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mardi 2 juillet 2024

Confessons-nous régulièrement

KE 885 (29 juin 2024)


L'Occident veut la guerre et devient menaçant
Prions notre Rosaire, il est encore temps.

Il y a environ trois semaines, le 13 juin, une station de radio américaine diffusa un rapport effarant sur les derniers préparatifs de la Russie en vue d’une guerre nucléaire mondiale. Que ce rapport soit exact ou non, ces Commentaires n’ont aucun moyen de le savoir, mais il correspond sans aucun doute à la situation que nous connaissons. Et ce qui importe actuellement n’est pas tant l’exactitude des détails que la vue d’ensemble qui nous montre le Bon Dieu à l’œuvre, permettant librement aux hommes de se punir les uns les autres en se massacrant mutuellement à grande échelle. Dieu le permet pour qu’au moins une minorité accepte Son invitation au Ciel au lieu que tous refusent cette invitation en préférant l’Enfer. Voici les détails rapportés, dans l’ordre chronologique :

1. Fin mai, la Russie annonce des exercices d’armes nucléaires tactiques (courte portée).

2. Début juin, la Russie commence ces exercices dans son District militaire sud.

3. Vers le 3 juin, la Russie envoie 11 sous-marins lanceurs de missiles nucléaires dans l’océan Atlantique.

4. Vers le 6 juin, la Russie envoie 27 sous-marins nucléaires supplémentaires dans l’océan Pacifique.

5. Vers le 11 juin, la Russie étend les exercices nucléaires intérieurs à courte portée au district militaire de Léningrad, autour de Saint-Pétersbourg, couvrant ainsi tout le front occidental de la Russie et le mettant à distance de frappe des forces de l’OTAN et des pays membres de l’OTAN.

6. Le 12 juin, la Russie déploie par surprise autour de Moscou, de Saint-Pétersbourg et de ses silos de missiles à longue portée son tout nouveau système de défense aérienne S-500 ‘Prometheus’, le meilleur au monde, mais dont le déploiement n’était pas prévu avant au moins six mois. De fait, personne ne soupçonnait même l’existence de cette production de masse, nécessaire pour que ce nouveau système pût être déployé et prêt à l’emploi en si grand nombre et si rapidement.

Le rapport de la station de radio conclut que « Tout indique que la Russie est aujourd’hui parfaitement prête à lancer une première frappe nucléaire de grande ampleur et à se défendre avec succès en cas de contre-attaque. Les seules choses que les Russes n’ont pas encore faites sont de décréter une mobilisation générale et de commencer à déplacer les gens vers les abris antiatomiques. Tout le reste est déjà fait. »

De tous ces détails, on pourrait facilement conclure que la Russie veut une guerre mondiale. Mais ce n’est sûrement pas le cas. Poutine n’a jamais voulu envahir l’Ukraine. Son objectif a toujours été de dénazifier et de démilitariser l’Ukraine afin d’éviter que celle-ci ne devienne une menace pour la survie même de la Russie, sa proximité avec la Russie pouvant la conduire à servir de base aux ennemis de la Russie, pour attaquer par exemple Moscou avec les missiles présents sur place. Poutine a envahi l’Ukraine en 2022 avec une armée de taille réduite, espérant que cela suffirait pour que les Ukrainiens comprissent qu’il était déterminé dans sa volonté de négocier un accord. Mais le président ukrainien Zelensky avait été mis au pouvoir en 2019 par des gens qui contrôlent de fait les puissances occidentales, en particulier les États-Unis, et qui veulent la Troisième guerre mondiale, parce qu’ils espèrent qu’elle leur donnera enfin la domination du monde dont ils sont convaincus qu’elle leur revient de droit, et dont ils rêvent depuis 2000 ans.

C’est ainsi que Boris Johnson, une de leurs marionnettes alors Premier ministre d’Angleterre, a persuadé Zelensky de ne pas négocier mais de continuer à se battre. Et depuis lors, les Ukrainiens mènent cette guerre par procuration pour l’Occident, envoyant tout de même à la mort plus d’un demi-million de leurs hommes, et laissant leur pays pour mort. Comme la plupart des médias occidentaux sont bien entendu contrôlés par les mêmes personnes, nous sommes criblés par une propagande incessante qui veut que Poutine soit entièrement responsable de la guerre en Ukraine, qu’il ait été l’agresseur en 2022, et qu’il soit à l’avenir l’agresseur lorsque la Troisième guerre mondiale éclatera, etc.

Mais il est vraisemblable que Poutine ne veuille pas d’une guerre mondiale. Il serait plutôt en train de suivre le conseil du président américain Truman (1945–1952) : « Parlez doucement, mais avec un gros bâton ». Peut-être espère-t-il, encore et encore, que ses préparatifs de guerre seront suffisamment pris au sérieux par l’Occident pour que des voix plus raisonnables s’imposent. Hélas, cela semble peu probable à l’heure actuelle. Comme dit le proverbe païen : « Tous ceux que les dieux veulent perdre, ils les rendent d’abord fous. »

Kyrie Eleison

jeudi 21 mars 2024

La Russie et Fatima

KE 869 (9 mars 2024)
L’entretien avec M. Poutine

Quel homme parle encore ainsi en Occident ?

On dissimule, on ment, quand on est décadent. 

Le 6 février dernier, un honnête et célèbre journaliste américain a interrogé le Président russe V. Poutine. Les abjects médias occidentaux dénigrent lourdement et régulièrement M. Poutine : M. Carlson a donc eu bien du courage pour donner à ce dernier l’occasion de présenter ses arguments à un public occidental. L’extrait ci-dessous représente moins de 5 % de l’entretien original.

Après l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, les dirigeants occidentaux nous avaient promis que l’OTAN ne s’étendrait pas vers l’Est. Or, il y a eu cinq vagues d’expansion. En 2014, il y eut un coup d’État en Ukraine soutenu par les États-Unis. L’Ukraine a lancé une guerre dans le Donbass en utilisant l’aviation et l’artillerie contre des civils. Ses dirigeants ont menacé la Crimée, que nous avons dû prendre sous notre protection. Ensuite, les dirigeants ukrainiens actuels ont déclaré qu’ils ne mettraient pas en œuvre les accords de Minsk, signés après 2014, et qui établissaient un plan de règlement pacifique pour le Donbass. Tout récemment, les anciens dirigeants allemands et français ont déclaré ouvertement qu’ils avaient effectivement cosigné les accords de Minsk, mais qu’ils ne les avaient jamais pris au sérieux. L’absence de réaction de la Russie aurait été une négligence coupable. Ce sont les Ukrainiens qui ont déclenché la guerre en 2014 et notre objectif est maintenant d’y mettre fin.

