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mercredi 27 novembre 2019

Retour sur l'étude à propos des ralliés par M. Abbé Mérel : toujours actuelle !

Lors de l'été 2008, M. l'abbé Mérel publiait un article sur la question de l'assistance (et surtout de la communion) aux messes ralliées. Article rédigé sous la forme d'un dialogue entre un prêtre et un jeune homme. Cet article, rapporté par le sel de la Terre n° 70   fit grand bruit chez les ralliés de l'époque. Et pour cause, il visait juste ! En substance, l'abbé Mérel rappelait que, même si la messe des ralliés pouvait être bonne, le prêtre qui la célébrait n'était pas dans une position vraie par rapport à l'Eglise et sa Tradition authentique. Le prêtre se rattachait consciemment ou non, par le biais de sa congrégation et de ses supérieurs à la Rome moderniste. Ces lignes n'ont pas pris une ride et nous pensons qu'elles s'appliquent à la FSSPX qui se rattache désormais par le biais des sacrements à l'Eglise conciliaire.  Se pose bien évidemment la question de la communion à de telles messes quand on a compris l'enjeu de ce ralliement qui ne veut pas donner son nom.

Nous avons ensuite publié un commentaire rédigé à l'époque par la rédaction de "Disputationes Theologicae" (site rallié) qui est obligé de reconnaître la parfaite logique de l'abbé Mérel (sans la partager pour autant) et qui confirme les conséquences pastorales pour les fidèles. 

Discussion de parvis sur la messe des « ralliés » 

A la sortie de la chapelle, M. l'abbé discute avec un fidèle, Philippe, 17 ans. Au cours de la conversation, Philippe raconte son dernier week-end avec des amis en région parisienne. Et Philippe de dire que le groupe d'amis a choisi d'aller à une messe de ralliés...(N.B. : conversation fictive en style parlé).

