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jeudi 21 mars 2024

La Russie et Fatima

KE 869 (9 mars 2024)
L’entretien avec M. Poutine

Quel homme parle encore ainsi en Occident ?

On dissimule, on ment, quand on est décadent. 

Le 6 février dernier, un honnête et célèbre journaliste américain a interrogé le Président russe V. Poutine. Les abjects médias occidentaux dénigrent lourdement et régulièrement M. Poutine : M. Carlson a donc eu bien du courage pour donner à ce dernier l’occasion de présenter ses arguments à un public occidental. L’extrait ci-dessous représente moins de 5 % de l’entretien original.

Après l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, les dirigeants occidentaux nous avaient promis que l’OTAN ne s’étendrait pas vers l’Est. Or, il y a eu cinq vagues d’expansion. En 2014, il y eut un coup d’État en Ukraine soutenu par les États-Unis. L’Ukraine a lancé une guerre dans le Donbass en utilisant l’aviation et l’artillerie contre des civils. Ses dirigeants ont menacé la Crimée, que nous avons dû prendre sous notre protection. Ensuite, les dirigeants ukrainiens actuels ont déclaré qu’ils ne mettraient pas en œuvre les accords de Minsk, signés après 2014, et qui établissaient un plan de règlement pacifique pour le Donbass. Tout récemment, les anciens dirigeants allemands et français ont déclaré ouvertement qu’ils avaient effectivement cosigné les accords de Minsk, mais qu’ils ne les avaient jamais pris au sérieux. L’absence de réaction de la Russie aurait été une négligence coupable. Ce sont les Ukrainiens qui ont déclenché la guerre en 2014 et notre objectif est maintenant d’y mettre fin.

Nous n’avons pas refusé de discuter. Nous avons négocié avec l’Ukraine à Istanbul en 2022 et Davyd Arakhamia, qui dirigeait la délégation ukrainienne, a même apposé sa signature préliminaire au bas d’un traité de paix. En bref, la guerre prenait fin si l’Ukraine abandonnait toute velléité d’adhésion à l’OTAN.

Mais M. Arakhamia a déclaré publiquement que Boris Johnson, alors Premier ministre britannique, était venu à Kiev pour dissuader l’Ukraine de procéder ainsi. Boris Johnson a ainsi déclaré qu’il valait mieux combattre la Russie et ne pas signer d’accord. Quant à l’OTAN, elle tente d’intimider ses propres populations avec une menace russe imaginaire. Les personnes sensées comprennent parfaitement qu’il s’agit d’une imposture : nous n’avons aucun intérêt en Pologne, en Lettonie ou ailleurs et les contes d’horreur qu’on raconte sur nous n’ont pour but que d’extorquer toujours plus d’argent aux contribuables américains et européens. Car il est contraire au bon sens de s’impliquer dans une sorte de guerre mondiale qui mènera l’humanité au bord de l’extermination.

L’OTAN et la CIA ont-elles fait exploser le gazoduc Nord Stream en 2022 ? Oui. Ceux qui l’ont fait devaient avoir non seulement un motif suffisant pour détruire le gazoduc, mais aussi les moyens nécessaires. Beaucoup sont intéressés par l’arrêt de Nord Stream, mais tous ne peuvent pas aller au fond de la mer Baltique pour provoquer une telle explosion. Et pourquoi ne pas utiliser ce crime commis par l’Occident pour faire de la propagande anti-russe ? Dans la guerre de la propagande, il est très difficile de vaincre les États-Unis, car ils contrôlent les médias du monde entier.

On sait que le dollar est la pierre d’angle de la puissance américaine. Aujourd’hui cependant, même les alliés des États-Unis réduisent leurs réserves dans cette monnaie. Jusqu’en 2022, les dollars américains représentaient environ 50 % des transactions russes avec les pays tiers, contre 13 % actuellement. L’explication en est que les États-Unis ont décidé de restreindre nos transactions. Il s’agit d’une véritable folie du point de vue des intérêts américains, et l’économie américaine en souffre. Pourquoi les États-Unis ont-ils agi de la sorte ? Par orgueil. Ils pensaient que cela mettrait la Russie à genoux, mais l’effondrement n’a absolument pas eu lieu.

Dans l’histoire de la Russie, l’année 988 est une date très importante. La Russie est devenue chrétienne à ce moment-là grâce au baptême du prince Vladimir, et elle a adopté l’Orthodoxie, ou Christianisme oriental. À cette époque, l’État russe englobe Novgorod (nord de la Russie) et Kiev (sud de la Russie) : il n’y avait alors qu’un seul territoire, une seule et même langue et une seule et même Foi. La situation actuelle est, dans une certaine mesure, une sorte de guerre civile. L’Occident estime que le peuple russe est divisé pour toujours par des hostilités. C’est faux. Les Russes se réuniront. Les relations se rétabliront. Cela prendra du temps, mais elles se rétabliront.

Tucker Carlson pourra-t-il maintenant s’adresser aux véritables décideurs politiques de l’Occident et obtenir un exposé tout aussi franc sur leur volonté d’asservir le monde entier ? On peut en douter. Et d’abord, qui sont ces véritables décideurs (au-dessus de leurs marionnettes officielles) ?

Kyrie eleison


KE 870 (16 mars 2024)
Poutine et les apparitions de Fatima

Oui, c’est vrai, « la Russie est loin d’être parfaite ! »

Sa libération sera pourtant complète.

Depuis que le président Poutine a accordé un entretien historique au célèbre journaliste américain Tucker Carlson, le 6 février dernier, cet entretien de deux heures a été commenté dans le monde entier. Son contenu, abrégé à l’extrême, est paru la semaine dernière dans ces Commentaires (n° 869 du 9 mars), exposant principalement le point de vue russe sur l’aggravation des conflits en Ukraine de 2014 jusqu’au déclenchement des hostilités entre l’Ukraine et la Russie en février 2022. Depuis lors, nous entendons régulièrement le chiffre de plus de 500 000 soldats ukrainiens morts, victimes des armes de très bonne qualité et des compétences militaires des Russes. Cela représente toute une génération de veuves et d’orphelins. Pourquoi tous ces pères et maris ont-ils sacrifié leur vie ?

Habituellement, les hommes sains d’esprit ne sacrifient pas leur vie pour rien. C’est pourquoi tant de guerres sont des guerres de religion, même à l’époque moderne, malgré les apparences. Ainsi, les deux guerres mondiales de 1914–1918 et de 1939–1945 représentent les efforts d’une Chrétienté très diminuée tentant de résister au triomphe de son substitut impie, le communisme. Car immédiatement après le triomphe de la révolution communiste à Saint-Pétersbourg et à Moscou en 1917, Lénine a fondé le Komintern en Russie pour servir de « société missionnaire » du communisme, en collaboration avec un certain nombre de grandes banques mondiales. Son but était de répandre le communisme dans le monde entier.

En réalité, nous sommes en présence de quatre messianismes. Le premier est celui de la race élue des Juifs, qui a été spécialement choisie et dotée pour préparer l’humanité à la venue du Sauveur et pour fournir le berceau humain de ce Sauveur ; ceci afin de permettre au seul et véritable Messie d’accomplir la Rédemption jusqu’à la fin du monde par sa Croix et par son Église. Le deuxième messianisme est le seul vrai messianisme, celui de l’Église catholique ; il accomplit parfaitement l’Ancien Testament, car il consiste à envoyer des âmes au Ciel depuis plus de 2000 ans. Le troisième messianisme est celui des Juifs talmudiques, adeptes de leur « Écriture » post-chrétienne qui n’est plus l’Ancien Testament tel que nous le connaissons, qui a Dieu lui-même pour auteur ; mais, alors que chaque page de l’authentique Ancien Testament rend témoignage de différentes manières de Notre Seigneur Jésus-Christ à venir, leur « Talmud », c’-à-d. leur substitut humain de l’Ancien Testament, empêche de Le mentionner et encore plus de L’adorer comme Dieu ; car ces Juifs sont la race qui L’a crucifié. Enfin, le quatrième messianisme est le communisme, qui est un rameau particulièrement vigoureux du talmudisme ; il a été conçu comme un mouvement puissant et actif visant à détruire les derniers vestiges de la Chrétienté décadente ; car la Chrétienté est le principal messianisme concurrent qui doit tomber devant le talmudisme.

Pour ainsi dire, les messianismes sont les ressorts de l’histoire humaine : un peuple messianique ; le vrai Messie ; le peuple autrefois messianique qui, blessé dans son orgueil, retourne tous ses dons contre le vrai Messie ; et, en conséquence, toutes sortes de mouvements pseudo-messianiques au cours des 20 siècles, luttant tous pour entraver le salut des âmes, comme l’a bien compris saint Paul très peu de temps pourtant après la Crucifixion et la Résurrection de Notre Seigneur (1 Thess. 2, 16).

