lundi 7 août 2017

JEU DE L’OIE (suite)


Mgr Fellay, dans sa petite allocution après les ordinations, a annoncé aux fidèles que les pourparlers avec Rome étaient revenus au point "zéro". Un peu comme le jeu de l'oie, ironisait-il ! Si retour il y avait réellement eu et si cette horrible tragédie (dans laquelle Mgr Fellay fourvoie actuellement de bonnes âmes laïques ou sacerdotales) était bien réelle, voilà à quoi reviendrait la situation de la tradition :

JEU DE L’OIE (suite)

Retour à la case départ

1 - la FSSPX revient à la « suppléance de juridiction » pour tous les sacrements, et restitue à la Rome conciliaire la « juridiction ordinaire » reçue en septembre 2015.

2 - Mgr Fellay annule les remerciements adressés au pape François pour ses gestes « paternels » et sa « sollicitude pastorale » envers la Fraternité.

3- Il s’engage à ce que tout nouveau « palier» dans le cheminement menant à sa Prélature personnelle soit annoncé et commenté dans un message de la Maison Générale précisant le nombre de pas en arrière (= protestations solennelles de fidélité à l’héritage de Mgr Lefebvre) et le nombre de pas en avant (= concessions discrètes à la Rome moderniste en vue de la « pleine réconciliation » annoncée depuis 2014).

4- Il prend la ferme résolution (avec le secours de...etc.) de ne plus manquer de réunir un Chapitre Extraordinaire avant toute nouvelle normalisation canonique de la Fraternité (comme cela lui avait été prescrit en 2012, et qu’il a omis de faire à trois reprises lorsqu’il a accepté la juridiction pour les sacrements).

Chiche !
Leridicultu

dimanche 6 août 2017

Fatima – La Consécration – II


Kyrie Eleison DXXV (5 août 2017)


Le Concile et Marie se heurtent de front.

Loin d’elle, l’univers devra toucher le fond.


Voici la deuxième et dernière partie du texte de la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, utilisée il y a trois mois par quatre évêques aux États-Unis :

Trois ans plus tard, le refus des hommes d’Église de rendre publique la troisième partie, jusqu’ici secrète, de votre message de Fatima marquait le début du châtiment. Alors que vous leur aviez demandé de la publier au plus tard en 1960, par un mensonge presque impardonnable, ils déclarèrent que vous aviez simplement dit qu’on pourrait publier le secret à partir de 1960 . Leurs tentatives pour étouffer votre message ne se sont jamais arrêtées depuis, et ont culminé en l’an 2000. Les hommes d’Église en ont été sévèrement punis par leur complet aveuglement lors du Concile Vatican II ; mais, vous n’avez jamais renoncé pour autant à nous sauver. Dans la troisième partie du Secret, il est fort probable que vous nous aviez avertis des erreurs qui prévaudraient lors du Concile. Mais, faute d’avoir connu cette troisième partie, l’Église entière se trouve maintenant plongée dans les ténèbres, et le monde est au bord d’une troisième guerre mondiale, plus terrible encore que les deux premières.

Cœur Immaculé de Marie, Très Sainte Mère de Dieu, dans notre détresse nous crions vers vous ; Secours des chrétiens, Refuge des pécheurs, Consolatrice des Affligés, nous avons confiance en vous. Reine du Très Saint Rosaire, Mère de l’Église, nous implorons votre Cœur maternel, très aimant et Immaculé, d’avoir pitié de nous, pauvres pécheurs qui sommes vos enfants ; écoutez-nous et prenez notre défense ! Nous vous supplions d’obtenir de votre Divin Fils les grâces nécessaires au Saint-Père et aux évêques du monde entier, pour qu’ils accomplissent sans plus tarder la demande du Ciel, en consacrant, au nom de la Très Sainte Trinité, la Sainte Russie à votre Cœur Immaculé. Que cette consécration, demandée par vous depuis si longtemps et pas encore accomplie, s’effectue enfin sous la forme que vous avez indiquée.

Cœur Immaculé de Marie, vous savez combien les papes auraient pu éviter de souffrances à l’humanité, au cours des 90 dernières années, si un seul d’entre eux avait écouté vos demandes et consacré la Russie. Mère de Dieu, vous-même et votre Divin Fils êtes seuls à connaître l’affreux châtiment qui menace l’humanité, si les Papes, pour de misérables raisons humaines, refusent encore de vous obéir. Si cela dépend d’eux, en dépit des souffrances que vous leur annoncez depuis maintenant cent ans, ils sont bien capables de s’obstiner dans leur prévarication. Mère de Dieu, Votre Divin Fils ne peut rien vous refuser que vous lui demandez. Il souhaite que cette Consécration dépende de vous car Il souhaite que votre Cœur Immaculé soit honoré comme étant à l’origine du triomphe de cette Consécration. Sainte Mère de Dieu, prosternés humblement à genoux, nous vous supplions d’obtenir les grâces dont le pape a besoin pour accomplir cette Consécration.