Philippe: pourquoi vous faites cette tête-là, Monsieur l'abbé ? C’est quand même la bonne messe !
M. l'abbé: que la messe soit bonne, sans doute; mais ce n'est pas le principal.
Philippe: pas le principal ? Qu'est- ce qu’il vous faut de plus, Monsieur l'abbé ?
M. l'abbé: Eh bien, je prends une comparaison. Le rhum est une bonne chose, d'accord? (Philippe acquiesce en souriant d'un air en- tendu). Bon. Mais à chaque fois que l'on boit du rhum, on ne fait pas forcément une bonne action ? (Philippe comprend). Alors c'est pareil pour la sainte Messe. Que la messe en elle-même soit bonne, c'est une chose; mais il faut aussi qu'assister à cette messe soit bon; il faut que l’assistance à cette messe soit une bonne action.
Philippe: Oui enfin, quand même, le rhum et la messe, ce n'est pas pareil! Vous avez l’air de dire qu’on peut faire mal en assistant à la messe traditionnelle !
M. l'abbé: Tout à fait, c'est bien ce que j'ai voulu dire ! De même qu'on peut faire mauvais usage du rhum, de même il n'est pas forcément bien d'assister à une vraie messe. Cela peut même être mal.
Philippe: alors ça c’est la meilleure !
M. l'abbé: cher Philippe, c'est un peu compréhensible ton étonnement. Normalement, un catholique n'a pas à se poser de questions en assistant à une messe catholique. Mais en ce moment dans l'Eglise, il y a bien des choses anormales. Nous, par exemple, on dit la messe dans des salles aménagées comme on peut, avec l'hostilité du clergé de la région, avec une étiquette de pestiféré, d'excommunié, de schismatique... Beaucoup de gens ne viennent pas ici parce qu'ils croient que c'est mal. Pourtant c'est bien la bonne messe ! Ce qu'il y a, c'est qu'ils se trompent en pensant que c'est mal de venir ici.
Philippe: oui justement, ils se trompent, vu que c’est la bonne messe!
M. l'abbé: non, Philippe, fais attention. Leur problème ce n'est pas la messe; leur problème c'est qu'on leur a dit que c'est mal d'y aller.C'est tout différent. Eh bien, le problème avec les ralliés, il est du même genre: leur messe est bonne, d'accord; mais y aller, est-ce bon? C'est une autre affaire ! Tu vois la distinction ?
Philippe: d'accord, je vois la distinction. Mais je vois vraiment pas pourquoi c’est mal d'a1ler chez Saint-Pierre ou au Christ-Roi!
M. l'abbé: tu vois, quand on commence à se demander si assister à telle messe est bien ou mal, tout de suite on parle de celui qui dit cette messe. Intéressant, non?
Philippe: là, je ne vois pas bien. ..
M. l'abbé: Eh bien si ! on va dire, comme tu viens de le faire: je vais à la bonne messe chez Saint-Pierre, au Christ-Roi, chez Saint-Pie-X, à Saint-Georges, place Foch, ou rue Buisson etc:.. La messe dite dans ces différents cas est la même. Pourtant, assister ici ou là, ce n'est pas pareil. Cela dépend de celui qui la dit.
Philippe: mais pourquoi?
M. l'abbé: parce que la messe et le rhum ce n'est pas pareil ! Tout à l'heure tu aurais pu me dire: mais moi, je fais attention quand je bois du rhum; il n'y a jamais aucun problème; c'est toujours avec modération ! Mais la messe n'est pas quelque chose qui se consomme tout seul dans son coin, de façon privée.
Philippe: c’est quoi alors? Moi je vais à la messe pour me recueillir, pour prier. pour communier. Tant pis si le prêtre est à Saint-Pierre ou à Saint-Pie-X Vous n'avez qu'à vous arranger entre vous, après tout!
M. l'abbé: la sainte Messe est l'acte le plus élevé de culte public de l'Eglise. C'est-à-dire que c'est un acte avant tout social, dans lequel on honore Dieu et on en reçoit ses bienfaits, sous l'autorité de l'Eglise, société que Dieu a instituée pour pouvoir être honoré comme Lui le veut.
Philippe: là, Monsieur l'abbé, c'est un peu dur...
M. l'abbé: je recommence. En privé, tu peux prier le bon Dieu assez librement, quand tu veux, comme tu veux; c'est ta prière, en quelque sorte. Mais le bon Dieu a voulu être honoré aussi et surtout en réunissant les hommes autour de la croix, par la messe; et cela c'est la prière publique et officielle de l'Eglise. Elle rend ainsi à Dieu au nom de tous les hommes tout l'honneur et la gloire qui lui sont dues. La messe n'est donc pas une dévotion privée, ni des assistants ni des prêtres qui la disent. C'est un acte commun de culte, qui suppose que celui qui fait le culte (le prêtre) ait reçu de l'Eglise l'autorité pour le faire. Il doit dépendre d'un évêque, lequel dépend du pape. C'est pourquoi je parlais de l'autorité de l'Eglise.
Philippe: mais vous, Monsieur l'abbé, vous êtes indépendant de cette autorité.
M. l'abbé: Philippe, on arrive là au cœur du problème. Ce que tu dis, c'est ce que disent les conciliaires et ceux qui les croient, quand ils disent que assister à la messe chez nous n'est pas permis. Encore une fois, ce n'est pas parce que la messe qu'on dit est mauvaise qu'ils disent cela; c'est parce qu'on résiste à la hiérarchie, à Rome. Et nous on dit: il ne faut pas assister à la messe chez les ralliés, parce qu'ils se soumettent à la hiérarchie conciliaire.
Philippe: si je comprends bien, en fait, le fond du problème, c’est la soumission à la hiérarchie actuelle ?
M. l'abbé. Exactement ! Normalement dans l'Eglise, un prêtre est soumis à son évêque qui est soumis au pape; du coup il reçoit une mission de célébrer la messe et les autres sacrements pour une portion des fidèles de l'Eglise. Or, depuis une trentaine d'année, il se trouve que pour garder la foi, les fidèles ont demandé à des prêtres qui eux aussi voulaient la garder, de s'occuper d'eux, au point de résister aux évêques et au pape. Leur but n'était pas de résister pour résister, en bons gaulois qu'ils étaient, mais de défendre leur foi face à des décisions de Rome qui contribuaient à faire perdre la foi aux fidèles.
Philippe: quelles décisions?
M. l'abbé: eh bien par exemple, la promulgation de la nouvelle messe de Paul VI, en 1969. Mais avant, il y a eu le concile, avec plusieurs mauvais textes, notamment sur l'œcuménisme, la liberté religieuse. Plus tard, il y a eu les changements sur les autres sacrements, puis le nouveau Droit Canon, en 1983. Il y a eu tous les scandales de l'œcuménisme, comme Assise, en 1986. Et puis il y a eu la lutte farouche contre Mgr Lefebvre qui pourtant ne faisait, comme il le disait souvent, que ce qu'il avait fait pendant toute sa vie, avec approbation de Rome. En 1988, Mgr a sacré des évêques parce qu'il a compris que Rome voulait détruire la Tradition. La foi des fidèles continuait à être menacée. C'est là l'essentiel qu'il faut bien comprendre: la hiérarchie, les évêques, le pape, sont là pour conduire les prêtres et les fidèles dans la foi. S'ils ne le font pas, les fidèles et les prêtres doivent résister et chercher à garder la foi ; ce qui est une forme de soumission plus haute finalement.
Philippe: bon...bon... mais la messe chez les ralliés dans tout ça Je vais y perdre la foi?
M. l'abbé: Il faut prendre le problème par l'autre bout...
Philippe (interrompant): l’autre bout?
M. l'abbé: oui, l'autre bout. La question de savoir si je vais perdre la foi est capitale. Mais ce qu'il faut se demander, c'est: quelle est, face à la messe des ralliés, l'attitude de foi qui convient ? Dans ta question, n'y a-t-il pas un sous-entendu, du style: si je fais attention, vu que c'est quand même la bonne messe, il n'y aura pas de problème. Comme pour le rhum. Je me trompe ?
Philippe: non, Monsieur l'abbé, on est d'accord !
M. l'abbé: Il faut donc voir l'autre bout, celui que j'ai expliqué tout à l'heure. La messe est avant tout un acte public et hiérarchique. La messe d'un prêtre rallié est la messe d'un prêtre qui, officiellement au moins, obéit à l'évêque du lieu et au pape; un prêtre qui va donc recevoir de temps en temps son évêque pour des cérémonies; un prêtre qui ne prêche pas que la nouvelle messe est mauvaise, dangereuse pour la foi; un prêtre qui va donc rassembler autour de lui des fidèles plus faibles dans leur foi, moins au courant des dangers sérieux qui menacent la vie chrétienne dans l'église conciliaire; un prêtre, qui, s'il est logique avec lui-même, estime que la situation de l'Eglise aujourd'hui est grosso modo normale, en tous cas assez normale pour rendre la résistance publique de la Fraternité Saint-Pie X illégitime; un prêtre qui en obéissant à des autorités libérales et modernistes va inévitablement dévier; un prêtre qui finalement trahit tout ce qu'a fait Mgr Lefebvre, qui trahit les âmes, les trompe, en leur faisant croire, par sa soumission publique à la hiérarchie, que le pape conduit vraiment ses brebis et ses agneaux dans les sentiers de la vraie foi...
Philippe: vous y allez un peu fort, Monsieur l'abbé !
M. l'abbé: Monseigneur parlait comme cela en son temps l Un prêtre rallié, actuellement, n'a pas une position juste dans l'Eglise. Il n'est pas en ordre avec le bon Dieu. Il n'est pas dans la vérité. Il est entre deux chaises, tiraillé entre son désir de bien faire, et sa soumission aux autorités conciliaires. Ses sermons s'en ressentent obligatoirement. La table de presse, les revues aussi; il y aura des documents de l'évêché au fond de l'église. Il y a encore le risque sérieux, avec le temps, de se laisser attiédir par le contact de fidèles bien moins formés dans la foi; risque aussi de se laisser attirer, soit par une doctrine plus accommandante, soit éventuellement par la sympathie des gens ou des prêtres.
Philippe: Donc, on ne peut jamais assister à la messe chez les ralliés?
M. l'abbé: on ne peut jamais déplaire à Dieu l Ces messes ne sont pas pour nous ! Si pour des raisons exceptionnelles on est amené à être présent à une cérémonie des ralliés, il convient de garder une attitude discrète, évitant de donner l'impression qu'on adhère à leur soumission aux évêques et au pape. Par exemple en s'abstenant de communier. C'est qu'il faut penser aussi à l'exemple que l'on donne autour de soi.
Philippe: et le dimanche, si c'est la seule messe accessible?
M. l'abbé : si tu as bien compris notre conversation, tu peux conclure toi-même que le dimanche, dans ce cas, on n'est pas obligé d'assister à cette messe-là. On ne peut pas être obligé d'assister à la messe d'un prêtre qui ne confesse pas publiquement que l'Eglise conciliaire met la foi des fidèles en danger. Ce n'est pas possible d'être obligé dans ces conditions. Le bon Dieu te donnera des grâces autrement, ne serait-ce qu'en récompensant ta courageuse fidélité, ton attachement à la vérité.
Philippe: à la vérité?
M. l'abbé: oui, à la vérité. Résumons un peu. Je disais au début: la messe des ralliés est bonne; mais là n'est pas la question. La question c'est: est-ce vraiment bon d'y assister? Est-ce que je me rattache vraiment, en toute vérité, à l'Eglise, à Notre Seigneur par cette messe? La réponse est non, parce que le prêtre rallié n'est pas dans une position vraie, il ne résiste pas aux mauvais pasteurs alors qu'il le devrait. Il se trompe, et trompe les gens. Comment veux-tu ensuite trouver à ses cotés, sous son influence, sous son autorité de prêtre, un véritable amour de la vérité, de Notre Seigneur, de l'Eglise, du pape même ? Il est dans le faux sur une question essentielle !
Philippe: décidément, cela va plus loin que ce que je croyais !
M. l'abbé: oui, il faut reconnaître que ce n'est pas évident. Aujourd'hui il faut se former plus que jamais, savoir ce qu'on fait. Le danger est partout. Mais c'est aussi une période extraordinaire, comme disait Mgr Lefebvre, car cela nous pousse à aimer plus véritablement l'Eglise, Notre Seigneur, à demeurer forts dans la foi ! Et c'est aussi le meilleur service de charité que l'on peut rendre à ceux qui ont encore du mal à saisir toutes les difficultés de la situation actuelle. Soyons les témoins de la vérité, de la volonté de Dieu !