Quant aux Russes, ils sont certainement un peuple religieux, comme l’a montré leur ferveur envers la pseudo-religion anti-chrétienne du communisme. Mais à Fatima, Notre Dame a prédit que la Russie jouerait un rôle essentiel dans la guérison de l’impiété actuelle des nations. Et si Rome ne se construit pas en un jour, comme dit le proverbe, néanmoins, après 72 ans de souffrances terribles sous le communisme (1917–1989), la Russie a appris sa leçon et revient au Christ. Lisez Soljénitsyne. Dieu reste le Maître. Il fait payer un lourd tribut aux Ukrainiens pour avoir choisi de faire confiance aux talmudistes qui contrôlent totalement l’Amérique (mais personne ne les y forçait). Vous avez besoin de l’aide de Dieu ? Alors choisissez de faire Sa volonté.

Kyrie eleison

mardi 31 mai 2022

La puissance du Rosaire

KE 776 (28 mai 2022)

Toute la politique est devenue vaine.
L’homme n’existe pas qui arrête notre peine !

Sœur Lucie – l’authentique d’avant 1957 et non l’imposteur d’après 1967 – dit, parmi tant d’autres choses, que le Ciel avait accordé un pouvoir spécial au Chapelet en nos temps difficiles, pour résoudre tous les problèmes quels qu’ils soient. C’est logique. Dieu est le Bon Pasteur, et Il n’abandonne pas ses brebis à moins qu’elles ne L’aient abandonné en premier, selon la célèbre et très ancienne sentence de Saint Augustin. En voici un exemple arrivé dernièrement dans la boîte de réception de ces « Commentaires » (« Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à Votre Nom donnez la gloire »)

Mon nom est . . ., et peu de temps après avoir obtenu mon bac, j’ai commencé à être déçu par les dirigeants de l’église luthérienne à qui j’étais censé donner ma confiance. Leur absence de conseil avisé m’a amené à rejeter toute vie de foi. Puis j’ai entendu l’auteur des « Commentaires Eleison » lors d’un entretien au « Caribbean Rhythms Podcast ». Dans la foulée, j’ai regardé tout ce que je pouvais trouver de lui sur la Toile. Grâce à ses enseignements et à son attachement à la réalité de la Foi et de tout ce qui arrive dans le monde, j’ai acheté un chapelet.

Je ne savais pas comment prier le Chapelet et honnêtement je n’avais vu le faire qu’au cinéma ou à la télévision. Je récite le Chapelet tous les jours depuis que je l’ai acheté. Au minimum cinq Mystères par jour. Les résultats de ma prière ont été miraculeux. Ma vie et la vie de tous ceux pour qui je prie semble s’améliorer à tous points de vue. Et tout cela après seulement trois mois d’une prière appliquée. Je suis et serai à jamais rempli de gratitude pour ce fait qu’on m’a indiqué le Chapelet.

Pour la première fois en vingt ans, je sens que je m’appuie sur le vrai rocher de la Foi qui me guide. Actuellement, j’aide mon père qui a été diagnostiqué d’un cancer de la prostate au stade quatre il y a six mois. Aujourd’hui, on a découvert que son corps était presque entièrement nettoyé du cancer après une seule chimio. Je pense que ceci n’a été possible que grâce à l’intervention de Notre Dame. Je ne peux pas le prouver, mais je sais que c’est vrai. Merci pour ce nouveau départ à la Source de la vérité.

Plusieurs enseignements peuvent être tirés de ce témoignage édifiant.

Tout d’abord, le pouvoir de Notre Dame, qui est surtout à l’œuvre grâce au Chapelet. Si le Ciel disait qu’à partir de maintenant la grâce serait obtenue en marchant sur les mains, nous devrions tous marcher sur les mains autour de chez nous. Si Notre Dame dit, comme à Akita en 1973, qu’au vu des châtiments qui menacent, nous devrions tous prier le Chapelet, pour le Pape, les évêques et les prêtres, alors

1° que nous le comprenions ou non, il n’en reste pas moins que nous devrions nous plier à Sa recommandation ; et

2° si j’avais abandonné la récitation du Chapelet, il n’en reste pas moins que je devrais me plier à Sa recommandation.

Ensuite, la grâce de Dieu est toujours à l’œuvre, même à travers les méandres boueux d’Internet. Dieu n’a toujours pas donné Sa démission. Il est toujours bon pour ceux qui Le cherchent (Ps 9, 11). Même quand il semble qu’une âme sombre dans le péché, étouffée par la vie moderne, désespérée de trouver un peu de bon sens ici ou là, qu’elle ne doute jamais de pouvoir trouver Dieu si elle Le cherche. Que cette âme prenne en mains simplement un chapelet pour voir ce qu’il peut faire.

Et enfin, si quelqu’un veut lutter pour Dieu, pour la famille, pour la patrie, pour le bon sens, contre toutes les forces du Mal qui se déchaînent aujourd’hui, alors qu’il oublie la politique, les études, l’économie et toute la bande de marionnettes placée là pour nous distraire aujourd’hui, toutes coquilles vides ou presque, et qu’il remette entre les mains de Notre Dame ses Chapelets récités les uns après les autres, et il se retrouvera sur les lignes de front de la guerre gigantesque qui se livre aujourd’hui pour rien moins que la survie de l’humanité. Qu’il essaie le Chapelet et qu’il voie ! Et notez dans vos calepins les dates du 27 au 30 octobre pour la prochaine « Tempête de Rosaires » à Walsingham, Norfolk, Angleterre !

Kyrie eleison

Dans le sermon de ce dimanche, l'abbé Salenave a commenté ce texte (avec quelques autres remarques) :

Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez la vidéo évoquée par l'abbé ici.

lundi 21 mars 2022

Les Straussiens instrumentalisent Fatima pour rentrer en guerre contre la Russie

Par Joseph

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne faut surtout pas se réjouir trop vite de la "consécration" que le Pape François prétend faire le 25 mars prochain. Connaissant le personnage, sa théologie, son esprit œcuménique et mondialiste, ses relations avec l'état profond américain etc... les catholiques doivent raison garder et éviter de tomber dans le piège d'une instrumentalisation diabolique du message de Fatima. Il est bien vrai que les évêques Ukrainiens semblent avoir demandés une consécration selon les demandes du ciel MAIS c'est oublier que les mondialistes veulent à tout prix faire passer les Russes pour d'affreux envahisseurs alors qu'en réalité il s'agit d'une libération de territoires martyrisés depuis 8 années et qui vise à sécuriser une zone sensible pour les Russes. Thierry Meyssan nous révèle de façon opportune l'existence de ce groupe nommé "Straussiens" qui sont en réalité des criminels de haut rang et qui poussent les occidentaux à rentrer en guerre contre la Russie.


La Russie ne livre pas de guerre au peuple ukrainien, mais à un petit groupe de personnes au sein du pouvoir états-unien qui a transformé l’Ukraine à son insu, les Straussiens. Il s’est formé il y a un demi-siècle et a déjà commis une quantité incroyable de crimes en Amérique latine et au Moyen-Orient à l’insu des États-uniens. Voici leur histoire.

Le 24 février à l’aube, les forces russes sont entrées massivement en Ukraine. Selon le président Vladimir Poutine, qui s’exprimait alors à la télévision, cette opération spéciale était le début de la réponse de son pays à « ceux qui aspirent à la domination du monde » et qui font avancer les infrastructures de l’Otan aux portes de son pays. Durant cette longue intervention, il a résumé la manière dont l’Otan a détruit la Yougoslavie sans autorisation du Conseil de sécurité des Nations-Unies, allant jusqu’à bombarder Belgrade en 1999. Puis il a parcouru les destructions des États-Unis au Moyen-Orient, en Iraq, en Libye et en Syrie. Ce n’est qu’après ce long exposé qu’il a annoncé avoir envoyé ses troupes en Ukraine avec la double mission de détruire les forces armées liées à l’Otan et d’en finir avec les groupes néo-nazis armés par l’Otan.


Immédiatement tous les États membres de l’Alliance atlantique dénonçaient une occupation de l’Ukraine comparable à celle de la Tchécoslovaquie lors du « Printemps de Prague » (1968). Selon eux, la Russie de Vladimir Poutine aurait adopté la « doctrine Brejnev » de l’Union soviétique. C’est pourquoi le monde libre doit punir l’« Empire du Mal » ressuscité en lui imposant des « coûts dévastateurs ».

