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lundi 20 janvier 2025

Que devra faire un futur pape traditionnel avec le concile Vatican II ?



L’abbé David Nix est un prêtre diocésain d’Amérique du Nord né en 1978, ordonné en 2010. Il a choisi de mener un apostolat de la vérité et de célébrer les sacrements exclusivement dans le rite traditionnel. Il est un bel exemple de prêtre fidèle au milieu de l’Eglise moderne, fidèle au Saint-Esprit, à la doctrine de toujours, à l’Ecriture Sainte. Voici un de ses articles. (Source)


Oui, Que doit faire un futur pape traditionnel de Vatican II ? Il faut d’abord aborder la question : Vatican II a-t-il été inspiré par le Saint-Esprit ? est-il venu de Dieu ?

Il existe trois réponses et je vais n’en éliminer qu’une seule comme étant illogique. Voici les trois réponses :

  1. Oui, Vatican II est entièrement venu de Dieu dans les années 1960.
  2. En quelque sorte, certains aspects de Vatican II venaient de Dieu et d’autres non. Il s’agissait malheureusement d’une ambiguïté transformée en arme et nous devons donc trier les erreurs et conserver les déclarations orthodoxes.
  3. Vatican II ne venait pas de Dieu et doit être mis à la poubelle de l’histoire de l’Église catholique.

La première réponse appartient évidemment aux modernistes ou aux progressistes. La deuxième appartient aux néo-conservateurs non-traditionnalistes catholiques et à certains traditionalistes. La troisième appartient à certains traditionalistes.

Mais remarquez que je viens de dire que les traditionalistes sont partagés entre les réponses 2 et 3. Par exemple, un évêque traditionnel que nous appellerons « l’évêque A » [comme Athanasius Schneider, note du traducteur] croit que Vatican II contient des erreurs, mais il espère qu’un futur pape pourra sauver certains aspects de ce qu’il trouve personnellement orthodoxe dans les nombreux documents de Vatican II. Il pourrait le faire en rejetant les paragraphes ambigus ou même modernistes, mais en conservant les paragraphes « casher ». Cependant, un autre évêque traditionnel, que nous appellerons « Monseigneur V », [comme Mgr Viganò, note du traducteur] a un point de vue plus sévère, conforme au point 3 ci-dessus : Fondamentalement, les erreurs de Vatican II sont trop importantes pour qu’il reste dans les annales de l’Église catholique. Comme le faux-synode de Pistoie, il devra être abrogé par le Saint-Siège à l’avenir (c’est-à-dire si nous ne sommes pas à la fin du monde).

Je vais maintenant donner deux raisons pour lesquelles le second point de vue est impraticable et théologiquement indéfendable.

vendredi 17 janvier 2025

Charité 2025

Auvergne 11 mai 2014

KE 913 (11 janvier 2025)


Si les catholiques pratiquaient la charité, tous les ennemis


Seraient, sans une goutte de sang, frappés à terre.

Il y a environ un mois, un prêtre de la « Résistance » catholique en France, l’abbé Matthieu Salenave, un autre réfugié de la FSSPX, a dressé un portrait éclairé de l’état dans lequel se trouve aujourd’hui l’Église catholique. Auparavant, il avait écrit publiquement de manière quelque peu critique sur l’état de la Nouvelle Société Saint-Pie X, qui s’était dégradée par rapport à ce qu’elle était lorsqu’elle fut fondée et dirigée par Mgr Lefebvre. Dans le texte qui suit, il a écrit qu’il souhaitait ajouter quelques «considérations plus positives et encourageantes ». Il a poursuivi :

« … si Dieu permet la dégringolade d'une œuvre sacerdotale, Il ne veut pas pour autant abandonner son Église et les âmes rachetées par son Précieux Sang. C'est pourquoi le Bon Dieu suscite, en parallèle à cette triste déchéance de la SSPX, depuis au moins 10 ans, de nombreux bastions. Ces petits fortins de catholicité sont divers et variés. Ils n'ont pas forcément la même optique et la même fermeté mais ce qui est certain c'est qu'ils ne veulent plus suivre la SSPX dans sa volonté de ralliement.

On aura ainsi la Compagnie de Marie avec l'abbé Chazal, la SAJM avec Mgr Faure, La Villeneuve avec l'abbé Pivert, les dominicains d'Avrillé, les bénédictins de Bellaigues, diverses confréries sacerdotales sous l'autorité des évêques de la « Résistance » et les divers prieurés... Tout cela uni sous l'autorité morale et spirituelle des 7 évêques de la « Résistance » (…) Le plus important dans cette résistance catholique reste bien évidemment la Foi catholique. Foi catholique défendue en première ligne par l'épiscopat pleinement fidèle et résistant. Car c'est ainsi que continue l'Église catholique dans sa hiérarchie légitime, sa Foi intègre et ses sacrements non douteux. Chaque bastion aura ses caractères propres et même ses faiblesses. Il n'est même pas exclu qu'un bastion tombe mais comme le disait le RP Calmel au sujet des bastions, cette chute de l'un ne fait pas périr l'ensemble comme ce serait le cas pour une œuvre qui engloberait toute la tradition catholique.

Le père Calmel soulignait aussi la charité qui doit unir les bastions. Car même si chaque bastion a une certaine autonomie qu'il faut respecter, il n'en reste pas moins nécessaire qu'il y ait une certaine entraide et d'éviter les jalousies ecclésiastiques et religieuses qui ont toujours été un fléau dans l'Église catholique.

Cette situation devra durer tant que l’Église n'aura pas retrouvé un Pape parfaitement catholique. Prions et méritons pour que Dieu nous le donne au plus vite. »

Alors pourquoi ces considérations de l’abbé Salenave méritent-elles d’être recommandées ? En quelques points :

* La perspective première est celle de Dieu (paragraphe 1) et de ce qu’Il ​​fait pour prendre soin de Son Église. C’est Dieu qui a permis à la FSSPX de flirter une fois de plus avec les apostats de Rome, en partie parce que leur orgueil le méritait, en partie parce qu’Il ​​avait besoin d’une seule congrégation mondiale pour rétablir les droits de la Tradition, mais une fois cela réalisé, Il n’avait plus besoin d’une seule Congrégation qui pourrait même sembler remplacer l’Église officielle.

* Nous avons ainsi une diversité de groupes traditionnels (paragraphe 2), tous centrés sur la foi , non sur leur propre gloire ni même sur leur survie, mais s'appuyant sur leurs propres évêques pour une ressemblance minimale avec l'autorité catholique.

* Cette diversité de ces bastions et le statut non officiel de leurs évêques (paragraphe 3) ne sont certainement pas une façon normale pour l'Église catholique de fonctionner, mais dans les circonstances actuelles, où Dieu purifie son Église, la diversité empêche une chute commune (paragraphe 2), et le caractère non officiel laisse la place à Dieu pour restaurer officiellement et correctement son Église, en son temps, par le triomphe du Cœur Immaculé de sa Mère.

* L’abbé Salenave commence par la foi et termine par la charité (paragraphe 4). Si les forteresses prétendent servir l’Église mais n’ont pas de charité, surtout les unes envers les autres , elles sont, comme le dit avec force saint Paul (1 Cor. XIII, 1) « comme un gong retentissant ou une cymbale retentissante». Que les forteresses se rendent compte de l’exemple de charité qu’elles donnent !

Kyrie Eleison

lundi 17 juin 2024

Le pasteur est frappé et les brebis sont dispersées... Que faire ?



Tout le monde connaît bien ces passages de l'Écriture Sainte où il est question d'un pasteur frappé : "Le pasteur est frappé et les brebis sont dispersées" (Zacharie 13 - Matthieu 26, 31).

Cette prophétie de Zacharie (chapitre 13) s'applique bien évidemment au temps de la passion du Christ, mais aussi à notre temps puisque l'Église doit passer par les mêmes épreuves que son Maître.

Dieu permet que le pasteur romain (terrestre) soit frappé pour un temps. Et cette triste réalité ne fait plus de doute pour tout vrai catholique.  L'épée divine est tombée sur le pasteur romain: son intelligence et son jugement sont obscurcis au point de faire alliance avec les ennemis de Dieu.

Mais que doivent faire les brebis fidèles face à une situation si inédite dans toute l'histoire de l'Église ?

