samedi 9 novembre 2013

Fatima contesté: Commentaire éleison n° 330 - 9 novembre 2013


Numéro CCCXXX (330)
 
9 nov. 2013

FATIMA CONTESTÉ
Assurément au début du 20me siècle le Bon Dieu a donné au monde deux grandes lumières : pour la théorie l’Encyclique Pascendi en 1907 par St Pie X, dénonciation de l’erreur clef du subjectivisme, et pour la pratique les apparitions de Fatima en 1917 par la Bienheureuse Vierge Marie, remède à la plaie monstrueuse du Communisme. Mais le Diable détourne l’attention de Pascendi, et il suscite une série d’objections pour discréditer Fatima. Voici en quelques-unes parmi les plus importantes :-
Comment peut-on prendre au sérieux la version du Cardinal Ottaviani de la troisième partie du Secret de Fatima (cf. CE 324) où Notre Dame aurait dit qu’une troisième guerre mondiale commencerait dans la seconde partie du 20me siècle ? Avant 2000 il n’y a rien eu de tel.A cet égard il y a un parallèle intéressant entre les deuxième et troisième parties du Secret de Fatima. Dans la deuxième partie Notre Dame a dit qu’une guerre pire que la Première Guerre mondiale commencerait sous le règne du Pape suivant, qui serait Pie XI. Pourtant Pie XI est mort au printemps de 1939, et la Deuxième Guerre mondiale n’a été déclarée qu’en automne de cette année, lorsque le Pape était Pie XII. Notre Dame s’est-elle trompée de calendrier ? Non, elle visait la réalité au lieu des apparences. En réalité cette guerre a commencé en 1938 quand Staline s’est décidé à faire un pacte avec Hitler pour permettre à celui-ci de faire la guerre à l’ouest. Voyez sur eleisonkommentar.blogspot.com la Lettre du Directeur de mai, 2000, qui raconte l’histoire passionnante du vrai début de cette guerre. Donc que cette version du Cardinal soit ou non la version authentique du Secret, la réalité ne peut-elle pas être que la troisième guerre mondiale a commencé au Moyen Orient bien avant 2000, par exemple avec la première invasion d’Iraq en 1991 ? Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent être.
La Deuxième Guerre mondiale nous a fait voir les bombardements épouvantables de Dresde, Tokyo, Nagasaki, entre autres. Quoi de neuf peut-il y avoir dans ce domaine ? Les morts de cette guerre se chiffrent normalement autour des 66 millions. Si nous avons bien compris plusieurs avertissements de Notre Dame, pas seulement à Fatima, les morts de la troisième guerre mondiale et du Châtiment vont se chiffrer dans les milliards. De l’ordre de cent fois pire.
Mais quel châtiment matériel pourrait dépasser le châtiment spirituel des temps actuels? Certes, après la Chute d’Adam et Eve le pire désastre dans toute l’histoire de l’humanité a été Vatican II. Pourtant nombreux sont ceux qui l’ont pris comme une grande libération. Selon le proverbe anglais, "Bâtons et pierres me briseront les os, mais les mots ne me feront jamais de mal ». Les châtiments spirituels sont en eux-mêmes bien pires, mais pour que nous autres hommes nous comprenions, il faut des réalités matérielles (cf.Mt.IX,6 : Jn.XX,27).
Notre Dame de Fatima a promis une période de paix si le Pape faisait une certaine Consécration. Or, les Papes ont fait plusieurs Consécrations du genre voulu, mais il n’y a pas eu la paix. En effet il ya eu plusieurs Consécrations, mais jamais exactement comme Notre Dame en a demandé : par le Pape, de la Russie, à son Cœur Immaculé, en union avec tous les évêques du monde. Toujours jusqu’ici l’une ou l’autre de ces quatre conditions a fait défaut.
Notre Dame de Fatima a parlé de « nations annihilées » et d’une « période de paix. » Or, nous avons vu des nations annihilées dans la Deuxième Guerre mondiale, et une période de paix dans les années 1950. Donc ses prophéties se sont déjà passées, nous n’avons plus à les attendre. Quelles nations sont restées annihilées depuis ? Et quelle sorte de paix avons-nous eue dans la guerre froide des années 1950 ? Notre Dame de Fatima parlait d’événements beaucoup plus importants qui ne se sont pas encore passés mais appartiennent à l’avenir.
Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de nous. Cœur Immaculé de Marie, intercédez pour nous.
Kyrie eleison.

Nouvelles de Rome début Novembre 2013

Birmanie: le pape reçoit Mme Aung San Suu Kyi [Le pape et le combat pour les droits de l'homme (sous titre par Reconquista)]

Une "grande syntonie" entre le pape et le Prix Nobel de la paix


Salvatore Cernuzio
ROME, 28 octobre 2013 (Zenit.org) - Le pape François a reçu Mme Aung San Suu Kyi, figure de l'opposition birmane, Prix Nobel de la paix, ce 28 octobre 2013, au Vatican.
Selon le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, la rencontre a souligné une « grande syntonie » entre le pape et « cette figure symbolique dans le monde asiatique ».
Les échanges ont abordé des thèmes chers au pape, tels que « la démocratie et la paix », la « culture de la rencontre » et le dialogue entre les religions.
Le pape a exprimé « toute son appréciation pour l’engagement d’Aung San Suu Kyi pour le développement de la démocratie dans le pays, en assurant de l’engagement de l’Eglise pour cette cause, sans aucun type de discrimination car l’Eglise est au service de tous par ses activités caritatives ».
Durant une conférence de presse au côté du ministre des affaires étrangères italien, Emma Bonino, Aung San Suu Kyi est revenue sur cette rencontre : « le pape m’a dit que les émotions comme la haine et la peur amoindrissent la vie et la valeur des personnes. Nous devons valoriser l'amour et la compréhension pour améliorer la vie des peuples ».
La visite d’Aung San Suu Kyi à Rome intervient dans cadre d’un tour de l’Europe. Icône des droits de l’homme et de la démocratie, Aung San Suu Kyi, a reçu le Nobel de la Paix en 1991 – Nobel qu’elle a pu recevoir seulement en 2012 – et le Prix Sakharov du Parlement européen en 2013.

Traduction d'Anne Kurian

Témoigner de l'unité des chrétiens, aussi dans les périphéries: Message au Conseil oecuménique des Eglises
Pape François
ROME, 30 octobre 2013 (Zenit.org) - « Le monde globalisé dans lequel nous vivons exige de nous un témoignage commun à la dignité donnée par Dieu de tous les êtres humains », rappelle le pape qui encourage les chrétiens des diverses Eglises à « tendre la main à ceux qui se trouvent dans les périphéries existentielles de nos sociétés et à manifester une solidarité particulière envers les plus vulnérables de nos frères et sœurs »
Le pape a fait parvenir un message de voeux à l’occasion de la Xe Assemblée générale du Conseil œcuménique des Églises (COE) qui ouvre ce jour à Busan, en Corée du sud, sur le thème : « Dieu de la vie, conduis-nous à la justice et à la paix » (30 octobre - 8 novembre 2013).
Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, présent à la séance inaugurale, a transmis aux participants le message du pape, qui souligne que « partout où le don de la vie est accueilli avec amour, et où la justice et la paix règnent, le Royaume de Dieu est présent et son pouvoir souverain est déjà à l’œuvre ».
Le pape François invite « tous les disciples du Christ à intensifier leur prière et leur coopération au service de l'Évangile et au bien intégral de notre famille humaine ». 