L’interprétation de l’Alliance atlantique vise avant tout à priver la Russie de son argument majeur : certes, l’Otan n’est pas une confédération d’égaux, mais une fédération hiérarchisée sous commandement anglo-saxon, cependant la Russie agit de même. Elle refuse à l’Ukraine la possibilité de choisir son destin comme les Soviétiques l’ont refusé aux Tchécoslovaques. Certes, l’Otan, par son fonctionnement, viole les principes de souveraineté et d’égalité des États stipulés par la Charte des Nations unies, mais elle ne doit pas être dissoute, sauf à dissoudre aussi la Russie.

Peut-être, mais probablement pas.

Le discours du président Poutine n’était pas dirigé contre l’Ukraine, ni même contre les États-Unis, mais explicitement contre « ceux qui aspirent à la domination du monde », c’est-à-dire contre les « Straussiens » au sein du pouvoir états-unien. C’était une véritable déclaration de guerre à leur égard.

Le 25 février, le président Vladimir Poutine qualifiait le pouvoir de Kiev de « clique de drogués et de néonazis ». Pour les médias atlantistes, ces propos étaient ceux d’un malade mental.

Dans la nuit du 25 au 26 février, le président Volodymyr Zelensky adressait à la Russie, via l’ambassade de Chine à Kiev, une proposition de cessez-le-feu. Le Kremlin lui répondait immédiatement en posant ses conditions :
arrestation de tous les nazis (Dmitro Yarosh et le Bataillon Azov, etc.),
dépôt de tous les noms de rue et destruction des monuments glorifiant les collaborateurs des nazis durant la Seconde Guerre mondiale (Stepan Bandera, etc.),
dépôt des armes.

La presse atlantique ignorait cet événement, tandis que le reste du monde, qui le connaissait, retenait son souffle. La négociation échouera quelques heures plus tard après intervention de Washington. Ce n’est qu’à ce moment-là que les opinions publiques occidentales en seront informées, mais les conditions russes leur seront toujours cachées.

De quoi le président Poutine parle-t-il ? Contre qui se bat-il ? Et quelles sont les raisons qui ont rendu aveugle et muette la presse atlantiste ?

Paul Wolfowitz

BRÈVE HISTOIRE DES STRAUSSIENS

Arrêtons-nous un instant sur ce groupe, les Straussiens, à propos duquel les Occidentaux savent peu de choses. Il s’agit d’individus, tous juifs, mais absolument pas représentatifs ni des juifs états-uniens, ni des communautés juives dans le monde. Ils ont été formés par le philosophe allemand, Leo Strauss, réfugié aux États-Unis lors de la montée du nazisme et devenu professeur de philosophie à l’université de Chicago. Selon de nombreux témoignages, il avait constitué un petit groupe d’élèves fidèles auxquels il dispensait un enseignement oral. Il n’y a donc pas d’écrits à ce sujet. Il leur expliquait que le seul moyen pour les juifs de ne pas être victimes d’un nouveau génocide était de constituer leur propre dictature. Il les désignait sous le nom d’Hoplites (les soldats de Sparte) et les envoyait perturber les cours de ses rivaux. Enfin, il leur enseignait la discrétion et faisait l’éloge du « noble mensonge ». Bien qu’il soit mort en 1973, sa fraternité étudiante s’est perpétuée.

Les Straussiens ont commencé à former un groupe politique il y a un demi-siècle, en 1972. Ils étaient tous membres de l’équipe du sénateur démocrate Henry “Scoop” Jackson, notamment Elliott Abrams, Richard Perle et Paul Wolfowitz. Ils travaillaient étroitement avec un groupe de journalistes trotskistes également juifs, qui s’étaient connus au City College of New York et éditaient la revue Commentary. on les appelait les « Intellectuels new-yorkais » (New York Intellectuals). L’ensemble de ces deux groupes était très lié à la CIA, mais aussi grâce au beau-père de Perle, Albert Wohlstetter (le stratège militaire US), à la Rand Corporation (le think tank du complexe militaro-industriel). Beaucoup de ces jeunes gens se marièrent entre eux jusqu’à former un groupe compact d’une centaine de personnes.

Ensemble, ils rédigèrent et firent adopter, en pleine crise du Watergate (1974), l’« amendement Jackson–Vanik » qui contraignit l’Union soviétique à autoriser l’émigration de sa population juive vers Israël sous peine de sanctions économiques. C’est leur acte fondateur.

En 1976, Paul Wolfowitz [1] fut un des artisans de l’« équipe B » (Team B) chargée par le président Gerald Ford d’évaluer la menace soviétique [2]. Il rendit un rapport délirant accusant l’Union soviétique de se préparer à prendre une « hégémonie globale ». La Guerre froide changeait de nature : il ne s’agissait plus d’isoler (containment) l’URSS, il fallait l’arrêter pour sauver le « monde libre ».

Les Straussiens et les Intellectuels new-yorkais, tous de gauche, se mirent au service du président de droite Ronald Reagan. Il faut bien comprendre que ces groupes ne sont ni vraiment de gauche, ni de droite. Certains membres ont d’ailleurs basculé cinq fois du Parti démocrate au Parti républicain et inversement. Ce qui est important pour eux, c’est de s’infiltrer au pouvoir, de quelque idéologie qu’il soit. Elliott Abrams devint assistant du secrétaire d’État. Il conduisit une opération au Guatemala où il plaça un dictateur au pouvoir et expérimenta, avec des officiers du Mossad israélien, la manière de créer des réserves pour les Indiens Mayas afin, à terme, de faire la même chose en Israël avec les Arabes palestiniens (la Résistance maya a valu à Rigoberta Menchú son prix Nobel de la paix). Puis Elliott Abrams continua ses exactions au Salvador et enfin au Nicaragua contre les Sandinistes avec l’affaire Iran-Contras. De leur côté les Intellectuels new-yorkais, désormais dénommés « Néoconservateurs » créèrent le Fonds national pour la Démocratie (National Endowment for Democratie — NED) et l’Institut des États-Unis pour la paix (U.S. Institute of Peace) ; un dispositif qui organisa de très nombreuses révolutions colorées, à commencer par la Chine avec la tentative de coup d’État du Premier ministre Zhao Ziyang et la répression qui s’en suivit sur la place Tienanmen.

À la fin du mandat de George H. Bush (le père), Paul Wolfowitz, alors numéro 3 du secrétariat à la Défense, élabora un document [3] autour d’une idée forte : après la décomposition de l’URSS, les États-Unis devaient prévenir l’émergence de nouveaux rivaux, à commencer par l’Union européenne. Il concluait en préconisant la possibilité de prendre des actions unilatérales, c’est-à-dire de mettre fin à la concertation des Nations unies. Wolfowitz est sans aucun doute le concepteur de « Tempête du désert », l’opération de destruction de l’Iraq qui a permis aux États-Unis de changer les règles du jeu et d’organiser un monde unilatéral. C’est à cette époque que les Straussiens ont valorisé les concepts de « changements de régime » et de « promotion de la démocratie ».

Gary Schmitt, Abram Shulsky et Paul Wolfowitz ont pénétré la communauté du Renseignement US grâce au Groupe de travail sur la réforme du Renseignement (Consortium for the Study of Intelligence’s Working Group on Intelligence Reform). Ils critiquèrent l’a priori selon lequel les autres gouvernements raisonnent de la même manière que celui des États-Unis [4]. Puis, ils critiquèrent l’absence de conduite politique du Renseignement, le laissant errer dans des sujets sans importance au lieu de se concentrer sur ceux essentiels. Politiser le Renseignement, c’est ce que Wolfowitz avait déjà fait avec l’équipe B et qu’il recommencera avec succès, en 2002, avec le Bureau des plans spéciaux (Office of Special Plans) ; inventant des arguments pour de nouvelles guerres contre l’Iraq et contre l’Iran (le « noble mensonge » de Leo Strauss).

dimanche 13 octobre 2019

La consécration de la Russie n'a jamais été faite !


A l'occasion de ce 13 octobre 2019, il est opportun de rappeler que la Consécration de la Russie n'est toujours pas faite et que, ce faisant, l'humanité court à sa perte temporelle et éternelle.

Le 13 juillet 1917,
Notre Dame disait : "Si l'on fait ce que je vais vous dire,  beaucoup d'âmes se sauveront et on aura la paix. La guerre va finir. Mais si l'on ne cesse pas d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, commencera une autre, pire. (....) Dieu va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la famine et de la persécution.... Pour l'empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si l'on écoute mes paroles, la Russie se convertira et on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde..." (Lucie raconte Fatima - 4ème mémoire, p. 163)

Le 13 juin 1929 à Tuy : " Le moment est venu où Dieu demande au Saint Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen." (ibidem, p. 192).