Dans l’attente de cet événement, nous tenant aujourd’hui en votre présence, nous vous confions, remettons en vos mains et consacrons, pour autant qu’il est en notre propre pouvoir, la Russie à votre Cœur Immaculé ; non que nous pensions prendre la place du Pape et des évêques du monde entier, mais parce que nous souhaitons honorer vos demandes autant que nous le pouvons. Si seulement la Sainte Russie revenait à la foi catholique, l’Église orientale pourrait ressusciter l’Église occidentale, actuellement minée par le matérialisme et l’athéisme. Mère de Dieu, personnellement aussi nous nous mettons sous votre protection, en recourant à votre intercession toute-puissante auprès de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est Seigneur des Seigneurs et Roi des Rois, mais en même temps votre Fils ; Il aime infiniment Sa Mère et fera tout ce qu’Elle Lui demandera. Mère bien-aimée et bienheureuse, nous croyons, et sans l’ombre d’un doute, que finalement votre Cœur Immaculé triomphera.


Il est raisonnable de penser que le Bon Dieu ne laisse pas l’humanité sans moyens simples pour retourner vers Lui, pour peu qu’elle le veuille. Il est également raisonnable de penser que, dès lors que les hommes l’offensent trop, Il confie ces moyens à Sa Mère. D’où : Fatima. Chacun d’entre nous doit prier le Rosaire et pratiquer la dévotion des premiers samedis, de sorte qu’enfin les hommes d’Église répondent à la simple demande de la Vierge Marie.

Kyrie eleison.

jeudi 3 août 2017

Déclaration du XXIVème Chapitre Général des Chevaliers de Notre Dame

Nous portons à votre connaissance cette importante déclaration des Chevaliers de Notre Dame. Cette déclaration rappelle les fondements d'une saine réaction  catholique dans la période trouble que nous vivons: 
1° Rappel de l'état de nécessité 
2° Refus du ralliement 
3° Recours à des évêques pleinement catholiques.




Déclaration du XXIVe Chapitre Général

Le 23 juillet 2017

La défense de la Foi

Quelles qu’aient pu être les péripéties, il est incontestable que l’idée d’une reconnaissance romaine de la Fraternité Saint-Pie X a fait du chemin ces derniers temps : pourparlers, déclarations, confessions, mariages, d’où notamment la récente réaction des doyens et des supérieurs religieux.

1°- État de nécessité : Il reste en tout cas bien clair, que, Rome étant sous la coupe des néo modernistes, la défense de la Foi et de la Tradition n’est aujourd’hui possible qu’en s’appuyant sur « l’état de nécessité » créé par les graves fautes doctrinales et pastorales de la hiérarchie et des papes conciliaires et post-conciliaires. il serait en effet impossible de continuer à les défendre si l’on ne pouvait plus combattre les erreurs de l’Église conciliaire. En d’autres termes, si l’on cessait d’avoir recours à la « juridiction de suppléance », que confère au cas par cas le Droit canon dans « l’état de nécessité » pour s’en remettre à la juridiction concédée par Rome, on se trouverait dans un état de dépendance de la hiérarchie conciliaire tel que cela rendrait, en pratique, impossible de continuer de mener contre elle le combat de la Foi, ce qui serait contraire à la Règle des chevaliers de Notre-Dame, « gardiens de la Tradition » (I, 12 ; III, 8), qui leur impose de « défendre la Foi » (XVIII, 1 & 3, etc.)

2°- Refus du ralliement : Dans le cas des confessions puis des mariages, il y a eu, ceci avant même une reconnaissance canonique formelle de la Fraternité Saint-Pie X, un abandon partiel et progressif de la notion d’état de nécessité, sur lequel a pourtant reposé tout le combat de la Foi de Mgr Lefebvre. Le fait que la Fraternité Saint-Pie X accepterait une prélature personnelle ou une reconnaissance canonique, manifesterait publiquement qu’elle se soumet à la hiérarchie néo moderniste, consent à être dite « en pleine communion » avec elle, cautionne son nouveau magistère, son nouveau catéchisme, son nouveau droit canon, et s’en remet à la « juridiction ordinaire » concédée par le Saint-Siège. Dans son Itinéraire spirituel, Mgr Lefebvre dit bien : « C’est donc un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette église conciliaire, tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l’Église et de la foi catholique ». Pourquoi refuser cette exhortation ? D’ailleurs, quand bien même la Fraternité Saint-Pie X serait assurée d’une relative autonomie et d’éventuelles garanties, très incertaines, elle entrerait ainsi dans le pluralisme conciliaire, la Tradition devenant une « option » parmi les autres. Elle franchirait alors un seuil de rupture que les chevaliers de Notre-Dame refuseront de franchir avec elle, devant défendre la Sainte Église catholique contre toutes les sectes, hérésies et erreurs dénoncées par les papes, en particulier contre la secte moderniste qui occupe Rome actuellement (cf. Règle I, 4 ; III, 8).