Nous n’avons pas refusé de discuter. Nous avons négocié avec l’Ukraine à Istanbul en 2022 et Davyd Arakhamia, qui dirigeait la délégation ukrainienne, a même apposé sa signature préliminaire au bas d’un traité de paix. En bref, la guerre prenait fin si l’Ukraine abandonnait toute velléité d’adhésion à l’OTAN.

Mais M. Arakhamia a déclaré publiquement que Boris Johnson, alors Premier ministre britannique, était venu à Kiev pour dissuader l’Ukraine de procéder ainsi. Boris Johnson a ainsi déclaré qu’il valait mieux combattre la Russie et ne pas signer d’accord. Quant à l’OTAN, elle tente d’intimider ses propres populations avec une menace russe imaginaire. Les personnes sensées comprennent parfaitement qu’il s’agit d’une imposture : nous n’avons aucun intérêt en Pologne, en Lettonie ou ailleurs et les contes d’horreur qu’on raconte sur nous n’ont pour but que d’extorquer toujours plus d’argent aux contribuables américains et européens. Car il est contraire au bon sens de s’impliquer dans une sorte de guerre mondiale qui mènera l’humanité au bord de l’extermination.

L’OTAN et la CIA ont-elles fait exploser le gazoduc Nord Stream en 2022 ? Oui. Ceux qui l’ont fait devaient avoir non seulement un motif suffisant pour détruire le gazoduc, mais aussi les moyens nécessaires. Beaucoup sont intéressés par l’arrêt de Nord Stream, mais tous ne peuvent pas aller au fond de la mer Baltique pour provoquer une telle explosion. Et pourquoi ne pas utiliser ce crime commis par l’Occident pour faire de la propagande anti-russe ? Dans la guerre de la propagande, il est très difficile de vaincre les États-Unis, car ils contrôlent les médias du monde entier.

On sait que le dollar est la pierre d’angle de la puissance américaine. Aujourd’hui cependant, même les alliés des États-Unis réduisent leurs réserves dans cette monnaie. Jusqu’en 2022, les dollars américains représentaient environ 50 % des transactions russes avec les pays tiers, contre 13 % actuellement. L’explication en est que les États-Unis ont décidé de restreindre nos transactions. Il s’agit d’une véritable folie du point de vue des intérêts américains, et l’économie américaine en souffre. Pourquoi les États-Unis ont-ils agi de la sorte ? Par orgueil. Ils pensaient que cela mettrait la Russie à genoux, mais l’effondrement n’a absolument pas eu lieu.

Dans l’histoire de la Russie, l’année 988 est une date très importante. La Russie est devenue chrétienne à ce moment-là grâce au baptême du prince Vladimir, et elle a adopté l’Orthodoxie, ou Christianisme oriental. À cette époque, l’État russe englobe Novgorod (nord de la Russie) et Kiev (sud de la Russie) : il n’y avait alors qu’un seul territoire, une seule et même langue et une seule et même Foi. La situation actuelle est, dans une certaine mesure, une sorte de guerre civile. L’Occident estime que le peuple russe est divisé pour toujours par des hostilités. C’est faux. Les Russes se réuniront. Les relations se rétabliront. Cela prendra du temps, mais elles se rétabliront.

Tucker Carlson pourra-t-il maintenant s’adresser aux véritables décideurs politiques de l’Occident et obtenir un exposé tout aussi franc sur leur volonté d’asservir le monde entier ? On peut en douter. Et d’abord, qui sont ces véritables décideurs (au-dessus de leurs marionnettes officielles) ?

Kyrie eleison


KE 870 (16 mars 2024)
Poutine et les apparitions de Fatima

Oui, c’est vrai, « la Russie est loin d’être parfaite ! »

Sa libération sera pourtant complète.

Depuis que le président Poutine a accordé un entretien historique au célèbre journaliste américain Tucker Carlson, le 6 février dernier, cet entretien de deux heures a été commenté dans le monde entier. Son contenu, abrégé à l’extrême, est paru la semaine dernière dans ces Commentaires (n° 869 du 9 mars), exposant principalement le point de vue russe sur l’aggravation des conflits en Ukraine de 2014 jusqu’au déclenchement des hostilités entre l’Ukraine et la Russie en février 2022. Depuis lors, nous entendons régulièrement le chiffre de plus de 500 000 soldats ukrainiens morts, victimes des armes de très bonne qualité et des compétences militaires des Russes. Cela représente toute une génération de veuves et d’orphelins. Pourquoi tous ces pères et maris ont-ils sacrifié leur vie ?

Habituellement, les hommes sains d’esprit ne sacrifient pas leur vie pour rien. C’est pourquoi tant de guerres sont des guerres de religion, même à l’époque moderne, malgré les apparences. Ainsi, les deux guerres mondiales de 1914–1918 et de 1939–1945 représentent les efforts d’une Chrétienté très diminuée tentant de résister au triomphe de son substitut impie, le communisme. Car immédiatement après le triomphe de la révolution communiste à Saint-Pétersbourg et à Moscou en 1917, Lénine a fondé le Komintern en Russie pour servir de « société missionnaire » du communisme, en collaboration avec un certain nombre de grandes banques mondiales. Son but était de répandre le communisme dans le monde entier.

En réalité, nous sommes en présence de quatre messianismes. Le premier est celui de la race élue des Juifs, qui a été spécialement choisie et dotée pour préparer l’humanité à la venue du Sauveur et pour fournir le berceau humain de ce Sauveur ; ceci afin de permettre au seul et véritable Messie d’accomplir la Rédemption jusqu’à la fin du monde par sa Croix et par son Église. Le deuxième messianisme est le seul vrai messianisme, celui de l’Église catholique ; il accomplit parfaitement l’Ancien Testament, car il consiste à envoyer des âmes au Ciel depuis plus de 2000 ans. Le troisième messianisme est celui des Juifs talmudiques, adeptes de leur « Écriture » post-chrétienne qui n’est plus l’Ancien Testament tel que nous le connaissons, qui a Dieu lui-même pour auteur ; mais, alors que chaque page de l’authentique Ancien Testament rend témoignage de différentes manières de Notre Seigneur Jésus-Christ à venir, leur « Talmud », c’-à-d. leur substitut humain de l’Ancien Testament, empêche de Le mentionner et encore plus de L’adorer comme Dieu ; car ces Juifs sont la race qui L’a crucifié. Enfin, le quatrième messianisme est le communisme, qui est un rameau particulièrement vigoureux du talmudisme ; il a été conçu comme un mouvement puissant et actif visant à détruire les derniers vestiges de la Chrétienté décadente ; car la Chrétienté est le principal messianisme concurrent qui doit tomber devant le talmudisme.

