’ils pourront dans un délai minimum de deux ans suivre le frère Francis à Libreville.

A Masaka, nous avons été rejoints par un autre jeune qui désire lui aussi devenir prêtre dans la Tradition. Par contre, il a encore beaucoup à apprendre avant de pouvoir nous rejoindre à Libreville. Puis un autre jeune est venu me rencontrer à Kampala pour la même raison. Mais lui aussi a encore beaucoup à apprendre avec de pouvoir nous rejoindre à Libreville.

Enfin, notre future religieuse de Kabale est toujours déterminée à nous rejoindre. Sa venue sera une grande aide pour notre apostolat et notre vie de communauté notamment par sa vie de prière.

Nous avons eu un très bon entretien avec un prêtre conciliaire que nous avons rencontré la première fois lors de ma deuxième visite en Ouganda. Il nous est très favorable et nous prions pour qu’il puisse nous rejoindre un jour dans la Tradition.

Ce sont autant d’intentions que nous confions à Notre Dame du Perpétuel Secours.

7 Inquiétude non justifiée

Finalement, mon inquiétude n’était pas du tout justifiée et mon séjour s’est très bien passé. Les fidèles ont mieux compris le sens de notre combat. Nous avons deux personnes disposées à nous offrir un terrain pour la Tradition. Nous avons deux vocations sérieuses pour le sacerdoce et une pour la vie religieuse. Nous avons pu contacter plus de personnes et avec l’aide de Notre Dame du Perpétuel Secours, nous pouvons continuer à développer le formidable potentiel que nous voyons en Ouganda.

Merci pour vos prières et votre soutien sans lesquels cet apostolat n’existerait pas.

Par le R.P. Pierre Célestin Ndong (CNDPS)

Saints martyrs de l’Ouganda, donnez-nous des vocations sacerdotales !
Saints martyrs de l’Ouganda, donnez-nous des vocations religieuses !
Saints martyrs de l’Ouganda, priez pour nous !

Pour nous aider, veuillez me contacter par les différents canaux que voici :

Par email : pndongondo@gmail.com

Par téléphone : (241) 066 27 24 09 ou 077 44 20 86

Par lettre : Ndong Ondo Ondzaghe Pierre Célestin

B.P. 19407

Libreville GABON

mardi 14 janvier 2020

Honte à l'abbé de Jorna ! Explications (Partie II)

Cette seconde partie fait suite à l'explication de la circulaire interne de l'abbé de Jorna sur les "nouveaux" mariages dans la FSSPX. Raphaël nous avait expliqué en quoi ce texte était une imprudence au regard du combat de la Foi. Ici, CMS nous montre que cette circulaire prouve que la Fraternité continue son processus d'intégration canonique dans l'Eglise conciliaire. 

Récemment  décryptée par Raphaël, la circulaire du 2 juillet 2019 apparaît pour ce qu’elle est : un tissu d’affirmations abruptes relevant du seul « argument d’autorité », et présentées sous le masque de la prudence surnaturelle. Le milieu ecclésiastique est expert sur ce registre, hélas !

Pauvre Saint Thomas d’Aquin, appelé à la rescousse par l’abbé de Jorna… pour justifier une capitulation doctrinale et un alignement inconditionnel sur les nouvelles orientations de la Maison générale. Acceptées dans leur principe par le Chapitre de 2012, ces orientations se sont clairement traduites deux ans plus tard à l’issue de la rencontre entre Mgr Fellay et le Cardinal Müller : « les parties ont convenu » d’une démarche « par paliers » censée aboutir « dans un délai raisonnable » à « dépasser les difficultés » … « d’ordre doctrinal et canonique » entre Rome et la FSSPX, « dans la perspective désirée d’une pleine réconciliation » (cf. communiqué romain du 23 septembre 2014).

A partir de cet accord, la « juridiction ordinaire de l’Eglise » a été concédée de 2015 à 2017 par le Saint-Siège sur les différents sacrements, comme on sait. Par ce procédé (nb : que Mgr Huonder, alors évêque de Coire, a reconnu avoir lui-même suggéré au pape François – cf. son interview par Oliver Maksan pour le Tagespost du 11.04.2019), la Fraternité s’est trouvé placée graduellement sous le contrôle canonique de la Rome conciliaire actuelle,  celle du pape François,  celle de la Pachamama, celle de Vatican II et de son nouveau Droit canon ; parallèlement, on a pu constater un affaissement de la combativité sur les thèmes doctrinaux majeurs de Mgr Lefebvre, lui qui tenait pour préalable à tout « accord pratique » le retour de Rome à sa tradition bimillénaire.

Ce détournement de la discipline sacramentelle de l’Eglise dans un but manifestement étranger à la « miséricorde » alléguée à l’époque par le pape, l’abbé de Jorna ne peut l’ignorer, encore moins l’approuver, ni même paraître le tolérer depuis qu’il a été promu à la tête du district de France en 2018. C’est pourquoi Raphaël a raison de placer le débat à son vrai niveau, celui des risques spirituels pris pour eux-mêmes par les responsables de la FSSPX, mauvais pasteurs qui conduisent la Fraternité à l’abîme en poursuivant sa prétendue «normalisation» canonique au détriment de la profession de la foi et de l’intérêt des âmes, dans le mépris des consignes historiques du Fondateur.