3°- Recours à des « évêques pleinement catholiques » : Puisqu’il est nécessaire pour tout chrétien de vivre sous la houlette d’un évêque pour « faire œuvre d’Église » en général — y compris pour les confirmations, ordinations et sacres —, nous gardons pleine confiance dans la Providence qui, parmi tous les évêques issus de Mgr Lefebvre, nous conservera toujours des pasteurs incapables de trahir leur vocation, de se « rallier » à la Rome conciliaire et de remettre la grâce de leur épiscopat en les mains d’un successeur de Pierre bien loin d’être « parfaitement catholique ». Ainsi, les chevaliers de Notre-Dame continueront-ils, selon leurs Constitutions (préambule § 5), à faire « appel au ministère du clergé resté fidèle », c'est-à-dire non rallié officiellement à la hiérarchie néo-moderniste, avec des « évêques pleinement catholiques, sans aucune compromission avec l’erreur ». Dans son Itinéraire spirituel, Mgr Lefebvre rappelle ce principe dans toute sa simplicité : « Une seule chose est nécessaire pour la continuation de l’Église catholique : des évêques pleinement catholiques, sans aucune compromission avec l’erreur, qui fondent des séminaires catholiques [...] ». Il ne précise pas des « évêques de la Fraternité Saint-Pie X » : il dit en termes généraux des « évêques pleinement catholiques », comme il a dit « un successeur de Pierre parfaitement catholique » (29 août 1987).

Notre Dame, gardez-nous du parjure !


mardi 1 août 2017

ICI LONDRES...


ICI LONDRES...

Winston Churchill * s’adresse à la « Résistance interne » de la Fraternité Saint-Pie X :
« Vous avez voulu éviter la guerre au prix du  déshonneur.

Vous avez le déshonneur, et vous aurez la guerre ! »

En 2017... comme en 1938.


* note : Winston Churchill a pu avoir quelques bonnes pensées après la première guerre mondiale sur la volonté hégémonique du peuple juif ( 1920) mais en raison de son amour du jeu, ses dettes  furent couvertes par "certains" financiers du peuple en question. Ce qui expliquera un changement de discours par la suite.

lundi 31 juillet 2017

Sermon sur la parabole de l'intendant infidèle

A l'occasion d'une Messe de la Fidélité Catholique dans le Jura, M l'abbé Salenave a donné un éclairage sur la mystérieuse parabole de l'intendant infidèle (30 juillet 2017) à Poligny.


dimanche 30 juillet 2017

Consécration selon Fatima - I


Kyrie Eleison DXXIV (29 juillet 2017)

Notre Dame eût voulu sauver l’homme damné,

Mais, pécheur, il blessa son Cœur Immaculé.

 


 
En mai dernier, quatre évêques ont fait à Vienne, en Virginie (États-Unis), tout ce qui dépendait d’eux pour consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Ils ont employé, pour cette consécration, une formule quelque peu différente des formules habituellement utilisées. Elle comportait un bref historique des demandes de la Vierge Marie, prouvant que les dirigeants de l’Église, n’ont pas répondu jusqu’ici comme il convenait à la demande simple, proposée par le Ciel, pour résoudre les problèmes sans précédents que l’Église et le monde doivent affronter. Le but de cette formule était de permettre à tout le monde de comprendre que ces problèmes, par ailleurs insolubles, sont entièrement imputables, non pas au Bon Dieu, mais uniquement au manque de foi des ecclésiastiques. Ceux-ci devraient simplement obéir à ce que Notre-Dame leur a demandé de faire, en dépit de tout ce que Vatican II voudrait leur faire faire. A quels désastres va-t-il falloir assister, avant qu’ils ne se résolvent à faire ce que veut la Saint Vierge pour le salut de tous ? Voici la première moitié de la Consécration prononcée en Virginie :—

Très Sainte Mère de Dieu, Cœur Immaculé de Marie, Trône de la Miséricorde, Trône de la bonté, Trône du Pardon, Porte salutaire par laquelle les âmes accèdent au entrer au Ciel, regardez, prosternés à genoux devant vous, quatre fils de Mgr Lefebvre, quatre évêques qui s’efforcent, autant qu’il est en eux, de vous aider à obtenir du Pape et des évêques de la seule vraie Église de votre Divin-Fils, la Consécration de la Russie à votre Cœur Douloureux et Immaculé. Alors que se profile l’ombre d’une terrible troisième guerre mondiale, seul votre Cœur peut encore obtenir la paix pour l’humanité. Il y a cent ans, à Fatima, au Portugal, vous avez prédit à l’humanité que la Seconde Guerre mondiale allait éclater, vous avez annoncé la famine et les persécutions, si les gens ne cessaient pas d’offenser Dieu. Pour éviter ces malheurs, vous avez promis de revenir demander la Consécration de la Russie à votre Cœur Immaculé ainsi que la Communion réparatrice des premiers samedis ; si l’on écoutait vos demandes, la Russie se convertirait, et il y aurait la paix. Sinon, ces catastrophes auraient lieu et la Russie répandrait ses erreurs dans le monde entier. Au cours des 12 années qui suivirent, vous êtes revenue, comme vous l’aviez promis, et vous avez fait cette double demande.
Cependant, préférant mettre leur confiance dans des moyens purement humains pour résoudre les graves problèmes de l’Église, les ecclésiastiques catholiques ont encore repoussé l’exécution de ce que vous aviez demandé. Deux ans plus tard, votre Divin Fils en personne faisait prévenir l’humanité, par Sœur Lucie de Fatima que, puisque ses ministres tardaient tant à exécuter ses commandements, de graves conséquences allaient s’en suivre : la Russie répandrait ses erreurs dans le monde entier, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église ; le pape aurait beaucoup à souffrir. En dépit de tout,, le pape préféra en rester à ses moyens humains pour traiter avec la Russie.