Abbé Jacques Mérel
Fraternité sacerdotale Saint Pie X

Article paru dans Le Pélican juillet 2008

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Commentaire par un rallié de l'époque qui avait bien compris que l'abbé Mérel visait juste : 


Une argumentation très structurée

On trouve chez un théologien de la Fraternité, l’abbé Jacques Mérel (ancien professeur au séminaire d’Ecône, en poste au sein du même district de France), une pensée bien plus profonde spéculativement, et bien mieux structurée dans son argumentation. Dans un article [1] qui a fait école, étant reproduit à de nombreuses reprises depuis 2008 dans diverses publications locales de la Fraternité, et qui a peut-être inspiré les propos plus vagues de son supérieur, il s’exprime en des termes théologiques accessibles et selon un raisonnement extrêmement bien construit. Son raisonnement est simple : la messe de saint Pie V, prise en elle-même, est une chose bonne ; en revanche, assister à la messe de saint Pie V n’est pas toujours une chose bonne, mais dépend des circonstances. On pourrait, jusqu’ici, être d’accord. Mais M. l’abbé Mérel poursuit en affirmant que là où la messe est célébrée par un prêtre dépendant de la commission Ecclesia Dei, il serait mauvais d’y participer. Car on peut faire, explique l’auteur, un usage mauvais d’une chose bonne. En buvant du rhum – l’exemple est tiré du texte – qui est une chose bonne en soi, on peut aussi s’enivrer, et donc commettre un péché. Et quelles seraient les circonstances qui rendraient mauvaise, ici, la participation à la messe ? M. l’abbé Mérel poursuit : « Il ne faut pas assister à la messe chez les ralliés [entendez par là les « traîtres » qui dépendent d’Ecclesia Dei et non pas de la Fraternité – en rapport avec le « ralliement » des catholiques français à la République sous le pontificat de Léon XIII], parce qu’ils se soumettent à la hiérarchie conciliaire ». Et un peu plus loin : « La messe d’un prêtre rallié est la messe d’un prêtre qui, officiellement au moins, obéit à l’évêque du lieu et au pape […] un prêtre qui, en obéissant à des autorités libérales et modernistes va inévitablement dévier, un prêtre qui, finalement, trahit tout ce qu’a fait Mgr Lefebvre, qui trahit les âmes, les trompe ».

L’auteur ne met pas de côté non plus les questions pastorales, mais elles restent secondaires dans l’économie de son discours : il affirme par exemple que le fidèle trouvera dans les églises des « ralliés » des publications pleines d’erreurs qui pourraient le troubler, ou qu’il devra écouter des homélies peu orthodoxes, faites durant la messe traditionnelle par des prêtres qui ne le sont pas, ou même fréquenter « des fidèles bien moins formés dans la foi », et qu’il risque donc à leur contact « de se laisser attirer ». M. l’abbé Mérel, avec le talent qui le caractérise, donne donc le véritable motif théologique qui fonde son discours : ce n’est pas un argument individuel et circonstanciel, qui concernerait les prêtres qui prêchent « mal » ; c’est un argument universel, qui concerne absolument tous les prêtres « ralliés », sans exception : le prêtre soumis canoniquement à Rome « n’a pas une position juste dans l’Eglise. Il n’est pas en ordre avec le bon Dieu ». Et il conclut : « On ne peut pas déplaire à Dieu ! Ces messes ne sont pas pour nous ! ». Et si, pour des raisons exceptionnelles, il fallait assister aux messes des instituts Ecclesia Dei, il serait donc nécessaire de « s’abstenir de communier », afin de montrer ostensiblement une résistance passive. Il applique donc ici l’assistance prévue par les moralistes à un rite protestant ou gréco-schismatique.

En somme, assister à la messe d’un prêtre qui n’adhère pas aux positions de la Fraternité est un péché (ndlr : c'était avant 2012 et avant les paliers canonique) , puisque c’est une chose qui « déplaît à Dieu » en raison du ministre. Si on ne doit pas y participer, ce n’est pas en raison de l’hétérodoxie de l’homélie, qui est pour lui un facteur secondaire et variable, mais en raison du seul fait que le célébrant soit soumis à une autorité à laquelle il ne faudrait rien faire d’autre, sous peine de péché, que résister. Remarquons d’ailleurs que l’auteur ne prend pas le risque de rendre licite l’assistance aux messes sans homélie – il serait alors obligé d’admettre que le sacrement est valide, licite, et ne risque pas de contaminer la foi des fidèles ; ni d’interdire la participation aux messes de prêtres de la Fraternité qui tiennent des propos dangereux pour la foi. C’est la soumission canonique à Rome, et elle seule, qui fait qu’on ne peut communier à la messe : le moyen-terme du raisonnement étant que tout prêtre qui se trouve dans cette situation omet de résister à Rome.

[1] Abbé Jacques Mérel, « Discussion de parvis sur la messe des ralliés », in Le Pélican, juillet-août 2008 ; publié intégralement dans Le Sel de la Terre, n°70, Automne 2009, pp. 188-193.

mercredi 20 novembre 2019

Recension par Monsieur l'abbé Dominique Rousseau

Pour l'amour de l'Église : entretiens avec Robert Landers
Le dernier numéro du Sel de la terre a publié la recension que M. l'abbé Dominique Rousseau a faite du livre de Mgr Fellay "Pour l'amour de l'Eglise". Nous la reproduisons avec l'aimable autorisation de son rédacteur. 

Le 20 mai 2019, jour où l’évêque émérite de Coire, Mgr Huonder, était accueilli officiellement dans une école de la Fraternité Saint-Pie X, à Wangs en Suisse, sortait des presses un ouvrage de l’ancien Supérieur général de la Fraternité, Mgr Bernard Fellay. « Pour l’amour de l’Église », un programme noble s’il en est. Nous sommes en effet fils de l’Église, « au sein de cette tempête qui ébranle l’Église de fond en comble », selon l’expression si juste de Mgr Marcel Lefebvre (8 décembre 1984).

Quelques recensions ont déjà été faites au sujet de cet ouvrage. Ayant acquis ce livre à la FNAC de Paris la veille de mon départ de la Fraternité (6 juin dernier), voici quelques notes. Elles seront sensiblement différentes de celles, disponibles sur le Forum catholique ou encore sur le site officiel de la Fraternité.

Les recensions faites sur les sites que je viens de recenser sont partielles et partiales. Le Forum catholique  louange l’ancien Supérieur général de son penchant bienveillant vers les sociétés ‘feu’ Ecclesia Dei. Le site de la FSSPX cache ce penchant en l’occultant.

Tout d’abord, le nouveau Code de Droit canonique (1983), dont Mgr Lefebvre disait qu’il était inacceptable, est mis en relief dès le début de l’ouvrage. Les Statuts de la FSSPX parlent de « vie commune sans vœux ». Mgr Fellay prend la nouvelle acception pour décrire la Fraternité Saint-Pie X : « une Société de vie apostolique ».