Pour ainsi dire, les messianismes sont les ressorts de l’histoire humaine : un peuple messianique ; le vrai Messie ; le peuple autrefois messianique qui, blessé dans son orgueil, retourne tous ses dons contre le vrai Messie ; et, en conséquence, toutes sortes de mouvements pseudo-messianiques au cours des 20 siècles, luttant tous pour entraver le salut des âmes, comme l’a bien compris saint Paul très peu de temps pourtant après la Crucifixion et la Résurrection de Notre Seigneur (1 Thess. 2, 16).

Quant aux Russes, ils sont certainement un peuple religieux, comme l’a montré leur ferveur envers la pseudo-religion anti-chrétienne du communisme. Mais à Fatima, Notre Dame a prédit que la Russie jouerait un rôle essentiel dans la guérison de l’impiété actuelle des nations. Et si Rome ne se construit pas en un jour, comme dit le proverbe, néanmoins, après 72 ans de souffrances terribles sous le communisme (1917–1989), la Russie a appris sa leçon et revient au Christ. Lisez Soljénitsyne. Dieu reste le Maître. Il fait payer un lourd tribut aux Ukrainiens pour avoir choisi de faire confiance aux talmudistes qui contrôlent totalement l’Amérique (mais personne ne les y forçait). Vous avez besoin de l’aide de Dieu ? Alors choisissez de faire Sa volonté.

Kyrie eleison

dimanche 23 avril 2023

Mgr Viganò et la Russie

KE 823 (22 avril 2023)

Comment nos dirigeants peuvent-ils l’ignorer ? –

Tout ce que Dieu a fait, Schwab veut le « réparer »


Dans une Église catholique où très peu d’ecclésiastiques ont encore la perspicacité de voir – ou le courage de dénoncer – pourquoi le monde qui les entoure cherche à se suicider, voilà un prélat qui proclame sans crainte les vérités essentielles jour après jour. Voici, en résumé, le message encourageant de Mgr Carlo Maria Viganò au Congrès constitutif du Mouvement International Russophile, qui s’est tenu à Moscou le 14 mars dernier. Lorsqu’un évêque catholique est consacré à l’épiscopat, il promet de ne pas appeler mal ce qui est bien, ni d’appeler bien ce qui est mal. Ici, Mgr Viganò désigne ouvertement nos dirigeants mondiaux actuels comme étant mauvais, et les Russes qui leur tiennent tête comme étant bons. On peut avoir des réserves, mais il a raison pour
l’essentiel. Si son message n’est pas écouté, nous devrons l’apprendre à nos propres dépens.


Les événements récents ont montré que l’athéisme matérialiste qui a dévasté l’Empire russe et le monde depuis 1917 – comme la Très Sainte Vierge Marie l’a annoncé à Fatima – s’est aujourd’hui allié au libéralisme pour constituer l’idéologie mondialiste qui sous-tend le Nouvel Ordre Mondial. Comme l’a justement souligné le président Vladimir Poutine dans un discours récent, il s’agit d’un projet infernal, où la haine de la civilisation chrétienne veut créer une société d’esclaves soumise à l’« élite » de Davos.  L’objectif est une société dystopique, sans passé ni avenir, sans foi ni idéal, sans culture ni art, sans père ni mère, sans famille ni spiritualité. Peut-on s’étonner qu’après avoir déchristianisé le monde occidental, cette même « élite » considère la Russie comme un ennemi à abattre ? La Fédération de Russie représente indéniablement le dernier bastion de la civilisation contre la barbarie, rassemblant autour d’elle toutes les nations qui n’entendent pas se soumettre à la colonisation du monde par l’OTAN, l’ONU, l’Organisation Mondiale de la Santé, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International.


C’est ainsi que la récente farce covidique, absolument criminelle dans ses méthodes, a été suivie de près par la crise ukrainienne. Ces situations d’urgence, les unes après les autres, sont délibérément fabriquées afin de détruire le tissu social et économique des nations, de décimer la population mondiale et de concentrer son contrôle entre les mains d’une oligarchie qui a opéré un changement de régime à l’échelle mondiale. Les théoriciens de ce bouleversement ont des noms et des visages, à commencer par George Soros, Klaus Schwab et Bill Gates. Aujourd’hui, ils déclarent que la Russie est l’ennemi, mais en réalité, ils considèrent également les Européens, les Américains, les Australiens et les Canadiens comme des ennemis et les traitent comme tels, en les persécutant et en les appauvrissant.

Ainsi, en 2020, l’« État Profond » a commis la fraude électorale de 2020 aux États-Unis, indispensable pour empêcher la réélection du président Donald Trump. De même, en 2013, l’« Église Profonde » avait réussi à faire démissionner le pape Benoît XVI, et à faire élire à sa place un personnage agréé du Nouvel Ordre Mondial, le jésuite Jorge Mario Bergoglio. Cependant, alors que les agents du Forum économique mondial au sein des gouvernements occidentaux et de l’Église peuvent tenir les dirigeants mondiaux dans le creux de leurs mains et les forcer à agir contre le bien de leur propre peuple, leur bouleversement si plein de succès en Occident a été providentiellement arrêté aux frontières de la Russie.


Le but avoué de ce bouleversement perpétré contre l’humanité est l’instauration d’une tyrannie infernale, où règne la haine de Dieu et de l’homme créé à son image. C’est le royaume de l’Antéchrist. Nous menons un combat historique : nous resterons sous le manteau de la Très Sainte Vierge, la glorieuse « Porteuse de Victoire », en compagnie de l’Archange Saint Michel. La victoire appartient au Christ et à tous ceux qui choisissent de se ranger sous la Sainte Bannière de sa Croix.


Kyrie eleison.

jeudi 23 février 2023

Plus de Dostoïevski

KE 813 (11 février 2023)

Il faudrait consacrer la Russie sans retard.

Notre Seigneur a dit, hélas, qu’« il sera tard. »

Dans son dernier roman, Les Frères Karamazov (1879), le célèbre romancier russe Dostoïevski (1821–1881) exprime de nouvelles pensées profondes par la bouche d’un moine russe, le Père Zosime : le starets annonce l’échec de l’Occident libéral, et figure ce que l’Orient chrétien, et le monachisme russe en particulier, pourraient un jour apporter au monde. Nous verrons bien. Mais alors que l’Amérique et la Russie se préparent toutes deux au déclenchement d’une Troisième Guerre mondiale totale, la Consécration de la Russie demandée par Notre-Dame à Fatima gagne de plus en plus en importance, et la robuste pensée du Père Zosime en intérêt. L’extrait qui suit a été librement adapté et abrégé (Les Frères Karamazov, L. 6, ch. 3, e., trad. H. Mongault, NRF, 1935) –

Ces moines humbles et doux, qui aspirent à la solitude pour se livrer à la prière . . . ce sont eux qui sauveront peut-être encore une fois la Russie ! . . . Ils gardent dans leur solitude l’image du Christ, splendide et intacte, dans la pureté de la vérité divine, léguée par les Pères de l’Église, les Apôtres et les martyrs. Et quand l’heure sera venue, ils la révéleront au monde ébranlé dans ses croyances. C’est une grande idée. Cette étoile brillera à l’Orient.

