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samedi 17 août 2024

Déclaration de Mgr Thomas d'Aquin

KE 892 (17 août 2024)

Tu gardes le dépôt que le Maître a transmis,

Vrai disciple, loyal, sage et sans compromis !

Mgr Thomas d’Aquin, supérieur du monastère bénédictin de la ‘Résistance’ situé dans les collines derrière Rio de Janeiro au Brésil, ne fait pas souvent des déclarations publiques, mais celle qu’il a faite à la fin du mois dernier, « Mgr Lefebvre, Mgr Viganò et le sédévacantisme », pourrait nous faire souhaiter qu’il prenne position en public plus souvent. Lors des cruciales années 1970 et 1980, à l’époque où il était séminariste, le Frère Thomas d’Aquin n’a jamais été immédiatement sous la direction de Mgr Lefebvre au sein de la Fraternité Saint-Pie X ; mais il était plus proche de celui-ci en pensée et en esprit que beaucoup de ses propres séminaristes, et on le considérait à l’époque comme un confident de Mgr Lefebvre. Sa fidélité à la pensée de l’archevêque apparaît clairement dans sa récente déclaration consultable à https ://fr.mosteirodasantacruz.org/post/mgr-viganò-mgr-lefebvre-et-le-sédévacantisme —

Monseigneur Viganò s’est comporté en véritable héros dès qu’il s’est rendu compte, ou a commencé à se rendre compte, de la décomposition morale et doctrinale de l’Église conciliaire. Malheureusement, il semble pencher vers la position sédévacantiste. L’avenir nous dira quelle est sa véritable position.

Quant à Mgr Lefebvre, il avait déjà commencé ce combat contre l’Église conciliaire dans des circonstances plus décisives qu’aujourd’hui. Il avait gagné la confiance des fidèles du monde entier grâce à la solidité de sa formation et à la supériorité de sa prudence. Sa prudence lui a permis d’éviter à la fois les ralliements des communautés Ecclesia Dei et l’erreur du sédévacantisme. Avec précision, il a montré comment Dom Gérard et d’autres suicidaient leurs œuvres en se plaçant sous l’autorité des modernistes, et comment les sédévacantistes, de leur côté, se plaçaient dans une position aussi incertaine que dangereuse, en affirmant plus que ce que l’enseignement de l’Église ne permet d’affirmer.

Certains pensent que Mgr Lefebvre serait sédévacantiste aujourd’hui. Je ne le crois pas. Je pense même le contraire. Je crois que les arguments qu’il a donnés de son vivant gardent leur force et leur pertinence aujourd’hui. Ses arguments sont simples. Que devient l’Église si les papes de Jean XXIII à François ne sont pas papes ? Les cardinaux qu’ils nomment ne sont-ils pas des cardinaux ? Qui élira le pape ? Comment pourrons-nous avoir à nouveau un pape ? Cela semble mettre en péril l’existence même de l’Église. Le mieux est d’attendre le jugement que l’Église émettra un jour, qui définira et résoudra cette question.

Face à la divergence des idées et des procédures au sein de la Tradition, je ne vois qu’une seule ligne de conduite raisonnable : garder et transmettre ce que nous avons reçu de Mgr Lefebvre, tant sur le plan doctrinal que sur le plan prudentiel. Mais beaucoup diront : la prudence tient compte de l’évolution de la situation entre l’état de la crise à l’époque de Mgr Lefebvre et aujourd’hui. Oui, il y a des changements, mais ils ne sont pas essentiels. L’essence de la crise reste la même. Comme la crise arienne, qui a duré environ 60 ans, cette crise se poursuit sans que l’essentiel ne change. C’est pourquoi l’exemple de Mgr Lefebvre reste d’actualité.

Que Notre-Dame, qui a vaincu toutes les hérésies, nous accorde la grâce de vaincre les attaques du démon et des modernistes.

+ Thomas d’Aquin O.S.B.

 

Voici la sagesse catholique de Mgr Lefebvre, réaffirmée pour notre temps, la plus fructueuse pour l’Église lorsque nous la jugeons à ses fruits : ne pas dévier à droite ou à gauche, comme le Seigneur Dieu l’a ordonné à Josué lorsque celui-ci eut succédé à Moïse à la tête des Israélites (Josué 1, 7). C’est la vérité qui est la mesure de cette position centrale, et non un compromis entre droite et gauche ; car la vérité vient de Dieu.

Kyrie eleison.

mardi 30 juillet 2024

Mgr Viganò, Mgr Lefebvre et le sédévacantisme

Mgr Lefebvre et Dom Thomas d'Aquin


Monseigneur Viganò s'est comporté en véritable héros dès qu'il s'est rendu compte, ou a commencé à se rendre compte, de la décomposition morale et doctrinale de l'Église conciliaire. Malheureusement, il semble pencher vers la position sédévacantiste. L'avenir nous dira quelle est sa véritable position.

Quant à Mgr Lefebvre, il avait déjà commencé ce combat contre l'Église conciliaire dans des circonstances plus décisives qu'aujourd'hui. Il avait gagné la confiance des fidèles du monde entier grâce à la solidité de sa formation et à la supériorité de sa prudence. Sa prudence lui a permis d'éviter à la fois les ralliements des communautés Ecclesia Dei et l'erreur du sédévacantisme. Avec précision, il a montré comment Dom Gérard et d'autres suicidaient leurs œuvres en se plaçant sous l'autorité des modernistes, et comment les sédévacantistes, de leur côté, se plaçaient dans une position aussi incertaine que dangereuse, en affirmant plus que ce que l'enseignement de l'Église ne permet d'affirmer.

Certains pensent que Mgr Lefebvre serait sédévacantiste aujourd'hui. Je ne le crois pas. Je pense même le contraire. Je crois que les arguments qu'il a donnés de son vivant gardent leur force et leur pertinence aujourd'hui. Ses arguments sont simples. Que devient l'Église si les papes de Jean XXIII à François ne sont pas papes ? Les cardinaux qu'ils nomment ne sont-ils pas des cardinaux ? Qui élira le pape ? Comment pourrons-nous avoir à nouveau un pape ? Cela semble mettre en péril l'existence même de l'Église. Le mieux est d'attendre le jugement que l'Église émettra un jour, qui définira et résoudra cette question.

Face à la divergence des idées et des procédures au sein de la Tradition, je ne vois qu'une seule ligne de conduite raisonnable : garder et transmettre ce que nous avons reçu de Mgr Lefebvre, tant sur le plan doctrinal que sur le plan prudentiel. Mais beaucoup diront : la prudence tient compte de l'évolution de la situation entre l'état de la crise à l'époque de Mgr Lefebvre et aujourd'hui. Oui, il y a des changements, mais ils ne sont pas essentiels. L'essence de la crise reste la même.

Comme la crise arienne, qui a duré environ 60 ans, cette crise se poursuit sans que l'essentiel ne change. C'est pourquoi l'exemple de Mgr Lefebvre reste d'actualité.

Que Notre-Dame, qui a vaincu toutes les hérésies, nous accorde la grâce de vaincre les attaques du démon et des modernistes.

+ Thomas d'Aquin O.S.B.

mardi 13 février 2024

Miles Christi XXV (Partie III) - Eté 2023

Partie I

Partie II

Une histoire de deux trains

En effet, tout comme Mgr Lefebvre croyait que Vatican II pouvait être "compris à la lumière de la Tradition", puis, dans l'interview 30Giorni très oubliée, a candidement admis qu'il avait tort [ce que et Huonder et la Néo-SSPX ne veulent pas que vous vous rappeliez], un autre archevêque a humblement confessé qu'il était à la fois dans l'erreur et en retard ; et, tranchant le ventre du boa, il se lève pour dire la vérité et traite la Nouvelle Rome comme un ennemi, un repaire de vipères, qu'il faut rejeter et éviter immédiatement, entièrement... à moins, bien sûr, que Rome ne se convertisse en "Rome éternelle".


La Néo-SSPX ne prend pas cette direction ; cependant la charité chrétienne nous oblige à souhaiter et prier pour que, comme Vigano et les autres, une proximité avec les hérésiarques du Novus Ordo leur permette de conclure honnêtement avec nous qu'ils sont des ennemis de l'Église. Si la grâce a pu faire des merveilles (et pas des Huonders) avec Vigano et ses nombreux adeptes, la grâce peut encore profiter à ceux qui ne suivent pas la position de l'archevêque sur les sacrements douteux du Novus Ordo et la doctrine pernicieuse de Vatican II.

Puisque nous n'avons pas encore de papauté en état de marche, nous sommes nous-mêmes capables de nous tromper de voie, de nous tromper de train, d'aller dans le précipice ?

Malheureusement, la situation de la FSSPX (d'où nous venons) a pris une très mauvaise tournure, et nous pouvons seulement nous consoler avec le mouvement Vigano, même s'il ne semble pas conscient qu'en plus de la doctrine, il y a la question de la validité des sacrements Novus Ordo. De manière inquiétante, lorsque Mgr Lazo a rejoint le mouvement de la FSSPX, il y a environ 30 ans, la FSSPX a choisi d'ignorer la question et ne lui a pas demandé de procéder à des ordinations... tout en lui demandant de procéder à des confirmations (si je me souviens bien).

Il pourrait donc s'avérer difficile de demander au vieux capitaine Vigano d'être convalidé ( N de T : rendu valide par réitération du sacrement sous condition), même si la cérémonie est assez simple et facile. Pourtant, Mgr Lefebvre a mentionné ce problème comme l'une des raisons des consécrations de 1988 ; et nous ne pouvons ignorer que les changements dans les rites du Novus Ordo sont très similaires aux changements initiés par les anglicans, que l'Église a déclarés invalides dans "Apostolicae Curae" de Léon XIII.