Message du pape François
À mon vénéré frère, le cardinal Kurt Koch, 
président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens,
À l'occasion de la Xe Assemblée générale du Conseil œcuménique des Églises, je vous prie de bien vouloir transmettre mes salutations cordiales et mes meilleurs vœux à toutes les personnes réunies à Busan et, plus particulièrement, au secrétaire général, le Dr Olav Fykse Tveit, ainsi qu’aux représentants des communautés chrétiennes présentes. En vous assurant de ma proximité et de mon intérêt pastoral pour les délibérations de l'Assemblée, je réitère volontiers l'engagement de l'Église catholique à poursuivre sa coopération de longue date avec le Conseil œcuménique des Églises.
Le thème de l'Assemblée, « Dieu de la vie, conduis-nous à la justice et à la paix », est avant tout une prière d’invocation au Dieu trinitaire qui mène toute la création à son accomplissement par la puissance rédemptrice de la croix de Jésus-Christ et par l'effusion des multiples dons de l'Esprit-Saint. En vérité, partout où le don de la vie est accueilli avec amour, et où la justice et la paix règnent, le Royaume de Dieu est présent et son pouvoir souverain est déjà à l’œuvre. C’est pourquoi j'espère que la présente Assemblée contribuera à consolider l'engagement de tous les disciples du Christ à intensifier leur prière et leur coopération au service de l'Évangile et au bien intégral de notre famille humaine.
Le monde globalisé dans lequel nous vivons exige de nous un témoignage commun à la dignité donnée par Dieu de tous les êtres humains et la promotion effective de conditions culturelles, sociales et juridiques qui permettent aux individus et aux communautés de se développer dans la liberté, qui soutiennent la mission de la famille comme le fondement même de la société, qui assurent une éducation saine et intégrale des jeunes et garantissent à tous le libre exercice de la liberté religieuse.
En étant fidèles à l'Évangile et en répondant aux besoins urgents de notre temps, nous sommes appelés à tendre la main à ceux qui se trouvent dans les périphéries existentielles de nos sociétés et à manifester une solidarité particulière envers les plus vulnérables de nos frères et sœurs : les pauvres, les personnes handicapées, les enfants à naître et les malades, les migrants et les réfugiés, les personnes âgées et les jeunes sans emploi. Conscient que l'âme de l'œcuménisme demeure la conversion authentique, la sainteté et la prière (cf. Unitatis redintegratio, 8), je prie pour que l'Assemblée générale contribue à imprimer un nouvel élan de vitalité et une nouvelle vision de la part de tous ceux qui sont engagés pour la cause sacrée de l'unité des chrétiens, dans la fidélité à la volonté du Seigneur pour son Église (cf. Jn 17,21) et dans l'ouverture aux inspirations de l'Esprit-Saint. Sur vous tous réunis à Pusan, j'invoque l’abondance des bénédictions du Dieu tout-puissant, source de toute vie et de tout don spirituel.
Fait au Vatican, le 4 octobre 2013, en la fête de saint François d’Assise.

Traduction de Zenit, Hélène Ginabat 

Irak: rencontre des différentes religions au Vatican

Initiative du dicastère pour le dialogue interreligieux

ROME, 29 octobre 2013 (Zenit.org) - Le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux organise actuellement une réunion avec les représentants de différentes religions reconnues par le ministère des Affaires religieuses de la République d’Irak: musulmans chiites et sunnites, chrétiens, yézides et sabéens (du royaume de Saba, ou Yémen).
Les participants seront reçus par le pape François mercredi, 30 octobre 2013, à l’issue des travaux.
Le but de cette initiative est de lancer une collaboration entre le dicastère et les communautés religieuses d’Irak, dans la perspective d’instituer un Comité permanent de dialogue.
Le cardinal Jean-Louis Tauran, président de ce conseil pontifical, a ouvert les travaux. Ils portent notamment sur la situation actuelle des communautés religieuses dans la République d’Irak et sur l’état du dialogue entre elles.
Il s'agit de la première réunion de ce type : elle offre l'occasion d'approfondir la connaissance mutuelle et d'évaluer les perspectives du dialogue.
Traduction d'Hélène Ginabat 

Chrétiens et hindous : favoriser les relations humaines par l'amitié et la solidarité: Message pour la fête de Diwali, dicastère pour le dialogue interreligieux
Rédaction
ROME, 28 octobre 2013 (Zenit.org) - « Les chrétiens et les hindous peuvent favoriser les relations humaines, pour le bien de l’humanité, à travers l’amitié et la solidarité », estime le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, qui encourage à promouvoir une « culture du respect » et « de la solidarité ».
Il écrit en effet aux hindous pour la fête de Diwali/Deepavali, célébrée le 3 novembre 2013, qui représente la victoire de la vérité sur le mensonge, de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort, du bien sur le mal.
Le message, intitulé "Chrétiens et Hindous : favoriser les relations humaines par l’amitié et la solidarité", est signé par le cardinal Jean-Louis Tauran, président  et le P. Miguel Ángel Ayuso Guixot, M.C.C.J., secrétaire.
Il invite notamment à réfléchir à la « qualité des interactions humaines » : « L’expérience enseigne que plus nos relations humaines sont profondes, plus nous sommes en mesure d’avancer dans la coopération, la construction de la paix, la solidarité et l’harmonie véritables ».

Message du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux pour Diwali
Chrétiens et Hindous : favoriser les relations humaines par l’amitié et la solidarité

