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mercredi 7 octobre 2020

Malheur à un président de la république qui veut scandaliser les enfants

Réponse du ciel au projet de Macron

Jeudi dernier ( 1er octobre) , Emmanuel Macron annonce une loi pour le 9 décembre, interdisant l'école à la maison et pour contrôler encore plus les écoles hors-contrat.

Le soir même, les Alpes maritimes sont sous un déluge d'eau, jusqu'à 50 cm au mètre carré (soit 500 litres / m² ! ) , à cause d'une "bombe météorologique qui s'est bloquée et comme acharnée sur la zone", dixit les météorologistes. Le village de St Martin de Vésubie est l'un des  
plus dévasté : plus de cimetière, de station service, d'assainissement, de stade, de ponts, des dizaines de maisons parties dans les flots, des dizaines d'autres en équilibre au dessus du vide, les accès routiers écroulés, la gendarmerie renversée, traînant au milieu du torrent en crue...

Quel rapport avec ce projet de loi ?

Le député des Alpes Maritimes est Eric Ciotti, né à Nice, mais d'une famille originaire de St Martin de Vésubie.  Il y a quatre ans, il a été rapporteur du précédent projet de loi pour... interdire l'école à la maison et surveiller les écoles hors-contrat. L'interdiction d'école à la maison n'était pas passée au Sénat, mais les écoles libres ont depuis été prises à la gorge.  Et une nouvelle tentative se déroule, directement chapeautée par le président.

Comment n'y pas voir un signe et un châtiment? Dieu peut "tolérer" provisoirement beaucoup de choses, mais peut-être pas qu'on s'attaque ainsi directement aux âmes des enfants. C'était le jour de la fête des Saints Anges gardiens, dont voici un extrait de l'Epître: "Si tu écoutes la voix de ton Ange, et que tu fais tout ce que je te dis, je serai un ennemi pour ton ennemi et j'affligerai ceux qui t'affligeront, car mon Ange te précédera." Le député Ciotti a parlé de visions de cauchemar, les habitants de nuit d'apocalypse. Ils peuvent le remercier pour cette malédiction qu'il leur a attirée. Messieurs, êtes-vous certains que vous voulez aller au bout de votre projet satanique?

 

                                 


"Mais, si quelqu'un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu'on le jetât au fond de la mer."
Matthieu 18/6

mardi 9 juillet 2019

Quelle instruction pour nos enfants ?

Une maman de la Fidélité Catholique a bien voulu prendre sa plume pour nous expliquer les démarches administratives à accomplir pour scolariser les enfants malgré l'isolement (tout le monde n'habite pas à côté d'Avrillé !).  Il est tout à fait possible pour des parents de bâtir quelque chose d'adapté et de garder ainsi leurs droits fondamentaux sur leurs enfants en matière scolaire et d'éviter de ce fait les pressions et chantages de telle ou telle institution religieuse.....


Quelle mission délicate que l'éducation, surtout en ces temps difficiles où la question de l'école se pose dorénavant à partir de 3 ans !

Certes, l'école est un élément des plus importants pour l'apprentissage de nos enfants mais, si nous n'avons pas la chance de vivre à côté d'une bonne école catholique aux autorités saines, une des meilleures solutions reste de faire l'école à la maison.

Pour cela il y a différentes possibilités mais, avant tout, sachez que la loi est là et que pour notre bien... elle s’assure que nous n'usons pas de trop de liberté avec nos chers enfants.

Tout d'abord, il n'y a aucune obligation de scolariser nos enfants, ni en structure, ni par correspondance, mais ils doivent être instruits; comprenez qu’ils doivent suivre une progression dans leurs apprentissages et sont tenus par un socle commun des connaissances (lien ci-dessous).
  • Pour le cas le plus simple où vous faites l'école à la maison :
Vous pouvez : soit vous vous appuyez sur un cours par correspondance, soit vous vous débrouillez avec vos propres supports du moment que vous respectez certains points. Sachez surtout qu'il faut déclarer l’instruction en famille à la mairie et à la DASEN (Direction académique des services de l'éducation nationale) et qu'au moment de cette déclaration, le Maire ou un représentant vient inspecter les lieux où l'enfant sera instruit, puis tous les 2 ans (quand ils en ont le temps) et ce, jusqu'au 16 ans de l'enfant. 