Écoutons ici le jugement sévère de Mgr Lefebvre sur le Code de Droit canonique de 1983 :
« L'autorité ecclésiastique perdant de vue sa véritable fin, prend nécessairement la voie des abus de pouvoir et de l'arbitraire. Les promulgations des lois sont douteuses, falsifiées. […] Ce droit canon est inacceptable. Il n'y a pas de nouvelle ecclésiologie dans l'Église. […] Alors il nous faudra garder l'ancien droit canon en prenant les principes fondamentaux et comparer avec le nouveau droit canon pour juger le nouveau droit canon, de même que nous gardons la Tradition pour juger aussi les nouveaux livres liturgiques. » (Conférence à Écône, le 14 mars 1983)« Pourquoi, à mon sens, il nous est impossible d'accepter en bloc le droit canon tel qu'il a été édité ? Parce qu'il est précisément dans la ligne de Vatican II. » (Conférence à Écône, le 15 mars 1983)« La position de la Fraternité Saint-Pie X ne consiste pas à « suivre le Code de 1983 avec l'esprit de celui de 1917 » mais consiste à refuser le Code douteux de 1983, en tant que code. Accepter sa légitimité serait reconnaître le bien fondé de l'intention du législateur, se soumettre à la réforme conciliaire. De plus prétendre suivre le code de 1983 avec un autre esprit que celui du Concile serait une utopie. Autant couper les feuilles dans le sens de l'épaisseur ! L'esprit d'une loi est porté par sa lettre, et s'il peut en être distingué il ne peut en être séparé. La loi ne fait qu'ordonner des actes et c'est la répétition de ces actes qui produit un esprit. » (Abbé Etienne de Blois, mai 2017, Le Petit Eudiste  - Prieuré Saint-Jean Eudes, Gavrus)

Mgr Fellay fait montre de grande bienveillance face aux autorités romaines (p. 24, 27) ; son regard est tourné vers les communautés ralliées à la Rome moderniste depuis les sacres épiscopaux de 1988 (p. 11, 31, 85, 147). Il faut unir les forces vives et ne pas « rester dans son coin » (p. 31). Cette expression rappelle celle qu’employait l’abbé Paul Aulagnier en 2001, des « ghettos ». C’est la raison pour laquelle il fut évincé de la Fraternité, voulant à tout prix les accords et la reconnaissance canonique. En fait, ce n’était qu’une question de temps... Mgr Fellay le dit bien, page 31, reprenant en le disant presque, que les avancées de la Fraternité vers Rome se déroulent par palier. Cela a d’ailleurs été convenu en 2014 :
« Les parties, qui ont examiné certaines questions d'ordre doctrinal et canonique, ont convenu de procéder par palier mais dans un délai raisonnable vers le dépassement des difficultés. Et ce dans la perspective désirée d'une pleine réconciliation. »(Cité du Vatican, 23 septembre 2014 (VIS) à la suite de la rencontre du Conseil général de la FSSPX avec Mgr Luis Francisco Ladaria Ferrer, Mgr Joseph Augustine Di Noia, et Mgr Guido Pozzo)

En ce qui concerne Vatican II, le livre ne donne pas de position ferme (p. 38, 39). Des vues larges sont données sur le concile mais on aurait pu attendre à un nouveau ‘J’accuse le Concile’, à l’imitation du livre de Mgr Lefebvre en 1976. S’il rejette le concile Vatican II, il s’agit seulement d’un refus prudentiel (p. 26) et non radical.

L’ancien Supérieur général est fort sévère pour les « prêtres rigides » (p. 55) et pour Mgr Williamson. Le mépris et la moquerie, voilà la réponse que l’évêque assène à des prêtres qui ont trop souffert du silence à la place de réponses précises à leurs questions légitimes depuis au moins l’année 2012, année-tempête au sein de la Fraternité.

Les sacres effectués par Mgr Williamson sont jugés « déraisonnables, qui perdent contact avec la réalité. La position qu’il prend est indéfendable. » (p. 144). Dato non concesso (j’enregistre cette affirmation sans la concéder). Il avance ce jugement sans preuve. Un confrère m’écrivait suite à mon départ de la Fraternité : « Vous partez vers des évêques illégitimes. » Pourquoi, comment ? Je lui répondis que les évêques sacrés par Mgr Williamson n’étaient ni plus ni moins illégitimes que ceux que sacra en 1988 Mgr Lefebvre. Tout simplement catholiques, autant qu’en 1988. Nous nous trouvons toujours en état de grave nécessité - sinon pire encore -, et la Fraternité Saint-Pie X dans sa hiérarchie errant gravement sur des points de doctrine (juridiction pour la confession, délégation pour les mariages), la succession apostolique doit être poursuivie dans le même état d’esprit, les causes n’ayant pas changé depuis 1988.

Mgr Fellay fait la louange (p.43) de « Veritatis splendor » (Jean-Paul II, 06/08/1993) : « L’encyclique ‘Veritatis splendor’ montre très bien que la morale est objective. » Mgr Tissier de Mallerais au contraire avait écrit (Supplément au Cor unum 47, mars 1994, 60 pages) une étude serrée sur cette encyclique, avec de graves réserves, ce que ne fait pas Mgr Fellay. Retenons donc plutôt le jugement de Mgr Tissier (p. 53) : « Nous avons dû relever certaines contradictions, confusions, lacunes, déviations et ambiguïtés. » Les deux évêques sacrés par Mgr Lefebvre en 1988 divergent dans leur appréciation de l’encyclique, sur un point grave : la morale.

Mgr Fellay rappelle la vérité sur le mariage mais il manque une belle occasion de condamner « Amoris lætitia » (p. 119). Au sujet des confessions et des mariages, tout va « dans le bon sens » dit-il (p. 144-145). Rien n’est dit au sujet des analyses déjà nombreuses que les prêtres de la Fraternité ou de communautés amies ont effectuées.

La reconnaissance canonique n’est plus qu’une affaire de ‘tampon’ disait le prélat lors d’une interview à TV Libertés avec Monsieur J.P. Maugendre voici quelques années. A présent, Mgr Fellay nous dit que Benoît XVI aurait volontiers reconnu la Fraternité Saint-Pie X et l’aurait élevée en Prélature, mais la puissance maçonnique est très forte et présente au Vatican, d’où l’absence de ‘tampon’. Mais est-ce bien nécessaire, puisque les ‘paliers’ sont posés comme des jalons... !

Sur la formation des prêtres (p. 9, 52), les propos manquent de vigueur. Si la vie spirituelle est envisagée, la fermeté de la doctrine et le combat contre les erreurs modernes ne paraissent pas, ou du moins insuffisamment. Le Père Le Floc’h au Séminaire français de Rome avait pour devise : ‘Pietas cum doctrina, doctrina cum pietate’.

On notera bien entendu des pages profondes sur la spiritualité mariale, sur les saints à connaître et à imiter, les anges à invoquer, les vertus à pratiquer (p. 69, 91-118).

