mardi 14 mars 2017
dimanche 12 mars 2017
Erratum
A propos des derniers événements à Rome concernant la FSSPX, Reconquista a publié des informations et des articles de journaux italiens qui se sont trompés sur la date exacte du passage de Mgr Fellay à Rome en janvier, ainsi que sur l'état d'avancement de l'achat d'un complexe immobilier par la FSSPX à Rome.
Étant donné l'aspect occulte des relations entre Rome et la FSSPX, même les journaux italiens, pourtant à la source (!), font des erreurs factuelles.
Reconquista prie ses lecteurs de bien vouloir excuser ces imprécisions. Quant au fond, rien n'a changé : Mgr Fellay ne cache pas qu'ils cherchent à acheter un bien à Rome et son enthousiasme pour la prélature semble augmenter à chacune de ses prises de parole.
Notre futur évêque
Note de Reconquista : En attendant sa biographie ou de pouvoir faire sa connaissance, cette courte vidéo nous permet de prendre un premier contact avec M l'abbé Gerado Zendejas, encore un peu inconnu en Europe .
samedi 11 mars 2017
Quatrième Évêque
Note de Reconquista : Mgr Williamson nous annonce aujourd'hui une bonne nouvelle : le sacre d'un quatrième évêque pour la Tradition Catholique. La tradition retrouve donc son assise doctrinale et sa force de prédication telle que Mgr Lefebvre l'avait souhaitée en 1988. C'est une grâce immense pour l'Église car la prédication de la Foi en sera d'autant plus audible dans un monde et une Église qui apostasient.
Kyrie eleison DIV (11 mars 2017)
Pour sanctifier notre âme, un évêque il nous faut.
Nous verrons un de plus, on s’en réjouit en haut !
Depuis l’été de 2012 où la Fraternité St Pie X a décidé officiellement de changer de cap en abandonnant la primauté de la doctrine établie pour elle par Mgr Lefebvre 40 ans avant, il est intéressant d’observer ce que fait la Providence pour assurer la défense de l’Église. On aurait pu s’attendre à ce moment-là à un grand soulèvement pour défendre la Vérité de Dieu. A-t-on résisté à l’intérieur de la Fraternité ? Oui, mais au moins jusqu’ici, plutôt en silence. Et à l’extérieur ? Oui, mais seulement de la part de laïcs éparpillés avec une poignée de prêtres, beaucoup divisés entre eux faute d’une autorité reconnue pour les unir. Les Catholiques ont besoin d’autorité. Et ce besoin est si fort que même si la Vérité est en train de s’écouler de la Rome Conciliaire et de la Fraternité philo-Romaine, néanmoins beaucoup d’âmes restent accrochés à l’une comme à l’autre, à cause de ce qui reste de l’autorité papale de l’une et de l’autorité catholique léguée par Mgr. Lefebvre à l’autre.
N’empêche, la Vérité reste le but de l’Autorité, et l’Autorité n’est point le but de la Vérité. Étant donné le péché originel, l’Autorité ne cesse d’être indispensable pour défendre et garantir la Vérité, mais elle suit la Vérité et ne la précède pas. Prenez par exemple l’une des dernières instructions de Notre-Seigneur à St Pierre avant de lui confier le gouvernement de l’Église (Lc.XXII, 31–32) : « Simon, Simon, Satan vous (pluriel) a demandés pour vous cribler comme du froment, mais j’ai prié pour toi (singulier) pour que ta foi (Vérité) ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti (Vérité), confirme (Autorité) tes frères. » Et le Dimanche des Rameaux quelques jours avant, lorsque les Pharisiens ont essayé de reprocher à Notre Seigneur la joie bruyante de ses disciples, l’adoration de Dieu en Vérité est d’une telle importance que Notre Seigneur a répondu : « Je vous dis que si ceux-ci se taisent, les pierres crieront. »
Dans la Néo-église actuelle, l’Autorité mélange l’erreur Conciliaire avec la Vérité catholique dans le moteur de l’Église, comme si on mélangeait de l’eau avec l’essence dans le moteur d’une voiture – la voiture tombe en panne, l’Église tombe en panne. Et là où Mgr Lefebvre a surmonté la panne, surtout en consacrant quatre évêques pour maintenir une autorité catholique qui protégeât la Vérité de Dieu, ses successeurs à la tête de ce qui fut une fois sa Fraternité font tout ce qui est dans leur pouvoir pour soumettre sa protection de la Vérité à cette Autorité romaine en pleine panne ! Si ces successeurs pensent sérieusement qu’une fois « dans l’Église officielle » ils seront à même de convertir les néo-modernistes, ils sont excessivement naïfs. Déjà ils étouffent leur critique du Concile – à quel moment pensent-ils qu’ils pourront la libérer ?