Chers amis hindous,
1. C’est dans un esprit d’amitié que le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux vous adresse ses meilleurs vœux et ses cordiales félicitations alors que vous célébrez, le 3 novembre prochain, la fête de Deepavali. Puisse Dieu, source de toute lumière et de toute vie, illuminer vos vies et rendre encore plus profondes votre joie et votre paix.
2. Dans un monde sans cesse plus compétitif et marqué de tendances toujours plus individualistes et matérialistes qui affectent négativement les relations humaines et créent souvent des divisions au sein des familles et de la société tout entière, nous voudrions partager avec vous nos pensées sur la manière dont les chrétiens et les hindous peuvent favoriser les relations humaines, pour le bien de l’humanité, à travers l’amitié et la solidarité.
3. Ces relations sont fondamentales pour l’existence humaine. La sécurité et la paix dans les communautés, tant au niveau local, national ou international, sont largement déterminées par la qualité des interactions humaines. L’expérience enseigne que plus nos relations humaines sont profondes, plus nous sommes en mesure d’avancer dans la coopération, la construction de la paix, la solidarité et l’harmonie véritables. La capacité à favoriser des relations respectueuses est la mesure d’un authentique progrès humain, essentiel pour promouvoir la paix et le développement intégral.
4. De telles relations devraient jaillir spontanément de notre humanité partagée. En effet, les relations humaines sont au cœur de l’existence et du progrès humain qui, spontanément, engendrent un sens de solidarité envers les autres. Indépendamment de notre identité ethnique, culturelle, religieuse et idéologique, nous appartenons tous, de fait, à une seule famille humaine.
5. Malheureusement, dans une société matérialiste et méprisante à l’égard des plus profondes valeurs spirituelles et religieuses, la croissance s’accompagne d’une tendance pernicieuse à accorder une valeur identique aux choses matérielles et aux relations humaines. Le « quelqu’un » qu’est la personne humaine est alors réduit à un « quelque chose » que l’on peut mettre de côté à sa discrétion. En outre, les tendances individualistes engendrent un faux sentiment de sécurité qui favorise ce que Sa Sainteté le Pape François a décrit comme une « culture de l’exclusion », une « culture du déchet » dans « la mondialisation de l’indifférence ».
6. La promotion d’une « culture du respect » et d’une « culture de la solidarité » est donc un impératif pour tous les peuples. Elle nous invite à favoriser les relations fondées sur l’amitié et le respect mutuel au bénéfice de toute la famille humaine. Cela exige que la dignité inhérente à la personne humaine soit reconnue et encouragée. Il est évident que l’amitié et la solidarité sont étroitement liées. Enfin, « la culture de la solidarité c’est voir dans l’autre non un concurrent ou un numéro, mais un frère. Et nous sommes tous frères ! » (Pape François, Visite à la Communauté de Varginha (Manguinhos), Rio de Janeiro, le 25 Juillet 2013).
7. En conclusion, nous tenons à affirmer notre conviction que la culture de la solidarité n’aboutit que lorsqu’elle est « le résultat d’un effort concerté de tous pour le bien commun » (Pape François, Rencontre avec la classe dirigeante du Brésil, Rio de Janeiro, le 27 juillet, 2013). Soutenus par les enseignements de nos religions respectives et conscients de l’importance de construire des relations authentiques, puissions-nous, nous hindous et chrétiens, agir individuellement et collectivement avec toutes les traditions religieuses et les personnes de bonne volonté, pour encourager et renforcer la famille humaine à travers l’amitié et la solidarité.
Nous vous souhaitons une heureuse fête de Deepavali !
Cardinal Jean-Louis Tauran
Président
P. Miguel Ángel Ayuso Guixot, M.C.C.J.

Secrétaire 

jeudi 7 novembre 2013

Audience interreligieuse pour la paix en Irak 30 octobre

Priez pour la paix en Irak
Visite d'une délégation au Vatican
Anita Bourdin
ROME, 30 octobre 2013 (Zenit.org) - A l'issue de l'audience du mercredi, le pape François a annoncé lui-même, en italien, qu'il allait recevoir une délégation d'Irak et a damndé aux catholiques de prier pour la paix ans le pays.
Le pape a en effet accordé une audience au gouvernement irakien et aux représentants "des différents groupes religieux, qui constituent la richesse de ce pays, accompagnée par le cardinal Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux".
"Je vous invite à prier pour la chère nation irakienne, hélas quotidiennement frappée par de tragiques épisodes de violence, afin qu’elle trouve la voie de la réconciliation, de la paix, de l’unité et de la stabilité", a ajouté le pape.
Dans sa salutation aux visiteurs de langue arabe, le pape avait déjà salué tout particulièrement les visiteurs venant d'Irak.
En effet, le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux organise une réunion des représentants de différentes religions reconnues par le ministère des Affaires religieuses de la République d’Irak: musulmans chiites et sunnites, chrétiens, yézides et sabéens (du royaume de Saba, ou Yémen).
Les participants ont été reçus par le pape François ce mercredi, à l’issue de leurs travaux.
Le but de cette initiative est de favoriser la collaboration entre le dicastère et les communautés religieuses d’Irak, dans la perspective d’instituer un Comité permanent de dialogue.
Le cardinal Jean-Louis Tauran, président de ce conseil pontifical, a ouvert les travaux. Ils portent notamment sur la situation actuelle des communautés religieuses dans la République d’Irak et sur l’état du dialogue entre elles.
Il s'agit de la première réunion de ce type : elle offre l'occasion d'approfondir la connaissance mutuelle et d'évaluer les perspectives du dialogue.
Avec une traduction d'Hélène Ginabat

Le chancre, le scalpel et le sparadrap II (abbé Chazal)

1- La conversion de Mgr Fellay
Martin Luther et Jean Calvin auraient été horrifiés dès le premier abord par les hérésies de François Ier, tandis que nous avons dû attendre, pour notre part, le 12 octobre 2013. Enfin, c'est officiel, après sept mois de silence assourdissant, Mgr Fellay affirme que le Pape François est un très mauvais Pape : conférence "rebranding" fleuve à Kansas City, sermon commentant des actions connues de ce terrible successeur de Pierre, remise à jour graduelle, (quoiqu'encore décevante), des sites officiels, tout montre un changement par rapport aux changements imposés précédemment sur la façon de voir comment Rome a changé. De 2000 jusqu'à maintenant, Rome "avait changé" dans le bon sens, sans avoir totalement changé certes ; alors que maintenant elle "rechange" dans le mauvais sens (tout en conservant certains "changements" positifs mais rares).

Du point de vue de Menzingen, c'est Rome qui "change", pas nous, même quand nous changeons de point de vue, de sorte que si Rome "change" de nouveau en faveur la Tradition, comme sous Benoît XVI, nous changerons demain, tout comme nous changeons maintenant, en ce 12 octobre, et tout comme nous changions avant.

Tout le problème est là, parce que la Révolution propose sans cesse alternativement des destructeurs et des conservateurs. Après la pluie franciscaine du pape actuel, serons-nous prêts à ne point nous laisser surprendre par un soi-disant nouveau « beau temps », façon Benoît XVI? La Fraternité ne changera-t-elle pas encore ?

Autre changement de discours : Mgr Fellay remercie le Ciel qui nous a préservé de signer un accord canonique en 2012. Pourtant, tous ceux qui se sont élevés publiquement contre un tel accord et qui ont persévéré dans le refus catégorique de celui-ci, refusant les principes accordistes du Chapitre 2012 en vertu des principes énoncés par Mgr Lefebvre (cf. livre de M.l’abbé Pivert), principes solennellement reconnus au Chapitre de 2006, tous ces anti-accordistes forcenés ... ont été "remerciés".

La version officielle est que ce ne sont pas eux qui ont empêché la signature, mais bien Rome qui, le 13 juin 2012, fit de tels changements sur le texte de la DQA, que dans les circonstances présentes, "malheureusement"(sic), un tel texte ne serait pas passé dans la Fraternité (cf. lettre du 17 juin 2012, Cor unum 104).

Maintenant, pas de soucis, on peut de nouveau s'opposer publiquement aux accords sans être inquiété. Changement de taille par rapport à 2012. Si les pauvres prêtres de la résistance avaient su attendre un an, ils seraient toujours au chaud. L'élection de l'ultra révolutionnaire François aurait dû calmer leurs dernières inquiétudes quant à un accord, mais voila qu'ils continuent à s'exciter, sur le "ouaibe" principalement.

