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jeudi 19 mai 2016

Pèlerinage du Combat de la Foi au Puy-en-Velay

La Résistance Catholique au Puy pour la 

Pentecôte...


Le combat de la Foi continue !


Source: France Fidèle

Plus de 700 pèlerins sont venus des quatre coins de la France pour honorer leur Reine et gagner l'indulgence jubilaire du Puy. Le samedi soir, après une longue marche, ils ont pu entendre le vibrant sermon de M. l'abbé Pinaud qui encourageait tous les pèlerins à ne pas faiblir dans la Foi de toujours afin de ressembler à ces milliers de chevaliers qui partaient en croisade contre le musulman au chant du Salve.
Le lendemain, dimanche de la Pentecôte, les pèlerins eurent la joie d'assister  à la Messe pontificale célébrée par Dom Thomas d'Aquin.  Le pontife a instamment invité les fidèles à continuer le combat de la Foi à la suite de Mgr Lefebvre.

Nous remercions Monsieur l'Abbé Pivert pour ses photos: 































lundi 2 mai 2016

Lettre ouverte à l’Abbé Olivier Berteaux – Abbé Nicolas Pinaud

Nous vous laissons apprécier jusqu'au bout cette magnifique lettre de Mr l'Abbé Pinaud!

Lettre ouverte à l’abbé Olivier Berteaux,

prêtre de la Fraternité sacerdotale saint Pie X

Assistant du Supérieur du District du Canada

Directeur de l’École Saint-Famille à Lévis (Québec)

