mercredi 26 octobre 2016

La vocation sacerdotale en 2016 : comment choisir le séminaire ?



La vocation sacerdotale en 2016- 2017 : Comment choisir le séminaire ?
source : seminaireavrille.org

Le séminaire en retraite

La vocation : sa genèse et sa confirmation

Au vu des torrents d’âmes qui se perdent et d’une société qui fait de la haine de Dieu son pain quotidien, une âme bien née et profondément chrétienne ne peut pas ne pas ressentir ce désir d’offrir sa vie, de la mettre à la disposition de Notre Seigneur pour aider à parfaire son œuvre de rédemption. Ceci est un premier signe de l’appel de Dieu qui, avec des dispositions d’esprit, de cœur et de corps, peut laisser présager que l’appel de Notre Seigneur est bien réel.
Mais ce sera l’Eglise, par l’intermédiaire d l’évêque et des supérieurs, qui jugera de l’authenticité de cet appel qui, d’intérieur, doit devenir effectif et public.
C’est donc l’évêque qui appelle  le candidat au sacerdoce ; le concile de Trente l’affirme sans ambiguïté : « Sont dits appelés par Dieu, tous ceux qui sont appelés par les légitimes ministres de l’Eglise » (session 23, chap 18). Car l’Eglise est une société dont le gouvernement a été confié par Notre Seigneur aux apôtres et à leurs successeurs, les évêques. Dieu utilise donc des créatures (évêques) comme causes secondes pour confirmer la vocation d’un jeune homme. 

La vocation  en pleine tourmente  conciliaire

Ceci étant posé et évident pour tous, le problème est de savoir quel évêque et quel séminaire   peuvent aider un jeune homme désireux de servir Notre Seigneur, à authentifier sa vocation. Nous connaissons tous le célèbre livre « La blessure » de M. Dickès qui décrit l’ambiance décadente des séminaires après le concile Vatican II. Tout était fait pour faire perdre la vocation ou, si elle n’était pas perdue,  la déformer et pour la mettre au service de la nouvelle église conciliaire. Ainsi le choix d’Ecône semblait absolument incontournable pour les jeunes gens qui désiraient se mettre sous l’autorité d’un évêque qui tout en fortifiant leur vocation les formerait à devenir les prêtres dont le monde et les âmes avaient besoin.
Mais le démon n’allait pas laisser ruiner son plan en permettant à l’archevêque de continuer son œuvre de formation sacerdotale. Les évêques de France déclarèrent le séminaire d’Ecône « sauvage »… comme si les réformes conciliaires et l’esprit des nouveaux séminaires ne l’étaient pas ! 
Le flux de séminaristes ne cessant pas d’augmenter, Rome frappa l’archevêque d’une peine de suspens puis lui interdit  de procéder aux ordinations. Rien n’y fit, le flux ne tarissait pas, les vocations voulant échapper  à la théologie œcuménique et libérale.

La vocation ralliée

C’est en 1988 que le démon frappa le plus fort à l’occasion du sacre des 4 évêques par Mgr Lefebvre. Les modernistes créèrent la commission « Ecclesia Dei » pour attirer à eux les traditionalistes les plus faibles ou seulement attachés à la liturgie tridentine  afin de les empêcher de suivre l’archevêque dans son vrai combat de la Foi.  A ce moment se créèrent divers instituts ralliés (St Pierre, Christ Roi, IBP …) qui détournèrent sûrement de bons jeunes pour les mettre sous la dépendance directe ou indirecte des autorités modernistes. Le nombre actuel de ces jeunes, qui ne manquent peut -être pas d’une certaine générosité juvénile, ne doit pas cacher une grande indigence doctrinale en ce qui regarde le combat contre les erreurs modernes. Dans un interview paru récemment, le supérieur de l’IBP est obligé d’avouer que « Nous dépendons directement de Rome, de la commission Ecclesia Dei. Mon supérieur hiérarchique est le cardinal Muller, puisque la Commission a été rattachée il y a quelques années à la congrégation pour la doctrine de la foi. Nous avons effectivement ouvert une maison à Rome, notamment parce que nous avions des séminaristes qui avaient déjà suivi deux ou trois ans d’études qu’ils devaient poursuivre au sein des facultés romaines. » (https://present.fr/2016/10/14/un-petit-tour-de-force-du-bon-dieu/.
Donc l'IBP ne peut pas assurer un cursus traditionnel complet... et a recours aux universités conciliaires pour former ses séminaristes. Mais ce qui est le plus grave c’est que cette sorte de paravent traditionnel  va permettre à la révolution conciliaire de canaliser cette jeunesse dans les méandres de l’esprit néo-moderniste pour les ramener lentement mais sûrement vers l’adhésion aux idées du concile. 

La vocation sacerdotale depuis la crise de 2012


Et Ecône en 2016 ? Ecône est-il resté Ecône depuis la crise de 2012 ? Pour beaucoup, Ecône n’a pas changé  dans son enseignement. Si Ecône n’a pas varié matériellement et humainement, peut-on dire que l’orientation générale reste celle que désirait  Mgr Lefebvre ? Mgr souhaitait une sainteté sacerdotale qui ne fasse pas abstraction de l’apostasie romaine, qui désire mener le bon combat de la Foi et tenir fidèlement jusqu’à la conversion de Rome ou au moins celle du Pape de telle sorte qu’il soit redevenu parfaitement catholique. Nous avons tous admiré ces grands lutteurs de la Foi qui entourèrent Mgr Lefebvre après le Concile (tels Mgr de Castro Mayer, Mgr Ducaud Bourget, les abbés André, Coache, Serralda etc …). La grâce du sacerdoce s’épanouissait alors sous la forme d’un zèle enflammé pour résister à la folie conciliaire qui détruisait le Règne du Christ dans le monde. Ce zèle était immense chez Mgr Lefebvre et son indignation lors du scandale d’Assise en témoigne bien. Mais que penser d’une œuvre ou d’un séminaire où l’on forme des prêtres qui n’ont sous les yeux que diplomatie, louvoiement, tentatives d’accords en douce, compromissions, adaptations, silences calculés, relations cordiales, projets de prélatures  avec les pires démolisseurs de la Foi ? Est-il pensable que des jeunes gens enflammés pour servir la Vérité sans tache de Notre Seigneur et combattre le mal (qui est surtout à Rome aujourd’hui) ne se sentent pas déchirés intérieurement et en opposition plus ou moins latente avec leurs propres supérieurs. N’en seront-ils pas abîmés ou amoindris spirituellement ? Nous avons des témoignages multipliés de prêtres qui, sans vouloir faire le pas vers la résistance, « n’en peuvent plus de ce climat de division interne qui vient de la tête de la Fsspx ». Or nous savons tous qu’une maison divisée contre elle-même ne peut subsister. Il faut aux hommes, et surtout aux séminaristes, un climat de paix et de charité mutuelle qui ne peut venir que de l’union dans la vérité. Et c’est ce que nous essayons de faire modestement au séminaire sous l’égide de Notre Dame, Saint Louis-Marie et bien sûr de Mgr Lefebvre.
Mais nous ne sommes que de pauvres  et faillibles instruments du Bon Dieu et  c’est pourquoi nous n’hésitons  pas à recommander le séminaire Saint Louis-Marie à vos ardentes prières auprès de Dieu pour que cette petite graine puisse germer et former de bons prêtres pour Notre Seigneur  .
Abbé Matthieu Salenave