Dans ces circonstances tout à fait exceptionnelles, il faut qu’il y ait des disciples de Notre Seigneur qui disent la Vérité – pour ne pas surcharger les pierres ! Ces disciples pourront ne pas être unis comme ils devraient l’être sous une vraie Autorité (abstraction faite de la faiblesse humaine). Ils pourront être opprimés, dans la détresse, persécutés, abattus (cf. II Cor.IV, 8–9), mais il faut qu’ils soient là tant que la Vérité est tenue en captivité. Cela sera pour longtemps ? Dieu le sait. Nous sommes nombreux à nous attendre depuis longtemps à Son intervention, mais la patience du Seigneur n’a presque pas de limite. Il finira quand même par intervenir, si quoi que ce soit doit encore être sauvé. Patience.
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| L'abbé Zendejas est à gauche |
En attendant ses disciples ont besoin d’une poignée d’évêques pour assurer une suite minimale dans la Vérité d’un enseignement épiscopal et des sacrements de la Confirmation et de l’Ordre. En 1988 Mgr. Lefebvre en a consacré quatre pour la même raison, deux pour l’Europe, un pour l’Amérique du Nord et un pour l’Amérique du Sud. Actuellement la « Résistance » dispose de deux en Europe, et d’un en Amérique du Sud. Il manque le quatrième en Amérique du Nord. Si Dieu veut, le 11 mai qui vient, l’abbé Gerardo Zendejas sera consacré évêque dans la paroisse Traditionnelle de l’abbé Ronald Ringrose à Vienna, Virginia, aux États-Unis. Ayez la bonté de prier Dieu pour qu’Il bénisse la cérémonie, et pour que le temps soit beau !
Kyrie eleison.
En d'autres langues :
vendredi 10 mars 2017
"Miles Christi" de l'abbé Chazal
MILES CHRISTI
Janvier 2017
Soldat du Christ, combats le bon combat de la Foi, conquiers la vie éternelle!
Mes chers fidèles "austrasiatiques",
Monseigneur Williamson a finalement autorisé l'ordination du Père Jean (O.C.D), à condition qu'il ne soit pas libre de son temps pendant trois ans et qu'il attende au moins le même nombre d'années avant d'ouvrir son propre monastère à Luzon.

Après l'échec de deux nouvelles tentatives en vue de lui obtenir un visa pour l'Europe, la dernière solution était d'aller voir Dom Thomas d'Aquin, que son récent sacre habilitait à ordonner un prêtre avant Noël.
À son tour, Monseigneur Thomas d'Aquin demanda des garanties canoniques supplémentaires, sous la forme de lettres de recommandation, certifiant, pour l'essentiel, que le candidat était apte, qu'il avait suivi le séminaire requis, connaissait sa théologie morale, savait célébrer la messe et n'avait aucun empêchement canonique. Dom Thomas d'Aquin et les autres moines répétèrent longuement la cérémonie, nous offrant un témoignage de cet amour tout particulier des Bénédictins pour le service de l'autel. Et c'est une bonne chose qu'un moine ait été ordonné par un autre moine. Si, plus tard, des vocations viennent au Père Jean, Dom Thomas ou l'un de ses délégués seront peut-être les mieux placés pour prodiguer des conseils monastiques, le cas échéant.
Nous avons en Dom Thomas, malgré sa faible santé, le vrai chef du "petit reste" en Amérique du Sud. La fondation de Santa Cruz est magnifique, située en un lieu calme, frais, ravissant. La régularité y est très strictement observée et la communauté entreprend de nombreuses œuvres spirituelles sur le continent. Santa Cruz abrite également une "maison d'étude" pour les futurs prêtres. L'un d'entre eux est en quatrième année, les quatre autres sont encore loin derrière.
Monseigneur Thomas d'Aquin refuse de qualifier cette maison de "séminaire" mais c'est pour nous une grande consolation de savoir qu'il existe un troisième lieu dédié à la formation des prêtres de la résistance. Selon le célèbre mot d'Aristote : " Le commencement est la moitié de toute chose." Seule l'Amérique est encore dépourvue de véritable séminaire mais cela pourrait bientôt changer.
L'ordination s'est parfaitement bien déroulée et les fidèles s'en sont réjouis avec nous. Je me suis efforcé de prêcher pour la première messe du Père Jean, gratifiant l'assemblée portugaise des quelques résidus de mon espagnol rudimentaire. Le cérémoniaire a confirmé que le Père Jean disait bien la messe (c'est l'abbé Picot qui l'a entraîné). Nous avons reçu la bénédiction de l'évêque et promis de revenir l'an prochain avant de nous disposer à notre long voyage de retour vers l' Asie.
Pour la première fois, nous avons vu un grand concours de peuple à Manille, à l'occasion de la première messe du Père Jean à Laguna. J'espère que cela augure bien de l'avenir et constituera un début de réparation pour notre négligence passée.