En mai 1930, Lucie écrit à son confesseur la demande de Notre Dame : " Le Bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie si le Saint Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux Très Saints Coeurs de Jésus et de Marie".

La demande comporte donc trois points importants :
1) Le Saint Père en union avec tous les évêques,
2) Consacre la Russie explicitement désignée,
3) Dans un acte solennel et public de réparation.

La promesse comporte deux bienfaits ou grâces :
1) La conversion de la Russie;
2) Un certain temps de paix.

Les consécrations de 1952, 1982 et 1984 répondent-elles à cette demande ?

Celle du 7 juillet 1952 par Pie XII, dans sa lettre apostolique Sacro Vergente Annoadressée aux peuples de la Russie, nomme bien la Russie mais elle fut faite par le pape seul, sans l'union avec les évêques du monde et sans l'acte public et solennel de réparation et de consécration. Peu de temps après, soeur Lucie écrivait :" Je suis peinée qu'elle (la consécration) n'ait pas été faite comme Notre Dame l'avait demandée". (Fr François, op. cit., p. 280)

Celle de Jean-Paul II à Fatima, le 13 mai 1982. 1) Dans cette consécration, la Russie n'est même pas mentionnée. 2) La consécration ne fut pas faite au Coeur Immaculé de Marie. 3) Les évêques ne furent pas invités à s'unir au pape. Soeur Lucie déclarera à sa nièce le 11 août 1982 : " La consécration de la Russie telle que Notre Dame l'a demandée, n'est pas faite."

Celle de Rome le 25 mars 1984 par Jean-Paul II ?
1) La Russie n'est pas mentionnée une seule fois dans le long texte. Le pape l'a même reconnu et en a donné la raison.
2) L'offrande n'a pas été faite au Coeur Immaculé de Marie mais à Marie Mère.
3) En 1986, soeur Lucie déclara à son amie Mme Pestana et à Maria do Fetal, sa nièce, que "la consécration de la Russie n'est pas faite" (Fr François, op. cit. p. 373). Elle confirma ce jugement au cardinal Law, archevêque de Boston, en mai 1989 (ib. 374)

Les fruits promis ne se voient pas :
1) La Russie ne s'est pas convertie officiellement à la religion catholique ; les organisations religieuses qui ont une existence légale en Russie actuellement sont : les schismatiques orthodoxes, le judaïsme, l'islam et le bouddhisme.
2) Depuis plus de 30 ans, le monde a connu des guerres effrayantes : en 1986, soit deux ans après la pseudo consécration, les conflits armés avaient fait quelque 17 millions de morts !!
3) Les erreurs communistes se sont répandus dans la monde (la Chine reste communiste). La France est devenu un pays crypto-communiste avec une constitution officiellement laïcisée et une législation athée qui promeut l'antichristianisme qui n'est que le fond réel du communisme.

Affirmer que la consécration de la Russie a été faite est donc une énorme tromperie ( et même un crime) qui ne fera que prolonger de grands maux dans l'humanité et causera la perte d'un très grand nombre d'âmes.

Abbé Matthieu Salenave

samedi 17 août 2019

Vandalisme et réparation impossible à Fatima


Le site gloriaTV nous apprend qu'une profanation indescriptible a eu  lieu en juillet au sanctuaire de Fatima, au Portugal. 


Quatre des quatorze chapelles représentant les stations du Chemin de Croix ont été vandalisées et recouvertes de couleur jaune dans la nuit du 26 juillet.

Les profanateurs ont souillé les têtes et les parties intimes des statues à l'intérieur des chapelles.

Notre-Dame, apparue comme on le sait en ces lieux en 1917, s'est retrouvée qualifiée de prostituée (« puta »).

Quelques semaines plus tard, à l'occasion d'un camp des Amis du Sacré-Cœur (ASC), l'aumônier du camp se proposait d'offrir une Messe en réparation pour cette horrible offense faite à Dieu et à sa Sainte Mère. 

Il s'apprêtait donc à célébrer cette messe réparatrice dans la petite chapelle qui se trouve au bout du Chemin de Croix mais, au dernier moment, alors que le prêtre revêtait ses ornements dans la sacristie, les autorités du sanctuaire sont intervenues et ont interdit cette célébration au prétexte que seule la nouvelle liturgie était autorisée. La Messe réparatrice n'a donc pas pu être dite en ce lieu et la réparation n'aura donc pas été accomplie. 

Il est à croire qu'il y a de l'indulgence des autorités du sanctuaire envers les profanateurs  et en revanche une hostilité méchante  à l'encontre des catholiques qui veulent réparer le mal. 

Tout cela est de très mauvaise augure pour l'avenir des lieux car c'est  essentiellement par la réparation des outrages et des sacrilèges que la colère divine peut se détourner de l'humanité qui offense Notre-Dame. 

A suivre...

PS : Si certaines personnes désirent avoir des  explications  sur ce refus de la part du sanctuaire et de ses autorités, elles peuvent les contacter  en téléphonant (aimablement) au 00 351 249 539 600 ou par messagerie électronique : peregrinos@fatima.pt

jeudi 2 novembre 2017

Déclaration des évêques à Fatima

A l'occasion de la fête du Christ-Roi et du centième anniversaire des apparitions de Notre Dame à Fatima, les quatre évêques fidèles ont fait une déclaration commune. Celle-ci résume notre situation dramatique et la solution que le Ciel  offre aux hommes, spécialement la consécration de la Russie et nos consécrations individuelles à la Reine du Ciel. Puisse-t-elle être entendue.
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Déclaration à l’occasion du centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima, Portugal


En cette année 2017, l’Église et le monde sont tous deux aux prises avec une crise sans précédent dans toute l’histoire humaine, une crise reconnue par beaucoup de personnes mais vraiment comprise par un tout petit nombre, parce que l’Église Catholique est la lumière du monde et elle a été mise dans l’obscurité depuis le Concile Vatican II (1962 – 1965)


lundi 30 octobre 2017

Dernier jour du pèlerinage à Fatima

Notre lecteur continue de nous faire part de ce qui s'est passé à Fatima en ce deuxième et dernier jour du pèlerinage :








dimanche 29 octobre 2017

Pèlerinage de la Fidélité Catholique à Fatima (suite)

Un lecteur de Reconquista nous envoie les nouvelles suivantes à propos de la première journée, ce samedi 28 octobre : 



Devant la Basilique Notre-Dame du Rosaire, Mgr Williamson a planté le décor : pourquoi est-il essentiel de prier ?   Pour la conversion de Rome et il dénonce le modernisme.

samedi 28 octobre 2017

Pèlerinage de la Fidélité Catholique à Fatima



Ces 28 et 29 octobre, un pèlerinage de la Fidélité Catholique est organisé à Fatima pour le centième anniversaire des apparitions et à l'occasion de la fête du Christ-Roi.  Les fidèles s'y sont retrouvés autour de nos quatre évêques.  Voici les premières photos ...  à suivre ... 

Source 




jeudi 12 octobre 2017

Il y a 100 ans, à Fatima, le plus grand miracle du Nouveau Testament

En ce centième anniversaire de la dernière apparition de Notre-Dame à Fatima, relisons ce sermon prononcé par Mgr Lefebvre il y a trente ans à Fatima dans lequel il n'hésite pas à dire que Notre-Dame  nous a prévenus que de mauvais pasteurs gouverneraient l'Église, un langage que l'on n'entend plus dans la Fraternité de Mgr Fellay.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
Mes bien chers confrères,
Mes bien chers amis,
Mes bien chers frères,

Rendons grâce au bon Dieu et à la très sainte Vierge Marie d’avoir pu nous réunir aujourd’hui, en cette fête de son Cœur Immaculé pour chanter ses louanges, pour essayer pendant quelques instants, pendant quelques jours, de vivre de notre foi. Car en effet, si la Vierge Marie a voulu venir sur cette terre du Portugal à Fatima, si elle a voulu apparaître à ces quelques enfants pour leur donner un message pour le monde, c’est bien parce que elle le désirait que nos âmes s’élèvent vers le ciel. Et alors essayons, mes bien chers frères, de nous remettre dans cette ambiance, cette ambiance dans laquelle ces petits pâtres, et également les personnes qui sont venues les entourer chaque 13 du mois en cette année 1917, jusqu’au mois d’octobre où a eu lieu ce miracle extraordinaire ici même, car dit-on ce miracle s’est vu à quarante kilomètres autour de Fatima, par conséquent si nous avions été présents ce jour du 13 octobre 1917, nous aurions vu ce phénomène extraordinaire du soleil tournoyant, lançant des feux de toutes les couleurs, inondant de ces couleurs magnifiques toute la région, et cela pendant trois fois dix minutes. Et puis enfin le soleil descendant, comme du ciel, pour se rapprocher des fidèles qui étaient présents, pour manifester la vérité de l’apparition de la très sainte Vierge Marie à ces enfants de Fatima.

vendredi 25 août 2017

100 ans après les apparitions de Fatima : quelles conséquences ?