En 1936, Notre Seigneur expliqua à Sœur Lucie que la condition nécessaire à la conversion de la Russie résidait dans sa Consécration à votre Cœur Immaculé, parce qu’Il voulait que cette conversion fût pour toute l’Église l’occasion de reconnaître le triomphe de votre Cœur et qu’ainsi, la dévotion envers votre Cœur Immaculé soit promue à côté de la dévotion à son Sacré-Cœur.

Les hommes d’Église atermoyaient toujours ; si bien qu’en 1939, éclata cette terrible Seconde Guerre mondiale : et le communisme étendit son pouvoir partout dans le monde. Dans l’immédiat après-guerre, les vierges pèlerines de Fatima connurent un grand succès ; mais les ecclésiastiques ne faisaient toujours pas exactement ce que vous aviez demandé ; c’est alors qu’en 1957, avant qu’elle ne soit réduite au silence sur ordre de ses supérieurs, Sœur Lucie fit part de votre propre tristesse parce que personne, parmi les bons comme parmi les mauvais, ne prêtait attention au message de Fatima. Vous avez dit que les bons ne lui accordaient aucune importance tandis que les mauvais ne s’en souciaient guère. Pourtant, une fois de plus, vous avez annoncé l’approche d’un terrible châtiment.

Pour en savoir plus sur ce châtiment, vous pourrez lire les “Commentaires Eleison” de la semaine prochaine.

Kyrie eleison.

jeudi 27 juillet 2017

Communiqué au sujet d'incidents au prieuré de Lanvallay à l'occasion de la venue de l'abbé Bouchacourt

Nous avons été informés par des sources certaines d'incidents qui se sont déroulés au prieuré de Lanvallay à l'occasion de la venue de l'abbé Bouchacourt le dimanche 23 juillet. Comme il y a eu de nombreuses contradictions dans les témoignages concernant ces évènements, nous portons à votre connaissance ce communiqué qui résume les événements qui s'y sont déroulés.


Un tract expliquant le geste de ces fidèles explique la raison de cette réaction publique



mercredi 26 juillet 2017

Le jeu de l'Oie : départ et retour.

Reconquista avait publié, il y a quelques jours, un dessin qui résumait bien la réalité du projet de prélature en cours. Un dessinateur aussi talentueux qu'ingénieux a complété le dessin par quelques éléments supplémentaires. Nous laissons nos lecteurs apprécier ce dessin assez génial car hautement réaliste. Hélas.



dimanche 23 juillet 2017

L’erreur de Menzingen – III

Kyrie eleison DXXIII ( 22 juillet 2 017 )

 

Les principes sont beaux, mais ne suffisent point,

Leur application fait un problème conjoint.


Un autre prêtre de la Fraternité Saint-Pie X (abbé PR, pour les « Public Relations » ) vient de descendre dans l’arène pour prendre la défense des supérieurs qui poursuivent le projet de reconnaissance canonique de la FSSPX. La plaidoirie de l’abbé PR est, une fois encore, bien présentée; mais il n’empêche que poursuivre ce projet et en prendre la défense sont deux choses qui pèchent par le même défaut, à savoir : le manque de réalisme. Le principe est une chose, la pratique en est une autre, même si elle est régie par des principes. Être maître des principes n’implique point qu’on soit maître de la pratique, et vice versa. Or, l’abbé PR commence son argumentation en déclarant que, dans cette défense, lui, abbé PR, veut rester sur le plan des principes pour traiter des questions suivantes : premièrement, est-il, en principe, possible d’accepter une reconnaissance venant d’un moderniste et, deuxièmement, jusqu’à quel point est-il en principe permis de collaborer avec un moderniste. Autrement dit, il fait délibérément abstraction de la réalité pratique.

Afin de montrer qu’il est possible d’accepter une reconnaissance canonique venant d’un pape moderniste, il soutient que Mgr Lefebvre l’a recherchée de Paul VI jusqu’à la mort de ce dernier en 1978 et que, lorsqu’il refusa, en 1988, de collaborer avec Jean-Paul II, il se plaçait sur un plan pratique et non sur le plan des principes. De même, le chapitre général de la Fraternité de 2012 ne s’est-il pas abstenu de demander à Benoît XVI de faire une profession de foi catholique (ce qui aurait trahi d’ailleurs un esprit schismatique) ?

A cela, on répondra que l’affrontement entre Mgr Lefebvre et Paul VI à partir de 1974 est une chose bien connue, et que le refus de ce prélat d’accepter le protocole de 1988 se fondait sur les principes de la Foi. Et quant à 2012, ce fut l’année où la Fraternité abandonna son archevêque en abandonnant la position qui était la sienne : placer la Foi au principe de tout. Et quant à l’esprit schismatique, on peut se demander qui, en réalité, était dans le schisme ? L’archevêque ou les modernistes ?

Quant au pape François, l’abbé PR soutient qu’il est Pape ; que ce n’est pas lui qui a fait l’Église, mais bien Notre-Seigneur ; et que, partant, la collaboration avec lui doit être celle qu’on aurait avec un pape catholique. Mais à cela, on répondra que, dans la vie réelle, aussi vrai que la pourriture d’une pomme est et n’est pas la pomme ; de même, l’Église conciliaire est et n’est pas l’Église. Dans la vie réelle, la Fraternité traite-elle uniquement avec l’Église catholique et avec un pape catholique, ou bien n’est-elle pas directement en contact avec la pourriture conciliaire ?