1° la patience : cette épreuve aura son terme. Après tout vendredi saint couvert de ténèbres, apparaîtra un dimanche de Pâques ensoleillé.

2° la persévérance dans la foi de toujours - c'est la raison même de cette épreuve : le Bon Dieu veut faire surgir des âmes solides et réellement attachées à son Évangile. Il veut purifier son Église des catholiques tièdes et libéraux pour redonner naissance à une Église fervente et unie dans la charité (Église de Philadelphie).

3° ne pas former un bloc monolithique mais au contraire divers groupes et corps traditionnels qui résistent à la marée et l'esprit moderniste là où la Providence les a mis. Chaque bastion devra faire ses preuves : il se noiera dans l'apostasie ou restera spirituellement fort selon son degré de Foi. C'est ainsi que l'on a vu des bastions surgir en 1988 et sombrer en 2012.

Comment se terminera cette apostasie romaine ? Elle finira, c'est certain. Cette épreuve suprême aura un terme.  Comme toute épreuve, Dieu la mesure et ne permet pas qu'elle dépasse un temps et des forces donnés. Il en fut toujours ainsi dans l'histoire des épreuves de l'Église : après les 3 premiers siècles de persécutions sanglantes, la liberté de l'Église a été proclamée par les empereurs.  Après des siècles de luttes contre les grandes hérésies, l'Église est devenue le centre de la civilisation etc...

Ce qui est certain c'est que la fidélité entière à la Tradition prépare l'avènement d'un pape franchement catholique. Mais ce pape ne sera que le fruit de notre persévérance dans le combat. 

Abbé Salenave

vendredi 15 mars 2024

L'invisible et silencieuse persécution

 Source

+

PAX

9 mars 2024

Corção, dans son livre Le Siècle de l’enfer (page 402), dans le chapitre intitulé « Le désastre français», parle d’une invisible et silencieuse persécution religieuse en France qui, dit-il, a été la cause principale de ce que Paul VI a appelé plus tard « l’autodestruction de l’Église ». C’est dire l’importance que Corção donnait à ce qui se passe en France, pays où l'on trouve ce qu’il y a de meilleur et de pire au monde, disait-il.

Avant même le Concile, des artisans d’erreur dirigeaient leurs batteries contre la civilisation chrétienne et préparaient les esprits à l’apostasie générale. Ils ne savaient pas tous nécessairement ce qu’ils faisaient, mais ces hallucinés faisaient bien le travail de destruction dont les fruits sont devant nous.

La guerre elle-même, la deuxième guerre mondiale, a servi aux desseins des ennemis de l’Église. La France a été dévastée physiquement et spirituellement.

Une succession de ténébreuses affaires - Dreyfus, Révolution Française, Résistance, Épuration, Algérie -, a été exploitée par les ennemis de l’Église, qui ont consolidé leur règne à eux. À côté de cela, la persécution invisible et silencieuse dans les séminaires, chez les prêtres, les religieux, etc.

Mgr Lefebvre délégué apostolique

Cette persécution s’est fait bien sentir dans l’affaire Lefebvre, la plus ténébreuse affaire de toutes. Avant le Concile, Monseigneur avait déjà connu les effets de cette invisible et silencieuse persécution. Les évêques français ne lui ont pas pardonné l’appui public qu’il avait donné à la Cité Catholique et ont attendu l’heure de leur revanche.

Après la mort de Pie XII, l’étoile de Mgr Lefebvre semble décliner lentement. Jean XXIII lui a enlevé la charge de Délégué Apostolique et d’archevêque de Dakar. Cette persécution de la foi catholique s’est montrée à visage découvert au Concile, le plus grand de tous les désastres depuis la fondation de l’Eglise, comme le dit Mgr Lefebvre.

Cette persécution administrative n’est pas moins dévastatrice que les persécutions sanglantes. La liste des persécutés est longue. Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer ont éprouvé la fureur de ceux qui les ont excommuniés (une excommunication en tout point invalide). C’est l’Anti-Église qui essaye de tuer la vraie, comme Caïn a cherché et a tué Abel. Mais l'Église a les promesses de vie éternelle et de vie en ce monde, parce que les portes de l'Enfer ne prévaudront pas contre elle.

+ Thomas d’Aquin O.S.B.

jeudi 14 mars 2024

Avis pour un temps de nécessité

 KE 866 (17 février 2024)  


À qui fait autrement, ne soyez pas pénibles.

Dieu ne demande pas des choses impossibles.

Un lecteur bien troublé par la situation dans l’Église catholique nous envoie un certain nombre de questions pratiques que beaucoup d’âmes catholiques doivent se poser aujourd’hui en relation avec le grave devoir de tout catholique d’assister à la Messe pour remplir son obligation dominicale. En temps normal, les réponses sont relativement claires. Or, depuis la révolution de Vatican II dans les années 1960, les circonstances dans l’Église ne sont plus normales, et les réponses ne sont donc plus aussi claires. Énumérons les questions de ce lecteur, allant du général au particulier, sachant que ce Commentaire propose ses réponses sans rien imposer.

1. Dans quelle mesure l’Église conciliaire est-elle catholique, et dans quelle mesure est-elle contrefaite ?

Réponse : Dieu seul le sait, car Lui seul connaît les secrets des cœurs des hommes, et la frontière entre la vraie et la fausse Église passe souvent par le cœur des hommes, à savoir par exemple s’ils ont ou non la foi catholique. Puisque Lui seul peut le savoir avec certitude, Il n’attend pas de nous que nous le sachions. Cependant, Il nous donne les moyens de savoir ce que nous devons savoir, en jugeant les fruits (cf. Mt 7, 15–20). Ceux-ci permettent par exemple de distinguer infailliblement les bergers des mercenaires. La joie et la charité réelles révèlent où la véritable Église existe encore, même parmi les structures de la Nouvelle Église.

2. Avons-nous un pape ?

Réponse : si nous jugeons le pape François par ses fruits, nous les trouvons désastreux pour la véritable Église, au point que de nombreux catholiques sérieux soutiennent qu’il est un antipape. Dieu n’exige pas de moi que je sois sûr de ma réponse, dans un sens ou dans l’autre. Sur cette question, même de bons théologiens catholiques peuvent être en désaccord. La sage conduite de Mgr Lefebvre était de laisser ses prêtres avoir leur propre opinion en privé, mais de les obliger en public à se comporter comme si les papes apparents de Vatican II étaient de vrais papes, à moins et jusqu’à ce qu’il soit clairement prouvé qu’ils ne le fussent pas. Même le pape François remplit encore la fonction catholique de fournir aux structures de l’Église une tête visible leur permettant de fonctionner jusqu’à ce que Dieu nettoie les écuries d’Augias. En son temps, Dieu remettra le pape sur le bon chemin. En attendant, je peux désespérer de tel ou tel pape, mais je ne dois pas désespérer de la papauté, ni d’aucune autre institution venue de la Tradition de Notre Seigneur Lui-même.

3. Qu’en est-il des sacrements de la Nouvelle Église ?

Réponse : comme l’ensemble de la Nouvelle Église dont ils sont un produit et une partie, ils sont encore en partie bons même si, par définition, ils sont en train de pourrir, comme les pommes pourrissent, image qui vaut ce qu’elle vaut. Car dès le début, la Nouvelle Église a été habilement conçue pour pourrir pendant des dizaines d’années, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de la véritable Église. En effet, dans les années 1960, au moment de Vatican II, de nombreux ecclésiastiques au sommet de l’Église avaient été complètement infectés par la pensée maçonnique. La franc-maçonnerie est cette société secrète créée en 1717 à Londres pour infiltrer l’Église catholique jusqu’à sa destruction de l’intérieur, permettant ainsi aux ennemis bien connus de Dieu et du genre humain de s’emparer du monde. La véritable Église de Notre Seigneur est en effet le grand obstacle sur leur chemin.