A l'occasion du camp d'été en Bavière des ASC (Amis du Sacré-Cœur), M. l'abbé Salenave a donné une conférence qui résume d'abord les apparitions de Notre Dame de Fatima pour en expliquer ensuite les conséquences pour notre temps.


jeudi 24 août 2017

Réunion des supérieurs majeurs de la FSSPX à Fatima

Sur le forum Résistance Catholique, Michaël, bien informé, nous rapporte ce qui s'est passé à Fatima à l'issue du pèlerinage international. 

A l'occasion de cette réunion, certains supérieurs majeurs ont demandé que l'on mette un point final aux tractations avec Rome. Mgr Fellay, comme à la réunion des supérieurs de 2016, aurait assuré qu'il ne  se passerait "rien"  d'ici le chapitre de juin 2018 qui "sera un chapitre ordinaire".

Dans le cadre de cette réunion des supérieurs majeurs de la (néo) fsspx, ces mêmes supérieurs n'ont pas remis en cause les reconnaissances canoniques déjà acquises (confessions, ordinations, mariages) sans consultation d'un chapitre. Ces reconnaissances successives auraient dû faire l'objet d'un chapitre extraordinaire puisqu'elles font passer la fraternité st Pie X dans le cadre de l'église conciliaire. Mais Mgr Fellay et Rome se moquent littéralement des capitulants et des règles des chapitres pour arriver à un accord pratique sans la conversion de Rome.

L'engagement de Mgr Fellay à l'égard des supérieurs majeurs à l'occasion de cette réunion à Fatima n a donc pas plus de valeur que les autres chapitres et réunions dans lesquels Mgr Fellay simulait la contrition.

En outre ce "rien" ne vaut que pour lui car dans le plan du ralliement par paliers, c'est Rome qui détermine les étapes de ce ralliement. Mgr Fellay n'a "rien" à faire sinon qu'à remercier le saint Père pour son geste paternel. Voilà le "rien" de Mgr Fellay. Nous avons compris.

Puissent les capitulants comprendre le jeu de cet évêque et de sa clique.




 Sur son site, Sean Johnson fait une très bonne analyse de la situation en comparant ce qui vient de se passer avec ce qui eut lieu en 2011, puis 2012.

 Bref commentaire:

Les lecteurs peuvent se rappeler que, plusieurs mois avant le désastreux Chapitre général de 2012, les supérieurs majeurs de la FSSPX (sans Mgr Williamson) se sont réunis à Albano, en Italie, pour examiner le "Préambule doctrinal" secret.

Menzingen avait réfléchi et espérait qu'ils avaient finalement abouti à la fin d’un long processus : la «libéralisation» de l’ancienne messe; la «levée» des excommunications; l’échec final des débats doctrinaux.

Le processus avait fonctionné, et le temps semblait arrivé pour Menzingen (et Rome) tester les eaux à Albano pour la signature d'un accord.

Mais lors de cette rencontre, Mgr De Galarreta a présenté aux supérieurs assemblés ses célèbres «Réflexions autour de la proposition romaine» qui, à première vue, semblaient prendre une position forte contre toute sorte d'accord avec la Rome non convertie, en observant entre autres choses que cela ferait :

"Aller dans le sens d'un accord pratique serait renier notre parole et nos engagements devant nos prêtres, nos fidèles, Rome et devant tout le monde (...) Ce serait un manque de cohérence, de droiture et de fermeté, qui auraient comme effets la perte de crédibilité et de l'autorité morale dont nous jouissons".

Pourtant, Mgr De Galarreta a laissé à Mgr Fellay une "sortie" (ou ce qui, dans un document de Vatican II, pourrait être appelé une «bombe à retardement»). Désireux de contredire tous les arguments inexpugnables qu'il vient de faire contre tout accord avec Rome non convertie, il a ajouté:

"En conséquence, ce n'est pas le moment de changer la décision du Chapitre de 2006 (pas d'accord pratique sans solution de la question doctrinale) et il n'est pas correct ni prudent de se lancer à préparer les esprits dans le sens contraire, avant qu'il n'y ait chez nous la conviction, le consensus et la décision de changer. Le contraire ne fait que provoquer la division et, par réaction, une guéguerre, l'anarchie ".

Eh bien, comme je l'ai mentionné ailleurs, le consensus sur le changement a été atteint quelques mois plus tard au Chapitre général, après quoi Mgr Fellay victorieux pouvait déclarer «nous avons retrouvé notre unité profonde» (c'est-à-dire, en construisant un consensus pour changer et préparer les esprits de son clergé et des fidèles à changer avec eux).

Donc que penser à toutes ces tentatives de Menzingen et de leurs lieutenants qui prétendent que Mgr Lefebvre n'était pas vraiment contre un accord avec la Rome non convertie après les Sacres, quand nous avons l'admission franche du contraire par Mgr De Galarreta ?

Qu'est-ce si ce n’est un «consensus pour changer», puis ensuite falsifier la foi de leur clergé et de leurs fidèles, de «préparer leurs esprits» à les suivre dans leur trahison?

Est-ce ainsi que les prêtres et les évêques sont censés agir ?

Est-ce «en montrant le respect des âmes que la vie sacerdotale exige» ? (plagia de Dom Lorenco Fleichman)?

Ça ne fait rien…

Mgr Fellay est un homme d'habitude.

Si vous apprenez ses habitudes, vous pouvez prédire son comportement (comme nous l'avons souligné la semaine dernière dans l'article «Retour à la case départ ?»).

Eh bien, Mgr Fellay , en inculquant des doutes et des scrupules dans son clergé et ses fidèles, en est arrivé à ce qu'il croit être la fin d'un autre processus:

Ayant «régularisé» la vie sacramentelle de la FSSPX (mais seulement au prix d’une soumission au contrôle diocésain pour les sacrements de la confession, des Saints Ordres et du mariage), il lui semble qu'il ne reste plus qu'à signer les lignes pointillées (si seulement Rome le laisse faire).

Donc, en prenant le même scénario qu’Albano 2011, il convoque une autre réunion des supérieurs majeurs (plus discrètement cette fois, sous la couverture du Pèlerinage de Fatima) pour aborder la question de la «réconciliation» avant le Chapitre Général de juin 2018.

Et tout comme les voix contre un accord s’étaient manifestées lors de la réunion de 2011, elles ont également été entendues à Fatima.

Mais cela n'a pas vraiment d'importance (tout comme cela ne l'importait pas à l’époque).

De la même manière que des évêques de Vatican II ont déclaré leurs réserves personnelles face à divers documents conciliaires, mais ils ont voté en faveur de ceux-ci de toute façon, la même chose se produira en 2018 (tout comme cela s'est produit à 2012): le culte excessif (légaliste?) de l'autorité, de l'unité et du bien de la «société» (comme Mgr De Galarreta dans les «Réflexions» d'Albano) fera son travail dans la FSSPX, tout comme il l'a fait ce travail dans l'église conciliaire.

Donc, ce rendez-vous à Fatima nous permet de prévoir l'avenir dans une certaine mesure, car nous avons observé le mode de fonctionnement de Menzingen et de Rome auparavant.

L'année 2011 se répète en 2017 et pour toutes les mêmes raisons.

La seule différence c’est que le FSSPX est beaucoup plus loin aujourd'hui qu'elle ne l'était en 2011, ce qui indique qu’à son tour, la trahison du fort sera beaucoup plus «réussie» cette fois-ci.
 

vendredi 19 mai 2017

Le centenaire des apparitions mariales de Fatima

 A l'occasion de la fête du Christ Roi (fin octobre 2017), les évêques de la fidélité catholique se rendront en pèlerinage à Fatima (28 et 29 octobre 2017). Les pèlerins sont le bienvenus à cette occasion. Aussi nous publions cet excellent article de M Fromentoux, paru dans le dernier numéro de Rivarol pour nous faire bien comprendre que la bataille de la Foi ne triomphera que par l'intercession de Notre-Dame.