Sur le terrain particulier des mariages, cette nouvelle attitude a provoqué la confusion au sein des prieurés de France, les prêtres ne sachant plus comment accorder leur pleine fidélité doctrinale avec une remise de leurs sacrements entre les mains des évêques conciliaires ; on les invite en outre à observer désormais des distinguos acrobatiques entre confrères « in nigris », célébrants « non una cum », rattachés « Ecclesia Dei », ou étiquetés « résistants » ! 

A Suresnes, on vit dans la contradiction, et on ne craint pas le ridicule…

Que le Supérieur du district se soit vu dans l’obligation de diffuser un pareil document normatif à usage interne est la preuve que la position actuelle de la FSSPX est INCOMPRISE, et en pratique INTENABLE.

Evoquant l’obéissance à accorder au « prince » (!) dans l’ordre politique, et s’exprimant sur un ton doctoral, le Supérieur de district croit nécessaire d’expliquer, tel un professeur à ses élèves (pourtant formés au séminaire), la « règle de trois » des nouveaux mariages FSSPX :

1 – Etant présupposé que Rome ne veut pas de mal à la Fraternité…
2 – Il ne faut donc pas « participer à une opposition par jugement péremptoire » (sic) sur la faculté concédée par le pape (au nom de l’Eglise conciliaire, faut-il préciser), acceptée par nos Supérieurs, validée par notre Chapitre, et qui nous est retransmise par la délégation reçue des « gentils » évêques de France,
3 – Si certains évêques restent « méchants » avec nous, alors on se passe de délégation, et on reprend la forme extraordinaire du sacrement (pratiquée pendant 40 ans à la suite de la suspense a divinis du Fondateur).

Pour brouiller les pistes, l’abbé de Jorna n'hésite pas à écrire que ses prêtres pratiqueront dans ce cas « comme d’habitude par nécessité », alors qu’il s’agit justement, comme le relève Raphaël, d’une dérogation au régime canonique concédé par Rome et accepté de façon assez générale par les évêchés de France.

En résumé, appliquant les dispositions du Chapitre de 2018, l’abbé de Jorna propose tout simplement à ses prêtres un sacrement « à deux vitesses » - forme canonique normale ou forme dite « extraordinaire » - en fonction des diocèses et de l’humeur pastorale de l’évêque du lieu ; ce qui revient à admettre que « l’état de nécessité » se trouverait circonscrit à certains territoires, alors qu’en réalité c’est au niveau de la planète entière que l’Eglise souffre aujourd’hui de la peste conciliaire et d’un très grave « état de nécessité » !

Au surplus, on n’ose pas imaginer comment seront traités en pratique les cas de nullité, à supposer qu’il s’en produise (aussi) parmi les mariages conclus dans les prieurés. Le régime des nullités sera-t-il uniforme pour tous les mariages FSSPX, célébrés ou non par délégation de l’Ordinaire ? Sur quelle base, le cas échéant, empêcher les conjoints d’invoquer les nouveautés du Code de 1983, ou leur refuser de soumettre leur cas à l’Officialité du diocèse ? A-t-on le droit de leur prescrire, comme l’ont prévu les actes du Chapitre 2018, que « tout problème qui pourrait surgir dans le mariage … (soit) traité par la Fraternité Saint-Pie X » ? Comment en outre priver les conjoints du bénéfice de la procédure expéditive du Motu proprio Mitis Judex du pape François ? 

Ces « casse-têtes » canoniques sont-ils d’ores et déjà résolus dans la « tête » du Supérieur de district, ou compte-t-il sur l’ultime paragraphe de son instruction pour régler au jour le jour – et de quelle autorité, on se demande ! – « tous les autres cas, très divers d’ailleurs » (cf. point 5 de la circulaire) ?

Dans la FSSPX, c’est bien l’arbitraire des Supérieurs qui tient lieu désormais de loi !

Où l’on voit, par conséquent, que la Fraternité nage en pleine contradiction, se rattachant « légalement » d’un côté à la juridiction de l’Eglise (conciliaire) comme source canonique « normale » de ses pouvoirs sacramentels, tout en se réservant par ailleurs d’invoquer la défense de la foi pour soustraire, dans certains cas et de son propre chef, le contentieux canonique de ses mariages au régime juridique "normal" des instances et procédures en vigueur dans cette même Eglise (conciliaire) !

Est-ce dans un tel contexte de double langage que les Supérieurs espèrent aboutir un jour à une "pleine réconciliation" avec Rome ? 

Il faut donc admettre au final que c’est bien le processus de rapprochement entre la FSSPX et la Rome conciliaire, imprudemment mené par la Maison générale depuis huit ans, qui se trouve à la racine des difficultés actuelles. Générant de multiples incertitudes, il a semé la division dans les esprits, autant chez les prêtres que chez les fidèles. La Fraternité paye ainsi les lourdes erreurs de gouvernement de Mgr Fellay, hélas assumées et confirmées par ses successeurs.