Par suite, lorsque l’abbé PR examine jusqu’où il est permis de collaborer avec un moderniste, il estime qu’on peut le faire tant qu’on va dans le sens du bien de l’Église. Faisant encore abstraction de la réalité d’aujourd’hui, il veut faire valoir les considérations suivantes (en italiques, des réponses) :

* L’Église est indéfectible
L’Église, bien sûr, mais les ecclésiastiques conciliaires, eux, ne cessent de défaillir.

* La Fraternité sert l’Église, et non les hommes d’Église –
Bien sûr, mais elle doit passer par l’intermédiaire de ces faux hommes d’Église.

* Il n’est pas possible de refuser, comme cadeau de Rome, la proposition d’une Prélature catholique –
Bien sûr, mais il faudrait ajouter : sauf si elle dépend de faux hommes d’Église.

* Le pape doit s’en tenir aux conditions prévues par l’accord –
Bien sûr, mais que vaut un morceau de papier pour ces gestionnaires ?

* L’autorité du pape vient de Dieu –
Bien sûr, mais certainement pas pour détruire l’Église (II Cor. XIII, 10).

* La Fraternité a eu raison d’accepter la juridiction pour les confessions et les mariages – Monsieur l’abbé
PR, en êtes-vous si sûr ? Et si c’était tout bonnement un morceau de fromage posé sur un piège ?

* Une question aussi pratique que cette dernière portant sur notre situation présente “n’est pas du ressort de cet article pour qu’on puisse en juger”, répond l’abbé PR. Mais la possibilité même que ce ne soit pas un piège prouve que, pour lui, accepter ou non la reconnaissance canonique de Rome “ne doit pas être jugé en retenant uniquement le critère de l’unité de Foi avec le pape”. Et de conclure :”la reconnaissance canonique doit être acceptée si elle est pour le bien de l’Église, mais rejetée si elle ne l’est pas, indépendamment de la foi du pape”.

Mais, Monsieur l’abbé, vous êtes-vous jamais posé cette question : la « foi » de ce pape étant ce qu’elle est, une reconnaissance canonique aurait-elle, oui ou non, pour effet de plonger la Fraternité au milieu du courant moderniste général, la soumettant à des Supérieurs modernistes  ? Oui ou non ? La vie étant ce qu’elle est, pensez-vous réellement que ce pape accorderait un statut qui empêcherait la Fraternité de tomber sous le contrôle de Rome ? Autrement dit : sous le contrôle de gens qui ne croient plus dans la vérité objective ? Les principes catholiques sont très beaux, mais ils doivent être appliqués dans le monde réel, souvent tristement réel.

Kyrie eleison.

Note : on trouvera le texte auquel Mgr Williamson fait référence en français ici

vendredi 21 juillet 2017

Un exemple de résistance catholique : la Princesse Elvina Pallavicini

Le professeur de Mattei nous livre dans l article qui suit, le témoignage d'une fidélité héroïque à la Tradition lors de la révolution conciliaire. Ce témoignage est bien actuel : cette princesse isolée, malade, soumise à diverses pressions, "amicales" ou hiérarchiques, n'a cédé en rien. Puissions-nous, comme cette noble personne, accueillir en nos demeures les défenseurs de la vérité ( prêtres et évêques de la fidélité) comme elle le fit en son temps pour Mgr Lefebvre.

Princesse Elvina Pallavicini (1914-2004


Il y a quarante ans, un événement historique a eu lieu : Monseigneur Marcel Lefebvre a tenu une conférence le 6 juin 1977 au Palais Pallavicini à Rome, sur le thème « L'Église après le Concile ». Je pense qu'il vaut la peine de rappeler cet événement, sur la base des notes et des documents que j'ai conservés.

Monseigneur Marcel Lefebvre, fondateur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (1970), après les ordinations sacerdotales du 29 juin 1976, a été suspendu a divinis [interdiction en particulier de célébrer la Messe et d’administrer les Sacrements. ] le 22 juillet de la même année. Cependant, les Catholiques informés avaient de sérieux doutes quant à la légitimité canonique de ces mesures et, en particulier, leur l'incompréhension vis-à-vis du comportement de Paul VI qui semblait réserver ses censures pour ceux qui disaient vouloir rester fidèles à la Tradition de l’Église. Dans ce climat de désorientation, en avril de 1977, la Princesse Elvina Pallavicini (1914 -2004) a décidé d'inviter Monseigneur Lefebvre à son palais dans le Quirinal, pour entendre son raisonnement.