Cent ans après retour sur les apparitions de la Vierge à Fatima

Par Michel Fromentoux


RIVAROL n° 3283  http://www.rivarol.com/

LE 13 MAI 1917, la sainte Vierge Marie apparaissait pour la première fois à trois petits pastoureaux portugais à Fatima. Le message de Son Cœur immaculé n’a pas pris une ride, tant il va à l’encontre de l’esprit dit moderne, qui s’affirme chaque jour plus fondamentalement anti-chrétien.

Il faut se souvenir que Dieu voulut marquer ces apparitions par un miracle cosmique comme seuls avaient été des exemples dans l’Histoire : le Déluge, l’arrêt du soleil pour permettre la victoire de Josué contre les Amorrhéens, et les ténèbres du Vendredi saint. Le miracle du soleil du 13 octobre 1917, observé par des milliers de personnes sur plusieurs kilomètres à la ronde, a absolument authentifié ces apparitions essentielles pour l’avenir de nos nations.

Puisse ce centenaire amener beaucoup d’âmes à se placer sous la maternelle protection du Cœur immaculé de Marie, et à se sacrifier pour mettre sur la voie de la conversion les pécheurs et les infidèles qui nous entourent ! Puisse ce Cœur être notre refuge, à l’entrée du chemin qui nous conduira jusqu’au Ciel !

UN PAYS GAGNÉ PAR LA FRANC-MAÇONNERIE

Il n’est pas sans intérêt de constater que la sainte Vierge choisit le Portugal pour se manifester au début du XXe siècle. Ce pays de très vieille chrétienté, dont la première dynastie royale était un rameau détaché de la belle Maison capétienne, issu de Robert, duc de Bourgogne, frère cadet d’Henri 1er, roi de France, se distingua, dès sa fondation en 1147, par ses exploits sous le signe de la Croix contre les Maures d’abord, puis par la découverte et l’évangélisation du Nouveau Monde. Hélas, au XVIIIe siècle, le royaume s’enfonça dans la décadence en tombant sous la domination anglaise (1703) qui lui communiqua, peu après, la néfaste influence de la franc-maçonnerie.

De 1750 à 1777, Sebastiâo José de Car- valho e Melo, comte d’Oeiras, marquis de Pombal (1699-1782), franc-maçon militant et tout-puissant ministre de Joseph 1er, poursuivit d’une haine hargneuse la Compagnie de Jésus et parvint à la faire expulser par décret en 1759. Ainsi, les loges maçonniques eurent le champ libre pour accroître leur propagande anticléricale. Les idées de la Révolution dite française pénétrèrent, dès lors facilement, dans le royaume à la faveur de trois invasions napoléoniennes successives, entre 1807 et 1810.

Il s’ensuivit une guerre civile, de 1826 à 1834, à la suite de quoi s’instaura une monarchie libérale, sous laquelle la franc-maçonnerie malmena plus que jamais l’Église catholique : tandis que les campagnes restaient foncièrement catholiques et imperméables à la propagande révolutionnaire, les villes, comme Lisbonne ou Porto, étaient un terrain de choix pour les Loges. Celles-ci allèrent jusqu’à organiser, le 1er février 1908, l’assassinat du roi Carlos 1er (1863-1908) et du prince héritier, Louis-Philippe (1887-1908), duc de Bragance : l’attentat fut perpétré par une secte maçonnique liée au carbonarisme, et le second fils du roi, Manuel (1889-1932) ne dut d’échapper à la mort qu’au courage et à la présence d’esprit de la reine Amélie (1865-1951), née princesse Marie-Amélie d’Orléans, laquelle, debout dans la voiture, parvint à tenir en respect le terroriste en le frappant d’un bouquet de fleurs... Manuel devint ainsi à dix-neuf ans le roi Manuel II, mais, le 5 octobre 1910, une révolution éclata à Lisbonne, le condamnant à s’exiler en Angleterre, et la république fut proclamée.

Le nouveau gouvernement œuvra pour une déchristianisation violente et rapide du pays : églises pillées, couvents saccagés, religieux expulsés. En quelques mois la république prit un nombre impressionnant de mesures contre la pratique et la morale catholiques : loi autorisant le divorce, sécularisation des cimetières, suppression de l’enseignement religieux dans les écoles, interdiction du port de la soutane, loi de séparation de l’Église et de l’État... Il fallait, selon les vœux des nouveaux dirigeants du régime, éliminer totalement le catholicisme du Portugal en deux générations. Le saint pape Pie X condamna la loi de séparation par une forte encyclique en mai 1911 ; les catholiques firent bloc autour de leur clergé résistant. Mais la république répondit par une violente persécution et emprisonna des évêques, pendant que s’installait une situation d’anarchie, d’instabilité politique et de terreur qui allait engendrer pas moins de seize révolutions en seize ans (19101926) ! Mais dès 1917, le Portugal semblait perdu : il n’y avait plus de farine à Lisbonne, les pillages de magasins se multipliaient, en mai il y eut des morts. Ce fut, justement, le 13 de ce mois que Notre-Dame vint donner à ce pays meurtri et à ses habitants malheureux, mais aussi à tous les peuples de la terre souffrant de la Révolution, les moyens du salut !

UN PEUPLE PAYSAN ATTACHÉ À LA FOI CHRÉTIENNE

La Vierge Marie, une fois de plus, comme à La Salette, comme à Lourdes, s’apprêtait à éduquer des enfants qu’elle avait choisis pour la voie royale de la Croix. Malgré les persécutions républicaines, le peuple portugais restait fermement attaché à la foi et les paysans du village de Fatima, à un kilomètre d’Aljustrel, au cœur du Portugal, élevaient leurs enfants dans la piété et le respect des vertus chrétiennes. Fa- tima. c’était déjà tout un programme, car le nom vient d’une princesse arabe capturée par les forces chrétiennes au temps de l’occupation arabe du Portugal ; convertie au catholicisme et baptisée, elle épousa le comte d’Ourem en 1158 et prit le nom d’Oureana qui veut dire Oriane et qui donna son nom à la ville d’Ourém, dont dépend actuellement la ville de Fatima, dans le district de Santarém.

Maria Rosa dos Santos avait appris le catéchisme à sa fille Lucie, née en le 28 mars 1907, laquelle fut préparée à la première communion très en avance. Elle aimait raconter de belles histoires à ses cousins, les petits Marto : François, né en 1908, et Jacinthe, née en 1910, qui avaient été élevés avec sept autres enfants dans l’horreur du péché par leur très pieuse mère, Olimpia. Lucie aimait beaucoup se retrouver avec François et Jacinthe, les faire jouer dans la cour de la maison, organiser des processions avec bannières et cantiques. Les trois enfants avaient joint leurs troupeaux et, dans la campagne, tressaient des guirlandes de fleurs, dansaient au rythme de la flûte de François et récitaient le chapelet. Lucie était calme et montrait beaucoup de bon sens, non sans être brusque parfois. François était un peu rêveur et silencieux, et sa sœur Jacinthe était vive et affectueuse mais volontiers boudeuse. Ce n’étaient pas encore des saints. mais ils étaient purs et savaient être joyeux. Nous ne connaissons plus ce genre de jeunesse.

Le récit des apparitions est connu de la plupart de nos lecteurs : je me contenterai de quelques rappels, m’aidant du site internet de référence des apparitions de la sainte Vierge à Fatima.

L’ANGE DU PORTUGAL

Depuis avril 1915, Lucie avait reçu trois apparitions de l’Ange, il n’avait rien dit, mais au printemps 1916, alors que les trois cousins gardaient leurs troupeaux, un « être de lumière » sous l’aspect d’un garçon de quatorze à quinze ans, se présenta comme « l’Ange de la Paix ». Prosterné, il leur fit répéter : « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime et je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne Vous aiment pas. Priez ainsi. Les Cœurs de Jésus et Ma
rie sont attentifs à la voix de vos supplications. » Pendant l’été, l’Ange revint : « De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. Attirez ainsi la paix sur votre Patrie. Je suis son Ange gardien, l’Ange du Portugal. Surtout acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra. »

En octobre 1916, l’Ange se prosterna devant un calice et une hostie dont coulaient des gouttes de sang. Il leur enseigna la prière : « Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ présents dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de Son Très Saint Cœur et du Cœur immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs. » Puis l’Ange donna la communion aux enfants qui, très impressionnés, gardaient le silence et commençaient dans leur cœur à offrir des sacrifices aux grandes intentions qui leur étaient confiées.