Mais au-delà du cas spécifique du mariage, il ne faut pas oublier que les « nouvelles facilités » (abbé Celier dixit) acceptées de Rome par la Fraternité embrassent l’ensemble des sacrements : pour bien traiter le problème, il faut donc remonter à l’origine du processus d’intégration canonique par paliers, c’est-à-dire à la reconnaissance romaine des absolutions délivrées aux confessionnaux de la FSSPX depuis 2015.

Sur ce point, en revanche, la discrétion est de règle. Les prêtres dits de la «résistance interne» (on pourrait citer des noms) rassurent en privé leurs pénitents en prétendant qu’ils continuent à user de l’ancienne juridiction de suppléance canonique. Mais il s’agit là d’une erreur, voire d’un « pieux mensonge », puisqu’il est notoire que tous les prêtres de la Fraternité confessent depuis le 8 décembre 2015, qu’ils le veuillent ou non, sous la juridiction conférée par le pape François en septembre 2015 (lettre à Mgr Rino Fisichella), et reconduite à l’issue de l’Année de la miséricorde.

Mgr Fellay a lui-même confirmé en 2016 que les deux juridictions   (« ordinaire » et « suppléance ») s’excluaient l’une l’autre. Mais, s’agissant précisément du sacrement de pénitence, le district de France n’a pas estimé utile de réaffirmer officiellement ce principe, ni sous le supériorat de l’abbé Bouchacourt, ni sous celui de l’abbé de Jorna. « Prudence » oblige, évidemment, car il est connu que les français ont « la tête près du bonnet » !

Mariages ou confessions, il est grand temps que ces équivoques soient levées,   et les « pendules remises à l’heure ».

De cette situation inadmissible et scandaleuse qui perdure dans son district comme ailleurs dans la Fraternité, l’abbé de Jorna devrait avoir « honte », et à part donner sa démission de Supérieur, on ne voit plus ce qu’il pourrait faire maintenant pour réhabiliter son image auprès des fidèles.

En l’état, pour tenter de préserver le combat catholique de Mgr Lefebvre face à l’apostasie de la Rome conciliaire, la seule issue qui apparaisse encore possible et raisonnable serait que la Fraternité Saint-Pie X renonce officiellement à la juridiction reçue du pape François, et se replace sous le régime de la suppléance canonique pour l’ensemble des sacrements conférés par ses prêtres.

On l’a plusieurs fois proposé, dernièrement encore sur le Forum Fidélité catholique (sous un titre consacré au "Péché originel" du Chapitre FSSPX de 2012).

Une voix autorisée s’élèvera-t-elle enfin pour le demander ?

CMS

PS : en mode de remarque respectueuse, on fera observer à M. l'abbé de Jorna que le texte de sa circulaire est d'autant plus obscur que son expression française laisse par endroits à désirer : par exemple, au paragraphe 3, le membre de phrase : "En veillant à ce qu'aucun des trois des actes ne soit évidemment pas posé par ... etc".


dimanche 12 janvier 2020

Le Professeur Drexel – II

Kyrie eleison DCLII (11 janvier 2020)

Quelles que soient ici-bas, les douleurs, les détresses
Rien n’égale le ciel, ni de Dieu la tendresse.


Que le fond des messages délivrés au professeur Drexel de 1970 à 1977 se trouve déjà dans l’Evangile, comme dans ce passage : « Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera . . . à cause de moi . . . car votre récompense sera grande dans les cieux » (Mt. V, 11–12), c’est parfaitement exact. Mais si l’on pense pour autant que ces messages sont superflus, puisque déjà présents dans l’Evangile, alors on commet une lourde erreur. Car c’est dans les années 1970 qu’a commencé pour de vrai la torture morale de nombreux catholiques fervents, déchirés entre la foi catholique d’une part et d’autre part l’obéissance réclamée par les prêtres de Vatican II. Il a fallu que Notre-Seigneur dise et redise aux fidèles tels le professeur Drexler, que c’était Ses propres prêtres qui étaient en train de trahir l’Eglise.

Et pourquoi les catholiques ne préféraient-ils pas tout de suite la Foi à l’obéissance ? Parce que depuis le Concile de Trente (1545–1563) très fidèle, la Foi catholique allait de pair avec l’obéissance. C’est ainsi que les fidèles sont restés catholiques durant quatre siècles. Il était donc bien difficile pour les catholiques des années soixante-dix, du moins au départ, de comprendre qu’obéir au Concile Vatican II (1962–1965) infidèle, ce n’était plus du tout la même chose. En 2020, on voit que la fidélité de Mgr Lefebvre à la Foi immuable et à la Messe inchangée d’avant le Concile a redonné force à la Tradition dans toute l’Église (même s’il reste encore un long chemin à parcourir), mais en 1970, il était tout simplement inconcevable, sauf pour quelques âmes, que le Pape, les évêques et prêtres pussent démolir l’Église. D'où la nécessité de messages tels celui-ci du 3 juillet 1970, venant de Notre-Seigneur (comme il est raisonnable de le croire) au professeur Drexel :

« Restez ferme d’esprit ; ne vous laissez pas décourager ni troubler par les tentatives de démolition de Mon Église ; ni par la subversion de l’ordre du monde. Il est vrai que Satan et ses démons sont plus actifs que jamais dans l’histoire de l’humanité et de l’Église. Mais sous l’influence de Dieu et par l’action du Saint-Esprit, ne voit-on pas une Œuvre en train de se créer qui, plus que toute autre œuvre, fait appel à l’aide des anges, des puissances surnaturelles et des bons esprits ? Cette œuvre est d’origine divine !