Pourquoi les prêtres de la Résistance continuent-ils ainsi leur combat ?

2- Le chancre a-t-il changé ?
Hélas non, sauf en pire, comme la Papauté actuelle, soit dit en passant.

La DQA est encore là, dans ce discours tout récent, toujours intacte.

Il faut comprendre une chose importante ; j'insiste, et j'oserais presque dire que je suis infaillible à ce sujet : le Pape est infaillible mais peut se tromper, tandis que Mgr Fellay est infaillible même quand il se trompe. (Certains disent : surtout quand il se trompe).

C'est ainsi que Monseigneur en vient à réitérer, pour la énième fois en ce 12 octobre, sa position sur la DQA. La DQA est un texte subtil, incompris, et acceptable pris dans son ensemble. Il pense qu'au pire, tout ce qu'on pourrait lui reprocher, c'est de laisser des ambiguïtés qui pourraient être résolues si on prenait la peine d'analyser le contexte.

Et pourtant, les ambiguïtés du texte sont de taille :

1- Vatican II illumine la vie de l'Eglise,

2- La nouvelle messe est légitimement promulguée,

3- Les Sacrements novus ordo sont tous valides per se,

4- Le nouveau code est à suivre principalement,

5- La profession de Foi de 1989 est valable.

Question : sont-ce là de simples ambiguïtés ?

Si la DQA ne contenait que ces erreurs non ambiguës, elle serait purement erronée. L'erreur serait donc aisément décelable par tous et le texte ne serait pas aussi dangereux.

Le problème, c'est l’ambiguïté moderniste qui consiste à dire que l'on va suivre la Tradition entière, inchangeable, continue, ininterrompue, infaillible, en insistant que ce n'est qu'à cela que l'on pense... alors même que l'on piétine cette même Tradition quelques paragraphes plus loin. 

Mgr Fellay répète à qui veut l'entendre qu'il a mis le principe de la tradition inchangeable en tête du document (avant de laisser traîner 5 soi-disant "ambiguïtés" qui sont plutôt des erreurs évidentes), il refuse de comprendre que c'est principalement cela qui nous horrifie : l’idée qu'il va se servir de la Tradition pour dire de telles erreurs. "Oui, vous avez mis la Tradition en tête du document ; mais comment est-il possible que la Tradition vous ait fait accepter de telles erreurs par la suite, au lieu de vous les faire condamner toutes immédiatement ?"

Il est moderniste de penser que l'idée de Tradition peut être forte au point de donner une nature traditionnelle à des affirmations franchement erronées ou contraires à cette même Tradition. Mgr Fellay refuse de voir l’irréductible opposition entre le début (douteux) de la DQA, et les cinq erreurs qui suivent. Ce refus est bien plus grave (parce que plus dangereux) que les cinq erreurs elles-mêmes.

Nous avons bien affaire à une maladie de l'esprit, une déliquescence des concepts, que l'on appelle modernisme.... Et il y a plusieurs demeures dans la maison du modernisme, une à Rome, et une à Menzingen. (Petit problème technique à Menzingen : tout le monde prête le serment antimoderniste, alors qu'à Rome, on ne pratique plus ce double jeu.)

Cette maladie est d'autant plus profonde qu'elle touche au principe de non-contradiction, et en général elle est incurable, à Menzingen ou ailleurs.

Et c'est cette même maladie que Mgr Fellay reproche au Pape François, d'une allocution scandaleuse, à l'autre quasi traditionnelle ! Il lui reproche ses atermoiements sans s'apercevoir que la DQA "atermoie", elle aussi, sur une même page... 

Pauvres de nous qui n'avons pas la chance de comprendre, dit Monseigneur Fellay, que si nous posons la Tradition comme principe absolu, nous pouvons ensuite faire usage d'expressions subtiles, apparemment ambiguës (les 5 points), pour faire passer non pas l'erreur, mais la Tradition elle-même. Nous ne comprendrons jamais que la meilleure façon de combattre Vatican II et ses réformes, c'est de le reconnaître dans une certaine mesure... "nous osons dire qu'il y a quelque chose de catholique dans Vatican II." (17e minute du sermon du 13 octobre 2013). Disons que c'est du modernisme juxtapositionniste.

3- Les progrès de l'erreur
Dans ces conditions, nous ne pouvons plus nous entendre ; autant "remercier" ceux qui nous ont "remerciés". Le temps est venu de rechercher la destruction de ces cinq nouveautés en dehors de l'influence de Menzingen. Certes, nous sommes un peu tourmentés extérieurement, car ce n'est pas toujours facile matériellement et nos petits groupes sont tellement dispersés, mais la paix règne dans les cœurs, et la voie est claire.

Entre temps, les erreurs de Menzingen descendent les voies hiérarchiques. La conférence de l'abbé Themann, professeur à Winona, est amplement diffusée : c'est le même modernisme : ceux qui pensent que "légitimement promulguée" veut dire légitimement promulguée n'ont rien compris, dit le jeune abbé. En vertu du contexte, "légitimement promulguée" veut dire "autorité légitime promulguante".

Tous les abbés de la Fraternité ne sont pas en faveur de la DQA, mais une nouvelle façon de voir Vatican II a vu le jour : il est interprétable, non pas de façon ratzingérienne (herméneutique de la continuité), mais de façon "traditionnelle", si on change ce qui doit être changé dans ses plus grosses ambiguïtés dans un sens totalement traditionnel. (Interview à Nouvelles de France). Notre esprit n'est malheureusement pas assez subtil pour voir la différence entre ces deux interprétations. (En fait, il n'y en a pas).

Une autre chose profondément inquiétante est l'usage du nouveau code de droit canon. Dans les lettres d'expulsion qui sont distribuées, le nouveau code figure même avant l'ancien. Je m'en suis assuré auprès de l’abbé Ortiz, qui vient d’être expulsé, pour bien voir qu'il n y a pas de changement depuis 2012.

Toutes les irrégularités survenues lors des chasses aux sorcières et des expulsions, comme celle du Père Raphael OSB (dont est coupable Mgr de Galarreta), montrent aussi un mépris du droit en tant que tel.

Des pustules libérales émergent çà et là, même chez des confrères que nous croyions antilibéraux et, chez les fidèles, on constate une mondanité et une mentalité contraceptive croissante, encouragée par ces prêtres qui recommandent la méthode naturelle, les mariages mixtes avec les Ecclesia Dei, le tradœcuménisme...

Par endroits, la jeunesse abandonne totalement la pratique religieuse.

Nous ne savons toujours pas ou nous en sommes par rapport au branding. Que sont devenus les 70 millions d'euros rothschildiens ? La Fraternité est elle bien une corporation enregistrée sous le titre "Dello Sarto AG"? Les biens des districts respectifs sont-ils maintenant tous centralisés, les biens immobiliers de la Fraternité sont-ils utilisés comme collatéral pour emprunter de l'argent ? Krah siège-t-il toujours dans les affaires intimes de la Fraternité ? Les Juifs sont-ils toujours nos "frères aînés", au dire de Mgr Fellay ? Les réponses sont toutes opaques.