4. Qu’en est-il des « miracles eucharistiques » qui se seraient produits lors de « messes » du Novus Ordo ?

Réponse : au cours des 2000 ans d’histoire de l’Église, Dieu a toujours aidé par des miracles les Chrétiens à croire au miracle stupéfiant de sa Présence réelle sous les simples apparences du pain et du vin. Et ces miracles continuent de nos jours, car le Sacré-Cœur n’abandonne pas les brebis trompées par leurs bergers. La différence est qu’aujourd’hui, la science moderne est en mesure de fournir de vraies preuves techniques pour prouver que les miracles, quand ils sont authentiques, sont bien authentiques. Voyez par exemple le livre « Un cardiologue examine Jésus », du Dr Franco Serafini, avec des explications et des illustrations photographiques de plusieurs miracles récents. Il est édité par Sophia Institute Press, et disponible sur SophiaInstitute.com. Que Dieu bénisse les traditionalistes qui s’en tiennent fermement à la messe latine traditionnelle, mais non ceux qui refusent les preuves techniques fournies par le Sacré-Cœur pour le salut des âmes.

5. Et qu’en est-il de la réception des hosties prétendument consacrées lors de Messes Novus Ordo  ?

Réponse : peut-être vaut-il mieux éviter de les recevoir, car elles peuvent être invalides et, avec le temps, le devenir de plus en plus. Cependant, en cas de nécessité, et si toutes les circonstances sont convenables, on peut les recevoir pour autant qu’elles puissent être valides.

Kyrie eleison

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KE 867 (24 février 2024)

Le déluge d’horreurs de la Troisième Guerre

Diront d’un Dieu très bon la gloire et la colère.

Aucun lecteur de ces Commentaires n’a envoyé de questions théoriques comparables à la série de questions pratiques de la semaine dernière sur la crise sans précédent dans l’Église aujourd’hui (KE 866 du 17 février). Mais il vaut la peine d’inventer une telle série, pour offrir des réponses aux questions théoriques, dans l’éventualité où quelques lecteurs comprendraient mieux la confusion créée par Vatican II. Car ce Concile est une pente aussi glissante que dangereuse.

1. Quel est donc l’élément au cœur de cette confusion ? Est-ce ce que l’on appelle le «modernisme »   ? Qu’est-ce que le modernisme ?

Réponse : le modernisme est la grande erreur des temps modernes, par laquelle même des ecclésiastiques instruits peuvent en venir à croire que l’Église du passé n’a plus besoin d’élever l’humanité à des hauteurs surnaturelles que l’homme ne serait plus capable d’atteindre. Au contraire, « l’humanité est tellement différente à l’époque moderne que pour l’atteindre au fond de son matérialisme, l’Église doit mettre à jour sa doctrine, sa morale, sa liturgie, tout. Si les hommes ne peuvent plus s’élever au niveau spirituel de l’Église, l’Église doit s’abaisser au niveau matériel des hommes », disent les modernistes, du moins en substance.

2. Mais la fonction de l’Église n’est-elle pas d’aller vers les hommes, où qu’ils se trouvent ?

Réponse : Oui ! Mais pas en faisant n’importe quoi ! Tous les pompiers veulent éteindre des incendies, mais le premier liquide venu ne fait pas l’affaire. Quel pompier utiliserait de l’essence à la place de l’eau ? L’eau et l’essence ont chacune leur nature immuable, indépendante de la volonté des hommes. L’eau éteint le feu (surprise !), tandis que l’essence l’alimente (« mais qui suis-je pour en juger ? »). De la même manière, le chant grégorien et la musique rock ont chacun leur nature immuable et opposée, avec des effets opposés et immuables. Le chant grégorien attirera les âmes vers l’église, le rock vers la salle de danse, mais le rock n’attirera pas vers l’église. Certains modernistes veulent bien faire, mais ils sont stupides s’ils pensent que la musique fonctionne aujourd’hui différemment de ce qu’elle était hier. Pour être attirées vers Dieu, les âmes ont besoin d’une musique calme et non agitée.

3. Mais toute la vie moderne est agitée, comparée à la vie d’hier. Alors comment une âme d’aujourd’hui pourrait-elle parvenir à Dieu?

Réponse : C’est le moins qu’on puisse dire ! Après 6000 ans d’histoire, on pourrait penser que les hommes ont appris à connaître la nature, les effets et les conséquences des choses, mais non. Notre époque part pour ainsi dire du principe que l’homme peut vouloir que les natures aient les effets qu’il souhaite. Tout est devenu si dégénéré et instable que la vie se transforme en une agitation continuelle et que les jeunes ne supportent plus une musique trop calme. Mais cela ne veut pas dire que les natures ont changé au point que le rock les ramènera à l’Église. Ce n’est pas le cas. Ce n’est pas dans sa nature. Il a été conçu par le Diable pour créer toujours plus d’agitation.

4. Mais si c’est vrai, comment aujourd’hui un jeune, ou n’importe qui, pourra-t-il jamais aller au Ciel ?

Réponse : Bonne question ! Dans les temps modernes, de nombreux saints se sont posé cette question, mais aucun n’a jamais désespéré de la réponse parce qu’ils savaient que Dieu dispose toujours sa grâce pour que l’âme la Lui demande. « Quand on veut, on peut », disent les hommes. « À celui qui fait ce qu’il peut, Dieu ne refuse pas sa grâce » selon la manière plus divine avec laquelle l’Église s’exprime. Quoi qu’il en soit, lorsqu’une âme, sans faute très grave de sa part, se trouve dans une situation où ses chances de salut sont apparemment infimes, Dieu peut toujours intervenir (v. par exemple le cas de Lot dans Genèse 19)

5. Mais puisque Dieu est tout-puissant, pourquoi n’élimine-t-il pas tout le mal de la création qu’Il domine ?

Réponse : Parce que le but de sa création est d’offrir la plus grande béatitude possible aux âmes qui l’acceptent librement. Or, une béatitude qui n’est nullement méritée par l’âme qui la reçoit ne peut être aussi heureuse pour cette âme qu’une béatitude au moins partiellement méritée par elle en dépit de tout le mal dont elle a été environnée durant sa courte vie dans cette ‘vallée de larmes’. Il s’ensuit que plus Dieu souhaite être généreux avec son don de béatitude, plus Il autorisera le mal, mais pas au point où le mal empêche le bien librement choisi. Ce point a été atteint par le monde entier à l’époque de Noé et il revient aujourd’hui. Dieu interviendra donc à nouveau demain et, si nous avons la foi catholique, faisons notre part en priant le Rosaire de sa Mère pour le salut des âmes.

Kyrie eleison

mardi 5 mars 2024

Mgr de Castro Mayer

 Source



+

PAX

2 mars 2024

            Que dirait Mgr de Castro Mayer de la situation actuelle de la Tradition ? Que dirait-il des velléités ou volontés d’accord qu’on a vues pendant les années du gouvernement de Mgr Fellay ? Il aurait certainement réprouvé une telle témérité, pour ne pas dire plus.

            Mgr de Castro Mayer était docteur en philosophie et en théologie de la Grégorienne de Rome. Il savait de quoi il parlait, quand il fustigeait les erreurs de Vatican II. « Voilà que le Second Concile du Vatican, écrivait-il, s’est constitué en une anti-Église »[1]. C’est fort. Toute diminution de cette vérité énerve le combat de la Tradition. En Vatican II, les ennemis de l’Église ont levé la tête. Ils sont ceux qui croient avoir vaincu, et c’est vrai, en partie. Ils tiennent maintenant les commandes de l’Église. Ils persécutent ceux qui leur sont contraires.  Ils ont persécuté Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer. Ils ont tout fait pour détruire leurs œuvres. Ils ont réussi pour Campos et ils espèrent, certainement, réussir avec toute la Tradition, mais ils ne réussiront pas. Il restera toujours un catholique, un prêtre, un évêque qui gardera le dépôt de la foi.

            Si on demande à Mgr de Castro Mayer l’essence de cette apostasie qui ronge l’Église, que répond-il ? Il nous répond que l’essence de cette apostasie est en Vatican II.

« Nous dirions que la meilleure manière d’abandonner l’Église du Christ, Catholique, Apostolique et Romaine, est d’accepter, sans réserves, ce qu’a enseigné et proposé le Concile Vatican II. Il est la Contre-Église. »[2]

                Un jour, Rome reviendra à la Tradition et la Rome néo-moderniste et néo-protestante sera jetée dehors. Prions pour cela. Travaillons pour cela, ayant toujours devant les yeux l’enseignement de la Tradition, celui de Mgr Lefebvre et de Mgr de Castro Mayer. Ils sont les héros de cette Tradition et, certainement, les martyrs de la Tradition, les témoins qui ont tout donné pour la défense de l’enseignement de l’Église. Gardons leur enseignement.