Que tous les fidèles de Mon Église marchent dans la paix et avec fermeté vers l’avenir.

La rage de Satan est inextinguible ; ses meilleurs affidés sont les prêtres qui ont failli, intérieurement et extérieurement, dans leur foi et ont déchiré l’acte de leur consécration. Marie, Vierge Immaculée, que le péché ne peut atteindre, restera victorieuse. Mon troupeau me reste fidèle et suit ma Croix ; il croit avec amour à la sainte présence réelle de Mon Corps et de Mon Sang. Il est bien possible que ce troupeau devienne plus petit. Mais, à la fin, triompheront la foi et la prière, la confession de la Foi, l’Espérance, et l’amour de la vérité. Les tempêtes peuvent se déchaîner. Sur terre, elles peuvent briser les rochers ou renverser les barrages. Mais Dieu est tout-puissant. La vérité est plus forte, la grâce vaut plus que tout, et elle coule en abondance Si bien  que le  Rocher que  j’ai fondé  subsistera jusqu’à la fin » .

Dans le même ordre d’idées, voici quelques mots du message du 5 mars 1971 au professeur Drexel :

« Ne vous laissez pas décourager par l’oppression intérieure et extérieure qui accable actuellement mon Église. C’est depuis l’intérieur que les serviteurs de Dieu sont devenus infidèles à leur vocation et à leur grâce ( . . . ) Ce sont les prêtres et les théologiens, (c’est ainsi qu’eux-mêmes se nomment), qui m’ont abandonné ; ils m’ont trahi, et me persécutent encore. Leur nombre augmente ( . . . ) Depuis que je marchais parmi les hommes, au vu de tous, jamais les troubles de mon unique et véritable Église n’ont été aussi grands. Et la désespérance ne cesse de croître. »

« Néanmoins, ne désespérez jamais. Même si le troupeau dont j’ai parlé en tant que Dieu et Bon Pasteur, devait devenir très petit, l’Église que j’ai fondée sur Pierre et que j’ai comparée à un roc, ne sera jamais détruite, ni de l’intérieur ni de l’extérieur. Mais vous et tous ceux que le Père vous a confiés, continuez à œuvrer pour l’Église, pour la Foi, pour les âmes. Les personnes qui vous viennent en aide seront bénies pour leurs bonnes œuvres, et rien en ce monde n’est comparable à cette bénédiction ».

Kyrie eleison.

jeudi 9 janvier 2020

Honte à l'abbé de Jorna ! Explications (Ière partie)

De nombreux lecteurs nous ont demandé des explications concernant la directive de l'abbé de Jorna envoyée en juillet 2019.  Les voici donc publiées en 2 parties. 






PARTIE 1

Quelques définitions d’abord.

In nigris signifie en noir, ici, en soutane, sans surplis ni étole, et en dehors du chœur.

Le BAC est le Bureau aux Affaires Canoniques du district de France de la FSSPX. Il soumet les dossiers de mariage aux évêques, valide les préparations, transmet la délégation de l’évêque et assure le « service après-mariage » notamment en cas de problèmes canoniques (procédure d’annulation etc.)

Refus positif et délibéré de la délégation : par exemple ce que fait Mérigny, qui ne veut pas recevoir la délégation diocésaine. C’est en pleine connaissance de cause et en toute liberté que la congrégation agit, manifestant son refus par des paroles et des faits extérieurs sans équivoque possible.

Péremptoire : qui affirme ses opinions sans autres considérations, sans réplique possible. L’intelligence, insuffisamment pourvue de certitude, sollicite la volonté à son secours pour précisément faire prévaloir son opinion.

Expliquons le texte.

1) L’exposé des faits ayant mené à la décision est manquant. Le lecteur apprend qu’il y a risque de divergences et de rupture de l’unité. Il apprend aussi au 4. que le péril a quelque chose à voir avec le refus d’une décision du chapitre de la FSSPX de juillet 2018.

Deux questions : le péril vient-il de la subversion de ceux qui refusent d’appliquer cette décision ? ou vient-il de la décision de 2018 ?

2) Le but de M. l’abbé de Jorna est d’éviter les divergences dans le district et de garder l’unité.

3) L’exposé des principes est en revanche fourni et occupe presque la moitié du texte.