Le Père Jean est désormais chargé du Nord, l'abbé Picot des Visayas centrales et moi-même de Mindanao, cette île du Sud en forme de grand poulet mort. Manille, Leyte et Camiguin sont désormais passés à une visite un dimanche sur deux.
Nos visites aux antipodes seront plus régulières et plus fréquentes, je l'espère. Même chose pour l'Est de l'Asie (Singapour, Malaisie, Thaïlande, Japon). Toute cette partie du continent devrait bénéficier d'une tournée de premières messes.
Le séminaire aura donc un professeur de plus et les séminaristes, outre une présence sacerdotale permanente (le Père Jean pourra rester pendant que nous serons hors du pays et inversement lorsqu'il se rendra à Luzon), une possibilité supplémentaire quant au choix de leur directeur spirituel.
Le Père a effectué sa tournée de premières Messes à Leyte, Cebu et spécialement à Camiguin, dont il a la charge jusqu'à ce que le futur Père June Mark prenne le relai en 2020. Là, nous avons vu pour la première fois cent personnes réunies. L'église fraîchement construite était archicomble. C'était aussi la fête en l'honneur de Jesus Nazareno (dont la statue, apportée aux Philippines en 1606, a eu beaucoup d'effet sur le peuple).
A ce poste, qui se trouve à un jet de pierre (en avion) de Cebu, le ministère est aisé, les gens sont merveilleux. Le paysage, l'approvisionnement en nourriture, les thermes volcaniques et l'augmentation de la fréquence de la messe sont tels que nous conseillons aux gens bien avisés, las de la morosité et de la corruption de l'Occident, de venir s'y installer.
Entre parenthèses: il n'est pas inutile de rappeler un grave et authentique cas de possession et d'infestation diabolique au sein de l'école publique locale. C'était un vrai pandémonium, toutes les classes étaient paniquées, les livres s'envolaient tout seuls des étagères. On fit appel à un pasteur protestant, qui ordonna au démon de sortir de l'enfant au Nom du Seigneur Jésus. Le démon répondit: " Où irai-je alors ? Je viendrai en TOI !!!!" Le "prinistre" (ministre protestant) s'enfuit aussi vite qu'il put. On s'adressa alors à un prêtre du Novus Ordo, qui expliqua prudemment qu'il était incapable d'exorciser.Puis on eut recours au gouverneur maçonnique de la petite île, qui répondit que les problèmes psychologiques devaient être soumis au département compétent. Mais, dans l'une des salles, après toutes ces tentatives, un professeur dit à toute la classe : " Les enfants, mettons-nous à genoux et récitons le chapelet. Notre Dame peut nous aider et Elle nous aidera." Ainsi fut fait. Et le démon s'enfuit. Fin de la parenthèse.
A suivre..
+Abbé Chazal
jeudi 9 mars 2017
Extrait du sermon du 3 mars de Mgr Fellay au sujet de la prélature Saint Pie X
Note : Mgr Fellay a donné un sermon en Pologne le 3 mars dernier. Au cours de son sermon, il a présenté aux fidèles le projet de prélature tel que Rome le prépare actuellement. Ce projet enthousiasme Mgr Fellay. Il n'en voit que des avantages. La suite de la traduction est en cours. https://www.youtube.com/watch?v=TLYhXtFtb7s
Mgr. Fellay confirme que la FSSPX recherche une église à Rome.
"Une rumeur a circulé ces derniers jours qui a fait quelques remous. Cette rumeur prétendait que la fraternité avait d'acheté une église avec un bâtiment avec l'accord du pape et que l'accord avec Rome était proche. Ces nouvelles sont fausses. Il y a des rumeurs qui remuent les gens à rumeurs, mais nous allons voir la vérité: il est vrai que nous cherchons une église. Nous en avons déjà une petite mais trop petite, alors nous cherchons une église à Rome. Cela est vrai, mais pas cette église. Et la décision est en charge de la Congrégation pour les Religieux. Parce que le bâtiment qui nous intéresse est un bâtiment appartenant à des religieuses et depuis deux mois, nous espérons une réponse qui ne vient pas. Voilà le premier point. "
Renseignements sur la future prélature Saint Pie X
"A sujet d'un autre point qui est beaucoup plus important; c'est de savoir où nous en sommes dans nos relations avec Rome. Nous pouvons voir deux niveaux. Un niveau canonique, qui est la structure que Rome nous prépare. Et donc, Rome veut nous donner une structure qui correspond aussi précisément à notre réalité. Et quel e est notre réalité? Il y a des prêtres, des évêques, des fidèles, nous avons des prieurés, des écoles, des séminaires, et ce que Rome veut faire est de nous donner une structure qui contienne tout cela. Comme un diocèse. Le nom que l'on donne à cette réalité est une prélature personnelle. Mais la réalité est bien meilleure que ce que l' on trouve dans le droit canon ou dans ce qui existe pour l'opus Dei. Parce que l' opus dei n'a pas le droit d' avoir un évêque. C'est seulement selon le bon plaisir du pape, il décide si oui ou non il lui donne un évêque. Pour nous , c'est déterminé, c'est écrit. Cet évêque, c'est nous qui choisissons trois personnes au sein de la Fraternité et qui sont présentés au pape qui choisira l' un des trois. Il est également prévu que les autres évêques de la Fraternité seront évêques auxiliaires dans cette Prélature. Et tout ce qui existe actuellement sera reconnu dans le monde entier. Et les fidèles aussi! Ils seront dans cette prélature avec le droit de recevoir les sacrements et les enseignements des prêtres de la Fraternité. Et il sera également possible de recevoir des congrégations religieuses, comme dans les diocèse: capucins, bénédictins, bénédictines, et tous les autres, carmes, tout. Ceci est une réalité chrétienne qui n'est pas sous l'autorité des évêques. Elle est autonome. Alors , vraiment une chose très importante. "
lundi 6 mars 2017
Notre lutte contre l'ange de "lumière"
Sermon de l'abbé Salenave pour le premier dimanche de Carême.