Et que l'on n'aille pas nous dire que nous exagérons. N'est-ce pas la première fois que nous voyons un bulletin de la Fraternité, stupidement intitulé "l'écureuil volant", publier une homélie entière du Pape François, dans laquelle il fait l'éloge du père Arrupe S.J., qui était à gauche au point d'en empêcher Paul VI de dormir ? N'est-ce-pas la première fois, quand François lance un appel pour une veillée de prière avec les fausses religions, qu'un supérieur de district :

- répond à cet appel, 

- publie cet appel aux fausses religions, 

- et au lieu de faire prier en réparation, demande à ses fidèles de prier pour la paix avec le pape au moment même ou ce pape fait descendre la guerre en ce monde en piétinant le premier commandement !

Enfin, les nombreuses et malencontreuses autres citations du conseil général doivent être rétractées, une par une : cf. l'interview de CNS, la théorie des 95% de bon dans Vatican II, l'affirmation que Vatican II n'est pas une super hérésie... Il en va de même des six conditions du Chapitre. A vue humaine, un redressement est impossible, d'autant plus que la conception menzingerienne de l’autorité est que toute autorité ne peut perdre la face (ce qui inclut la Rome actuelle, la conférence de Mgr Fellay à Lille le 7 mai), et qui plus est le supérieur général est le seul interprète infaillible de ce qu'il dit, même si le sens obvie de ses paroles laisse à désirer ; et quand bien même ses paroles seraient malheureuses, le contexte viendrait à la rescousse pour leur donner un sens non seulement orthodoxe, mais hautement diplomatique. On n'est pas sortis de l’ornière.

4- Caritas non cogitat malum
Mais bon, ce qui est vrai est vrai, même à côté d'une montagne de faux-semblants qu'il ne me plait pas d'énumérer. Mgr Fellay traite François de moderniste et se réjouit qu'il n'y ait pas et qu il n'y aura pas d'accord. Il attend même un grand châtiment général avec Mgr Williamson.

Tant mieux pour la Fraternité, espérons que ça va l'aider à se secouer!

Si Mgr Fellay avait pu mettre ses désirs réconciliationistes à exécution, (souvenez-vous du sermon de Pentecôte 2012, "c'est bel et bien Rome qui veut nous reconnaître"), davantage de prêtres nous auraient rejoints, mais c'en serait fini de la Fraternité. Je ne pense pas avoir désiré une telle catastrophe, même pour gonfler les maigres rangs de la résistance ; toutefois, le libéralisme rampant à l’intérieur de la Fraternité est un péril beaucoup plus grave et plus difficile à éradiquer que la seule signature d'une reconnaissance canonique avec la nouvelle Rome fornicatrice.

Le venin mortel du libéralisme est toujours à l'oeuvre, il a gagné beaucoup de postes importants, et les bons, comme l'abbé Scott, se font envoyer chez les babouins du Zimbabwe, quand ils ne ne font pas épurer tout simplement. La ligne doctrinale n'est plus la même qu'avant, et les raisonnements modernistes du Supérieur Général dans la DQA et au sujet de la DQA, n'augurent rien de bon.

Pour nous le mieux à faire est de rester dehors, et de ne jamais nous réconcilier avec Menzingen, tant que le nullam partem avec les hérétiques n'aura pas triomphé officiellement dans la tète et dans les membres de ce corps profondément malade et tant que Menzingen refusera de comprendre qu'une vérité juxtaposée à une erreur est plus qu'une erreur, mais une perversion totale de l'esprit, comme le disait Mgr Lefebvre au sujet de Vatican II. 

Le nec plus ultra du modernisme, c'est l'usage de la vérité pour faire passer l'erreur. Pauvre de moi, qui croyait que tout le monde avait appris cela à Ecône.

5- Au final
"Si on prêche le Christ, que ce soit par envie, ou que ce soit avec un zèle authentique, je me réjouis et je me réjouirai encore", dit le grand St Paul.

Si on démolit l’infâme François, moi le minable François, je ne peux que me réjouir. Nous sommes ici, dit encore St Paul, "pour démolir toutes les constructions du démon", et qui peut le nier, de toutes les machinations historiques de Lucifer, la Rome moderniste est la plus grande et mérite toutes les condamnations et toutes les détestations possibles, jusqu'à ce que la mesure de ses iniquités soit remplie et que la colère divine s'appesantisse enfin sur elle.

Cette Rome nouvelle est une insulte faite à Dieu, plus nombreux nous serons à nous y attaquer, mieux cela vaudra. Bienvenue, Monseigneur, dans la périphérie de l'antichambre de la zone attenante au bercail ! Le bateau coule un peu moins vite, semble-t-il. Pompez autant que vous pouvez ; pompez de l'eau, et pas de l'air ; Tous nos vœux, toutes nos prières vous accompagnent.

In Iesu et Maria

François Chazal+


Le langage ambigu: sables mouvants du diable, par l'abbé David Hewko



«Et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont point reçue» (St Jean I,5).

Quand le Divin Sauveur était entouré par la meute de loups des pharisiens, comme ils essayaient de le coincer dans son discours, Notre-Seigneur leur répondit: «Si je vous dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? ... Je vous l'ai dit et vous ne me croyez pas : les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi, mais vous ne croyez point, parce que vous n'êtes pas de mes brebis »(St Jean X,25). . Saint Paul appelle Notre-Seigneur « Gloriae Splendor : le rayonnement de la gloire du Père » (Hébreux I,3) en qui « il n'y a aucun changement, ni ombre de changement », ni confusion. Le Saint-Esprit relègue l'état de confusion aux ennemis de Dieu « qui aiment et pratiquent le mensonge» comme une punition pour avoir refusé obstinément la lumière de la vérité (Apoc. XXII,15) .

«Ambigu » désigne quelque chose qui peut être interprété de deux façons. Lorsque ce langage est utilisé dans le domaine de la foi, cela provoque une immense confusion ! Saint-Pie X dans son encyclique " Pascendi " expose la tactique du clergé moderniste qui a recours à un langage ambigu afin de présenter ses pernicieuses nouveautés. Il condamne cette ruse délibérée destinée à brouiller le sens d'une doctrine, ou pire, à conduire à la perte de la foi !

mardi 5 novembre 2013

Un nouveau prêtre pour la Résistance

M. l'abbé Trincado nous communique la nouvelle suivante: 
Chers amis: 
M l'Abbé Ramiro Ribas, Espagnol. Un ami de la FSSPX. Il était au séminaire de La Reja, Argentine, et aussi était dans le Prieuré de Cordoba, Argentine. Il est musicien et auteur. Il a passé la plupart de sa vie sacerdotale à l'éducation des enfants et des jeunes. Réside en Espagne. 
http://nonpossumus-vcr.blogspot.mx/2013/11/la-resistencia-cuenta-con-un-nuevo.html 
Que Dieu vous bénisse.

PRTC

Initiative Saint Marcel

L'initiative Saint Marcel est gérée par Mgr Williamson. Elle a par exemple servi à aider le monastère de Santa Cruz, ou acheter le prieuré de la Résistance en Angleterre.

