jeudi 14 juillet 2022

Miles Christi 23 (Mars - juin 2022) - Fin

Partie I

Partie II

Notre confrère, M l'abbé Chazal, continue à nous faire découvrir son apostolat en Asie. L'exemple des Malaisiens devrait faire réfléchir.... Au lieu de se résigner à suivre collectivement une œuvre qui périclite et emmène inévitablement vers la Rome apostate, il est urgent de réagir en groupe. Suivre un prêtre (même un peu bon) ne garantit pas l'avenir de l'Eglise; bien au contraire, elle la neutralise. Que le bon exemple des catholiques malaisiens ranime le courage des timorés ! 

Petit rappel


  • La Malaisie rejoint la Résistance

Pour le moment, c’est un groupe de 70 personnes, doté d’une belle chapelle à Kuala Lumpur. Les années passant, ils ont vu l’érosion graduelle de la position doctrinale de la FSSPX, avec une certaine accélération au cours des dernières années.

Si la FSSPX avait utilisé une meilleure forme de persuasion, je veux dire : s’abstenir du chantage aux sacrements, maintenir le statu quo avec le comité de laïcs contrôlant les fonds, s’abstenir d’exclure les âmes pour des raisons futiles et refuser de s’allier avec le mouvement « Una Voce » et le diocèse local ; alors cette même FSSPX aurait gardé ces bonnes personnes.

J’espère de Dieu que cela se passera de la même manière pour de nombreux autres groupes de la FSSPX mondiale. Ils voient le changement et la dérive doctrinale de la FSSPX ; cependant ils n’ont pas la chance, qu’ont eue nos chers Malaisiens, d’avoir un facteur critique pour provoquer une adhésion effective et officielle à la Résistance.

Nous devons aussi admettre que :

1. Nous n’avons pas suffisamment de prêtres pour prendre en charge tous les meilleurs groupes de la FSSPX (les fidèles libéraux de la FSSPX sont invités à demeurer dans la FSSPX)

2. Nous sommes très occupés à conquérir des groupes d’âmes venant du Novus Ordo.

Je pense que cette tendance va continuer, surtout avec « l’effet Viganò », et, pour la première fois depuis l’abbé Picot, un prêtre occidental, l’abbé Paul Morgan, est venu nous aider.

  • … tandis que le mouvement gagne du terrain partout
Il y a environ 18 prêtres en Europe, et, de loin, ils n’appartiennent pas au même groupe. Les Dominicains d’Avrillé forment le plus important, suivi par la SAJM de Mgr Faure, le groupe de l’abbé Pivert (6 prêtres), le groupe de l’abbé Ballini. Ailleurs, des prêtres travaillent ensemble, comme les abbés Stobniki et Michael en Pologne ; et les autres sont indépendants comme les abbés Pfeiler, Bruhwiller pour le monde germanophone. Je pense aussi à l’abbé Ribas en Espagne et l’abbé Gallagher au Portugal.

Si vous combinez ces prêtres persévérants avec Mgr Viganò, il est évident de voir que le visage du pape François peut s’allonger encore et encore. S’il use de violence à l’encontre des traditionalistes, il y a maintenant un cercle d’amis prêts à accueillir des réfugiés hors de toute collaboration avec cette entreprise de destruction appelée l’église du Novus Ordo.

Un temps viendra où la portion pourrie et hérétique de l’église officielle tombera, alors que la Tradition sera rétablie au contrôle officiel de l’Église catholique visible.

Alors la Russie sera correctement consacrée, réalisant sa conversion et atteignant son splendide triomphe.

A mon avis, l’erreur majeure de François dans sa tentative de consécration, c’est d’avoir délaissé la conversion de la Russie au profit d’un but utilitaire : la fin de la guerre. C’est pourquoi au lieu du « steak » russe demandé par Notre-Dame, François a concocté un « ragoût » russo-ukrainien mondialiste. Il a poussé l’insolence en disant préalablement que ce n’était pas « magique ». Et après trois mois, nous voyons tous que la guerre ne fait qu'empirer.

Le conseil que je lui donnerais serait donc : « Sa Sainteté, si vos deux colombes de la paix pour l’Ukraine ont été immédiatement tuées il y a 7 ans, si vos mains n’ont pas vu le sang de Saint Janvier se liquéfier, si votre « consécration » n’est suivie que d’une aggravation de la guerre ; pour que la situation n’empire pas : convertissez-vous, retirez-vous et priez pour avoir un successeur digne de la charge. »

Que sommes-nous, sinon rien ? « Ayez pitié de moi, Seigneur, parce que je ne suis rien », dit le psaume.

A Cebu, notre dernier séminariste pourrait retourner chez ses parents, à mon grand regret… Ainsi nous pourrions finir, non pas comme un « séminaire bidonville », mais comme un bidonville pur et simple.

Nous sommes toujours à la première case, pour tout ce que nous essayons, alors qu’un nombre incalculable d’âmes tombent dans l’enfer éternel.

Mais y a-t-il quelque chose que Dieu n’ait créé de rien ? Il connaît le temps, où Ses conditions seront remplies, pour faire toute chose nouvelle.