Ce qui restera ancré dans la mémoire du lecteur sera l’aveu de Mgr Fellay par rapport au pape François (p. 30, 149) : « Le pape est extrêmement humain. (…) Ce pape nous connaît suffisamment, pour dire que nous sommes catholiques. » Le problème est que le pape pense et agit comme un ennemi du catholicisme… Que nous soyons catholiques, nous n’en avons jamais douté. Par contre, que le pape François soit catholique... il professe des hérésies. Voici ce qu’écrivait l’actuel Supérieur général récemment : «  (…) Le Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signé par le pape François et le grand imam d’Al-Azhar, n’est qu’une maison bâtie sur du sable. C’est de plus une impiété qui méprise le premier commandement de Dieu, et qui fait dire à la Sagesse de Dieu, incarnée en Jésus-Christ mort pour nous sur la Croix, que « le pluralisme et la diversité des religions » est « une sage volonté divine ».

De tels propos s’opposent au dogme qui affirme que la religion catholique est l’unique vraie religion (cf. Syllabus, proposition 21). S’il s’agit d’un dogme, ce qui s’y oppose porte le nom d’hérésie. Dieu ne peut pas se contredire. (…) » (Abbé Pagliarani, 24 février 2019)

Il nous faut conclure. Cet ouvrage est l’aboutissement de vingt ans de contacts avec la Rome conciliaire et moderniste dont Mgr Lefebvre, à de multiples reprises, nous a avertis qu’il fallait se méfier et garder ses distances. Cela n’a pas été fait. En effet, Mgr Fellay n’a pas pris garde depuis le jubilé de l’an 2000. Il le déclare en page 24 : «  A partir de l’an 2000 et de notre grand pèlerinage à Rome, les relations se sont apaisées. » A quel prix... celui d’une Tradition blessée, abîmée, de nombreux fidèles désemparés, des prêtres demeurant dans la Fraternité pour y faire, espèrent-ils, quelque bien de l’intérieur et n’osant pas en sortir.

A la veille de sa mort, le Fondateur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X avait laissé ce qui peut être considéré comme ses Novissima verba. Ces mots sont consignés dans la revue Fideliter :

FIDELITER - Qu'est-ce que vous pouvez dire à ceux d'entre les fidèles qui espèrent toujours en la possibilité d'un arrangement avec Rome ? 

Monseigneur - Nos vrais fidèles, ceux qui ont compris le problème et qui nous ont justement aidés à poursuivre la ligne droite et ferme de la Tradition et de la foi, craignaient les démarches que j'ai faites à Rome. Ils m'ont dit que c'était dangereux et que je perdais mon temps. Oui, bien sûr, j'ai espéré jusqu'à la dernière minute qu'à Rome on témoignerait d'un petit peu de loyauté. On ne peut pas me reprocher de ne pas avoir fait le maximum. Aussi maintenant, à ceux qui viennent me dire : il faut vous entendre avec Rome, je crois pouvoir dire que je suis allé plus loin même que je n'aurais dû aller.

(Entretien exclusif avec Mgr Marcel Lefebvre - Fideliter n° 79 de janvier-février 1991)

Que l’on n’oublie pas aussi ce que Monseigneur écrivait dans son Itinéraire spirituel (1990) :
« La volonté de Vatican II de vouloir intégrer dans l'Église les non-catholiques tels qu'ils sont, est une volonté adultère et scandaleuse. Le Secrétariat pour l'Unité des Chrétiens par des concessions mutuelles - le dialogue - aboutit à la destruction de la foi catholique, la destruction du sacerdoce catholique, l'élimination du pouvoir de Pierre et des évêques, l'esprit missionnaire des apôtres, des martyrs, des saints, est éliminé; tant que ce Secrétariat gardera le faux œcuménisme comme orientation et que les autorités romaines et ecclésiastiques l'approuveront, on peut affirmer qu'elles demeureront en rupture ouverte et officielle avec tout le passé de l'Église et avec son Magistère officiel. C'est donc un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette Église conciliaire, tant qu'elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l'Église et de la foi catholique. » (p. 29)
Que n’a-t-on pas suivi les précieux enseignements de l’Archevêque, qui auraient évité un tel gâchis au sein de la Tradition depuis des années... !

Pour une personne qui se convertit et vient à la Tradition, qui veut mener le bon combat de la Foi, je déconseille la lecture de ce livre. Elle y apprendrait le relativisme au sein des communautés ‘traditionnelles’, serait même éblouie – un miroir aux alouettes - par les couleurs variées qui s’y trouvent : « Pour moi, tous ceux qui œuvrent dans l’Église avec humilité en faveur de sa Tradition travaillent dans le bon sens. » (p. 85) Comme nous sommes loin des mots écrits par Mgr Lefebvre, décrivant par exemple les messes célébrées par les prêtres de communautés ralliées à Rome d’ « attrape-nigauds » ! (voir ci-dessous la lettre de Monseigneur à l’abbé Daniel Couture).

Heureusement de bons ouvrages existent, tous ceux de Mgr Lefebvre entre autres. Ils sont tellement plus nourrissants que celui de Mgr Fellay !

Recension pour le Sel de la terre,
Abbé Dominique Rousseau, 8 août 2019
En la fête du Saint Curé d’Ars


Annexe :
Saint Michel en Brenne, le 18 mars 1989
Cher Monsieur l’abbé Couture,

A votre bonne lettre, reçue hier à Saint Michel, je réponds aussitôt pour vous dire ce que je pense au sujet de ces prêtres qui reçoivent un « celebret » de la Commission Romaine, chargée de nous diviser et de nous détruire.

Il est évident qu’en se mettant dans les mains des autorités actuelles conciliaires, ils admettent implicitement le Concile et les Réponses qui en sont issues, même s’ils reçoivent des privilèges qui demeurent exceptionnels et provisoires. Leur parole est paralysée par cette acceptation. Les Évêques les surveillent !…

C’est bien regrettable que ces prêtres ne prennent pas conscience de cette réalité. Mais nous ne pouvons pas tromper les fidèles.

Il en est de même pour ces « messes traditionnelles… ! » organisées par les conciliaires. Elles sont célébrées entre deux messes conciliaires. Le prêtre célébrant dit aussi bien la nouvelle que l’ancienne. Comment et par qui est distribuée la sainte Communion ? Quelle sera la prédication ?  etc.

Ces messes sont des « attrape-nigauds » qui entraînent les fidèles dans la compromission !
Beaucoup ont déjà été abandonnés. Ce qu’ils doivent changer, c’est leur doctrine libérale et moderniste. Il faut s’armer de patience et prier. L’heure de Dieu viendra. 

Que Dieu vous accorde de saintes fêtes de Pâques.