+ Thomas d’Aquin O.S.B.


[1] O pensamento de Dom Antônio de Castro Mayer, page 17, Editora Permanência

[2] O pensamento de Dom Antônio de Castro Mayer, page 18, Editora Permanência


lundi 5 février 2024

Où est le remède aux maux de la Tradition ?

Source

Par Son Excellence Mgr Thomas d’Aquin, OSB, le 1er février 2024



La Tradition souffre de divers maux, dus aux divisions internes et aux attaques externes. Elle est affaiblie par la faiblesse de ses membres, ce qui amplifie l’audace de ses ennemis.

Tout d’abord, où se trouve la Tradition ? Elle réside dans la fidélité au dépôt de la foi. Celui qui garde ce dépôt préserve la Tradition. Nous pouvons dire : là où se trouve le dépôt de la foi, là est la Tradition.

Mais la Tradition, c’est aussi le combat pour la foi, un combat dans lequel Mgr Lefebvre, plus que personne, a été exemplaire. Alors, garder la Tradition, c’est combattre comme a combattu Mgr Lefebvre.

Saint Paul nous parle du combat selon les règles ; les règles de la prudence, autant que de la foi. Pourtant, la prudence de Mgr Lefebvre est difficile à imiter. Qui peut prétendre à sa prudence ? Mgr Lefebvre a été un disciple et imitateur de Saint Pie X. Tous deux sont inimitables dans la conduite du combat. Qui sommes-nous pour nous déclarer fidèles et parfaits disciples de ces deux serviteurs de Dieu ? Mais nous savons une chose : ce sont eux les modèles. Ce sont eux le remède doctrinal et prudentiel à la crise qui menace constamment la Tradition.

Nous ne devrions pas être scandalisés de voir des divisions, soit dans la Fraternité, soit dans la Résistance. Mgr Lefebvre a connu des difficultés, des divisions, des oppositions internes et externes à la Fraternité. Professeurs, prêtres amis, communautés alliées, séminaristes, laïcs, de partout Mgr Lefebvre a connu la contradiction. Nous ne devrions pas être scandalisés par les oppositions et les divisions. Nous devrions, oui, aimer le bon combat, le combat de notre conversion en même temps que la défense publique de la foi, comme l’ont fait Saint Pie X et Mgr Lefebvre.

Rassemblons leur héritage, tout leur héritage de combat contre le modernisme, contre les modernistes et les libéraux.

Ils ont vaincu le monde. Nous aussi, nous le vaincrons si nous agissons comme eux, avec cette humilité de piété filiale qui nous pousse à les invoquer, à les étudier, à les comprendre et à appliquer leurs principes d’action dans la situation actuelle.

Voilà le remède qui, sous la protection de celle qui a vaincu toutes les hérésies et tous les hérétiques, nous donnera la victoire et la vraie union entre ceux qui se réclament de l’Église, une, sainte, catholique, apostolique et persécutée.

jeudi 26 janvier 2023

Mgr Viganò à propos de la "Semaine de prières pour l'unité des Chrétiens"

Nous invitons nos lecteurs à lire ce sermon que Mgr Viganò a prononcé hier, en la fête de la conversion de Saint Paul. Il remet les choses de l'Eglise dans une juste perspective et montre que les clercs modernistes persécutent, comme Saul avant sa conversion, les catholiques fidèles à la Tradition. Nous en profitons pour confier à vos prières un prêtre diocésain qui découvre la Tradition et risque d'être chassé de son diocèse sous peu. Prions pour ce prêtre et encore plus pour cet évêque persécuteur.

Sermon du 25 janvier 2023    


VAS ELECTIONIS EST MIHI ISTE

Source

Homélie de l’archevêque Carlo Maria Viganò en la fête de la conversion de l’apôtre saint Paul


Egregie Docteur Paule, mores instrue,

Et nostra tecum pectora in cœlum trahe ;

Velata dum meridiem cernat fides,

Et solis instar sola regnet caritas.


O glorieux Docteur Paul, enseignez les lois

et attirez nos esprits avec vous au ciel,

jusqu’à ce que la foi obscurcie aperçoive le midi.

et que la Charité seule règne à l’image du soleil.


La conversion de saint Paul est une conquête de saint Étienne, et ce n’est pas par hasard que la divine Liturgie place cette fête quelques jours après celle du Protomartyr, que le Juif Saul, obéissant à l’Ancienne Loi et fidèle exécuteur de la volonté des Grands Prêtres, vit martyriser sous ses yeux et peut-être martyrisa lui-même, croyant accomplir une action conforme aux préceptes observés par tout Juif orthodoxe. Dom Guéranger commente : Pour compléter la cour de notre grand Roi, il convenait d’élever de part et d’autre de la crèche les deux puissants piliers de l’Église, l’Apôtre des Juifs et l’Apôtre des Gentils : Pierre avec les clés et Paul avec l’épée. Ainsi Saul, de juif pratiquant et persécuteur des chrétiens, devient Paul, conquérant des païens à l’Évangile.

Aujourd’hui, la puissance du Christ abat son ennemi, et sa miséricorde le relève, faisant de lui un champion de la foi et le compagnon du Prince des Apôtres, avec lequel il versera son propre sang dans l’Urbe : O Roma felix, quæ duorum Principum es consecrata glorioso sanguine, chantons-nous dans l’hymne Decora lux. Heureuse Rome, consacrée par le sang glorieux des deux princes ! Un sang glorieux parce que de lui, versé pour l’amour du Christ, naît non pas la mort mais la vie, non pas la défaite mais la victoire, non pas l’ignominie du supplice mais la gloire de la palme du martyre.

Lorsque les pasteurs obéissaient à Dieu et ne poursuivaient pas les tromperies de ce monde, de la fête de la Chaire de saint Pierre à Rome à celle de la Conversion de saint Paul, l’Octave de prière était organisée pour la conversion des non-catholiques, des schismatiques, des hérétiques et des païens. La nouvelle église, dans la lignée de Vatican II, a renié sa mission et cherche à cacher ce qui nous sépare des sectes et des idolâtres, en mettant l’accent sur ce qui, selon eux, nous unit. Et ce moment de prière est devenu la « Semaine pour l’unité des chrétiens », faisant passer les objectifs d’un œcuménisme insensé avant la mission surnaturelle de la prédication de la vraie foi. Je vous invite donc à prier pour les clercs et prélats qui persécutent les bons catholiques, et pour ceux qui, comme Saul, croient respecter les préceptes de la loi alors qu’ils sont dans l’erreur. Nous demandons au Seigneur de se montrer à eux et de les convertir, comme l’Apôtre des Gentils a été converti.

Ne soyez pas surpris par ce parallèle : le voile du Temple déchiré pour de bon au moment de la mort du Sauveur sur la Croix a mis fin à l’ancienne Alliance, faisant de l’Église du Christ le nouvel Israël, et des baptisés le nouveau peuple élu. Cette Alliance nouvelle et éternelle, scellée dans le Sang de l’Agneau dont les sacrifices du Temple étaient une figure, accueillait de nombreux enfants de la Synagogue, éclairés par les prophéties messianiques et confirmés par les miracles du Seigneur : parmi eux, beaucoup qui, comme Saul, obéissaient à la Loi jusqu’à ce qu’ils soient touchés par la Grâce qui leur montrait l’accomplissement des Écritures en Jésus-Christ. Et tandis que l’aveuglement de la perfidie ne permettait pas de voir la Lumière venue dans le monde et la rejetait ; tandis que le Sanhédrin conspirait avec Pilate dans la crainte de voir son pouvoir compromis et cachait aux simples les vérités inscrites dans les rouleaux d’Isaïe et des saints Prophètes… Alors que Saul essayait dans toutes les synagogues de forcer les chrétiens, par des menaces, à blasphémer (Ac 26,11), c’est-à-dire à nier la divinité du Christ et sa venue en tant que Messie promis, le grand miracle de la conversion se préparait : instantanée, immédiate, rapide comme l’éclair comme toutes les choses concernant Dieu.