dimanche 5 mars 2017
« Saints Prêtres » ?
Kyrie Eleison DIII (5 mars 2017)
Note de Reconquista : A la lecture de ce Commentaire, comment ne pas se ressaisir en suppliant Dieu de donner à Son Église de vrais prêtres : La Croisade de Prières pour les prêtres ne peut que nous y aider .
Lorsque les prêtres doux endorment leurs ouailles,
Pour la Mère de Dieu c’est un temps de grisaille.
Par une grande grâce de Dieu un lecteur de ce « Commentaire », plongé par sa famille et son travail dans le monde d’aujourd’hui, a néanmoins gardé un vrai sens de ce qui se passe autour de lui, à savoir le drame cosmique quotidien du salut ou de la damnation des âmes qu’il rencontre. Ce n’est pas un sens agréable. Il pourrait préférer ne pas voir ce qu’il voit mais par une autre grâce de Dieu il n’a aucune envie de se rendormir. Il sait ce que représentait la Fraternité St Pie X, et il en tirait beaucoup de profit. Maintenant tout en restant simple laïc sans aucune prétention de manier de grands arguments, il constate que la Fraternité n’est plus ce qu’elle était, mais veut rejoindre les endormis, et il se demande ce qu’il va faire. Ses paroles ne se trouvent pas à l’Internet mais elles doivent se trouver dans le cœur de maint triste Catholique. Les voici, en italique :—
Je l’ai déjà dit, mais je ne cesse de l’observer au travail. Les âmes meurent de faim et dépérissent sous le poids du péché et sous la pression de cette anti-culture qui nous engloutit tous. Presque tous les Catholiques qui ne pratiquent plus auxquels j’ai parlé ont été dégoûtés par les abus qui souillent l’Église actuellement (encore que je me doute que beaucoup en profitent pour justifier leurs propres péchés), ou bien ils n’ont vu dans les prêtres que des égoïstes qui ne sont pas morts à eux-mêmes pour revêtir le Christ. Leur vue de l’Église est obscurcie par tant d’infidélité et de péché.
Sans doute les abus dans l’Église servent d’excuse pour que les Catholiques abandonnent leur foi, mais quelle responsabilité pour les prêtres qui même sans se laisser aller au grand scandale public cessent néanmoins par leur exemple d’inspirer et d’élever ! Prêtres de la Fraternité – il y eut un temps où vous inspiriez et éleviez – où en êtes-vous actuellement ?
Franchement, j’oserais dire que la revue de la Fraternité aux États-Unis, l’ « Angelus Press », n’est plus à la pointe. Nous avons besoin d’être secoués dans notre complaisance en nous-mêmes (c’est certainement le cas de ma nature déchue à moi). Nous devons sortir de notre torpeur intellectuelle. C’est très bien d’écrire de belles choses sur la spiritualité et la doctrine, et je ne crois pas que l’on puisse accuser l’ « Angelus » de favoriser l’hérésie mais – et voici où cela coince – si ces belles choses ne s’intègrent pas dans la vie de tous les jours ni n’abordent aucun des problèmes de la modernité, eh bien l’Église devient tout simplement encore une « douceur » pour adoucir les douleurs de la vie réelle.
Voici le problème. Les prêtres réels s’attaquent aux douleurs de la vie réelle. « Seigneur, donnez-nous de saints prêtres ! » – ainsi prie la Fraternité. Hélas, « de saints prêtres » – n’y entend-on pas des prêtres qui ne font qu’adoucir ? Et les prêtres doivent-ils être doucereux pour rendre plus confortable la vie ici-bas, ou ne devraient-ils pas plutôt mettre les âmes mal à l’aise dans cette « vallée de larmes » pour que tous leurs désirs se tendent vers la vie éternelle ?