Par conséquent, même si l'on parvient à démontrer que les rites du Novus Ordo sont valides, d'autres auront toujours de bonnes raisons, des raisons égales je crois, de s'y opposer.

(à suivre)

dimanche 23 avril 2023

Mgr Viganò et la Russie

KE 823 (22 avril 2023)

Comment nos dirigeants peuvent-ils l’ignorer ? –

Tout ce que Dieu a fait, Schwab veut le « réparer »


Dans une Église catholique où très peu d’ecclésiastiques ont encore la perspicacité de voir – ou le courage de dénoncer – pourquoi le monde qui les entoure cherche à se suicider, voilà un prélat qui proclame sans crainte les vérités essentielles jour après jour. Voici, en résumé, le message encourageant de Mgr Carlo Maria Viganò au Congrès constitutif du Mouvement International Russophile, qui s’est tenu à Moscou le 14 mars dernier. Lorsqu’un évêque catholique est consacré à l’épiscopat, il promet de ne pas appeler mal ce qui est bien, ni d’appeler bien ce qui est mal. Ici, Mgr Viganò désigne ouvertement nos dirigeants mondiaux actuels comme étant mauvais, et les Russes qui leur tiennent tête comme étant bons. On peut avoir des réserves, mais il a raison pour
l’essentiel. Si son message n’est pas écouté, nous devrons l’apprendre à nos propres dépens.


Les événements récents ont montré que l’athéisme matérialiste qui a dévasté l’Empire russe et le monde depuis 1917 – comme la Très Sainte Vierge Marie l’a annoncé à Fatima – s’est aujourd’hui allié au libéralisme pour constituer l’idéologie mondialiste qui sous-tend le Nouvel Ordre Mondial. Comme l’a justement souligné le président Vladimir Poutine dans un discours récent, il s’agit d’un projet infernal, où la haine de la civilisation chrétienne veut créer une société d’esclaves soumise à l’« élite » de Davos.  L’objectif est une société dystopique, sans passé ni avenir, sans foi ni idéal, sans culture ni art, sans père ni mère, sans famille ni spiritualité. Peut-on s’étonner qu’après avoir déchristianisé le monde occidental, cette même « élite » considère la Russie comme un ennemi à abattre ? La Fédération de Russie représente indéniablement le dernier bastion de la civilisation contre la barbarie, rassemblant autour d’elle toutes les nations qui n’entendent pas se soumettre à la colonisation du monde par l’OTAN, l’ONU, l’Organisation Mondiale de la Santé, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International.


C’est ainsi que la récente farce covidique, absolument criminelle dans ses méthodes, a été suivie de près par la crise ukrainienne. Ces situations d’urgence, les unes après les autres, sont délibérément fabriquées afin de détruire le tissu social et économique des nations, de décimer la population mondiale et de concentrer son contrôle entre les mains d’une oligarchie qui a opéré un changement de régime à l’échelle mondiale. Les théoriciens de ce bouleversement ont des noms et des visages, à commencer par George Soros, Klaus Schwab et Bill Gates. Aujourd’hui, ils déclarent que la Russie est l’ennemi, mais en réalité, ils considèrent également les Européens, les Américains, les Australiens et les Canadiens comme des ennemis et les traitent comme tels, en les persécutant et en les appauvrissant.

Ainsi, en 2020, l’« État Profond » a commis la fraude électorale de 2020 aux États-Unis, indispensable pour empêcher la réélection du président Donald Trump. De même, en 2013, l’« Église Profonde » avait réussi à faire démissionner le pape Benoît XVI, et à faire élire à sa place un personnage agréé du Nouvel Ordre Mondial, le jésuite Jorge Mario Bergoglio. Cependant, alors que les agents du Forum économique mondial au sein des gouvernements occidentaux et de l’Église peuvent tenir les dirigeants mondiaux dans le creux de leurs mains et les forcer à agir contre le bien de leur propre peuple, leur bouleversement si plein de succès en Occident a été providentiellement arrêté aux frontières de la Russie.


Le but avoué de ce bouleversement perpétré contre l’humanité est l’instauration d’une tyrannie infernale, où règne la haine de Dieu et de l’homme créé à son image. C’est le royaume de l’Antéchrist. Nous menons un combat historique : nous resterons sous le manteau de la Très Sainte Vierge, la glorieuse « Porteuse de Victoire », en compagnie de l’Archange Saint Michel. La victoire appartient au Christ et à tous ceux qui choisissent de se ranger sous la Sainte Bannière de sa Croix.


Kyrie eleison.

jeudi 9 mars 2023

Mgr Viganò : Le Mondialisme, nouvelle religion d'État

Dans notre publication datée du 8 mars 2023, Mgr Williamson analysait un texte phare de Mgr Viganò.  Nous vous présentons ici une analyse de ce même prélat - en vidéo et transcription écrite - concernant la nouvelle religion mondiale qui s'établit sous nos yeux. 



Elle fera encore que tout le monde, petits et grands, 
riches et pauvres, libres et esclaves,
aient tous une marque sur la main droite ou sur le front.
Nul ne pouvait acheter ni vendre s'il ne portait la marque,
c'est-à-dire le nom de la bête ou le nombre de son nom.
Ap 13, 16-17


Dans une intéressante intervention sur la chaîne américaine Fox News intitulée L'Eglise de l'environnementalisme (ici), le journaliste Tucker Carlson a souligné une contradiction qui a peut-être échappé à beaucoup, mais que je trouve extrêmement révélatrice.

Carlson rappelle que la Constitution américaine interdit la religion d'État, mais depuis un certain temps les gouvernements démocrates ont imposé au peuple américain le culte mondialiste, avec son agenda vert, ses dogmes woke, ses condamnations cancel culture, ses prêtres de l'OMS, et les prophètes du World Economic Forum. Une religion à tous égards totalitaire, non seulement pour la vie des individus qui la pratiquent, mais aussi dans la vie de la nation qui la confesse publiquement, en adopte les lois et les sentences, s’en inspire dans l'éducation et dans toute action gouvernementale.

Au nom de la religion mondialiste, ses adeptes exigent que tous les citoyens se comportent conformément à la morale du Nouvel Ordre Mondial, acceptant sans critique - avec une attitude de soumission pieuse à l'autorité religieuse - la doctrine définie ex cathedra par le Sanhédrin de Davos.

Aux citoyens, il n’est pas demandé de partager les motivations qui justifient les politiques sanitaires, économiques ou sociales imposées par les gouvernements, mais un assentiment aveugle et irrationnel, qui va bien au-delà de la foi. Pour cette raison, il n'est pas permis de contester la psychopandémie, de critiquer la gestion de la campagne de vaccination, de relever l’absence de fondement des alarmes climatiques, d'opposer l’évidence de la provocation de l'OTAN envers la Fédération de Russie avec la crise ukrainienne, de demander des enquêtes sur l'ordinateur portable de Hunter Biden, sur la fraude électorale qui a empêché le président Trump de rester à la Maison Blanche, ou de refuser de voir des enfants corrompus par des obscénités LGBTQ.

mercredi 8 mars 2023

Revigorant Viganò

En ce 8 mars, les membres de Reconquista, et sans doute ses lecteurs, sont très heureux de souhaiter un très joyeux anniversaire à Mgr Williamson. Nous le remercions d'assumer son rôle d'évêque prêchant sans cesse la Vérité et nous l'assurons, en retour, de nos prières.  Nous le remercions pour ce Commentaire où il nous montre qu'il n'est plus seul à prêcher haut et fort.

KE 815 (25 février 2023)

Un haut prélat qui parle enfin très clairement,

Ce pour quoi nous aimons Viganò chèrement.


Dans un nouveau texte remarquable du 21 janvier, Mgr Viganò fustige, au nom du vrai Dieu, de la vraie Église et de la vraie Messe, la Nouvelle église de Vatican II et sa contrefaçon de « messe ». Voici un résumé bien trop court du long texte original (en français, relu et corrigé par Mgr Viganò : medias-presse.info/le-fil-sur-lequel-le-concile-est-suspendu).


Concile non dogmatique, Vatican II n’entendit définir aucune vérité doctrinale, et se limita à réaffirmer, souvent de façon obscure, des doctrines déjà définies clairement et sans équivoque par l’autorité du Magistère infaillible. Il a été considéré abusivement comme « le » Concile, le « super-dogme » de la nouvelle « église conciliaire », et imposé de force comme tel, au point que l’Église s’est redéfinie par rapport à cet événement.


Dans l’histoire de l’Église jusqu’à Vatican II, il n’était jamais arrivé qu’un concile pût, dans les faits, avoir plus d’autorité que vingt conciles dogmatiques. Pourtant, cela s’est produit, dans le silence majoritaire de l’épiscopat et avec l’approbation de cinq Pontifes romains, de Jean XXIII à Benoît XVI. Et durant ces cinquante années de révolution permanente, aucun de ces Papes n’a jamais remis en question le « magistère » de Vatican II, ni osé condamner ses thèses hérétiques ou clarifier son langage équivoque.


Au contraire, depuis Paul VI, tous les Papes ont fait de Vatican II et de sa mise en œuvre un élément central du programme de leur Pontificat, à tel point qu’ils ont subordonné et lié leur autorité de Pape à tous les oukases du Concile. Leur « magistère » commence avec Vatican II et s’y limite, et les papes qui se sont succédé ont canonisé leurs prédécesseurs immédiats pour le seul fait d’avoir convoqué,
conclu ou appliqué le Concile. La langue théologique a également été adaptée aux équivoques des textes conciliaires, jusqu’à adopter comme doctrines définies des affirmations qui, avant le Concile, étaient considérées comme hérétiques, p. ex., la supériorité de l’État sur la Religion.