 La Princesse Pallavicini avait 63 ans à l'époque et était la veuve du Prince Guglielmo Pallavicini qui avait été tué lors de sa première mission de guerre en 1940. Pendant de nombreuses années, elle était en fauteuil roulant à la suite d'une paralysie progressive, mais elle était une femme d’esprit indomptable. Elle avait un groupe étroit d'amis et de conseillers autour d'elle, parmi lesquels le Marquis Roberto Malvezzi Campeggi (1907-1979), Colonel de la Noble Garde Papale au moment de la dissolution de ce corps en 1970, et le Marquis Luigi Coda Nunziante di San Ferdinando (1930-2015), ancien Commandant de la marine italienne. Au début, la nouvelle de la conférence qui a circulé au cours du mois de mai n'a suscité aucune préoccupation de la part du Vatican. Paul VI a pensé qu'il aurait été facile de convaincre la Princesse de s'abstenir de son idée et a confié la tâche à l'un de ses collaborateurs les plus proches, « Don Sergio » Pignedoli (1910-1980) qu'il avait fait Cardinal en 1973.

Le prélat a appelé la Princesse et s’est d'abord enquis de sa maladie. « Je suis contente — qu'Elvina Pallavicini a noté ironiquement — de votre intérêt [ envers mon bien-être physique] après une si longue période de silence ». Après environ une heure de plaisanteries, la question du Cardinal arriva enfin : « J'ai entendu dire que vous recevrez Monseigneur Lefebvre. Est-ce que ce sera une conférence publique ou privée ? » « Si c'est à ma maison, cela ne peut être que privé » répondit la Princesse. Le Cardinal a alors osé : « Ne serait-il pas opportun de la reporter ? Monseigneur Lefebvre a fait en sorte que le Saint-Père souffre beaucoup. Il est très affligé de cette initiative ... » La réponse de la Princesse Elvina a refroidi le Cardinal Pignedoli : « Votre Éminence, je pense que je peux recevoir n'importe toute personne que j'aime dans ma propre maison ».

Face à cette résistance inattendue, le Vatican s'est tourné vers le Prince Aspreno Colonna (1916-1987), qui occupait encore, ad personam, le poste d'Assistant au Trône Papal. Lorsque le responsable de cette famille historique a demandé à être reçu, la Princesse lui a dit qu'elle était occupée. Le Prince Colonna a demandé de lui rendre visite le lendemain à pareille heure, mais la réponse de la noble dame fut la même. Pendant que le Prince se retirait silencieusement, le secrétaire d'État pensa y arriver d'une autre manière. Monseigneur Andrea Lanza Cordero di Montezemolo, qui venait d'être consacré Archevêque et nommé Nonce en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a demandé une audience la Princesse. Le prélat était le fils du Colonel Giuseppe Cordero Lanza di Montezemolo (1901-1944), chef de la Résistance Monarchique à Rome et sur lequel les Allemands ont tiré à la Fosse Ardéatine. Pendant l'occupation allemande, la jeune Princesse Elvina avait collaboré avec lui, méritant une médaille d'honneur de bronze. Il a également participé à la rencontre, mais sa présence a vraiment irrité le futur Cardinal qui, en vain, a fait appel à la mémoire de son père pour éviter la prochaine conférence. Le Nonce a été informé que la situation ressemblait à la même résistance face aux nombreux soldats au National-Socialisme et comment il était parfois nécessaire de désobéir aux ordres injustes des supérieurs pour respecter les prescriptions de la conscience.

À ce stade, le Secrétaire d'État a joué sa dernière carte, en se tournant vers le Roi d'Italie, Umberto II, en exil à Cascais. Le Marquis Falcone Lucifero, ministre de la Maison Royale, a téléphoné à la Princesse pour lui faire savoir que le Souverain l'avait fortement exhortée à reporter la conférence. « Je suis étonnée de voir comment Sa Majesté se laisse intimider par le Secrétaire d'État après tout ce que le Vatican a fait à la Monarchie », a-t-elle répondu de manière décisive, confirmant que la conférence serait dûment tenue à la date fixée. Le Marquis Lucifero, étant le gentilhomme âgé qu'il était, envoya à la Princesse un bouquet de roses.

À ce stade, le Vatican a décidé d'utiliser des tactiques plus sévères. Une véritable campagne de terrorisme psychologique commença alors dans les grands quotidiens présentant la Princesse comme une « aristocrate obstinée », entourée « d'une poignée de nostalgiques » dans un monde destiné à disparaître. En privé, on a fait savoir à Donna Elvina que, si la conférence devait avoir lieu, elle serait excommuniée.

Le 30 mai, par un communiqué de presse à Ansa, la Princesse a précisé que « son initiative n'était motivée par aucune intention de défier l'autorité ecclésiastique mais plutôt par l'amour et la fidélité à la Sainte Mère Église et au Magistère ». « Les contrastes dans l’Église Conciliaire — continuait le communiqué — existent malheureusement, en dehors de la personne de Monseigneur Lefebvre et aussi en Italie à un degré non négligeable, même si c’est moins évident que dans le reste du monde Catholique. Nous avons l'intention, lors de la conférence du 6 juin, d'offrir à Monseigneur Lefebvre la possibilité d'exprimer directement ses thèses en toute liberté, précisément dans le but de clarifier les problèmes qui perturbent et affligent tant le monde Catholique, dans la certitude que la paix et la sérénité peuvent être ramenées par une unité restaurée dans la vérité : »

Le 31 mai, à la une du quotidien « Il Tempo », une déclaration du Prince Aspreno Colonna est apparue où nous lisons : « Le Patriciat Romain se dissocie de l'initiative » déplorant qu'il soit « complètement inopportun ». La bombe fut cependant larguée le 5 juin par le Cardinal Vicaire de Rome, Ugo Poletti (1914 - 1997). Par une déclaration agressive dans le quotidien de la Conférence des Évêques Italiens, Avvenire, Poletti a attaqué Monseigneur Lefebvre et ses « partisans aberrants », les définissant comme « une poignée de nostalgiques de classe, prisonniers d'habitudes traditionnelles ». Il a exprimé de plus de : « l'étonnement, de la douleur et du chagrin, mais la plus ferme désapprobation de l'offense commise contre la Foi, l'Église Catholique et Sa Divine Tête, Jésus », Monseigneur Lefebvre ayant mis en doute « des vérités fondamentales du genre relatif à l'infaillibilité de l'Église Catholique fondée sur Pierre et ses successeurs, en matières de doctrine et de morale ».