Je deviens de plus en plus indifférent envers ce que fait la Fraternité parce que nous autres laïcs nous n’avons aucune influence là-dessus. Alors s’ils tiennent à se précipiter dans l’oubli, l’obscurité et l’insignifiance, qu’ils y aillent. La gloire sans pareil de la Fraternité, c’était qu’elle représentait la seule résistance organisée aux magouilles du Concile, et cela par un rejet en principe non pas de l’autorité mais de tout ce qui détruisait la Foi. Hélas, la Fraternité profite actuellement du même principe d’autorité – bon en lui-même – pour récupérer toute opposition à l’erreur, tandis que l’autorité devrait être au service de la vérité. Donc, en toute sincérité, je ne sais ce que je vais faire, pratiquement. Nous assistons encore aux Messes de la Fraternité mais (au moins dans mon propre cas) la ferveur d’autrefois dans la Fraternité s’est presque éteinte. Patience. Dans toute cette pagaille c’est Notre Seigneur qui va donner la victoire.
La Néo-fraternité ne prend-elle pas le chemin de se rendre aussi relativement inutile pour la vie éternelle que la Néo-église ?
Kyrie eleison.
Pour la Mère de Dieu c’est un temps de grisaille.
Par une grande grâce de Dieu un lecteur de ce « Commentaire », plongé par sa famille et son travail dans le monde d’aujourd’hui, a néanmoins gardé un vrai sens de ce qui se passe autour de lui, à savoir le drame cosmique quotidien du salut ou de la damnation des âmes qu’il rencontre. Ce n’est pas un sens agréable. Il pourrait préférer ne pas voir ce qu’il voit mais par une autre grâce de Dieu il n’a aucune envie de se rendormir. Il sait ce que représentait la Fraternité St Pie X, et il en tirait beaucoup de profit. Maintenant tout en restant simple laïc sans aucune prétention de manier de grands arguments, il constate que la Fraternité n’est plus ce qu’elle était, mais veut rejoindre les endormis, et il se demande ce qu’il va faire. Ses paroles ne se trouvent pas à l’Internet mais elles doivent se trouver dans le cœur de maint triste Catholique. Les voici, en italique :—
Je l’ai déjà dit, mais je ne cesse de l’observer au travail. Les âmes meurent de faim et dépérissent sous le poids du péché et sous la pression de cette anti-culture qui nous engloutit tous. Presque tous les Catholiques qui ne pratiquent plus auxquels j’ai parlé ont été dégoûtés par les abus qui souillent l’Église actuellement (encore que je me doute que beaucoup en profitent pour justifier leurs propres péchés), ou bien ils n’ont vu dans les prêtres que des égoïstes qui ne sont pas morts à eux-mêmes pour revêtir le Christ. Leur vue de l’Église est obscurcie par tant d’infidélité et de péché.
Sans doute les abus dans l’Église servent d’excuse pour que les Catholiques abandonnent leur foi, mais quelle responsabilité pour les prêtres qui même sans se laisser aller au grand scandale public cessent néanmoins par leur exemple d’inspirer et d’élever ! Prêtres de la Fraternité – il y eut un temps où vous inspiriez et éleviez – où en êtes-vous actuellement ?
Franchement, j’oserais dire que la revue de la Fraternité aux États-Unis, l’ « Angelus Press », n’est plus à la pointe. Nous avons besoin d’être secoués dans notre complaisance en nous-mêmes (c’est certainement le cas de ma nature déchue à moi). Nous devons sortir de notre torpeur intellectuelle. C’est très bien d’écrire de belles choses sur la spiritualité et la doctrine, et je ne crois pas que l’on puisse accuser l’ « Angelus » de favoriser l’hérésie mais – et voici où cela coince – si ces belles choses ne s’intègrent pas dans la vie de tous les jours ni n’abordent aucun des problèmes de la modernité, eh bien l’Église devient tout simplement encore une « douceur » pour adoucir les douleurs de la vie réelle.
Voici le problème. Les prêtres réels s’attaquent aux douleurs de la vie réelle. « Seigneur, donnez-nous de saints prêtres ! » – ainsi prie la Fraternité. Hélas, « de saints prêtres » – n’y entend-on pas des prêtres qui ne font qu’adoucir ? Et les prêtres doivent-ils être doucereux pour rendre plus confortable la vie ici-bas, ou ne devraient-ils pas plutôt mettre les âmes mal à l’aise dans cette « vallée de larmes » pour que tous leurs désirs se tendent vers la vie éternelle ?