D’emblée, l’abbé de Jorna en appelle aux vertus morales, puisqu’il faut « garder mesure », ce qui ne se conçoit pas pour les vertus théologales, qui ne sont jamais susceptibles d’excès.

Toute discussion portant sur la foi est donc exclue. 
Dommage, c’est là que ça se jouait…

Ensuite il en appelle en particulier à la vertu de prudence, qui règle tous nos actes humains moraux.

Il pose trois affirmations à l’endroit de ceux qui refusent la délégation diocésaine ou participent à une certaine opposition.

a) la prudence commande de ne pas agir seulement par impulsion ou passion, mais de bien régler son choix 
b) quant aux opposants qui objecteraient qu’ils sont mus par la nécessité de la confession extérieure de la foi, il rappelle que même cette dernière est soumise à la prudence. 
c) les opposants doivent se régir eux-mêmes par la prudence politique, au sein même de leur obéissance. 

En réalité, il leur est demandé d’intérioriser les décisions du chapitre de 2018, de les faire leur et de participer à l’agir collectif de la FSSPX.

Quel est le lien entre la confession extérieure de la foi et la prudence ?

Voyons ce que saint Thomas dit (ST, IIa IIae Q3 a2) : 

« [la confession extérieure de la foi] oblige[…] à l'endroit et au moment voulus, et suivant les autres circonstances voulues auxquelles doit se limiter un acte humain pour pouvoir être un acte de la vertu. Ainsi donc confesser la foi n'est pas de nécessité de salut à tout moment ni en tout lieu ; mais il y a des endroits et des moments où c'est nécessaire : quand en omettant cette confession, on soustrairait à Dieu l'honneur qui lui est dû, ou bien au prochain l'utilité qu'on doit lui procurer. »

L’abbé de Jorna a limité volontairement son propos au premier alinéa, comme si la confession extérieure de la foi ne relevait que de la prudence alors que cette confession extérieure relève d’abord de la foi. Mais il a escamoté la discussion sur le deuxième alinéa.

Il aurait sans doute été préférable pour son salut et le salut de ceux qui lui sont confiés, qu’il aborde une discussion courageuse sur ce second alinéa avec ses supérieurs et ses prieurs !

Mais pour lui, la mise à mal de la Foi par la FSSPX, par sa trahison du combat de la Foi, est une affaire réglée : cela n’existe pas. En conséquence, l’acceptation de la délégation pour les mariages relève de la seule prudence du chapitre de la FSSPX. 

Facteur aggravant, l’abbé de Jorna est sans doute influencé par ce que disait en substance Mgr de Galarreta à Villepreux en octobre 2012 : même si la FSSPX se trompait à la majorité du chapitre, je la suivrais…

En matière de prudence, on peut faire mieux, et la manière d’agir du supérieur de district constitue objectivement une imprudence très grave.

Parler dans ces conditions à ses confrères de prudence est complètement déplacé.

Mais c'est surtout un détournement volontaire de l’attention due à la règle, qu'il aurait dû placer précieusement devant ses yeux, toutes ces années passées, pour se déterminer dans son action : la règle de la Foi. 

La prudence vient après, pour garder la mesure et considérer les circonstances.

La prudence de l’abbé de Jorna est donc une illusion et pour le dire clairement une prudence de la chair, car il a manqué de courage, alors qu’il n’en manquait pas naguère. Tout ça pour sauvegarder, à l’instar de Mgr de Galarreta, une unité qui va nécessairement lui échapper, faute de fondement dans la Foi. Car l'intégrité de la Foi de la FSSPX est mise à mal, pour cause de "régularisation" conciliaire, par ses silences, ses compromis, ses injustices etc.

4) Le dispositif du document contient 5 décisions.

a) La délégation diocésaine est entérinée et non-contestable. « Il n’y a pas de raison de s’opposer ou de participer à une opposition. » Si un prêtre de la FSSPX ou d’une communauté amie célébrait le mariage dans le refus de la délégation, ses propres confrères seraient en soutane seulement et hors du chœur ! (n°4)

b) Le prêtre de la Fraternité doit marier, dire la messe ou prêcher, sans dissocier si possible les trois. Dans les chapelles de la FSSPX, cela semble simple (et si l’évêque se présente ?) et les prêtres non-FSSPX sont en soutane seulement. (n°1) Hors de ces chapelles, il peut y avoir dissociation et le prêtre de la FSSPX serait alors en ce cas en soutane seulement (n°2)

c) Les prêtres Ecclesia Dei, non una cum et résistants ne sont pas les bienvenus.

d) Dès qu’une difficulté se présente, prière d’en référer au district bien en avance. (n°5)

e) La juridiction de suppléance subsiste par défaut (n°3). A noter que le « comme d’habitude » est en trop et crée l’illusion : presque tous les diocèses donnent la délégation. Peut-être une nostalgie de l'ancien temps habite-t-elle l'abbé de Jorna ?

Conclusion

- L’opposant serait un imprudent, impulsif ou passionné qui comprend mal ce qu’implique la confession extérieure de la foi. Son jugement est péremptoire et personnel. Il ferait mieux d’intérioriser la décision de la néo-FSSPX et d’arrêter de penser, en en référant dans tous les cas soulevant une difficulté à la maison du district. 