30 avril 2016
   ‘Le monde est pourri à force de silence
Ste Catherine de Sienne
Monsieur l’abbé,
À Lévis, le dimanche 24 avril 2016, vous avez fait une mise au point, en réaction à l’homélie prononcée le dimanche précédent à Montréal par l’abbé Pierre Roy.
À une époque où il n’est plus possible d’éternuer discrètement, vous n’êtes sans doute pas étonné que ces deux interventions se retrouvent sur internet ? Ce qui m’a permis d’en prendre connaissance.
Ce que vous y affirmez est tellement erroné qu’il me paraît nécessaire de vous en faire part au moyen de cette lettre ouverte que pourront lire les fidèles que vous trompez.
D’abord l’homélie de l’abbé Pierre Roy :
Malgré la jeunesse du prédicateur, sa maîtrise et la sérénité de son discours m’impressionnent. Pas un mot n’est à retrancher et cette intervention me paraît d’autant plus courageuse qu’elle survient après la parution du dernier Cor Unum dans lequel Mgr Fellay écrit : « Nous assistons, Dieu merci de manière limitée, à ce pénible spectacle de prêtres, qui se veulent contre-révolutionnaires, mais qui n’hésitent pourtant pas à agir, à publier leurs opinions, comme si les supérieurs n’existaient plus. »
Après un commentaire simple et clair de la dernière Exhortation apostolique que l’abbé Roy qualifie légitimement d’apostate, il continue – ce qui vous remplit d’émotion – : « J’ai gardé le silence jusqu’à présent, mais je suis vraiment inquiet de ce qui se passe entre la tête de notre Fraternité et la Rome apostate. Vous le savez, de plus en plus, la volonté est exprimée de façon de plus en plus claire dans la Fraternité, de vouloir réussir à s’arranger avec ces gens. De vouloir au minimum recevoir de leur part une approbation, que ces gens puissent nous déclarer catholiques. …
Oui, je suis très inquiet qu’on puisse en arriver à penser que nous pouvons nous accorder avec ces gens-là, que nous pouvons nous établir sur le même fondement sur lequel sont établis ces gens. …
Oui, je suis inquiet. Beaucoup de prêtres, comme moi, sont inquiets. Si nous avons jusqu’à présent gardé le silence, c’est toujours dans cette espérance que ces chefs qui nous dirigent en ce moment puissent trouver le chemin, puissent retrouver la lumière. »
L’abbé Roy est un prêtre inquiet. Il n’est pas le seul dans la Fraternité saint Pie X. Il l’a confié à ses fidèles dont certains ne sont pas plus rassurés que lui. Vous le savez.
Cette inquiétude, qui provoque votre colère, est-elle surprenante ? Je ne le pense pas. Il suffit de se souvenir de l’avertissement de Mgr de Galaretta à Albano le 11 octobre 2011 :
« Pour le bien de la Fraternité et de la Tradition, il faut refermer au plus vite la « boîte de pandore », afin d’éviter le discrédit et la démolition de l’autorité, des contestations, des discordes et des divisions, peut-être sans retour ».
Nous y sommes.
Mgr Fellay lui-même n’ignore pas cette inquiétude qu’il qualifie de « méfiance » dans le Cor Unum de mars 2016 :
« …Cette méfiance, nous la constatons malheureusement chez un certain nombre  – assez réduit, il est vrai -, de nos propres membres, non seulement envers les autorités de l’Église officielle, mais aussi envers leurs propres supérieurs ! »
Est-il si inconvenant d’être méfiant envers les autorités de l’Église officielle ?! L’abbé Roy serait de ce nombre et quelques autres !
Mgr Fellay s’interroge sur l’origine de cette méfiance :
 « Il nous semble que souvent ces attitudes, un peu désespérées, proviennent de blessures personnelles, de frustrations, de déceptions par rapport aux supérieurs…
« Nous estimons donc qu’une partie du malaise que certains éprouvent ne provient pas immédiatement de la situation déplorable et incertaine dans laquelle se trouvent la société civile et l’Église, mais de ce manque de proximité ou de facilité d’un contact fréquent entre les supérieurs… »
N’ayant jamais eu le moindre contact avec l’abbé Pierre Roy, j’ignore les « frustrations personnelles qui l’auraient plongé dans cette attitude désespérée » ! … par contre il ne peut souffrir de l’éloignement de son supérieur, puisqu’ils vivent tous deux dans la même maison, où l’abbé Roy assume la fonction de directeur de la publication du bulletin du District. Ordinairement, ce n’est pas une fonction qu’un supérieur confie au premier-venu…
Les causes semblent donc ailleurs… mais l’enquête-pilote lancée par le Supérieur Général devrait pouvoir fournir des réponses sans tarder !!
Nous lisons en effet dans le même Cor Unum :
« Nous avons commencé à lancer une enquête-pilote auprès d’un certain nombre de confrères, leur demandant, tout en leur garantissant l’anonymat, leur avis sur la situation à divers niveaux d’opération. »
Si Menzingen me faisait parvenir cette enquête-pilote, peut-être pourrais-je faire profiter la FSSPX de mon expérience et apporter mon témoignage en ce qui concerne les « garanties d’anonymat » !
Votre réaction du 24 avril dernier.
Le dimanche suivant, vous avez fait une mise au point de 17 minutes. Pour donner à vos propos l’illusion de la sagesse, vous prenez l’attitude d’un grognard de la garde impériale à la voix théâtrale. Mais j’ose espérer que vos paroles ont outrepassé votre pensée, parce que vous avez énoncé beaucoup de niaiseries !
Comment pouvez-vous affirmer que « la Fraternité est un bien infiniment (!)précieux et que le cadeau qu’elle nous apporte, avant même la Messe, les Sacrements, le Catéchisme, c’est l’AUTORITÉ » ?
Ne voyez vous pas les conséquences épouvantables de ce primat de l’autorité sur la vérité ? Ce primat ne légitime-t-il pas toutes les idéologies totalitaires que nous connaissons ?
Vous martelez à plusieurs reprises que « ce principe de l’autorité est intangible. Ce principe disparu, c’est la mort et le chaos. »