Bien cordialement in Christo et Maria

+ Mgr Marcel Lefebvre 


lundi 30 septembre 2019

Le supérieur du district d'Afrique fait appel à des prêtres conciliaires

Le site MPI vient de nous faire découvrir une lettre publique (ci dessous) que M. l'abbé Henry Wuilloud, supérieur de la FSSPX en Afrique, a adressée en décembre dernier aux fidèles de la Réunion et de l’Île Maurice. Le site nous apprend que :
L'abbé Wuilloud autorise d'ouvrir les lieux de culte à un prêtre conciliaire,  - M. l'abbé Galvan, bi-ritualiste et aumônier aux armées - ou d'assister aux messes d'un prêtre de l'ICRSP (Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre), prêtres qui, malgré toute le bonne volonté que l’on doit leur reconnaître, adhèrent aux erreurs du concile Vatican II qui détruisent l’Eglise et qui reconnaissent comme bonne la messe néo protestante de Paul VI.
Bien naturellement cette situation sème la division, certains refusant à juste titre les services d’un prêtre moderniste, d’autres au contraire ayant demandé à la FSSPX de ne plus venir puisque desservis par l’ICRSP. Voilà comment une posture libérale sape les efforts d’un apostolat vraiment catholique. 
Sous prétexte de charité et d’apostolat en direction de ses fidèles, l’ancien supérieur du district de Suisse, fait officiellement donner les sacrements de façon habituelle par des prêtres qui adhèrent aux erreurs qui détruisent l’Eglise.
M. Christian Lassale relève à juste que titre que : 
M. l'abbé Wuilloud est dans la ligne libérale de l’ancien supérieur général de la FSSPX (Mgr Fellay) qui dans la logique d’un ralliement tant recherché, de fait, a imposé la présence de Mgr Huonder aux nouvelles autorités de Menzingen ; cet évêque, bien qu’imbibé des erreurs conciliaires, prêche, dit la messe et confesse dans les lieux de culte alémanique de la FSSPX.

Ce scandale supplémentaire – et qui continue à l’heure où nous écrivons – n’est pas sans rappeler celui qui s’est passé en Angleterre, où l’évêque conciliaire local, Mgr Egan, a été invité à diriger les enfants dans la prière du chapelet dans la chapelle . Non seulement il n’a pas été donné tord au directeur de l’Ecole, monsieur l’abbé John Brucciani, mais les sœurs oblates qui ont refusé de participer à ce scandale ont été exclues. 
La ligne franchement libérale imprimée par Mgr Fellay a gravement contaminé les esprits et les rangs de la FSSPX, et ce fait supplémentaire montre in concreto la profondeur du mal. Il ne suffira pas de ne pas valider un accord déjà entériné à 90% pour redresser une situation désastreuse, mais de revenir sans ambiguïté sur des décisions et des actes qui blessent profondément la profession de la Foi, qui contaminent les esprits et sèment la division.

Nos lecteurs ne manqueront pas de relever la conception aberrante que M. l'abbé Henry Wuilloud se fait du sacerdoce catholique.  Pour l'actuel supérieur de district d'Afrique, un "bon prêtre" serait celui qui "enseigne la foi et la morale catholique, qui célèbre les sacrements selon la liturgie de 1962 et qui ne soit pas contre nous !

Ce qui revient à affirmer  deux erreurs : 

1)  L'appartenance à l'église conciliaire (ou à ses satellites ralliés comme l'ICRSP) ne serait plus au fond un signe d'opposition avec la Tradition. C'est oublier que l'église conciliaire est une institution qui, de soi, est en opposition avec la Tradition Catholique.  Par ce fait l'abbé Wuilloud affirme que la FSSPX n'est plus en opposition  avec l' église conciliaire puisqu'elle peut se lier officiellement avec des prêtres liés juridiquement à cette néo-église. 

2) La deuxième touche l'essence du sacerdoce : un bon prêtre ne devrait pas être en opposition avec une oeuvre faillible. Cela est manifestement faux car le sacerdoce catholique se réfère d'abord à Notre Seigneur, à l'Eglise Catholique et aux évêques vraiment fidèles plus qu'à une simple institution. 

Prions pour les bons fidèles de la Réunion et de l’Île Maurice. Ces derniers ont su sanctifier leurs dimanches et fêtes pendant des années entières sans la présence de prêtres de la Tradition (visites une fois par an !). Ils ont su tenir jusqu'ici dans la Fidélité, nul doute que les menaces de l'abbé Wuilloud ne sauront les effrayer.

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lundi 9 septembre 2019

Conseils pour la messe et la réception des sacrements


Nous communiquons à nos lecteurs ces conseils prudents concernant les règles actualisées pour la réception des sacrements. 

Du bulletin de l´abbé Brühwiler (Fidélité Suisse) - Traduction en français

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Conseils pour la messe et la réception des sacrements.

Tout d'abord, deux principes méritent d'être mentionnés, qui doivent orienter la réflexion, la parole et l'action des catholiques :

- Les fidèles ont droit à des prêtres à l´ordination incontestablement valide et a des sacrements incontestablement valides et dignement reçus.

- "La messe Motu-proprio n'est pas la messe authentique." (Mgr Tissier de Mallerais, sermon de Pentecôte 15.5.2016)

En détail, nous vous conseillons de suivre les directives suivantes :

1. Le prêtre doit certainement être valablement ordonné, à savoir par un Évêque consacré dans le rite d'avant le concile.

2. Le prêtre doit être affilié à un Évêque ou Supérieur général validement ordonné et de foi conforme à la doctrine.

3 Le prêtre doit être intègre et fidèle au serment antimoderniste pour résister aux erreurs du dernier concile, et donc nécessairement séparé de « l'Eglise conciliaire ».

4. le prêtre doit rejeter la forme extraordinaire du rite romain de messe "autorisé le 7.7.2007 " comme " non authentique " (Mgr Tissier de Mallerais), c'est-à-dire rester séparé de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre etc. La messe « Motu-proprio » du 7.7.2007 est incontestablement une messe de l´indult, c'est-à-dire que le "caractère exceptionnel avec autorisation spéciale" est maintenu et déjà, pour cette seule raison, inacceptable pour les catholiques. On peut assimiler la "Messe motu proprio" à la messe, qui à partir d'octobre 1791, fut célébrée par les évêques et les prêtres assermentés par l'État en France, tandis que les prêtres fidèles à l'Eglise et donc persécutés ne pouvaient qu’agir dans le secret (ou devaient fuir). Les plus courageux d'entre eux célébrèrent secrètement la Sainte Messe et donnèrent les sacrements. C'est ainsi que Jean-Marie Vianney (le futur Saint curé d'Ars) reçut en secret dans une maison privée sa première communion.

mercredi 23 mai 2018

Le ralliement "en marche"

Chartres/Paris = Paris /Chartres
Cardinal Sarah

Par Joseph

Un article digne d'attention a été publié récemment sur le site rallié "Riposte Catholique" sous le titre "Une édition positive pour le pèlerinage Chartres-Paris". A la lecture d'un tel article, on comprend vite pourquoi le journaliste rallié se réjouit autant.

Le journaliste souligne en effet les ressemblances entre les deux
Cardinal Fellay ?
pèlerinages et se demande pourquoi ils ne pourraient pas désormais fusionner en un seul d'autant que celui de la FSSPX tend passablement à s'essouffler malgré le harcèlement hebdomadaire des prieurs pour pousser les gens à venir "pour faire nombre". 