Je deviens de plus en plus indifférent envers ce que fait la Fraternité parce que nous autres laïcs nous n’avons aucune influence là-dessus. Alors s’ils tiennent à se précipiter dans l’oubli, l’obscurité et l’insignifiance, qu’ils y aillent. La gloire sans pareil de la Fraternité, c’était qu’elle représentait la seule résistance organisée aux magouilles du Concile, et cela par un rejet en principe non pas de l’autorité mais de tout ce qui détruisait la Foi. Hélas, la Fraternité profite actuellement du même principe d’autorité – bon en lui-même – pour récupérer toute opposition à l’erreur, tandis que l’autorité devrait être au service de la vérité. Donc, en toute sincérité, je ne sais ce que je vais faire, pratiquement. Nous assistons encore aux Messes de la Fraternité mais (au moins dans mon propre cas) la ferveur d’autrefois dans la Fraternité s’est presque éteinte. Patience. Dans toute cette pagaille c’est Notre Seigneur qui va donner la victoire.
La Néo-fraternité ne prend-elle pas le chemin de se rendre aussi relativement inutile pour la vie éternelle que la Néo-église ?
Kyrie eleison.
samedi 4 mars 2017
Des liens incontestables existant entre la Shoah et Vatican II
par Don Curzio Nitoglia
Note de Reconquista : nous publions ici la première partie de la traduction française (par Reconquista) d'une étude de Don Nitoglia sur les rapports étroits existant entre la Shoah et Vatican II, comme entre l'exclusion de Mgr Williamson et le rapprochement de la FSSPX avec l’Église conciliaire.
Note de Reconquista : nous publions ici la première partie de la traduction française (par Reconquista) d'une étude de Don Nitoglia sur les rapports étroits existant entre la Shoah et Vatican II, comme entre l'exclusion de Mgr Williamson et le rapprochement de la FSSPX avec l’Église conciliaire.
De « l’affaire Williamson » à l’accord Holocauste/Moderniste.
I- La néo-religion de l’Holocauste/Moderniste.
Abraham H. Foxman (directeur de la Ligue Anti-diffamation des B’naiB’rith) a un jour déclaré : « L’Holocauste n’est pas seulement un exemple de génocide, mais une atteinte presque réussie à la vie des enfants élus de Dieu, et par conséquent à Dieu lui-même » [1]
Pour le judaïsme talmudique, la Shoah a une dimension religieuse, puisqu’Israël est le « dieu » de l’humanité et Jésus un imposteur. Donc, les chrétiens devraient s’intéresser à ce faux « dogme » (et ne pas se cacher derrière l’excuse que ce n’est qu’un fait historique qui ne regarde pas l’Église...), qui veut détruire la foi des Évangiles. Refuser de le faire serait renier implicitement la qualité unique du sacrifice du Christ, seul Rédempteur de toute l’humanité.
La théologie catholique enseigne que le judaïsme est responsable de la mort du Verbe incarné, vrai Dieu et vrai homme. Les Pères de l’Église l’affirment [2] (la Tradition), en se basant sur la Sainte Écriture et le Magistère, qui est l’outil d’interprétation officiel de ces deux sources (la Tradition et la Sainte Écriture) de la révélation divine (cf. Pie XI, Mitbrennender Sorge, 1937).
Le néo-modernisme, depuis la déclaration Nostra Aetate (1965), a essayé de nier la doctrine du déicide, telle qu’on la trouve dans la Sainte Écriture et la Tradition (révélation divine) et telle qu’elle est enseignée par le Magistère traditionnel de l’Église (en charge de l’interprétation appropriée de la Révélation).
Tout catholique désirant préserver sa foi intacte et intègre, sans laquelle nul ne peut plaire à Dieu (St Paul Rom. X, 9), ne peut pas, selon le principe de non-contradiction, adhérer à Nostra Aetate et en même temps à la révélation divine, telle qu’on la trouve dans la Sainte Écriture et la Tradition et telle qu’elle est interprétée par le Magistère traditionnel.
Soit on accepte toute la révélation, toute la foi et toute la doctrine catholique, telle quelle, et alors on est sur le chemin du Ciel si on l’accompagne des bonnes œuvres ou de la charité surnaturelle ; ou alors si on renie même un seul article ou vérité de Foi, on rejette tout et on est donc sur le chemin de l’Enfer, car « sans la Foi, impossible de plaire à Dieu » (Heb. XI,6)
En effet, soit Jésus est vrai Dieu et vrai homme et donc le judaïsme rabbinique est coupable de déicide, soit Israël est Dieu et alors toute attaque contre lui et ses membres est un déicide et la nouvelle religion est celle de la Shoah. Il n’y a pas de troisième option. Il est impossible qu’il y ait comme troisième option la combinaison de « judéo-christianisme », qui n’est rien d’autre que la tentative de rentrer un cercle dans un carré, car depuis que Jésus a déclaré qu’Il était Dieu, Israël et l’Holocauste sont vraiment un « mal absolu », selon les termes de la contradiction et si l’on considère que le mal est l’absence d’un bien dû.