N’êtes-vous pas en train de faire le procès de Mgr Lefebvre ? Niez-vous qu’il a refusé de se soumettre à l’autorité légitime ?
À vous écouter, Mgr Lefebvre serait la cause de notre situation. S’il n’avait pas désobéi, tout n’irait-il pas mieux dans le meilleur des mondes ?
Dès le commencement, votre mise au point est donc fondée sur une erreur ! Ensuite le vocabulaire militaire que vous employez pour vous donner un peu de consistance trahit une émotion mal maîtrisée qui prête à rire.
Quelques-unes de vos formules :
C’est la guerre et dans la guerre les lois changent – Lorsqu’il y a mutinerie, ce sont les lois martiales – C’est un tribunal d’exception – Il faut trancher dans le vif – On fusille sur le champ – Dans la garde impériale certains soldats vont jusqu’à donner leur vie pour l’empereur…
L’empereur est-ce Mgr Fellay ? Vous apprêtez-vous à mourir pour lui ?
Être un grand soldat consiste-t-il toujours à servir le Général ?
Le Lieutenant Degueldre qui disait : « Je préfère une désobéissance qui me coûte la vie plutôt qu’une obéissance qui me coûte l’honneur », ne fut-il pas un grand soldat ?
Le Colonel Bastien-Thiry n’est-il pas un bel exemple de héros chrétien ? Il est mort fusillé pour s’être rebellé contre la politique d’un chef félon. C’était glorieux et l’honneur de la France en était relevé.
Les Maréchaux du IIIème Reich, par contre, ont exécuté fidèlement les ordres reçus de l’autorité légitime. Certains d’entre eux ont fondé leur défense sur cette soumission à l’autorité légitime. Ils ont été pendus.
« Si on a pas un moral d’acier, dites-vous, si on n’est pas décidé à livrer un combat jusqu’au bout, nous sommes morts et nous ne sommes pas dignes de servir l’Église. »
Digne de servir quelle église par quel combat ? Celle qui jubile pour les 50 ans de la clôture de Vatican II ? Votre participation à l’année de la Miséricorde est-elle une manifestation de « votre morale d’acier »  ?
Voici encore quelques échantillons de votre mauvaise mise au point :
« La résistance c’est la subversion  – la perte de confiance dans ses supérieurs c’est la mort… – Si les supérieurs n’ont plus la possibilité d’être souples, félins, manœuvriers, nous sommes morts, nous n’avons plus de raison d’exister… – un peu de bon sens – je crains qu’on étale sa lâcheté… – Il va falloir qu’on fasse le ménage là-dedans… – il faut aller au front, au corps à corps – porter des coups, il faut prendre les armes… – Il faut tout risquer pour l’Église… – l’exemple des zouaves pontificaux… –  J’en appelle à l’honneur, j’en appelle à la loyauté, au bon sens tout simplement…»
Vous donnez vraiment l’impression d’être en plein délire.
Mais puisque vous qualifiez la Résistance de subversion. Venons-y. L’abbé Quilton l’a fait avant vous lors de mon procès. Il s’appuyait sur saint Thomas IIa IIæ q. 42 a. 2. Ça fait toujours sérieux de citer saint Thomas surtout quand on est professeur de séminaire ! Mais il ne suffit pas de le citer, encore faut-il le comprendre. Je lui ai démontré qu’il n’avait pas su appliquer sa citation à la situation présente. Il ne m’a pas contredit et je n’ai plus entendu parler de subversion.
Si vous souhaitez avoir une idée précise sur cette notion de subversion que vous invoquez, lisez les pages 247 à 255 des Actes de mon procès. Ça ne semble pas un effort surhumain. Après cela, vous n’affirmerez plus : « Certains ont pris leur responsabilité, ils se sont fait éjecter de la Fraternité, c’est dans l’ordre des choses. Ah ! les moyens employés n’ont pas été bons ? Encore une fois sur le front quant il y a trahison, il y a tribunal d’exception et on fusille. Ne jouons pas avec l’autorité. »
Vous affirmez pour impressionner vos fidèles mais cela ne prouve nullement la véracité de vos paroles.
Quand vous parlez de « montez au front,… de corps à corps,… de porter des coups,… de prendre les armes… » pensez-vous à la rencontre cordiale de Mgr Fellay avec François le 1er avril dernier ?!
« Vous en appelez à l’honneur… » l’honneur de servir Mgr Fellay ? l’honneur de servir l’autorité avant la Messe, les Sacrements et le Catéchisme ?
Votre jeune confrère en appelait à l’honneur de servir le Christ-Roi, c’est autre chose ! Et lorsque vous parlez de « faire le ménage là-dedans, » de quoi parlez-vous ? De Rome ? Est-ce bien cohérent pour qui n’a qu’un unique principe : le respect intangible de l’autorité ? Soyez conséquent avec vous-même !
Vous rappelez le souvenir glorieux des Zouaves. Oubliez-vous que le Pape de l’époque ne s’appelait pas François mais Pie IX ?
À la fin de votre mise au point, vous ne pouvez tout de même pas éviter une allusion à l’objection qui doit vous siffler souvent aux oreilles : ce danger que représente une approbation de la Rome moderniste.
Votre réponse est toujours la même, il n’y en a qu’une, toujours aussi consternante :
« De toute façon on ne peut pas faire l’économie de l’autorité – Gardons indéfectiblement confiance dans nos chefs – Tout nous dit que le premier principe de l’autorité est le principe qu’il faut défendre sinon il n’y aurait plus la Messe. »
Pour quelle trahison l’abbé Aulagnier a-t-il donc été éjecté de la Fraternité ? Celle que vous envisagez par soumission ? Celle que souhaite l’abbé Schmidberger dans sa note du 19 février dernier ?
Évidemment votre mise au point ne comporte pas un seul mot sur le fond du problème. Vous portez des accusations de lâcheté alors que vous êtes confortablement installé dans votre formule obsessionnelle : Autorité-obéissance !
Je doute fort que vous soyez destinataire du formulaire de l’enquête-pilote !
Votre mise au point manifeste-t-elle l’âme d’un soldat ou celle d’un petit valet ?
En tout cas, laissez-moi vous dire, Monsieur l’abbé : ce que vous avez fait dimanche à Lévis, c’est ben niaiseux !
pinaud
Abbé Nicolas Pinaud