Le journaliste souligne d'abord le fait que beaucoup de jeunes pèlerins n'ont pas connu le combat des années 80 ni le sacre de 1988 . Cette jeunesse ne connaît donc plus les raisons fondamentales du combat des années 80 et les graves raisons d'une séparation d'avec le monde rallié. On devine ce qu'exprime de manière sous jacente ce journaliste rallié : "Pourquoi donc se diviser désormais puisque l’événement de 1988 est bien loin et qu'il n'est plus désormais un sujet de discorde entre nous". On imagine les conséquences d'un tel discours : les jeunes aspirent en effet à l'unité et à l'oubli des querelles des anciens, surtout s'ils ne se doutent pas des graves enjeux qui s'y trouvent. Sauf que les ralliés (les cadres car la plupart des jeunes sont assez ignorants) n'ont absolument rien lâché de leur trahison de 1988 : ils ont abandonné le combat pour le Règne du Christ-Roi et se réfugient désormais derrière la fausse bannière de la Messe de St Pie V. Une apparente fermeté sur la piété ou la question du foyer chrétien peuvent en leurrer plus d'un mais, globalement, ce monde rallié a entériné les principales réformes du concile et du nouveau code en ce qui concerne les fins du mariage, l'usage des méthodes dites naturelles en matière de procréation et aussi la question des procédures en nullité. 

    Citation : 
À titre anecdotique, lors de la messe célébrée le dimanche de Pentecôte, le plus âgé des célébrants est né en 1984: il est ainsi venu au monde après la mise en place des pèlerinages traditionnels. Il existe donc tout une jeunesse qui n’a pas connu les circonstances climatériques des années 1980, notamment lors de la fameuse année 1988. Il y a surtout une génération de prêtres et de fidèles nés ou ayant vécu dans le sillage des du pèlerinage unique (c’était le cas jusqu’en 1988), puis des deux pèlerinages. Les fruits ont été importants.
 Note de Reconquista : le journaliste évoque sans doute la messe du Lundi de Pentecôte (les célébrants de la messe du dimanche étaient nés avant 1984)

Le journaliste évoque ensuite un autre point commun chez les deux prédicateurs (Mgr Fellay d'un côté et le cardinal Sarah de l'autre) qu'il nomme "fermeté et hauteur". Entendez par là le fait de faire des sermons très spirituels et fermes d'apparences mais qui n'attaquent jamais les fauteurs de trouble.  Quand un libéral dit qu'il faut se méfier du "zèle amer", entendez-le comme un désir de ne surtout pas condamner celui qui détruit la Foi. C'est le propre des libéraux d'agir ainsi. A contrario, imaginez un peu un sermon de Mgr Lefebvre (ou Mgr Williamson c'est pareil) à Chartres cette année ! 

Citation : 
Il faut aussi noter certains discours et signes. Alors que dans l’autre pèlerinage, le cardinal Sarah a été extrêmement tonique, délivrant un message ferme, Mgr Fellay a, lui aussi, fait preuve de hauteur. Dans son sermon du dimanche de Pentecôte, le supérieur de la Fraternité Saint-Pie X a souligné le rôle du Saint-Esprit dans l’Église et mis en garde contre les risques de zèle amer dans les circonstances ecclésiales actuelles. C’est un appel à prendre de la hauteur dans la situation présente.

Le journaliste s'étonne donc, à juste titre, de la nécessité de deux pèlerinages en sens inverses. Doctrinalement, cela n'a plus de sens ! D'autant que la FSSPX est dans la perspective et la finalisation d'une réconciliation avec la Rome moderniste. Mais il élude la question de ce double pèlerinage en évoquant le grand nombre de pèlerins. Un seul pèlerinage serait trop lourd. Alors autant en laisser deux, chacun pourrait ainsi choisir son sens en fonction de ses critères amicaux, géographiques et non plus en rapport avec le combat de la Foi. Ce constat d'évidence (bien vu par un journaliste rallié) devrait donc amener les fidèles de la tradition à ne plus fréquenter ce pèlerinage mais à en multiplier localement sous la responsabilité de bons prêtres. 
Citation: 
Dans la perspective d’une réconciliation à terme avec Rome – au-delà même de la question de la personnalité de tel pape -, une telle démarche présente tout son intérêt, notamment en raison d’une augmentation significative des effectifs de l’autre pèlerinage. On pourrait donc penser qu’à terme deux pèlerinages ne seront pas de trop entre Paris et Chartres à cause de l’inévitable question de la “ventilation” des pèlerins du Paris-Chartres qui a rassemblé 15 000 personnes. Cette question finira par se poser un jour ou l’autre.
Jeunes de Paris/Chartres ou de Chartres /Paris ?

idem 


lundi 5 octobre 2015

Une conférence sur l'identité catholique qui fera date


Une conférence sur l’identité catholique qui fera date



Une conférence sur l’identité catholique qui fera date
(Catholic Identity Conference Makes History)

Sur la photographie :
1 – Chanoine Moreau, Institut du Christ-Roi
2 – Abbé Michael Rodriguez (diocèse d’El Paso)
3 – Abbé Ladis Cizik (diocèse de Pittsburgh)
4 – Abbé John Brucciani, FSPX
5 – Abbé Gregory Pentegraft, FSP

C’est quelque chose que vous ne voyez pas tous les jours. Comme la situation dans l’Église empire chaque jour un peu plus, il n’est pas difficile de prévoir un rapprochement progressif des catholiques traditionnels du monde entier dans les jours à venir.

Lors de la Conférence sur l’Identité Catholique à Weirton, West Virginia (USA), ce week-end [26 et 27 septembre 2015] des prêtres de toutes les grandes fraternités catholiques et des sociétés sacerdotales traditionnelles se sont réunis pour encourager les fidèles à garder l’ancienne Foi et à ne pas se décourager. Sur la photographie on note la présence de deux prêtres diocésains (qui ne célèbrent que l’ancienne messe), d’un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre, d’un prêtre de la Fraternité Saint Pie X et d’un prêtre de l’Institut du Christ-Roi.

Un faux compromis ? Pas du tout ! Il y a encore des différences stratégiques entre ces prêtres, et ils ne prétendent pas le contraire. Mais, en reconnaissant la gravité de la crise existante et la nécessité de confirmer les fidèles à ce moment critique de l’histoire, ces prêtres ont voulu être des pasteurs fidèles pour les brebis dispersées et craintives, les invitant à prier, à s’attacher à la Tradition sans jamais la lâcher et à garder la Foi.

Que Dieu bénisse et garde ces prêtres courageux et leur puissant exemple de la véritable charité chrétienne. Que Dieu continue à bénir son Église avec de bons et saints prêtres.

Commentaire :
Notre force, c’est de défendre la vérité. S’associer avec ceux qui ont trahi la vérité, soit qu’ils acceptent les erreurs conciliaires, soit qu’ils se taisent en ne les dénonçant plus, c’est poursuivre « l’opération suicide » commencée en 2012 par Mgr Fellay et ceux qui ont accepté de le suivre. N’y a-t-il plus de Maccabées dans la Fraternité Saint-Pie X pour défendre l’honneur de Mgr Lefebvre et de la vérité ?

samedi 6 juin 2015

Des sites ralliés promeuvent le projet du séminaire de la FSSPX aux USA

Comment ce fait il que des sites ralliés partagent des appels aux dons lancés par la FSSPX aux USA ?