 . . . . Regardez ces « élites » du Monde qui se dressent au-dessus du peuple chrétien. N’ont-elles pas altéré l’image de Dieu et sa vérité ? Ils ont la science, mais une science assujettie aux sens. Quant au monde spirituel, la moitié supérieure de l’être humain, on le repousse, on le bannit allégrement, même avec haine.  Le monde a proclamé le règne de la liberté, ces dernières années surtout ; mais que représente cette liberté ? Rien que l’esclavage et le suicide !

Car le monde dit : « Tu as des besoins, assouvis-les, tu possèdes les mêmes droits que les grands et les riches. Ne crains donc pas de les assouvir, accrois-les même ». Telle est leur conception de la « liberté ». Et que résulte-t-il de ce droit à multiplier ses besoins ? Chez les riches, la solitude et le suicide spirituel ; chez les pauvres, l’envie et le meurtre, car on a conféré des droits, mais on n’a pas encore indiqué les moyens d’assouvir les besoins. On assure que le monde, en abrégeant les distances, en transmettant la pensée dans les airs, s’unira toujours davantage, que la fraternité régnera. Ne croyez en rien à cette union des hommes, car elle altère leur nature reçue de Dieu, car elle fait naître de la haute société aux classes moyennes une foule de désirs insensés, d’habitudes et d’imaginations absurdes. Ils ne vivent que pour s’envier mutuellement, pour la sensualité et l’ostentation. Se montrer passe pour une nécessité à laquelle on sacrifie jusqu’à sa vie ; on se tuera même, faute de pouvoir la satisfaire. Quant aux pauvres, l’inassouvissement des besoins et l’envie sont pour le moment noyés dans l’ivresse. Mais bientôt, au lieu de vin, ils s’enivreront de sang. C’est le but vers lequel on les mène : les grandes guerres générales. Dites-moi si un tel homme est libre ?

On objecte qu’ils lutteront pour l’humanité ! Je réponds qu’ils seront incapables d’un effort soutenu. Rien d’étonnant à ce que les hommes aient rencontré la servitude au lieu de la liberté, et qu’au lieu de servir la fraternité et l’union, ils soient tombés dans la désunion et la solitude . . . . Aussi, l’idée du dévouement à l’humanité, de la fraternité, de la solidarité disparaît-elle graduellement dans le monde ; car comment se défaire de l’habitude de satisfaire les besoins innombrables que l’on s’est soi-même inventés ? Réduit à la solitude par sa « liberté », comment se soucier du reste de l’humanité ? En fin de compte, les biens matériels se sont accrus mais la joie a disparu.

Bien différente est la vie du religieux. On se moque de l’obéissance, du jeûne, de la prière ; cependant c’est la seule voie qui conduise à la vraie liberté ; je retranche les besoins superflus, je dompte et je flagelle par l’obéissance ma volonté égoïste et hautaine, je parviens ainsi, avec l’aide de Dieu, à la liberté de l’esprit et avec elle à la joie spirituelle ! . . . C’est le peuple qui sauvera la Russie et le moine russe a toujours été avec le peuple . . . . Le peuple terrassera l’athée et la Russie sera unifiée dans l’orthodoxie. Préservez le peuple et veillez sur son cœur. Instruisez-le dans la paix. Voilà votre mission de religieux, car ce peuple porte Dieu en lui. 

Kyrie eleison.

mardi 14 février 2023

La Russie se convertit-elle ?

KE 812 (4 février 2023) 

Prions l’Immaculée, implorons tous Son Cœur,

Pour que la Russie joue son rôle salvateur.

La Russie est très présente dans l’actualité en raison de la guerre en Ukraine qui fait toujours rage en ce début d’année ; ce pays reçoit de nos viles médias une presse uniformément mauvaise. Sans doute, ceci est en partie mérité, car la Russie communiste (1917–1991) a effectivement, selon l’expression de Notre Dame de Fatima, « répand[u] ses erreurs dans le monde entier ». Cependant, cet énorme pays a certainement plus à offrir qu’il n’y paraît. Winston Churchill (1874–1965) était un brillant politicien, mais il était dépassé par la Russie, qu’il qualifiait de « rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme » (BBC, 1er octobre 1939). Au contraire, Notre-Dame de Fatima a demandé au pape et aux évêques catholiques de consacrer la Russie à son Cœur Immaculé, et alors « une période de paix sera donnée au monde. » Mais pourquoi la Russie ? Pourquoi pas des pays catholiques, comme l’Italie ou la France ?

La clé de la Russie est certainement qu’il s’agit d’un peuple profondément religieux, connu après sa conversion au christianisme en 988, et pendant des siècles, comme la « Sainte Russie ». La capacité correspondante qu’elle avait pour exceller dans le bien, ou s’abîmer dans le mal, a pu dépasser un matérialiste moderne comme Churchill. Ainsi et de la même manière, les Russes ont appelé Moscou la « Troisième Rome », pour suggérer qu’elle succédait à Rome elle-même, et à la Constantinople byzantine : comme si Moscou avait un rôle central à jouer dans la christianisation du monde. Alexandre Douguine, russe célèbre qui a eu une influence sur le président Poutine, parle ouvertement de la guerre en Ukraine comme d’une bataille de la Russie pour empêcher le Nouvel Ordre Mondial de déchristianiser l’humanité. Poutine lui-même a souvent défendu les valeurs naturelles et chrétiennes contre les perversions immorales de l’Occident, tombé en pourriture ; il s’est ainsi taillé la figure d’un véritable homme d’État, au milieu des marionnettes qui se posent aujourd’hui en dirigeants des nations de l’Ouest.

Il est déjà arrivé dans l’histoire que la Russie ait agi pour sauver l’Europe des démons du libéralisme. En 1812, Napoléon avait installé la Révolution française dans de nombreux pays d’Europe, et cette année-là, il rassembla une immense armée de 600 000 hommes pour envahir la Russie. Son ambition était de la faire entrer dans un nouvel ordre mondial déjà en gestation. On attribue généralement la défaite de Napoléon à l’hiver russe, mais ce sont les Russes qui, par leur patriotisme et leur courage à la bataille de Borodino, ont infligé un coup de massue à l’armée d’invasion. En 1814, le tsar Alexandre Ier était à Paris avec ses soldats pour faire la paix avec la France, et mettre en place la « Sainte Alliance » pour aider l’Europe à tenir la Révolution en échec. Même en 1941, Staline rouvrit des églises en Russie soviétique pour permettre à la religion et au patriotisme du peuple – et non à son communisme – de faire la plus grande et la plus dure partie du combat nécessaire pour écraser le nazisme, au bénéfice temporaire du monde entier.