Pour une fois, le pape Bergoglio a parfaitement raison lorsqu’il affirme que la messe tridentine représente une menace intolérable contre Vatican II : car en effet, cette messe est tellement catholique qu’elle sape toute tentative de coexistence pacifique entre les deux « formes » du même rite romain. Il est en effet absurde de concevoir une « forme » montinienne ordinaire à côté d’une « forme » tridentine extraordinaire. Le Novus Ordo est l’expression cultuelle d’une religion toute différente – celle de l’« église conciliaire ». Il s’agit d’un rite trompeur, équivoque, si « favorable à l’hérésie » qu’il ne mérite que d’être interdit et abrogé.


Je ne serais pas surpris si, dans un avenir très proche, ceux qui abusent de l’Autorité Apostolique pour démolir la Vraie Église ne se contentaient pas de limiter la célébration de l’antique Messe, mais l’interdisaient purement et simplement. Si Rome devait interdire la célébration de la Messe de toujours, les catholiques qui croient qu’ils peuvent servir deux maîtres – l’Église du Christ et l’église conciliaire – découvriront qu’ils ont été trompés. Ils devront choisir entre désobéir à un ordre illicite pour obéir à Dieu, ou bien courber la tête devant la volonté du tyran en trahissant leur devoir de serviteurs de Dieu.


Tout ceci n’est rien d’autre que la bataille entre le Christ et Satan. Une bataille pour la Messe qui est le cœur de notre Foi, le trône sur lequel descend le Divin Roi Eucharistique, le Calvaire sur lequel l’immolation de l’Agneau Immaculé se renouvelle sous une forme non sanglante. Cette bataille doit
être menée au nom de la différence essentielle qui existe entre la vision centrée sur Dieu de la Messe de toujours et la vision centrée sur l’homme de sa contrefaçon conciliaire. Faisons en sorte que, aussi indignes que nous puissions être, nous méritions la future louange de l’Église, en nous préparant à ces épreuves dans lesquelles nous témoignerons que nous appartenons au Christ.


Kyrie eleison.

jeudi 26 janvier 2023

Mgr Viganò à propos de la "Semaine de prières pour l'unité des Chrétiens"

Nous invitons nos lecteurs à lire ce sermon que Mgr Viganò a prononcé hier, en la fête de la conversion de Saint Paul. Il remet les choses de l'Eglise dans une juste perspective et montre que les clercs modernistes persécutent, comme Saul avant sa conversion, les catholiques fidèles à la Tradition. Nous en profitons pour confier à vos prières un prêtre diocésain qui découvre la Tradition et risque d'être chassé de son diocèse sous peu. Prions pour ce prêtre et encore plus pour cet évêque persécuteur.

Sermon du 25 janvier 2023    


VAS ELECTIONIS EST MIHI ISTE

Source

Homélie de l’archevêque Carlo Maria Viganò en la fête de la conversion de l’apôtre saint Paul


Egregie Docteur Paule, mores instrue,

Et nostra tecum pectora in cœlum trahe ;

Velata dum meridiem cernat fides,

Et solis instar sola regnet caritas.


O glorieux Docteur Paul, enseignez les lois

et attirez nos esprits avec vous au ciel,

jusqu’à ce que la foi obscurcie aperçoive le midi.

et que la Charité seule règne à l’image du soleil.


La conversion de saint Paul est une conquête de saint Étienne, et ce n’est pas par hasard que la divine Liturgie place cette fête quelques jours après celle du Protomartyr, que le Juif Saul, obéissant à l’Ancienne Loi et fidèle exécuteur de la volonté des Grands Prêtres, vit martyriser sous ses yeux et peut-être martyrisa lui-même, croyant accomplir une action conforme aux préceptes observés par tout Juif orthodoxe. Dom Guéranger commente : Pour compléter la cour de notre grand Roi, il convenait d’élever de part et d’autre de la crèche les deux puissants piliers de l’Église, l’Apôtre des Juifs et l’Apôtre des Gentils : Pierre avec les clés et Paul avec l’épée. Ainsi Saul, de juif pratiquant et persécuteur des chrétiens, devient Paul, conquérant des païens à l’Évangile.

Aujourd’hui, la puissance du Christ abat son ennemi, et sa miséricorde le relève, faisant de lui un champion de la foi et le compagnon du Prince des Apôtres, avec lequel il versera son propre sang dans l’Urbe : O Roma felix, quæ duorum Principum es consecrata glorioso sanguine, chantons-nous dans l’hymne Decora lux. Heureuse Rome, consacrée par le sang glorieux des deux princes ! Un sang glorieux parce que de lui, versé pour l’amour du Christ, naît non pas la mort mais la vie, non pas la défaite mais la victoire, non pas l’ignominie du supplice mais la gloire de la palme du martyre.

Lorsque les pasteurs obéissaient à Dieu et ne poursuivaient pas les tromperies de ce monde, de la fête de la Chaire de saint Pierre à Rome à celle de la Conversion de saint Paul, l’Octave de prière était organisée pour la conversion des non-catholiques, des schismatiques, des hérétiques et des païens. La nouvelle église, dans la lignée de Vatican II, a renié sa mission et cherche à cacher ce qui nous sépare des sectes et des idolâtres, en mettant l’accent sur ce qui, selon eux, nous unit. Et ce moment de prière est devenu la « Semaine pour l’unité des chrétiens », faisant passer les objectifs d’un œcuménisme insensé avant la mission surnaturelle de la prédication de la vraie foi. Je vous invite donc à prier pour les clercs et prélats qui persécutent les bons catholiques, et pour ceux qui, comme Saul, croient respecter les préceptes de la loi alors qu’ils sont dans l’erreur. Nous demandons au Seigneur de se montrer à eux et de les convertir, comme l’Apôtre des Gentils a été converti.

Ne soyez pas surpris par ce parallèle : le voile du Temple déchiré pour de bon au moment de la mort du Sauveur sur la Croix a mis fin à l’ancienne Alliance, faisant de l’Église du Christ le nouvel Israël, et des baptisés le nouveau peuple élu. Cette Alliance nouvelle et éternelle, scellée dans le Sang de l’Agneau dont les sacrifices du Temple étaient une figure, accueillait de nombreux enfants de la Synagogue, éclairés par les prophéties messianiques et confirmés par les miracles du Seigneur : parmi eux, beaucoup qui, comme Saul, obéissaient à la Loi jusqu’à ce qu’ils soient touchés par la Grâce qui leur montrait l’accomplissement des Écritures en Jésus-Christ. Et tandis que l’aveuglement de la perfidie ne permettait pas de voir la Lumière venue dans le monde et la rejetait ; tandis que le Sanhédrin conspirait avec Pilate dans la crainte de voir son pouvoir compromis et cachait aux simples les vérités inscrites dans les rouleaux d’Isaïe et des saints Prophètes… Alors que Saul essayait dans toutes les synagogues de forcer les chrétiens, par des menaces, à blasphémer (Ac 26,11), c’est-à-dire à nier la divinité du Christ et sa venue en tant que Messie promis, le grand miracle de la conversion se préparait : instantanée, immédiate, rapide comme l’éclair comme toutes les choses concernant Dieu.

Le chemin de la conversion est parfois ardu et long, parsemé de difficultés et de chutes ; mais la conversion elle-même se produit avec la force et la puissance dont le Seigneur est capable, lorsqu’Il nous touche avec la lumière de la Vérité et le feu de la Charité. Qui es-tu, Seigneur ? demande Saul, jeté à bas de son cheval ; Je suis Jésus, que tu persécutes (Ac 9, 5). Dans la lumière éblouissante où résonne la voix du Christ, l’un des inquisiteurs les plus redoutés du Temple reconnaît le miracle, comprend le divin Artificier, se tourne vers lui en l’appelant  « Seigneur », obéit à l’ordre de se rendre à Damas. Il reste ébloui et aveugle pendant trois jours, et, pendant trois jours, il jeûne, en préparation mystique de l’épiphanie du Christ.

Avec un autre miracle, Ananias est chargé d’aller guérir Saul de Tarse, et il est étonné parce que le Juif a l’autorisation des grands prêtres d’arrêter tous ceux qui invoquent Son nom (Ac 9,14). Et le Seigneur lui répond : « Va, car il est un de mes instruments choisis pour porter mon nom devant les peuples, les rois et les enfants d’Israël ; et je lui montrerai combien il doit souffrir pour mon nom » (ibid., 15-16). Se rendant donc auprès de Saul, Ananias lui impose les mains et le guérit, faisant tomber de ses yeux le voile de l’aveuglement, figure de l’obscurcissement de la vue de l’âme. Rempli de l’Esprit Saint, Saul fut immédiatement baptisé (ibid., 18) et reçut le nom de Paul.

Aujourd’hui encore, un sanhédrin de partisans de Vatican II envoie ses ministres dans les synagogues pour persécuter les catholiques traditionnels, afin qu’ils soient punis et amenés à observer les rites réformés. Aujourd’hui encore, il existe des Saul zélés et terribles qui recherchent les fidèles pour les « forcer à blasphémer », à nier l’enseignement du Christ et à obéir aux grands prêtres et aux scribes du peuple. Beaucoup d’entre eux croient qu’ils sont justes et respectent la loi. Mais la puissance de Dieu, qui renverse les orgueilleux, veut toucher l’âme de ceux-là comme elle l’a fait avec Saül. C’est pour ceux-là, chers fidèles, que je vous invite à prier : que le Seigneur montre sa puissance pour les renverser de leurs certitudes granitiques, pour les désaveugler dans leur orgueil ; et qu’il use de sa miséricorde envers eux pour les relever, leur rendre la vue spirituelle, les remplir du Saint-Esprit et en faire ses apôtres.