Nous vous invitons à visiter le site: stmarcelinitiative.com

Trois moyens principaux sont mis à votre disposition: [Source des données: Initiative St Marcel et Commentaire eleison du 2 novembre 2013]


  • Par Paypal (voir à la fin de la page du site I St M)
  • Par chèque à envoyer à l'adresse suivante [à l'ordre de Initiative St Marcel, sauf contre indication] : 

En Europe en livres Sterling ( £ ) : 
The St Marcel Initiative 
PO Box 423
DEAL
CT14 4BF
GREAT BRITAIN

En Europe en Euros ( € ): [à l'ordre de Institut Culturel St Benoît ]
 ICSB,
 BP 60232, F 78002, Versailles Cedex, France 
aux Etats Unis: 
The St. Marcel Initiative
9051 Watson Road, Suite 279Crestwood, MO 63126 USA


  • Par virement ponctuel en euros

En France: 
 RIB:  20041  01012  6704  149J033  09 
Dans le reste de l'Europe:
IBAN:  FR85  2004  1010  1267   0414  9J03  309
BIC:   PSSTFRPPSCE  

lundi 4 novembre 2013

Commentaire eleison 329 (2 novembre 2013) Au secours !


Numéro CCCXXIX (329)
2 nov. 2013

AU SECOURS !
Régulièrement au cours des 20 dernières années j’ai dit que la Fraternité St Pie X pouvait tomber. Les confrères n’ont jamais apprécié que je le dise, et contrairement à ce que pensent quelques-uns, je n’ai jamais eu plaisir à le dire non plus, mais voilà, nous en sommes là. Par exemple une lectrice vient de m’envoyer une citation qu’elle a trouvée dans un sermon d’ordinations que j’ai donné en 1984, et que j’avais complètement oublié, bien sûr :--
« Au début de l’Église Militante Jésus Christ a conduit ses disciples à travers les catacombes et la persécution jusqu’à la vie chrétienne en plein air, et à la fin de l’Église Militante il est tout à fait possible qu’il ait à les conduire de la vie en plein air à travers la persécution pour retourner dans les catacombes. Si cela se réalise et que nous arrivons jusqu’aux catacombes, certainement pour beaucoup d’entre nous la Fraternité y aura été indispensable, mais une fois de retour dans les catacombes nous devrons peut-être savoir nous en passer (...) Chers séminaristes ! Régulièrement je leur dis que (...) le monde entier est contre eux, que le monde entier se jette en Enfer, que la Fraternité pourrait facilement tomber, que l’avenir, de quel côt&eacu te; que l’on regarde, est sombre. Savez-vous, je crois vraiment que si une seule de mes prédictions catastrophiques se réalisait, ils seraient agréablement surpris ! »
Et qu’est-ce que je pense voir maintenant du côté de la « Résistance » ? La sortie pénible mais constante de Catholiques joyeux qui sont ce qui reste des Traditionnalistes qui sont en leur temps sortis des ruines de Vatican II. Rien encore ne me persuade qu’il faille constituer une structure ou séminaire pour remplacer ceux de la Fraternité, mais la Résistance est encore jeune. Ce dont je crois bien que la Résistance a besoin, c’est d’une base d’opérations en Angleterre, pas trop loin du Continent et des aéroports de Londres, un bâtiment solide qui fasse comprendre que la Résistance n’est pas sur le point de disparaître, et qui fournisse, par exemple, un refuge où les prêtres, à l’abri de toute pression, puissent se remettre pendant quelques jours pour affronter de nouveau les épreuves de l’apostolat d’aujourd’hui.
On a choisi la maison, elle existe, on est d’accord pour l’acheter, et les dons ont commencé à arriver, mais le temps passe, et nous devons trouver non seulement £40,000 avant la fin du mois de novembre, mais aussi £360,000 vers la mi-décembre. Je n’aime pas faire des promesses, mais Dieu aidant je n’ai aucune intention d’abandonner la défense de la Foi, quelque forme qu’elle prenne dans les années qui viennent. Ayez la bonté de nous venir en aide, et à l’ombre aujourd’hui de l’effondrement demain des monnaies, pensez à faire, tant qu’il est encore possible, un investissement céleste qui sera garanti par toute l’Armée du Ciel. Que Dieu vous bénisse pour tout ce que vous pourrez contribuer. Ci-dessous, les modes de faire un don.
Kyrie eleison.
En TOUTES DEVISES les petites contributions par carte de crédit ou de débit nous parviennent facilement de n’importe pays au monde par Paypal (Visitez www.paypal.com/sendmoney, et envoyez le don à BuildingFund@stmarcelinitiative.com)
En LIVRES STERLING les traites ou chèques bancaires sont à inscrire et envoyer à la St Marcel Initiative, P.O. Box 423, Deal CT 14 4BF, Angleterre.
En DOLLARS US les traites ou chèques bancaires sont à inscrire de même à la St Marcel Initiative et à envoyer à 9051 Watson Road, Suite 279, Crestwood, MO 63126, USA (l’impôt sera bientôt déductible).
En EUROS les chèques sont à inscrire à L’institut Culturel St Benoît et à envoyer à ICSB, BP 60232, F78002, Versailles Cedex, France. Les virements bancaires d’euros peuvent être envoyés depuis la France au RIB – 20041 01012 6704 149J033 09 ; et depuis l’étranger à l’IBAN – FR85 2004 1010 1267 0414 9J03 309, avec le BIC – PSSTFRPPSCE
Pour d’autres virements bancaires demandez-nous les détails nécessaires au Buildingfund@dinoscopus.org Dans les USA profitez de la forme utile « e-check/bankwire » au www.stmarcelinitiative.com

samedi 2 novembre 2013

Critique de la Déclaration Doctrinale de Mgr Fellay le 15 avril, par M. l'abbé de Jorna, au chapitre général de 2012


Nous remercions les prêtres de la Sapinière de publier ce document interressant et montrant une fois de plus le problème de cette déclaration de Mgr Fellay, qui aurait été la base doctrinale de l'accord pratique projeté. 