jeudi 25 septembre 2014

Abbé Pinaud: Lettre à Mgr Fellay (24 juin 2014)

Abbé Nicolas Pinaud

Le 24 juin 2014 saint Jean-Baptiste, martyr de la Vérité 


Monsieur le Supérieur Général,


Le 3 avril 2014, M. l’abbé d’André m’a remis, sans enveloppe, un pli A3, intitulé : Première Monition à M. l’abbé Nicolas Pinaud. Suite aux usurpations d’identité dont j’ai été victime, il ne m’a pas semblé convenable de signer l’accusé de réception qu’il me présentait. 

Si, dans les quinze jours, je n’obtempérais pas aux ordres de cette monition, une deuxième m’était promise. 
En effet, le 14 juin 2014, par l’intermédiaire de mes parents, j’ai reçu cette deuxième monition, qui avait été adressée chez eux. S’il devait y avoir d’autres courriers de ce genre, je vous serais reconnaissant de ne pas les expédier chez mes parents. Il n’est pas difficile de me localiser, puisque votre secrétaire personnel possède mon numéro de téléphone portable depuis le 10 décembre 2013. 
Cette deuxième monition, tout aussi chargée de références canoniques que la précédente (avec mention systématique des canons du code de l’église conciliaire), m’annonce que vous seriez contraint d’instruire un procès pénal administratif pour décréter mon renvoi de la Fraternité si je n’obtempérais pas dans les quinze jours ouvrables à compter de la réception de cette dernière monition. 

Je m’interroge sur l’utilité de l’instruction d’un procès pénal administratif pour décréter un renvoi que la Circulaire du Secrétaire Général n° 2014-01 du 26 février 2014 annonçait déjà ainsi : « Qu’il me suffise de vous indiquer que ne peuvent plus être considérés de facto comme membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, MM. Les abbés Faure, Pinaud et Salenave, qui ont tous pris publiquement position contre les autorités de notre société », et que l’absence de mon nom sur la dernière liste des membres de la Fraternité, jointe au Cor Unum de mars 2014, soulignait encore. 

Ce genre de procédés – comme la réponse faite tout récemment à un fidèle canadien : « Si l’abbé Pinaud me poursuit en Cour, il sera excommunié » – illustre parfaitement l’atmosphère dans laquelle vous avez installé la Fraternité depuis plusieurs années. 

Ces deux monitions me rappellent : 

- l'obligation spéciale à laquelle les clercs sont tenus de témoigner respect et obéissance à leurs Supérieurs. 
J’en suis bien conscient mais je sais également que l’obéissance n’est pas une vertu absolue et que se soumettre à l’arbitraire peut ne pas être vertueux. Les vertus morales doivent être pratiquées à la lumière des vertus théologales ; en particulier l’obéissance doit être pratiquée à la lumière de la foi. 

- l'obligation des membres d'habiter dans une maison de la Fraternité en gardant la vie commune. 
Si M. l’abbé Wailliez n’avait pas « hacké » la boîte courriel de M. l’abbé Rioult, je serais encore dans une maison de la Fraternité et probablement à Couloutre, sans y garder la vie commune puisque j’y étais seul. 