Nous prions pour que les prélats et les prêtres qui obéissent aujourd’hui au Sanhédrin romain, qui ne veulent pas reconnaître le Christ Roi tout en rendant hommage à César, soient éclairés par la Grâce du SeigneurPour qu’ils puissent retourner dans les synagogues comme Paul pour proclamer Jésus le Fils de Dieu (ibid., 20), pour prouver que Jésus est le Christ (ibid., 22), pour prêcher que le Sacrifice de l’Alliance nouvelle et éternelle est renouvelé sur l’autel de ceux qu’ils ont persécutés jusqu’à présent. Prions pour que, même de ce Monseigneur, de cet Évêque, de ce Cardinal, on puisse dire : Mais n’est-ce pas lui qui, à Jérusalem, s’est déchaîné contre ceux qui invoquent ce nom et qui est venu ici précisément pour les conduire enchaînés aux grands prêtres ? (ibid., 21).

Si nous savons témoigner de notre Foi dans le Seigneur et de notre fidélité au Saint Sacrifice de la Messequi est le cœur et l’âme battante de notre très sainte Religion, nous pourrons faire avec ces âmes touchées par la Grâce ce que les disciples ont fait à Damas : leur parler du Christ, les faire rester avec nous pour qu’elles grandissent et marchent dans la crainte du Seigneur (ibid., 31). Peut-être ce prélat qui est venu nous forcer à accepter les rites réformés voudra-t-il célébrer la Sainte Messe traditionnelle, découvrant combien son propre sacerdoce est confirmé et nourri par la divine Liturgie, combien son âme de lévite trouve un accomplissement parfait dans la répétition des paroles du Sauveur qui s’immole sur l’autel, comme il s’est immolé une fois pour toutes sur la Croix. Peut-être que cet évêque venu avec des intentions de combat se rendra-t-il compte qu’il persécute le Christ, et voudra devenir son apôtre et son disciple, après avoir été son persécuteur par ordre du Sanhédrin.

Et il comprendra – comme nous avons compris, par la grâce de Dieu et malgré notre indignité – combien il doit souffrir pour l’amour de mon nom.

C’est notre souhait le plus cher, c’est notre prière, c’est la raison de notre témoignage.

Ainsi soit-il.

25 janvier 2023

En la fête de la conversion de Saint Paul Apôtre

samedi 8 octobre 2022

Urgente considération sur la question du "baptême satanique" à l'usage des confesseurs (et du pass sanitaire)




Le 15 octobre 2021, Mgr Vigano s’exprimait publiquement dans une vidéo pour condamner la vaccination comme une sorte de "baptême satanique".

L'archevêque n’a pas employé cette expression au hasard mais pour bien faire comprendre deux choses importantes au monde entier :

1° la première que le "vaccin" n'est pas une substance banale comme un médicament quelconque (même mauvais) mais qu'elle est marquée par une malédiction intrinsèque.

2° La deuxième chose est que l'acte de l'injection est de soi très grave puisqu'il s'apparente à une initiation (ou baptême) satanique.

Mgr Vigano donne les raisons de cette comparaison : le baptême divin (ou catholique) a pour effet de purifier l'âme, de lui communiquer la vie éternelle et de la rendre agréable à Dieu alors que l'injection (par son contenu et sa finalité) couvre l'injecté du sang des innocents (avortés), lui donne la mort ou la maladie et le fait entrer dans le nouvel ordre mondial.

Mgr Vigano pèse les termes et ne parle pas à la légère. Il n'est d'ailleurs jamais revenu sur ces propos pour les contredire ou même les amoindrir. De plus, il s'exprime en docteur de la Foi et de la morale catholique. Il parle donc avec grâce d'état , comme devrait le faire tout évêque catholique en de telles circonstances dramatiques pour tous les hommes, il les met en garde contre cette monstruosité et ne se prive pas non plus dans cet entretien de blâmer ses confrères évêques consentants ou silencieux.

Aussi sa conclusion sur la moralité de l'injection est-elle sans appel : "il n'y a AUCUNE raison d'accepter cette injection". Ce qui veut bien dire que l'acte de l'injection est de soi péché mortel et n'admet pas que la faute soit vénielle. Mgr Vigano s'exclame en se demandant comment il est possible à des catholiques de recevoir cette injection aussi néfaste corps qu'à l'âme : "Comment les catholiques peuvent-ils être vaccinés comme une forme de baptême satanique sans aucun scrupule de conscience ?"

De soi l'injection ou la participation aux injections est donc une faute grave qui doit être confessée pour se réconcilier avec le Seigneur et de nouveau communier.

Certains ont pu être vaccinés par ignorance totale de la gravité (en raison de la propagande), en ce cas il n'y a peut-être pas eu aucune faute morale si l'accès à de bonnes informations était vraiment impossible pour eux. Mais pour les personnes informées (et formées) l'excuse est très peu probable.

J’invite donc mes détracteurs (ecclésiastiques ou religieux "savants") à relire attentivement les propos que Mgr Vigano a tenu. Vous pourrez ainsi juger sur pièce.

Que Dieu vous bénisse et vous garde en sa grâce.

Abbé Matthieu Salenave

PS important : la moralité du "pass sanitaire" se pose en même temps puisque ce dernier est associé à l'injection. Un religieux ou un prêtre qui visite un hôpital avec un pass sanitaire commet un scandale puisque les infirmiers et gardiens de l'hôpital  ne sont pas censés (ou imaginer) qu'il a fabriqué un faux (surtout venant d'un religieux ou d'un prêtre). L'histoire de la ruse de guerre ne vaut rien moralement puisque celle -ci s'apparente à un mensonge complet. 


Lien du site et de la vidéo originelle : The Vigano Tapes: The Complete Interview

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Entretien de Mgr Vigano du 15 octobre 2021 - traduit par nos soins

Minute (31 :25)

Dans la sphère civile, il est nécessaire de rejeter toute coopération avec l’actuel narratif pandémique et avec l’urgence climatique qui pourrait rapidement le remplacer. Ne pas tenir compte des règlements qui sont illégitimes, qui exposent les citoyens à des risques concrets pour leur santé est moralement légal et dans certaines circonstances, c’est un devoir. On ne peut en aucune manière mettre sa vie en danger, ou sa santé, ou celle de ses enfants, même au risque d’être confrontés à des représailles, parce que dans ce cas, notre participation nous rendrait coupables devant Dieu et nous mériterait Sa punition. En aucun cas, on ne peut admettre qu’une pseudo pandémie, dont les victimes sont moins nombreuses que les victimes des soi-disant vaccins, soit devenue un alibi pour limiter les libertés et les droits naturels des citoyens. (…)

(45:35)

Car ce qui se passe depuis un an et demi est absurde : la réaction à la grippe saisonnière a été l’interdiction des traitements efficaces et l’introduction de traitements expérimentaux avec de nouvelles technologies génétiques qui ne guérissent pas les conséquences du virus mais provoquent des modifications génétiques et des effets secondaires : attaques cardiaques et myocardites, décès de personnes, par ailleurs en bonne santé, ou qui auraient pu se rétablir avec les traitements disponibles.
Et à cela, comme un rite infernal, s’ajoute l’utilisation de sérum génétique obtenu à partir de fœtus avortés. C’est comme si, avec une nouvelle notion de la santé, ils voulaient renouveler les victimes humaines des païens et apaiser le futur Nouvel Ordre Mondial avec la vie d’innocents. Et si le baptême chrétien purifie l’âme du péché et fait de nous des enfants de Dieu par son caractère sacramentel, alors « le baptême satanique » marquent ceux qui le reçoivent de la «signe de la bête ».

Comment les catholiques peuvent-ils être vaccinés comme une forme de baptême satanique sans aucun scrupule de conscience ? Cela reste une question à laquelle une réponse doit être donnée. (..)

Je voudrais fortifier le cœur de tous ceux qui m’écoutent avec des paroles que j’ai dites plusieurs fois. Pour trouver la sérénité, il suffit de répéter les paroles de Notre Seigneur : « portae inferi non praevalebunt » (les portes de l’enfer ne prévaudront point). Ce sont des mots que nous connaissons bien et, nous basant sur eux, nous savons que la victoire finale appartient à Dieu. « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut détruire et l’âme et le corps dans la géhenne »

mardi 2 août 2022

Mgr Viganò à propos de la visite papale au Canada

 



Source 

 

Rends compte de ton intendance, car maintenant tu ne peux plus être intendant. (Lc 16, 2)

"Ma femme, quand on lui demande qui l'a convertie au catholicisme, répond toujours : "le diable"". - G.K. Chesterton

Ce n'est pas un hasard si Satan est appelé un διάβολος, avec le double sens de menteur et d'accusateur. Satan ment parce qu'il déteste la Vérité, c'est-à-dire Dieu dans son Essence. Il ment parce que s'il disait la vérité, il révélerait ses propres tromperies. Il ment parce que ce n'est qu'en mentant qu'il peut aussi être l'accusateur de nos frères, "celui qui jour et nuit les accuse devant notre Dieu" (Ap 12,10). Et de même que la Très Sainte Vierge, tabernacle du Verbe incarné, est advocata nostra, de même Satan est notre accusateur et celui qui inspire un faux témoignage contre le juste.

La Révolution - qui est le renversement du kosmos divin pour instaurer le chaos infernal - n'ayant pas d'arguments pour discréditer l'Église du Christ et la société chrétienne qu'elle a inspirée et guidée au cours des siècles, a recours à la calomnie et à la manipulation de la réalité. La Cancel Culture n'est rien d'autre que la tentative de faire le procès de la Civitas Dei pour la condamner sans preuve, en imposant la civitas diaboli comme contrepartie de la prétendue liberté, égalité et fraternité. Pour ce faire, comme cela est évident, elle empêche les masses de connaître la vérité, car sa tromperie est basée sur l'ignorance et la mauvaise foi.