Commentaire de la Sapinière: 
Le document que vous allez lire a été distribué à tous les membres du Chapitre en juillet 2012.
Son exposé n’a provoqué aucune objection d’aucun membre.
M. l’abbé de Jorna y prouve que la Déclaration de Mgr Fellay n’était rien d’autre que ‘l’herméneutique de la continuité’ de Benoît XVI.
De plus ce document manifeste deux choses : La pourriture intellectuelle de Mgr Fellay, pour reprendre une expression de M. l’abbé de La Rocque, en même temps que sa malhonnêteté comme nous l’a révélé M. l’abbé Faure témoin des faits :
Après l’exposé de M. l’abbé de Jorna, M. l’abbé Pagliarani s’est levé (probablement de concert avec la Maison Générale) et a rompu le silence en faveur de Mgr Fellay par ces termes : « Chers confrères ! Nous n’allons quand même pas infliger une gifle à notre supérieur en exigeant de lui une rétractation ; cela se fera implicitement par la Déclaration finale du Chapitre. » Puis on passa à un autre sujet… L’affaire était close.
On venait de manœuvrer le Chapitre. La Maison Générale venait de tromper les capitulants en leur laissant croire que la Déclaration était retirée avec une désapprobation implicite de son auteur. Mgr Tissier fut trompé comme les autres.Dans une lettre du 29 mars 2013, il raconte qu’il « a été conclu tacitement qu’il n’y avait pas lieu d’insister sur ce sujet, vu qu’il était évident que le Supérieur général regrettait son faux pas et était résolu à ‘ne pas le refaire’. » (B.O. n° 251, Annexe à la lettre Circulaire n° 2013-04)
Les capitulants ont donc cru, en raison du silence de la Maison Générale, que Mgr Fellay avait compris la malice intrinsèque de sa Déclaration et qu’il réprouvait tacitement sa pensée. Or il n’en fut rien. Depuis, Mgr Fellay n’a pas cessé d’assumer le contenu de sa Déclaration séditieuse. Pour ce faire, il a du abuser du serment des capitulants. Mgr Fellay pensa que, les membres ayant promis de garder le silence, personne n’oserait contredire la version officielle de la Maison Générale qui estmensongère et profondément malhonnête.
Ce discours officiel présente en effet la Déclaration doctrinale comme « un texte ‘minimaliste’ qui a pu prêter à confusion chez nous » (Mgr Fellay, Cor Unum 102). Un « texte suffisamment clair » (Mgr Fellay, Écône, 7 septembre 2012). Une Déclaration doctrinale où « toute ambiguïté se trouvait écartée quant à notre jugement sur le Concile, y compris la fameuse ‘herméneutique de la continuité’ ». Une Déclaration qui« n’a pas été comprise par plusieurs membres éminents de la Fraternité, qui y ont vu une ambiguïté, voire un ralliement à la thèse de ‘l’herméneutique de la continuité.’ » (Mgr Fellay, Cor unum 104, « Note sur la déclaration doctrinale du 15 avril 2012 »).
Si Mgr Fellay avait jugé son texte sans ambiguïté, pourquoi n’avoir point combattu l’exposé de M. l’abbé de Jorna ? Pourquoi n’avoir point, durant le Chapitre, aidé les « membres éminents de la Fraternité » à bien comprendre sa Déclaration ? Pourquoi avoir laisser l’abbé Pagliarani prendre sa défense, pour lui éviter « une gifle », en privilégiant « une rétractation implicite » puisqu’il dit officiellement que sa Déclaration était irréprochable et à « l’instar de celle de Mgr Lefebvre » ?
Le fait que Mgr Fellay n’ait pas osé défendre sa Déclaration devant le Chapitre montre non seulement qu’il la savait indéfendable mais aussi qu’il ne voulait pas changer de pensée. Car quand on reconnaît « tacitement » avoir fait un « faux pas » on n’accuse pas les autres dans le Bulletin officiel !   »Quand on reconnaît s’être trompé, on ne prétend pas avoir été trompé par Rome et incompris par d’éminents confrères ! On ne prétend pas non plus en conférence que ce texte était« extrêmement délicat » et qu’il « n’a pas fait l’unanimité dans la Fraternité », « si bien que j’ai dit à Rome : je le retire, ça sert à rien si il n’est même pas compris chez nous, euh, parce qu’il était peut-être trop subtil, ben, tant pis, on le retire ». (Mgr Fellay, Lille, 7 mai 2013) ; on ne prétend pas « que c’était trop subtil et  pas assez clair tel qu’il fut écrit . » ( Mgr Fellay – Family Catholic News, oct 2013 à Kansas City) »
Que penser de tels propos et d’une telle façon d’agir ? Que penser d’un homme capable de dire : « Les indices sont suffisamment variés et nombreux pour qu’on puisse affirmer que ce nouveau mouvement de réforme ou de restauration est bien réel [dans l’Eglise]. » (Lettre aux Amis et Bienfaiteurs n°76, 7 mai 2010) ; Puis de dire : « La situation de l’Église est une véritable catastrophe » (Angelus, Kansas City, oct. 2013) ? Que penser d’un homme qui juge que « dans ses sermons, on voit que François a la foi… on voit pas encore d’application concrète, mais les sermons sont pas mal… on voit qu’il a la foi… » (Lille 7 mai 2013) mais qui au sujet d’une réponse de François conclut : « ce n’est vraiment pas catholique !… Nous avons en face de nous un véritable moderniste. » (Angelus, Kansas City, oct. 2013) ?
François est « un véritable moderniste » qui « a la foi » ! Subtil, très subtil ou trop subtil ? Malhonnêteté volontaire ou cécité intellectuelle ? Trahison consciente ou agitation d’un homme incapable de gouverner une société antilibérale dans un monde empoisonné de libéralisme ?

Voici maintenant le texte de M. l’abbé de Jorna :
Critique de la déclaration doctrinale du 15 avril 2012