De la part d’un prêtre qui se tait pour se concilier les bonnes grâces de ses nouveaux amis conciliaires, ou du moins des nouveaux amis conciliaires de ses supérieurs, le portrait est savoureux !

- Je renouvelle ma mise en garde envers les résistants de l’intérieur : « Il n'y a plus de motif de refuser ni de s'opposer à cette "régularisation". Que les résistants de l'intérieur considèrent bien ce processus, qui est complet, qui broiera tout sur son passage et ne laissera de répit à personne tant qu'il ne sera pas parvenu à son terme. Toutes leurs précautions et leurs scrupules vont voler en éclats, comme ceux de leur Congrégation. »

- Monsieur le Supérieur de District, nous prions pour que vous reveniez dans la ligne de la vraie prudence de Mgr Lefebvre. Ce n'est pas avec plaisir que je dénonce vos graves et publiques déficiences dans le combat de la Foi, mais c'est dans l'intérêt même de la Foi, qui est notre bien commun. Pensez à votre salut éternel et à celui de vos ouailles.

Par RAPHAEL 

(FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE....)


mercredi 8 janvier 2020

dimanche 5 janvier 2020

Le Professeur Drexel – I

Kyrie eleison DCLI ( 4 janvier 2020 )

Bénis soient les fidèles qui supportent l’épreuve
Et mettent leur esprit dans les mains du Seigneur.


D'année en année, la crise de l’Église et du monde sévit sans relâche. Pour ce nouvel an, revenons à des avertissements que Notre-Seigneur a donnés au début des années 70, car c’est l’époque où d’innombrables bons catholiques commençaient à souffrir profondément de la nouvelle religion imposée par le Concile Vatican II qui venait de se terminer en 1965. Une des victimes de ce fléau fut le Père Albert Drexel (1889–1977), originaire du Vorarlberg en Autriche, professeur prestigieux de philologie et prêtre catholique dévot. À partir de 1922, pour le guider dans sa dévotion, tous les premiers vendredis du mois, il fut gratifié par Notre-Seigneur d’apparitions accompagnées de messages faits pour lui montrer le bon chemin.

Mais ce n’est qu’à partir de 1970 que ces messages furent mis par écrit, et conservés jusqu’à la mort du professeur, pour être ensuite publiés dans un petit livre encore disponible aujourd’hui, intitulé « La Foi est plus grande que l’obéissance ». [ Note de Reconquista : disponibilité en anglais ] Certes, aucun catholique n’a l’obligation de croire qu’il s’agit là de paroles de Notre-Seigneur, mais pour de nombreuses brebis qui pensent reconnaître la voix de leur Maître, ces messages des premiers vendredis de 1970 à 1977 suffisent par eux-mêmes à établir leur véracité. Voici par exemple le message du 5 mars 1976, où se trouvent les paroles qui font le titre du petit livre mentionné plus haut. C’est à cette date-là que la Foi de la véritable Église et la fausse obéissance réclamée par l’église conciliaire entraient le plus violemment en conflit.
«L’avenir vous paraît sombre. Je connais votre lutte intérieure et vos difficultés à discerner le bon chemin au milieu d’une telle confusion. Je vais donc vous éclairer. Mon fils Marcel (Mgr Lefebvre) est fidèle et souffre beaucoup pour la foi ; mais il est sur la bonne voie. Il est comme une lumière, comme une colonne de vérité, alors que par ailleurs beaucoup de mes prêtres se montrent infidèles. La Foi est plus grande que l’obéissance. C’est pourquoi je souhaite que se poursuive le travail d’éducation théologique des prêtres dans l’esprit et selon la volonté de mon fils Marcel, afin d’apporter un secours salutaire à la véritable Église. 