La DASEN vient également et vérifie, en moyenne une fois par an, que l'enfant reçoit bien une instruction, qu'il acquière des connaissances, qu’il progresse et que l'ensemble des exigences du socle commun est respecté.

Certaines écoles par correspondance peuvent vous soutenir administrativement et vous préparer à ces contrôles tant redoutés par certains parents. N'hésitez pas à bien vous renseigner et poser toutes les questions nécessaires (La boîte à bon point, les cours Sainte-Anne, cours Pi, Hattemer...). Que ce soit pour les contrôles, pour avoir une méthode ou juste un soutien par des professeurs expérimentés, l'école par correspondance reste une bonne alternative, au moins, pour démarrer.
  • Deuxième solution : monter vous-même une école.
Cela demande un peu de courage mais, si vous avez d'autres familles dans votre cas, une petite structure est évidente. Je vous conseille de prendre contact avec Anne Coffinier qui dirige “Créer son école” et explique (surtout d'un point de vue juridique) la marche à suivre; mais pour faire au plus simple (et parce que j'ai trouvé la réponse si claire), je vous transmets la marche à suivre que m'a conseillée une des nombreuses personnes qui viennent de monter une école :

“ 0- Prier pour que le Saint-Esprit vous éclaire toujours et que vous l'entendiez toujours !

1- Demander aux familles la valeur de leur engagement c'est-à-dire : combien d'enfants seraient scolarisés, en quelles classes, quels cours suivis (Ste-Anne, Ker Lann, Hattemer...), quels frais de scolarité mensuels et quelle forme d'aide elles pourraient proposer à l’école.

2- Avec ces réponses, monter un petit dossier et aller rencontrer le maire du lieu d'implantation potentiel de l'école pour l’informer du projet, lui demander des locaux et surtout créer un lien de qualité entre vous.

3- Si accord, alors créer l'association (45€).

4- Contacter l'académie de votre région et leur demander les formalités à remplir pour créer son école.

5- Chercher dès que possible un local (Attention : les commissions de sécurité ne sont pas là tous les mois et c'est indispensable pour valider le dossier)

6- Suivre vos dossiers administratifs, choisir des cours ou une maîtresse pour l'année prochaine, chercher du mobilier, trouver des bienfaiteurs.

7- Ne jamais négliger de relancer l'administratif pour l’avancement de vos dossiers.

8- Prier pour que le Vrai, le Beau et le Bien triomphent !”

157 écoles ont vu le jour à la rentrée 2018 alors, pourquoi pas vous ?
  • Troisième possibilité : une association
Si vous avez peu d'enfants, peu de moyens et souhaitez faire au plus simple, nous vous conseillons un mixe des 2 premières propositions. 

Monter une association qui a pour but de sortir de l'isolement. Quel lien avec l'école me direz-vous ? Je vous explique :

Créer une association non de soutien scolaire (car le soutien scolaire exige des locaux) mais d'activités et d'entraide catholiques afin de sortir de l'isolement les enfants qui suivent l’école à la maison. Le bon côté d’une association de ce type permet de domicilier et recevoir l'association chez vous, sans contrainte des contrôles subies par les écoles hors contrat, de vous regrouper à plusieurs familles et d'employer une institutrice ou faire appel à une bénévole (une maman ?).

Comme dit précédemment, la création d'une association et la parution au journal officiel coûtent environ 45 euros.

Des solutions existent pour protéger l'éducation catholique de nos enfants, à nous de nous retrousser les manches !

La vie ici-bas est une épreuve, alors battons-nous pour l'amour de Dieu, l'amour de la Vérité.

Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

Gabrielle G.







jeudi 15 mars 2018

La doctrine Catholique de l'enseignement

par l’Abbé V.-A. Berto 

Reconquista a publié il y a quelques jours une analyse du rapport du débat qui avait eu lieu le 24 février dernier au sénat au sujet du contrôle renforcé sur les écoles hors contrat. La rédactrice du rapport affirmait que les enfants "n'appartenaient pas à leurs parents mais à la république". Il semble donc opportun de rappeler aux catholiques la doctrine de l'éducation. M. l'abbé Berto (théologien de Mgr Lefebvre pendant le concile) avait rédigé une note en 1959, au moment où se préparait le vote de la loi Debré dite "d'aide à l'enseignement privé". Il lui avait donné pour titre : « Sommaire de l’enseignement de l’Eglise sur l’éducation des enfants. ». Ces notes de l'abbé Berto peuvent aussi s'appliquer à la crise actuelle de l'Eglise et de la Tradition : les parents gardent la responsabilité première sur l'âme de leurs enfants et l'autorité familiale ne doit donc jamais abandonner ses responsabilités pour l'orientation spirituelle et même professionnelle de leurs enfants.

I. - De droit divin naturel, l’éducation des enfants appartient aux parents, dépositaires-nés de l’autorité de Dieu, étant bien entendu que les enfants doivent être élevés non arbitrairement, mais conformément à la vérité et au bien.

II.  - De droit divin surnaturel, l’Église possède exclusivement l’autorité maternelle sur les enfants baptisés et d’elle relève exclusivement leur éducation dans la foi et les mœurs chrétiennes, les parents chrétiens procédant à cette éducation en vertu du droit naturel, mais dépendant eux- mêmes du droit supérieur de l’Église sur les deux points sus-mentionnés.

III.  - De droit divin surnaturel encore, l’Église est une société publique parfaite (1), c’est-à-dire qu’elle a le droit de posséder tous les organes et toutes les institutions dont elle a besoin pour atteindre sa fin propre, qui est l’avancement du Règne de Dieu ; au nombre de ces organes et institutions, le code de droit canonique inscrit formellement l’école, en ces termes : « A l’Église appartient le droit d’établir des écoles pour toute matière d’enseignement, et non seulement de degré élémentaire, mais secondaire et supérieur. » (Canon 1375.)

IV. - Ni l’analyse métaphysique rationnelle, ni les données de la Révélation chrétienne ne permettent d’attribuer à l’État une fonction « paternelle » qui serait l’analogue en droit naturel de l’autorité maternelle de l’Église.

V.  - L’État (2) est une fédération de familles, un tout qui résulte de ses parties, lesquelles existent antérieurement à lui et subsistent intégralement au-dedans de lui. L’Église est une société de personnes, dans laquelle chacune d’elles entre une à une par le baptême, un tout préexistant à ses membres et en faisant un corps proprement dit, un organisme spirituel vivant.

VI. - Comme société publique et parfaite, l’État n’étant chargé directement de distribuer aucun dogme ni aucune morale, doit se borner à aider les sociétés imparfaites (3) qui le composent (les familles) à instruire leurs enfants, tâche dont elles sont, elles, directement chargées - et il doit en outre, dans l’hypothèse en fait réalisée de l’existence d’une société surnaturelle, reconnaître le droit propre de cette société.


VII.  - Aux termes de l’encyclique de Pie XI "Divini illius Magistri", les droits de l’État sont donc de deux sortes :
a) mettre les familles en mesure de donner à leurs enfants le degré d’instruction et le genre d’éducation choisis par les familles elles-mêmes ;
b) se substituer, mais de droit simplement dévolutif, aux familles défaillantes (mort des parents, indignité, incurie) pour assurer aux enfants au moins le minimum d’instruction et d’éducation, mais, s’il s’agit d’enfants baptisés, conformément à l'autorité maternelle de l’Église.

VIII.  - Cette fonction de l’État ne comporte nullement que l’État fonde lui- même des écoles, entretienne lui-même un personnel enseignant (à l’exception des écoles spéciales destinées à préparer aux grands services publics : armée, administration, P.T.T., Ponts-et-Chaussées, etc.).
Au contraire la liberté des familles est mieux assurée, celle du personnel enseignant aussi, quand il n’y a pas d’enseignement public d’État, « fonctionnarisé ». Et l’aide due par l’État aux familles serait infiniment moins onéreuse pour l’État lui-même, et donc, en fin de compte, pour les contribuables.
Il y a lieu, par conséquent, d’appliquer au cas particulier de l’enseignement le principe général de la doctrine sociale de l’Église, indéfiniment (et, hélas, vainement) répété par les papes, que l’État ne doit dans aucun domaine, hormis le sien propre qui est uniquement celui des services qui par nature sont d’ordre public, assumer des entreprises qui peuvent être, aussi bien et mieux que par lui, fondées et gérées par des personnes privées physiques ou morales.