Cette prémisse est nécessaire pour comprendre la gravité du comportement de celui qui usurpe le pouvoir de vicaire découlant de l'autorité suprême de l'Église pour la calomnier et l'accuser devant le monde, dans une parodie grotesque du procès du Christ devant le Sanhédrin et Pilate. À cette occasion également, l'autorité civile écouta les fausses accusations portées contre Notre-Seigneur et, bien que reconnaissant son innocence, le fit flageller et couronner d'épines pour plaire au peuple excité par les grands prêtres et les scribes, puis l'envoya à la mort en le crucifiant avec le plus humiliant des supplices. Les membres du Sanhédrin ont ainsi abusé de leur autorité spirituelle, comme le préfet de Judée a abusé de son autorité civile.

La même farce s'est répétée au cours de l'histoire des milliers et des milliers de fois, car derrière chaque mensonge, derrière chaque accusation infondée contre le Christ et contre son Corps mystique qu'est l'Église, se cache le diable, le menteur, l'accusateur. Et il est évident, au-delà de tout doute raisonnable, que cette action satanique inspire les événements rapportés dans la presse ces derniers jours, depuis le perfide mea culpa de Bergoglio pour les prétendus péchés de l'Église catholique commis au Canada contre les peuples indigènes, jusqu'à sa participation à des rites païens et à des cérémonies infernales d'évocation des morts.

En ce qui concerne les "fautes" des missionnaires jésuites, je pense que Corrispondenza Romana (ICI) a répondu de manière exhaustive, en énumérant la brutalité dont les Martyrs du Canada ont été victimes de la part des Indiens Iroquois. Il en va de même pour les prétendues accusations relatives aux pensionnats indiens que l'État avait confiés à l'Église catholique et aux anglicans afin de civiliser les indigènes et de favoriser l'assimilation de la culture chrétienne du pays. On découvre ainsi que "les Oblats [de Marie Immaculée] ont été les seuls défenseurs de la langue et du mode de vie traditionnels des Indiens du Canada, contrairement au gouvernement et à l'Église anglicane, qui insistaient sur une intégration qui déracinait les autochtones de leurs origines". Nous apprenons également que le prétendu "génocide culturel" des autochtones dont la Commission de vérité et réconciliation a eu à connaître en 2008 s'est ensuite transformé, sans aucun fondement de vérité ou de probabilité, en "génocide physique", grâce à une campagne médiatique absolument fausse qui a été soutenue par le Premier ministre Justin Trudeau, un élève de Klaus Schwab et un partisan notoire du mondialisme et de l'Agenda de Davos...

Mais si la vérité a également été officiellement reconnue par des experts et des historiens non partisans, le culte du mensonge a néanmoins poursuivi son inexorable processus, culminant avec les excuses officielles du chef de l'Église, exigées par Trudeau et immédiatement faites siennes par Bergoglio, qui ne pouvait attendre d'humilier une fois de plus l'institution qu'il représente indignement. Dans leur empressement à se plier au récit officiel et à faire plaisir à leurs maîtres, Trudeau et Bergoglio considèrent comme un détail négligeable l'inexistence totale de preuves concernant les fosses communes fantômes dans lesquelles des centaines d'enfants auraient été secrètement enterrés. Cela devrait suffire à démontrer leur mauvaise foi et la prétention de leurs accusations et mea culpa ; aussi parce que le régime de la presse exige la tête des ennemis du peuple avec des procès sommaires, mais se garde bien de réhabiliter les innocents faussement accusés.

Le but de cette sale opération médiatique n'est que trop évident : discréditer le passé de l'Église catholique comme étant coupable des pires atrocités, afin de légitimer sa persécution actuelle, tant par l'État que par la Hiérarchie elle-même. Parce que cette Église, l'Église catholique "intolérante", "rigide", qui a prêché l'Évangile à tous les peuples et qui a laissé ses missionnaires être martyrisés par des tribus plongées dans la barbarie du paganisme, ne doit plus exister, ne doit pas faire de "prosélytisme" - "un non-sens solennel", "un péché très grave contre l'œcuménisme" - et ne doit pas prétendre avoir une Vérité à enseigner aux nations pour le salut des âmes. Et Bergoglio veut nous faire savoir qu'il n'a rien à voir avec cette Église, tout comme il déteste la doctrine, la morale et la liturgie de cette Église, au point de persécuter impitoyablement les nombreux fidèles qui ne se sont pas encore résignés à le suivre vers l'abîme de l'apostasie et qui voudraient honorer Dieu avec la messe apostolique.

Non pas que l'on ait jamais pensé que Jorge Mario puisse être catholique de quelque manière que ce soit : chaque expression, chaque geste, chaque mouvement qu'il fait trahit une telle impatience pour ce qui rappelle de près ou de loin Notre Seigneur que ses attestations d'irréligiosité et d'impiété sacrilège sont désormais superflues. Le voir assister impassiblement aux rites sataniques d'évocation des morts effectués par un chaman aggrave incroyablement le scandale d'avoir rendu un culte idolâtre à la Pachamama infernale dans la basilique vaticane, la profanant ainsi juste au-dessus de la sépulture du Prince des Apôtres.

Demander pardon pour les inexistants "péchés des missionnaires" est un acte méprisable et sacrilège de soumission au Nouvel Ordre Mondial qui trouve une correspondance parfaite dans les silences complices et les protections scandaleuses dont Bergoglio est responsable envers les véritables victimes d'abus de ses protégés. Nous pouvons l'entendre demander pardon en Chine, en Afrique et parmi les icebergs de l'Antarctique, mais nous ne l'entendrons jamais prononcer un mea culpa pour les abus et les crimes commis en Argentine, pour les horreurs de la mafia lavande de McCarrick et de ses complices, et de ceux qu'il a promus comme ses collaborateurs. Nous ne l'entendrons jamais présenter des excuses crédibles pour s'être prêté au rôle de caution de la campagne de vaccination, un vaccin dont nous savons aujourd'hui qu'il est à l'origine d'un nombre terrifiant de morts subites et d'effets indésirables. Il ne se frappera jamais la poitrine pour ces péchés ; il en est même fier et sait qu'un geste de repentance sincère ne serait pas apprécié par ses principaux partisans, qui ne sont pas moins coupables que lui.

Nous voici donc devant le menteur, l'accusateur. Nous voici devant le persécuteur impitoyable du bon clergé et des fidèles d'hier et d'aujourd'hui, l'allié zélé des ennemis du Christ et de l'Église. L'adversaire acharné de la messe catholique, participant œcuménique aux rites sataniques et aux cérémonies païennes. Un homme divisé dans son âme par son double rôle de chef de la secte qui occupe le Vatican et d'inquisiteur de l'Église catholique. À ses côtés, dans ce spectacle sordide, son enfant de chœur Trudeau, qui propage la doctrine du genre et l'idéologie LGBTQ au nom de l'inclusion et de la liberté, mais qui n'a pas hésité un instant à réprimer dans le sang les révoltes justes et légitimes du peuple canadien, privé de ses droits fondamentaux sous l'excuse de l'urgence pandémique.

Ils forment un beau couple, sans aucun doute ! Tous deux ont été parrainés dans leur carrière par l'élite mondialiste anti-chrétienne. Tous deux ont été placés à la tête d'une institution avec pour mission de la démolir et de disperser ses membres. Tous deux sont des traîtres à leur rôle, à la justice et à la vérité.

Ces procès sommaires peuvent, peut-être, être appréciés par des contemporains de mauvaise foi ou dans l'ignorance, mais ils ne résistent pas au jugement de l'histoire, et encore moins au jugement sans appel de Dieu.

Le jour viendra où il sera appelé à rendre compte de son administration : "Redde rationem villicationis tuæ : jam enim non poteris villicare - Rends compte de ton intendance, car maintenant tu ne peux plus être intendant" (Lc 16, 2), dit le maître de la parabole de l'Évangile d'hier. Jusqu'à ce moment, en tant que membres baptisés et vivants du Corps mystique, prions et faisons pénitence, afin d'éloigner de nous les châtiments que ces scandales font peser sur l'Église et sur le monde. Invoquons l'intercession des martyrs du Canada, qui ont été outragés par l'accusateur assis sur le trône de Pierre, afin qu'ils obtiennent du trône de Dieu la libération de l'Église du fléau actuel.

+ Carlo Maria Viganò, Archevêque

1er août 2022

S. Petri ad Vincula

Ss. Martyrum Machabæorum

jeudi 7 juillet 2022

Message de Mgr Viganò aux participants à la procession réparatrice organisée contre la Gay-Pride italienne


A l'occasion des monstrueuses manifestations des homosexuels dans les rues italiennes, Mgr Viganò rappelle la grave responsabilité du clergé progressiste qui encourage cette corruption et qui n'a eu de cesse de démoraliser les catholiques qui combattent pour le Règne du Christ. Mgr Viganò insiste sur le fait que la Charité nous impose ces réparations. Celles-ci doivent se faire dans l'idée de ramener, à la lumière du Sauveur, les pauvres âmes égarées dans ces vices immondes.

Traduction de Francesca de Villasmundo, relue et corrigée par Mgr Viganò


Les dirigeants des affaires publiques et les Pasteurs de l'Église se montrent obéissants à 
l’anti-évangile du monde

Chers Fidèles, Laudetur Iesus Christus !