Le célèbre romancier russe Dostoïevski (1821–1881) met dans la bouche d’un personnage de son roman Les Démons ou Les Possédés (1871), une vision étonnante de la folie et de la conversion futures de la « Russie bien-aimée ». Le personnage est un vieux libéral niais, mais tandis que le délire et la mort se rapprochent de lui, il a des moments de pure perspicacité quant à l’avenir – il voit la Russie (comme l’homme de l’Évangile : Mc 5, 1–20), possédée par une légion de démons, puis libérée de tous, assis tranquillement aux pieds de Notre Seigneur.  Dostoïevski n’avait-il pas prévu que la Russie serait possédée par la folie du communisme, puis finalement libérée par la consécration maintenant proche au Cœur Immaculé de Marie ? –

J’ai à présent une quantité effrayante d’idées : voyez-vous, cet extrait de l’Evangile est trait pour trait l’image de notre Russie. Ces démons qui sortent du malade et qui entrent dans des cochons – ce sont tous les poisons, tous les miasmes, toutes les impuretés, tous les diables accumulés depuis des siècles dans notre grande et chère malade, dans notre Russie ! [ ... ] Mais sur elle, comme sur ce démoniaque insensé, veille d’en haut une grande pensée, une grande volonté qui expulsera tous ces démons, toutes ces impuretés, toute cette corruption suppurant à la surface ... et eux-mêmes demanderont à entrer dans des cochons. Que dis-je ! Peut-être y sont-ils déjà entrés ! C’est nous, nous [...] et les autres [Révolutionnaires] . . . et moi peut-être le premier : affolés, furieux, nous nous précipiterons du rocher dans la mer, nous nous noierons tous – et ce sera bien fait, car nous ne méritons que cela. Mais la malade sera sauvée, et « elle s’assiéra aux pieds de Jésus . . . » et tous la contempleront avec étonnement ... [ ... ] maintenant cela m’agite trop ... (Les Possédés, 3e P., ch.7, II, trad. V. Derély, Plon, 1886)

Kyrie eleison.

jeudi 14 juillet 2022

Miles Christi 23 (Mars - juin 2022) - Fin

Partie I

Partie II

Notre confrère, M l'abbé Chazal, continue à nous faire découvrir son apostolat en Asie. L'exemple des Malaisiens devrait faire réfléchir.... Au lieu de se résigner à suivre collectivement une œuvre qui périclite et emmène inévitablement vers la Rome apostate, il est urgent de réagir en groupe. Suivre un prêtre (même un peu bon) ne garantit pas l'avenir de l'Eglise; bien au contraire, elle la neutralise. Que le bon exemple des catholiques malaisiens ranime le courage des timorés ! 

Petit rappel


  • La Malaisie rejoint la Résistance

Pour le moment, c’est un groupe de 70 personnes, doté d’une belle chapelle à Kuala Lumpur. Les années passant, ils ont vu l’érosion graduelle de la position doctrinale de la FSSPX, avec une certaine accélération au cours des dernières années.

Si la FSSPX avait utilisé une meilleure forme de persuasion, je veux dire : s’abstenir du chantage aux sacrements, maintenir le statu quo avec le comité de laïcs contrôlant les fonds, s’abstenir d’exclure les âmes pour des raisons futiles et refuser de s’allier avec le mouvement « Una Voce » et le diocèse local ; alors cette même FSSPX aurait gardé ces bonnes personnes.

J’espère de Dieu que cela se passera de la même manière pour de nombreux autres groupes de la FSSPX mondiale. Ils voient le changement et la dérive doctrinale de la FSSPX ; cependant ils n’ont pas la chance, qu’ont eue nos chers Malaisiens, d’avoir un facteur critique pour provoquer une adhésion effective et officielle à la Résistance.

Nous devons aussi admettre que :

1. Nous n’avons pas suffisamment de prêtres pour prendre en charge tous les meilleurs groupes de la FSSPX (les fidèles libéraux de la FSSPX sont invités à demeurer dans la FSSPX)

2. Nous sommes très occupés à conquérir des groupes d’âmes venant du Novus Ordo.

Je pense que cette tendance va continuer, surtout avec « l’effet Viganò », et, pour la première fois depuis l’abbé Picot, un prêtre occidental, l’abbé Paul Morgan, est venu nous aider.

  • … tandis que le mouvement gagne du terrain partout
Il y a environ 18 prêtres en Europe, et, de loin, ils n’appartiennent pas au même groupe. Les Dominicains d’Avrillé forment le plus important, suivi par la SAJM de Mgr Faure, le groupe de l’abbé Pivert (6 prêtres), le groupe de l’abbé Ballini. Ailleurs, des prêtres travaillent ensemble, comme les abbés Stobniki et Michael en Pologne ; et les autres sont indépendants comme les abbés Pfeiler, Bruhwiller pour le monde germanophone. Je pense aussi à l’abbé Ribas en Espagne et l’abbé Gallagher au Portugal.

Si vous combinez ces prêtres persévérants avec Mgr Viganò, il est évident de voir que le visage du pape François peut s’allonger encore et encore. S’il use de violence à l’encontre des traditionalistes, il y a maintenant un cercle d’amis prêts à accueillir des réfugiés hors de toute collaboration avec cette entreprise de destruction appelée l’église du Novus Ordo.

Un temps viendra où la portion pourrie et hérétique de l’église officielle tombera, alors que la Tradition sera rétablie au contrôle officiel de l’Église catholique visible.

Alors la Russie sera correctement consacrée, réalisant sa conversion et atteignant son splendide triomphe.

A mon avis, l’erreur majeure de François dans sa tentative de consécration, c’est d’avoir délaissé la conversion de la Russie au profit d’un but utilitaire : la fin de la guerre. C’est pourquoi au lieu du « steak » russe demandé par Notre-Dame, François a concocté un « ragoût » russo-ukrainien mondialiste. Il a poussé l’insolence en disant préalablement que ce n’était pas « magique ». Et après trois mois, nous voyons tous que la guerre ne fait qu'empirer.

Le conseil que je lui donnerais serait donc : « Sa Sainteté, si vos deux colombes de la paix pour l’Ukraine ont été immédiatement tuées il y a 7 ans, si vos mains n’ont pas vu le sang de Saint Janvier se liquéfier, si votre « consécration » n’est suivie que d’une aggravation de la guerre ; pour que la situation n’empire pas : convertissez-vous, retirez-vous et priez pour avoir un successeur digne de la charge. »

Que sommes-nous, sinon rien ? « Ayez pitié de moi, Seigneur, parce que je ne suis rien », dit le psaume.