Le chemin de la conversion est parfois ardu et long, parsemé de difficultés et de chutes ; mais la conversion elle-même se produit avec la force et la puissance dont le Seigneur est capable, lorsqu’Il nous touche avec la lumière de la Vérité et le feu de la Charité. Qui es-tu, Seigneur ? demande Saul, jeté à bas de son cheval ; Je suis Jésus, que tu persécutes (Ac 9, 5). Dans la lumière éblouissante où résonne la voix du Christ, l’un des inquisiteurs les plus redoutés du Temple reconnaît le miracle, comprend le divin Artificier, se tourne vers lui en l’appelant  « Seigneur », obéit à l’ordre de se rendre à Damas. Il reste ébloui et aveugle pendant trois jours, et, pendant trois jours, il jeûne, en préparation mystique de l’épiphanie du Christ.

Avec un autre miracle, Ananias est chargé d’aller guérir Saul de Tarse, et il est étonné parce que le Juif a l’autorisation des grands prêtres d’arrêter tous ceux qui invoquent Son nom (Ac 9,14). Et le Seigneur lui répond : « Va, car il est un de mes instruments choisis pour porter mon nom devant les peuples, les rois et les enfants d’Israël ; et je lui montrerai combien il doit souffrir pour mon nom » (ibid., 15-16). Se rendant donc auprès de Saul, Ananias lui impose les mains et le guérit, faisant tomber de ses yeux le voile de l’aveuglement, figure de l’obscurcissement de la vue de l’âme. Rempli de l’Esprit Saint, Saul fut immédiatement baptisé (ibid., 18) et reçut le nom de Paul.

Aujourd’hui encore, un sanhédrin de partisans de Vatican II envoie ses ministres dans les synagogues pour persécuter les catholiques traditionnels, afin qu’ils soient punis et amenés à observer les rites réformés. Aujourd’hui encore, il existe des Saul zélés et terribles qui recherchent les fidèles pour les « forcer à blasphémer », à nier l’enseignement du Christ et à obéir aux grands prêtres et aux scribes du peuple. Beaucoup d’entre eux croient qu’ils sont justes et respectent la loi. Mais la puissance de Dieu, qui renverse les orgueilleux, veut toucher l’âme de ceux-là comme elle l’a fait avec Saül. C’est pour ceux-là, chers fidèles, que je vous invite à prier : que le Seigneur montre sa puissance pour les renverser de leurs certitudes granitiques, pour les désaveugler dans leur orgueil ; et qu’il use de sa miséricorde envers eux pour les relever, leur rendre la vue spirituelle, les remplir du Saint-Esprit et en faire ses apôtres.

Nous prions pour que les prélats et les prêtres qui obéissent aujourd’hui au Sanhédrin romain, qui ne veulent pas reconnaître le Christ Roi tout en rendant hommage à César, soient éclairés par la Grâce du SeigneurPour qu’ils puissent retourner dans les synagogues comme Paul pour proclamer Jésus le Fils de Dieu (ibid., 20), pour prouver que Jésus est le Christ (ibid., 22), pour prêcher que le Sacrifice de l’Alliance nouvelle et éternelle est renouvelé sur l’autel de ceux qu’ils ont persécutés jusqu’à présent. Prions pour que, même de ce Monseigneur, de cet Évêque, de ce Cardinal, on puisse dire : Mais n’est-ce pas lui qui, à Jérusalem, s’est déchaîné contre ceux qui invoquent ce nom et qui est venu ici précisément pour les conduire enchaînés aux grands prêtres ? (ibid., 21).

Si nous savons témoigner de notre Foi dans le Seigneur et de notre fidélité au Saint Sacrifice de la Messequi est le cœur et l’âme battante de notre très sainte Religion, nous pourrons faire avec ces âmes touchées par la Grâce ce que les disciples ont fait à Damas : leur parler du Christ, les faire rester avec nous pour qu’elles grandissent et marchent dans la crainte du Seigneur (ibid., 31). Peut-être ce prélat qui est venu nous forcer à accepter les rites réformés voudra-t-il célébrer la Sainte Messe traditionnelle, découvrant combien son propre sacerdoce est confirmé et nourri par la divine Liturgie, combien son âme de lévite trouve un accomplissement parfait dans la répétition des paroles du Sauveur qui s’immole sur l’autel, comme il s’est immolé une fois pour toutes sur la Croix. Peut-être que cet évêque venu avec des intentions de combat se rendra-t-il compte qu’il persécute le Christ, et voudra devenir son apôtre et son disciple, après avoir été son persécuteur par ordre du Sanhédrin.

Et il comprendra – comme nous avons compris, par la grâce de Dieu et malgré notre indignité – combien il doit souffrir pour l’amour de mon nom.

C’est notre souhait le plus cher, c’est notre prière, c’est la raison de notre témoignage.

Ainsi soit-il.

25 janvier 2023

En la fête de la conversion de Saint Paul Apôtre

mardi 2 août 2022

Mgr Viganò à propos de la visite papale au Canada

 



Source 

 

Rends compte de ton intendance, car maintenant tu ne peux plus être intendant. (Lc 16, 2)

"Ma femme, quand on lui demande qui l'a convertie au catholicisme, répond toujours : "le diable"". - G.K. Chesterton

Ce n'est pas un hasard si Satan est appelé un διάβολος, avec le double sens de menteur et d'accusateur. Satan ment parce qu'il déteste la Vérité, c'est-à-dire Dieu dans son Essence. Il ment parce que s'il disait la vérité, il révélerait ses propres tromperies. Il ment parce que ce n'est qu'en mentant qu'il peut aussi être l'accusateur de nos frères, "celui qui jour et nuit les accuse devant notre Dieu" (Ap 12,10). Et de même que la Très Sainte Vierge, tabernacle du Verbe incarné, est advocata nostra, de même Satan est notre accusateur et celui qui inspire un faux témoignage contre le juste.

La Révolution - qui est le renversement du kosmos divin pour instaurer le chaos infernal - n'ayant pas d'arguments pour discréditer l'Église du Christ et la société chrétienne qu'elle a inspirée et guidée au cours des siècles, a recours à la calomnie et à la manipulation de la réalité. La Cancel Culture n'est rien d'autre que la tentative de faire le procès de la Civitas Dei pour la condamner sans preuve, en imposant la civitas diaboli comme contrepartie de la prétendue liberté, égalité et fraternité. Pour ce faire, comme cela est évident, elle empêche les masses de connaître la vérité, car sa tromperie est basée sur l'ignorance et la mauvaise foi.

Cette prémisse est nécessaire pour comprendre la gravité du comportement de celui qui usurpe le pouvoir de vicaire découlant de l'autorité suprême de l'Église pour la calomnier et l'accuser devant le monde, dans une parodie grotesque du procès du Christ devant le Sanhédrin et Pilate. À cette occasion également, l'autorité civile écouta les fausses accusations portées contre Notre-Seigneur et, bien que reconnaissant son innocence, le fit flageller et couronner d'épines pour plaire au peuple excité par les grands prêtres et les scribes, puis l'envoya à la mort en le crucifiant avec le plus humiliant des supplices. Les membres du Sanhédrin ont ainsi abusé de leur autorité spirituelle, comme le préfet de Judée a abusé de son autorité civile.

La même farce s'est répétée au cours de l'histoire des milliers et des milliers de fois, car derrière chaque mensonge, derrière chaque accusation infondée contre le Christ et contre son Corps mystique qu'est l'Église, se cache le diable, le menteur, l'accusateur. Et il est évident, au-delà de tout doute raisonnable, que cette action satanique inspire les événements rapportés dans la presse ces derniers jours, depuis le perfide mea culpa de Bergoglio pour les prétendus péchés de l'Église catholique commis au Canada contre les peuples indigènes, jusqu'à sa participation à des rites païens et à des cérémonies infernales d'évocation des morts.

En ce qui concerne les "fautes" des missionnaires jésuites, je pense que Corrispondenza Romana (ICI) a répondu de manière exhaustive, en énumérant la brutalité dont les Martyrs du Canada ont été victimes de la part des Indiens Iroquois. Il en va de même pour les prétendues accusations relatives aux pensionnats indiens que l'État avait confiés à l'Église catholique et aux anglicans afin de civiliser les indigènes et de favoriser l'assimilation de la culture chrétienne du pays. On découvre ainsi que "les Oblats [de Marie Immaculée] ont été les seuls défenseurs de la langue et du mode de vie traditionnels des Indiens du Canada, contrairement au gouvernement et à l'Église anglicane, qui insistaient sur une intégration qui déracinait les autochtones de leurs origines". Nous apprenons également que le prétendu "génocide culturel" des autochtones dont la Commission de vérité et réconciliation a eu à connaître en 2008 s'est ensuite transformé, sans aucun fondement de vérité ou de probabilité, en "génocide physique", grâce à une campagne médiatique absolument fausse qui a été soutenue par le Premier ministre Justin Trudeau, un élève de Klaus Schwab et un partisan notoire du mondialisme et de l'Agenda de Davos...