Pour ceux qui participent à la procession réparatrice de ce soir, et en particulier pour les moins jeunes d’entre eux, il semble presque incroyable qu’en quelques décennies, l’Italie ait pu être transformée de manière aussi radicale, effaçant l’héritage du Catholicisme qui l’a rendu grande et prospère entre les Nations. Nous assistons à un processus – apparemment irréversible – d’apostasie de la Foi ; un processus inverse à ce que saint Léon le Grand décrivait en célébrant la solennité des saints Apôtres Pierre et Paul, dans lequel il louait le rôle providentiel de l’Alma Urbe : de maîtresse de l’erreur, Rome est devenue disciple de la Vérité, écrivait le grand Pontife. Aujourd’hui, nous pourrions dire, avec le désarroi des enfants trahis par leur père, que la Rome des Martyrs et des Saints, de maîtresse de la Vérité, est devenue un disciple de l’erreur. Car l’apostasie actuelle, qui implique l’autorité civile et religieuse dans une rébellion contre Dieu le Créateur et Rédempteur, n’est pas partie d’en bas, mais d’en haut.

Les dirigeants des affaires publiques et les Pasteurs de l’Église se montrent obéissants à l’anti-évangile du monde, et tandis qu’ils refusent de rendre hommage au Christ Roi et d’obéir à Sa sainte Volonté, ils plient les genoux devant les nouvelles idoles du politiquement correct, brûlent de l’encens au simulacre d’une humanité abrutie par le vice et le péché. Ceux qui aujourd’hui guident le peuple dans les choses temporelles et spirituelles ont pour but, non pas le bien commun des citoyens et le salut des âmes des fidèles, mais leur corruption, leur damnation. Et la masse, ayant abandonné la voie de l’honnêteté, de la justice et de la sainteté, s’abandonne à la tromperie, à la corruption et à la révolte infernale contre Dieu.

Ne soyez pas surpris de voir les manifestations obscènes de la Fierté [gay-pride] défiler dans les rues des villes : l’espace que les égarés ont conquis au cours des dernières décennies avait été abandonné bien avant par les Catholiques, dont les clercs considéraient les processions en l’honneur du Saint-Sacrement, de la Sainte Vierge, des Saints Patrons comme des ostentations du « triomphalisme post-tridentin ».

Ne vous étonnez pas de voir le divorce, l’avortement, l’euthanasie, les unions sodomitiques et tout le pire qu’une humanité déviée et folle est capable de légaliser : si cela s’est produit, c’est parce qu’on a dit aux Catholiques qu’ils ne pouvaient pas imposer leur propre vision du monde et de la société, et qu’ils devraient cohabiter, au nom de la démocratie et de la liberté, avec les ennemis du Christ. Et ce fut une tromperie, parce que la tolérance qu’ils exigeaient de la majorité chrétienne du pays n’est plus autorisée, et tout le monde doit se soumettre à la dictature de la pensée unique, à l’idéologie du genre, à la doctrine LGBTQ. Vous rappelez-vous ? Le mariage n’a pas été remis en question, mais on demandait d’accepter les unions de fait. Et une fois que la légitimité a été donnée aux pacs, la porte a été ouverte au mariage homosexuel, aux adoptions pour les couples de même sexe, à la maternité de substitution, à l’avortement postnatal, à l’euthanasie imposée dans certains pays aussi aux jeunes et aux pauvres.

"Scelesta turba clamitat : Regnare Christum nolumus,"  chantons-nous dans l’hymne Te sæculorum Principem de la fête du Christ Roi. La populace délirante crie : Nous ne voulons pas que le Christ règne. Ce cri infernal, inspiré par Satan, est peut-être la seule chose honnête qu’ils savent dire. Et c’est vrai : dans le Royaume social du Christ, il n’y a pas de place pour le vice, il ne peut y avoir de légitimité pour le péché, ni de tolérance pour la corruption des jeunes. Nos adversaires savent bien que la Civitas Dei et la civitas diaboli sont ennemies, et que toute coexistence est non seulement impossible, mais impensable et absurde, puisque la société chrétienne est antithétique et inconciliable avec la société « laïque ».

Vous êtes venus témoigner publiquement de la Foi, avec l’intention de réparer les sacrilèges et les blasphèmes de la scelesta turba contre Jésus-Christ et contre Sa Très Sainte Mère. Parce que face à la haine cruelle et obscène de ces âmes rebelles, nous devons suivre l’exemple du Seigneur, outragé par ses bourreaux au moment où Il se sacrifiait sur la Croix pour leur salut. C’est en effet le Christ lui-même, avec son Incarnation, sa Passion et sa Mort, qui a le premier réparé les péchés infinis des hommes envers le Père éternel. Car seul un Dieu pouvait expier la désobéissance à Dieu, et seul un Homme pouvait offrir cette réparation au nom de l’humanité. Et nous aussi, membres vivants du Corps mystique du Christ qui est la Sainte Église, nous pouvons et devons réparer les offenses et les péchés de nos semblables avec le même esprit, avec la même obéissance, avec le même abandon confiant au Père.

Et tandis que nous regardons avec tristesse la multitude de péchés érigés comme modèle à imiter par une société qui est contre l’homme précisément parce qu’elle est contre Dieu, le devoir de la Charité nous oblige à prier pour ceux qui se sont laissés séduire par la tromperie du Serpent, afin qu’ils puissent se convertir et se repentir. Le monde inclusif qu’ils vous ont promis, la liberté supposée d’être et de faire ce que vous voulez indépendamment de la Loi du Seigneur, la licence et le vice célébrés et la vertu moquée et discréditée, sont des mensonges, tout comme était un mensonge la promesse d’être comme des dieux, que Satan a faite à nos premiers parents dans le paradis terrestre.

Je m’adresse à ceux qui participent à ces manifestations de la soi-disant « gay pride ». Non : vous ne serez pas comme des dieux, mais comme des bêtes. Vous n’aurez pas le bonheur, mais la douleur, la maladie, la mort : la mort éternelle. Vous n’aurez pas la paix, mais la discorde, les querelles et les guerres. Vous n’aurez pas la prospérité, mais la pauvreté. Vous ne serez pas libres, mais esclaves. Et cela se produira indéfectiblement parce que le Menteur est homicide depuis le début, et veut votre mort, effaçant à vos yeux l’image de Dieu, vous volant cette éternité bienheureuse qu’il a perdue le premier avec sa propre rébellion. Parce que le premier à pécher d’orgueil fut Lucifer lui-même, avec son Non serviam, je ne me plierai pas, je ne m’inclinerai pas devant Dieu, je n’accepterai pas de Le reconnaître comme mon Seigneur et Créateur. Comment pouvez-vous espérer que celui qui déteste l’Auteur de la vie puisse vous aimer, vous les créatures ? Comment pouvez-vous croire que celui qui a été condamné à la damnation éternelle soit capable de vous promettre cette béatitude éternelle dont il a été le premier à être privé à jamais?

Cette procession ne doit pas être une occasion de confrontation, mais une occasion de montrer aux nombreuses personnes trompées par le Malin qu’il existe un peuple animé par des sentiments de Foi et de Charité, qui, avec générosité et avec un regard surnaturel, offre ses prières, ses jeûnes, ses sacrifices pour implorer le pardon des péchés de leurs frères. La charité, fondée sur l’immuable Vérité de Dieu, est une arme formidable contre Satan et un instrument infaillible pour convertir le monde et ramener de nombreuses âmes au Seigneur. Les ramener à Celui qui a versé son Sang aussi pour eux, par amour. Par un amour infini, irrévocable, un amour qui a vaincu le monde, un amour qui déplace des montagnes, qui donne un sens à notre vie, qui ne frustre pas notre existence.  Lorsque nous voyons l’image du Sauveur cloué sur la Croix et que nous pensons aux tourments qu’Il a subis pour nous racheter et nous sauver, nous ne pouvons pas rester insensibles, tout comme les païens, les idolâtres, les pécheurs des siècles passés ne sont pas restés insensibles. Les sociétés corrompues dans l’intellect et la volonté, dédiées aux pires vices, piégées par de fausses religions, ont été conquises par cet amour – en fait : par cette Charité – qui a conduit les martyrs même enfants, les femmes et les personnes âgées à ne pas réagir contre leurs bourreaux, afin de ne pas échouer dans l’amour de Dieu. Combien se sont convertis en voyant des chrétiens mourir dans la dignité, persécutés pour leur foi ! Combien ont été baptisés devant l’exemple des chrétiens et la simple Vérité de l’Évangile !

Faisons donc cette réparation. Faisons-la avec un esprit surnaturel, et avec la persuasion que c’est précisément dans l’humble suite du Christ sur le chemin du Calvaire que nous pourrons Lui conduire tant d’âmes qui sont loin aujourd’hui. Et plus nous voyons le déchaînement des puissances du Mal, plus nous persévérons dans le Bien, dans la certitude de la victoire du Christ, unique et vraie Lumière du monde, sur les ténèbres du péché et de la mort.

Demandons avec une confiance filiale que le Saint-Esprit insuffle Sa Sainte Grâce aux pécheurs, touche leur cœur, éclaire leur esprit, stimule leur volonté. Afin que ceux qui ont été jusqu’à présent des maîtres de l’erreur et des exemples de péché puissent, avec l’aide et la miséricorde de Dieu et avec l’intercession de sa Très Sainte Mère et de notre Mère, être des disciples de la vérité et un exemple de vertu. Et qu’il en soit ainsi.

+ Carlo Maria Viganò, Archevêque

Reggio Emilia le 2 juillet 2022



©Traduction pour MPI de F. de Villasmundo relue et corrigée par Mgr Viganò

samedi 11 juin 2022

Mgr Viganò et Me Reiner Füllmich (27 mai 2022)

Mgr Viganò adresse aux membres de la Commission Corona, dirigée par M Reiner Füllmich, une synthèse absolument impressionnante de la crise mondialiste que nous subissons de plein fouet depuis plus de deux années et qui dégénère maintenant en crise énergétique et alimentaire.  Même un non-catholique qui cherche la vérité sera touché par les propos de ce grand archevêque qui, répétons-le,  mériterait de monter sur le trône de Pierre et devenir le prochain  pape. 


Source   -  Audio 

Première partie : PSYCHOPANDÉMIE et GUERRE RUSSO-UKRAINIENNE : Toujours les mêmes artisans...