L’esprit du monde s’est infiltré dans l’Église ; l’Esprit-Saint abandonne de nombreux cœurs infidèles qui, de par leur vocation, devraient Le proclamer. Ils préfèrent parler d’autres choses ; ils tombent dans les pièges et les mensonges de Satan. C’est ainsi qu’ils corrompent les gens et même les enfants ( . . . ) Maintenant cet esprit infeste les ecclésiastiques, les monastères et les couvents. Les moines et les moniales ont perdu la grâce de leur Ordre en abandonnant l’esprit de leurs Fondateurs. Ils sont devenus une cause de scandale pour le peuple et pour le monde. Ils n’ont plus d’amour envers ma Très Sainte Mère, ils n’ont plus aucune révérence envers Ma présence sacramentelle ; les moines choisissent de prêcher sur les choses du monde, sur le luxe, sur une vie de plaisir. Quant aux moniales, elles ne parlent plus des saints anges ; beaucoup ne mentionnent même plus la Très Sainte Vierge ; elles n’ont plus rien à dire sur leur Mère Marie. Pourtant, il existe encore des lieux de calme et de prières, des sanctuaires préservés dans lesquels Marie, ma Mère, Mère de toute grâce, est honorée. »
Peut-être ce message de 1976 est-il aujourd’hui un peu dépassé, pour autant que les fruits du grand apostolat de Mgr Lefebvre, comparés aux fruits amers de Vatican II, ont eu assez de temps pour montrer à beaucoup d’âmes où se trouve le véritable Esprit de Dieu. Aujourd’hui en effet, l’Archevêque porte de plus en plus de fruits en dehors des limites de la Fraternité qu’il a fondée. Toutefois, la véritable Église de Dieu reste encore sous l’emprise des loups modernistes qui, déguisés en brebis, s’acharnent à la mettre en pièces, en sorte que beaucoup d’âmes sont tentées d’abandonner la vraie Foi et la véritable Église. Pour tenir le coup, qu’elles fassent connaissance des nombreux messages adressés au Père Drexel, par exemple celui du jour de l’an 1971 :
« L’obscurité enveloppe ma sainte Eglise. La confusion des esprits ne cesse de grandir ; des prêtres toujours plus nombreux trahissent leur mission et leur grâce sacerdotale ( . . . ) mais tandis que le fruit des méchants et des impies finira dans la corruption, le fruit des âmes fidèles s’épanouira en une Église plus pure et plus belle. Heureux, ceux qui comprennent l’heure présente et restent dans mon amour ; heureux, ceux qui confessent ma Mère, suivent le chemin des saints et se confient à la direction des anges ; car ces âmes fidèles brilleront dans les ténèbres ; elles resteront fermes sous les attaques et ne s’écrouleront pas au milieu des épreuves ( . . . ) ».
Kyrie eleison.

vendredi 3 janvier 2020

"Clama, ne cesses"


En ce début d'année 2020, nous vous proposons ce beau texte de M. l'abbé Dominique Rousseau publié sur le site Saint Joseph - Tradition. L'épreuve que le Ciel nous offre à travers le triste ralliement de la Fraternité St Pie X, doit  amener évêques, prêtres et fidèles à la sainteté. 



« Les chiens d’Israël sont tous aveugles, ils ne savent rien ; ce sont tous des chiens muets qui ne peuvent aboyer ; ils rêvent, ils se couchent, ils aiment à dormir. » Is. 56, 10

« Nous constatâmes que la liberté de pensée avait plus de prix que la liberté physique.

Une plaisanterie circulait : un chien ayant fui la Roumanie arrive à Paris. Amaigri et affamé il erre dans le bois de Boulogne. Un chien français lui demande :
- Tu n’avais rien à manger dans ton pays ?
- Mais si !
- Tu n’avais pas de logement ?
- Mais si !
- Alors pourquoi t’es-tu enfui ?
- Parce qu’on ne me laissait pas aboyer ! »
Mgr Ioan Ploscaru : Chaînes et terreur ; un évêque dans les geôles communistes
(Ed. Salvator, 2017, p. 347)
On connaît son devoir, l’intelligence est lucide sur ce qui est bon et sur ce qui ne l’est pas. Entre l’intelligence et la volonté, il y a souvent un pas, voire un abîme. Ferai-je l’acte bon ? Ne ferai-je pas l’acte mauvais ? Parfois on reste comme assis sur le bord du chemin, en attendant, en attendant... Mais quoi donc ? On sait qu’il faut prendre une bonne décision, mais elle coûte car on sait les conséquences que cet acte bon et méritoire produira.

C'est l’image du train qui s’arrête en gare, avec ses portes s’ouvrant ; il ne s’agit pas de rester les bras ballants et attendre qu’un autre train passe. Y aura-t-il un autre train ? Quand les portes sont ouvertes, il faut y rentrer, puis partir.

Telle fut l’histoire de ces prêtres. Pour eux, tout fut clair en un instant. Ils auraient attendu encore un peu que peut-être n’auraient-il pas quitté la Fraternité.

Depuis l’année 2012, de nombreux prêtres sont soit partis d’eux-mêmes, soit ont été expulsés de la Fraternité. Cela ne s’est jamais fait qu’au compte-gouttes. Et cela restera ainsi tant que la Fraternité déviera, avec ou sans le tampon dont parlait Mgr Fellay. C’est une donnée d’expérience et d’observation. On a la grâce à un moment donné, l’intelligence sait, la volonté suit, et tout cela est particulier et non universel. Ce sont des circonstances bien concrètes qui vous font prendre telle et telle décision, à tel moment, maintenant, ni avant, ni après.

Il semble à première vue que la direction nouvelle de la Fraternité ait repris la barre, de façon plus solide que les agissements de l’ancienne direction. Il semble… oui, il semble seulement. En effet rien des directives (juridiction pour les confessions, délégation pour les mariages) n’a été remis en cause par M. l’abbé Pagliarani, bien au contraire. (Voir ci dessous - en pdf - la circulaire du Supérieur du district de France, du 2 juillet 2019 à ce sujet.)