- le caractère notoire et la nature grave de votre rébellion... 
Cette accusation a été abordée lors de mon procès. Je l’ai réfutée très précisément lors de ma comparution le 19 octobre 2013. À ce jour, aucune vraie réponse n’a été donnée à cet argument essentiel de ma défense qui déclarait qu’être séditieux, c’est porter atteinte à l’unité en ne respectant pas le droit et le bien commun. 

Qui a porté atteinte à l’unité de la Fraternité ? Quelles sont les actions qui ont dressé une partie de la Fraternité contre l’autre ? 
  • Le non-respect des prescriptions du Chapitre de 2006. 
  • L’abandon du bien commun de la Fraternité sous la pression romaine, tel qu’il est exprimé par la lettre du 14 avril 2012 du Conseil Général de la Fraternité aux trois évêques. 
  • La Déclaration du 15 avril 2012, tenue cachée pendant un an aux membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. 
  • Enfin, les nombreux exemples d’ambiguïtés et de double langage, qui discréditent l’autorité. 
Voilà ce qui a détruit l’unité de la Fraternité en portant atteinte à son bien commun et à son droit exprimé par le Chapitre de 2006. C’est là, et nulle part ailleurs, qu’il faut chercher l’entreprise séditieuse. 
« Quant à ceux qui défendent le bien commun en leur résistant, ils ne doivent pas être appelés séditieux » II II q. 42 a. 2 c. 

- l'apostolat exercé d'une manière indépendante et personnelle, sans provision canonique et au mépris des lois de l'Eglise. 
Il m’avait été enseigné au séminaire que notre provision canonique, la vôtre et la mienne, était fondée sur la demande des fidèles en raison de l’état de nécessité. 
Les fidèles qui ont sollicité mon ministère sacerdotal l’ont fait parce qu’ils ont perdu confiance en vous en raison de votre refus obstiné de reconnaître que votre déclaration du 15 avril 2012 est contraire au combat de la foi. En d’autres termes, ces fidèles ont constaté un état de nécessité au sein même de la Tradition. 
Dois-je les abandonner ? 

- le mépris affiché publiquement de la peine médicinale de suspense dont vous faites pourtant l'objet depuis le 8 décembre 2013. 
Mgr Lefebvre a méprisé une suspense venant des modernistes, ne puis-je pas mépriser une suspense infligée par des libéraux qui ont trahi le combat de la foi ? 
De plus, cette « sentence est nulle parce que la coopération formelle qui [m’]est reprochée est inexistante », ainsi que l’a dit et écrit Mgr Tissier de Mallerais, à plusieurs reprises. 


Comme la première, cette deuxième monition s’achève par cette phrase rassurante : « Conformément aux canons précités, vous avez le droit de vous défendre. » 

Est-ce bien vrai ? 
A-t-on seulement lu ma longue défense ? Le témoignage de M. l’abbé Rioult était, à lui seul, suffisant pour que ce procès aboutisse à un non-lieu. 
Ce procès a jugé ma pensée, puisque je ne m’étais jamais exprimé publiquement. Je suis donc condamné pour avoir pensé et ma peine prendra fin lorsque je ne penserai plus ! 

A l’occasion des 25 ans de l’école de Domezain, vous avez répondu à l’une de mes anciennes fidèles : « Que l’abbé Pinaud demande pardon et il sera réintégré. » 
Il me semble improbable qu’il s’agisse de demander pardon pour les quelques noms d’oiseaux qui vous qualifiaient dans des messages strictement privés et dont vous avez pris connaissance suite à un piratage. 

S’agirait-il donc de demander pardon pour avoir pensé ?
  • Pour avoir pensé qu’il était « stupide » d’affirmer que le « concile Vatican II est bon à 95% » ?
  • Pour avoir pensé que c’est « une illusion grave de vouloir rallier l’église conciliaire pour la convertir » ? 
  • Pour avoir pensé que c’est « un faux prétexte de dire : si nous continuons comme ça séparés des autorités de l’Église, nous deviendrons une secte schismatique » ? 
Oui, j’ai pensé tout cela. Je le pense toujours et n’ai nullement l’intention de vous en présenter la moindre excuse. D’ailleurs, tout cela, Mgr Tissier de Mallerais le prêchait à Angers à la chapelle Saint-Pie X, le 4 mai dernier, et il n’a pas été inquiété, que je sache. 
Quelques jours après la publication de l’Adresse aux fidèles, M. l’abbé de Cacqueray, qui s’était entretenu avec vous pendant deux heures au téléphone, confiait aux fidèles de Mantes-la-Jolie dans sa conférence du 26 janvier 2014 votre intention de poser des actes qui favorisent une réconciliation : « Mgr Fellay, il me l’a dit, va faire tout son possible pour que les choses n’en restent pas là. Je crois que c’est dans ses intentions. » (01:22:50) 

Quels sont ces actes ?
Mon exclusion et celles de mes confrères ? 