Lorsque Benoît XVI en 2009 a dit que pour exercer le sacerdoce et l’épiscopat dans l’Église, il fallait croire en la Shoah (cf. l’ « affaire Williamson »), il a non seulement fait preuve d’un sérieux abus de pouvoir, mais il s’est aussi embarqué de façon radicale dans la voie du judaïsme talmudique, qui déifie Israël et nie implicitement la divinité du Christ.
Tu ne mentiras pas
Note : Le premier dimanche du carême nous dépeint l'action du démon et son arme favorite : le mensonge. Mais il y a diverses sortes de mensonges. L'auteur de cet admirable article nous montre qu'un certain langage flou peut s'apparenter à du mensonge. Tous les ralliements (Dom Gérard, Mgr Rifan, l'abbé Wach etc ..) ont toujours usé de ce procédé pour arriver à leur fin. Bonne lecture !
Tu ne mentiras pas.
La
guerre interminable menée par les armées modernistes contre la Tradition
catholique prend une tournure nouvelle depuis quelques mois. Brandissant tantôt
le bâton, pour présenter bientôt une carotte appétissante, les autorités en
place, inspirées par les techniques bien connues de la subversion, veulent
intégrer les œuvres de la Tradition dans leur système, les faire monter dans
leur bateau. Soyons plus malins qu’eux, nous dit-on, jouons leur jeu,
suivons-les quelques pas pour faire valoir nos principes, camouflons-nous,
faisons semblant d’être des leurs. En d’autres termes, jouons la carte de la
diplomatie, plutôt que celle de la prédication
Que la diplomatie ait son rôle à jouer dans la
guerre, c’est une chose entendue. Cependant, elle n’est pas sans dangers, que
nous voudrions exposer ici tout simplement, celui, nous semble-t-il, d’une
certaine duplicité. Il est facile, en effet, de glisser de la diplomatie dans
le dialogue, et du dialogue dans l’oubli des principes.
Commençons
par rappeler la loi fondamentale de la morale qui interdit le mensonge. Nous en
verrons ensuite trois réalisations plus ou moins voilées : la restriction
mentale indue, l’ambiguïté, l’omission.
Le mensonge
La malice du
mensonge est évidente. Pour la mettre en lumière, saint Thomas d’Aquin donne
plusieurs arguments dont nous retiendrons les trois premiers[1] :
- Mentir nous rend semblable au
diable et nous fait son fils.
La
première raison (de ne jamais mentir) est qu’elle nous rend semblables au
diable ; le menteur devient en effet le fils du diable. (…) Certains
hommes sont de la race du diable, et sont dits ses fils, à savoir ceux dont le
langage est menteur, car « le diable est menteur et père du mensonge,
comme l’a dit Notre Seigneur (Jn 8, 44). Il mentit en effet quand il dit (à nos
premiers parents) : « Assurément vous ne mourrez pas » (Gn 3,
4). Mais les autres hommes sont les fils de Dieu, à savoir ceux qui disent la
vérité, car Dieu est vérité.
- Le mensonge est la ruine de la
société.
La
seconde raison de ne pas mentir c’est que le mensonge est la ruine de la
société. Les hommes en effet vivent ensemble ; et cette vie en société
serait impossible, si entre eux ils ne disaient pas la vérité, comme le demande
l’Apôtre : « Rejetez le mensonge et que chacun de vous dise la vérité
au prochain, puisque nous sommes membres les uns des autres » (Eph, 4,
25).
- Le menteur perd sa bonne
réputation.
Le
troisième motif de se détourner du mensonge, c’est que le menteur perd sa bonne
réputation. En effet, on ne croit pas aux paroles de celui qui a l’habitude de
mentir, même s’il dit la vérité. « Que peut purifier ce qui est impur, et
quelle vérité peut sortir de la bouche du menteur ? » (Eccli. 34, 4).
On
aura noté l’ordre de ces trois premiers motifs de rejeter le mensonge. Le
premier voit le mensonge face à Dieu. Ce sont les droits de Dieu qui touchent
d’abord saint Thomas. Dieu est vérité, Dieu est lumière. Celui qui dit la
vérité est de Dieu, il marche dans la lumière. En revanche, celui qui ment
ressemble au diable et se fait ennemi de Dieu[2]. Puis
le mensonge est considéré en regard du bien commun de la société, qui est le
plus « divin » des biens humains, comme dit Aristote. Les hommes se
rassemblent en société précisément pour échanger la vérité. La vérité est le
ciment et le bien commun de toute société humaine. Ceci est très bien résumé
dans la citation de saint Paul. Le menteur ne se contente donc pas d’offenser
Dieu, mais il s’en prend à l’ordre social et politique. Il est révolutionnaire[3].
Enfin saint Thomas montre que le mensonge nuit au menteur lui-même. Et il le
voit toujours dans sa vie en société. Celui qui a menti une fois perd tout
crédit auprès des hommes. Il s’exclut lui-même de la société[4].