LA “BELLE DAME”

Le 13 mai 1917, une « Belle Dame » apparut aux enfants pour la première fois. Il était midi à la Cova de Iria, ce qui, en français, veut dire la Combe d’Irène qui signifie la paix. Après deux éclairs effrayants, les enfants aperçurent une belle dame entourée de lumière debout sur un petit chêne vert. Elle les rassura : « N’ayez pas peur, je ne vous veux pas de mal. » Puis elle dit à Lucie : « Je suis du Ciel [et je vous demande] de revenir ici six mois de suite à cette même heure, le treize de chaque mois. Au mois d’octobre je vous dirai qui je suis et ce que je désire ! » Seule Lucie parlait et François voyait mais n’entendait pas. À la demande de Lucie, curieuse de savoir si elle et ses compagnons iraient au Ciel, Elle le leur promit, mais en recommandant à François de réciter beaucoup de chapelets. Puis Lucie demanda si la guerre allait bientôt finir, car l’on était en 1917 et le Portugal avait envoyé plusieurs milliers de soldats sur le front en France : la Dame se contenta de demander à nouveau des sacrifices pour la conversion des pécheurs et le chapelet pour la fin de la guerre. Puis Elle les quitta en disant : « Vous aurez beaucoup à souffrir mais la grâce de Dieu sera votre réconfort. »

Le soir, Jacinthe ne sut tenir sa langue et raconta à sa maman qu’elle avait vu la sainte Vierge. La rumeur se répandit très vite, et bien peu y croyaient. Seul, Manuel Pedro Marto, le père de Jacinthe et de François, refusait de croire que ses enfants fussent des menteurs. Le 13 juin, les petits voyants eurent bien des difficultés pour se rendre au pieux rendez-vous avec une soixantaine de curieux. La Dame apparut à l’heure exacte et déclara à Lucie : « Jésus veut par vous établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. A celui qui l’accepte, je promets le salut et ces âmes seront aimées de Dieu comme des fleurs placées par moi pour orner son Trône. Ne te décourage pas, je ne t’abandonnerai jamais ! » Elle annonça aussi que Jacinthe et François iraient bientôt au Ciel, mais que Lucie devrait rester sur terre « encore un certain temps ».

L’abbé Ferreira, curé de Fatima, interrogea sévèrement Lucie, mais elle refusa de dire qu’elle avait menti. Le 13 juillet, la foule était de cinq à six mille personnes. La Dame demanda à nouveau aux enfants de réciter le chapelet en l’honneur de Notre Dame du Rosaire pour obtenir la fin de la guerre, elle annonça un miracle pour le mois d’octobre ; les enfants eurent une vision impressionnante de l’enfer et la Dame leur révéla son secret : l’annonce d’une grande guerre et de persécutions contre l’Église, que l’on pourrait éviter par la consécration de la Russie. Elle recommanda de dire après chaque dizaine de chapelet : « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés,
préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez toutes les âmes au Ciel, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre Miséricorde. » Les témoins virent une nuée s’éloigner du petit chêne et entendirent un bruit très doux et indistinct.

HARCÈLEMENT MÉDIATICO-MAÇONNIQUE

Le 13 août, les enfants ne purent pas être présents au rendez-vous, car l’administrateur d’Ourém, un anticlérical invétéré, les avaient enlevés par ruse et fait emprisonner durant trois jours. Ces machinations maçonniques, n’empêchèrent pas la Dame de rencontrer Lucie, Jacinthe et François quatre jours plus tard, mais cette fois aux Valinhos, en plein champ.

Le 13 septembre, à la Cova de Iria, 25 000 personnes virent distinctement un globe lumineux se déplacer à l’arrivée de la Dame, laquelle confirma à Lucie la grande apparition pour le mois d’octobre.

Le 13 octobre, la dernière apparition eut lieu devant plus de 60 000 personnes, trempées par une pluie battante qui s’arrêta juste à midi. La Dame dit à Lucie : « Je veux te dire qu’on élève ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre- Dame du Rosaire. Que l’on continue à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va bientôt finir et les militaires rentreront chez eux. » Ce fut alors que se produisit le miracle annoncé : la danse du soleil, tantôt s’éteignant, tantôt se rallumant, lançant des faisceaux de lumière et ne faisant point mal aux yeux, paraissant se détacher du ciel et s’avancer sur la foule qui en était terrorisée. Ce phénomène put être observé par des foules à plusieurs kilomètres à la ronde. Pendant ce temps les enfants voyaient la sainte Famille, saint Joseph, et l’Enfant Jésus bénissant le monde. Lucie fut seule à voir Notre- Dame des Douleurs portant un scapulaire.

Les jours suivants alors que les gens “sérieux” cherchaient une explication “rationnelle” à ces faits, les petits voyants étaient harcelés de moqueries et d’interrogatoires qui étaient pour eux autant d’occasions de sacrifices. Rien ne leur paraissait trop dur pour sauver des âmes et consoler Notre-Seigneur d’être si souvent offensé. Jacinthe renonça à la danse qu’elle aimait tant, par esprit de sacrifice. François multipliait les chapelets pour aller au Ciel.

DEUX PETITES  ÂMES MONTÉES AU CIEL

Les deux petits tombèrent malades à quelques semaines d’intervalle, victimes sans doute de la grippe espagnole qui sévissait dans toute l’Europe. Jacinthe et François Marto se préparèrent saintement à la mort dans de grandes souffrances qu’ils offraient sans jamais se plaindre, pour consoler Jésus et pour la conversion des pécheurs. François mourut juste après avoir reçu sa première communion le 4 avril 1919. Jacinthe lui avait confié un message pour la sainte Vierge et pour Notre-Seigneur, leur disant qu’elle était prête à souffrir tout ce qu’Ils la laisseraient souffrir. Atteinte d’un pleurésie, elle souffrit beaucoup d’être séparée de sa famille pour de longs séjours dans deux hôpitaux. Elle n’eut pas le temps de recevoir la communion ; elle rendit son âme à Dieu le 20 février 1920, elle n’avait pas dix ans !

Lucie demeura seule. Pour éloigner la voyante de son village, Mgr Correia da Silva, évêque de Leiria, la fit admettre en grand secret, en 1921, comme pensionnaire chez les Sœurs de Sainte-Dorothée de Porto, où elle se soumit avec douleur et respect à la règle imposée de l’anonymat. En 1925, elle entra comme postulante, sous le nom de sœur Marie des Douleurs, chez les Sœurs de Sainte-Dorothée à Tuy, en Espagne, où elle prononça ses veux perpétuels en 1934. En 1948, Lucie obtint une dispense pour revenir au Portugal et entrer dans l’ordre du Carmel à Coïmbre où elle demeura, dans la prière et la pénitence, jusqu’à la fin de sa vie.

FLORAISON DE CONVERSIONS ET DE VOCATIONS

Au lendemain du 13 octobre 1917, le Portugal constata une pluie de conversions, de retours à Dieu de familles entières, lesquelles entraînèrent une impressionnante floraison de vocations sacerdotales et religieuses. (seconde partie à suivre dans notre prochain numéro).

Michel FROMENTOUX.

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samedi 6 mai 2017

Victoire du Rosaire en 2017 ?

 Note : A l'occasion de ce premier samedi du mois de mai 2017 et à la veille d'évènements politiques français qui engagent plus profondément la France dans un processus mondialiste (qui n'est qu'un communisme déguisé et cravaté), il est bon de se rappeler que toute victoire catholique n'est qu'une victoire de Notre Dame et donc du Rosaire. C'est Elle seule qui écrase le serpent infernal. Les catholiques sont actuellement abandonnés par la hiérarchie officielle et tyrannisés par le pouvoir mondialiste. Cette permission divine n'a qu'un but : laisser toute la gloire de la victoire à Notre Dame. Raison de plus de s'attacher au Rosaire

Les grandes victoires du rosaire par le RP Marie-Dominique (O.P. ) du couvent de la Haye aux Bonshommes.  Extrait du Sel de la terre n°41


I) Victoire sur les Cathares

AU DÉBUT du XIIIe siècle, en Languedoc, peu de temps après avoir été révélé à saint Dominique, le rosaire apparaissait à la fois comme une arme de guerre invincible contre les ennemis de l’Église (bataille de Muret le 12 septembre 1213), mais aussi comme une méthode de prédication extrêmement efficace pour combattre l’hérésie et convertir les âmes (1) (2). Ainsi fut vaincu un fléau, « vraie guerre sociale, qui laissait trop prévoir ce que serait désormais l’histoire pour la cité sainte (3) », car « on étouffa la doctrine des Albigeois au moins quant à sa prédominance extérieure ; mais elle resta sourdement comme semence de toutes les erreurs qui devaient éclater au XVIe siècle (4) ». Victoires sur l’islam

« Lorsque les nations chrétiennes de l’Orient, celles qui avaient transmis aux Occidentaux le flambeau de la foi qu’elles ont laissé s’éteindre chez elles, eurent assez fatigué la justice divine par les sacrilèges hérésies dont elles défiguraient l’auguste symbole de la foi, Dieu déchaîna sur elles, du fond de l’Arabie, le déluge de l’islamisme qui engloutit les chrétientés premières. [...] C’est notre tour maintenant, nations occidentales, si nous ne revenons pas au Seigneur Notre Dieu !. »

Aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, l’invasion menaçait l’Europe chrétienne. Mais celle-ci eut assez de foi pour la repousser, en prenant l’arme du rosaire : spécialement à Lépante (7 octobre 1571), Vienne (12 septembre 1683) et Peter- wardein (26 juillet 1716) (5) (6) (7) .