Mais si la vérité a également été officiellement reconnue par des experts et des historiens non partisans, le culte du mensonge a néanmoins poursuivi son inexorable processus, culminant avec les excuses officielles du chef de l'Église, exigées par Trudeau et immédiatement faites siennes par Bergoglio, qui ne pouvait attendre d'humilier une fois de plus l'institution qu'il représente indignement. Dans leur empressement à se plier au récit officiel et à faire plaisir à leurs maîtres, Trudeau et Bergoglio considèrent comme un détail négligeable l'inexistence totale de preuves concernant les fosses communes fantômes dans lesquelles des centaines d'enfants auraient été secrètement enterrés. Cela devrait suffire à démontrer leur mauvaise foi et la prétention de leurs accusations et mea culpa ; aussi parce que le régime de la presse exige la tête des ennemis du peuple avec des procès sommaires, mais se garde bien de réhabiliter les innocents faussement accusés.

Le but de cette sale opération médiatique n'est que trop évident : discréditer le passé de l'Église catholique comme étant coupable des pires atrocités, afin de légitimer sa persécution actuelle, tant par l'État que par la Hiérarchie elle-même. Parce que cette Église, l'Église catholique "intolérante", "rigide", qui a prêché l'Évangile à tous les peuples et qui a laissé ses missionnaires être martyrisés par des tribus plongées dans la barbarie du paganisme, ne doit plus exister, ne doit pas faire de "prosélytisme" - "un non-sens solennel", "un péché très grave contre l'œcuménisme" - et ne doit pas prétendre avoir une Vérité à enseigner aux nations pour le salut des âmes. Et Bergoglio veut nous faire savoir qu'il n'a rien à voir avec cette Église, tout comme il déteste la doctrine, la morale et la liturgie de cette Église, au point de persécuter impitoyablement les nombreux fidèles qui ne se sont pas encore résignés à le suivre vers l'abîme de l'apostasie et qui voudraient honorer Dieu avec la messe apostolique.

Non pas que l'on ait jamais pensé que Jorge Mario puisse être catholique de quelque manière que ce soit : chaque expression, chaque geste, chaque mouvement qu'il fait trahit une telle impatience pour ce qui rappelle de près ou de loin Notre Seigneur que ses attestations d'irréligiosité et d'impiété sacrilège sont désormais superflues. Le voir assister impassiblement aux rites sataniques d'évocation des morts effectués par un chaman aggrave incroyablement le scandale d'avoir rendu un culte idolâtre à la Pachamama infernale dans la basilique vaticane, la profanant ainsi juste au-dessus de la sépulture du Prince des Apôtres.

Demander pardon pour les inexistants "péchés des missionnaires" est un acte méprisable et sacrilège de soumission au Nouvel Ordre Mondial qui trouve une correspondance parfaite dans les silences complices et les protections scandaleuses dont Bergoglio est responsable envers les véritables victimes d'abus de ses protégés. Nous pouvons l'entendre demander pardon en Chine, en Afrique et parmi les icebergs de l'Antarctique, mais nous ne l'entendrons jamais prononcer un mea culpa pour les abus et les crimes commis en Argentine, pour les horreurs de la mafia lavande de McCarrick et de ses complices, et de ceux qu'il a promus comme ses collaborateurs. Nous ne l'entendrons jamais présenter des excuses crédibles pour s'être prêté au rôle de caution de la campagne de vaccination, un vaccin dont nous savons aujourd'hui qu'il est à l'origine d'un nombre terrifiant de morts subites et d'effets indésirables. Il ne se frappera jamais la poitrine pour ces péchés ; il en est même fier et sait qu'un geste de repentance sincère ne serait pas apprécié par ses principaux partisans, qui ne sont pas moins coupables que lui.

Nous voici donc devant le menteur, l'accusateur. Nous voici devant le persécuteur impitoyable du bon clergé et des fidèles d'hier et d'aujourd'hui, l'allié zélé des ennemis du Christ et de l'Église. L'adversaire acharné de la messe catholique, participant œcuménique aux rites sataniques et aux cérémonies païennes. Un homme divisé dans son âme par son double rôle de chef de la secte qui occupe le Vatican et d'inquisiteur de l'Église catholique. À ses côtés, dans ce spectacle sordide, son enfant de chœur Trudeau, qui propage la doctrine du genre et l'idéologie LGBTQ au nom de l'inclusion et de la liberté, mais qui n'a pas hésité un instant à réprimer dans le sang les révoltes justes et légitimes du peuple canadien, privé de ses droits fondamentaux sous l'excuse de l'urgence pandémique.

Ils forment un beau couple, sans aucun doute ! Tous deux ont été parrainés dans leur carrière par l'élite mondialiste anti-chrétienne. Tous deux ont été placés à la tête d'une institution avec pour mission de la démolir et de disperser ses membres. Tous deux sont des traîtres à leur rôle, à la justice et à la vérité.

Ces procès sommaires peuvent, peut-être, être appréciés par des contemporains de mauvaise foi ou dans l'ignorance, mais ils ne résistent pas au jugement de l'histoire, et encore moins au jugement sans appel de Dieu.

Le jour viendra où il sera appelé à rendre compte de son administration : "Redde rationem villicationis tuæ : jam enim non poteris villicare - Rends compte de ton intendance, car maintenant tu ne peux plus être intendant" (Lc 16, 2), dit le maître de la parabole de l'Évangile d'hier. Jusqu'à ce moment, en tant que membres baptisés et vivants du Corps mystique, prions et faisons pénitence, afin d'éloigner de nous les châtiments que ces scandales font peser sur l'Église et sur le monde. Invoquons l'intercession des martyrs du Canada, qui ont été outragés par l'accusateur assis sur le trône de Pierre, afin qu'ils obtiennent du trône de Dieu la libération de l'Église du fléau actuel.

+ Carlo Maria Viganò, Archevêque

1er août 2022

S. Petri ad Vincula

Ss. Martyrum Machabæorum

jeudi 14 juillet 2022

Miles Christi 23 (Mars - juin 2022) - Fin

Partie I

Partie II

Notre confrère, M l'abbé Chazal, continue à nous faire découvrir son apostolat en Asie. L'exemple des Malaisiens devrait faire réfléchir.... Au lieu de se résigner à suivre collectivement une œuvre qui périclite et emmène inévitablement vers la Rome apostate, il est urgent de réagir en groupe. Suivre un prêtre (même un peu bon) ne garantit pas l'avenir de l'Eglise; bien au contraire, elle la neutralise. Que le bon exemple des catholiques malaisiens ranime le courage des timorés ! 

Petit rappel


  • La Malaisie rejoint la Résistance

Pour le moment, c’est un groupe de 70 personnes, doté d’une belle chapelle à Kuala Lumpur. Les années passant, ils ont vu l’érosion graduelle de la position doctrinale de la FSSPX, avec une certaine accélération au cours des dernières années.

Si la FSSPX avait utilisé une meilleure forme de persuasion, je veux dire : s’abstenir du chantage aux sacrements, maintenir le statu quo avec le comité de laïcs contrôlant les fonds, s’abstenir d’exclure les âmes pour des raisons futiles et refuser de s’allier avec le mouvement « Una Voce » et le diocèse local ; alors cette même FSSPX aurait gardé ces bonnes personnes.

J’espère de Dieu que cela se passera de la même manière pour de nombreux autres groupes de la FSSPX mondiale. Ils voient le changement et la dérive doctrinale de la FSSPX ; cependant ils n’ont pas la chance, qu’ont eue nos chers Malaisiens, d’avoir un facteur critique pour provoquer une adhésion effective et officielle à la Résistance.

Nous devons aussi admettre que :

1. Nous n’avons pas suffisamment de prêtres pour prendre en charge tous les meilleurs groupes de la FSSPX (les fidèles libéraux de la FSSPX sont invités à demeurer dans la FSSPX)

2. Nous sommes très occupés à conquérir des groupes d’âmes venant du Novus Ordo.

Je pense que cette tendance va continuer, surtout avec « l’effet Viganò », et, pour la première fois depuis l’abbé Picot, un prêtre occidental, l’abbé Paul Morgan, est venu nous aider.