On
objectera peut-être que le mensonge est permis, ou au moins toléré, quand il
est fait pour le bien de l’autre. Nullement, répond saint Thomas, « d’une
telle conduite il faut se garder, comme le dit saint Augustin ; car il est
dit dans l’Ecclésiastique (4, 26) : ‘N’ayez pas égard à la qualité des
personnes contre le salut de votre propre personne et ne vous laissez pas aller
au mensonge au détriment de votre âme’. »
La
raison est simple. « Non faciamus
mala ut eveniant bona », dit saint Paul. Nous ne pouvons faire le mal
afin qu’un bien arrive. En d’autres termes, la fin ne justifie pas les moyens.
Peut-être
ne sera-t-il pas inutile d’approfondir la question, toujours avec saint Thomas
d’Aquin[5].
La
parole exprimée, explique le saint docteur, se tient par rapport à l’intention
comme le corps vis-à-vis de l’âme (comme la matière pour la forme, dit-il plus
exactement en termes philosophiques). Si je dis une erreur sans avoir
l’intention de tromper, je me trompe, tout simplement, mais je ne mens pas. Ce
n’est qu’un cadavre de mensonge. Mais lorsque je sais que cette phrase est
fausse et que je la dis, avec donc la connaissance et l’intention de dire
quelque chose de faux, le mensonge est bien là. À cela s’ajoute une autre
malice, celle qui concerne les effets de ce mensonge, le fait de vouloir
induire le prochain en erreur, de le tromper. Le mensonge est alors parfait. Et
il est une parfaite horreur. Il blesse Dieu, il blesse la société, il blesse
l’intelligence de celui qui le commet et de celui qui en est la victime, il
blesse la justice, la charité et l’honneur. Il n’est jamais permis de mentir.
C’est
là un des arguments contre l’acceptation, par la Fraternité saint Pie X, du
statut juridique proposé par la Rome moderniste. En acceptant ce statut, nous
faisons profession d’obéir aux autorités en place. Nous remettons dans leurs
mains les œuvres de la Tradition. Or, il est bien entendu par tout le monde
que, dans le cas fort probable où les Romains nous imposeraient des réformes
inacceptables, nous les refuserons. Si la Congrégation pour la Doctrine de la
Foi agit envers nous comme avec l’Institut du Bon Pasteur, nous serons dans
l’obligation de désobéir. Ainsi, avant même de signer cette promesse
d’obéissance, nous savons que nous désobéirons dans six mois ou plus. Cette
promesse est donc mensongère, sauf si elle mentionne explicitement notre refus
des nouveautés du concile Vatican II et celles qui l’ont suivi.
.
La restriction mentale
La
malice du mensonge est facile à comprendre et je ne connais personne, parmi les
défenseurs de la Tradition, qui ait la moindre envie de mentir. Cependant une
difficulté pratique apparaît. S’il n’est jamais permis de mentir, n’est-il pas
permis, ou toléré, de ne dire qu’une partie de la vérité ? « Toute
vérité n’est pas bonne à dire », affirme-t-on. C’est la question de la
restriction mentale[6].
Voyons-la
tout d’abord dans sa généralité. La restriction mentale consiste à voiler la
vérité, par exemple par des propos ambigus ou par des silences. La secrétaire
dira « la patron n’est pas là », pour signifier qu’il n’est pas libre
ou pas disposé à vous recevoir. Dans quelle mesure une telle façon de parler
est-elle permise ?
jeudi 2 mars 2017
Bénédiction de la chapelle de la Sainte Famille en Normandie le Dimanche 5 mars
Dimanche 5 mars aura lieu la bénédiction de la Chapelle de la Sainte Famille près de Caen en Normandie
10h00 : Bénédiction de la chapelle
suivie de la Sainte Messe à 10h30
12h00 : Repas tiré du sac
14h30 : Conférence sur : "La victoire du Christ Roi sur ses ennemis en 2017"
16h00 : Salut du Très saint Sacrement .
Adresse : Le pont Mulot 14240 Livry
Contact : 06 51 14 79 62
Mail : francefidele.org@gmail.com
10h00 : Bénédiction de la chapelle
suivie de la Sainte Messe à 10h30
12h00 : Repas tiré du sac
14h30 : Conférence sur : "La victoire du Christ Roi sur ses ennemis en 2017"
16h00 : Salut du Très saint Sacrement .
Adresse : Le pont Mulot 14240 Livry
Contact : 06 51 14 79 62
Mail : francefidele.org@gmail.com
mercredi 1 mars 2017
Croisade de la Charité
Le texte du mois de mars est paru : Saint Joseph et le silence !
Nous souhaitons à tous nos lecteurs un bon et saint Carême !
Nous souhaitons à tous nos lecteurs un bon et saint Carême !
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