A Cebu, notre dernier séminariste pourrait retourner chez ses parents, à mon grand regret… Ainsi nous pourrions finir, non pas comme un « séminaire bidonville », mais comme un bidonville pur et simple.

Nous sommes toujours à la première case, pour tout ce que nous essayons, alors qu’un nombre incalculable d’âmes tombent dans l’enfer éternel.

Mais y a-t-il quelque chose que Dieu n’ait créé de rien ? Il connaît le temps, où Ses conditions seront remplies, pour faire toute chose nouvelle.



samedi 9 juillet 2022

Miles Christi 23 (Mars - juin 2022) - Partie II

Plan du toit
de la nouvelle chapelle

  • Et maintenant ?

Demeurent seulement la structure en béton supérieure et la base de la tour la plus basse.  La maison d’hôtes de l’abbé Picot a aussi été détruite.  Je n’ai jamais aimé cette structure, en raison de la qualité du mélange de béton si horrible.  Mais, nous en sommes là, c’est ce qui reste encore.  La plupart des éléments des toitures a fourni rapidement des murs ; avec permission, quelques parties, comme le toit supérieur de la tour principale, ont trouvé un réemploi à travers la vallée.  Frère Louis a rapidement reconstruit le hangar pour les chèvres, poulets et dindes.  Le bas de la grande tour a des toilettes et douches intactes ; nos générateurs électrique et système solaire sont aussi intacts. L’eau de la montagne est toujours délicieuse…  Voilà notre situation.  Les classes pouvaient encore reprendre, le séminaire peut continuer là dans des conditions beaucoup plus sommaires, au moins jusqu’au moment où une habitation plus correcte pourra être construite. Dès maintenant, tous les efforts sont consacrés à la construction d’une chapelle sur la partie la plus élevée, là où se trouve la tombe de l’abbé Suelo.  Tant d’arbres sont tombés et tous les bambous locaux ont été détruits ; la solution est donc d’acheter une tronçonneuse et de payer les habitants pour obtenir l’autorisation d’y couper les poutres de la nouvelle chapelle.  Elle sera deux fois plus grande que la précédente pour s’adapter à la croissance du nombre de fidèles à Cebu.

Tout cela, c’est le travail de l’abbé June Mark, depuis la première respiration d’Odette jusqu’à la dernière poutre de la nouvelle chapelle.

Nos fidèles de Cebu ont aussi beaucoup souffert puisque l’eau et l’électricité ont été coupées et l’approvisionnement alimentaire est devenu irrégulier.  Cebu a un climat particulièrement chaud et de nombreuses familles utilisent des réfrigérateurs et ont besoin de ventilateurs au moins la nuit.

Le bon côté, c’est que les smartphones ont été inutilisables pendant un mois et, par conséquent, de nombreux enfants sont revenus à une vie normale…  Ainsi, mon souhait, exprimé dans le précédent numéro, a été comblé, mais seulement pour un mois.  Les autorités ont été très rapides pour rétablir l’électricité et cela prit deux mois pour que l’électricité revienne dans notre vallée de Pamutan.  La musique déformée occidentale est revenue ; prions que lorsque la Chine attaquera, ils utiliseront des ondes de choc magnétiques pour réduire au silence les outils d’asservissement des esprits.  Mais j’ai des doutes : la Chine est un royaume d’esclaves.

Notre église de Maasin a aussi été détruite, mais uniquement dans sa partie en bambous (nous n’avions pas la permission de construire une église en dur) ; la partie inférieure en béton tient parfaitement et nous pouvons encore y dire la messe.  Une chapelle plus petite, plus résistante, va être construite.

  • Guerre (par nous provoquée) mondiale III 

Et nous l’avons fait venir depuis très très longtemps puisque les chars russes étaient déjà attendus aussi loin que dans les années 1970.  Mon opinion sur cette guerre est que, enfin, le sceptre du  pouvoir va être retiré des mains de la judéo-maçonnerie et que, pendant ce processus, la punition visitera tout l’Occident corrompu, qui est vraiment devenu un empire du mensonge ;  une dangereuse dystopie communiste qui a produit « toutes les nations boivent le vin de leur fornication », telle étant la saleté de leur épave morale complète.

Dans la situation actuelle, l’Occident est perdu et aveugle.  Toutes les tentatives pour le ressusciter et l’éclairer ont échoué, et plus Dieu attend, plus ils pèchent et mènent les autres à pécher.

La Russie, au contraire, après avoir souffert de toutes les conséquences de l’idéologie communiste et l’avoir propagée (exactement comme l’Occident répand actuellement sa propre pourriture), la Russie présente au moins une croyance en l’ordre naturel de la création ; et ce n’est pas très communiste… (Même les derniers communistes restants, conduits par Zhirinovski, sont fermement opposés aux restrictions communistes covidiques et à l’obligation « vaccinale » en Russie.)

Dans son aveuglement, l’Occident continue de provoquer la Russie (et les autres nations qui lui sont alliées) ; chaque fois  Poutine annonce que la Russie répondra, et chaque fois la réponse est dûment obtenue.  Poutine ne « bluffe » pas et l’on comprend de mieux en mieux sa devise : « Si de toutes façons, une bataille est inévitable, il vaut mieux frapper le premier ».

Je pense que les prophéties étaient justes : elles ne seront pas réalisées avant que les chars russes n’atteignent Paris, ou avant que les bombes nucléaires, que l’OTAN appelle « SATAN » n’explosent au-dessus de Manhattan.

Jusqu’à présent, la Russie a reconquis la plupart des territoires revendiqués et colonisés par Catherine la Grande ; mais cela leur a coûté un peu et aux pauvres Ukrainiens beaucoup plus.  Nous avons pitié des Ukrainiens (non pas que l’Ukraine soit plus qu’une entité historique, à l’extérieur du Commonwealth polonais-lithuanien) qui sont, en fait, des frères des Russes eux-mêmes.

Il n’était pas nécessaire que cette guerre se produise, donc les Russes auront à cœur de punir l’Occident criminel… par ses propres moyens, sa mystérieuse et masochiste arrogance.  Car, à chaque fois que les Occidentaux lancent de nouvelles « sanctions » sur une nation qui alimente son économie par ses ressources,  ils aggravent la misère déjà existante de leur système dysfonctionnel, socialiste et ponzo-capitaliste.

Mon souhait, ma prière, c’est que ce gigantesque éléphant s’effondre enfin…  Le temps est venu parce que nous sommes sur le point d’être complètement enchaînés par cette grande réinitialisation communiste. Les Russes nous qualifient de communistes et ils pourraient se révéler être la « gâchette » qui provoquera la chute de l’ « empire du mensonge ».  Ils savent à quel point nos autorités sont consacrées à Satan et que la destruction systématique de l’ordre naturel met fin à la civilisation qu’ils partagent avec nous.