Füllmich : VOTRE EXCELLENCE, beaucoup de gens vous connaissent et vous apprécient beaucoup pour avoir été une personne sincère dans un environnement souvent peu sincère, même pendant votre service au Vatican. Vous avez servi comme diplomate de haut rang, en particulier comme Nonce apostolique, aux États-Unis, représentant le Pape dans les églises nationales. C’est un grand honneur et un grand plaisir de parler avec vous aujourd’hui. Mais avant de passer au fond et de vous interroger sur votre évaluation de la situation politique mondiale, en particulier en ce qui concerne la soi-disant crise du Coronavirus, aimeriez-vous résumer votre histoire personnelle afin que les téléspectateurs qui ne vous connaissent pas encore puissent savoir qui vous êtes ?

Mgr Viganò : Tout d’abord, je voudrais vous adresser, Monsieur Reiner Füllmich, ainsi qu’à tous vos collaborateurs et collègues, mes plus cordiales salutations et ma reconnaissance pour avoir donné vie à la Commission Corona. La recherche de la vérité sur la gestion de l’urgence Covid-19 et sur l’expérimentation de masse aide à recueillir des preuves pour amener devant les tribunaux et punir les responsables. Cela constitue une contribution importante en vue de la création d’une Alliance Anti-mondialiste, car les auteurs de la farce pandémique sont les mêmes qui voudraient aujourd’hui pousser le monde vers une guerre totale et une crise énergétique permanente.

Concernant ma « carrière », je ne pense pas qu’il y ait grand-chose à dire : je suis un Archevêque catholique qui a occupé des postes de responsabilité au Vatican, à la fois à la Secrétairerie d’État du Saint-Siège et dans le Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, puis en tant que Nonce apostolique au Nigeria et dernièrement aux États-Unis, par la volonté de Benoît XVI. Ma notoriété – totalement non voulue – est due à mes prises de positions et à mes dénonciations concernant le scandale sexuel de l’ancien cardinal américain McCarrick et d’autres cas non moins graves impliquant de hauts représentants de la Hiérarchie. En tant que Successeur des Apôtres, je ne pouvais pas me taire face aux tentatives de dissimuler ces faits honteux par la soi-disant lavender mafia, qui bénéficie du soutien et de la protection de Bergoglio.

Füllmich : Vous avez une vie impressionnante, mais si l’on cherche votre nom dans les anciens médias (grand public), on trouve des articles diffamatoires vous accusant, entre autres, de diffuser de la propagande du Kremlin et de faire des affirmations déroutantes. À y regarder de plus près, cela ne nous semble pas du tout être le cas, bien au contraire : vous restez fidèle à votre réputation de personne franche, même dans les environnements où le mensonge prévaut, nonobstant que ce soit à votre désavantage. Où placeriez-vous la rupture dans votre vie, où cette vertu a été réinterprétée par les anciens médias comme un défaut ? Quelle ligne rouge avez-vous franchie ; sur quelle question votre franchise est-elle devenue un danger pour le récit officiel ?

Mgr Viganò : Les fausses accusations sont l’un des moyens utilisés par ceux qui veulent éliminer un adversaire qu’ils craignent et auquel ils ne peuvent pas s’opposer loyalement. Dans ce cas, je suis considéré comme encombrant à la fois par les représentants de l’église profonde et par la cabale bergoglienne, dont j’ai dénoncé les scandales et les dissimulations depuis l’époque de l’affaire McCarrick. Et je suis tout autant encombrant pour l’État profond, qui a pu compter sur la complicité du Saint-Siège et de presque tout l’épiscopat mondial dans les événements de ces dernières années. La voix dissonante d’un évêque, surtout lorsqu’il formule des dénonciations argumentées et fondées sur des faits irréfutables, risque de remettre en cause le récit officiel, tant sur le prétendu renouveau de l’Église sous ce « pontificat », que sur la farce pandémique et la « vaccination » de masse. La récente crise russo-ukrainienne réuni également du même côté l’élite mondialiste, l’OTAN, l’État profond américain, l’Union européenne, le Forum Économique Mondial de Davos, toute la machine médiatique et le Vatican. L’intervention de Poutine en Ukraine est considérée comme une menace pour le Nouvel Ordre Mondial qui doit être neutralisée même au prix d’un conflit mondial.

lundi 2 mai 2022

Mgr Carlo Maria Viganò : « Le moment est venu de dénoncer les corrompus et les traîtres, d’expulser ceux qui ne servent pas le peuple mais l’État profond et le Nouvel Ordre Mondial »

Avec un léger retard, nous publions ce message de Mgr Viganò du 2 avril dernier. Cet ancien archevêque diplomate dénonce les "va-t-en guerre" américains qui rêvent d'un conflit ouvert avec la Russie au nom d'intérêts sordides. Un catholique ne peut donc soutenir cette hystérie anti-Russe sans se retrouver logiquement dans le camp des mondialistes, Biden, Macron qui veulent amener le monde au chaos. Il y a des guerres justes bénies de Dieu et des guerres injustes maudites par lui. La guerre économique, médiatique et militaire menée contre la Russie risque d'amener le monde au chaos prédit par de nombreuses prophéties. Ecoutons  et publions les sages conseils de Mgr Viganò pour ne pas tomber dans le piège des ennemis de Dieu. 

Congrès "Réveiller l'Amérique" 

Salem, Oregon, 2 avril 2022

Loué soit Jésus-Christ. 

Chers amis, le général Michael Flynn m’a demandé de parler avec un message pour votre rassemblement. J’ai accepté sa proposition avec joie, car je souhaite vous saluer et vous encourager dans ce réveil des consciences. Si vous vous réveillez, c’est parce que jusqu’à présent quelqu’un vous a forcé à dormir, vous a drogué et vous a distrait de ce qu’il complotait, afin de continuer sans être dérangé dans son action criminelle. Mais le sommeil des Américains et de tous les peuples n’a que trop duré : c’est maintenant le moment d’ouvrir les yeux, de se réveiller, et de comprendre ce qui s’est passé et ce qui se passe. C’est le moment d’agir.

La menace d’une troisième guerre mondiale pèse sur nous tous. Ils nous ont dit que le président Poutine avait envahi l’Ukraine pour soutenir ses ambitions expansionnistes, mais en réalité, le but principal de l’opération militaire russe est d’empêcher l’agression de l’État profond et de l’OTAN. Poutine se bat contre la même élite mondialiste qui nous tient tous en otage. Le 6 mars, l’ambassadeur de Russie à l’ONU a dénoncé ce que vous prônez depuis deux ans : il a déclaré que Donald Trump est le président légitime des États-Unis, et que l’élection a été falsifiée, avec la complicité des nations européennes, en utilisant l’appareil Dominion. Et nous savons que, pour faire avancer l’agenda du Great Reset, il fallait se débarrasser de Trump, qui n’aurait jamais permis ni la farce pandémique, ni l’escalade de la crise russo-ukrainienne.

Ce n’est pas une guerre du peuple ukrainien. Ce n’est pas le peuple ukrainien qui persécute ses frères russes, mais un gouvernement fantoche soutenu par des milices militaires néo-nazies. Un gouvernement corrompu, voulu par la cabale mondialiste, qui se retrouve aujourd’hui avec un président cocaïnomane, un ancien acteur et danseur qui cache des milliards dans des paradis fiscaux alors que la population ukrainienne est parmi les plus pauvres d’Europe.

Ce n’est pas une guerre du peuple russe. Depuis des années, la Fédération de Russie exige le respect de la minorité russophone et la communauté internationale s’est toujours détournée.

Ce n’est pas une guerre des nations européennes. Ce sont les dirigeants de l’Union européenne qui veulent un conflit pour justifier la mise en œuvre de la Grande Réinitialisation et l’imposition d’un régime dictatorial fait de restrictions à la liberté, d’appauvrissement de la population, d’élimination des petites entreprises, d’imposition d’un régime inhumain et un modèle de vie technocratique, et l’annulation de l’identité des nations, de leur histoire et de leur religion.

Ce n’est pas une guerre des États-Unis. Les Américains se sont battus contre le nazisme, et il est scandaleux qu’aujourd’hui Biden aide un gouvernement qui soutient et collabore avec des groupes extrémistes qui arborent la croix gammée et propagent les idées nazies. C’est l’État profond, avec ses serviteurs désormais infiltrés dans toutes les institutions, qui veut la guerre pour étendre sa domination sur le monde entier sous prétexte « d’exporter la démocratie », alors qu’en réalité il ne pense qu’à vendre des armes, à s’enrichir, et s’appropriant les ressources des pays envahis, semant la destruction et la mort.

Nous ne devrions pas être surpris d’apprendre que le 6 janvier 2021, au Capitole de Washington, des membres du bataillon Azov étaient présents. Les ennemis de l’État n’hésitent pas à s’allier aux criminels de guerre pour accuser leur adversaire politique et accuser le président Trump d’insurrection. Ce seul fait devrait suffire à comprendre leur projet subversif et leur intention de ne reculer devant rien pour le réaliser.


Derrière cette guerre, il y a la volonté de détruire l’équilibre international, de forcer les nations européennes à imposer à la Russie des sanctions qui affectent principalement l’Europe, en parfaite harmonie avec les objectifs de la Grande Réinitialisation. La destruction de l’économie des nations qui dépendent du gaz et des matières premières russes entend les contraindre à s’approvisionner depuis les USA (en quantités bien inférieures à leurs besoins et à un prix bien plus élevé), mais surtout elle entend les soumettre et de les réduire en esclavage, comme l’a admis il y a quelque temps la sous-secrétaire d’État aux affaires politiques Victoria Nuland.