Ces victoires furent à l’origine des fêtes liturgiques du Saint Nom de Marie (12 septembre) et de la solennité de Notre-Dame du très saint Rosaire (premier dimanche d’octobre).

II) Victoires sur le protestantisme

La révolution protestante de 1517, préparée par la Renaissance, fut la première grande étape de l’apostasie des nations (8).

 La Rochelle : 1er novembre 1628

Lorsqu’au XVIIe siècle le protestantisme menaça dangereusement le royaume de France, ce fut encore le rosaire qui l’en délivra (9) .

A la tête d’une puissante armée, le roi Louis XIII s’efforçait de réduire à l’obéissance la ville de La Rochelle, soutenue par l’Angleterre, et qui était devenue le boulevard du protestantisme en France. Sur l’ordre du monarque, le rosaire fut d’abord récité solennellement au couvent dominicain du Faubourg Saint-Honoré à Paris, en présence de toute la cour. On le priait à deux chœurs, selon la coutume dominicaine. Puis le roi appela le père Louvet O.P., célèbre prédicateur à l’époque, afin de prêcher une mission à l’armée avec plusieurs frères prêcheurs. On distribua 15 000 chapelets parmi les troupes et, chaque soir, les protestants...

jeudi 30 mars 2017

Fatima ou le Règne du Christ sur terre par Marie

 La Résistance Catholique ne représente rien aux yeux du monde. Que sont trois (bientôt 4) évêques, quelques monastères, quelques milliers de catholiques répartis dans le monde entier ? Humainement, visiblement rien. Mais en réalité,   ce sont des âmes, des fortins qui restent sous l'étendard du Christ Roi et qui, par conséquent, ne veulent pas rentrer dans ce vaste courant d'apostasie initié par les loges maçonniques, publié par le concile Vatican II et propagé désormais par le moyen de l'église conciliaire (nouveau code) qui accepte tout sauf ce Règne exclusif et total du Christ Roi. Ces catholiques fidèles, malgré ce petit nombre, se trouvent sous l'autorité du Christ. Et c'est la raison de leur force. Mais le Christ veut régner par sa Mère. C'est le message de Fatima. C'est pourquoi ces mêmes fidèles se trouvent aussi (consciemment ou non) sous la douce autorité de Notre Dame. Les 4 évêques de la Fidélité catholique feront un pèlerinage fin octobre à Fatima (27-29 oct) pour manifester en paroles et en actes cette soumission sincère à la Reine du ciel.

Le seul et grand moyen de restauration universelle: la très sainte Vierge

Le problème de l’heure se pose ainsi : Satan et ses agents cherchent  à conquérir la France (et par son biais le monde entier) pour notre plus grand malheur ; il faut donc les chasser et restaurer chez nous l’ordre social chrétien pour le plus grand bonheur des hommes et de notre patrie.

Or c’est la très sainte Vierge Marie qui a été prédestinée par Dieu pour écraser la tête de l’infernal serpent (et ses suppôts) et préparer l’avènement du Verbe incarné.

Si donc nous voulons triompher de Satan et de ses suppôts, et rendre le monde et la France à Jésus, nous devons nous mettre sous l’égide de la très sainte Vierge Marie, et travailler avec elle au triomphe du Christ-Roi.

Marie a été constituée par Dieu antagoniste de Satan et de ses suppôts

Dieu a établi Marie pour diriger l’armée du bien dans sa lutte contre les troupes de l’enfer. Relisons pour nous en convaincre une des premières pages de la Bible. Lorsque le Seigneur est venu porter la sentence de mort contre nos premiers parents et contre le serpent diabolique, il dit à ce dernier : « Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci te  meurtrira la tête, et tu la meurtriras au talon (Gn 3, 15). » Ainsi se trouvent précisés les adversaires . Tous les événements actuels de ce monde ne sont que la mise en œuvre de cette unique inimitié qui dresse Satan contre la très sainte Vierge Marie, les suppôts de Satan contre les enfants de Marie : Jésus et les membres de son Corps mystique. Si donc nous voulons mener un combat efficace contre l'enfer, nous devons mettre la sainte Vierge à la base de toute notre activité ; soutenus par elle, nous renverserons les puissances infernales et nous rétablirons chez nous le règne du Christ-Roi.

C’est en Marie que les souverains pontifes mettent leur confiance pour triompher du mal si puissant à l’heure actuelle.

Léon XIII terminait son encyclique contre la franc-maçonnerie par un appel à la Vierge puissante : « Demandons à la Vierge Marie, Mère de Dieu, de se faire notre auxiliaire et notre interprète ; victorieuse de Satan, quelle déploie sa puissance contre les sectes réprouvées. » Ceci s'applique bien sûr au peuple réprouvé qui inspire toutes sles sectes antichrétiennes.
Et Pie XI consacrait sa dernière encyclique à prêcher le saint rosaire : « Quiconque étudie avec diligence les annales de 1 Église catholique verra facilement uni à tous les fastes du nom chrétien le patronage efficace de la Vierge, Mère de Dieu.

« En effet, lorsque les erreurs se répandent en tous lieux, s’acharnent à lacérer le vêtement sans couture de l’Église et à bouleverser le monde catholique, c’est à celle qui a détruit seule toutes les hérésies du monde (Bréviaire romain) que nos pères s’adressèrent d’un cœur confiant, et la victoire remportée par elle ramena des temps meilleurs". Cette pensée de Pie XI se confirme actuellement dans la destruction de l’Église par le moyen de l'église conciliaire. 

« Bien que tant et de si grands maux nous menacent, et que nous ayons à en craindre de plus grands encore pour l’avenir, nous ne devons pas perdre courage... Mais plutôt, comme nous l’avons rappelé en commençant, employons auprès de Dieu une médiation très agréable à ses yeux, celle de la bienheureuse Vierge, puisque pour nous servir des paroles de saint Bernard : Telle est sa volonté que nous recevions tout par le moyen de Marie »

Nous autres Français, nous sommes tenus plus spécialement de mettre la très sainte Vierge à la base de notre vie tant privée que publique : n est-elle pas en vérité la Reine de France ? Ce privilège nous vaut d’ailleurs l'inimitié des forces infernales. Le système démocratique et républicain  n'est rien moins qu'un moyen de détruire la France en permettant à des hommes sans Foi ni morale de diriger les reines de cette patrie (cf le président français et la clique de ministres nullissimes).

Et c'est pourquoi le pieux roi Louis XIII écrivait dans son acte de consécration de la France à Notre Dame :
« Nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et nos sujets, la suppliant de vouloir nous inspirer une si sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre ou jouisse des douceurs de la paix, ce que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. »

Pie XI a confirmé de son autorité apostolique ce vœu de Louis XIII lorsqu’il reprenait presque mot pour mot les phrases du décret royal dans la première bulle de son pontificat, adressée à « la France, fille ainée de l'Église"

« Nous déclarons et confirmons que la Vierge Marie, Mère de Dieu, a été régulièrement choisie, sous le titre de son assomption dans le ciel , comme principale patronne de la France auprès de Dieu, avec les privilèges que comportent ce titre et cette dignité. » (Pie XI, Bulle Galliam Ecclesiae fililam primogenitam, 2 mars 1922) 

La royauté universelle de la sainte Vierge n’est pas un simple titre honorifique.Notre Dame est Reine en vérité.

Dieu lui a donné par grâce tout ce que le Christ possède par nature et n divin Fils et en dépendance de lui, elle gouverne le monde comme elle le fit entendre à sainte Catherine Labouré en lui révélant la médaille miraculeuse.

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort nous décrit magnifiquement le rôle efficace que Dieu a donné à Marie dans l’ensemble de la création : « Telle est la volonté du Très-Haut, qui exalte les humbles, que le ciel, la terre et les enfers plient, bon gré mal gré, aux commandements de l’humble Marie, ...