Pour l’instant, les Russes remportent cette longue guerre fratricide, à grands frais et avec un nombre important de victimes.  Il en est de même pour la guerre économique ; la Russie subit des dégâts, mais ses ennemis souffrent bien plus, sans parler des innocents Africains affamés.

On peut donc estimer que cette guerre va s’intensifier puisque nous ne voyons toujours pas une quelconque fin à l’orgueil et à la folie démoniaque des élites gouvernementales occidentales, alors que l’ours continue d’être piqué et en colère ; un seul exemple : le ministre de la défense russe nous dit que 2 000 missiles ont été tirés, qu’il en reste 10 000 en réserve et que les industries en produisent à un rythme maximal.

On ne peut que plaindre les braves soldats et civils ukrainiens… Et leur souffrance est seulement le commencement de la réinitialisation par Dieu Lui-même de Sa création.

vendredi 20 mai 2022

Réponse aux mensonges occidentaux sur la situation militaire en Ukraine - sur les sanctions économiques contre la Russie

Pour comprendre au mieux la situation géopolitique actuelle en Russie, nous vous invitons à suivre les vidéos et conférences de M. Xavier Moreau.  Ce dernier sait de quoi il parle contrairement aux Gamelins des plateaux TV. Xavier Moreau est un homme d'affaires et un analyste politico-stratégique installé à Moscou depuis 16 ans. Saint-Cyrien et diplômé de la Sorbonne (Paris IV) en histoire des relations internationales, il dirige la société LinkIT Vostok à Moscou. Il conseille différents groupes internationaux dans les pays de l'ancienne URSS, dont la Russie et l'Ukraine, et dirige le site d'analyse géopolitique Stratpol

Il l’est l’auteur, aux éditions Ellipses, de « La nouvelle grande Russie : De l'effondrement de l'URSS au retour de Vladimir Poutine », une analyse du redressement politique, économique et géopolitique de la Russie post-soviétique durant les vingt dernières années.  A travers cet ouvrage, édité en 2012, Xavier Moreau éclaire, de manière synthétique et claire, les mécanismes qui ont conduit une puissance, déclinante au début des années 1990, à se redresser de façon spectaculaire sous l'ère Poutine, au point d'être redevenue aujourd'hui un acteur incontournable du nouveau monde multipolaire.

Il l’est également l’auteur, en 2015, aux Editions du Rocher, de « Ukraine, Pourquoi la France s’est trompée » dans lequel il démontre que l’ignorance de l'histoire de l'Ukraine, la méconnaissance des forces en présence et des enjeux économiques, le mépris des intérêts français sont à l'origine du plus grand fiasco de la politique étrangère française depuis les guerres de Yougoslavie.

Pour vous faire une juste idée de ses analyses, nous vous invitons à écouter cette dernière analyse sur la situation en Ukraine. 

M. Xavier Moreau développe la notion de guerre juste qui doit intéresser tout catholique !



lundi 21 mars 2022

Les Straussiens instrumentalisent Fatima pour rentrer en guerre contre la Russie

Par Joseph

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne faut surtout pas se réjouir trop vite de la "consécration" que le Pape François prétend faire le 25 mars prochain. Connaissant le personnage, sa théologie, son esprit œcuménique et mondialiste, ses relations avec l'état profond américain etc... les catholiques doivent raison garder et éviter de tomber dans le piège d'une instrumentalisation diabolique du message de Fatima. Il est bien vrai que les évêques Ukrainiens semblent avoir demandés une consécration selon les demandes du ciel MAIS c'est oublier que les mondialistes veulent à tout prix faire passer les Russes pour d'affreux envahisseurs alors qu'en réalité il s'agit d'une libération de territoires martyrisés depuis 8 années et qui vise à sécuriser une zone sensible pour les Russes. Thierry Meyssan nous révèle de façon opportune l'existence de ce groupe nommé "Straussiens" qui sont en réalité des criminels de haut rang et qui poussent les occidentaux à rentrer en guerre contre la Russie.


La Russie ne livre pas de guerre au peuple ukrainien, mais à un petit groupe de personnes au sein du pouvoir états-unien qui a transformé l’Ukraine à son insu, les Straussiens. Il s’est formé il y a un demi-siècle et a déjà commis une quantité incroyable de crimes en Amérique latine et au Moyen-Orient à l’insu des États-uniens. Voici leur histoire.

Le 24 février à l’aube, les forces russes sont entrées massivement en Ukraine. Selon le président Vladimir Poutine, qui s’exprimait alors à la télévision, cette opération spéciale était le début de la réponse de son pays à « ceux qui aspirent à la domination du monde » et qui font avancer les infrastructures de l’Otan aux portes de son pays. Durant cette longue intervention, il a résumé la manière dont l’Otan a détruit la Yougoslavie sans autorisation du Conseil de sécurité des Nations-Unies, allant jusqu’à bombarder Belgrade en 1999. Puis il a parcouru les destructions des États-Unis au Moyen-Orient, en Iraq, en Libye et en Syrie. Ce n’est qu’après ce long exposé qu’il a annoncé avoir envoyé ses troupes en Ukraine avec la double mission de détruire les forces armées liées à l’Otan et d’en finir avec les groupes néo-nazis armés par l’Otan.


Immédiatement tous les États membres de l’Alliance atlantique dénonçaient une occupation de l’Ukraine comparable à celle de la Tchécoslovaquie lors du « Printemps de Prague » (1968). Selon eux, la Russie de Vladimir Poutine aurait adopté la « doctrine Brejnev » de l’Union soviétique. C’est pourquoi le monde libre doit punir l’« Empire du Mal » ressuscité en lui imposant des « coûts dévastateurs ».

L’interprétation de l’Alliance atlantique vise avant tout à priver la Russie de son argument majeur : certes, l’Otan n’est pas une confédération d’égaux, mais une fédération hiérarchisée sous commandement anglo-saxon, cependant la Russie agit de même. Elle refuse à l’Ukraine la possibilité de choisir son destin comme les Soviétiques l’ont refusé aux Tchécoslovaques. Certes, l’Otan, par son fonctionnement, viole les principes de souveraineté et d’égalité des États stipulés par la Charte des Nations unies, mais elle ne doit pas être dissoute, sauf à dissoudre aussi la Russie.

Peut-être, mais probablement pas.

Le discours du président Poutine n’était pas dirigé contre l’Ukraine, ni même contre les États-Unis, mais explicitement contre « ceux qui aspirent à la domination du monde », c’est-à-dire contre les « Straussiens » au sein du pouvoir états-unien. C’était une véritable déclaration de guerre à leur égard.

Le 25 février, le président Vladimir Poutine qualifiait le pouvoir de Kiev de « clique de drogués et de néonazis ». Pour les médias atlantistes, ces propos étaient ceux d’un malade mental.