  • … tandis que le mouvement gagne du terrain partout
Il y a environ 18 prêtres en Europe, et, de loin, ils n’appartiennent pas au même groupe. Les Dominicains d’Avrillé forment le plus important, suivi par la SAJM de Mgr Faure, le groupe de l’abbé Pivert (6 prêtres), le groupe de l’abbé Ballini. Ailleurs, des prêtres travaillent ensemble, comme les abbés Stobniki et Michael en Pologne ; et les autres sont indépendants comme les abbés Pfeiler, Bruhwiller pour le monde germanophone. Je pense aussi à l’abbé Ribas en Espagne et l’abbé Gallagher au Portugal.

Si vous combinez ces prêtres persévérants avec Mgr Viganò, il est évident de voir que le visage du pape François peut s’allonger encore et encore. S’il use de violence à l’encontre des traditionalistes, il y a maintenant un cercle d’amis prêts à accueillir des réfugiés hors de toute collaboration avec cette entreprise de destruction appelée l’église du Novus Ordo.

Un temps viendra où la portion pourrie et hérétique de l’église officielle tombera, alors que la Tradition sera rétablie au contrôle officiel de l’Église catholique visible.

Alors la Russie sera correctement consacrée, réalisant sa conversion et atteignant son splendide triomphe.

A mon avis, l’erreur majeure de François dans sa tentative de consécration, c’est d’avoir délaissé la conversion de la Russie au profit d’un but utilitaire : la fin de la guerre. C’est pourquoi au lieu du « steak » russe demandé par Notre-Dame, François a concocté un « ragoût » russo-ukrainien mondialiste. Il a poussé l’insolence en disant préalablement que ce n’était pas « magique ». Et après trois mois, nous voyons tous que la guerre ne fait qu'empirer.

Le conseil que je lui donnerais serait donc : « Sa Sainteté, si vos deux colombes de la paix pour l’Ukraine ont été immédiatement tuées il y a 7 ans, si vos mains n’ont pas vu le sang de Saint Janvier se liquéfier, si votre « consécration » n’est suivie que d’une aggravation de la guerre ; pour que la situation n’empire pas : convertissez-vous, retirez-vous et priez pour avoir un successeur digne de la charge. »

Que sommes-nous, sinon rien ? « Ayez pitié de moi, Seigneur, parce que je ne suis rien », dit le psaume.

A Cebu, notre dernier séminariste pourrait retourner chez ses parents, à mon grand regret… Ainsi nous pourrions finir, non pas comme un « séminaire bidonville », mais comme un bidonville pur et simple.

Nous sommes toujours à la première case, pour tout ce que nous essayons, alors qu’un nombre incalculable d’âmes tombent dans l’enfer éternel.

Mais y a-t-il quelque chose que Dieu n’ait créé de rien ? Il connaît le temps, où Ses conditions seront remplies, pour faire toute chose nouvelle.



samedi 11 juin 2022

Mgr Viganò et Me Reiner Füllmich (27 mai 2022)

Mgr Viganò adresse aux membres de la Commission Corona, dirigée par M Reiner Füllmich, une synthèse absolument impressionnante de la crise mondialiste que nous subissons de plein fouet depuis plus de deux années et qui dégénère maintenant en crise énergétique et alimentaire.  Même un non-catholique qui cherche la vérité sera touché par les propos de ce grand archevêque qui, répétons-le,  mériterait de monter sur le trône de Pierre et devenir le prochain  pape. 


Source   -  Audio 

Première partie : PSYCHOPANDÉMIE et GUERRE RUSSO-UKRAINIENNE : Toujours les mêmes artisans...

Füllmich : VOTRE EXCELLENCE, beaucoup de gens vous connaissent et vous apprécient beaucoup pour avoir été une personne sincère dans un environnement souvent peu sincère, même pendant votre service au Vatican. Vous avez servi comme diplomate de haut rang, en particulier comme Nonce apostolique, aux États-Unis, représentant le Pape dans les églises nationales. C’est un grand honneur et un grand plaisir de parler avec vous aujourd’hui. Mais avant de passer au fond et de vous interroger sur votre évaluation de la situation politique mondiale, en particulier en ce qui concerne la soi-disant crise du Coronavirus, aimeriez-vous résumer votre histoire personnelle afin que les téléspectateurs qui ne vous connaissent pas encore puissent savoir qui vous êtes ?

Mgr Viganò : Tout d’abord, je voudrais vous adresser, Monsieur Reiner Füllmich, ainsi qu’à tous vos collaborateurs et collègues, mes plus cordiales salutations et ma reconnaissance pour avoir donné vie à la Commission Corona. La recherche de la vérité sur la gestion de l’urgence Covid-19 et sur l’expérimentation de masse aide à recueillir des preuves pour amener devant les tribunaux et punir les responsables. Cela constitue une contribution importante en vue de la création d’une Alliance Anti-mondialiste, car les auteurs de la farce pandémique sont les mêmes qui voudraient aujourd’hui pousser le monde vers une guerre totale et une crise énergétique permanente.

Concernant ma « carrière », je ne pense pas qu’il y ait grand-chose à dire : je suis un Archevêque catholique qui a occupé des postes de responsabilité au Vatican, à la fois à la Secrétairerie d’État du Saint-Siège et dans le Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, puis en tant que Nonce apostolique au Nigeria et dernièrement aux États-Unis, par la volonté de Benoît XVI. Ma notoriété – totalement non voulue – est due à mes prises de positions et à mes dénonciations concernant le scandale sexuel de l’ancien cardinal américain McCarrick et d’autres cas non moins graves impliquant de hauts représentants de la Hiérarchie. En tant que Successeur des Apôtres, je ne pouvais pas me taire face aux tentatives de dissimuler ces faits honteux par la soi-disant lavender mafia, qui bénéficie du soutien et de la protection de Bergoglio.

Füllmich : Vous avez une vie impressionnante, mais si l’on cherche votre nom dans les anciens médias (grand public), on trouve des articles diffamatoires vous accusant, entre autres, de diffuser de la propagande du Kremlin et de faire des affirmations déroutantes. À y regarder de plus près, cela ne nous semble pas du tout être le cas, bien au contraire : vous restez fidèle à votre réputation de personne franche, même dans les environnements où le mensonge prévaut, nonobstant que ce soit à votre désavantage. Où placeriez-vous la rupture dans votre vie, où cette vertu a été réinterprétée par les anciens médias comme un défaut ? Quelle ligne rouge avez-vous franchie ; sur quelle question votre franchise est-elle devenue un danger pour le récit officiel ?

Mgr Viganò : Les fausses accusations sont l’un des moyens utilisés par ceux qui veulent éliminer un adversaire qu’ils craignent et auquel ils ne peuvent pas s’opposer loyalement. Dans ce cas, je suis considéré comme encombrant à la fois par les représentants de l’église profonde et par la cabale bergoglienne, dont j’ai dénoncé les scandales et les dissimulations depuis l’époque de l’affaire McCarrick. Et je suis tout autant encombrant pour l’État profond, qui a pu compter sur la complicité du Saint-Siège et de presque tout l’épiscopat mondial dans les événements de ces dernières années. La voix dissonante d’un évêque, surtout lorsqu’il formule des dénonciations argumentées et fondées sur des faits irréfutables, risque de remettre en cause le récit officiel, tant sur le prétendu renouveau de l’Église sous ce « pontificat », que sur la farce pandémique et la « vaccination » de masse. La récente crise russo-ukrainienne réuni également du même côté l’élite mondialiste, l’OTAN, l’État profond américain, l’Union européenne, le Forum Économique Mondial de Davos, toute la machine médiatique et le Vatican. L’intervention de Poutine en Ukraine est considérée comme une menace pour le Nouvel Ordre Mondial qui doit être neutralisée même au prix d’un conflit mondial.

samedi 16 avril 2022

A toi qui as 20 ans cette année ...