Monsieur le Supérieur Général, ne cachez pas votre volonté de m’exclure sous des dehors de légalité, car je ne regrette rien, à l’exception de quelques outrances de vocabulaire. 

Vous prétendez m’exclure de la Fraternité. Mais de quelle Fraternité ? 
  • D’une Fraternité dont le premier assistant a prêché cette retraite scandaleuse aux Frères du district de France à Noël 2013, sans être sanctionné. 
  • D’une Fraternité dont un supérieur a pu faire participer tout son district à la prière œcuménique de François sans que ce scandale soit réparé. 
Etc.
  • « D’une Fraternité sans charité fraternelle ni unité doctrinale », comme vous l’écrivait l’un de nos confrères, car peut-on encore appeler Fraternité une société dont les supérieurs violent vos courriers, usurpent votre identité, et qui, en guise de sollicitude à l’égard de leurs subordonnés, usent de procès de type stalinien ? 
Monsieur le Supérieur Général, c’est vous qui êtes à l’origine de cette crise grave ; mais si vous aviez vraiment souhaité la réconciliation, elle était aisée. Pour quelle raison ne l’avez-vous pas voulue ? 

Tout en refusant de m’incliner devant votre tyrannie, Monsieur le Supérieur Général, je ne manque pas de prier quotidiennement pour vous, « sans aucune amertume ni aucun ressentiment ». 

Abbé Nicolas Pinaud

vendredi 19 septembre 2014

Expusion de l'abbé Pinaud: tous les documents


Introduction de la Sapinière: 


Le 12 juillet 2014, Mgr Fellay a signé le décret de renvoi de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X de M. l’abbé Pinaud. Cette procédure, commencé le 7 mars 2013, a nécessité l’intervention de M. l’abbé Wuilloud comme juge et de onze confrères… comme notaires !
Rappelons leurs noms pour l’histoire : l’abbé Thouvenot, l’abbé Bétin, l’abbé Vonlanthen, l’abbé Odermatt, l’abbé Quilton, l’abbé Petrucci, l’abbé Weber, l’abbé Frey, l’abbé d’andré, l’abbé Raphaël Granges, l’abbé Billoni.
Les faits : la correction de quelques fautes orthographiques dans un document adressé en privé pour avis privé.
La sentence : Une suspense a divinis pour une durée indéterminée après huit mois de suspense de ministère accompagnée d’une interdiction de fréquenter les maisons de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.
L’ensemble des pièces de cet ineffable procès sont accessibles depuis la publication du livre de M. l’abbé François Pivert : ‘Quel droit pour la Tradition catholique’ qui en est à sa deuxième édition et toujours disponible.
Il manquait cependant la communication des derniers évènements qui ont abouti à l’exclusion de M. l’abbé Pinaud. Ce sont ces derniers documents que publie aujourd’hui la Sapinière. Et pour bien les juger, il convient d’avoir en mémoire deux interventions récentes :
a) Mgr Fellay
Dans le § VI de la dernière Lettre aux Amis et Bienfaiteurs de juin 2014, Mgr Fellay dit que le nouveau Code est une expression des nouveautés conciliaires : « Selon les dires mêmes de Jean-Paul II, le nouveau Code de droit canon de 1983 représente un grand effort pour traduire en langage canonique les enseignements du concile Vatican II,… ».Et cependant c’est ce code de droit canon de 1983 qui a été utilisé pour la condamnation de M. l’abbé Pinaud.
b) M. l’abbé de Cacqueray
M. l’abbé de Cacqueray, sur La Porte Latine, le 12 août 2014, prenant ses illusions pour des réalités, a osé tenir les propos qui suivent. Le style oral a été conservé pour manifester l’assurance de l’orateur.
« J’espère de tout cœur, qu’étant donné, je crois qu’il n’est du tout d’actualité pour la Fraternité de tenter quoi que ce soit avec un pape tel que je viens d’en parler, un peu,que ce serait, que c’est impossible et bien j’espère que certains de ces prêtres et de ces fidèles considèreront, reconnaîtront, que après des moments difficiles, la Fraternité reste fidèle à la ligne qui est la sienne et le reconnaissant, et bien que nous de notre côté nous aurons, voilà, la compréhension, voilà, la bénignité pour réaccepter,sans rien dire, parmi nous les prêtres qui sont partis, parmi eux bien sûrs, je les connais, ce sont des frères d’armes, des prêtres de valeurs qui n’ont pas démérités dans leurs d’apostolat tout au long de ces années et donc c’est triste de les avoir vus partir etj’espèrej’espère que si tout n’a été qu’une équivoque entre, entre, entre la fraternité et eux et bien que cette équivoque sera vraiment résolue, c’est ce que j’espère de tout cœur. »
Trois jours après ces paroles, avant de quitter ses fonctions de supérieur du district de France, M. l’abbé de Cacqueray a eu le courage d’envoyer une monition canonique à M. l’abbé Pivert « ce frères d’armes qui n’a pas démérité dans son d’apostolat » en vue de son exclusion de la Fsspx.
Voici maintenant, pour l’histoire, les derniers documents en cette affaire et la dernière et particulièrement éclairante lettre de M. l’abbé Pinaud à Mgr Fellay.