Dans la nuit du 25 au 26 février, le président Volodymyr Zelensky adressait à la Russie, via l’ambassade de Chine à Kiev, une proposition de cessez-le-feu. Le Kremlin lui répondait immédiatement en posant ses conditions :
arrestation de tous les nazis (Dmitro Yarosh et le Bataillon Azov, etc.),
dépôt de tous les noms de rue et destruction des monuments glorifiant les collaborateurs des nazis durant la Seconde Guerre mondiale (Stepan Bandera, etc.),
dépôt des armes.

La presse atlantique ignorait cet événement, tandis que le reste du monde, qui le connaissait, retenait son souffle. La négociation échouera quelques heures plus tard après intervention de Washington. Ce n’est qu’à ce moment-là que les opinions publiques occidentales en seront informées, mais les conditions russes leur seront toujours cachées.

De quoi le président Poutine parle-t-il ? Contre qui se bat-il ? Et quelles sont les raisons qui ont rendu aveugle et muette la presse atlantiste ?

Paul Wolfowitz

BRÈVE HISTOIRE DES STRAUSSIENS

Arrêtons-nous un instant sur ce groupe, les Straussiens, à propos duquel les Occidentaux savent peu de choses. Il s’agit d’individus, tous juifs, mais absolument pas représentatifs ni des juifs états-uniens, ni des communautés juives dans le monde. Ils ont été formés par le philosophe allemand, Leo Strauss, réfugié aux États-Unis lors de la montée du nazisme et devenu professeur de philosophie à l’université de Chicago. Selon de nombreux témoignages, il avait constitué un petit groupe d’élèves fidèles auxquels il dispensait un enseignement oral. Il n’y a donc pas d’écrits à ce sujet. Il leur expliquait que le seul moyen pour les juifs de ne pas être victimes d’un nouveau génocide était de constituer leur propre dictature. Il les désignait sous le nom d’Hoplites (les soldats de Sparte) et les envoyait perturber les cours de ses rivaux. Enfin, il leur enseignait la discrétion et faisait l’éloge du « noble mensonge ». Bien qu’il soit mort en 1973, sa fraternité étudiante s’est perpétuée.

Les Straussiens ont commencé à former un groupe politique il y a un demi-siècle, en 1972. Ils étaient tous membres de l’équipe du sénateur démocrate Henry “Scoop” Jackson, notamment Elliott Abrams, Richard Perle et Paul Wolfowitz. Ils travaillaient étroitement avec un groupe de journalistes trotskistes également juifs, qui s’étaient connus au City College of New York et éditaient la revue Commentary. on les appelait les « Intellectuels new-yorkais » (New York Intellectuals). L’ensemble de ces deux groupes était très lié à la CIA, mais aussi grâce au beau-père de Perle, Albert Wohlstetter (le stratège militaire US), à la Rand Corporation (le think tank du complexe militaro-industriel). Beaucoup de ces jeunes gens se marièrent entre eux jusqu’à former un groupe compact d’une centaine de personnes.

Ensemble, ils rédigèrent et firent adopter, en pleine crise du Watergate (1974), l’« amendement Jackson–Vanik » qui contraignit l’Union soviétique à autoriser l’émigration de sa population juive vers Israël sous peine de sanctions économiques. C’est leur acte fondateur.

En 1976, Paul Wolfowitz [1] fut un des artisans de l’« équipe B » (Team B) chargée par le président Gerald Ford d’évaluer la menace soviétique [2]. Il rendit un rapport délirant accusant l’Union soviétique de se préparer à prendre une « hégémonie globale ». La Guerre froide changeait de nature : il ne s’agissait plus d’isoler (containment) l’URSS, il fallait l’arrêter pour sauver le « monde libre ».

Les Straussiens et les Intellectuels new-yorkais, tous de gauche, se mirent au service du président de droite Ronald Reagan. Il faut bien comprendre que ces groupes ne sont ni vraiment de gauche, ni de droite. Certains membres ont d’ailleurs basculé cinq fois du Parti démocrate au Parti républicain et inversement. Ce qui est important pour eux, c’est de s’infiltrer au pouvoir, de quelque idéologie qu’il soit. Elliott Abrams devint assistant du secrétaire d’État. Il conduisit une opération au Guatemala où il plaça un dictateur au pouvoir et expérimenta, avec des officiers du Mossad israélien, la manière de créer des réserves pour les Indiens Mayas afin, à terme, de faire la même chose en Israël avec les Arabes palestiniens (la Résistance maya a valu à Rigoberta Menchú son prix Nobel de la paix). Puis Elliott Abrams continua ses exactions au Salvador et enfin au Nicaragua contre les Sandinistes avec l’affaire Iran-Contras. De leur côté les Intellectuels new-yorkais, désormais dénommés « Néoconservateurs » créèrent le Fonds national pour la Démocratie (National Endowment for Democratie — NED) et l’Institut des États-Unis pour la paix (U.S. Institute of Peace) ; un dispositif qui organisa de très nombreuses révolutions colorées, à commencer par la Chine avec la tentative de coup d’État du Premier ministre Zhao Ziyang et la répression qui s’en suivit sur la place Tienanmen.

À la fin du mandat de George H. Bush (le père), Paul Wolfowitz, alors numéro 3 du secrétariat à la Défense, élabora un document [3] autour d’une idée forte : après la décomposition de l’URSS, les États-Unis devaient prévenir l’émergence de nouveaux rivaux, à commencer par l’Union européenne. Il concluait en préconisant la possibilité de prendre des actions unilatérales, c’est-à-dire de mettre fin à la concertation des Nations unies. Wolfowitz est sans aucun doute le concepteur de « Tempête du désert », l’opération de destruction de l’Iraq qui a permis aux États-Unis de changer les règles du jeu et d’organiser un monde unilatéral. C’est à cette époque que les Straussiens ont valorisé les concepts de « changements de régime » et de « promotion de la démocratie ».

Gary Schmitt, Abram Shulsky et Paul Wolfowitz ont pénétré la communauté du Renseignement US grâce au Groupe de travail sur la réforme du Renseignement (Consortium for the Study of Intelligence’s Working Group on Intelligence Reform). Ils critiquèrent l’a priori selon lequel les autres gouvernements raisonnent de la même manière que celui des États-Unis [4]. Puis, ils critiquèrent l’absence de conduite politique du Renseignement, le laissant errer dans des sujets sans importance au lieu de se concentrer sur ceux essentiels. Politiser le Renseignement, c’est ce que Wolfowitz avait déjà fait avec l’équipe B et qu’il recommencera avec succès, en 2002, avec le Bureau des plans spéciaux (Office of Special Plans) ; inventant des arguments pour de nouvelles guerres contre l’Iraq et contre l’Iran (le « noble mensonge » de Leo Strauss).