IX.   - Ainsi, quand bien même l’enseignement « d’État » tel qu’il existe en France ne serait pas grevé des tares supplémentaires de la neutralité, des infiltrations communistes, etc., il serait néanmoins, par sa seule existence, une institution contraire à la droite raison, à la doctrine sociale de l’Église, aux intérêts des citoyens.

X.  - L’action sociale et politique des catholiques ayant évidemment pour objet (autrement quel serait-il ?) de remettre l’État en ordre, sur ses bases rationnelles, dans ses limites naturelles, il s’ensuit que le programme complet des catholiques doit ouvertement comporter la suppression de tout enseignement d’État, hormis l’exception signalée plus haut des écoles spéciales. 

XI. - Il n’y a pas seulement désordre, il y a usurpation et tyrannie :
a) quand l’État refuse de reconnaître les écoles d’Église comme des écoles publiques, et les qualifie faussement et injurieusement d’écoles « privées » ;
b) quand il établit au profit de son enseignement, comme c’est le cas présentement en France, un véritable monopole de fait, en accordant la gratuité dans ses propres écoles, et en refusant de contribuer à l’entretien des écoles publiques d’Église et des écoles privées proprement dites, ce qui fait de ces deux dernières catégories d’écoles des écoles fermées aux pauvres, au moins pour les degrés secondaire et supérieur. Il y a là une abomination qui crie vengeance devant Dieu.

XII.  - Le programme des catholiques en matière scolaire, dans un pays donné à une époque donnée, peut n’être pas, pour des raisons d’opportunité, le programme catholique complet. Encore faut-il qu’il soit au moins un programme catholique, et pour cela qu’il ne comporte pas seulement le respect par l’État du droit naturel des familles, mais le respect du droit propre et transcendant de l’Église. Nulle raison de tactique ne peut excuser le silence sur ce dernier point. Des gens d’honneur ne mettent pas leur drapeau dans leur poche, des fils ne rougissent pas de soutenir les droits de leur mère. Une telle omission ne trompe d’ailleurs nullement nos adversaires, qui n’y voient qu’une escobarderie, mais, par un trop juste et redoutable retour, elle égare surtout les catholiques eux-mêmes, qui finissent par réduire pratiquement l’Église, dans leur esprit, au rang d’une simple société privée, par trouver normal et légitime que l’État la traite comme telle, ce qui est abandonner l’idée même et la volonté de restaurer un ordre social chrétien, dont la première condition est précisément la reconnaissance par l’État de l’Église comme société publique.

V.-A. Berto.

Notes : 


1. Dans le vocabulaire de la philosophie sociale chrétienne, on appelle société parfaite non point une société dont tous les membres seraient sans péché, toutes les mœurs sans défaillance et tous les usages excellents, - mais une société qui, par sa nature, a en elle tous les moyens nécessaires pour atteindre sa fin propre. C’est en ce sens que la société politique (que l’on appelle aussi : société civile) et l’Église sont l’une et l’autre une société parfaite. La famille est une société imparfaite parce qu’elle ne pourrait, isolée et par elle seule, atteindre les fins auxquelles elle est ordonnée par sa nature : c’est pourquoi les familles s’unissent pour former la société politique.


2. L’abbé Berto, dans ce texte, emploie le mot État non seulement au sens strict d’organe détenteur du pouvoir public dans la société politique, mais également, en même temps, au sens large de la société politique elle-même. La distinction entre les deux significations était inutile pour le sujet traité.

3.Voir la note 1.




jeudi 1 mars 2018

Ecoles hors contrat : le sectarisme républicain ... en marche

Aperçu du compte rendu de la réunion au Sénat du 21 février 2018 au sujet des écoles hors contrat.

La République "française" est bel et bien la fille aînée de la Franc Maçonnerie. Pour preuve, les dernières décisions prises et votées au Sénat en ce 21 février 2018 en ce qui concerne l'ouverture, la direction et le contrôle des écoles "hors contrat".