Le site Rorate caeli: 



Le site Catholic News Live recommande lui aussi ce projet: 




jeudi 23 avril 2015

Un membre de l'Institut du Christ Roi à l'inauguration de la chapelle Saint Joseph à Bruxelles

Source: Non Possumus

Au centre, le chanoine Hudson ICRSP



Le 19 mars dernier, Mgr Fellay a célébré la ré-inauguration de l'église Saint Joseph à Bruxelles. 
Dans le choeur, se trouvait le chanoine William Hudson, prieur de l'Institut du Christ Roi (c'est à dire rallié) à Bruxelles, qui a assisté en surplis à la cérémonie. 
Voici un exemple supplémentaire de rapports avec les ralliés

Alors que le soir même, un communiqué dénonçait le sacre de Mgr Faure et ne voulait rien avoir de commun avec cette action, il ne semble pas gênant à Mgr Fellay d'accueillir au choeur un rallié à Rome. "Dis moi qui sont tes amis, je dirai qui tu es" dit-on... 

Notons également que le supérieur de district de Belgique, l'abbé Legrand, était réputé ferme et anti-accordiste... Voilà un exemple de ce que peut donner à la longue la "résistance interne"... prions pour les prêtres qui croient encore possible de résister à l'intérieur pour qu'ils rejoignent le vrai combat, avant de se faire avoir eux aussi par cette ambiance délétère. 

dimanche 11 janvier 2015

Les bénédictins de l'Immaculée reçus à St Nicolas dans le choeur




Il ne semble pas répugner à M. l'abbé de la Rocque d'excommunier une religieuse qui a du quitter sa communauté pour rester fidèle. Il ne lui répugne pas non plus de refuser aux dominicains d'Avrillé de passage à Paris, de pouvoir dire la messe non St Nicolas -contrairement à son prédecesseur- mais à l'oratoire du prieuré de rue Galande. 
Mais cela est réservé à ceux qui s'opposent à la nouvelle ligne de la FSSPX... 

Pour entrer et être reçu au choeur de Saint Nicolas, il suffit d'être membre d'une communauté reconnue par Rome, comme le sont les bénédictins de l'Immaculée (qui sont, reconnaissons le, le plus "tradi" possible, tout en acceptant la nouvelle Rome... voir leur site)

Lors de la messe du Congrès du Courrier de Rome, célébrée par Mgr Fellay à St Nicolas, le Père Jehan de Belleville, fondateur des Bénédictins de l'Immaculée, et deux frères, ont été reçus en habit de choeur, dans celui de St Nicolas. 

Photos prises par une personne présente à St Nicolas: 

le RP Jehan de Belleville, suivi de l'abbé Lorans

le RP Jehan et l'abbé Raphael du Chalard, directeur du Courrier de Rome


mardi 18 novembre 2014

Les conférences d'Angelus Press

Source Non Possumus 21 juillet 2014

Angelus Press présente les intervenants de ses conférences en 2014 (ici)





Angelus Press vient d’annoncer la liste des intervenants pour ses conférences de 2014 sur le thème de « La Messe : Cœur de l’Eglise » :


  • Monseigneur Bernard Tissier de Mallerais
  • Abbé Jürgen Wegner
  • Abbé Juan Carlos Iscara
  • Abbé Daniel Couture
  • Abbé Patrick Rutledge
  • Abbé Daniel Themann
  • Abbé Joseph Wood
  • Abbé X (prêtre diocésain)
  • John Vennari
  • Michael Matt
  • John Rao
  • Andrew Clarendon


“Une palette d’orateurs de qualité que vous ne voudrez manquer pour rien au monde, et en plus il y aura de la convivialité, de la nourriture, de quoi se loger et des distributeurs automatiques!”
Commentaire :

Quelques points saillants sur les conférenciers:
1) Monseigneur Tissier de Mallerais: autant il est connu pour son excellente doctrine anti-moderniste, autant il défend Monseigneur Fellay et sa politique à l’égard de la Rome moderniste dans une lettre envoyée à Dom Thomas d’Aquin (cf aquí y aquí).


Lien : http://www.cvent.com/events/2014-conference-for-catholic-tradition/event-summary-48bbb16c0c884589b973599f44fd125c.aspx]
Lien : http://nonpossumus-vcr.blogspot.mx/2013/07/sobre-la-carta-de-mons-tissier-dom.html

2) Abbé Jürgen Wegner: auteur de la campagne de marketing “branding” de la FSSPX. (cf aquí, y aquí), il a été nommé Supérieur du District des Etats Unis.
Lien : http://nonpossumus-vcr.blogspot.mx/2013/07/monsenor-fellay-abraza-la-etica.html

3) Abbé Juan Carlos Iscara: auteur de l’article scandaleux “La economía del silencio de San Basilio” (l’économie du silence de saint Basile), ou il affirme que saint Basile enseignait qu’il faut garder le silence ou parler de manière ambiguë face à l’hérésie.
Lien : http://sspx.org/en/st-basils-economy-silence

4) Abbé Daniel Couture: connu pour ses multiples écrits et sermons pour combattre la Résistance, et en plus c’est dans son district (d’Asie) que fut éditée la revue scandaleuse “The flying Squirell” (l’écureuil volant).
Lien : http://nonpossumus-vcr.blogspot.mx/2014/01/nuevo-escandalo-de-liberalismo-en-la.html

5) Abbé Patrick Rutledge: il donna la conférence intitulée “Membre actif contre la Résistance” à Saint Paul au Minnesota en 2013.

6) Abbé Daniel Themann: l’an dernier, il donna la fameuse conférence intitulée “Résistance à quoi donc? Et en plus il a déclaré (cf declaró además) que la majorité des francs-maçons ne commettent pas de péché mortel suite à leur appartenance à la maçonnerie à cause de leur ignorance …
Lien : http://nonpossumus-vcr.blogspot.mx/2013/08/fellecistas-exculpan-los-masones.html

7) Abbé Joseph Wood: nous ne savons rien de lui, mais en regardant les autres conférenciers, nous doutons qu’il puisse avoir une ligne de pensée différente des autres.

8) Abbé X (prêtre diocésain): que fait donc un prêtre diocésain au milieu de conférences de la Fraternité Saint Pie X? Le titre de sa conférence est la suivante “un prêtre diocésain découvre la Messe traditionnelle”. Son rôle est-il de mettre en évidence uniquement la Messe, cela au détriment de la doctrine? Son rôle est-il d’accoutumer les fidèles à côtoyer les prêtres diocésains?...

9) John Vennari: il ne s’est jamais élevé contre l’expulsion de Monseigneur Williamson, il a interviewé Krah pour dissiper les craintes des fidèles …

10) Michael Matt: journaliste renommé qui soutient l’indult de la Messe traditionnelle et de sentiment tradi-œcuméniste. Vraiment, auraient-ils invité un pareil journaliste du temps de Monseigneur Lefebvre?

11) Dr. John Rao: ancien président de Una voce Amérique.

12) Andrew Clarendon: nous ne le connaissons pas. Il est difficile d’imaginer qu’il puisse avoir un point de vue différent de celui des autres intervenants.

Pour ce document, nous nous sommes basés sur le site suivant : Archbishop Lefebvre Forum