samedi 7 juin 2014

Allocution de Monsieur l'abbé Pinaud aux confirmations le 11 mai 2014 en Auvergne


Abbé Pinaud: adresse à Mgr Williamson [Télécharger]

Chers confrères, mes biens chers amis,

Le père Bruno qui est un peu chez lui ici, me demande de vous adresser quelques mots et surtout un remerciement envers Monseigneur. La France chrétienne, nous le savons aujourd’hui, solennise Sainte Jeanne d’Arc, qui nous invite à batailler pour que Dieu puisse donner la victoire car lui seul est le grand victorieux. Eh bien aujourd’hui la France remercie l’Angleterre qui vient à son secours par votre intermédiaire Monseigneur. Merci pour votre courage tranquille qui nous fortifie tous prêtres et fidèles dans notre combat de la foi. L’Angleterre qui vient à son secours par l’intermédiaire de son Evêque. Mais la France ne compte-t-elle plus d’Evêque catholiques Français ? Personne ne doute ici, j’en suis certain, que celui qui viendra sur vos traces dans quelques jours ne soit catholique. Mais les confirmés d’aujourd’hui ont préféré recevoir l’esprit de force par le ministère d’un évêque qui a refusé l’ordre de se taire pour plaire aux ennemis de Dieu. Le mutisme volontaire que nous constatons chez vos trois confrères choisis avec vous par Monseigneur LEFEBVRE Pour être les gardiens vigilants du combat de la foi et bien ceci c’est la voie tout indiquées pour la perte de l’ouïe et de la vue. 

mardi 14 janvier 2014

Dernière lettre de l'abbé Pinaud à Mgr Fellay

Abbé Nicolas Pinaud
Voici probablement l'avant dernier volet du procès de l'abbé Pinaud, avant sa sentence d'exclusion, qui ne va  probablement pas tarder.
Cette lettre est la réponse à celle que Mgr Fellay lui a adressé en décembre prenant acte du retrait de son appel et lui enjoignant de se rendre à Montgardin pour y purger sa peine (suspens a divinis).

Nous remercions M. l'abbé Pinaud pour le courage dont il a fait preuve durant ses 8 mois de captivité, et pour avoir rejoint l'abbé Rioult, qui doit prochainement ouvrir un centre de la résistance en France avec l'abbé Faure.
Nous espérons et prions pour que ce procès et ses conséquences éclairent l'abbé de Caqueray et les bons prêtres du district et de la FSSPX, pour lesquels nous vous invitons à vous joindre à une grande journée de prières le jeudi 16 janvier, fête de la St Marcel, ainsi que les jours suivants.

Source: La Sapinière
Voir le commentaire de Avec l'Immaculée.