Depuis le départ de ces prêtres de la Fraternité Saint-Pie X, c’est la liberté intérieure, liberté de pensée (voir plus haut le mot plaisant rapporté par Mgr Ploscaru), c’est la paix intérieure inconnue depuis trop longtemps et retrouvée - Deo gratias - qui règne en leurs âmes. Ce n’est vraiment pas une liberté débridée de faire ce qu’ils veulent, au gré de leurs idées ou caprices. Ce n’est pas cela la liberté, ce serait bien plutôt la soumission à l’esclavage des passions. Rien de cela. Le gîte, le couvert et tout le côté matériel qui leur manquent en premier lieu, avec beaucoup d’imprévus certains… tout cela n’a que très peu de poids par rapport à la paix qui inonde leurs âmes. Liberté de prêcher sans compromission ! Cette liberté n’a pas de prix.

Fiat voluntas tua !

​Faire la volonté de Dieu, dans la droite ligne de la pensée de notre Fondateur, ne pas s’écarter de la ligne qu’il a tracée.

Contrairement à ce qu’on peut entendre, Mgr Lefebvre ne recherchait avec la Rome moderniste une reconnaissance canonique à tout prix. C’est même bien le contraire qu’il laissa comme testament. Lisez bien ce qui suit.

​A la veille de sa mort (25 mars 1991), Mgr Lefebvre avait en effet donné un entretien à la revue Fideliter. Ces mots sont ses Novissima verba.

​« FIDELITER - Qu'est-ce que vous pouvez dire à ceux d'entre les fidèles qui espèrent toujours en la possibilité d'un arrangement avec Rome ?

​Monseigneur - Nos vrais fidèles, ceux qui ont compris le problème et qui nous ont justement aidés à poursuivre la ligne droite et ferme de la Tradition et de la foi, craignaient les démarches que j'ai faites à Rome. Ils m'ont dit que c'était dangereux et que je perdais mon temps. Oui, bien sûr, j'ai espéré jusqu'à la dernière minute qu'à Rome on témoignerait d'un petit peu de loyauté. On ne peut pas me reprocher de ne pas avoir fait le maximum. Aussi maintenant, à ceux qui viennent me dire : il faut vous entendre avec Rome, je crois pouvoir dire que je suis allé plus loin même que je n'aurais dû aller. »
(Entretien exclusif avec Mgr Marcel Lefebvre - Fideliter n° 79 de janvier-février 1991)

Ainsi, en ce début d’année, prenons pour résolution ce qui suit : pas de ralliement à la Rome moderniste par paliers. Prêchons la vérité sans crainte. Dieu est avec nous !

Les âmes des vrais fidèles ont soif de vérités non diminuées. « Salvum me fac Domine, quoniam defecit sanctus : quoniam diminutæ sunt veritates a filiis hominum. - Sauvez-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saints : parce que les vérités ont été diminuées par les enfants des hommes » (Ps. 11) 

​A La Salette, Notre-Dame presse ses enfants à sortir de l’ombre pour répandre la lumière de la Vérité, comme des torches embrasées de l’Amour de son divin Fils. Ne sommes-nous pas dans ce présent, ne nous invite-t-elle pas à la prédication vibrante et ferme dans notre monde apostat ?

Écoutons attentivement les paroles de l'Immaculée : 

​« (…) Dieu aura soin de ses fidèles serviteurs et des hommes de bonne volonté ; l'Évangile sera prêché partout ; tous les peuples et toutes les nations auront connaissance de la vérité !
J'adresse un pressant appel à la terre ; j'appelle les vrais disciples du Dieu vivant et régnant dans les cieux ; j'appelle les vrais imitateurs du Christ fait homme, le seul et vrai Sauveur des hommes ; j'appelle mes enfants, mes vrais dévots, ceux qui se sont donnés à moi pour que je les conduise à mon divin Fils, ceux que je porte pour ainsi dire dans mes bras, ceux qui ont vécu de mon esprit. 
Enfin, j'appelle les Apôtres des derniers temps, les fidèles disciples de Jésus-Christ qui ont vécu dans un mépris du monde et d'eux-mêmes, dans la pauvreté et dans l'humilité, dans le mépris et le silence, dans l'oraison et dans la mortification, dans la chasteté et dans l'union avec Dieu, dans la souffrance et inconnus du monde. 
Il est temps qu'ils sortent et viennent éclairer la terre. Allez et montrez-vous comme mes enfants chéris ; je suis avec vous en vous pourvu que votre foi soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheurs. 
Que votre zèle vous rende comme des affamés pour la gloire et l'honneur de Jésus-Christ.
Combattez, enfants de lumière, vous petit nombre qui y voyez ; car voici le temps des temps, la fin des fins.
L'Eglise sera éclipsée, le monde sera dans la consternation. Mais voilà Enoch et Elie remplis de l'Esprit de Dieu ; ils prêcheront avec la force de Dieu et les hommes de bonne volonté croiront en Dieu, et beaucoup d'âmes seront consolées ; ils feront de grands progrès par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreurs diaboliques de l’antéchrist. (…) » 








Message de Notre-Dame de La Salette, 19 septembre 1846


Abbé Dominique Rousseau