Ne nous faisons pas d’illusions : ces serviteurs du Nouvel Ordre Mondial qui ont réussi à occuper les plus hautes fonctions des gouvernements nationaux et des organisations internationales sont nos ennemis : ennemis du bien et ennemis de Dieu. Peu leur importe combien d’entre nous devront mourir des effets du vaccin, de la faim ou des bombes : ils ne s’intéressent qu’au pouvoir, à l’avantage personnel et à l’avantage de leurs maîtres, que personne jusqu’à présent n’a osé incriminer et condamner.

Cette guerre est motivée par le besoin pressant de la famille Biden de dissimuler le complot colossal et les crimes très graves dont Joe et Hunter se sont souillés les mains, ainsi que leurs complices. La nouvelle de leur implication dans la présence de biolaboratoires américains sur le territoire ukrainien cofinancés par Soros, dans l’activité de Burisma, dans le réseau financier d’Obama et des Clinton, confirme un énorme et scandaleux conflit d’intérêts qui en soi devrait nous amener à nous demander : au nom de qui parle Joe Biden ? Parle-t-il pour la défense des intérêts des États-Unis, ou pour cacher les crimes que lui et son fils ont commis ? Parle-t-il en tant que président des États-Unis ou en tant que marionnette entre les mains de l’État profond et de la cabale mondialiste ?

C’est une guerre : oui, une guerre qui a commencé il y a quelque temps, est restée souterraine et s’est manifestée avec la pandémie. C’est une guerre de l’élite contre l’ensemble de l’humanité. C’est une guerre non déclarée, mais qui a déjà fait des millions de victimes par refus de soins et vaccins forcés plus que par les armes. C’est une guerre du Nouvel Ordre Mondial contre vous, contre nous, contre nos enfants, nos valeurs et notre avenir. C’est une guerre des ténèbres contre la lumière. Lux in tenebris lucet, et tenebræ eam non comprehenderunt. La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas comprise, comme nous le dit saint Jean dans l’Évangile (Jean 1:5). Parce que les ténèbres détestent la lumière. La lumière est la vérité ; c’est la clarté; c’est l’honnêteté. La lumière est Christ. Les ténèbres sont des mensonges; c’est la tromperie; c’est un complot. Les ténèbres sont le royaume de Satan.

Que demande la Russie à l’Ukraine ? Reconnaître l’indépendance de la Crimée, garantir les droits de Donetsk et de Lougansk, réprimer les mouvements néo-nazis et rester neutre. Ce sont des choses que l’ONU devrait exiger en premier. Et Zelensky lui-même, sous la pression des forces militaires de Poutine, a déclaré qu’il était prêt à négocier des conditions de paix. Mais Biden ne le veut pas, et il force Zelensky à résister, poussant les nations européennes à envoyer des armes et des troupes, et menaçant – dans un délire fou – une intervention préventive avec des armes nucléaires.

Ce conflit n’aurait jamais dû commencer, si la paix avait vraiment été voulue. Mais comme Joe Biden l’a admis il y a quelques jours, la guerre « est une opportunité », tout comme l’était la pandémie. Et tandis qu’ils nous annoncent calmement que nous devrons bientôt faire face à une urgence alimentaire, leurs complices s’apprêtent à tirer profit de la vente de blé et de produits agricoles, après avoir passé ces dernières années à prendre possession de millions d’hectares de terres cultivables. Qu’attendent les magistrats pour reconnaître un coup d’État dans ces spéculations criminelles ? Combien de temps encore laisseront-ils ceux qui devraient défendre les intérêts nationaux et promouvoir le bien de leurs citoyens libres de servir leurs propres intérêts ?

Vous vous demandez peut-être pourquoi un évêque parle avec des mots que vous vous attendez à entendre de la part d’un politicien. C’est peut-être parce que les politiciens sont presque tous des serviteurs du système, vendus à la cabale mondialiste, payés par BigPharma, Soros ou l’État profond. Seuls quelques-uns – et vous savez tous qui sont ces quelques-uns, et certains sont ici aujourd’hui – ont eu le courage de dénoncer ce coup d’État mondial, de s’opposer au discours dominant et d’élever la voix contre la violation des droits fondamentaux et des libertés constitutionnelles des citoyens. .

Permettez-moi de vous parler en tant qu’évêque. Je l’ai dénoncé pour la première fois il y a deux ans, mais maintenant l’agression féroce et violente de ces conspirateurs est si évidente qu’ils ne se cachent même plus. C’est une attaque de l’élite qui a pour but la destruction de tout ce qui fait partie de notre identité, de notre culture et de notre Foi. C’est une élite infernale, qui désire la mort et déteste la vie ; qui désirent la maladie et détestent la santé ; qui détestent la paix et désirent la guerre ; une élite qui s’appuie sur le mensonge et déteste la vérité ; une élite qui veut l’esclavage et la tyrannie et déteste la liberté des enfants de Dieu. C’est une élite qui hait Dieu, hait Notre-Seigneur Jésus-Christ et s’est consacrée au service de Satan.

Si vous voulez vraiment vous réveiller, si le grand réveil est ce qui inspire votre protestation, vous devez avoir le courage de regarder la réalité en face, de comprendre que si ces traîtres ont réussi à arriver au pouvoir et peuvent aujourd’hui décider du sort d’individus des nations et du monde entier, c’est parce que nous n’avons pas réagi dès le début face aux premiers signes de leurs plans.

Nous avons toléré la destruction de la famille, nous avons enduré que le vrai Dieu soit mis sur un pied d’égalité avec les idoles, nous avons permis que des milliards d’innocents soient tués par avortement, nous avons permis que nos enfants soient corrompus par l’immoralité, la pornographie, la corruption de la théorie du genre et de l’idéologie LGBT. Nous avons permis à nos dirigeants d’utiliser la liberté non pas pour servir Dieu et le bien commun, mais pour adorer Satan et répandre le péché et le vice. Nous avons cru que si nous laissions les autres libres d’agir contre la loi naturelle et divine, ils nous laisseraient à leur tour libres d’être d’honnêtes et bons citoyens. Nous sommes tombés dans une énorme tromperie, car notre tolérance envers le mal s’est aujourd’hui nécessairement transformée en intolérance de la société envers le bien.

Le moment est venu d’agir. Il faut vraiment tous se réveiller, se relever, et exiger que ceux qui nous gouvernent soient honnêtes, pensent au bien commun, et n’obéissent qu’à Dieu et à ceux qui les ont élus pour aider les citoyens à vivre honnêtement, au lieu de nous voir chaque jour plus humiliés, traités comme des esclaves et forcés d’assister à la destruction de tout ce que nos pères ont laborieusement construit.

Le moment est venu de dénoncer les corrompus et les traîtres, d’expulser ceux qui ne servent pas le peuple mais l’État profond ou le Nouvel Ordre Mondial. Parce qu’aucun d’entre nous ne veut de ce nouvel ordre mondial, seuls les quelques-uns qui pensent pouvoir encore nous terroriser avec la pandémie, avec la menace d’une guerre nucléaire, avec l’appauvrissement des nations et avec l’imposition de règles absurdes que personne n’a jamais voulu ou approuvé.

Le moment est venu non seulement de se lever mais aussi de se mettre à genoux : pas comme le fait Black Lives Matter, mais comme le fait tout bon chrétien devant la Majesté de Dieu. A genoux, le Saint Rosaire à la main, priant le Seigneur de nous pardonner nos péchés et les péchés publics des nations, le suppliant d’avoir pitié de nous et lui promettant que nous nous engageons d’abord – nous tous – à vivre comme bons chrétiens, comme patriotes, comme citoyens honnêtes, comme pères et mères de famille responsables, comme enfants obéissants, comme de vaillants soldats.

Le moment est venu de constituer une Alliance anti-mondialiste, un mouvement civil mondial qui donne la parole à la majorité des citoyens, dénonçant le coup d’État en cours, révélant les connivences des puissants, les conflits d’intérêts des lobbies, et les mensonges des grands médias. Cette Alliance doit avoir son propre objectif clair et commun qui réfute l’agenda du mondialisme et lui oppose une proposition concrète, conforme à la loi naturelle, au bien commun et à la bonne gouvernance. Une proposition qui promeut l’harmonie entre les nations et la coexistence pacifique entre les peuples souverains, dont le droit de vivre dans leur propre patrie doit être reconnu, ainsi que leur droit de construire leur propre avenir et leur bien-être sans exploiter les autres et sans être exploités. Une proposition qui donne la centralité à la souveraineté des nations, à la protection de la religion, de la culture et des traditions, à la défense de la vie et de la famille. Une proposition qui brise définitivement les chaînes odieuses de la dictature des idéologies qui, au cours des dernières décennies, nous ont été imposées uniquement pour nous détruire en âme et en corps.

Chers amis, puissiez-vous qui reconnaissez les États-Unis d’Amérique comme une seule nation sous Dieu, ayez le courage et la cohérence de vous opposer de toutes vos forces aux conspirateurs qui se sont infiltrés dans les postes de gouvernement, à tous les gens corrompus qui sont prêts à provoquer un conflit mondial afin d’obéir à leurs maîtres, et à tous les traîtres qui veulent soumettre l’humanité à la tyrannie odieuse de Satan.

Réveillez-vous, chers Américains ! Réveillez-vous et revêtez l’armure de lumière, comme dit saint Paul. N’ayez pas peur de témoigner courageusement de votre foi, de votre amour pour votre patrie, de votre désir légitime d’honnêteté et de bonté, de vérité et de beauté. Si vous savez vous ranger du côté de Christ, sa victoire certaine sera aussi la vôtre.

Que Dieu vous bénisse tous. Que Dieu bénisse et inspire votre réveil avec des objectifs saints. Et que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique

.Mgr Carlo Maria Viganò (signature)


+ Carlo Maria Viganò, archevêque
2 avril 2022