Le compte rendu analytique de cette session au Sénat est digne de toute l'hypocrisie républicaine : sous couvert de liberté d'enseignement et  de lutte contre le sectarisme religieux, les frères trois points s'efforcent de mettre tout l'arsenal législatif en route afin d'empêcher l'ouverture de ces écoles pour "protéger les enfants de la république" (sic).

Une enragée de la secte républicaine (Laurence Rossignol, sénatrice de l'Oise) déclare ainsi pendant la session :


"[...] le contrôle des établissements hors contrat est une question régalienne. Le précédent gouvernement avait d'ailleurs pris des dispositions dans le projet de loi Égalité et citoyenneté, que le Conseil constitutionnel a retoquées pour des questions de forme. 


Si je ne suis pas une observatrice acérée du nouveau monde, je sais que le monde de 2018 n'est pas celui de la loi Debré de 1959. Les parents ne peuvent priver leurs enfants de ce à quoi ils ont droit. 


Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents ; l'éducation consiste à les porter hors de leur foyer. (Marques d'impatience sur les bancs des groupes UC et Les Républicains) Je l'ai déjà dit - cela a fait le buzz médiatique - et je l'assume : les enfants n'appartiennent pas à leurs parents.

On comprend la panique des républicains : le nombre d'établissements a crû de 800 en 2010 à 1300 en 2017 ! C'était un véritable affront à la liberté républicaine.

La séance, que nous vous invitons à lire et à faire lire (même aux enfants pour leur faire découvrir les "joies" de la République), a duré plus de 4 heures : de 14h30 à 18h30 : c'est dire combien ce sujet était important pour eux.

Un seul sénateur (M Stéphane Ravier du FN)  va intervenir courageusement pour dénoncer les ayatollahs de la laïcité :

M. Stéphane Ravier . - Le ministre l'a dit : le vrai ennemi du service public, c'est l'égalitarisme ; son allié, la liberté. Alors pourquoi s'attaquer aux écoles indépendantes qui n'accueillent que 70 000 élèves sur les 12 millions que compte notre pays ? Le succès croissant de ces écoles doit plutôt nous conduire à nous interroger sur l'enseignement public. Après que le régime d'autorisation préalable, introduit par la non regrettée Mme Vallaud-Belkacem (Protestations sur les bancs du groupe SOCR) a été rejeté par le Conseil constitutionnel, vous revenez à la charge de manière pernicieuse et insincère. Rappelons que la censure du Conseil constitutionnel reposait sur l'atteinte disproportionnée à la liberté d'enseignement introduite par cette mesure... (Protestations sur les bancs à gauche)

Plusieurs voix sur les bancs du groupe SOCR. - C'est faux !

M. Stéphane Ravier. - Sous prétexte de lutte contre l'islamisme, on punit tout le monde, y compris les écoles chrétiennes qui n'ont rien à se reprocher ! Mais n'est-ce pas là votre véritable but ? Les ayatollahs de la laïcité se frottent les mains, de façon parfaitement hypocrite car tout le monde sait que l'islamisme se développe par d'autres canaux, dans les associations culturelles et sportives, qui échappent à tout contrôle.

Nous sommes donc pour un contrôle a posteriori, plutôt qu'une procédure kafkaïenne a priori. Dans la loi de finances, vous n'avez attribué aucun nouveau poste à l'enseignement privé sous contrat alors que depuis l'accord de 1992, l'État s'était engagé à respecter la règle de 80 % de postes pour le public et 20 % de postes pour le privé sous contrat : n'est-ce pas que vous voulez le briser ? (Protestations sur les bancs à gauche) Le Front National est attaché à la liberté d'enseignement, liberté fondamentale. Nous devons la chérir, non la flétrir ! (Mme Claudine Kauffmann applaudit.)
Les décisions prises par le sénat sont évidemment graves pour la liberté de l'enseignement catholique et il faut sûrement réfléchir à d'autres alternatives pour les familles catholiques afin de préserver leurs enfants de l'athéisme d'état et de toutes ses conséquences morales.

Tout le débat au sénat à lire ici : 

 http://www.senat.fr/cra/s20180221/s20180221_0.html#par_11

            Mme Gatel auteur de la proposition de loi durcissant le contrôle des écoles- 
Le profil de l'emploi : une des ayatollahs de la laïcité.


"Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents ; l'éducation consiste à les porter hors de leur foyer."