M. l'abbé Salenave adresse aujourd'hui un petit mot pour les jeunes qui héritent d'un monde fou et diabolisé. Il leur explique brièvement les raisons de cette situation apocalyptique dans le monde et surtout dans l'Eglise, et ce que le Bon Dieu attend d'eux aujourd'hui car pour un catholique, il n'y a aucune raison de désespérer : à chaque crise, y compris les plus noires, le Ciel a suscité des hommes et des solutions. Dans les années 80, le ciel nous a donné Mgr Lefebvre puis la FSSPX; mais aujourd'hui la donne a changé et le mal s'est approfondi : que veut Dieu pour ces jeunes ? Réponse ici : 




samedi 12 février 2022

Bouffée d’oxygène : Mgr Lefebvre répond aux questions brûlantes

 Voici un bonne piqûre de rappel au sujet de la crise que nous traversons. Ce sont des vérités que les fidèles (et même les prêtres) de la Tradition peuvent un peu oublier et qu'il faut raviver car la crise dure. N'oublions pas que la révolution n'est pas statique et que ce que Mgr Lefebvre disait du Barroux s'applique aujourd'hui à l'actuelle FSSPX (usage du nouveau code, acceptation du "vaccin",  juridiction conciliaire etc....). 


Source : https://www.dominicainsavrille.fr/bouffee-doxygene/

A lire en ayant à l’esprit que la Situation s’est bien aggravée à Rome depuis.

  • Ce qui se passe depuis le Concile est-il une vraie Révolution ?

« Au soir d’une longue vie puisque né en 1905, je vois l’année 1990 -, je puis dire que cette vie a été marquée par des évènements mondiaux exceptionnels : trois guerres mondiales, celles de 1914-1918, celle de 1939-1945 et celle du Concile Vatican II de 1962-1965.

« Les désastres accumulés par ces trois guerres, et spécialement la dernière, sont incalculables dans le domaine des ruines matérielles, mais bien plus encore spirituelles. Les deux premières ont préparé la guerre à l’intérieur de l’Église en facilitant la ruine des institutions chrétiennes et la do­mination de la Franc-Maçonnerie, devenue si puissante qu’elle a pénètre profondément par sa doctrine libérale et moderniste les organismes directeurs de l’Église. »

« Ce temps de mission fut marqué par l’invasion gaulliste ; nous avons pu constater la victoire de la Maçonnerie contre l’ordre catholique de Pétain. C’était l’invasion des Barbares, sans foi, ni loi ! »

« Les libéraux arrivant à faire nommer des papes comme Jean XXIII et Paul VI feront triompher leur doctrine par le concile, moyen merveilleux pour obliger toute l’Église à adopter leurs erreurs. Ayant assisté à la joute dramatique entre le Cardinal Bea et le Cardinal Ottaviani, représentant le premier le libéralisme et l’autre la doctrine de l’Église, il était clair après le vote des soixante-dix cardinaux que la rupture était consommée. Et on pouvait sans se tromper penser que l’appui du Pape irait aux libéraux. »

« Il ne faut pas avoir peur d’affirmer que les autorités romaines actuelles depuis Jean XXIII et Paul VI se sont faites collaboratrices actives de la Franc-Maçonnerie juive internationale et du socialisme mondial. »

« J’entends dire : “Vous exagérez ! Il y a de plus en plus de bons évêques qui prient, qui ont la foi, qui sont édifiants…” Seraient-ils des saints, dès lors qu’ils admettent la fausse liberté religieuse, donc l’Etat laïque, le faux œcuménisme, donc l’admission de plusieurs voies de salut, la réforme liturgique, donc la négation pratique du sacrifice de la Messe, les nouveaux catéchismes avec toutes leurs erreurs et hérésies, ils contribuent officiellement à la révolution dans l’Église et à sa destruction. »

(Extraits du Prologue, de moins de 6 pages, qu’il faut lire absolument, de l’Itinéraire spirituel de Mgr Lefebvre, car c’est son testament dans lequel il brosse une vue d’ensemble impressionnante sur les évènements dont il a été le témoin privilégie)

  •      La question du Christ-Roi est-elle un point secondaire ?

« Voilà ce qui fait notre opposition, et c’est pourquoi l’on ne peut pas s’entendre. Ce n’est pas d’abord la question de la messe, car la messe est justement une des conséquences du fait que l’on a voulu se rapprocher du Protestantisme et donc transformer le culte, les sacrements, le catéchisme, etc. La vraie opposition fondamentale est le Règne de Notre Seigneur Jésus-ChristOpportet Illum regnare, nous dit saint Paul : Notre Seigneur est venu pour régner. Eux disent non, et nous, nous disons oui, avec tous les papes. Notre Seigneur n’est pas venu pour être cache à l’intérieur des maisons sans en sortir. C’est pour cela que nous ne pouvons pas nous entendre avec eux, car nous obéissons à Notre Seigneur disant à ses apôtres : “Allez annoncer l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre”.

dimanche 5 décembre 2021

Mgr Viganò : « L’Italie est une nation bénie de Dieu et elle a un rôle à jouer contre le Nouvel Ordre Mondial »

Voici  un entretien qui fera date dans l'histoire du combat de la Foi.  Nous invitons nos lecteurs à le lire, l'étudier attentivement.  Il actualise tout ce qu'ont déjà dit Mgr Lefebvre et Mgr Williamson. 

Entretien réalisé par Cesare Sacchetti pour le blog La Cruna dell’Ago (4 décembre 2021)

Il y a un homme qui terrorise littéralement la hiérarchie de l’église anticatholique de Bergoglio et les échelons supérieurs du pouvoir mondialiste en ce moment. Cet homme a fait l’objet d’attaques médiatiques féroces qui l’ont d’abord discrédité et calomnié au point de le décrire comme une sorte de véritable « danger » pour la société. Cet homme est l’archevêque Carlo Maria Viganò. Depuis plus d’un an, Mgr Viganò est devenu un guide spirituel pour tous les catholiques, les chrétiens et même les non-croyants qui se sentent complètement perdus et abandonnés en ces temps de grande détresse morale et de valeurs désertées.

Mgr Viganò réussit à toucher tous ceux qui ont soif de raison et de justice dans ce monde à l’envers dans lequel vit l’humanité. Depuis le début de l’opération terroriste du coronavirus, Monseigneur a parlé d’une voix calme et ferme. Il a immédiatement dénoncé le plan du Great Reset de Davos et la matrice mondialiste qui a conçu la farce de la pandémie.

En même temps, il a également dénoncé la corruption et l’infiltration de la franc-maçonnerie dans l’institution qui aurait dû le plus présider et défendre les fidèles et le monde de cet assaut infernal, à savoir l’Église catholique. Il est probable que la « faute » de l’archevêque soit précisément celle-ci. Sa « faute » est d’avoir dit et répandu des vérités que les puissants ne voulaient pas entendre. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, Mgr Viganò nous aide à comprendre une fois de plus les enjeux de cette bataille qui vise à asservir l’humanité pour l’entraîner vers le totalitarisme du Nouvel Ordre Mondial.

Monseigneur rappelle également à ceux qui sont persécutés parce qu’ils s’en tiennent à leur foi, et ne se plient pas à ce régime, qu’ils ne doivent pas se laisser abattre. Être mis hors la loi par une société injuste et malfaisante doit être un honneur pour tous ceux qui ont souffert de discriminations et de persécutions infâmes. C’est probablement la raison pour laquelle de nombreuses personnes admirent cet homme en ce moment historique. Il est l’un des rares pasteurs qui réussit à parler simplement au cœur des hommes ordinaires. Ce sont ses mots adressés à chacun d’entre nous.

Excellence, vous avez récemment été victime d’attaques médiatiques féroces qui se sont intensifiées. Le directeur de La Stampa, Massimo Giannini, est allé jusqu’à vous traiter de « crapule » en direct à la télévision, et Bruno Vespa a déclaré que Dieu devrait vous « pardonner » pour vos positions sur les vaccins et la soi-disant pandémie. Pourquoi l’appareil médiatique italien vous considère-t-il comme une sorte d’ennemi public et pourquoi semble-t-il avoir si peur de vous ?

Comme je l’ai déjà observé, il est typique d’un régime totalitaire de délégitimer toute forme de dissidence, d’abord en ridiculisant l’opposant, en faisant de lui un objet de dérision afin de le discréditer ; ensuite en le pathologisant (ou en le psychiatrisant), en le faisant passer pour un fou à interner ; enfin en le criminalisant et en créant les conditions de sa séparation de la société civile.