/ II. Il faudrait faire les distinctions absolument nécessaires sur le magistère. Nous acceptons tout le magistère de l’Église jusqu’à Vatican II. Mais depuis, il y a un nouveau magistère, pour une bonne part opposé au magistère antérieur. Nous ne pouvons donc pas déclarer accepter ce nouveau magistère comme magistère de l’Église. « Ou bien nous sommes avec ses prédécesseurs qui ont proclamé la vérité de toujours, qui sont en concordance avec l’Église depuis les apôtres jusqu’au Pape Pie XII. Ou bien nous sommes avec le Concile et alors nous sommes contre les prédécesseurs des papes actuels. Il faut choisir, il y a un choix à faire. Il est évident que la Tradition se trouve avec les 250 papes qui ont précédé le pape Jean XXIII et le concile Vatican II. C’est clair. Ou alors l’Église s’est toujours trompée. Voilà la situation dans laquelle nous nous trouvons. Il faut être ferme, clair, décidé et ne pas hésiter. » (Mgr Lefebvre, 14 mai 1989, in Vue de haut n. 13 p. 70). Cette distinction d’autant plus importante que Benoît XVI a déclaré son intention : « Les problèmes à traiter maintenant sont essentiellement de nature doctrinale, en particulier ceux concernant l’acceptation du concile Vatican Il et le magistère post-conciliaire des papes… On ne peut pas geler l’autorité du magistère de l’Eglise en 1962 et cela doit être très clair pour la Fraternité. » (10 mars 2009, in DC 2421, p. 319-320). D’autre part la profession de foi de 1989 a toujours été refusée par notre Fondateur parce qu’elle impose l’adhésion à Vatican II. 
/ III, 1. Nous ne pouvons pas accepter la doctrine de LG III. Même compris à la lumière de la Nota prævia, le n. 22 de LG garde toute son ambiguïté car il laisse encore entendre qu’il y a dans l’Église un double sujet du primat et ouvre ainsi la porte à la négation de l’enseignement de Vatican I (DS 3054). Mgr Lefebvre a insisté sur cette erreur à l’occasion de la publication du nouveau code de 1983 (14 mai 1989, Vue de haut n. 13 p. 69-70). Ce § III, 1 n’évite pas une grave ambiguïté du fait qu’il déclare accepter à la fois l’enseignement de Vatican I sur le primat du pape et celui de Vatican II sur la collégialité, alors qu’il est au moins sérieusement contestable que ce soit possible. Et le saint siège ne manquerait d’y voir la possibilité et même le devoir d’interpréter Vatican I en fonction de Vatican II. Mgr Lefebvre n’aurait jamais signé les affirmations contenues dans ce n. Dans le protocole de 1988 on ne trouve aucune allusion au ch. III de LG. 
/ III, 2 et 3. La tradition peut s’entendre en trois sens (le sujet, l’acte et l’objet) et les modernes jouent sur l’ambiguïté de cette pluralité de sens. Seule la Tradition au sens du sujet et de l’acte peut être dite vivante, non la Tradition au sens de l’objet. Celle-ci est immuable dans sa signification. Il eut mieux valu reprendre les expressions de nos discussions doctrinales et ne parler que de Tradition constante. Le serment anti-moderniste (DS 3548-3549) rejette clairement la fausse notion de la nouvelle Tradition vivante en évoquant « la vérité absolue et immuable » de la Tradition divine. Ces clarifications sont d’autant plus indispensables que Benoît XVI développe une idée fausse de la Tradition au sens évolutionniste. D’autre part dire que « l’Église perpétue et transmet tout ce qu’elle est et tout ce qu’elle croit » n’est pas sans ambiguïté. D’une part parce que pour Benoît XVI et Vatican II, le sujet fondamental qui transmet la Tradition c’est l’Église au sens de Peuple de Dieu tout entier, sujet vivant qui chemine à travers l’histoire ; d’autre part parce que le magistère de l’Église ne transmet pas ce que l’Église « est et croit », il transmet conserve et défend le dépôt objectif de la foi, reçu du Christ et des apôtres, l’ensemble des vérités révélées par Dieu, gardant toujours le même sens. Pour Benoît XVI, l’Église Peuple de Dieu transmet sa croyance et il faut entendre par là une expérience au sens immanentiste. Il vaudrait mieux dire que le magistère de l’Église enseigne avec autorité au nom de Dieu la signification définitive et immuable de la vérité révélée, en recourant à des expressions normatives qui sont les dogmes. 
/ III, 4 et 5. Nous [Mgr Fellay…] ne pouvons pas dire sans plus de précision que Vatican II éclaire, approfondit et explicite certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Église. Car dans l’esprit de Benoît XVI, Vatican II a voulu redéfinir la relation entre la foi de l’Église et certains éléments essentiels de la pensée moderne. Cela a conduit à contredire ou remettre gravement en cause l’enseignement constant de la Tradition catholique sur plusieurs points essentiels. La liberté religieuse est en contradiction avec la Tradition. L’œcuménisme et la collégialité sont aussi en rupture avec la Tradition. Rappelons ce que disait Mgr Lefebvre en 1978 : « Nous professons la foi catholique intégralement et totalement…Nous rejetons et anathématisons de même tout ce qui a été rejeté et anathématisé par l’Église…C’est dans la mesure où les textes du concile Vatican II et les réformes post conciliaires s’opposent à la doctrine exposée par ces papes d’avant Vatican II, et laissent libre cours aux erreurs qu’ils ont condamnées que nous nous sentons en conscience obligés de faire de graves réserves sur ces textes et sur ces réformes. » (in Itinéraires n. 233, mai 19 p. 108-109). Il faut redire ce que notre fondateur a toujours répété : « dire que l’on voit, que l’on juge les documents du concile à la lumière de la Tradition cela signifie évidemment que l’on rejette ceux qui sont contraires à la tradition, que l’on interprète selon la Tradition ceux qui sont ambigus et que l’on accepte ceux qui sont conformes à la Tradition. » (in Vue de haut n. 13, p. 57). Précisions d’autant plus nécessaires que les autorités romaines jouent sur le mot tradition. « Dans la pensée du Saint Père et dans la pensée du cardinal Ratzinger, si j’ai bien compris, il faudrait arriver à intégrer les décrets du Concile dans la Tradition, s’arranger pour les y faire rentrer à tout prix. C’est une entreprise impossible. » (in Vue de haut, n. 13, p. 57). Nous ne pouvons pas laisser supposer qu’il serait possible et nécessaire de concilier Vatican II et la Tradition ; nous perdrions la liberté de dénoncer les erreurs et serions mis dans la cage dorée des « espaces de liberté théologique » dont parle Mgr Ocariz. 
/ III, 7. On ne peut se contenter d’affirmer que le NOM est valide. La nouvelle messe est mauvaise en soi. Elle représente une occasion de péché d’infidélité. C’est pourquoi elle ne peut pas constituer matière à obligation pour sanctifier le dimanche. A l’heure où Rome reconnaît les deux rites il est nécessaire de rappeler : « au sujet de la nouvelle messe, détruisons immédiatement cette idée absurde : si la nouvelle messe est valide, on peut y participer. L’Église a toujours défendu d’assister aux messes des schismatiques et des hérétiques, même si elles sont valides. Il est évident qu’on ne peut participer à des messes sacrilèges, ni à des messes qui mettent notre foi en danger. » (in Troadec, Clovis 2005 p. 391) 
/ III, 8. Nous avons toujours refusé le nouveau code de 1983. Il est « imbu d’œcuménisme et personnalisme, il pèche gravement contre la finalité même de la loi » (Mgr Lefebvre, Ordonnances de la FSSPX p. 4). De plus ce nouveau code véhicule l’esprit de la nouvelle ecclésiologie, démocratique et collégialiste.

Conclusion. Cette déclaration est donc profondément ambiguë et pèche par omission contre la dénonciation claire et nette des principales erreurs qui sévissent encore à l’intérieur de l’Église et détruisent la foi des fidèles. Cette déclaration, telle qu’elle se présente laisse supposer que nous accepterions le présupposé de « l’herméneutique de la continuité ». Un tel document, principe d’un accord, rendrait celui-ci dès son départ équivoque et favoriserait toutes les dérives subséquentes.

vendredi 1 novembre 2013

Prière de Mgr de Ségur au Sacré Coeur (1820-1881)

Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de ceux qui souffrent en cette vallée de larmes. Ils sont nombreux, les infortunés qui tournent vers Vous leurs mains suppliantes, en ces jours de détresse. Ils implorent avec confiance votre infinie miséricorde. Aidez-les, Seigneur, à porter le joug du devoir ; soutenez-les dans les luttes contre le démon, le monde et tous les ennemis de leur salut ; protégez-les à l'heure de l'épreuve. Vous avez promis que les « misérables » seraient accueillis favorablement dès qu'ils imploreraient votre assistance. Je me vois plongé dans la tristesse et dans l'angoisse ; autour de moi l'orage gronde, le ciel est sombre, l'avenir incertain… O Cœur de Jésus, écartez les malheurs qui nous menacent, apaisez d'une parole la tempête, donnez-nous la paix ici-bas qui est le gage de l'éternelle félicité ! Ainsi soit-il.
Prière donnée par Mgr de Ségur à son frère le marquis de Ségur.