À partir des quartiers de la Princesse, il y a eu une réponse immédiate : « Il est difficile de comprendre comment l'expression privée de thèses qui ont été celles de tous les Évêques du monde jusqu'à quelques années auparavant peut perturber la sécurité d'une autorité dans une telle la mesure alors qu’elle a de son côté la force de la continuité doctrinale et la preuve de ses positions ». La Princesse a déclaré : "Je suis une Catholique Romaine Apostolique plus que convaincue, en voyant que j'ai atteint le vrai sens de la religion par le raffinement de la souffrance physique et morale : je ne dois rien à personne, je n'ai pas d’honneurs ni de prétentions à défendre, et je remercie Dieu pour tout. Dans les limites que l'Église le permet, je peux différer d’opinion, je peux parler, je peux agir : je dois parler et je dois agir : ce serait lâche de ne pas le faire. Et permettez-moi de dire que dans notre Maison, et aussi dans cette génération, il n'y a pas de place pour les lâches."

Enfin, la fatale journée du 6 juin est arrivée. La conférence a été soigneusement réservée à quatre cents invités, contrôlés par la « sécurité privée » fournie par les jeunes « Alleanza Cattolica », mais il y en avait plus d'un millier qui ont rempli les escaliers et le jardin du Palais historique Rospigliosi-Pallavicini, célèbre partout dans le monde pour ses œuvres d'art.


Monseigneur Lefebvre est arrivé, accompagné de son jeune représentant à Rome, Don Emanuele du Chalard. La Princesse Pallavicini l'a rencontré dans son fauteuil roulant, poussé par sa Dame d’honneur, Donna Elika Del Drago. La Princesse Virginia Ruspoli, veuve de Marescotti, l'un des deux princes-héros à la bataille d'El Alamein, donna à Monseigneur Lefebvre une relique de Saint Pie X qui lui avait été donnée personnellement par Pie XII.

Malgré le fait que le Grand Prieuré de l'Ordre de Malte à Rome avait exprimé « une nécessité contraignante » de s'abstenir d'intervenir lors de la conférence, le Prince Sforza Ruspoli, le Comte Fabrizio Sarazani et d'autres Aristocrates courageux défiaient les censures de l'institution et étaient là en première ligne, juste à côté de Monseigneur François Ducaud Bourget (1897-1984), qui avait dirigé l'occupation de l'église Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris le 27 février.

La Princesse Pallavicini a introduit Monseigneur Lefebvre et il a pris place sous le baldaquin rouge avec les armoiries du Pape Clément IX, Rospigliosi. L'Archevêque après quelques moments de prière, a commencé par ces paroles : « Je respecte le Saint-Siège. Je respecte Rome. Si je suis là, c'est parce que j'aime cette Rome Catholique ». La Rome Catholique qu'il avait devant lui interrompit son discours à plusieurs reprises avec des applaudissements du tonnerre. Le hall était rempli à craquer et une foule s'était rassemblée sur les grands escaliers du palais.

Le « Concile d'aggiornamento » — explique Monseigneur Lefebvre — veut en réalité une nouvelle définition de l'Église. Pour être « ouvert » et être en communion avec toutes les religions, toutes les idéologies, toutes les cultures, l'Église devrait changer ses institutions excessivement hiérarchisées et se diviser en plusieurs Conférences Épiscopales nationales. Les Sacrements insisteront sur l'initiation et la vie collective plus que chasser Satan et le péché. Le leitmotiv du changement sera l'œcuménisme. La pratique de l'esprit missionnaire disparaîtra. Le principe selon lequel « tout homme est Chrétien et ne le sait pas » sera proclamé, si bien que peu importe la confession qui est pratiquée — elle cherche le salut.

Les changements liturgiques et œcuméniques — a poursuivi Monseigneur Lefebvre dans un silence feutré de tous ceux présents — provoquent la disparition des vocations religieuses et rendent les séminaires déserts. Le principe de la « liberté religieuse » semble scandaleux à l'Église et à Notre-Seigneur Jésus-Christ, car ce n'est rien d’autre que « le droit à la confession publique d'une fausse religion sans ingérence d'aucune autorité humaine ».

Monseigneur Lefebvre s'est alors attardé un peu à la cérémonie post-Conciliaire qui a cédé au Communisme, en se référant aux audiences répétées données aux dirigeants communistes par le Saint-Siège ; à l'accord de ne pas condamner le Communisme pendant le Concile ; au traitement méprisant réservé à plus de 450 Évêques qui ont demandé cette condamnation. Au contraire, le dialogue avec le Communisme a été encouragé par la nomination d'Évêques pro-Communistes comme Monseigneur Helder Camara du Brésil, Monseigneur. Silva Henriques du Chili et Monseigneur Mendez Arceo à Mexico.