Le 14 janvier 2014
Monsieur le Supérieur Général,
Dans le prolongement de mon procès, votre réponse du 12 décembre 2013 à mon courrier posté le 9 du même mois, m’est bien parvenue.
Vous prenez acte du retrait de mon recours. Vous confirmez « l’entrée en force de la sentence prononcée à mon encontre par M. l’abbé Wuilloud dans le précepte pénal du 28 octobre 2013 », et vous me demandez « de me rendre quam primum à Montgardin,… »
Après les huit mois d’attente incompréhensible de mon procès… j’ai apprécié l’efficacité soudaine de votre secrétaire personnel qui appelait l’un de mes frères dès le 10 décembre 2013, s’impatientant au point de lui reprocher de ne pas connaître mon numéro de téléphone ! Le même jour à 21h30, il appelait aussi mes parents pour savoir si j’étais présent et obtenir mon numéro de portable. Un numéro qui ne semble pas avoir été utile jusqu’à ce jour.
Lorsque l’on consulte le dictionnaire aux mots ‘mascarade’, ‘parodie’ et ‘simulacre’, on constate qu’ils font référence à la notion de procès… Cette mascarade a été longue mais enfin elle touche à son terme.
Si j’ai accepté de subir cette parodie de procès ce n’est pas dans l’espoir d’obtenir justice, car personnellement, je n’ai plus de doute sur votre mépris de la parole donnée, au moins depuis août 2011, date de mon retour du Gabon.
Je n’ai accepté de le subir, ce simulacre de justice, que pour donner une nouvelle occasion aux confrères de constater votre malhonnêteté intellectuelle.
Maintenant ça suffit !
La disproportion exorbitante de la sentence, prouve, s’il en était besoin, que cettemise en scène « burlesque et ridicule » ne correspond pas à la réalité… elle cache une volonté inavouée.
A la suite de la publication sur Austremoine.org de l’article du 11 novembre 2013 : « La condamnation-justification de monsieur l’abbé Nicolas Pinaud », vous avez voulu rencontrer son auteur le mercredi 20 novembre à Zurich et vous lui avez confié qu’il ne savait pas tout. Vous lui avez affirmé notamment qu’il ignorait que j’étais un « grand manipulateur » et que ce procès, en ce qui me concerne, n’était que « la pointe de l’iceberg ».
La sentence sanctionne donc un iceberg et une manipulation qui n’ont pas été précisés par l’acte d’accusation… Quel est cet iceberg et quelle est cette manipulation ?
De votre part, ne seraient-ce pas insinuations purement manipulatrices comme vous savez si bien le faire, vous et vos proches collaborateurs ?
Vous connaissez le jugement que porte Mgr Tissier de Mallerais sur ma sentence : elle est nulle, parce qu’entre autres choses, la collaboration formelle qui m’est reprochée est inexistante…
Dans de telles conditions, vous m’obligez à refuser de continuer sur cette voie hypocrite. Me soumettre une nouvelle fois à un énième abus de pouvoir nuirait au bien commun de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.
Il n’est donc ni raisonnable ni vertueux de prolonger cette comédie.
Votre affligeante et cruelle attitude me rappelle ces paroles de Jeanne à son bourreau : « Évêque, c’est par toi que je meurs. »
Votre aveuglement et votre obstination à détruire l’identité de notre Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X me consternent. Vous méprisez tout conseil, vous poursuivez avec acharnement votre but subversif en marchant sur les cadavres de vos prêtres.
Rien ne semble pouvoir vous arrêter. Que faire, sinon vous répétez ces paroles du divin Maître à son traître disciple : « Ce que tu as à faire fais-le vite. »
Maintenant ça suffit !
En la fête de saint Hilaire de Poitiers
Abbé Nicolas Pinaud,
suspens a divinis, sous votre juridiction.
Pièce Jointe : Image-souvenir de ma condamnation du 28 octobre 2013
ABBE PINAUD
ABBE PINAUD2

vendredi 4 octobre 2013

Nouvelles du front

M. l'abbé Rioult nous a communiqué par mail cette nouvelle:
ci-joint deux photos et infos:

j'ai (abbé Olivier Rioult) reçu le 28 aout 2013 la notification de mon exclusion de la fsspx signée par Mgr Fellay le 28 mai 2013.

l'abbé Pinaud sera jugé par l'abbé Wuilloud le 19 octobre 2013 prés de Zurich
[...]
Prions bien pour le procès de l'abbé Pinaud