C'est un fait, a ajouté Monseigneur Lefebvre en conclusion, que de nombreux Dominicains et de nombreux Jésuites qui professent ouvertement des hérésies ne sont pas condamnés et que les Évêques qui pratiquent l'inter-communion, qui introduisent des fausses religions dans leurs diocèses et églises, qui finissent même par être en concubinage, ne sont même pas mis sous enquête. Seuls les fidèles Catholiques risquent d'être expulsés des églises, persécutés, condamnés. « J'ai été suspendu a divinis parce que je continue à former des prêtres comme ils ont toujours été formés ».

En se tournant vers un auditeur touché par ses paroles, Monseigneur Lefebvre a conclu sa conférence en disant : « Aujourd'hui, l'obligation la plus sérieuse pour un Catholique est de conserver la Foi. Ce n'est pas licite d'obéir à ceux qui travaillent à la diminuer ou à la faire disparaître. Avec le Baptême, nous avons demandé la Foi à l'Église parce que la Foi nous conduit à la vie éternelle. Nous continuerons jusqu’à notre dernier souffle pour demander à l'Église cette Foi ».

La réunion s'est terminée par le chant du Salve Regina.

Le journaliste du Vatican, Benny Lai à La Nazione du 7 juin, a commenté : « Ceux qui s'attendaient à un tribun se sont trouvés devant un homme de douceur qui, avant d'inviter les personnes présentes à réciter le Salve Regina, a conclu [son discours] avec ces paroles : « Je ne veux pas former un groupe quelconque, je ne veux pas désobéir au Pape, mais il ne doit pas me demander de devenir Protestant ».

La conférence a été une victoire stratégique pour ceux qui ont été qualifiés de façon inappropriée de Traditionalistes, car Monseigneur Lefebvre a réussi à faire connaitre ses thèses au niveau international sans souffrir de conséquences canoniques.

Paul VI est mort un an plus tard, dévasté par la mort de son ami Aldo Moro.

Le nom du Cardinal Poletti est toujours lié à l'affaire obscure de la nulla osta [ note : déclaration officielle affirmant qu’on est pas contre quelque chose ou quelqu’un ] qu'il a accordée le 10 mars 1990, pour l'enterrement de Banda della Magliana Boss « Renatino » De Pedis, à la basilique de Sant'Apollinare. [ La Banda della Magliana est une bande de malfaiteurs italiens basé à Rome dans le quartier de Magliana. Enrico de Dedis fut l'un des fondateurs et le dernier chef de la banda della Magliana. ]

La Princesse Pallavicini est sortie gagnante de ce « défi ». Non seulement elle n'a pas été excommuniée, mais dans les années suivantes, son palais est devenu le point de référence de nombreux Cardinaux, Évêques et intellectuels Catholiques. Elle et ses amis romains n'étaient pas « des fantômes du passé » comme les a définis le Corriere della Sera le 7 juin 1977, mais des témoins de la Foi Catholique qui préparaient l'avenir. Quarante ans plus tard, l'histoire les a prouvés justes.

mardi 18 juillet 2017

Les ASC invitent les jeunes gens de 17 à 25 ans pour un camp en Tyrol

Vous avez entre 17 et 25 ans ? Vous connaissez des jeunes qui veulent passer un été intelligent et spirituel ? Vous désirez changer d'air cet été ? Vous n'avez pas envie de gâcher vos vacances à ne rien faire ?

Nous vous proposons ce séjour en Tyrol avec des marches, de l' amitié vraie et saine, des découvertes locales sans oublier l'aventure et la bonne humeur. 

Les ASC, qui ont désormais plusieurs années d'expérience et la présence d'une aumônerie , vous proposent ce séjour itinérant du 30 juillet au 21 août.

Si vous désirez plus de renseignements sur ce séjour, n'hésitez pas à contacter notre secrétariat au 06 01 79 36 80 ou ajca@laposte.net qui répondra à toutes vos questions (santé nécessaire, organisation, itinéraire etc ..)

Ne laissez pas passer cette occasion de passer de bonnes vacances !


téléchargement du tract : ici

Belle journée de la Fidélité Catholique à La Villeneuve

Belle journée à La Villeneuve en ce lundi 17 juillet : un jeune postulant de la communauté du prieuré du Christ-Roi recevait l'habit des mains de Mgr Williamson à l'occasion d'une Messe pontificale et portera désormais le nom de Fr. Joseph-Athanase. Le Fr. Marcel de la Croix reçut quant à lui les premiers ordres mineurs des mains du même pontife. La journée s'est prolongée par un grand buffet et tous purent apprécier l'accueil de M. l'abbé Pivert.
Fidèles aux traditions, les fidèles ont pu écouter les allocutions de Mgr Williamson et de l'abbé Pivert à l'ombre du grand cèdre (cf photo)
Le séminaire St Louis-Marie Grignion était aussi présent à travers M. l'abbé Salenave et trois séminaristes pour aider au chant et à la cérémonie.